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Dans la saleté

Je ne me rappelle plus avoir vécu cela. Et pourtant, avec mes 4 Zenfants, j'ai sûrement dû y passer... Mais franchement. Je ne me souvenais vraiment plus que ça pouvait être à ce point intensif.  Oui, lors de la garde de mes petites-nanas, je n'arrête pas de combattre... contre la saleté.  Celle qui sort de ces petits corps tout neufs, tout propres en apparence. Attention, ça trompe. Déjà, ça salit les vitres. Mais ça j'en ai déjà parlé. Avec ce qui sort des orifices du visage, ou avec leurs petits mains. Si adorables, ces petites mains, mais tout autant poisseuses. Bon.  Ces petits êtres peuvent être constipés. C'est pas un moment facile à vivre, quand la "saleté" est coincée à l'intérieur de ce petit corps. Quand ça pleure et ça souffre de ne pouvoir extraire ce qui doit être extrait. Cela me rappelle assurément mes accouchements. La joie et le soulagement lors de l'extraction est presque pareille au final. De voir ce petit bout souffrir, m'a fai...

Je me souviens...

Je me souviens d'il y a une trentaine d'années quand, en rigolant avec ma grand-maman, on parlait de ce qu'on avait entendu ou lu quelque part : Tu t'imagines ? Une caméra au téléphone ? On appelle chez quelqu'un et on nous voit en chemise de nuit ou mal peignée ? On imaginait le téléphone de l'époque, posé sur un meuble, avec cordon et touches, et un écran dessus... si on avait su à l'époque qu'on l'aurait  toujours dans la poche, ou à côté de notre lit, et que ça deviendrait un prolongement de notre corps... On aurait eu peur...  Je me souviens de bien des années plus tard, quand on commençait de parler des téléphones portables sans touches... les gens n'y croyaient pas :  Ça ne va pas marcher, c'est tellement fragile ces écrans de verre ! Vous imaginez le coût s'il faut les changer tout le temps ? Et quelques années plus tard, mon p'tit frère était tout fier de nous montrer son premier  smartphone, le premier que je voyais... e...

Et si... ?

On est fin mars et c'est presque l'été, ici, en Suisse. Grand ciel bleu depuis plus d'une semaine, les fleurs s'ouvrent un peu partout dans mon jardin, les boutons des arbres grossissent et certains commencent à s'ouvrir. Il fait 20 degrés. J'ai déjà sorti des chaises longues, on a même déjà mangé dehors, on rêve d'été, les vacances sont même réservées à présent. Les oiseaux chantent du matin au soir. Même l'heure  s'est mise à l'été. Cela fait un bien fou, encore plus que d'habitude, avec notre monde complètement tourneboulé et incertain. La nature s'éveille et est joyeuse, elle. Inconsciente des troubles au près ou au loin. Cela met du baume à mon coeur, mes pensées sont plus gaies. Oui, la beauté est encore de ce monde. Quand même.  Cela me rappelle ce texte de la Bible : 'Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.» ' Genèse 8...