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Affichage des articles associés au libellé Un peu de sérieux

Rendez-vous honoré

Souvenez-vous de mon post dont le titre était "Rendez-vous manqué" ! Après avoir écrit cette chronique, qui en plus, a été publiée dans un journal, chronique que je voulais déculpabilisante, la question me revenait souvent : mais comment peux-tu manquer un rendez-vous pareil ? C'est un rendez-vous avec Dieu quand même ! N'y-a-t-il pas une meilleur solution pour l'honorer plus souvent ? Et la discipline, elle est où ?  Il m'a fallu quelques semaines pour prendre la décision de changer ma façon de faire (ou de ne pas faire) . Car ce précieux, ce smartphone-bouffeur-de-temps, perturbateur-de-programme, dès que je le prenais en main le matin, c'est lui qui décidait de ma journée. Cela fait quelques années que je ne dors plus avec mon smartphone à côté de moi. Mon réveil est ma montre connectée (si si, c'est quand même bien mieux !). Mon précieux, je l'abandonne souvent vers 20h à sa recharge un étage en-dessus. Avec ma Bible.  Eloigner ma Bible de mo...

Et l'humour alors ?

Mon Nommamoi me dit que mes posts sont plus aussi rigolos qu'avant.  Oui, je l'avais ressenti aussi, tout en écrivant, que je mettais moins d'humour dans mes chroniques. Du coup, depuis, j'y réfléchis... je me demande pourquoi... mais je sais pourquoi. C'est clair. Mais je retourne quand même le truc dans tous les sens.  Peut-être que j'ai vécu ces 2-3 dernières années l'adage : "P'tits enfants, p'tits soucis, grands enfants, grands soucis." Mais pas que.   A parfois ne plus arriver à me remettre sur les rails, à souffler  émotionnellement... A me demander : Seigneur, tu fais quoi ? Tu es où là ? Pourquoi ? Est-ce que même tu existes vraiment ? Je pense à tout ça, tout en revenant d'une balade, avec à la main un bouquet d'énormes marguerites , fleurs des champs colorées ... feuilles de dents-de-lion... pour mes tortues. Je croise alors un homme qui promène son chien, me dit bonjour et me regarde d'un sourire moqueur...  Oui, be...

Je me souviens...

Je me souviens d'il y a une trentaine d'années quand, en rigolant avec ma grand-maman, on parlait de ce qu'on avait entendu ou lu quelque part : Tu t'imagines ? Une caméra au téléphone ? On appelle chez quelqu'un et on nous voit en chemise de nuit ou mal peignée ? On imaginait le téléphone de l'époque, posé sur un meuble, avec cordon et touches, et un écran dessus... si on avait su à l'époque qu'on l'aurait  toujours dans la poche, ou à côté de notre lit, et que ça deviendrait un prolongement de notre corps... On aurait eu peur...  Je me souviens de bien des années plus tard, quand on commençait de parler des téléphones portables sans touches... les gens n'y croyaient pas :  Ça ne va pas marcher, c'est tellement fragile ces écrans de verre ! Vous imaginez le coût s'il faut les changer tout le temps ? Et quelques années plus tard, mon p'tit frère était tout fier de nous montrer son premier  smartphone, le premier que je voyais... e...

Et si... ?

On est fin mars et c'est presque l'été, ici, en Suisse. Grand ciel bleu depuis plus d'une semaine, les fleurs s'ouvrent un peu partout dans mon jardin, les boutons des arbres grossissent et certains commencent à s'ouvrir. Il fait 20 degrés. J'ai déjà sorti des chaises longues, on a même déjà mangé dehors, on rêve d'été, les vacances sont même réservées à présent. Les oiseaux chantent du matin au soir. Même l'heure  s'est mise à l'été. Cela fait un bien fou, encore plus que d'habitude, avec notre monde complètement tourneboulé et incertain. La nature s'éveille et est joyeuse, elle. Inconsciente des troubles au près ou au loin. Cela met du baume à mon coeur, mes pensées sont plus gaies. Oui, la beauté est encore de ce monde. Quand même.  Cela me rappelle ce texte de la Bible : 'Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.» ' Genèse 8...

Tomber le masque... puis...

Yess. Depuis moins de deux semaines (le 17 mars !), en Helvétie, nous pouvons faire tomber le masque, oublier toutes formes de restrictions sanitaires, à part dans les transports publics. Vous imaginez ? Voilà que depuis 2 semaines, le sentiment d'avoir oublié quelque chose en entrant dans notre centre commercial préféré, dans une boutique, ou à l'église, nous perturbe quelque peu.  On se sent nu. Quelque peu à découvert. Plus retranché derrière ce bout de papier bleu qui nous isolait du reste du monde. Ou, devais-je dire, de la personne à 1 mètre de nous.  Nous   avons  appris la veille que les restrictions  allaient tomber !  J'ai donc repoussé d'un jour mon remplissage de frigo, pour aller le jour J faire les coms (comme on dit par chez nous).  Vraiment, c'était particulier ! Les gens se regardaient ! Se souriaient ! Les visages étaient rayonnants ! C'était LE sujet de conversation et la joie se lisait vraiment sur les visages ! Avec le masque, le...

Noël ici, Noël là-bas

Noël ici Lumière, chaleur, feux de bois, repas, foyer, confort, achats, famille, bisous, rires, déception, stress, dépenses, congés, cadeaux, prises de tête, cuisine, biscuits, indigestion, impatience, achats, bougie, superflu… Nous avons tout, nous voulons plus . Trop, beaucoup trop. RICHE. Noël là-bas Faim, tristesse, travail, esclave, maladie, désespoir, solitude, ignoré, sans amour, battu, sans vie, transparent, sans valeur, guerre, peur, survie, manque du nécessaire…Ils n’ont rien, ils n’ont pas de vie ou si peu. Ils ont rien, ils veulent juste la paix et de quoi se nourrir et se vêtir. Rien, moins que rien. PAUVRE. Deux mondes. Deux planètes. Il y a, bien sûr, un peu (ou plus !) de chaque monde, dans l’autre monde. Soit pauvre. Celui qui sue, qui souffre pour rien ou si peu. Soit riche. Celui qui reçoit si facilement plus que le nécessaire. Injustice. Injustice criante. Je fais partie des riches. Toi qui me lis, probablement aussi  (tu as accès au wifi t...

Piqûre de rappel.

Voilà, l'année scolaire est pratiquement terminée pour tout le monde. Sur Instagram, sur les réseaux sociaux, voilà que fleurissent depuis quelques jours des photos d'ados heureux libérés enfin de l'école obligatoire, de photos de jeunes gens/filles rayonnants d'avoir enfin leur certificat/diplôme en poche.   Libéréééééés, délivréééééééééés, chantent-ils tous en coeur ! Et c'est aussi la haute saison des mariages... Des mariages en veux-tu en-voilà. Sur les mêmes réseaux sociaux. Tout est souriant et tellement joli. Photos en général partagées par... les mamans, parfois les papas. Fièrement. Joyeusement. Mais partage teinté, oui, teinté fortement parfois, de nostalgie...  Où sont passés nos petiots ? Mais où sont-ils donc ? C'était hier pourtant...  Pour moi aussi. J'ai Fiston 1er qui est armé d'un CFC (certificat fédéral de capacité) maintenant. Mais il a trouvé encore un super truc pour me vieillir encore plus rapidement : il s'est fiancé ...

Moi, parfois, j'ai peur...

Voilà qu'à nouveau je me retourne dans mon lit, ne trouvant pas le sommeil... et dire qu'il y a quelques heures à peine, je me disais naïvement : "Eh ben maintenant je crois que c'est bon, c'en est fini de ces peurs qui ne reposent sur rien du tout. Je crois qu'enfin j'ai appris à lâcher-prise, à laisser à plus grand que moi mes soucis/problèmes sur lesquels je n'ai aucune prise." Mais voilà, Fiston 2e se plaint d'un mal de ventre subit, il se tord, il a mal, est nauséeux... un mal de ventre qu'il n'a jamais eu. Et cela ressemble rudement à l'appendicite... j'attends de voir. Il est au lit avec ses douleurs deux étages en-dessus, et je ne suis pas tranquille... je me rappelle l'appendicite que Manana 1ère avait eue il y a quelques années, et je me  dis que franchement, maintenant que c'était plus caaaaalme par chez nous, nous n'avons pas encore besoin de ça... ( et je m'imagine la suite des événements : urge...

Xmas

Le terme Xmas est à la mode, vous avez remarqué ? Il est design. Pinterestable (si vous ne connaissez pas ce site où je perds du temps c'est ici ). Voilà quelques années que, gentiment, sur les décors de Noël, Christmas est remplacé par Xmas. Je trouvais vraiment sympa. Puis quelqu'un m'a dit qu'en fait, c'était pour faire de Noël une fête laïque. Effacer Christ. Le mettre sous X. Une fête X en plus. C'est tout.  Du coup, depuis, dès que je voyais un de ces X, même sur mon sapin de Noël, cela m'attristait. Déjà que la fête de Noël est noyée par un Avent fait de stress, de préparatifs divers (et imprévus) , de dépenses pour remplir encore plus nos panses et nos/leurs maisons, de factures remplissant nos boites aux lettres, de fatigue, de grisaille (pas pour nous, on est en-dessus de la peuf = brouillard). Nous en n'oublions même pourquoi nous courrons autant,... Outre nos activités habituelles toujours bien présentes comme tout au long ...

Et si la relation était plus importante que mon ego ?

Pour moi, quelqu'un qui ne reconnaît pas ses tords c'est d'abord quelqu'un qui est d'accord avec les réactions qu'il a eue, les actions qu'il a faite. Qu'il est content, satisfait de lui et sans regret. Même s'il y a des (bonnes) raisons à ses (ré-)actions, c'est au final lui le responsable et non les raisons ! Nous sommes responsables de ce que l'on est et de ce que l'on fait, ce ne sont pas les autres ! Et pour avoir une bonne relation avec l'autre, reconnaître ses tords, s'excuser et demander pardon est la base si l'on veut vivre en paix. Même si on a fauté sans le remarquer, c'est un devoir de demander pardon dès qu'on blesse quelqu'un. Par amour pour l'autre. Par compassion pour l'autre. Parce que l'on veut construire et non détruire la relation.  L'orgueil nous en empêche. L'orgueil sépare. L'orgueil tue. L'amour. Les relations. L'orgueil de croire (ou de vouloir fai...

Mon coeur d'adulte.

J e me souviens... Je devais avoir 7-8 ans le jour où j'ai su que je pourrais commencer les leçons de... flûte à bec.  Quelle joie dans mon cœur ce jour-là. Je me souviens que, quand ma maman m'a dit que c'était ok, j'étais dans leur chambre à coucher et que j'ai sauté de joie sur leur lit comme sur un trampoline - et cela m'étonne vraiment que j'ai eu la permission. Mais à cet âge j'étais légère, pas de risque de faire exploser les lattes.    Bref. Le joie   remplissait mon cœur. Rien d'autre. Je n'étais QUE joie. Joie confiante.  Maintenant je suis adulte.  Aujourd'hui est un jour un peu fou pour moi. Je me réjouis.  En ce moment je suis en train pour Lausanne, pour passer la moitié de la journée avec une chère amie.  Et l'après-midi j'ai rendez-vous à l'atelier de mon illustratrice  préférée. Mon éditeur sera aussi là. Et nous découvrirons les premières illustrations pour mon livre (voir plus d'info sur mon...