Accéder au contenu principal

Une journée en ville !

Voilà plusieurs semaines que je me réjouissais de mercredi passé. J'ai eu bien raison. En fait, on avait prévu avec une amie vivant dans une grande ville helvétique de se voir, profitant de l'absence de presque tous nos enfants  sauf nos aînées (elle en a 4 aussi), et de nos maris pour se voir, se balader en ville, et tchatcher tchatcher entre femmes. Salomé et moi avons pris le train. Sympa le train. Depuis 1 an, je suis fière de posséder l'abo demi-prix, plus la Carte Junior pour nos enfants, ce qui nous permet de voyager pas cher et sans stresssss. Ou presque. Comme vous le verrez plus loin.
DONC, c'est avec joie que Salomé et moi embarquons. Je pense que je vieillis, car c'est bien la première fois que, étant assise dans le sens contraire de la marche du train, je n'ai pu lire mon roman (quelle frustration) car j'avais le mal de mère, euh, de mer, et que j'ai du "faire mon ado" en inaugurant les écouteurs de mon i-phone. Ainsi je pouvais regarder par la fenêtre en écoutant ma musique, dans mon monde, pendant que ma fille était dans le sien (!).
BREF, arrivées à destination, mon amie, que j'appellerai uhm.... disons, Violette (au hasard, vraiment), est venue nous chercher en voiture... A peine ensemble, nous commençons de discuter, sachant que nos heures sont comptées puisque nous avons à peine plus de 6h devant nous. Nous sommes retournées chez elle pour chercher son ado de fille qui finissait de se préparer... "Smack, smack" on s'embrasse, on se salue, et toutes les 4 nous filons en ville. Nous donnons quelques petits sous à nos ados de filles, qu'elles se débrouillent pour manger. Nous les adultes irons de notre côté.Tout en se baladant, nous parlons, discutons, c'est tout juste si on voit les mags.
Bon, faut que je vous explique qu'avec Violette, on s'entend très bien, on a un peu le même genre de vie, vécu les mêmes choses... on se comprend. Vio est généreuse, mais disons qu'elle....réclame son du, et elle n'a pas tort, elle a même tout à y gagner :
1er exemple : Donc, uhm. J'achète un joli cadeau pour tous les futurs anniversaires familiaux qui nous tomberont dessus les prochains mois, et  je ne voulais pas encore le faire emballer car je sais que je vais y ajouter quelque chose. Alors, je dis à la vendeuse, "Non  non, il ne faut pas l'emballer" (ben oui, forcément). Ma p'tite Violette me dit : "Mais demande quand même le papier cadeau." Oui, en fait, elle n'a pas tort, ce cadeau est déjà assez cher ! Ok. "Madame la vendeuse, pouvez-vous me donner le papier quand même ?" Elle me le prépare. Et mon amie lui dit : "Mais vous pouvez peut-être aussi donner le ruban ?" et me regardant : "Comme ça ce sera plus joli quand même non ?" Je ne peux qu'approuver, n'étant pas très douée pour faire les paquets, ça pourrait être une aide précieuse. "Euh, et le p'tit autocollant" qu'elle lui demande "vous pourriez aussi le mettre ?". Du coup la vendeuse a préparé la pochette, a pris du temps pour faire un beau ruban multicolore et l'a collé avec application sur le sachet puis glisse l'article acheté dans la pochette et me demande : "Je vous le ferme ?"   "Euh, non, ce n'est pas nécessaire !" Hi hi hi :-DDD . Bon. Je rigolais bien en sortant du magasin et je commençais vaguement à m'imaginer un post là-dessus !!!
Mais, notre journée n'était pas finie...
2e exemple : Violette (je ne m'habitue pas trop à ce prénom) avait réservé un super p'tit resto sur les hauts de la ville, sur une terrasse, resto assez reconnu, car nous avons dû aller au 2e service à 13h30. Nous avions FAIM. Très faim. Nous demandons une carafe d'eau comme boisson. OK. Puis nous commandons le menu du jour. L'assiette arrive, superbe, bien arrangée, trop beau, ça sent très bon mais.... 1-2-3-4-19 grains de riz. Euh, un peu plus quand même mais franchement pas grand chose. Un p'tit ragoût d'agneau lait de coco-curry. Miam, un vrai repas de femmes. Nous finissons très vite notre assiette.... tout en discutant, bien sûr. Puis nous nous regardons et nous nous disons que nous avons encore très FAIM. Violette : "Euh... tu crois que je peux demander un supplément ?" Moi : "Ecoute, je te paie un dessert en ville ?!"(je visualisais déjà un énorme nid d'abeille à la vanille, ce que je mangeais en Afrique seulement... dans la confiserie française, tu vois où Vio ? J'avais encore franchement très faim !). Bref, on discute quelques minutes, Violette hésite... puis vu que le serveur est en train de prendre nos assiettes, lui demande un peu gênée "Euh, c'est possible d'avoir un p'tit supplément ?" Bon, c'était déjà tout p'tit, alors qu'est-ce que ça allait être ? "Je demande au chef" qu'il répond, pas très très enthousiaste dirons-nous. Dix bonnes minutes après il nous amène sans un mot les services. Puis encore 30 minutes et.... nous recevons une assiette avec le même nombre de grains de riz, à peine moins d'agneau... et nous en dévorons le contenu. Ouf (pour le serveur), nous sommes repues. Je suis un peu mal à l'aise, car moi, j'ai pas du tout l'habitude de réclamer, je suis du style à laisser passer, même si j'ai raison, je me dis donc que je vais lui donner pas mal de pourboire. Nous recevons notre café. Je reçois un normal plutôt que l'expresso demandé. Violette me dit "T'as pas commandé un expresso" ? Je m'empresse de répondre : "Non, ok, ça va pour moi, pas d'souci...". Puis nous préparons les sous pour payer, mettons pas mal de pourboire. Appelons notre cher serveur... qui nous apporte la quittance. Nous regardons... presque 10 frs de plus que prévu.  Le café était normalement compris dans le menu, mais ils l'ont compté en supplément. "Ah, non !" s'écrie Violette. Elle appelle le serveur qui nous demande "Quoi encore ?". Elle lui montre. Il se radoucit : "Ah oui, ok, vous payez juste le menu". On paie puis il nous dit, ironique : "A demain !".
Alors, j'vous dis pas comme on a filé à toute vitesse de la terrasse, en rigolant nerveusement !
 Et tu as bien raison de ne pas te laisser faire, j'ai appris quelque chose !
1. On est allé mangé dans un bon resto et on avait encore faim, donc on réclame...
2. Ils nous facturent des cafés (exprès ?) en trop...et on re-réclame...
On était dans notre bon droit, mais malgré tout nous étions mal à l'aise et pourquoi cela je vous demande ? Grande question !

Violette devait aller récupérer sa p'tite famille, alors c'est vers 16h30, que, frustrées car ayant encore plein plein de choses à nous dire, nous nous sommes dit au revoir. Avec Salomé j'ai encore fait quelques boutiques, puis direction gare... Vio m'avait bien expliqué le chemin. Il restait 20 minutes pour y arriver. Ok, elle m'avait bien dit  de descendre là, puis longer à gauche. Ah, ok, voilà le bâtiment de la gare... non, c'est pas ça. Ah, le voilà, aahhhh, non... Salomé me dit : "Regarde le panneau qui nous indique la direction, c'est par là." OK, on y va. Mais je trouve quand même bizarre qu'on y est toujours pas... et moi, étant stressée, qui n'ai même pas pris le temps de jeter un oeil sur mon i-phone indispensable dans ces cas-là et... en tout temps en fait. Bon, on continue vers l'est. Encore moins de 10 minutes jusqu'au départ. Je demande la route à quelqu'un qui me montre... l'ouest. OK.  "Aïe, on va le manquer !" Elle me dit "Prenez le bus !" QUOI, on est si loin ??? On commence à courir, Salomé court à pieds nus dans les rues interminables, tout à coup, la gare approche (merci la gare pour cette aide précieuse : elle est pas là, pas là, pis tout à coup elle est là, rien compris !). Nous y rentrons, nous courons.... et sommes dans le train 1 minute avant le départ, essoufflées, dégoulinantes, assoiffées, affamées... le sourire jusqu'aux oreilles. Yesss. Le train sans stress... bien sûr, si on trouve la gare !
Merci Vio, pour cette superbe journée, on s'en souviendra ;-)... et on reviendra !
Et sachez que mon amie est formidable, j'ai écrit ce texte avec toute l'affection que j'ai pour elle !

Commentaires

evalor a dit…
Superbe!!! Je vous vois et vous entends!!
Evi a dit…
Merci Sarah pour tes précieuses informations, j'essaierai de m'y souvenir la prochaine fois que je me trouverai dans une situation similaire. Je serais du style à renoncer aux négociations de peur de me ridiculiser, et chaque fois que je ne l'aaurais pas fait je serais finalement frustrée de m'être fait roulée ou d'avoir été trop gênée, timide ou complexée, ne sais-je, pour obtenir ce à quoi j'avais droit. Heureusement que nous avons, et toi et moi, ces copines tenacccccccces nous apprenant le savoir-faire WIN-WIN;)

Posts les plus consultés de ce blog

2e pause...

Encore une pause ... Eh oui... une ENORME page se tourne par chez nous ! Au programme : cartonages, peinturage, dépensage, décapage, triage, choisissage, IKEAge, stressage, déménageage... Bref, vous avez compris ! Donc, en 2012, je mettrai à jour mon blog régulièrement... Mais jusque là, les journées risquent d'être trop courtes... A bientôt !

Lettre d'un Ami

Je t’écris pour te dire à quel point je m’intéresse à toi Et combien je voudrais que tu me connaisses mieux. Quand tu t’es réveillé ce matin, j’ai fait briller un soleil radieux par ta fenêtre. Je voulais attirer ton attention. Tu n’y as pas pris garde. Plus tard, je me suis arrangé pour que tu marches et que tu parles avec quelques amis. Je t’ai baigné de rayons de soleil. J’ai parfumé l’air de douces odeurs naturelles. Tu n’y as pas fait gaffe. Tu ne m’as pas remarqué. Alors, je t’ai appelé en criant dans une tornade. Je t’ai peint un bel arc-en-ciel dans les nuages. Tu m’as jeté un bref regard, mais tu n’as pas fait attention à moi. Ce soir-là, j’ai fait briller des rayons de lune sur ton visage. J’ai fait souffler une brise fraîche pour te détendre et te réconforter. J’ai veillé sur toi pendant ton sommeil. J’ai partagé tes pensées. Tu ne te rendais même pas compte de ma présence. Je t’ai choisi… J’ai un travail particulier pour toi. J’espère que tu me parleras bientôt. C’est moi q...

I-Phi & moi... & mon cochon.

I-Phi & moi, nous sommes in-sé-pa-ra-bles. Notre connivence a été très rapide et totale. Si nous devons nous séparer pour un temps, pour moi, c'est très dur à vivre. Pour lui, je ne sais pas trop... mais quand même, à un moment donné, si je ne m'en occupe pas, il se meurt gentiment... I-Phi ? C'est son petit nom. Le 7e membre de la famille. Avant le chat. Il m'arrive parfois, au cours de la journée, de ne pas savoir où il se cache, et là, je l'appelle : " I-Phi où es-tu ? Ouhouh I-Phi ?" . Bien sûr, je fais un peu la fofolle à ce moment-là (et juste à ce moment-là), mais quand même, il y a toujours une petite inquiétude quelque part en moi. Là, je sais qu'une bonne partie du reste de la famille va se mettre à le chercher avec moi. Ils savent que sans lui, ben, je perds mes moyens. Et tout. On le retrouve parfois à des endroits incongrus... mais toujours à un endroit où je suis passée. La relation avec lui est plus simple pour moi qu'avec les...