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Un weekend de grands-parents

Dernièrement Ptitenana 1ère et 2e de 6 et presque 4 ans étaient chez nous pour le weekend. Du vendredi soir au dimanche après-midi. 

C’était une joie de les avoir !

Nous avons donc décidé de marquer le coup : le samedi, départ à pieds de la maison pour prendre le train pour le zoo de Bâle. 

Donc beaucoup de marche en perspective. Ou plutôt, beaucoup de pas, comme on dit maintenant. 

Après s’être assurés auprès des parents que... 
1. Le train leur ferait plaisir 
2. Le zoo de Bâle leur ferait plaisir 
3. Marcher beaucoup ne serait pas un problème pour elles 
....nous avons mis cela à exécution.

Samedi : mon Nommamoi, détestant partir à la dernière minute a compté 45 minutes pour se rendre à la gare, contre les 10 minutes que nous prenons normalement.

J’ai réussi à le convaincre de partir plus tard : nous avons donc quitté notre foyer 30 minutes avant. A peine la porte de notre maison fermée, nous avons eu beaucoup de peine à suivre ces deux Ptitenanas : elles nous ont rapidement devancés. Mon Nommamoi était quelque peu dépassé par les événements :
⁃ Je savais pas qu’elles marchaient si vite !

Malgré tout, il y avait des choses à découvrir sur le chemin qui nous ont quelque peu freinés : des veaux apeurés dans leur box vers la ferme, le chantier ferroviaire dont mon Nommamoi s’occupe (elles ont eu droit à quelques explications basiques), les canards de la rivière que nous devions longer...
Arrivés à la gare pas si à l’avance que ça, mon Nommamoi a voulu passer au Migrolino acheter un petit remontant à nos Petitesnanas (nous venions pourtant de sortir de table). Vu la vitesse à laquelle elles ont descendu le chemin depuis chez nous, ma moitié a sûrement cru qu'elles avaient épuisé toutes leurs réserves caloriques. 

Bref, nous sommes ressortis avec des croissants. Et des chewing-gum à la pastèque plutôt dégueux, à mon humble avis... P'titenana 1ère m’a pourtant assuré qu’ils étaient trop bons en me regardant avec ses jolis yeux suppliants de Chat potté.
Les grands-parents dans toute leur splendeur. Qui se soumettent à des enfants d’une cinquantaine d'années de moins qu’eux. 

Le timing étant parfait, nous avons pris place joyeusement dans le train. Les filles étaient toutes contentes mais après une vingtaine de minutes se lassèrent des paysages et de nos bla-blas sur ceux-ci. Leur croissant fini, nous avons jeté difficilement le papier à la poubelle, qui débordait déjà. 

Visualisant des grands-parents un peu loin de nous, qui jouaient à un jeu de société avec leur petit-fils, j'ai décidé que c’était le bon moment pour sortir un des jeux que j’avais prévu, et ainsi leur montrer que je faisais partie du même club : j'ai essayé de leur faire un p'tit coucou, aux autres grands-parents, mais ils n'ont rien vu. Tout occupés à vivre ce temps avec leur descendance.

Nous avons joué jusqu’à l’arrivée. C’était joyeux. Le trajet d’une heure passa bien vite. 
A Bâle, l’escalier roulant pour monter du quai fut un amusement, les magasins de la gare furent une tentation mais nous avons superbement bien résisté. L’escalier roulant pour descendre vers la sortie fut emprunté par une foule de voyageurs, mon Nommamoi et Ptitenana 2e. Ptitenana 1ère et moi-même, en tant que grandes sportives, avons pris l'escalier normal. Fastoche. Nous sommes arrivées en bas les premières, avons dû encore les attendre car leur escalier s’arrêta au tiers du parcours une raison inconnue de nous. Haha. Victoire, on a gagné !

Après quelques minutes de tram nous sommes arrivés vers 11h30 au zoo. Le magasin à l’entrée, rempli de peluches et de jouets animaliers en tout genre aimanta Petitenana 1ère qui disparu bien vite au milieu de ceux-ci. De justesse on arriva à la convaincre que, promis, on ira à la fin de la visite !

On veut bien se soumettre, mais faut pas abuser.

D'abord, c’est le passage aux toilettes et vers les aqua- et terra- rium !
Ce qui fut fait. Enfin, non. On a d'abord fait les terrarium et aquarium ! Ptitesnanas en décidèrent ainsi.

Ptitenanas avaient une idée fixe : voir les flamands roses.
Oui, car les flamands, c’est rose. Et que c’est la couleur préférée de nos petiotes.

On leur promit que ça viendrait. Après la visite aux WC. Non mais.

Voilà. Piranhas, serpents, manchots, hippocampes, toilettes, Yess !, puis autruches, hippopotames, bonne crêpe et hot dog, puis gorille qui fait pipi assis sur un muret comme sur les toilettes mais dos à nous, puis gorille qui refait pareil un peu plus loin mais caca, puis singe au drôle de cucu, puis un singe clairement garçon. Puis.

Bref.

Cela nous a fait du bien d’arriver aux flamands roses. C'était beau, c'était doux, c'était propre. C'était calme.

Girafes, éléphants, rhinocéros,… puis perdre le "rouge à lèvres" (stick à lèvres appelé comme ça par Ptitenana 2e) dans la flotte de l'enclos des pélicans fut le grand drame de la journée. On aurait pu éventuellement tenir Ptitenana 2e par les pieds par-dessus la barrière, pour qu’elle puisse le ramasser, ce que je lui proposai mi-sérieuse. Elle était partante. Pas nous.
- Non, mais bon, et l’eau est toute sale. Il est dégueux maintenant ton baume à lèvres.

Puis okapi, chèvres, cochons d’Indes. Mais pas de lapins. Au désespoir de Ptitenana 1ère qui, après les flamands roses tenait à voir les lapins.
En repassant vers les pélicans, on a vu que certains avaient le bec rose. 
Le rouge à lèvres étaient-ils passé par là ?

Le spectacle d’otaries leur a changé les idées bien sûr. Presque oubliés le plongeon de l'objet de valeur et les lapins. Mais ce qui les effaça totalement fut le magasin à la sortie.

Bizarre, il y a quelques heures il était à l'entrée. Pourtant c'est le même magasin.

Ptitenana 2e a choisi un flamand rose tout scintillant et un nouveau baume à lèvres. Ptitenana 1ère d'autres petites grailles brillantes, roses, et kitchs, avec des flamands roses dessus. 
Tout ce qui plaît à leur maman.

Durant les 5 heures de visite, elles ont marché comme des cheffes. Juste grand-père a porté Ptitenana 2e de temps en temps sur ses épaules. Contre la fin. Mais il est plus tout jeune, le grand-père. Et la petite est déjà grande. Et avait mangé une bonne grosse crêpe bien pesante.
Heureusement qu'elle avait au moins perdu son stick à lèvres.

Puis ce fut le retour, le tram. La gare avec un petit saut dans un mag, ou les grands-parents ont encore craqué pour elles. Un truc violet. Poilu. Doux : vous avez deviné bien entendu : un p'tit carnet. Oui oui.
Il fallait bien s'occuper en attendant l'heure.

Puis le train. La grand-mère que je suis a sorti un jeu de familles qui nous a occupé tout le long. À un moment donné nous avons essayé de mettre quelque chose dans la poubelle et, croyez-le ou pas, mais je vous assure que c'est vrai : nous avons reconnu le contenu de la poubelle de l'aller : nous nous étions installés exactement sur les mêmes sièges !
On l’aurait voulu, on n'aurait pas pu.

Je craignais un peu la rentrée à pieds jusque chez nous : plus de la descente comme ce matin, mais ça grimpe à présent. Et nous avons des pas au compteur.
Pourquoi ça a changé, je sais pas, pourtant c'est le même chemin.

Elles l’ont fait sans souci. On s’est arrêté pour admirer les veaux. Tout aussi intéressants apparamment que les rhinocéros. Et pas d'entrée à payer.

Arrivés à la maison, les grands-parents étaient fourbus. Les filles heureuses. Excitées. On s’est dit qu’elles s’endormiraient vite et qu'on pourrait ainsi se reposer tout aussi vite. Ben non. Nous sentions nos jambes de cinquantenaire, notre cerveau embrumé. Avec 15’000 pas (très raisonnable) mais surtout une attention à 120% pour nos Ptitesnanas durant toute la journée...

Dimanche matin : marche aller-retour jusqu’à l’église. Même problème avec la rue : elle descendait le matin, elle remontait deux heures après.
Et c'était la même. Il faudra que j'élucide ce mystère.

Puis dans l’après-midi elles sont rentrées avec leur papa. On s’est dit logiquement qu’elles s’endormiront dans la voiture jusque chez elles. Crevées par ce weekend. Niet. Elles avaient des choses à raconter ! 
Le soir, elles avaient encore un programme spécial un peu sportif concocté pour leur autre grand-père : Fiston 1er devait travailler, Belnana 1ère n’était pas encore rentrée. Il parait qu'elles ont tenu le coup, sans souci !

De notre côté, dès qu'elles sont parties nous avons rangé rapidement la maison, puis nous nous sommes posés à l'horizontal, et pour ma part, j'ai dormi 2 heures.

C’était vraiment un super chouette weekend. Mais nous en sommes sorti vannés. Il faut se faire à l’idée. Nous avons plus d’un demi-siècle. Nous sommes grands-parents.

Et vous savez quoi ? Même si c'est crevant, c'est rigolo, c'est joyeux, c'est plein d'aventures, bref, c'est fabuleux !

Et en plus, on peut rendre nos chicoufs à un moment donné ! Si si !

Le p'tit mot spi
Remercier Dieu. Remercier pour tous les cadeaux de la vie ! Et il y en a ! Plein ! Et bien souvent on ne les voit plus. On a (presque) tous tendance à regarder le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. A l'heure où les nouvelles du monde sont écrasantes, où nous sommes bombardés de mauvaises nouvelles, essayons également de voir tout ce qui fonctionne, tout ce qui va, tout ce qui est là pour nous donner de la joie ! Oui, car Dieu a créé la terre et ce qui s'y trouve : plein de choses belles et joyeuses ! C'est le choix du péché qui a tout gâté... ne l'accusons pas de cela : l'humanité que nous sommes a voulu sa liberté, et nous en usons pour abîmer autour de nous, et en nous aussi...

"La haine fait beaucoup de bruits, mais il y a dans le monde plus d'amour qu'on l'imagine"
Charlie Mackesy

N'oublions pas de remercier Celui qui nous comble de moments joyeux avec nos petits-enfants, nos amis, nos familles, qui nous a placés dans sa Création où nous pouvons vivre l'éclosion de la nature au printemps, qui nous offre un nouveau jour de vie, un bon lit, une bonne fondue, et bientôt la saison des fraises...

Voici le jour que l'Eternel a fait: qu'il soit pour nous un sujet d'allégresse et de joie!
Psaume 118:24

Tout don excellent et tout cadeau parfait descendent du ciel ; ils viennent de Dieu, le créateur des lumières célestes.
Jacques 1:17

Bénis l'Eternel, mon âme, et n'oublie aucun de ses bienfaits!
Psaume 103:2 (S21)
Je veux dire merci au Seigneur; de tout mon cœur, je veux remercier l'unique vrai Dieu. Oui, je veux remercier le Seigneur sans oublier un seul de ses bienfaits.
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