La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 27 novembre 2010

Gâtés, pourris... et la reconnaissance alors ?

Je le suis... ils le sont. Mais eux, (oui, eux, ma descendance à moi) j'ai l'impression qu'ils ne le réalisent même pas. Et ça m'énerve. Cela me rend triste aussi. Je pense à ces enfants, qui seraient déjà tellement heureux d'avoir bien moins que ce que les miens possèdent. Et non, pour eux, c'est naturel. Désespérément naturel d'avoir TOUT ce qu'ils veulent, ou presque.
Pourtant, j'vous promets, j'avais pas prévu ça. Mes enfants à moi devaient être calmes, souriants, pleins de compassion, d'égards pour autrui (particulièrement envers leurs frères et soeurs bien sûr) et... satisfaits en tout temps. Comme moi (uhm uhm).
J'avais oublié un détail un peu embêtant : ils ont aussi mes gènes...
Ben voilà qu'un jour, Nathan se fâche car je ne veux pas qu'il utilise le vélo de sa soeur. Nathan a 2 vélos. D'après lui je suis terriblement injuste. Enfin, c'est ce qu'il me fait croire en tout cas. Oui, je sais, il n'a pas encore eu de vélo neuf (ah, être le p'tit der !). L'un il l'a "hérité" de son grand frère. En super état qu'il est (le vélo et le grand frère). Et l'autre, c'est un BMX acheté d'occase 100 frs, 4-5x moins qu'il valait neuf. Et il est beau en plus. Mon fiston en était si fier quand il l'a reçu pour son anniversaire... il y a à peine plus d'un mois !!! Et maintenant ben, voilà ce qui m'a fait bondir, puis rugir : "Maman, ils sont nuls mes vélos, celui d'Ema il a des suspensions, il est beaucoup mieux, et puis, elle l'utilise même pas !".  "Non non et non ! que je réponds à nouveau c'est exclu ! Tu as deux vélos, tu vas sur un des tiens GRRRRRRRR". Là me revient à l'esprit tout ce qu'on a fait pour trouver un BMX à moindre prix et valable, déjà qu'on était pas trop convaincu qu'il ait besoin d'un 2e vélo (vous avez déjà vu quelqu'un aller sur 2 vélos en même temps vous ?!). Des semaines que ça a duré, de discussions, de recherches sur internet, dans les magasins... Nous avons même prié pour qu'on trouve le chouette BMX à moindre prix qui satisfasse et les parents, et le quémandeur en question. Ce qui s'est réellement passé en plus. Au moins pour un temps.
Parlons de mon autre gars qui a économisé pour avoir lui aussi un super vélo, et sur lequel on l'a entendu discourir durant plusieurs semaines matin-midi-soir-depuis sa douche-pendant les repas-devant la TV- pendant ses devoirs-au téléphone et dans ses rêves (auparavant c'était pour une 3e guitare, mais bon, il a réalisé que jouer avec 3 guitares en même temps...). Il a disserté en long et en large sur ses doutes concernant son choix de couleur, de marque, ou de magasin. Parfois, il faut que je l'avoue humblement, j'en avais un peu disons... marre. Le  chapitre vélo s'est terminé au moment où il l'a payé et enfourché, tout sourire. Et, pendant 2 jours, il a exprimé sa joie de l'avoir, comme il était super, et qu'il avait de supers suspensions...(indispensables, les suspensions) .Wouah, on a profité au max de ce laps de temps où nos oreilles et notre esprit ont pu un peu se reposer. Ça n'a pas duré. Ouf, le vélo est resté super à ses yeux (encore heureux !), mais il (pas le vélo, mon fils) a commencé à nous parler de ceci : "Maman, c'est possible que j'installe un studio d'enregistrement dans ma chambre ? Regarde, là, sur ce site, il est 200 frs." Oui, bon, là je passe sur ma réponse, qui est réellement sans intérêt... uhm... juste du genre, que je ne voulais pas entendre parler de choses de cet ordre pour le moment. SOIT CONTENT DE CE QUE TU AS SANS DÉSIRER TOUJOURS PLUS !!! Oui, lui c'est le spécialiste des grandes dépenses après économie de ses petits sous, recherche de petits travaux pour amasser au plus vite (ça c'est tout à son honneur !), ne pas dépenser son argent de poche, et savoir 6 mois à l'avance ce qu'il va faire avec l'argent qu'il recevra à Noël et à son anniversaire. Par exemple en début d'année, il a économisé pour une PSP (Traduction : Play-Station Portable). TOUS ses copains en ont une, il nous a bien dit TOUS. Six mois après il l'a revendait. Il y avait joué 10-20x. Et je passe  sur la vieille époque "avion télécommandé". Bon. Sachez que mon fils se calme. Maintenant comptent pour lui la guitare, et le vélo ! Et ça dure depuis plusieurs années pour la guitare, une bonne année pour le vélo. Et je trouve que ce sont de bons choix. Tout d'même. J'ai juste quelques sueurs froides quand il me parle de sa future moto. Quand il s'ra grand. Passons.
Ma grande, elle, c'est plutôt  achats de musique & vêtements.... à peine son argent de poche elle a, à peine disparu il est. Elle se dit "accro au shopping". Elle l'assume. L'accepte. Le vit très bien. Mais, elle réfléchit beaucoup avant un achat. Maintenant qu'elle fait parfois du baby-sitting, ça lui arrive même d'avoir une réserve durant un certain temps. Progrès il y a. Dans son porte-monnaie elle avait mis ce texte : "Ma volonté est forte, mon porte-monnaie est fermé, je n'ai aucune envie d'acheter..." (Texte repris du film "L'accro au shopping"). Cela la faisait résister un moment... mais le t-shirt en question par exemple la poursuivait assidûment, et à la première occasion, le voilà entre ses mains. L'avantage, c'est qu'on ne lui achète quasi plus de vêtements !
Ma p'tite par contre achète peu. Très peu. Rarement. Mais si quelque chose lui plaît vraiment. C'est vite décidé, elle en fait l'acquisition.
Bref, je m'éloigne je m'éloigne... Nathan, outre utiliser le vélo de sa soeur, a d'autres rêves comme la PS3 (imaginez, on a la vieille PS2, une vraie pièce de musée), le nouvel i-pod, et... essaie de convaincre son papa d'acheter le nouvel ordi d'Apple. Il a bon goût mon fils. Mais il n'y arrivera pas.
Voilà voilà. C'est fou le monde qu'on est. Dans l'temps, quand j'étais jeune, il y a bien bien longtemps donc, au temps des dinosaures, on était pas comme ça. Bien sûr, on avait des souhaits, mais on ne voulait pas toujours le dernier truc sorti, le dernier truc à la mode, et  de marque. Il me semble en tout cas. J'aime pas me dire aussi que ben... c'est peut-être à cause de moi qu'ils sont comme ça. Car moi aussi je suis une privilégiée. Et souvent, j'ai ce que je veux. Presque tout.
Mais ce que j'aimerais vraiment, c'est que mes schtroumpfs deviennent conscients que nous faisons partie des 20% des humains les plus favorisés de la terre. 
Et qu'ils puissent en être réellement RE-CON-NAIS-SANTS. Et apprennent à partager.
Qu'ils réalisent aussi, que toutes ces bonnes choses dont nous profitons, que nous pensons "normal" d'avoir, sont un cadeau de Dieu. Un des multiples signes de son Amour pour nous. Que nous ne méritons pas en plus.
Tout simplement.

Et que jamais, moi aussi, je ne l'oublie.
Alors MERCI !
Et par rapport à cela, j'aime beaucoup ce texte : ici

vendredi 26 novembre 2010

Prière du matin

Aujourd'hui je vais en voir, des visages :
anonymes, étrangers pour la plupart.
On se croisera.
Certains vont saluer, parader.
Bien intentionnés ou non, ils iront plus loin, et puis...
tout sera de nouveau comme avant.
A moins que...

A moins que tu m'aides, Seigneur,
à mettre un sourire là où vient le cafard;
Un mot là où a germé la solitude;
Une étincelle de soleil là où n'est plus
qu'un coeur de cendres.
Et peut-être qu'après tout, c'est un peu dans ton coeur
et dans tes yeux
que je les aurai mis, Seigneur.

Qu'en toi ma journée soit bénie !

Auteur inconnu

mardi 16 novembre 2010

Voyage voyage...

Tiens ! Ces deux mots l'un après l'autre me rappellent une chanson d'un autre temps. Les vieux (comme moi) s'en souviennent, j'en suis sûre ;)
Mais ce n'est pas pour épiloguer là-dessus que j'ai choisi ce titre, vous vous en doutez bien (quoique). Je pense que ceux qui me suivent en VRAI ou sur ce blog, ont pu décrypter quelques indices concernant un éventuel voyage nous concernant. BEN BRAVO C'EST VRAI ! Vous êtes trop forts !
Depuis des années, nous mettons nos petits sous de côtés pour faire LE voyage FAMILIAL vite avant que... ben... on se retrouve tous les deux, ma moitié et moi-même, tous seuls. Et fatigués. Après avoir vécu plusieurs années avec 4 ados. Oui. Sûr. Le dernier moment, c'est maintenant. Avant que nos oisillons chéris commencent à quitter notre doux nid (fait de poils et non de plumes. La preuve ici). Que c'est joli.
DONC, pour en revenir à nos oiseaux (euh, à nos moutons cette fois-ci), voilà plus d'un an que nous avions décidé que cet hiver-ci serait le bon. Oui, nous retournerons dans le pays où nous avons vécu 3 ans, et d'où nous sommes revenus il y a 11 ans déjà. Trois semaines. Notre rêve c'est d'y aller en famille, pour que notre descendance voie, réalise, que le monde ne se limite pas à notre chère Helvétie, riche, sans accroc, sans péripétie particulière à vivre, où tout roule presque sans problème et où nous sommes gâtés, que dis-je... pourris. Bref, en tant que parents, nous avons envie de remettre leurs pendules à l'heure. Pour que dans le futur, ils réalisent et soient vraiment reconnaissants par l'extrême chance qu'ils ont. Pour ne pas oublier. Et nous non plus (!). Si possible.
Cette fois j'en reviens à mes oisillons. Et aux responsables du nid. Cet avant-voyage, nous le vivons chacun différemment. Selon notre caractère. Intéressant.
Voyez plutôt :
- Pour Nathan : il est heureux, même s'il a peur des animaux enragés depuis notre passage chez le médecin. Il n'est jamais allé ni en avion, ni en Afrique. Il est curieux de découvrir ce pays, et de montrer sa DS aux petits africains. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. A voir sur place.
- Pour Ema : elle est contente, tout en ayant des craintes de ce qu'elle va y (re)découvrir, car pour elle, c'est un retour au source, pays où elle a vécu les 5 premières années de sa vie. Elle y redécouvrira ses origines, sa famille biologique. Émotions en tout genre en perspective.
- Pour Simon : lui, il se réjouit à 100% et réalise la chance qu'il a d'y aller. Voyager l'attire. Il a déjà mit de côté des maillots de foot qu'il n'utilise plus pour les donner là-bas. Il s'imagine y jouer du foot avec les enfants des quartiers. Dans ces bagages : plusieurs balles prévues... qu'il ne ramènera pas.
- Pour Salomé : aïe aïe... Disons que  l'impatience la taraude. Mais d'être de retour. Rien qu'à l'idée de toutes ces ÉNORMES araignées qui pullulent là-bas et qui vont lui courir après en hurlant (les araignées hurlent, oui), c'est l'angoisse. La chose qui fait à peine la balance pour équilibrer tout ça (mais qui n'équilibrent rien du tout en fait), c'est l'idée de zapper l'hiver, le froid, la grisaille.
- Pour mon mari : il a un peu souci que nos enfants ne mangent pas tout ce qu'on nous présentera lorsque nous seront invités (criquets, chèvre ou bouillie de riz au petit déjeuner, marara = intestins en sauce). Et moi alors ? Franchement, à part ça tout le reste est bon là-bas. Ou presque. Il faut juste désinfecter le tout. Pour nos intestins sensibles. D'européens.
- Pour moi : je commence vraiment à me réjouir. Tout d'abord zapper le stress du Noël helvétique (on le vivra au rythme africain cette fois-ci). Puis à la pensée de passer 3 semaines au chaud et au soleil. Waouh ! Et vivre en direct les réactions de mes enfants à la découverte d'un autre monde. Le top ! Mais parfois, j'ai souci en pensant aux problèmes intestinaux. A Ema. Aux routes. Aux scorpions. Aux serpents. Aux rebelles. Merci de prier pour nous. Quand même. Car je sais que ça ne sera pas toujours facile.
Au programme. Découverte pour nos enfants des projets de la mission dans laquelle mon mari travaille, des centaines et des centaines de kilomètres de route, et un safari de 2 jours pour couronner le tout. Sans parler de pleins de choses qu'on vous racontera après. Si on le veut bien.
Les préparatifs. On est en plein dedans. Les passeports sont faits : un vrai sport. Déjà, ne pas sourire sur la photo, pour Nathan. Dur. Et la semaine passée, nous avons eu, pour 5, une consultation d'1h30.13 vaccins ont été administrés. J'en ai reçu un. Nos enfants le reste. Faites le compte. Ils rayonnaient.  Non. J'exagère. Mais... ils ont été supers. Autant les motivés que les moins motivés à partir au loin.
Et à l'heure où les helvètes auront remisé bien loin leurs vêtements d'été, nous les remettrons avec joie ! Moins de cinq semaines qu'il reste. Chouette. Cacahouète.
SAPERLIPOPETTE !!!

mercredi 10 novembre 2010

Les hommes ne croient plus au diable !

Les hommes ne croient plus au diable, c'est vieux jeux;
Plus question de pieds fourchus, ni dards enflammés,
Ainsi en a décidé le monde.
Mais qui donc alors met des entraves et tend des pièges aux hommes de bonne volonté ?
Qui donc s'empresse de semer l'ivraie dès que Dieu a semé le bon grain ?
Puisqu'ils ont décidé que ce n'est pas le diable, il faut les croire,
Mais qui donc alors fait le travail que lui seul faisait jusqu'ici ?
Il n'est plus, nous dit-on, le lion rugissant cherchant qui il dévorera,
Mais alors pourquoi ces querelles incessantes
Dans les familles, dans les églises, dans les gouvernements et entre les états ?
De grâce, que quelqu'un se présente et nous explique enfin
Comment tant de violence et tant de crimes se commettent chaque jour.
Le diable est hors de cause, on a voté qu'il n'existait pas !
Mais nous, les simples, nous voudrions savoir, qui donc l'a remplacé ?
Alfred J.Hough

mardi 9 novembre 2010

J'aime pas être malade :'-(

Ou plutôt je dé-tes-te. J'exècre même dirais-je. De tout mon être. Je ne parle pas là des p'tits rhumes ou toux qui me gênent et me pompent un peu d'énergie et de la joie de vivre, ni des hyper graves maladies... je ne peux en juger, jusqu'à maintenant, j'y ai échappé. Mais de ces virus ou bactéries (ces bébêtes minuscules et même ridicules), qui sont capables, moi, de m'écraser, de me laisser pantelante, nauséeuse, déprimée, grelottante, dégoulinante, fatiguée et incapable de faire quoique ce soit.
Plusieurs jours qu'il m'a fallu, depuis mercredi, pour me retrouver à me dire que là, ouais, je crois qu'il y a une amélioration. Tout à coup je me suis dis : "Tiens, où sont mes nausées et mon mal de tête ?"
En tant que maman, quand je suis malade ben... je continue mon boulot de maman ! Ben oui ! Pas possible d'avoir un congé maladie payé, et pas payé non plus en fait ! Personne ne peut me remplacer (enfin, c'est plus une croyance qu'un fait certain). Surtout si c'est la semaine et que les autres membres de la famille travaillent.
Le top, d'être à la Migros, nauséeuse et sans force, regrettant que le caddie n'ait pas de moteur pour me traîner, en train d'essayer de trouver une idée pour nourrir les 5 autres membres de la famille. Déjà que c'est difficile quand on a des sensations de faim, mais là, quand chaque odeur nous... ben. Voilà.
Génial aussi, de commencer de préparer le repas de midi le matin avant d'aller travailler, quand, ben, je tiens vaguement sur mes jambes et que rien que l'idée de manger me rend... beurk.
Oui, même si l'envie me ronge de me coucher et de disparaître aux yeux des autres (oubliez-moi quelque temps, je n'existe plus !), il faut souvent continuer d'assurer. Au moins un peu. Essayer de contrôler l'usage des écrans même si là, je lâche un peu plus (surtout si je me suis endormie). Faire les devoirs quand même, affalée au salon en dictant le vocabulaire de sous une couverture. Essayer d'assurer un semblant d'ordre avec une petite voix faiblarde et sans autorité. Convaincre ma progéniture qu'aller jouer dehors leur fera le plus grand bien (et que j'aurai un peu la paix. Chuuuut).
Je déteste être malade. Impossible dans cet état, de me projeter à nouveau en forme. Je déteste que mes enfants ne puissent presque plus s'appuyer sur moi. Rien que cette réalité me rend encore plus malade. 
Ce weekend, le programme pour moi a été TRÈS varié (!) : j'ai été à l'horizontal et j'ai dormi. Samedi, mon mari étant absent toute la journée pour le travail, je me suis forcée à manger,  à essayer de me remettre sur pieds, malgré les nausées. Inutile.
Dimanche matin, tout est ressorti ;) (oui, bon, j'vous passe les détails), et j'ai été patraque cette fois pour de bon. Déprimée. MAIS QUAND ÇA VA FINIR ET J'AI QUOI A LA FIN ? Je déteste (encore ! Oui, j'avais la hargne) ne pas savoir ce que j'ai ! Normalement, une p'tite gastro c'est 2-3 jours, mais là, je suis malade depuis plus de 5 jours, et surtout demain JE BOSSE (ah, oui, ça c'est une nouvelle réalité et je l'ai choisie !)!
Un truc que je ne dois surtout pas faire quand je suis patraque, c'est me regarder dans la glace. Oui, ça aide pas pour le moral. Les cheveux en pétard ou raplapla (ou en pêtard d'un côté et raplapla de l'autre), les cernes, les yeux vitreux, l'air livide... peut-être juste le teint un peu plus uniforme que d'habitude. Blanc. Je peux imaginer facilement la tête que j'aurai quand je serai (arrière-)grand-mère. Et le look vieux pyjama ou vieux training dépareillé. Bof.
Bon, après que le feu de la révolte aie bien grondé en moi (et les bébêtes ne se sentaient même pas concernées j'parie), je me suis mise à me sermonner personnellement, en me disant que je n'étais pas à plaindre, et franchement, ehhhhh, il y a pire dans la vie, et j'en peux rien si je ne peux pas aller bosser, c'est comme ça ! OK, ma vieille (la vieille c'est moi, pas vous les lectrices, je n'oserais pas et en plus je ne sais même pas votre âge) !! Gâtée comme je suis, je me plains dès qu'il y a un p'tit bug dans ma vie. Honte à moi !
Alors voilà. Fini de lutter, de chercher le pourquoi du comment. J'ai des nausées ? J'me nourris pas. Et pis toc. J'suis fatiguée ? Dodo. Laisse ton corps se battre contre ces bestioles à ta place, que j'me suis dit. J'ai laissé mon mari gérer la famille, personne n'avait l'air d'en souffrir (fou, non ?), ils ont tous bien mangé... et moi, j'étais trop bien dans mon lit à dormir tout l'après-midi. Merci ma moitié !
Et le soir, pour terminer cette journée avec une note positive, le 3e épisode de Desperate Housewives Saison 7, regardé en streaming, version originale sous-titrée (oui, là, vous saurez tout, j'vous mets même le site, tiens ! ici), avec ma grande, sous la couette, a fini de me mettre un peu de baume au coeur.
Et quand je suis sortie de mon cocon douillet et que j'ai fait quelques remarques  à gauche à droite sur les diverses choses qui traînaient par ci par là à haute et intelligible voix, mon grand a osé dire : "Ah, je crois que maman va mieux, c'est un signe !". Bon. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Hier matin, je me suis réveillée (ouf !). Sans force. 16 cornflakes au sucre sans lait. Un p'tit café. Avalés. Un exploit. Suis partie bosser. C'est bien allé. Remise sur pieds. Plus ou moins. Ça fait du bien.
La santé, c'est quand même top. Chaque fois que je me remets d'une période difficile psychologiquement ou physiquement je me dis qu'il faut que je me souvienne comme quoi la santé est un énorme CADEAU et que je n'oublie pas de remercier Celui qui me la donne.
Mais... après quelques temps. Je trouve une autre raison de ma plaindre !
Nous les humains, sommes quand même des êtres plutôt compliqués et insatiables. NON ?
 Ou il n'y a que moi ?

jeudi 4 novembre 2010

Cette fois, ça y est !

J'y suis, j'ai commencé. Fini pour moi de m'organiser toujours ou presque comme je veux. Cette fois, les choses "sérieuses" ont commencé. Juste une première constatation après 3 demi-jour de boulot, faire les devoirs, c'est plus fatigant que de travailler à l'extérieur. Pour moi.
Bon, maintenant que vous savez la chose qui résume le tout, je vais, uhm... vous décrire mes premiers jours de travail rémunéré.
C'est pas la nuit précédent la reprise de mon travail que j'ai le mieux dormi. Etrange. Ma nuit a été mouvementée. J'ai rêvé que mon 30% était un 50%, et que je devrais faire la cuisine durant ce nouveau travail, bien que je criais (toujours dans mon rêve, ou cauchemar dirais-je) que "Je n'aime pas faire la cuisine, moi !!!". Et je me suis réveillée de temps en temps en ne pouvant plus me rendormir. Pas vraiment reposant.
Voilà, j'y vais, je démarre, je pars 15 minutes avant le départ de mes enfants à l'école... Dernières recommandations : fermer à clé, fermer les fenêtres, éteindre les lumières, être sages, ne pas oublier les 10h, ni les affaires de gym, cacher la clé où il se doit pour que l'ado qui rentre avant puisse rentrer à la maison pour commencer le dîner (que je n'aime pas faire).
J'arrive au boulot. Ma cheffe collègue me tend directement mon timbre pour timbrer. A peine arrivée donc, je refile en vitesse à l'entrée pour... timbrer (assez fait de travail non rémunéré !). Puis, à peine de retour, le pire arrive (euh, à ce moment-là, je CROYAIS que c'était le pire). Ma collègue me promène dans l'hôpital pour présenter la p'tite nouvelle aux secrétaires et assistantes médicales. J'ai beau essayé de me cacher, je ne peux pas. Par chance, j'ai déjà travaillé là, et donc j'en connais la plupart. Par chance aussi, on me redit leurs prénoms, car c'est le genre de truc que j'oublie. Mais par malchance, j'en ai déjà oublié une bonne partie quelque temps après. Moui.
Puis c'est la pause. Alors, c'est vrai que, à cet instant, je trouve que c'est pas mal cool, le boulot. Tiens, je vois là celui qui a opéré ma fille (ici), celui qui opérera bientôt mon fils. Sympa.
Voilà, cette fois, je m'arme de mon bloc, de mon stylo, et de mes dernières cellules cérébrales en état de marche, en espérant qu'elles donnent à d'autres l'envie de s'y mettre aussi. J'observe, j'écris. Des choses que je ne comprends pas toujours. Mais j'écris. Ça devrait rentrer une fois toutes ces infos. Cela me parait énorme ! Mais je ne suis pas découragée. Des remplacements, j'en ai fait plusieurs. Je sais que c'est comme ça au début. Mais là, tout de même, il y a possibilité à remplir ma matière grise.
Voilà, première matinée terminée. Je suis contente. C'était sympa. Je sens juste  mon cerveau à l'étroit dans mon crâne.  Viiiiiite un peu de ménage avant le retour des enfants... A 16h, j'ai oublié jusqu'à mon prénom. Ahhh, quand même, ça m'a fatigué cette matinée.
Le lendemain matin, j'y retourne. Et là, ça court dans tous les sens. C'est le jour des consultations. Et à peine arrivée, mon patron me demande si j'ai été présentée aux... chirurgiens. "Oui... hum... non, disons que..." j'essaie d'articuler que je les connais déjà un peu de vue, mais ça n'a pas l'air de le convaincre. Il veut me présenter. Ok, bon. Pas le temps de dire ouf. Je le suis, m'imaginant passer de bureau en bureau pour saluer les chirurgiens. Même pas l'temps d'avoir des sueurs froides. Tiens, il ne se dirige pas vers les bureaux. Mais vers la salle de colloque. Il ouvre la porte. 15 têtes se tournent (Je les ais comptées pour que je reste plantée là et que j'ai l'air concentré et intelligent. Un truc pour ne pas s'enfuir). Je suppose qu'ils ont dû se demander qu'est-ce que c'était que cette lumière rouge qui apparaissait. C'était moi (le rouge plus que la lumière). Et c'est là, qu'il me présente, devant les chirurgiens et les médecins-assistant/es. Bon, je sais bien, nous sommes tous pareils en ce monde, chaque être humain à la même valeur, même ceux qui ont la vie d'autres gens entre leurs mains. Mais bon, là, je me sens assez mal à l'aise, j'ai un sourire disons... euh, crispé.  J'ai même repris mon patron, qui a annoncé à tout le monde que je ferais un 40% ! "Un 30% !" que je dis ! Très sympas, ils me souhaitent la bienvenue. Et là, je file. Il m'a fallu une bonne dizaine de minutes avant de reprendre ma couleur normale.
Voilà, là, j'ai vécu le pire... Enfin, j'espère !
Et voilà, mon stylo recommence à griffonner. Je noircis des feuilles... et mon cerveau se sent de plus en plus à l'étroit. Je rentre à la maison et remets tout ça au propre. De faire ça, ma cervelle reprend sa forme initiale, ou presque.
Le lendemain, jour entier à la maison. Mais quelle poisse, moi qui suis rarement malade, je me retrouve à lézarder tout le jour. Je fais mes commissions, mon dîner (que je ne mange pas), les devoirs... tout ça en traînant la patte. Et à 18h, je suis au lit avec des frissons, et un peu de fièvre... je dors 12h. Et au réveil, heureusement, l'énergie revient un peu. Je me dope et... redépart.
Ce matin au boulot, j'ai commencé à faire des choses concrètes. Je suis contente. J'ai ma place à cet endroit : j'ai maintenant une adresse mail, une section sur l'ordinateur, et même un endroit où mettre mes Crocs. Et ce qui est super, c'est que ma collègue a aussi un I-phone. Euh... mais on a ni le temps ni le droit de s'amuser avec.
Et je suis contente car chaque matin où je travaille, j'ai un des grands qui  peut préparer un repas. Ils apprennent à se dépatouiller, à n'avoir pas toujours maman derrière le dos.
Cet après-midi, les devoirs se sont supers bien passés. Rien que le fait d'avoir d'autres choses dans la tête que seulement le foyer, m'empêchent peut-être de faire une fixation dessus. D'être plus zen. On peut toujours rêver. On verra sur la durée.
Encore une chose, mes enfants le vivent très bien. Ils sont 30 minutes seuls 3x par semaine depuis que je travaille. Leur condition ? Ne pas aller à la crèche ! C'était leur hantise !
Et vous savez pourquoi j'ai eu le temps de faire ce post maintenant ? Ema m'a dit : "Mam, on va à la crèche ! " Moi : "Hein ?". Elle : "On va jouer avec Jules et Zoé qui jouent dehors !"
(sous la responsabilité de la crèche !)
Ah... ces gosses !