La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


lundi 25 avril 2011

Un bonheur de balade. Pour certains.

Ce fut une balade. Une balade dominicale. Euhhh, plutôt vendredicale... Oui, on ne sait plus trop quel jour nous sommes en cette période de fêtes pascales.
Ça aurait dû être juste un p'tit aller-retour à l'étang du coin, car mon fiston voulait voir quels bébêtes il pourrait bien y dégoter pour son étang fabriqué maison.
Alors, nous sommes partis, chaussés de nos chaussures habituelles. C'est-à-dire tongs pour ma grande...Voilà.
Mon homme, pris tout à coup d'une furieuse envie de faire une marche en ce superbe après-midi printanier, a commencé à prendre des chemins de traverse. Imprévus. A ma grande joie. J'aime me promener dans la nature. Par chance ce vendredi-là, pas de sport à la TV qui pourrait l'attirer comme un aimant, du coup, on pouvait "traîner" un peu au milieu de cette végétation verdoyante. Equipée de notre appareil-photos tout neuf, j'en profite pour immortaliser ce superbe décor, ma famille... Enfin j'essaie. Car j'ai une fille particulièrement récalcitrante à cette idée. D'être aplatie. En 2D sur papier.

La balade se transformant en marche, ça devient un peu délicat pour ma grande de prendre des sentiers de forêt en tongs. On s'arrête à chaque biotope "aqueux" pour que mon fiston puisse se mettre en quête de ce qu'il désire. Heureusement que la météo est au sec depuis longtemps, mon homme n'est ainsi pas attiré par la recherche de champignons. Donc, on marche en-sem-ble. Réunis. (j'vous raconte pas les balades en forêt quand il SAIT qu'il y a un champignon quelque part...). 


Pas de sport. Pas de champignon. Rien ne peut m'enlever ma moitié donc. Le rêve.

Instants parfaits, dans cette nature si belle, nous remplissant les oreilles des "glou-glous" des ruisseaux, des chants des oiseaux, du bruissement des feuilles des arbres, des bruits de nos pas assourdis par le parterre feuillu et mousseux... Mais, grâce à nos adorabilissimes bambins, nous réalisons tout de même  que nous ne sommes pas au paradis :  quelques sons en tous genres, assez négatifs dirais-je, proviennent de leur secteur :  ils râlent à cause de ce détour imprévu. L'une déteste marcher et est fatiguée de grimper sur ses sentiers forestiers,  l'un voulait seulement rester vers les étangs, une autre a un téléphone plus qu'important et vital à faire à 15h tapante pour organiser sa soirée avec son amie... Moi, ça ne me touche quasi pas, la nature est trop belle et me remplit les yeux, les oreilles, le nez. Ben ouais. Encore une opportunité, pour parler à mes enfants éblouis du génie créateur de Dieu, de son imagination infinie pour créer toutes ces merveilles... Pas possible que ça soit un  hasard.
Je fais le plein. Le plein de belles choses qui fait du bien.
Tout à coup, ma grande fait quelques pas d'une danse indescriptible et supra-rapide (assez barbare la danse)  accompagnée d'un cri bizarroïde genre cannibale affamé en attente de son plat encore vivant. Elle lève à un rythme effréné ses jambes aux pieds nus chaussés de tongs et avance de 10 mètres d'un coup. Tout ça en 1 seconde. Je n'ai même pas le temps d'imaginer que c'est peut-être de la jubilation face à la splendeur de la nature, car je vois au même moment... un   énorme serpent orvet, gigoter dans tous les sens. Autant apeuré qu'elle, l'animal.
Sa douche avec un scorpion en Afrique avait été plus sereinevoir ici ! 

Moi, je ris. Ben ouais. Elle qui déteste ce genre de bestioles, et qui venait de me dire qu'elle n'imaginait pas se coucher dans le pâturage à cause des insectes présents...

Du coup, mes deux cadets ne râlent plus, oublient leur désir d'arriver à la maison au plus vite, et admirent ce superbe spécimen.  N'étant pas convaincue que ça soit vraiment un orvet (il est vraiment long !), on ne le touche pas, mais on admire sa petite langue, ses ondulations de serpent. J'en profite pour faire une petite théorie à mes deux petits (j'essaie même pas envers ma grande), soulignant le fait que sans ce détour, nous n'aurions pas aperçu cette jolie petite bébête...
Voilà. Mon homme et moi aurions bien voulu prolonger cette balade. Mais nous n'avons pas pris d'eau avec, j'ai des cloques dans mes Converses, et 3 enfants récalcitrants... alors nous prenons la direction de notre chez-nous, non sans, tout de même,  avoir fait un détour chez mes beaux-parents pour leur voler en leur absence une grande bouteille de thé froid et de profiter de leur terrasse quelques instants... Chuuuuut !

jeudi 21 avril 2011

Et si je ne râlais pas...

 Oui, je répète, si je ne m'énervais pas quand...


  • pour la xième fois je déplie une à une ces multiples chaussettes sales et nauséabondes qui attendent avec impatience un lessivage intensif...
  • je vois le désordre des chambres, ou quand, ooooohhhhh, quel bonheur, elles semblent rangées mais le fait d'ouvrir une armoire est un risque énooooorme de se retrouver sous un amas quelconque et d'y mourir étouffée, ou d'avoir une crise cardiaque en voyant euhhhhh... la façon de ranger de mes enfants.
  • pour la 3e fois, je dis de ranger les choses qui traînent dans sa chambre, et que chaque fois on me répond un oui impatient et que c'est toujours pas fait après 2 jours.
  • je ne vois plus mon lavabo qui fut blanc la veille, couvert de dentifrice d'un bleu glacé (un beau bleu tout d'même, il faut le souligner).
  • je suis toutes les 2 minutes dérangées quand je fais mon blog.

Et si je ne désespérais pas quand...

  • encore une fois, je dois réfléchir à une idée de menu, et quand il ne reçoit pas l'accueil escompté.
  • après avoir passé l'aspirateur, rageusement je retrouve quelques heures plus tard de la poussière et d'autres bizarreries partout.
  • je dois à nouveau nettoyer le vomi de notre Coquine de chatte.
  • les vêtements de mes enfants sont devenus trop p'tits (c'est plutôt nos chérubins qui deviennent trop grands, non ? Pourquoi alors on dit le contraire,  j'vous l'demande ?)
  • le jambon prévu pour le souper a mystérieusement disparu du frigo et je trouverai le coupable.
  • mon chocolat préféré que je me réjouissais de déguster s'est, lui aussi, étrangement volatilisé. Difficile là, par contre, d'en trouver le principal responsable.

Et si je ne poussais pas un grooos soupir exaspéré quand

  • les feuilles de mon p'tit coin de jardin doivent être ramassées tous les jours.
  • je vois l'état de ma terrasse durant les vacances de mes enfants.
  • les vélos et autres engins à roues encombrent notre coin à manger extérieur que j'essaie de faire joli.
  • encore une fois le frigo est désespérément vide.
  • et la poubelle remplie.
  • quand le téléphone sonne au mauvais moment.

Et si je n'étais pas agacée quand...

  • mon Mac ne fonctionne pas comme je veux.
  • mon aspirateur est à nouveau plein.
  • mon homme ronfle.
  • je ne comprends pas ce problème de math de 4e année.
  • mes enfants me réclament quotidiennement des glaces.
                  (la liste ci-dessus, n'est pas exhaustive, vous les mamans, vous vous en doutez bien j'en suis sûre)

ET SI JE ME SOUVENAIS PLUTÔT POURQUOI JE VIS CES MOMENTS D'EXASPÉRATION ?

Eh ben... ça arrive parce que...

J'ai un mari... un super mari. Mais même un super mari parfois c'est pas parfait, et parfois ça peut énerver (si si, j'vous promets !). Souvent angoissé par le frigo vide, ronfleur à ses heures.  Ça mange pas mal aussi un homme (le mien en tout cas). Et oui, il m'arrive même de nettoyer ses sous-vêtements... et parfois il ne comprend rien à rien à moi. Pourtant, une femme, ça m'parait simple non ? Mais c'est mon mari, et je ne le lâcherai pas. Na.
Un étang fait maison ! Génial, non ?
J'ai des chouettes enfants, j'en ai toujours voulu. Plein même. Et ça fait des conflits, ça donne du travail, ça fait de la poussière, ça salit des chaussettes... ça grandit, ça coûte, ça prend de la place, ça ne fait pas toujours ce qu'on veut... mais je serais la plus malheureuse si j'en avais pas.
On a les vacances, et mes enfants jouent trop bien... Sur ma terrasse décorée à mon goût. Avant. J'ai toujours voulu des enfants qui sont moins sur les écrans que leur maman (!). Et yessss ils ont fabriqué un super étang de leurs mains pour des têtards et tritons... que nous relâcherons dans la nature. Et oui, en général, des enfants qui ne jouent pas derrière les écrans, ça fait du désordre. Ma terrasse est pleine de clous, plastiques, seaux... Customisée à leur goût. Mouais.
Il fait beau et chaud pour la saison et j'aime ça. Les glaces sont donc le hit des quatre heures. Voulues quotidiennement mais pas eues quotidiennement. Donc je deviens méchante à leurs yeux dès que je la leur refuse. Et les feuilles de ma charmille n'ont pas été humidifiées par la pluie alors je les retrouve même dans mon salon. Car nous avons la porte-fenêtre ouverte.... qui donne sur la terrasse qui donne sur la charmille... mais j'aime avoir les fenêtres ouvertes.
J'ai un super ordinateur. Quelle chance non ? Alors, si parfois ça beugue... c'est mieux que de ne rien avoir. Non ? Et franchement, il est trop bien mon Mac. Maintenant qu'on s'est adopté mutuellement, c'est top.
On a une terrasse à notre appartement.  J'aime avoir un coin de jardin. Et ben voilà, terrasse = travail. Jardin = travail. C'est comme ça. Point.
J'ai des amies, de la famille. Wouah, trop d'chance ! Tellement de gens sont seuls dans ce monde ! Alors, ben oui. Le téléphone peut sonner quand je n'y étais pas préparée, au milieu de mon stress quotidien, ou de mon oasis de paix tant attendue. Ben ouais.
J'ai une chatte très sympa. Elle a 10 ans, et franchement, ça serait très triste si elle n'était plus là. Elle nous fait encore rire. Alors, si parfois elle ne veut pas manger ce que je lui donne, ou si, affamée, elle se jette sur sa nourriture préférée et vomit... ben. On assume quoi. Ou plutôt J'assume. Je dis bien J'.
On est dans un pays super développé (bon, sur certains points on se demande, mais bon) avec des écoles de bonne qualité, de la nourriture, des vêtements en abondance... on a TROP de tout.  TROP TROP TROP... VRAIMENT TROP. On a beau le savoir, on y plonge en plein dedans... humains que nous sommes.
Et gravissime, j'oubliais, j'ai un as-pi-ra-teur ! No comment. The top of the top ! In-dis-pen-sa-bil-lis-si-me. Normal que je doive le vider de temps en temps non ?
 PARDON SEIGNEUR POUR TOUTES MES ATTITUDES DE PRO DE GRINCHEUSE MASTERISEE
ET MERCI POUR TOUTES TES BÉNÉDICTIONS QUE JE NE MÉRITE PAS !
Et oui, me connaissant, je sais que je vais encore râler... car je suis "bêtement" humaine. Moi.
Mais allez, je continuerai de faire des efforts pour toujours me réjouir de ce que j'ai.
Et Dieu sait de quoi je suis faite, que je ne suis pas parfaite. 
Merci à Lui de m'accepter et de m'aimer telle que je suis.

jeudi 14 avril 2011

Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ?

Voilà voilà. C'est l'printemps. Et c'est dimanche. Enfin, non, pas aujourd'hui, mais imaginons que c'est dimanche. Dimanche passé par exemple. Il fait super beau. Ils annoncent du chaud. J'ai même une bonne demi-heure d'avance et de caaaaaaalme avant de partir au culte (où tout le reste de la famille y est déjà pour des répétitions). Je peux donc réfléchir à cette question existentielle : qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ? Je suis zen. J'ai l'temps. Chouette.
Voilà que tout l'hiver, j'ai mis des jeans. La semaine, comme le dimanche. Un jour par semaine, j'essaie d'endimancher tout ça  en mettant un accessoire en plus : collier ou foulard. C'est tout. Je m'habille en général plutôt "sport", donc c'est exceptionnel que je me retrouve en robe et bas (que c'est désagréable en plus ces machins qui démangent, j'comprends qu'les hommes n'en mettent pas... oui ? Bon ! J'préfère aussi en fait... rien que d'imaginer mon homme... euhhhhhhh. BREF).
Et jamais, jamais, j'ai mis des talons. J'aurais l'air d'une cruche, d'une vraie. De cruche. Vous avez déjà vu une cruche en talons vous ? En fait ? 
Bref, vous me verriez dans le prochain vidéo-gag : 
1. même sans marcher, je ne tiendrais pas en équilibre, les gens croiraient en me voyant que je suis sur le toit d'une voiture de course de rallye sur les routes jurassiennes lors du sprint (?) final...  (si, si, je le sais, j'ai une fois essayé des hauts talons dans un magasin de chaussures avec mon ado de fille)
2. j'aurais l'air d'un échassier dès que je commencerais à me déplacer. Même si je m'y mets avec beaucoup de conviction. Très vite, je ferais office de paillasson ou je me retrouverais aux urgences avec la foulure du siècle ! Au moins.
Donc, un article à talon, j'ai pas. Impossible. 
Mais. J'ai une paire de chaussures un peu plus classique à mettre avec des jupes d'été en... jeans, ou des bottes à mettre en hiver et entre-saisons avec des jeans, et éventuellement, si j'ai assez d'énergie et que j'ai ma p'tite crise masochiste de l'année, avec une robe et des bas (ça m'est arrivé une fois cette hiver, et ma maman a réussi à renverser sur ma robe son jus de tomates... mais non, je ne t'en veux plus, va).
Bref, le dimanche, j'essaie de faire un effort. Et ce dernier dimanche tout particulièrement. Premier dimanche à la météo printanière. Oui, dimanche, je le répète au cas où vous ne savez pas de quel jour je parle. On n'sait jamais. Donc c'était dimanche. Avant d'aller au culte où j'aime aller. Si si c'est vrai.
Grande décision prise avec conviction ce matin-là : "Allez, à bas les jeans pour cette fois ! J'adooooore mon pantalon-sarouel noir, je mets ça." Je suis assez contente du résultat et réalise tout à coup que je dois porter des tongs avec ça.... et je n'en ai plus, ils ont fini leur vie cette année en Afrique. En plus, avec 10°C à cette heure-ci, même si j'en avais, je me gèlerais les orteils. Frileuse que je suis. Moi.
Si mes enfants avaient ça sur leur lit...
Donc, je le retire avec regret... Jupe, pantalon, pull, t-shirt, je sors les choses de mon armoire les unes après les autres, les enfile, me regarde dans la glace avec une moue, j'vous dis pas. J'essaie autre chose, et recommence de plus belle : sortir, enlever, enfiler, miroir, secouage de tête négatif, bouche à l'envers, fumée qui sort des oreilles et du nez, enlever, réflexion, sortir.... et sur mon lit s'entassent mes vêtements, un vrai fouillis. Comme dans la partie de mon cerveau faite pour ça. 
Après 20 minutes d'efforts intensifs, cérébral et physique (j'vous dis pas les mouvements qu'on doit faire pour essayer tout ça, pour moi qui ne suis pas sportive...), je commence d'être réellement désespérée... 
Je n'ai RIEN, RIEN à me METTRE !!!
  (va donc faire un tour chez.... vous vous souvenez d'la pub ? Les vieilles comme moi peut-être ? Mais ça résout pas mon problème présent) 
PFFFFFFF ! 
Bon. Le temps presse, je suis en retard. Plus l'temps. Je mettrai ce jeans, ce t-shirt, et ces p'tits souliers.  Encore le choix de la veste (que j'ai très mal choisie, car j'ai eu trop chaud avec, ça j'vous dis, surtout que j'ai dû marcher trèèèèès vite pour arriver à l'heure)
Tout en m'habillant en 4e vitesse, je note tout ce qu'il me manque pour chaque tenue : soit une paire de tong, soit un p'tit haut, soit une robe avec manches à mettre sur des leggins... 
Alors me revoilà, comme chaque dimanche... en jeans. J'ai même pas eu le temps d'accessoiriser tout ça.
Même pas eu le temps de ranger le tas d'habits sur notre lit. Noirs et gris les habits. J'ai eu ma période brune-beige-kaki. Maintenant j'ai changé. Mais toujours avec une pointe d'orange quelque part : bracelet, montre, bague. Ouais, j'sais pas pourquoi j'vous dis ça. Pour vous convaincre que j'fais un effort ?
Désespérée, que je suis. Comment elles font celles qui sont toujours tirées à quatre épingles ? Toute chou ? Chaque jour autre chose de superbe ? Moi, chaque fois je retombe dans les mêmes couleurs... les mêmes matières... tout ce qui est confortable, où je suis à l'aise dedans... RE-PFFFFFFF.
Avec un leggins, ça devrait faire l'affaire !
Pas d'froufrous pour moi, j'ai l'air euhhh... bizarre avec. Comment vous expliquer. Un peu comme si vous voyez un chat à plumes. Oui, c'est ça. Y a un truc qui cloche fortement quoi.
Avec tout ça, j'ai dû retenir un cri en arrivant à l'église, car j'ai pas contrôlé le look de mon aîné de fils que j'aime tant, et qui a mis des shorts à carreaux avec une chemise à carreaux... Pas les mêmes, les carreaux. Et c'est justement le jour où mon fils chante au micro !!!
ARGGGGHHHHH ! Bon. On n'm'y reprendra plus. Enfin. J'espère.
Cette semaine j'ai acheté d'urgence 2-3 trucs. Avec peine, et sans grande conviction. Pour que je mette moins de temps le prochain dimanche, que je puisse aussi me concentrer sur l'habillement de mes enfants. Théoriquement je devrais être ok pour cette saison. Théoriquement.
Il me manque encore un jeans. Tiens. J'oubliais.
Si quelqu'un peut m'aider : tien, ça s'écrit avec rien, un t, ou un s à la fin???

vendredi 8 avril 2011

J'veux un lapin !

C'est pas parce qu'on a 10 ans, qu'on est nourrit, logé, blanchi et aimé qu'on ne peut pas avoir un gros gros manque dans sa vie. Énorme même. Un manque poilu qu'on pourrait dire. Ben ouais. Là, je vous parle (encore) de mon cadet de fils et de ses rêves cassés par sa "mère" que je suis.
J'aime les animaux, sans en être complètement gaga quand même. Il y a 2 ans, nous nous sommes séparés après maintes réflexions d'une lapine naine bélier très sympa que nous avions depuis 2 ans. Nous l'avons "abandonnée" dans un magasin d'animaux qui lui a retrouvé une bonne famille (selon leurs dires), où il allait enfin vivre avec un ami du même genre animalier. Elle s'appelait Titoune. Était vénérée par mon fiston. 
Chaque jour, on la mettait en liberté une bonne heure dans l'appartement, et elle n'attendait que le moment où notre porte de la terrasse s'ouvre enfin, pour filer dehors... Heu-reu-se qu'elle était notre Titoune ! Car dans sa cage, elle devenait gaga, rongeait les barreaux, elle avait besoin de liberté ! Comme je la comprends ! 
MAIS. Elle ne réalisait pas vraiment, elle, allant d'une dent-de-lion à une fleur autour de notre immeuble ou de l'autre côté de la rue goudronnée, le danger qu'elle courait  : les renards affamés si elle n'était pas dedans pour la nuit, les voitures (les conducteurs ne se sont pas privés de téléphoner fâchés à nos voisins pour leur dire que leur lapin risquait de provoquer un accident  ! J'ai pas dit que c'était l'nôtre à ces conducteurs... merci les voisins de nous avoir couverts ;-)), les voleurs de lapins et le temps et l'énergie qu'il nous fallait quotidiennement à plusieurs, pour la ramener dans sa douce et étroite et malodorante demeure. 
Expérience faite, je peux vous dire sans hésiter que c'est beau un lapin qui court en liberté, adorable, mais in-cre-va-ble aussi. 
Vous avez compris, j'en ai eu marre. Marre de cette grande cage qui puait vite et encombrait notre appartement en hiver, marre de lui courir après chaque soir, armée d'un bâton non pour le taper (quand même, qu'imaginez-vous ?), mais pour lui montrer le chemin du bercail (qu'elle connaissait parfaitement, mais elle le prenait quand elle le voulait !). Bon, je dois avouer que, quand me revient l'image de 3 membres de notre famille pestant et courant après un lapin dans tous les coins du quartier pendant 15-30 minutes chaque soir, je rigole intérieurement. 
Voilà. Bien que je l'ai averti du fait que nous allions la redonner, le jour où Nathan est rentré de l'école sans trouver sa Titoune a été terrible. 1 an après, il avait encore des coups de blues et en pleurait parfois. Et depuis, il nous réclame régulièrement un lapin. Et je dis non, toujours non.  Cela me fait mal au coeur de le voir si triste... mais, chez nous, là, maintenant, c'est pas possible.
Ces derniers mois, ça a recommencé de plus belle. La lapine naine de son copain ayant mis bas deux petits. J'aimerais tant pouvoir craquer et lui dire oui. SI on pouvait mettre un grand enclos autour de chez nous, SI on avait pas cette grande cage en hiver dans notre appartement SI... mon fiston avait assez de sous pour financer tout ça... (quand même)
le mot "mère" m'a fait rire mais m'inquiète aussi
Ses adorables petits boules de poils ont malheureusement grandi et ont eu l'âge d'être donnés...
  • Voilà pourquoi en deux semaines j'ai reçu :

- 4-5 bouquets de fleurs de Nathan
- plusieurs mails désespérés de Nathan
- des lettres de Nathan
  • Voilà pourquoi depuis quelques semaines dans la chambre de mon fils :

- des dessins de lapins jonchaient le sol
- une feuille A4 a été affichée à sa fenêtre avec texte à l'extérieur : Je cherche lapin & notre numéro de     téléphone
  • Voilà pourquoi ces derniers temps ça me fait mal au coeur de ne pas pouvoir accomplir ses désirs... vous comprenez, là, vous les mamans ?
  • Voilà pourquoi ces dernières semaines j'essaie de le faire rire ainsi (ça marche franchement pas toujours je dois l'avouer) :
Nathan, accablé : "Maman, pour mes bonnes notes, je peux avoir un lapin ?"
Moi : "Mais bien sûr mon fils, au chocolat blanc ou au chocolat noir ?"

Oui, je sais, je suis infecte, sans coeur, horrible. 
Il faut quand même que je vous explique le topo : à force de lui dire qu'un NON est un NON depuis des années, et que ça ne marche pas, et qu'il revient à la charge, je ne sais plus quoi faire...  Là, je deviens un peu usée quoi. 
J'ai beau aussi lui expliquer que j'aimerais tellement lui faire ce plaisir, mais que pour le moment c'est non, j'ai beau lui dire que quand il sera adulte, il fera ce qu'il veut (je crois qu'il n'arrive pas à s'imaginer adulte)... PFFFFFF.
Et l'humour cache mon désespoir de le voir si désespéré et m'empêche aussi de m'é-ner-ver ! (si si, ça pourrait éventuellement m'arriver je le sens)
Voilà, depuis 2 jours, les adorables lapins de son copain ont trouvé preneur, donc il me semble qu'il se calme un peu. Mais pour combien de temps ?
Et moi, dans ma tête, j'essaie de trouver une solution... mais pour le moment j'en vois pas. 
La meilleure est que mon fiston accepte cet état de fait. Une fois pour toute. 
Le problème, c'est qu'il a une tête dure. Comme celle de sa mère. Qui va gagner ? 
(j'ai une faiblesse, j'aime bien les lapins et pas seulement ceux en chocolat, il doit la sentir, cette faiblesse, c'est pour ça qu'il ne lâche pas)
Suspense donc, pour le moment, c'est moi qui ai le dessus ! Yesss ! On verra la suite au prochain round !
Et je me dis que c'est comme ça qu'on grandit, quand on n'a pas toujours ce qu'on veut.
Mais c'est trop duuuuur pour tous les deux !!!
Ah... et si vous croisez mon fiston, je vous en serez reconnaissante de veiller à ne pas mettre le mot "lapin" dans vos phrases... à moins qu'il ne soit venu de lui-même sur le sujet...
(lapin en chocolat ? interdit. le pain ? très risqué)

Des zéros et des uns

Vous rappelez-vous vos premiers étonnements d'écoliers ou d'écolières aux prises avec les mystères du calcul ? Il y a une opération qui m'émerveillait, comme une jonglerie magique. C'est l'histoire du "1" et des "0"... Vous pouvez aligner des zéros autant que vous voulez, ça fait toujours zéro, qu'il y en ait un, dix ou cent : toujours zéro. Mais prenez votre série de "0", et ajoutez "1" devant : d'un seul coup, ça vous fait un million, un milliard.... Il faut et il suffit que vous placiez le "1" en tête et qu'il prenne en charge, pour ainsi dire, tous les "0", pour que tous ces "0" sans valeur vous donnent tout à coup des sommes colossales !

Eh bien, voyez-vous, nous avons là une image - une parabole, comme dirait la Bible. Les "0", ce sont nos efforts, nos luttes, nos bonnes dispositions, nos aspirations, nos projets, nos résolutions. Nous avons beau les accumuler, nous échouons toujours avant d'atteindre le but véritable. Dans la balance de Dieu, c'est toujours "0". Mais le "1" qui peut tout transformer, c'est Jésus-Christ, le libérateur venu de Dieu. Sa Présence peut d'un seul coup remplir le vide de notre vie et la faire déborder.
Mais attention ! Il faut qu'il soit en tête - alors tout est changé. Si on le met à la dernière place, c'est comme s'il n'y avait rien. Il faut qu'il puisse prendre en charge tous les "0" ! Ne vous contentez pas de le regarder de loin !
Confiez-lui votre vie.
Laissez-vous transformer par sa Parole.
                                                                                                                                     Henri Blocher