La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 23 avril 2016

Prendre de l'âge


Signification : subir les effets de la vieillesse
C'est à chaque anniversaire que l'on prend de l'âge. Le temps passant, le poids des années se fait sentir. L'expression est souvent utilisée lorsque la vieillesse est visible ou que l'on constate une certaine maturité chez le sujet. www.linternaute.com

C'est une période où je suis entourée de personnes qui prennent de l'âge. Vous me direz qu'on en prend tous à chaque seconde et vous avez bien raison. Mais elles ont l'impression de faire un grand saut dans l'âge suivant. Dans l'âge mûr. Subitement 30 ans. 40 ans. Aïe. Cela peut faire mal.
Mal de réaliser qu'on n'arrive pas à freiner le temps qui passe. Que le temps s'écoule inexorablement. Nonchalamment. Sans une once de compassion pour nous qui en subissons les effets. Cette année je me retrouverai pile entre 40 et 50 ans. Curieusement je choisi 40 ans. Ah non, on peut pas ?

Voilà que depuis peu je me suis faite à l'idée que je devais commencer de prendre soin de mon squelette et de tout ce qui l'aide à se mouvoir et à le tenir ensemble : tendons, peau et surtout muscles. Et essayer d'attaquer cette graisse qui commence à s'amasser là où je ne veux pas (pourquoi mais pourquoi on ne nous laisse pas choisir ? C'est notre corps après tout, m'enfin ?). 
Oui, mon corps aussi commence à s'empâter, se flétrir, coincer et parfois me faire mal. Et ce n'est que le début.
Voilà que j'ai commencé de la gym toute douce (qu'on dit !), du Pilates. 
Me voilà donc à essayer de faire des mouvements étranges que je n'ai jamais fait de mon vivant (en tout cas pas en faisant mes courses). Me tordant dans tous les sens. Me mettant en boule et me laissant rouler sur le dos. Me traînant par terre en m'étirant au maximum. Je me chens sens un peu ça chat. Me voilà à décoincer mes omoplates. Et surtout à contracter mes abdos que j'ignorais avoir encore. Maintenant je sais que j'en ai. Depuis des jours. Heureusement, la gym, c'est qu'une heure par semaine. Car après, il faut s'en remettre !
Mon Chahamoi hésite entre me montrer des étirements, ou faire la sieste.
Mon squelette craque. Mes muscles se détendent. Mes articulations dérouillent. Et mes abdos Ohhhh espoir suprême !, mes abdos commencent peut-être à faire fondre un chouia la fameuse bouée nommée "Baby Speck". Peut-être.
Mon corps me lâche en douceur pour que je ne le réalise pas, le coquin -tel une grenouille dans l'eau de plus en plus chaude qui ne saisit pas que dans les minutes qui suivent, elle sera cuite. Mais j'essaie tout de même un peu de freiner les dégâts. Et c'est très chouette de faire chat. Dommage qu'on zappe le mode sieste.
J'essaie même ohhh ! surprise-de-moi ! depuis 6 jours d'arrêter de grignoter et de ne plus me servir une deuxième fois lors des repas. Un combat commence. Contre mon estomac qui crie famine. Contre le chocolat qui me fait les yeux doux. Et les cookies, et la pâte, et... le chocolat.

Et quand la faim commence à me tenailler. Je mange une pomme, m'éloigne du frigo et prie pour tous les sujets qui me viennent à l'esprit. Et il y en a. Ça me change les idées. Ça remplit le vide en moi. Et c'est utile.

Voilà. Oui. Moi aussi je prends de l'âge. Y a pas que vous, les 30 ou 40 ans. Y a même Monpapaamoi qui frôle les 70 ans et la perfection (intérieure, la perfection) en même temps (il comprendra, il comprendra).


Comme dit l'autre : Vieillir c’est embêtant mais c’est la seule façon de vivre longtemps.

Le petit mot spi :
Incroyable comme la Bible est toujours actuelle : 

Voilà mon verset préféré sur le sujet :
Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jourEn effet, nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent. Et nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les réalités encore invisibles. Car les réalités visibles ne durent qu’un temps, mais les invisibles demeureront éternellement.

Et celui-ci qui remet les pendules à l'heure : 
Entraîne-toi plutôt à rester attaché à Dieu. L’exercice physique a son utilité, certes, mais celle-ci est limitée. L’attachement à Dieu, lui, est utile à tout puisqu’il possède la promesse de la vie pour le présent et pour l’avenir. C’est là une parole certaine et qui mérite d’être reçue sans réserve.

jeudi 14 avril 2016

Quand on se retrouve à deux...

...ou trucs et astuces pour réapprendre à se connaître et à se (re)découvrir.

Les Zenfants grandissant nous nous retrouvons de plus en plus souvent seuls... à deux. Nous voilà donc seuls une soirée, ou une journée ou un week-end ou même parfois une semaine. Comme des vieux. Qu'on dit. Nous sommes peut-être pas seulement comme des vieux, mais réellement des vieux. Il faut juste qu'on s'habitue à l'idée.

Nous nous retrouvons donc seuls. 
Et après avoir vécu des années et des années avec toutes nos minutes et notre totale énergie et attention tournées vers nos Zenfantszadorés, c'est pas toujours simple de se retrouver entre 4 yeux et deux cerveaux plus tout jeunes. Il faut apprendre à se reconnecter. À se remettre en Bluetooth. Vaut mieux car on pourrait vivre, selon les statistiques, encore 40 ans ensemble. Ou même plus.
Bon il y a plus de 22 ans on n'était pas en Bluetooth car ça n'existait pas. 
On était juste aimanté, qu'on pourrait dire. 
Ok. Bon.

Si nous restons dans notre (sweet si sweet) home, il n'y a pas trop de soucis. Car nous apprécions  discuter sans être interrompu, ou sans devoir élever la voix pour recouvrir les rifs de guitare de Fiston 1er. Puis, quand nous avons échangé diverses nouvelles, nous vaquons à nos occupations : lecture, jardinage pour elle. Match de foot (ou tennis ou cyclisme ou...) à la TV et un peu beaucoup de boulot (pour le boulot) pour lui. Et par temps clément nous allons nous balader à deux. Main dans la main. Comme dans le temps. 
Ils nous arrivent aussi de sortir au resto. D'aller au cinéma. Ou de partir une journée faire une marche. 
Lors d'une marche à deux.
Ou bien une-deux fois par an s'en aller au loin pour un week-end ou une semaine. Un luxe.
Et là nous sommes des heures en voiture. À deux. Sans pouvoir nous occuper autrement qu'à regarder le paysage ou sa moitié. 
Et à discuter de notre quadruple descendance. Heureusement qu'on a explosé la moyenne helvétique car ça prend un certain temps pour en faire le tour. Puis discuter de nos vies persos. Puis quand on commence à parler de la météo.... Tadam !

A ce moment-là, mon Nommamoi  est  sur le qui-vive : "Mais qu'est-ce que Mafamamoi va encore trouver pour nous occuper ?"... 
Je sors de mon sac à malice... Mes outils anti-onsaitplusquoisedire !!!
Soit un livre. Sur le mariage de préférence. Je lis un chapitre et on répond aux questions à la fin de chaque chapitre ou simplement des questions que j'ai trouvées quelque part. 
Je garde toujours en réserve par chez moi quelques trucs et astuces pour ces occasions-là.

Et dernièrement j'ai trouvé la perle pas si rare en me baladant sur la toile : la potion magique pour retomber amoureux comme au premier jour (si si, le revoir parfait tellement beau et avec un humour incroyable, c'est possible !). 

C'est : 36 questions pour (re)tomber amoureux. (fastoche à trouver sur google)
Apparemment certains disent qu'il faut une heure pour y répondre (!), mais sur le site où je les ai trouvées,  ils ont mit 5h pour arriver à la question 15.  Donc y en a pour un moment.  Et en plus à la fin, c'est l'amour fou (presque) garanti !
Cela passe de : Aimeriez vous être célèbre et de quelle manière (2) ? A Comment définiriez vous votre relation avec votre mère (24) ? En passant par Y a-t-il quelque chose que vous rêvez de faire depuis longtemps (14) ?, (une p'tite aide pour les hommes qui liraient ce post, la réponse est : vous embrasser mon amour...)... Et par Dites à votre interlocuteur ce que vous appréciez chez lui (28) et Quelle serait la personne de votre famille dont la mort vous perturberait le plus (35)?...
Cela vous titille n'est-ce pas ? 

Voilà. Donc nous avons démarré les premières questions lors d'un voyage en voiture de 2 heures, après avoir discuté de tout puis... de la météo. Pour m'occuper je me suis retenue de chanter à tue-tête et de danser, car mon Nommamoi n'apprécierait pas forcément mon spectacle plus de 10 secondes. Nous avons donc déjà répondu aux 4 premières et j'ai déjà trouvé génial. Nous avons parlé de choses que nous n'avons jamais abordées et les réponses de mon Nommamoi m'ont déjà fait tout chaud au cœur. Nos échanges ont déjà porté du fruit. C'est sûr. 

Lorsque nous aurons fini, on se remarie !

A ses yeux je serai j'espère à nouveau une femme parfaite calme et discrète (sans "Baby Speck"* et portant du 36), et lui sera à nouveau cet homme sportif tout en muscle à la chevelure abondante, sans une once de graisse, toujours gai et plein d'un humour incroyable. Yehhh. 
Non. Ce sera encore mieux. S'accepter, se respecter et s'aimer tels que nous sommes malgré nos imperfections, nos cerveaux vieillissants et nos agacements, sans oublier les qualités de l'un et de l'autre tout de même.

Allez. J'vous laisse. J'vais vers mon Nommamoi. 

* Le "Baby Speck" est une expression volée à une amie qui désigne la bouée autour de la taille qui nous reste après la naissance de nos bébés et qui grandit au fil des années et de la quantité de chocolat ingurgitée. 

PS : pour la suite,  j'ai déjà un livre incroyable à lire lors de nos futurs trajets à deux : "Toi et moi pour toujours" de Francis Chan (le mariage à la lumière de l'éternité). 

samedi 9 avril 2016

Du rire aux larmes

Il y a des périodes comme ça.
Où mes larmes de tristesse et de crainte côtoient mes larmes de reconnaissance et de joie !

  • Le bonheur de voir la santé et le moral de Fiston 1er au beau fixe, le voir motivé pour les études, le voir accomplir ses rêves, après 2 années difficiles où on ne voyait pas le bout.
  • La tristesse et la crainte face aux mauvaises nouvelles du monde, au désespoir des migrants, aux attentats et aux malheurs autour de nous. 
  • La satisfaction au travail, dans les relations avec mes collègues, les patients.
  • La peine que certaines connaissances arrivent au bout de leur parcours sur terre, ou souffrent de maladies ou de terribles histoires de vie.
  • L'heureuse surprise de voir Manana 2e acceptée dans l'école tant espérée, après avoir cru que c'était raté ! Une place s'est libérée. Reconnaissance.
  • Le manque, l'ennui qui devient plus fort, de Manana 1ère qui est partie vivre au loin voilà plus d'un an et demi. 
  • L'impatience joyeuse d'imaginer son retour définitif dans 6 mois
  • mais un peu de souci face aux difficultés de sa réintégration dans notre Helvétie gâtée au rythme fou.
  • Se réjouir de trouver de petites merveilles de déco pour mon jardin, petites joies bien éphémères, superficielles mais bien réelles. Qui ME font du bien si si si si si si
  • Le plaisir d'entendre un chant entraînant, qui fait envie de danser, même en conduisant.
  • Et se rappeler tout à coup, là au milieu, que Manana 1ère ne vit pas dans un pays facile, ni dans une ville facile, visée par plusieurs attentats ces derniers mois. Crainte.
  • Puis se redire que Dieu tient tout dans Sa main. Chanter dans la voiture à tue-tête (je suis SEULE dans la voiture... quand je danse aussi... et je ne lâche pas le volant)
  • Le délice du printemps, des fleurs, des bourgeons prêts à éclore, des chants des oiseaux. Espoir. 
  • La crainte de voir son mari écrasé par son travail, essayer de le forcer à se reposer, et ne pas y arriver car il peut pas. Boulot boulot.
  • Mais reconnaissance infinie qu'il ait un bon job qui lui plaît.
  • Le bonheur de se rappeler que Manana 1ère va venir nous faire une visite express de quelques jours, 
  • et la tristesse déjà de la voir repartir. Imaginer pouvoir la séquestrer quelque part. Monter un plan à plusieurs. Surtout garder cela secret. Pour la garder dans notre douce Helvétie, près de ceux qui l'aiment le plus. Et qui n'en peuvent plus de l'attendre. (moui, mon amour maternel frise l'égoïsme)
  • La contentement de voir mes deux petiots finir leur école obligatoire dans 3 mois. Fière.
  • ...et la (presque) tristesse de penser que dès août je serai bien souvent seule à midi.
  • mais l'incommensurable allégresse à l'idée que mon home se salira donc moins rapidement (non, je n'ai pas oublié un m, je parle bien de mon foyer)
  • et bla-bla-bli et bla-bla-bla
Oui, période intense en émotion en tout genre. Les larmes ça mouille. Je bois donc beaucoup. 

C'est une période où j'envie les humaines moins sensibles que moi... 
mais je suis ainsi faite et pis j'dois faire avec.

Et apprendre, apprendre comme jamais auparavant à ...ne pas m'inquiéter du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6 : 34

Le p'tit mot spi :

La vie est faite de peines et de joies. Et c'est pas nouveau.

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel : un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire,un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. 

Dans toutes mes craintes, dans toutes mes tristesses, le Seigneur me parle par Sa Parole. Nous ne comprenons de loin pas tout. Impossible. Nous ne sommes qu'humains ! Mais quelle joie et consolation de savoir que la fin de notre vie sur cette terre n'est pas la fin. Mais le début d'une vie plus belle. Difficile de se l'imaginer, tel l'enfant dans le ventre de sa mère de s'imaginer la vie à l'air libre ! Mais tel ce bébé par encore né sent les mouvements et entend la voix de sa maman, tels nous, admirant la Création, expérimentant comme le hasarD parfois fait bien les choses, nous pouvons décider d'y croire... et quand vous aurez décidé d'y croire, vous aurez la conviction que c'est vrai ! (disons que c'est "magique", et c'est vrai !)
Je suis tellement reconnaissante d'avoir cette espérance !

Dieu est mon Sauveur. Je serai plein de confiance et je n’aurai plus peur, car l'Eternel, oui, l'Eternel est ma force et le sujet de mes louanges. C'est lui qui m'a sauvé. 

vendredi 1 avril 2016

Sale-propre-sale-propre-sale...

Eternel recommencement.

Mes Zenfants sont en camp. Pour monter une comédie musicale. Yehhh. Mon Nommamoi travaille.
C'est le printemps. Alors j'attaque.
Après avoir fait ma putze habituelle, et pendant que la machine à laver tourne,  j'attaque, armée de mes torchons, de mon aspirateur, et de mon énergie printanière, les trois chambres de mes trois Zenfants.
Yehhhhh.
Au son de la musique, je bosse, je sue, je tire les meubles, cerne chaque grain de poussière. Chaque miette, chaque papier d'emballage (divers et imprévus), chaque chaussette en boule, chaque reste de nourriture dans les tiroirs. Les vêtements sont triés, pliés, rangés. 
Mon travail est entrecoupé d'onomatopées diverses : Ahhhhh... Ohhhhhh... Grrrrrr... C'est pas vrai... Arghhhhh...
Heureusement que je suis seule. 
Un panier par chambre se rempli de diverses choses à trier avec mes Zenfants à leur retour.  Les "zabipeutètropetizoutrotroués" et les "pourquoitugardeça" s'amoncellent. Ça déborde.
Les chambres vidées de leurs détritus, polichées, draps changés, aérées d'air printanier, panossées, commencent à sentir le frais. 
Cela fait du bien. L'avant-après au niveau visuel et odoriférant est bien présent. 
Les fenêtres et fenêtres de toit sont devenues transparentes. La lumière rentre à flot. 
Les portes sont fermées sur ces antres de propretés. Le chat désemparé se voit interdit formellement d'y rentrer. Et na.
Pendant 3 jours, le niveau de propreté ne change pas. Les toilettes restent propres. Les corridors aussi. Le frigo ne se vide étrangement pas du tout. Seul le chocolat diminue, mais seulement au grès de mes envies à moi. C'est une joie indicible de voir que les fruits de mon travail perdure. Le paradis sur terre.

MAIS, au milieu du camp, mes enfants rentrent pour hum...9h30 de temps. Juste pour une nuit. Après leur premier concert. Sur ces 9h30 ils en dorment 7. Donc, ils sont durant 2h30 en électron libre dans ce paradis sur terre.
Disons qu'en moins de 15 minutes le paradis redevient un sweet home. Ma cuisine est prise d'assaut. La douche aussi. Les toilettes aussi. Les chambres sont retournées, le panier à linge sale déborde et j'entends les Zenfants ronchonner en voyant la corbeille par chambre pleine de matériel à trier. J'entends même dire certains qu'ils ne retrouvent plus rien. Un des trois dit tout de même que wouahh, on voit que tu as nettoyé. Moui. On le sent aussi.
Ils sont repartis. 

La douche est pleine de cheveux. La machine à laver tourne à nouveau. Les lits ne sont pas faits. Le chat a profité d'aller boire dans les toilettes pas fermées par mes soins comme il aime tant le faire (!) et de marquer son passage de ses jolis coussinets sur mon sol carrelé. Mon panier de linge à repasser se remplit.

Eternel recommencement.

L'énergie printanière et l'envie d'en avoir fini une fois pour toute me booste (naïve que je suis), je finis de nettoyer les vitres de toute la maison, d'enlever les toiles d'araignées. L'aspirateur repasse partout. Les lits sont fait. Ma maison rebrille à nouveau. Paradis, le retour. Bienvenue !

Ce matin, au réveil, je vais me promener et humer l'air pur dans la chambre de mes Zenfants (il fait gris dehors...) dans laquelle j'ai pris soin de fermer les stores des fenêtres toute propres. Mais pas ceux des fenêtres de toit. Horreur !
Le sable du Sahara (mais qu'est-ce qu'il vient faire ici déjà ?) a pris soin de recouvrir ces fenêtres si pénibles à nettoyer !

Eternel recommencement. 

Oui. Parfois j'aimerais juste arrêter d'entretenir ma maison. Pour que ma family voie réellement ce que je fais. Il suffirait d'une semaine maximum pour qu'ils crient "au secours" :
- Où t'es, maman où t'es ? Où, t'es où, t'es où, maman où t'es ?

Le p'tit mot spi :

Et Dieu dans tout ça ? Il m'aide à ne pas m'énerver, ou à demander pardon si j'ai dérapé. Il me rappelle de me réjouir d'avoir quatre enfants géniaux. Et de mettre la priorité non dans ma maison propre et nickel, mais dans la relation avec mes enfants. Parfois c'est un challenge. Ne pas perturber la relation à cause de la propreté exigée. Accepter que ma maison ne soit pas aussi propre et rangée que dans les magazines de déco. Mais leur apprendre tout de même à en faire un minimum. Tout en douceur. Avec un juste équilibre. C'est tout un art. Très difficile.
Ne faisons-nous pas pareil, nous, en négligeant la superbe terre que Dieu a aménagée juste pour le couronnement de sa création que nous sommes : l'humain ? L'humain, qui a tellement plus de facilité à détruire, à casser, pour sa pomme, que à construire, à prendre soin, pour l'autre. Pour Dieu.
Oui, apprenons à prendre soin de cette merveilleuse terre que Dieu nous a donné. 
Et aussi de ses habitants. 
Et soyons reconnaissants envers Lui, car s'Il ne réparait pas les pots cassés dernière nous, elle serait déjà partie en fumée !
C'est le printemps, laissons l'amour de Dieu faire un gros nettoyage en nous-mêmes et recommençons à zéro ! 

Après l'arche de Noé et donc la grand inondation sur toute la terre  : "L'Eternel perçut une odeur agréable et se dit en lui-même: «Je ne maudirai plus la terre à cause de l'homme, car l’orientation du cœur de l'homme est mauvaise dès sa jeunesse, et je ne frapperai plus tous les êtres vivants comme je l'ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.»" Genèse 8 : 21-22

Telles nous, en tant que mamans, nous essayons de maintenir notre foyer en ordre bien imparfaitement et bien souvent en grinçant des dents, mais par amour pour nos enfants.... Tel Dieu, notre Créateur-Sauveur tient parfaitement cette terre en équilibre, tout en sachant que nous, humains, sommes mauvais ! Quel amour pour nous ! Reconnaissons-Le !