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Le lit est vide ! Ouf !

Son lit pendant 2 nuits !
Mais avant ça, avant ça... je vous dis pas le weekend qu'on a passé par ici !
Vendredi
9h Salomé rentre de l'école, avec des douleurs au ventre franchement pas impressionnantes. Juste 2h avant les vacances. Ben ouais.
13h  Mon mari part à Paris avec une équipe de l'église, dont mes beaux-parents et sa soeur. Après beaucoup de tergiversations, j'avais décidé de ne pas y aller, mes filles commençant un camp d'une semaine le lendemain et aucun grands-parents dans les parages pour garder les enfants. Après le départ de mon mari, ma fille commence à vomir. 12 fois. Environ. Et bizarre quand même comme gastro. Vomir ne la soulage pas. Toujours des coliques entre les vomissements.
20h  Plus de vomissement, ma fille s'endort. Je vais au lit le coeur léger : la gastro est terminée. A mon humble avis.
Samedi 
9h  Waouh ! Quelle nuit ! J'ai super bien dormi. Mes enfants sont réveillés quand je me lève. Après avoir un peu lézardé au lit. Je me sens en forme. Zen. Comme il y a longtemps. Les vacances commencent. Je suppose et souhaite que  Salomé soit assez bien pour aller à son camp comme prévu. Encore 2 bagages à préparer et cet après-midi j'amènerai mes filles au camp.
Mais... je retombe vite de mon p'tit nuage quand je vois ma fille affalée sur le canapé. Pâle. Qui me dit qu'elle n'a pas dormi de la nuit, tellement elle a mal au ventre. Elle n'a pourtant plus vomit. Je lui touche le ventre. "Aïe !!!" Ok ok.  Je lui prends la température, pas de fièvre. Je lui dit : "C'est bien bizarre, il faudra sûrement aller aux urgences." Je téléphone à mon voisin-frère-infirmier-chef-des urgences (pratique, ça j'vous dit). Il vient la voir, la "malaxe" dans tous les sens, et me dit que ouais, ça ressemble à une appendicite. Que lui il contrôlerait. Ben moi aussi. Faut y aller. Je bois en vitesse mon café. M'habille. Téléphone aux urgences. Prends ma fille toute pantelante sous le bras, tout en donnant quelques recommandations à : 1. Celui qui doit partir à 12h pour son match d'uni-hockey 2. Celle qui devra aller seule au camp à 2h de route et pour laquelle je devrai encore trouver un taxi 3. Aux trois, je leur dis que je leur donnerai des nouvelles et de rester sages (comme ils le savent si bien, bien sûr) et que j'essaie d'être là avant le départ de mon grand.
9h30  Nous voilà aux urgences. Ma fille grimace de douleurs par moment. Sur l'échelle de la douleur elle dit qu'elle a 8 sur 10. Je suis étonnée. C'est une solide je trouve. Et elle ne m'a pas réveillée de la nuit !!? Et moi qui ai si bien dormi ! Mère indigne que je suis ! Elle est relookée avec une chemise dernière mode ultra-sexy (euhhhh !). Le genre de truc qui te remonte "droit" le moral. Au vol, en partant j'ai pris en vitesse quelques outils indispensabilissime de notre culture actuelle genre : i-pod + natel de Salomé, i-phone (ben oui) + prise de recharge pour moi car bien sûr, pour une fois, il est à peine chargé. J'emprunte donc une prise des urgences pour le recharger. Je "sms" à mon mari, qui est à Paris. Pose de voie veineuse-prise de sang-auscultation-prise de température- test divers par le chirurgien qui touche son ventre dans tous les sens. Moui moui. 50% de "chance" que ça soit une appendicite. On lui donne des anti-douleurs, des anti-nausées. Cela va mieux. 7 sur 10 sur l'échelle de la douleur (!). Téléphone pour trouver un taxi pour Ema pour le camp. Ça c'est réglé. SMS
10h30  Direction radiologie pour ultra-sons. Nous attendons le médecin radiologue... qui est trop fort, je le sais... mais...
11h  ... qui n'arrive pas. On apprend qu'il a une panne de voiture. Aux urgences & radiologie, ça court dans tous les sens. Personne ne peut aller le chercher. Ma fille se tord de douleurs. On retéléphone au médecin radiologue, et je file le chercher... en voiture rouge, à toute vitesse !!! Ayant été averti de la couleur de la voiture, il me fait de grands signes dès qu'il m'aperçoit. De très loin. Tiens, il a un pull de la même couleur que ma voiture occasionnelle. Ce petit clin d'oeil de désorganisation me rappelle un peu la brousse, l'Afrique !  Je l'ai (le médecin), on fonce à l'hôpital... Je me dis que j'aurais dû emprunter l'ambulance ! SMS.
11h15  Ultra-son. Le chirurgien, le médecin-radiologue, regardent avec attention l'intérieur du ventre de ma fille. Elle est calme. On lui a mit de l'oxygène et elle a encore eu une injection dans le bras contre les douleurs. Elle se sent bien. La technicienne en radiologie l'a bien bichonnée durant les 10 minutes que j'étais loin. Bref, le verdict tombe. C'est clair. Une appendicite aiguë. On m'explique un peu ce que j'essaie de voir sur l'écran. L'appendice est grand comme un pouce d'adulte. L'analyse sanguine montre aussi des signes d'infection.
Voilà, elle sera opérée assez rapidement. Micro-chirurgie. 3 trous. Un vers le nombril pour la caméra, et deux autres plus bas. Sympa. SMS.
11h45  Je laisse avec déchirement ma fille dans sa chambre en espérant pouvoir y retourner avant qu'elle parte en salle d'op. Je dois aller veiller sur mes enfants. Mon frère ayant quelque chose ce matin. Ils sont seuls depuis le début. Et Simon part pour son match à 12h. Je veux lui dire au revoir. Leur donner des nouvelles. Simon  a cuit une pizza tout seul. Il est fier. Nathan ne peut rien manger, il est tout mal pour sa soeur.
12h  Téléphone de Salomé : "On me prend dans 15-20 min" SMS à mon homme. Qui l'appelle, hyper frustré et hyper mal d'être si loin pendant que sa fifille se fait uhm trouer. Supra ému qu'il est. Salomé est ultra-stress, je l'apprendrai plus tard. J'aurais tellement voulu être vers elle à ce moment là.
L'opération durera entre 1-4h. J'attends le coup de fil qui me dira que c'est fini. SMS à quelques membres de ma famille pour qu'ils prient pour elle. Je stresse, m'active, prie que le Seigneur conduise tout, essaie de me concentrer pour préparer les bagages d'Ema, passe l'aspirateur pendant que Nathan fait le guêt vers le téléphone. Je prépare une valise pour Salomé. Je DOIS m'occuper !
13h45  Ma petite nana part en camp, je l'accompagne jusqu'à la voiture du "taxi".  Je ne peux même pas l'amener à son premier camp. Et j'étais si contente que sa grande soeur y soit aussi présente ! Ema a l'air de mieux supporter que moi. Mais j'ai pas le temps de m'apitoyer, car Nathan crie "Téléphone !!!", depuis la fenêtre. Mais quand je le regarde, toute stress, il a un sourire jusqu'aux oreilles, fier de son gag. Ça m'a pas fait rire. ;)
14h  Mon i-phone sonne. C'est le chirurgien. OK. Tout c'est bien passé. C'était bien une appendicite. L'opération vient de se terminer. La voir ? Oui, mais pas avant une heure, car elle est encore dans les choux !
Là, j'essaie de manger. Un peu. J'essaie de me décontracter au soleil. SMS Je trouve super comme ils se sont occupés d'elle à l'hôpital. Et me rappelle que ce matin ma fille m'a dit qu'ils étaient tous sympas. Cadeau je trouve. Je me sens à l'aise à l'hôpital, j'aime ça. Même les odeurs. Mais là, c'était beaucoup quand même !
14h50  Je prends Nathan cette fois sous le bras (!), et on y va. En arrivant dans la salle de réveil, je la vois, souriante, plus du tout dans les choux ! Contente que ça soit derrière, apaisée. Elle a bien vécu tout ça. Génial. Merci Seigneur.
Puis je ramène mon fils, va rechercher quelques affaires oubliées.
16h Là, je me décide de faire un SMS à mes parents. Qui ont décollé de Suisse à 13h pour partir en Grèce. Ce sont les seuls de la famille que je n'ai pas averti. Ben oui. Je connais ma maman. Elle aurait été capable de faire un détournement d'avion pour rentrer vers sa petite-fille souffrante. Comme elle me l'a dit plus tard, elle serait pas partie, si elle avait su avant. J'ai bien senti la chose. Je me fais une p'tite tape de félicitations dans le dos.
Mon opérée préférée arrive à se lever, mange un peu à souper. SMS
18h Je rentre, mange à peine. Mes garçons décident de dormir au salon. OK. J'étais pas vraiment là pour eux aujourd'hui. Ils ont aussi besoin de vivre du spécial.
Dimanche Nuit pas très bonne pour moi. Pas du tout bonne pour l'opérée qui a souffert de nausées. Et qui ont duré tout le dimanche encore. Elle est plus mal en point que juste après l'opération. Elle n'a même pas la force de répondre aux nombreux SMS qu'elle reçoit. Je jongle entre l'hôpital, mes garçons, les SMS, les téléphones, le McDo (Beurk, pour moi !)  pour faire plaisir aux gars et pour que je ne me prenne pas la tête à cuisiner. On va faire un truc de mecs l'après-midi avant de retourner à l'hôpital : voir des moto-cross durant 2h de temps avec mes gars. Au soleil. Ca fait du bien. Mais pas le bruit. Ma fille espère rentrer le lendemain. Mais elle a tellement de nausées, et n'a  presque rien mangé de la journée, c'est pas encore sûr. J'espère aussi.
La journée est longue. Elle a la visite de sa tante et de sa cousine. Les seules de la famille qui soient dans le coin ce weekend. C'est très rare ça, et c'est justement ce weekend, que tout cela est arrivé ! Puis les nausées ont été enfin vaincues par un autre genre de médicament.
20h15  mon homme et père de notre fille (!), à peine arrivé de Paris, file la voir un p'tit moment à l'hôpital ! Il se sent rasséréné. Apaisé.
Lundi 
7h15 bien meilleure nuit pour ma grande, et surtout plus de nausées ! Elle a faim, en a marre d'être couchée ! SMS
7h30  le médecin passe, elle peut rentrer et même se doucher et se laver de haut en bas ! Ouf ! SMS
9h 15 je suis dans la chambre avec ma fille, dernière attente. Je me passe le temps à regarde ses 3 "trous" et à compter les points. Petite visite tout de blanc vêtu de mon frère-voisin-infirmier tout sourire et réjouit déjà d'enlever les points à ma fille dans 10 jours.
10h  départ ! Le lit est vide à l'hôpital ! YESS ! SMS
Elle est encore flagada. Mais le moral est là. 7 points de suture. A 3 endroits différents. 3 points à l'incision faite pour faire passer la caméra(c'est grand une caméra).Vers le nombril. Souvenirs durables de ce weekend hors du commun. Elle a retrouvé avec joie sa chambre, son netbook, ses habitudes et surtout son chat qui lui réclame toutes les 5 minutes à manger.
Et ma facture de natel a explosé.
Et je me dis que c'est fabuleux comme on est gâté dans notre pays... si j'habitais un pays du Tiers-Monde, ma fille en serait morte, de cette appendicite.
Là, j'ai une petite pensée pour tout ceux qui en souffrent, ça m'empêche de culpabiliser en  pensant à la nuit où ma fille a souffert durant laquelle j'ai si bien dormi.

Commentaires

Evi a dit…
Merci Sarah pour ce compte rendu très détaillé. Je constate que tu es une pro du jonglage. Si cela devait m'arriver un jour avec un de mes enfants, je relirai ton rapport pour ne rien oublier ;) On a vraiment un privilège de remettre nos vies entre les mains de Dieu. Merci Seigneur que tout c'est bien passé pour ta fille!
Allison a dit…
Nous sommes si contentes que Léa va mieux! Quel histoire... xoxo

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