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Tomber le masque... puis...

Yess.

Depuis moins de deux semaines (le 17 mars !), en Helvétie, nous pouvons faire tomber le masque, oublier toutes formes de restrictions sanitaires, à part dans les transports publics.

Vous imaginez ?

Voilà que depuis 2 semaines, le sentiment d'avoir oublié quelque chose en entrant dans notre centre commercial préféré, dans une boutique, ou à l'église, nous perturbe quelque peu. 

On se sent nu. Quelque peu à découvert. Plus retranché derrière ce bout de papier bleu qui nous isolait du reste du monde. Ou, devais-je dire, de la personne à 1 mètre de nous. 

Nous avons appris la veille que les restrictions allaient tomber ! J'ai donc repoussé d'un jour mon remplissage de frigo, pour aller le jour J faire les coms (comme on dit par chez nous). 

Vraiment, c'était particulier ! Les gens se regardaient ! Se souriaient ! Les visages étaient rayonnants ! C'était LE sujet de conversation et la joie se lisait vraiment sur les visages ! Avec le masque, les gens ne se saluaient presque plus, ou seulement les personnes qu'elles avaient reconnues après les quelques secondes nécessaires à reconnaître une moitié de visage. Là, même les personnes inconnues me saluaient ! Certaines ont même pris un coup d'vieux, en 2 ans...

Joie. Surexcitation. Je n'avais pas réalisé que le masque freinait autant l'interaction entre les gens. Je n'avais pas remarqué que moi aussi je me retranchais derrière le masque. Quel bien fou de se reconnecter au visage de l'autre.

Et le premier dimanche à l'église ! Chanter et louer le Seigneur, enfin sans masque ! Joie ! Plus de tricotage pour l'enlever, le remettre, l'élastique qui se croche aux lunettes, les lunettes qui giclent, le masque qui reste... sans parler des boucles d'oreilles... (enfin, tout est arrivé en deux ans). Joie. 

Oui. A présent les cas de COVID augmentent. Oui, chaque dimanche nous apprenons que l'un ou l'autre était en fait positif au covid (sans le savoir !) au culte, mais cet Omicron est en général pas trop méchant. Donc voilà, on va tous y passer de toute façon...

Oui, les quelques jours suivants ont fait un bien fou, une certaine renaissance, un poids en moins, la possibilité de reprojeter des activités avec les uns et les autres, vaccinés ou non. Bref, de revivre normalement. 

Cet état de libération a duré quoi... une semaine ?

Et d'un coup, la guerre. 

La guerre au loin mais si proche. La guerre qui nous renvoie à notre humanité tordue. A notre fragilité humaine. A ce monde qui peut être si moche. Si laid. 

Le covid était peut-être qu'un maigre "entraînement" de ce qui va peut-être nous tomber dessus. Au propre et au figuré. 

La guerre qui va nous toucher inévitablement d'une manière ou d'une autre. La guerre qui nous touche déjà, qui nous écrase, qui nous fait peur, qui nous questionne face à l'avenir proche. 

La guerre.

Et prier pour la paix. Prier et encore prier. Pleurer pour ces peuples innocents. Pleurer pour ces familles séparées. Prier pour ces mères qui voient partir leurs fils, leur mari dans une guerre absurde. Comme toute guerre. Prier aussi, il ne faut pas se le cacher, par peur que ça arrive jusque chez nous. Craindre des représailles aux sanctions. 

Et comprendre qu'on est à l'abri de rien. Que tout peut arriver. Si vite. 

Pendant 2 ans, le masque nous protégeait. Le vaccin aussi. Contre l'ennemi. 

Maintenant, le masque et la piqûre... 

Je remercie le Seigneur pour toutes ces personnes qui se bougent, se sacrifient pour aider le peuple ukrainien ! Que de belles histoires, que de personnes courageuses et admirables ! 

Mais comment puis-je aider, moi, à mon niveau ?

Pour le moment je prie pour la paix, que le Seigneur donne la sagesse aux dirigeants de tous les pays, qu'Il puisse se révéler à beaucoup, mêmes aux pires... 

Mais n'oublions pas que des horreurs se passent dans le monde entier en tout temps. Souvent encore plus inqualifiables. Plus cachées, plus propres parfois. Elles risquent pas trop de nous toucher, cela n'inonde pas les médias,... alors cela ne nous perturbe pas plus que ça... et ça nous arrange bien... pauvres humains que nous sommes.

Je vous partage ci-dessous cette prière reçue ces jours et qui m'inspire. 

Que nous puissions la faire nôtre !

Je vous souhaite une belle journée dans la paix et la confiance en notre Seigneur qui tient tout dans sa main ! 

Et n'oubliez pas, souriez ! Cela montre l'espoir qu'on garde en nous. Et on en a bien besoin par les temps qui courent, et ce sourire, on peut le voir à nouveau !

Sarah


Seigneur Jésus, Prince de la PAIX,

Nous te prions pour nos Églises locales. 
Nous te prions pour qu’elles soient des lieux de pardon et de réconciliation, pour qu’elles puissent refléter devant les hommes ton projet de paix. 
Tu connais la vie de chacun, bien remplie par les engagements, la famille ou le travail, aide-nous à trouver le temps de servir ton projet de paix, aide-nous à trouver ta paix dans les défis et le stress du quotidien. 
Et, quand nous doutons d’être entendus, renouvelle nos forces, pour que nous puissions crier jusque dans nos déserts que le chemin que tu veux pour ton peuple est celui de ta paix. 
Seigneur, dans ces moments de bouleversements politiques et sociaux, fais de nos Églises et de nos familles un havre de paix et un lieu d’accueil, donne-nous de te faire confiance et de rejeter toute violence, donne-nous le courage de nous opposer au mal et de le surmonter par le bien. 
Nous te prions pour les pays qui souffrent de la guerre et de la violence des hommes. Nous entendons les populations de plusieurs pays hurler dans un monde sourd, mais nous avons déjà oublié bien d’autres peuples massacrés. 
Nous te demandons pardon pour la dureté de notre cœur, pardon pour la facilité avec laquelle nous nous habituons à la famine, au malheur et à la mort tant qu’ils ne frappent pas à notre porte..
Seigneur, aie pitié de ces populations martyrisées, aie pitié de nous. Touche le cœur des bourreaux et des décideurs, aide-nous à agir à notre niveau.
Seigneur, nous osons te prier pour la paix dans le monde.
Que ton règne vienne, toi lumière du monde, Prince de la paix.

Amen. 

Sylvain Roussey, (Extraits), Commission de Réflexion pour la Paix (AEEMF)


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