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Moi. Faim. Dit-il.

Mon Nommamoi aime manger. 
Mais comment, comment tu sais ça, toi ? devez-vous vous demander, curieu/x/ses.

Voilà ci-dessous quelques indices que j'ai pu collecter au fil des années vécues avec lui (21 ans déjà) :

- Le (contenu du) frigo l'attire tel un aimant, à toute heure du jour (et de la nuit quand il dort pas)
- Si je lui demande comment s'est passé sa journée, il va probablement me raconter tout d'abord ce qu'il a mangé et ne saura plus que dire après.... (véridique)
- Sur notre groupe wattsapp family, les seuls photos qu'il poste sont celles des différents plats qu'il mange lorsqu'il est au restaurant (pour partager sa joie ET faire envie aux deux autres mâles de la famille, nous les filles cela nous laisse totalement de marbre).
- Il reluquera la viande qui est dans les assiettes des autres personnes assises à sa table, tout en mangeant la sienne (de viande, pas d'assiette, il n'en est pas encore là), en espérant que les dites personnes exprimeront un trop plein, il pourra donc proposer ses services pour les aider dans cette lourde tâche qui est de finir la viande. 
- Au restaurant, il choisira en général le plus gros morceau de viande, saignant de préférence, 200g : non, 300 g : oui, pourquoi pas, 500 g (si sa femme ne risque pas d'être au courant : il ne postera donc pas de photo sur wattsapp, ou seulement quand plus de la moitié a déjà été ingurgitée)
- Juste le temps de faire une photo et voilà que le contenu de l'assiette a disparu. Là, c'est en général le plus dangereux pour vous si vous êtes près de lui à savourer votre repas, surveillez-le, enlevez tout instrument culinaire à ses côtés, attachez-le (bâillonnez-le éventuellement pour avoir 0 risque), et ne quittez pas votre assiette des yeux (oui, c'est stressant et du coup pas très agréable pour vous, mais bon, vous aimeriez pas avoir encore faim en sortant de table, si ?).
- Il lui arrive, soudainement stressé, le soir au lit, de me demander ce qu'on va manger le lendemain soir. 
- Il lui arrive, soudainement stressé, en sortant de table, de me demander ce qu'on va manger le lendemain soir. 
- Il lui arrive, l'air de rien (il le croit), de me demander quand j'ira bientôt faire des courses (j'y suis allé le matin même)
- Ces yeux s'illuminent quand il m'averti qu'il a un apéro au boulot
- Il saute de joie, en m'annonçant qu'il ira manger au resto avec le boulot (2 fois par semaine en moyenne)
- Il trépigne d'impatience quand il a son souper de boite annuel
- Et quand il veut faire une sortie en famille, c'est forcément on va manger au resto... et on va marcher, /à l'Europa Park/faire des mags/on retourne manger au resto/...
- Lors des départs tôt le matin pour une course, un voyage en famille, cela passe forcément par un arrêt dans une boulangerie pour acheter 2 croissants par personne (il faut se nourrir, la route est longue), tout en sachant que la plupart n'en mangera qu'un. Il devra terminer ce qui reste. Le pauvre. 
- Un p'tit moment doux en couple, passera FORCEMENT par un bon repas. Sinon, ce n'est pas un p'tit moment doux en couple (pour lui, donc).
- Le grand avantage (pour moi !), c'est qu'il mange tout et n'importe quoi. Il mange des criquets (en Afrique !), des intestins (en Afrique !), des endives gratinées froides (en Suisse !), des restes limites (en Suisse !)...
- Sa pensée préférée est "Mange rapidement, tu ne sais pas quand la fin du monde surviendra. Et si tu n'avais pas le temps de finir ton assiette ?"
- Son dessert préféré est MéringueS et DOUBLE crème de Gruyère en été (avec quelques framboises dessus) et Marrons et DOUBLE crème de Gruyère en hiver (sans framboises).
- A tous les coups, après un bon repas, il poussera cette phrase mytique en se tenant le ventre : Arggggh, j'ai trop mangé. Mais disons qu'au fil des années, mes yeux revolvers le font taire dès qu'il ouvre la bouche. Des choix. Des conséquences. 
- Sa diététicienne est au bord de la crise de nerf (ben oui, du coup il en a eu besoin)
- Et tout de même il aime aussi les légumes et les fruits (j'ai le devoir d'équilibrer la vérité).
- Et il se soigne (de temps en temps s'il n'y a pas de repas particulier de prévu)

Est-ce que ça vous suffit comme réponseS ?
J'en suis sûre, il manque un M à HOME.

Pour confirmer, s'il en est besoin, mes propos, voici la dernière petite expérience vécue avec mon Nommamoi sur le sujet : 

On se retrouve à deux, tous nos enfants ont quelque chose ce jour-là. Donc, il me propose , tout content de sa bonne idée (j'avais pas envie de faire à manger...) :
- On pourrait aller manger à Venise (bon, j'ai changé le nom. En fait, comme Venise, c'est une belle ville de par chez nous, pleine de charme). Je connais un endroit où c'est trop bon et pas cher. Je devrais aller voir un chantier par là-bas (on était samedi...).
Bon, il faut bien qu'on fasse un p'tit truc à deux. Et comme il a l'air trop enthousiaste, ok, j'accepte. Bien que l'idée d'aller vers un chantier me refroidisse quelque peu. Mais à l'idée d'aller se manger , à Venise, un p'tit truc sympa sur une belle terrasse pleine de charme en amoureux ça me branche. En plus, je pourrai faire quelques photos pour mettre sur Instagram. Trop bien. Et me voilà, qui en imagine l'atmosphère, l'endroit, top.
Nous partons. Pour que l'on soit pile à midi pour manger. C'est mon Nomme qui a calculé. Son estomac  n'attend pas. 
Je suis totale en confiance. Chouette. Venise. 
AVANT Venise, nous bifurquons. 
- Mais on va où ? que je demande.
- Ben, manger, qu'il répond (ahhhh oui, j'avais oublié !)
On approche. C'est quoi, ça, une patinoire ? Non. J'y crois pas.
- Ici ?
- Oui, c'est trop bon, tu verras. Et mon chantier est juste derrière. (trop pratiiiiiique)
- Hein ? 
La déception m'étouffe presque à la vue de l'endroit. Gris. Avec du béton. Du goudron. Du plastique. 
J'ouvre la porte de la voiture... Et j'entends le bruit des patins, des cannes, du puck des beaux hockeyeurs (qu'on ne verra même pas donc peut-être qu'ils sont même pas beaux), sur la glace. Cela crie. Je n'ai jamais aimé le sport. Et ce sport me fait penser à l'hiver. Et moi j'aime l'été. Je traîne un peu la patte. La bouche à l'envers. 

On s'installe. Sur la terrasse. Avec des tables et chaises (quand même !). Et les poubelles juste à côté. Et quelques plantes chétives pour faire oublier la grisaille de l'endroit. Les photos des menus sont affichés... sur le mur du bâtiment. J'aime rien. J'ai presque envie de pleurer, que je lui dis car je n'arrive tout simplement que rarement à me la boucler. Il me regarde, étonné, et je lui dis :
- Mais je croyais qu'on serait à Venise !
- Mais on y est !
- Mais non, à Venise, dans la vieille ville, belle, tranquille, romantique ! 
- Mais c'est bon tu verras. Et pas cher. J'ai jamais aussi bien mangé qu'ici !
- Mais pour moi ce n'est pas ça qui compte, c'est l'endroit en premier ! Mais tu as vu ça, et les poubelles là, même pas cachées ? Et là, le nom de ce menu, les brochettes de l'Enfer, mais c'est horrible ! (aucun de nous deux n'a mangé ce menu-là... ça aurait fondu la glace)
Bon. Mon Nommamoi devient tout malheureux. Je décide alors d'essayer de voir l'humour de la situation. Petit à petit j'y arrive. Bon. 
On commande. 
Pas de musique, mais toujours le bruit de l'entraînement de hockey. Puis des footballeurs viennent s'entraîner juste à côté. Si si. Je déteste le foot. Et j'ai peur de recevoir la balle sur la tête. 
C'est l'endroit de rêve pour mon Nomme : ses chantiers tout près, ses sports préférés (il manque juste le tennis), et un bon repas en perspective. En plus, avec sa si douce moitié rayonnante de bonheur (j'y travaille en tout cas, c'est dur).

On doit attendre une heure pour être servi. Mon Nommamoi à faim. Moi aussi. (cela m'arrive, si si).
Le plat arrive. Mon Nommamoi l'immortalise et le poste sur Wattsapp devant mes yeux blasés.
Le repas est très bon. Et pas cher. Il avait raison. Comme il me le souligne, il ne m'avait rien promis d'autre qu'un bon repas. C'est vrai. C'est juste mon imagination qui a fait le reste.
Venise, ce sera pour une prochaine fois. Peut-être. 

Pour terminer en beauté ce petit moment à deux, nous allons nous balader sur un de ses futurs chantiers.  J'ai donc l'occasion de faire une photo de dessous une autoroute pour mettre sur Instagram. Moui. Le pire c'est qu'elle a même du succès cette photo.  Cela change un peu de celles de nature, de fleurs, et de beaux vieux bâtiments plein de charme que je poste habituellement. 
Et pis, ce petit moment m'a permis d'écrire ce billet. 
Et pis, notre aventure, rigolote tout de même, et qui confirme encore et encore que nous sommes différents (mais complémentaires), m'aura appris à me méfier et à demander plus d'infos lors de nos prochaines sorties à deux. Et de me méfier de mon imagination.

Maintenant, j'en ris franchement. 
Merci mon Nommamoi, ça m'a permis de voir un peu ce que tu vis durant la semaine (et de ne pas t'envier en plus).

PS : Ce qui précède à été lu et approuvé par mon Nommamoi avant publication. Avec juste un petit bémol de sa part pour la première partie : certaines choses sont quelque peu exagérées. Il a raison. Mais pas tout. Et gardez svp à l'esprit cette phrase pleine de sagesse : Il n'y a pas de fumée sans feu. 
PS 2 : Merci mon Nommamoi de m'avoir permis de partager cela. C'est courageux ☺, tel le gladiateur dans Gladiator. (Film que je n'ai pas vu, mais je pense que dans Gladiator il y a un gladiateur.)

Le p'tit mot spi  :
La Bible... et les bons plats :

L'Apôtre Paul a dit que, s'il n'y avait aucune espérance après cette vie, ce serait logique d'en profiter au max  :

Si les morts ne ressuscitent pas, alors, comme le dit le proverbe : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » 1 Corinthiens 15 : 32


Les bons plats sont un cadeau de Dieu : 

Le seul bonheur pour les êtres humains, c’est de manger, de boire (c'est un homme qui l'a écrit...) de profiter des résultats de leur travail. J’ai constaté que c’est Dieu qui donne ce bonheur. En effet, qui peut manger et profiter de la vie si Dieu ne le permet pas ? 

Ecclésiaste 2 : 24-25

Faisons gaffe à savoir nous limiter quand nous mangeons : 

Si tu as trouvé du miel, mange seulement ce qui t’est nécessaire. Si tu en prends trop, tu le vomiras. Proverbes 25 : 16


Attention, à force d'être trop gâté dans la vie, nous pourrions oublier le principal : 
Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour (lorsque Jésus reviendra) vous surprendra tout à coup. Luc 21 : 34 suite ici

Comme quoi. Faisons gaffe aux excès en tout genre. Que ça soit la nourriture, l'imagination sans borne,  l'achat de déco,... même si c'est beau/bon et pas cher. 

A bon entendeur. Salut. 

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