La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


vendredi 23 décembre 2016

Xmas

Le terme Xmas est à la mode, vous avez remarqué ? Il est design. Pinterestable (si vous ne connaissez pas ce site où je perds du temps c'est ici). Voilà quelques années que, gentiment, sur les décors de Noël, Christmas est remplacé par Xmas. Je trouvais vraiment sympa.

Puis quelqu'un m'a dit qu'en fait, c'était pour faire de Noël une fête laïque. Effacer Christ. Le mettre sous X. Une fête X en plus. C'est tout. 

Du coup, depuis, dès que je voyais un de ces X, même sur mon sapin de Noël, cela m'attristait. Déjà que la fête de Noël est noyée par un Avent fait de stress, de préparatifs divers (et imprévus), de dépenses pour remplir encore plus nos panses et nos/leurs maisons, de factures remplissant nos boites aux lettres, de fatigue, de grisaille (pas pour nous, on est en-dessus de la peuf = brouillard). Nous en n'oublions même pourquoi nous courrons autant,...

Outre nos activités habituelles toujours bien présentes comme tout au long de l'année (ramasser des chaussettes, chercher la jumelle, retourner les chaussettes, laver les chaussettes, rechercher la jumelle,  mais la machine l'a avalé ! Comment c'est possible ?... à croire au Père Noël du coup), bref, outre nos activités habituelles, il faut se creuser la tête pour trouver ce qui va faire plaisir à nos Zados tant aimés-tant gâtés... nous passons des heures sur internet ou dans les magasins bondés pour trouver l'objet rare et original. La surprise qui, pour finir, en désespoir de cause, n'en sera pas vraiment une car, comme chaque année, on se dit que, quelques piécettes sera idéal... et pis voilà. Et pour qu'ils aient quelque chose à déballer, quand même,  pourquoi pas leur offrir des chaussettes. C'est un besoin constant, n'est-ce point. Il y en a des originales et à tous les prix. Peut-être même certaines avec des GPS intégrés. Faut que j'enquête sur ce coup-là.

Pour mon Nommamoi c'est différent, j'aimerais vraiment lui offrir quelque chose de particulier. Il le mérite vraiment. Lui ne laisse pas traîner ses chaussettes. Et pourquoi  pas un cadeau dont je profiterai aussi : Une petite sortie à deux ? Un weekend en amoureux ? Un beau t-shirt qui fera ressortir son charme certain (et ses muscles et son ventre) ? Un bon chez Weight-Watcher pour qu'il perde les kg amassés lors des fêtes ? Un bon à la boucherie du coin (une réussite à coup sûr) ? Un test de grossesse (il aura des angoisses, assurément) ? Un parfum viril ? Et pourquoi pas une belle robe ? (pour mon corps pas le sien, il serait content de me voir enfin affublée d'un vêtement très féminin).
Je cherche, je cherche... et Xmas approche dangereusement. Je n'aimerais pas lui offrir quelque chose d'inutile genre une cravate (il n'en met jamais), ou un bon au resto (il y va toujours)... mais pourquoi pas un billet pour aller voir un match de foot, ou de tennis, ou de hockey... ?
Du coup, ben... le suspense reste entier pis je ne vais pas vous dire ce que je vais lui offrir car en plus il lit mes posts... (voilà quelques jours que j'ai écrit ce post, à présent je l'ai. Ouf, juste à temps).

Et qu'est-ce que j'espère recevoir, moi ? Je n'ai besoin de rien, de rien du tout. Je suis bénie, vraiment, quand nous voyons les nouvelles de par le monde, ou juste autour de nous, je n'ai plus le droit de me plaindre. A part un weekend en amoureux, partir sur une île déserte paradisiaque loin de la folie d'avant Xmas, l'été en hiver, pas de souci dans ma vie, la paix de par le monde (ohhh oui !) et lire un bon livre au coin du feu en robe grosses chaussettes (encore elles !), un peu plus de temps par 24 heures aussi... et régler enfin ces histoires de divorce (de chaussettes). De la déco ? J'en suis submergée, mais à chaque fois ça me fait plaisir !  Mais de plus en plus je préfère qu'on fasse un don quelque part à la place.A tous ces pauvres gens de par le monde. Il y a assez de courrier dans nos boites aux lettres qui nous montrent où il y a des besoins. mais en même temps, un p'tite surprise sympa pour moi, pourquoi pas ? Si ça tombe bien... (non non, je ne suis pas compliquée, qu'est-ce qui vous fait croire ça ?).

Et vous savez quoi ? Je viens de trouver la signification de Xmas, ici. En fait, Christ n'est pas loin de ce terme non plus, il est juste là encore plus discrètement, il s'efface gentiment au fur et à mesure que le monde l'oublie :  Abréviation de ChristmasNoël ») utilisant la lettre latine X pour ChristChrist »), celui-ci issu de la lettre grecque Χ, l’initiale du grec ancien Χριστός, Christós (« Christ »).

Une amie m'a dit aussi dernièrement, que ce X lui rappelle la croix de Christ,  la mort qu'Il a endurée à sa place... pour elle.

Alors, maintenant, quand vous regarderez ce X, réfléchissez à ce qu'il signifie pour vous ! Juste un côté déco, ou un X qui change la vie ?

Joyeux et béni Xmas à vous tous dans la Paix qui vient d'En-Haut ! 

X Jésus a dit :
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne. 
Que votre cœur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer. 

Le p'tit mot spi :

Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Actes 20 : 35 
(à part pour mon Nommamoi peut-être c'est un stress constant pour lui il a juste un cadeau a acheter, c'est le mien, mais ça lui met une pression folle, le pauvre)

Mais l’ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie: c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Luc 2 : 10

Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n'a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s'est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s'est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu'à la mort, même la mort sur la croix. C'est aussi pourquoi Dieu l'a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. Philippiens 2 : 5-11

samedi 17 décembre 2016

Erratum.

Depuis quelques temps, je sens les regards envieux  de ceux qui lisent chacun de mes posts, posés pesants lourdement sur moi. Et ça devient fort lourd. Ils s'imaginent que je vis une vie de rêve, toujours en tête à tête avec mon Nommamoi à midi, me réveillant la dernière dans une maison vide et sereine. FAUX.
Oui, j'ai deux posts sur la conscience. UN : Nouveaux challenges ici (le n°1), DEUX : Au dodo ici

C'est samedi matin. Voilà plusieurs semaines que je n'ai pas eu le temps de me mettre au clavier pour mes bla-bla habituels. Oui, j'ai une vie un peu foldingue ces temps. Je profite de l'absence de mon Nommamoi parti échanger quelques coups de raquette pour me réfugier au sous-sol, sur le mini-bureau de notre chambre à coucher, loin du bruit, de la lumière du dehors, du chenil et de ma descendance (mais parfois "ils" me trouvent, même ici). En ce moment mes deux petiots sont encore sous les plumes. Fiston 1er joue avec acharnement de la guitare électrique (je ne sais pas comment ça se fait que deux de mes Zados sont encore sous les plumes, ils se protègent du bruit je suppose) et Manana 1ère est déjà à Pinter ou/et à s'amuser avec le nouveau pensionnaire de la famille : son chat. 

Bref. 
Oui, vous pouvez à présent poser vos regards envieux sur quelqu'un d'autre (vous allez bien trouver qui) car : 

Erratum concernant mon post "Nouveaux challenges" : 
Je ne me retrouve plus à deux avec mon Nommamoi. Fini. Terminé. Cela a duré à peine quelques midis de quelques semaines. J'aurais dû encore mieux savourer la chose. Manana 1ère est donc de retour à la maison, avec ses meubles, son bla-bla que j'aime tant, son linge à laver, son oeuf au plat du matin et donc l'odeur d'huile chaude à mon réveil que j'aime moins (nouvelle habitude prise lors de son séjour de deux ans au loin)... Accompagnée de son petit chat adorable et qui nous fait craquer mais qui grimpe au rideau, court après notre chatte dans toute la maison en déplaçant la poussière, saute dans les plantes en mettant de la terre partout, boit dans nos verres, grimpe sur le plan de travail, met ses poils sur le canapé,... et sa caisse qui sent bon la crotte, avec du sable tout autour qui crisse sous mes pantoufles... (je ne vais pas vous raconter que le chat s'est cassé le fémur deux jours après être arrivé chez nous et ce qui s'ensuivit.... mais je me suis donc occupée de changer les pansements, d'enlever les fils, entre autre). Et c'est franchement génial d'avoir Manana 1ère à nouveau chez nous, de pouvoir partager de tout avec elle.... mais. Il faut se réhabituer à avoir moins de place à la maison, à n'avoir que le sous-sol pour avoir un coin tranquille.  
Manana 2e est en congé maladie jusqu'à la fin de l'année après avoir eu une petite opération du genou... qui engendre des rendez-vous chez le physio (après m'être exercée sur le chat, j'ai pu changer ses pansements et prochainement j'aurai l'honneur de lui enlever les fils). Bref elle est là presque chaque midi aussi. 
A présent, il ne reste plus qu'une solution unique et sûre pour se retrouver : fuir de la maison. Fuir nos envahisseurs tant aimés : nos Zenfants, ceux qu'on a voulu, ceux qu'on veut encore, ceux dont la future-absence-je-ne-sais-quand de notre Sweet Home va me déprimer, je le sais. Oui, on se sent à l'étroit chez nous. Est-ce même encore chez nous ? C'est la question. (en tout cas ma présence est appréciée je le sais.... pour le ménage-linge-remplir les estomacs... oui, je suis dans ma phase VDLRM : veux-de-la-reconnaissance-moi).
Problème : mois de décembre supra chargé-crevant comme d'hab, avec, en plus des imprévus pas gais pas graves mais pas anodins non plus. Un parfait mélange pour nous mettre sur les genoux et faire tout dans l'urgence, avec quelques larmes en plus.... et donc de ne pas pouvoir prendre ce temps à deux ou seulement rapidos pour discuter des imprévus pas gais (ou pas) à gérer. Et pas pour se faire les yeux doux, donc.

Erratum concernant mon post "Au dodo"  :
Manana 1ère travaille depuis le début du mois mais essentiellement à 50%... donc, je ne suis plus la dernière à me lever. Manana 2e est en congé maladie, donc je ne suis pas la dernière à me lever (oui, je souligne bien le fait que je ne suis plus la dernière à me lever). Et impossible de traîner au lit : mon emploi du temps est trop chargé. Plus le temps de rien. Même plus d'aller faire ma tournée dans la chambre de mes Zados... (en même temps, je risquerais fort de décompenser si je m'y hasardais)
Ma vie est foldingue, pleine de rebondissement, de chaussettes et d'espoir.
Voilà. 
Et ceci n'est qu'un extrait de ce nous vivons ces temps. J'ai l'impression d'être dans une série télévisée avec des rebondissements surprenants, inquiétants, perturbants, angoissants nous mitraillant sans relâche... mais me détournant de ce qui ne va pas, je vois aussi des choses encourageantes,  pleines d'espérance et de joie.  Avec quatre Zados-Zadultes, la série est palpitante, elle l'est, elle le restera. Je suis une des actrices principales, et l'épisode actuel est épuisant... 
Mais je réalise à présent que, au fil de l'action, il y a de belles choses qui se passent,... Des solutions qui se profilent. Et j'espère un Happy End (j'aime les films qui finissent bien).

Je m'allège. Je le sens. Vos regards pèsent moins lourdement sur moi. 

Mes Zorteils Zoreilles traînant par-ci par-là, me détournant de mes soucis, attentive à mon entourage, je vois de l'extérieur qu'il y a des séries que je ne peux m'imaginer vivre. Je prie. Je prie pour ceux qui en vivent les rôles principaux et pour leur entourage proche. Séries avec plus de suspense, plus d'inquiétude, plus de larmes, de désespoir, de pourquoi, ... et sans "j'sais comment ça va finir", sans solution apparente, quoi. La vie peut être incroyablement difficile. 

Le p'tit mot spi :
C'est quoi un Happy End en fait ? Dans un film c'est clair, mais dans la vraie vie ? Je me pose cette question... car en fait, la End, on la connait. On sera sous terre un jour ou l'autre. C'est pas forcément très Happy comme End. 

Mais avant cela, mon voeu le plus cher est que mes Zenfants trouve le sens de la vie. Et cela en remettant leur vie dans les mains de Celui qui sait le pourquoi il les a créés. C'est là qu'ils seront le mieux, c'est là que vous serez le mieux vous aussi (car c'est le même qui a créé mes Zenfants et qui vous a créés, si si).
Le sens de la vie, c'est ce verset ci-dessous,  la vie entière ne suffira pas pour y parvenir parfaitement !
Jésus (Celui dont nous fêtons l'anniversaire bientôt)  répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.C'est le premier commandement et le plus grand. Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Matthieu 22 : 37 - 39

Oui, après notre corps sera sous terre, mais nous aurons un corps tout neuf et sans ride là-Haut, justement vers Celui qui nous a créé, si nous avons accepté de vivre avec Lui ici-bas. Car Il ne veut pas s'imposer à nous les humains (ça se voit, sur cette terre en délire, qu'Il laisse les humains libres de le choisir ou non).
Et Dieu, Dieu ne nous a jamais promis une vie facile, Il nous a juste promis d'être avec nous à chaque instant. 

Jésus a dit :
En effet, la volonté de mon Père, c'est que toute personne qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et moi, je la ressusciterai le dernier jour.» Jean 6 : 40

Moi je crois réellement en Lui, depuis bientôt 30 ans.... et franchement, ça a changé ma vie. Et vous ?

mercredi 30 novembre 2016

Au dodo.

Quel bonheur (culpabilisant), je me réveille gentiment, dans mon lit chaud et douillet. Duveteux. 
La maison est calme. Super calme.

Mes Zados sont déjà tous en train, sur le chemin de leur école ou du boulot. Et voilà plusieurs heures que mon Nommamoi bosse. Le pauvre (oui, j'ai un mari qui croule sous le boulot et qui est très trop matinal).

Avant que vous imaginiez que je suis en train de faire la grass mat, j'aimerais juste vous spécifier l'heure : 7h. 
Bref, sous la chaleur duveteuse, j'essaie de ne pas penser que les autres membres de ma family sont déjà au taquet depuis un bon moment. Car je sens la culpabilité qui force le passage, et qui veut me rejoindre. NON.

Pour éviter d'être écrasée par cette culpabilité typique de mère-que-je-suis, je me souviens de ce temps pas si lointain où toutes les nuits durant des années...j'ai dû me lever pour eux. Hein. Quand même. Nettoyer le vomi éjecté depuis le haut du lit à étage jusque sur le tapis, retrouver les "nuki-lolette-tétine" et leur enfiler dans le bec, leur chanter une chanson (c'est mon Nommamoi qui s'y collait, il chante tellement disons pas très... bon... que nos bébés s'endormaient vite), leur donner le biberon ou les allaiter, calmer leurs maux de ventre, leur enfiler un suppositoire, il m'est même arrivé de repasser au milieu de la nuit car bébé trouvait la nuit trop chouette pour dormir... 

Actuellement, ce sont presque toutes les premières moitiés des nuits de week-ends où je suis dans un demi-sommeil ou pas pendant que Nommamoi dort profondément (c'est audible) à mes côtés, que j'attends anxieuse, ma progéniture qui n'est pas encore rentrée, imaginant, fatigue aidant, tout ce qui pourrait (ou pas) leur arriver. Parfois, mon Nommamoi, trop bien qu'il est, se lève au milieu de la nuit pour leur chanter une chanson pour aller les chercher en voiture. Moi je reste sous les plumes. En même temps, c'est moi qui gérait les appels, les SMS et qui était éveillée jusque là. 

Je pense à toutes les nuits écourtées quelque soit la nuit de la semaine, où je me fais du souci pour l'une ou l'autre chose les concernant et que je prie pour eux... et je vous promets, je vis une période où il y a pas mal de matière. 

Toujours sous les plumes, une question déculpabilisante à souhait me vient à l'esprit :
"Et moi, est-ce que je les ai déjà empêchés de dormir ?"

Je ne crois pas. Enfin pas de la même manière. Disons que au contraire, je leur ai toujours dit d'aller se coucher, c'était : Maintenant c'est l'heure ! Allez, au dodo ! Et maintenant c'est : Ne rentre pas trop tard ! Tu crois pas que tu devrais dormir maintenant ? 

Je dois avouer sans honte aucune qu'il m'arrive toutefois de les empêcher de dormir : 

Oui, parfois il arrive qu'ils s'offusquent haut et fort dès que j'ai fait un peu trop de bruits aux aurores (9h-10h)... et qu'à cause de moi ils sont crevés.
Le seul qui a la permission de les réveiller, c'est le chat (même à 6h le weekend, ils trouvent ça trop chou). 
Question chat, heureusement nous avons réussi à le dresser pour qu'il aille réveiller les Zenfants plutôt que nous en pleine nuit. Oui, nous on reste des durs quand on l'entend miauler derrière notre porte de chambre, du coup il ne vient plus. 

Bref, me voilà au fond des plumes, la culpabilité s'en va quelque peu, je soupire d'aise. Non, je ne veux pas commencer à penser à mon Nommamoi qui sue pour la famille. Non non. Je n'ai pas assez d'arguments pour éloigner ma culpabilité dans ce cas-là... quoique,  en même temps je dois être en forme pour assurer dans la famille. Il parait que c'est la maman qui fait l'humeur du foyer. J'ai donc intérêt à être reposée et zen.
Plus facile d'être une maman géniale si on est reposée, non ?
Mais là, il faut que je me lève. Le ménage m'appelle. La tournée bihebdomadaire dans les chambres tsunamitées de mes Zados aussi. 

Me voilà debout dans leur chambre, visualisant pour la Xe fois chaussettes, claviers (oui !), cordes de guitare,  papiers divers et imprévus, linge propre et sale, bureau ? mais où est passé le bureau (ahhhh, là-dessous)... et j'oublie même l'existence de la culpabilité. 

Et là j'aurais juste une envie. Retourner sous les plumes pour ne plus rien voir. Et oublier. 
Au dodo !

Je vous Zaime tellement mes Zados. 
(Il me semble avoir entendu vaguement que les femmes sont contradictoires, ben ouf, vaut mieux pour notre descendance, hein). 

PS : même reposée, je me sens rarement une maman géniale... mais bon, je continue d'essayer, cahin-caha !

Le p'tit mot spi
J'ai de la chance. Quelques jours par semaine, je suis la dernière à me lever et cela fait du bien. 
Mais il m'arrive d'être fatiguée pour d'autres raisons : fatiguée par les soucis du lendemain, fatiguée par les émotions des uns et des autres à gérer (et par les miennes aussi !), fatiguée par les journées folles à courir et à avoir l'impression de devoir penser à tout,...

Seule ? Non. Car je sais, mon Seigneur, mon Père est là. Lui le Créateur de la famille. Parfois les apparences sont trompeuses et incompréhensibles, mais Il tient tout dans sa main.

Pourquoi dis-tu, Jacob, et pourquoi affirmes-tu, Israël: «Ma situation échappe à l'Eternel, mon droit passe inaperçu de mon Dieu»? Ne le sais-tu pas? Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas. Son intelligence est impénétrable. 
Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. 
Esaïe 40 : 27 -31

Mon corps et mon cœur peuvent s’épuiser, Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et ma bonne part. Psaume 73 : 26

vendredi 18 novembre 2016

A-dap-ta-tion

A-dap-ta-tion.

C'est le maître mot de cette période de ma vie.
Je m'adapte, nous nous adaptons. Verbe adapter à tous les temps. 
En grinçant des dents ou pas. C'est selon.

Combien on est ? Qui sera là ? Qui vient avec ? Ou pas ? Pourtant t'avais dit ? Ah ben non ! Pour finir ben oui. Ah t'es là ?

Quelques menus exemples non exhaustifs :
  • Qui sera là à manger ce soir ?
  • Moi qui voulais me reposer tranquille, et Fiston doit répéter à fond sa guitare... électrique, au volume nécessaire sinon ça ne sert à rien... (ah bon ?)
  • Elle vient manger demain. (1 heure avant : ah non, pour finir elle ne vient pas)
  • Je pars en ville tout à l'heure avec elle (ah non, elle avait oublié qu'elle avait un truc)
  • Nos Zados aimeraient venir en vacances avec nous mais à nos dates ça ne va pas pour eux.
  • Quand je m'apprête à me mettre pour une fois devant la TV car je n'ai aucune énergie pour même tenir un livre... un de mes Zenfants a pris le devant.
  • Une heure avant le repas, moi qui croyais être seule et que je mangerais mon yogourt fraîchement sorti du frigo, SMS  : - En fait, je viens manger à midi, j'ai mon horaire qui a changé.
A-dap-ta-tion.


Il y a deux ans, au moment où Manana 1ère partait pour... la vie  :
- Maman, franchement, tu peux complètement changer ma chambre, je ne viendrai de toute façon plus jamais vivre à la maison ici.
Il y a 4 mois, de retour de l'étranger, larmoyante :
- J'ai même plus d'endroit à moi !
Basta le bureau. Du jour au lendemain, nous essayons de caser bureau et matériel dans d'autres coins de la maison et on refait son p'tit coin à elle.
Une dizaine de jours plus tard, petit à petit, toute SA déco s'en va, des cartons se remplissent et elle part vivre en coloc (et là, je passe sur l'effet que ça fait à mes tripes).
1 mois plus tard, donc il y a 3 mois :
- Maman, en fait, tu n'as qu'à réutiliser ma chambre comme bureau, je ne viendrai PLUS JAMAIS vivre à la maison !
Ma déco, mon bureau reprennent sa place, de même que classeurs, stylos... je retrouve mon "boudoir", mon espace.
Il y a 2 mois :
- Maman, en fait, euhhh, l'appart on va le liquider, vu que ma coloc part à l'étranger, et comme je n'ai pas encore de boulot ben....
Il y a 1 mois :
- Je me réjouis trop de refaire ma chambre, dis, je peux remettre une mezzanine (veut dire percer, redéménager TOUT mes meubles-déco-matériel et essayer de trouver un endroit quelque part dans la maison...) ?
Moi, qui ne veux plus me faire rouler si facilement, non mais, je lui réponds :
- Euhhh, je crois que tu attendras, maintenant. Franchement. Je veux bien enlever 2-3 trucs par ci par là, mais vu ta recherche intensive de boulot, un jour tu devrais trouver, et on avisera à ce moment-là si tu restes VRAIMENT chez nous au moins disons.... euhhhhh, 6 mois ? Et bien sûr, si tu as un salaire, tu devras tout de même payer une location.... MAIS, nous sommes très heureux de te "ravoir" parmi nous... ça ne pourrait être autrement. Tu es ma fille et je t'aime. Voyons.

Voilà... les premières choses appartenant à Manana sont revenues il y a quelques jours dans notre HOME.

Manana a trouvé un petit remplacement là, dans notre petite ville où elle pensait ne plus mettre les pieds. Jamais, au grand jamais, mais quelle idée ?!?! qu'elle nous avait seriné.
Manana va bientôt retrouver ses quartiers, là, où elle ne pensait plus mettre les pieds. BIS.

Et figurez-vous, mais figurez-vous qu'elle est même CON-TEN-TE (et c'était son pire cauchemar il y'a quelques mois).
Hahahaha (rire qui veut dire : je savais ou j'pensais bien ou j'ai toujours raison ou mieux vaut rire que pleurer ou ahhhhh l'humour de la vie que je l'aime que je l'aime)

Et nous devons nous réorganiser psychiquement (pour la Xe fois), matériellement (pour la Xe fois), pour qu'elle retrouve sa place et s'y sente bien.
Et nous aussi.
Mes tripes se sentent assez bien finalement. Merci d'avoir posé la question.

A-dap-ta-tion.
C'est ça le maître-mot de la période de vie avec de jeunes adultes.

Le p'tit mot spi :
Il ne faut jamais dire "fontaine je ne boirai pas de ton eau". 

Qui d'entre nous n'a jamais dit : 
"Moi, faire ça, jamais !" ? Ou,  "Avec moi, ce sera comme ça, c'est sûr !" ?
Ou, quelque chose qui parlera à beaucoup : "Moi, quand j'aurai des enfants, ils n'auront pas de lolette (=nuki=tétine), je ne leur donnerai pas de sucreries, ils devront nettoyer leur chambre eux-mêmes, ils...."


A vous maintenant qui dites: «Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent», vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! En effet, qu’est-ce que votre vie? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. Vous devriez dire, au contraire: «Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela.» Jacques 4 : 15

Il y a dans le cœur de l'homme beaucoup de projets, mais c'est le plan de l'Eternel qui s'accomplit.

PS : merci Manana 1ère de m'avoir permis de partager cela. (elle assume ses actes, qu'elle m'a dit... une bonne chose, ça)

jeudi 3 novembre 2016

Les jours sans.

Il y a des jours sans.
Il y a des jours où je n'aimerais pas être maman.
Où je me l'exprime à haute voix, découragée : "J'veux arrêter d'être maman !"
Mes épaules s'affaissent... me voilà sans force, la larme à l'oeil.

Il y a des jours sans.
Où un ou plus de nos Zenfants ne vont pas bien. Moralement. 
Où un ou plus de nos Zenfants alignent les mauvaises notes...
Où un ou plus de nos Zenfants a des problèmes de santé...
Où un ou plus de nos Zenfants n'arrive pas à se projeter dans l'avenir...
Où un ou plus de nos Zenfants ne vivent pas sur la voie qui nous paraît juste...
Où un ou plus de nos Zenfants n'expriment pas leur mal-être et ne se laissent pas aider...
Où un ou plus de nos Zenfants ne sait plus nous parler autrement que par l'agressivité...
Où un ou plus de nos Zenfants est de sortie et ne rentre pas à l'heure...
Où un ou plus de nos Zenfants claque la porte de la maison,  coupe son téléphone portable et plus de nouvelles...
Où la vie d'un ou plus de nos Zenfants tourne en vrille...

Il y a des jours sans.
Devenir adulte peut être difficile. Très.
Et par extension être maman, papa d'adulte/s en devenir peut être difficile. Très.
A vouloir donner notre dédite. 
A vouloir arrêter d'être parents.
Basta.

C'est dans ces moments-là, quand ce que vit un ou plus de nos Zenfants nous angoisse, nous déçoit, que cette question taraude notre esprit : "Mais qu'est-ce que j'ai fait de faux ? Là, peut-être que j'ai manqué ? Et ça, nous aurions dû le faire différemment ?"... et on essaie de mettre le doigt sur l'erreur qui a fait tout basculer, qui a fait que la vie de notre/nos Zenfants  n'est pas des plus joyeuse.
C'est à ce moment-là aussi que, par des soupirs, exprimables ou non, nous crions à Dieu : "Seigneur, Help, sois autour d'elle, de lui, aide, protège, soutiens, guide, redonne-lui de la joie, de l'espoir !" Car nous nous sentons totalement impuissants, ...

Il y a des jours sans. Ces jours où quand nos Zenfants vont mal, nous allons mal aussi. Difficile de faire autrement. 
Il y a des jours sans. Où nous nous souvenons des jours Zeureux, et nous demandons s'ils vont revenir ...

Puis, nous nous souvenons et apercevons à travers les brumes de notre passé, une petite éclaircie :
Oui, pour nous aussi, ça n'a pas été facile de devenir adulte. Oui, nous aussi, nous n'avons pas toujours respecté nos parents, nous avons répondu avec agressivité, claqué les portes, nous aussi nous avons parfois dépassé les heures de rentrée, et ne sommes pas forcément rentrés en bon état, ne réalisant pas du tout l'angoisse que nos parents vivaient,  peut-être même que nous avons (ohh, horreur suprême !) laisser traîner nos chaussettes, nous aussi il nous arrivait de n'avoir plus d'espoir en nous, en la vie, en Dieu, nous aussi il nous arrivait de ne pas pouvoir nous projeter dans l'avenir, de ne pas arriver à faire les choix importants de la vie, nous aussi. 
A présent je comprends tellement mes parents... et c'est malheureusement tellement impossible de le comprendre tant qu'on ne l'a pas vécu. Nos Zenfants comprendront. Dans vingt ans ou plus. Patience.

Et nous nous en sommes sortis.
Les jours sans sont toujours longs, et peuvent durer, durer.
Les jours avec reviendront.
Avec la joie, la paix... à en oublier presque les jours sans...
En tant que parents, notre rôle c'est de garder espoir. D'avoir foi en nos Zenfants, en leurs possibilités. D'avoir foi en Dieu, pour qui rien n'est impossible.
En tant que parents notre rôle est d'aimer, encore d'aimer, de pardonner et de prier. 

Parents. Le métier le plus difficile. A pratiquer à vie et sans salaire. Le métier le plus beau malgré tout.
Allez, c'est franchement dur parfois, mais pas le choix, je reste maman.

Le p'tit mot spi
Je suis tellement reconnaissante d'avoir Dieu, mon Père, pour m'aider dans ces moments difficiles, pour renouveler mes forces physiques, mais surtout psychiques, de pouvoir m'adresser à Lui, de savoir que même quand je n'en peux plus, Lui gère. Lâcher-prise. Garder confiance.

Ne le sais-tu pas? Ne l'as-tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Eternel, qui a créé les extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas. Son intelligence est impénétrable.
Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l'Eternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s’épuiser, ils marchent sans se fatiguer. Esaïe 40 : 28-31

J'ai lu l'autre jour : "L'éducation des enfants n'est pas pour les lâches (James Dobson) Elle est plutôt dans les mains de Dieu, une belle occasion de croissance pour nous et pour les enfants qui nous sont confiés". (source Focus on the Family)

Et je dois avouer que je crois de plus en plus à ce proverbe très célèbre : 
"Petits enfants, petits soucis ; grands enfants, grands soucis."

PS: les temps difficiles listés ci-dessus ne touchent pas forcément mes Zenfants... j'y ai un peu mis le petchi (!) pour que ce ne soit pas reconnaissable. Mais, oui, nous vivons parfois "un jour sans" ou plus. Personne n'est épargné.

OBTENIR MON LIVRE EN SUISSE  ici
OBTENIR MON LIVRE EN FRANCE : ici (n'est pas encore sur le site mais tout de même possible de le commander)

mardi 25 octobre 2016

Mes derniers mois de vie ?

Tout dernièrement, on m'a demandé si j'étais enceinte.
YES.
Euh, non, le YES ce n'est pas la réponse. C'est juste pour dire YES, on m'a cru assez jeune pour avoir un bébé.
- NON, que j'ai répondu (hyper soulagée de ne pas l'être, en fait)

J'ai eu un mois difficile.
Des travaux chez nous, pour du mieux (avec de la poussière, du bruit, le fait de ne pas pouvoir vivre comme d'hab)
En même temps, j'ai une espèce de gros ganglion-qui-n'en-est-en-fait-pas-un qui a poussé sous mon mandibule gauche, pour être précis. En une nuit.
En même temps la pression, la pression de mon bouquin qui sortait bientôt et des soirées dédicaces prévues... quand j'ai jamais fait ça de ma vie.

Ce GQNEPU (ganglion-qui-n'en-est-pas-un), gros comme un abricot d'après l'ORL, m'a donné la pétoche... J'ai tout vu dans mon esprit : l'annonce de ma mort prochaine, les traitements, l'hospitalisation, l'opération et la cicatrice qui s'ensuivrait, les lettres que j'écrirais à mes Zenfants pour leur 18 ans/mariage/premier enfant/deuxième enfant (vu que je serais plus là à ce moment-là)... Je n'arrivais plus à faire des projets pour plus tard. Je me disais : pourquoi ce serait toujours pour les autres ?  Mon imagination prenait le dessus. Et mon boulot dans un hôpital n'aide pas, vu que je vois parfois des drames.
En fait, je ne croyais pas trop au diagnostic de l'ORL : une lithiase salivaire. C'est pas bien, ça (il faut croire les médecins, vaut mieux)... et ça n'a pas aidé.
Bon, sa super mixture cortisone-antibio que j'ai dû avaler durant 10 jours a tout de même diminué mon abricot jusqu'à une grosse cerise (dixit ORL), avec douleurs en moins et confort en plus. Ces comprimés m'ont fait souffrir de palpitations- efforts difficiles -jambes flageolantes-nuits sans sommeil-état second. J'espérais, j'espérais tellement que tout disparaisse avant les deux fameuses soirées de dédicace de mon livre.
Mais si Dieu l'a décidé ainsi, que puis-je faire ?

Oui, Seigneur, je ne comprends pas, franchement. Je me fais déjà une pression énorme pour la sortie de mon bouquin, puis en plus j'ai ce GQNEPU qui vient, et qui ne veut pas vraiment partir... tu pourrais pas un peu alléger mon esprit en le faisant disparaître d'un coup ? Je sais que tu en es capable. En même temps, que ta volonté soit faite, mais... ça m'arrangerait franchement si...

Bon, après je me suis dis que Jésus, sur la croix, a aussi prié Dieu son Père : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne
Luc 22 : 42
Alors qui suis-je pour "exiger que Dieu fasse MA volonté" ?

Bref, donc après mon traitement carabiné tout n'a pas disparu. Et l'inquiétude est là. Est-ce vraiment juste une lithiase salivaire ? Cela y ressemble un peu, mais bon. Et si c'est un nodule cancéreux, hein ?
A la prochaine consultation, je partage mes doutes avec mon ORL, qui ne répond pas comme je l'espérais :
- Oui, oui, je comprends.
Je pensais qu'il me dirait : Mais non, ce n'est pas ça. C'est la lithiase salivaire typique. Pas de souci. Cela peut aller longtemps jusqu'à ce que ça disparaisse !
Donc il a aussi quelques petits doutes.
Arghhh.
Il me propose un IRM.
Chouette, j'ai jamais fait ça. J'aurai un p'tit cours pratique (et cher !) pour mon boulot. Ce sera intéressant.
Voilà.
Il me pose quelques questions comme : allergie ? claustrophobe ? métal dans le corps ? Et...
- Vous attendez un enfant ?
Moi qui me voyait bientôt morte, cette question, c'était comme du baume au coeur ! Hahaha !


C'était quelques jours avant le weekend du lancement du livre.

On me propose un rendez-vous pour l'IRM avant.
- NON. 
Si c'est rien, je vivrai les choses calmement. Mais si c'est un truc pas drôle, je ne vais pas vivre bien ce weekend.
- Et le lundi suivant ?
- OUI. OK.

Vendredi soir dédicaces. Dimanche soir dédicaces. Je les ai vécues à fond sans une pensée ni une seule angoisse pour GQNEPU. Niet. Cadeau ! Merci Seigneur !
Lundi matin, IRM. Couchée telle une statue pendant 30 minutes avec un look fabuleux (bonnet bleu sur la tête, chemise d'hôpital à rayures (j'ai eu le choix de la couleur) , jambes à l'air (pire, voir le PS), chaussettes et mini-pantoufles vertes en papier), j'ai eu le temps de réfléchir et de prier. Mais j'étais en paix.

Je suis dans ma cabine en train de me rhabiller convenablement, me demandant ce que cet examen allait révéler, quand le médecin-radiologue vient me dire :
- Vous n'avez aucun souci à vous faire, c'est juste un kyste qui s'est réveillé. Rien de grave !

Oh, c'est les larmes aux yeux que je l'ai remercié.
Oui, incroyable, je peux refaire des projets ! Je ne vais pas mourir de ça ! Yehhhh !
Quel soulagement. Je VIS ! Vive la VIE !
Et rendors-toi, kyste !

Je chante la vie ! Je danse la vie ! Tellement reconnaissante que ça ne soit pas grave. La santé, c'est véritablement un cadeau. Le problème, c'est qu'on ne le réalise trop souvent seulement quand on ne l'a plus.

PS : un conseil : ne faites pas comme moi, avant une IRM, même si c'est pour le cou, épilez-vous les jambes (ce conseil est essentiellement pour les femmes).

Le p'tit mot spi
J'ai prié que Dieu me guérisse, fasse un miracle pour que cette boule s'en aille aussi vite qu'elle était apparue... Je sais qu'Il en est capable. Mais le plus grand miracle n'est-il pas de vivre en PAIX cette maladie, ce problème ? Cela ne veut pas dire que Dieu ne peut/veut pas guérir parfois, et il lui arrive de le faire, mais simplement, que Dieu avait prévu autre chose pour moi. 
Oui, dans ces périodes de difficultés diverses, ayons l'humilité d'accepter les couacs de notre vie, même si nous ne les comprenons pas.

J'avais ça à l'esprit lors de ces quelques semaines d'incertitude. Du coup, ma prière a aussi été :
Seigneur, tu sais comme je me sens faible face à ce qui m'attend lors de ces dédicaces. Tu sais ça, et tu me rajoutes encore ce souci de GQNEPU... je ne comprends pas. Enlève mes peurs, apaise-moi Seigneur. 

Et ce verset me vint souvent à l'esprit  : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi2 Corinthiens 12 : 9

Et ce texte de Victor Hugo, dont j'use et abuse ces temps : Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout... 

vendredi 21 octobre 2016

Prochaine dédicace !


jeudi 13 octobre 2016

Et si j'abandonnais ma famille ?


Il m'est arrivé d'avoir envie de partir sur une île déserte. Seule. Pour avoir la paix. Mais jamais j'avais pensé à la possibilité d'y abandonner toute ma famille, en partant avec le seul moyen qu'ils avaient de rejoindre le monde... et moi-même. 

Loin de tout. Et surtout du wifi. 
Paix. Calme. Silence. Lenteur. 
Nature. 
Voilà ce que nous avons vécu durant 18 heures  en famille. 
Voilà des mois que nous avions réservé cette date pour dormir dans une cabane flottante... À 6. 
Papa-maman que nous sommes avons voulu garder la surprise. Et ça a marché. Nos Zenfants ne savaient même pas que ce genre de lieu existait.
Sur la route, ils avaient peur. Peur que ça ne leur plaise pas. Souci que les parents aient une idée bizarre. Encore une. Ne pas savoir, se laisser entraîner sans savoir où. Déjà pour eux le lâcher-prise n'est apparemment pas évident. Seule Manana 1ère était zen. Ou paraissait zen. Elle en a vu d'autres. 

J'étais aussi un peu tendue, mais pas pour les mêmes raisons : je ne voulais pas que mon Nommamoi donne trop d'indices... mais j'étais sûre que ça plairait à chacun. Même moi j'étais impatiente. 
Dormir dans une cabane sur un lac, dont la seule façon de s'y rendre est en barque. Trop top. 

On y est. Calme. Retour à la nature. Rêve. 
Heureux. Chacun de mes Zenfants sont heureux. À peine arrivés et installés, mes gars décident de parcourir le lac à la force de leurs bras musclés, mon Nommamoi et Mesnanas font une longue sieste dans leur lit douillet, bercés par le clapotis de l'eau, et moi j'immortalise les lieux pour pouvoir le partager sur Instagram. 
Et tenir au courant les gens intéressés... auxquels j'avais aussi tu notre destination.

Oui, j'irai plus tard, dès que notre seul moyen de locomotion sera de retour, à cet endroit sur la terre ferme, équipé de "vraie" toilettes, douches, bibliothèque, café et thé et... du wifi. Crus-je.
Mes gars, tout joyeux, sont de retour. Je m'embarque seule dans la barque, laissant ma family sur l'île. Je suis quelque peu stressée : la dernière fois que j'ai ramé, à 15 ans, je me suis retrouvée sur une île bien loin du rivage. Mon papa avait du venir me repêché à l'aide d'un matelas pneumatique. Bon. C'était la mer. Il y avait des vagues. J'étais jeune. Et j'avais pas mon permis de conduire. 
J'ai quand même quelques dizaines d'années de plus à présent. Ça va aller. 

Et c'est allé. Ça veut dire que accoster au ponton prévu a été un peu sport : il est vrai que nous nous sommes retrouvées, moi et ma barque, sous des broussailles... Mais j'y suis arrivée, à la force de mes bras musclés tels ceux de mes garsàmoi (moui). Je rigolais toute seule, heureuse de ne voir personne sur notre île qui me regardait, la tête dans les feuilles. 

La balade dans la forêt jusqu'à l'endroit où je pouvais rejoindre le vaste monde du net a été jouissive. Seule. Juste avec la nature, ses bruissements et pépiements. Un bonheur. Moi qui ai eu des semaines assez difficiles nerveusement, je sens la paix revenir en moi, le dé-stress. En plus rien ne sert de se presser. J'ai rien à faire. Rien. Juste poster quelques photos sur Instagram... pour ma Mamanàmoi impatiente de savoir où on est.

Je croise juste un gars et son fils dans la forêt... qui s'amusent avec des branches. 
J'arrive vers cette maison en bois ressemblant à un bâtiment de western. Trop classe. Je m'arme de mon phone et j'essaie de me connecter, mais rien. Rien. Rien de rien. Pas de wifi. 
Oui. Je suis déçue. Un peu. Mais pas autant que j'aurais pu l'être. Ce calme ambiant est tellement ressourçant que quelque part je préfère ne pas savoir ce qui se passe de par le monde. Tant pis. Les gens attendront. Ils vont survivre. 
Et moi aussi. 

Sans presser le pas je retourne par mon chemin de par les bois et je recroise le même gars et son fils. Il veut me demander quelque chose. Il se donne beaucoup de peine pour me poser cette question fatidique, effroyable, casseuse de paix du lieu (avec un fort accent allemand)
- Matame, fous savez il y a de le wifi ici ? Tou wlan ? 
- Ohhhh non, que je réponds outrée qu'il puisse se poser une question qui outrage la paix du lieu, il n'y en a pas. Peut-être à l'accueil ? (l'accueil est très loin vu que c'est un énorme domaine, le pauvre)...
- Ok... qu'il me répond, soucieux. 
Les gens sont vraiment accros. Franchement. (non, non, moi je ne le suis pas autant)
Bon. 
Je continue mon bonhomme de chemin. Je savoure chaque instant. C'est un pur bonheur. 

Arrivée vers mon bateau, j'augmente encore ce bonheur d'un cran avec cette réflexion :

Tu sais que tes gosses et ton Nommamoi ne viendront pas te déranger car c'est toi qui a la barque. 
Hahaha. 

Ehhhh oui, ils sont coincés dans leurs cabanes flottantes. 
J'ai la paix. 
Et si je restais là. Tout simplement ?
Je m'asseye sur le ponton et je regarde notre île. Pas un chat. Toute ma family doit être à l'intérieur. 
Pour moi c'est juste le vent dans les feuilles. Et quelques pépiements d'oiseaux. Le clapotis de l'eau...
Et la barque devant moi. Oui, la balle la barque est dans mon camp. 
Si je veux, je reste là. Et j'ai la paix. A vie.
Je prolonge le moment de quelques minutes. Savoure. 

Puis me dis que bon, là je me sens remplie de paix et zen, je crois que je peux retourner près des miens. Et leur rendre leur liberté. Qu'ils avaient perdue un moment, sans le réaliser. Et puis je crois quand même qu'ils me manqueraient. J'en suis sûre. Même plus que le wifi.

Allez. J'embarque et rame. Moi qui fais les choses (trop) vite tout le temps, je ne peux pas à présent. Je dois ramer paisiblement, réfléchir à ce que je fais, à une chose à la fois, pour arriver au bon endroit. Et c'est un plaisir incroyable. 
J'arrive vers notre île, mais au lieu d'accoster proprement, j'en fais presque le tour. Par la fenêtre de la cabane mes gars me font un coucou joyeux. Ils croient que je me balade. Je ne vais pas leur donner une occasion supplémentaire de se moquer. Quand même. 
Je leur fais un gai coucou de la main moi aussi. 
Je rigole toute seule.
Puis, retrouvant quelque capacité, j'arrive à mettre mon embarcation dans la bonne direction puis j'arrive à bon port. 
Je rejoins ma famille, elle aussi toute pacifiée et zénifiée par ce lieu incroyable. 
Nous avons passé 18 heures géniales et pleines de bonne humeur. 
Même sans wifi.
C'était trop court. 
J'espère revenir. 

PS 1 : Manana 1ère a osé me dire au moment où je partais en chercher : Oh tu m'énerves avec TON wifi !
PS 2 : j'en reviens pas, je suis la seule de ma family à avoir cherché du wifi ! Seule moi ai prononcé ce mot ! 
PS 3 : honte à moi. Il faut que je me soigne. 
PS 4 : Elo, Mary, ne rigolez pas. Merci. 
PS 5 : c'est chez Décathlon que j'ai ENFIN retrouvé du wifi  ! Et que j'ai appris que mon livre était arrivé dans ma maison d'éditions, et qu'il était trop beau !!! Yehhh 👍 (jamais autant aimé Décathlon)
PS 6 : Et JAMAIS je n'abandonnerai ma famille. Non, vous n'y avez pas cru quand même ?

Le p'tit mot spi :

Il y a deux trucs sympas avec Dieu (euuuh, beaucoup plus que 2 en fait, mais en voici déjà deux) :

1. On peut toujours compter sur Lui, si nous remettons notre vie entre Ses mains, Il ne va pas nous abandonner, Il sera toujours à nos côtés.

Même si mon père et ma mère viennent à m’abandonner, l’Eternel m’accueillera. Psaume 27 : 10
Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28 : 20

2. Il est PARTOUT présent. Pas comme le wifi. On peut toujours et partout se connecter à Lui. Il sait TOUT de nous (plus qu'internet, ça j'vous dis)

En effet, l'Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur lui est attaché sans réserve. 2 Chroniques 16 : 9

Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence? Si je monte au ciel, tu es là; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera. Si je me dis: «Au moins les ténèbres me couvriront», la nuit devient lumière autour de moi! Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi: la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. Psaume 139 : 7-12EnregistrerEnregistrer

samedi 8 octobre 2016

Il est là !

Il est là pour de vrai ! Je l'ai même touché ! Donc cette histoire était VRAIMENT pour de vrai !
Et il est choupinet comme tout ! 
Et c'est aussi grâce à vous les lecteurs de mon blog qui m'ont encouragée à continuer d'écrire par vos commentaires positifs ! MERCI !

En vente dans toutes les librairies, sur commande en tout cas, en France, Belgique, au Québec et en Suisse, 
au prix de 25 frs ou 19.90 €
Et ici : www.editions-pretexte.ch !



jeudi 15 septembre 2016

Mon sac à main.

Mon sac à main m'énerve. Il est trop lourd. Toujours. Et je n'y trouve jamais rien. Ou plutôt je fais des trouvailles inutiles, plus surprenantes les unes des autres, mais je ne mets jamais la main sur ce dont j'ai besoin lorsque j'en ai besoin. 

Régulièrement (non, pas quotidiennement, régulièrement veut dire tous les mois, ou deux mois, ou trimestriellement ? Bref, le temps passe tellement vite...), je vide mon sac pour essayer d'y remettre de l'ordre. Je trie mouchoirs utilisés ou pas, billets de parking, de cinéma, bons périmés, j'y trouve des stylos qui ne sont pas les miens...  Je découvre un tube de crème pour les mains sans le bouchon (aïe !), je remets la main sur mon bâton à lèvres que je croyais avoir perdu,  sur des pièces de monnaies et des jetons pour caddies, des bonbons contre les maux de gorge, et sur un antalgique un peu amoché... puis enfin, sur le bouchon du tube de crème pour les mains...

Quand je retourne mon sac, je réagis un peu comme quand je rentre dans la chambre de mes Zados, : Ohhh ce chenil ! Quoi, j'avais encore ça ? Ahhh, c'est ici ce truc que je cherchais ! Mais qu'est-ce que ça fiche là cette chose ? Ces biscuits tout écrabouillés, beurk !  C'est quoi ce Tic-Tac abandonné ?!?! Pourquoi ces chaussettes sont là ? Arghh c'est un chewing-gum de seconde main bouche dans ce papier ! Ce que c'est dégueux !!! 
Merci de n'en souffler mot à mes Zados !
Voilà. J'ai vidé mon sac. Devant vos Zyeux en plus !!!
Je jette tout ce qui devrait être à la poubelle à la poubelle, et de dépit, trop dur de faire un tri, je remets tout le reste dans mon sac. Au cas où, on ne sait jamais.
Fraîchement trié, et ça se voit même pas.
Quand il faut un mouchoir, j'en ai pas. A peine arrivée à la maison j'y remets quelques paquets.
Quand il me faut un sparadrap, car quelqu'un ou moi-même à des cloques au pied,  je n'en ai plus, ou ils sont dans un état si pitoyable,... qu'il vaut mieux vite le mettre hors d'état de nuire.
Quand il me faut un antalgique, j'en ai plus ou, en fait, il est au fond du sac et pas dans sa pochette habituelle...et quelque peu...uhhhhm, le comprimé lui-même aurait besoin d'un antalgique. 
Quand il me faut de la monnaie pour le parking, mon porte-monnaie est vide, et toutes mes pièces se cachent au fond du sac, mais je n'y pense pas à cet instant précis. Et parfois c'est plutôt très embêtant.

Dans mon sac, il y a une poche exprès pour y mettre mon smartphone. Je trouve ça trop pratique, car comme ça, je le retrouve facilement ! Voilà une des raisons pourquoi j'ai craqué pour ce sac ! MAIS, il y a un grand MAIS : je ne le range JAMAIS dans cette poche, du coup, dès que je sors de la maison et que je le cherche, je crois l'avoir oublié, et après avoir cherché chez moi sans succès, je me remets à  farfouiller dans mon sac et... il était au milieu du fatras... Ça ne m'arrive pas qu'à moi, si ?

Mon sac est grand. J'aime bien car je peux y mettre ma gourde d'eau (mon bib comme je l'appelle parfois, ça me rajeuni), mon agenda si besoin,  selon la saison et la météo, des gants, même parfois des chaussettes (si si, si des fois que j'ai un coup de froid, je suis frileuse des pieds, moi !), mes lunettes de soleil, mon petit parapluie.... Ainsi que de multiples pochettes, une pour les médicaments (jamais ceux dont j'ai besoin), une autre avec tout ce qu'il faut que les hommes n'utiliseront jamais (non, pas le maquillage, les autres trucs, quoi...)...

Mais quand je réfléchis sur tout ce barda que je n'utilise jamais (à part un mouchoir de temps en temps, mon porte-monnaie un peu plus souvent, mon bib régulièrement et mon smartphone tout le temps), je me demande à quoi ça rime de transbahuter péniblement toujours tout ça. 

Au cas où. Oui, au cas où.
Mais quand le "cas où" surgit, ça se passe en général comme ceci : 
Une amie/collègue : - Arghhhh, j'ai un de ces mal de tête !
Moi, toute fière : - Tu veux un anti-douleur ? Un paracétamol ? Un Irfen ? J'ai ce qu'il te faut, tu as le choix ! dis-je, tout en farfouillant dans mon sac avec ardeur (il en faut)...
Puis, moi, dépitée : - Euhhhh, désolééééééée, là, je crois que je n'ai plus rien.

Même chose pour les mouchoirs, bonbons pour la gorge, sparadraps, stylos, etc. 
Déprimant. 
Voilà. J'ai vidé mon sac. Ça va ?

PS : j'aime l'ordre et la propreté. Vraiment. Et être organisée, à jour et efficace. Mais il y a deux endroits où c'est le flop complet : dans mon sac et... dans ma tête. Je ne sais pas si le sac à main de la femme est toujours le prolongement de l'ordre qui règne ou pas dans sa tête. Je n'irais pas jusque là, mais...bon.
PS 2 : en fait je fais tout faux. Je devrais faire comme un homme. Voyager léger : le porte-monnaie dans une poche. Le smartphone dans l'autre. Et les clés quelque part ailleurs.
Mince. Mes clés. Elles sont où ?

Le p'tit mot spi :
Dans nos vies, nous nous encombrons de tellement de choses inutiles ! Toutes ces blessures qu'on ne peut pardonner, toutes ces pensées qui nous freinent dans nos projets, nos envies ! Ces peurs qu'on ne lâche pas, ce manque de confiance en soi qui nous empêche de commencer d'accomplir nos rêves. J'aimerais tellement aller là-bas, mais si l'avion tombait ? J'aimerais tellement commencer d'apprendre cette langue, mais si je n'y arrive pas ?
Et puis si on triait tout ce fatras inutile qu'on garde "au cas où", qu'on jetait tout ça au loin... Et pis si on gardait juste confiance, si on gardait le lien avec le Ciel, avec Dieu, tel notre smartphone si indispensable dans notre sac...
Et si pour le reste on arrêtait de s'en faire et qu'on se confiait dans Celui qui nous aide si on lui laisse une place dans nos vies ?
Cela irait mieux, non ? On avancerait bien plus léger ! Chiche !

Confie-toi en l'Eternel de tout ton cœur et ne t'appuie pas sur ton intelligence! Reconnais-le dans toutes tes voies et il rendra tes sentiers droits. Ne te prends pas pour un sage, crains l'Eternel et détourne-toi du mal: cela apportera la guérison à ton corps et un rafraîchissement à tes os. Proverbes 3 : 5-7

Il est dur d’échouer, mais il est pire de n’avoir jamais tenté de réussir.
Franklin Roosevelt

Que notre faiblesse soit l’occasion pour nous de voir la puissance de Dieu à l’œuvre dans notre vie.

Ce n'est pas en réfléchissant que tu sauras si quelque chose va réussir. L'important, c'est d'essayer !

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait ! Marc Twain

vendredi 9 septembre 2016

Autour de la table.

Nous voici tous à table. Autour d'un bon repas. Ou pas. Ou plutôt autour d'un bon repas pour certains, d'un bof repas pour d'autres. Mais c'est le même repas. Enfin, j'pense qu'vous avez compris. 

Et ça discute. Et ça parle. Papa-maman écoutent. Ou essaient de se faire comprendre. Celui-ci coupe la parole à celle-ci. Ça discute dans tous les sens. Animation. 

Puis Fiston 1er commence de discuter boulot. Il est en train de se former dans un EMS. Donc, dès qu'il amorce le sujet, Fiston 2e et mon Nommamoi, commencent à se crisper. Surtout Fiston 2e. Mon Nommamoi, d'un coup, s'envole au loin en pensée : il fait un effort de concentration sur sa nourriture ou sur des problèmes du boulot à régler. Ainsi, il arrive à faire abstraction, un moment en tout cas, du vécu du jour de Fiston 1er : nettoyage de diarrhée- de stomie- changement de poche urinaire- problème avec une personne qui urine dans des endroits improbables, qu'il faut nettoyer- pansement d'une plaie suite à un membre amputé, etc. Il n'a pas le temps de finir le premier sujet que Fiston 2e, après avoir émit un râle bruyant d'homme blessé à mort, se lève avec son assiette et s'en va. Mon Nommamoi, ne résiste plus : Bon, tu as fini maintenant ? On mange ! Manana 2e écoute de toutes ses oreilles, elle, vu qu'elle vient de commencer la même formation. Et moi, j'en redemande... mais parfois, j'attends tout de même d'avoir terminé le contenu de mon assiette avant d'aborder certains détails... puis ça discute prise de sang-injection-décès-abcès... à trois maximum, les autres ont fui. 
Voilà 3 ans que ça dure...
Oui, les repas en famille, peuvent être passionnants... pour moi. 

Mais voilà.
Fiston 2e vient de débuter sa formation d'informaticien qui dure 4 ans. Depuis 3 semaines. Et il rentre tout motivé et, à présent, autour de la table, il partage sur ce qu'il apprend. Et je n'y comprends déjà RIEN. Mon Nommamoi n'est plus aussi concentré sur le contenu de son assiette, mais discute avec son fiston calculs biliaires binaires ? rénaux banaux ?  (désolée, impossible de retenir les termes)... et Excell. Quand il amorce le sujet de Word, mon visage s'éclaire, jusqu'à ce qu'il me parle avec des termes inconnus (de moi).  Fiston 2e, Manana 2e et moi-même essayons de nous concentrer sur leurs bla-blas qui nous ont l'air bien intéressants à les voir... mais nous abandonnons assez rapidement... Autant essayer de comprendre le frison. Ik begryp it net neat. (si si, le frison est une langue, je viens de l'apprendre ! Haha, pardon, euhhh, si quelqu'un est frisonais parmi mes lecteurs, je me tais ! Haha ! Uhm)
Je me tourne vers mon grand :  Et pis, Fiston 2e, tu disais avec cette escarre ? Il est purulent ?

Du même ventre. Ils sont sortis tous les deux du même ventre. Du mien.  Je vous assure. Je m'en souviens. Aïe ! Bientôt 19 et 16 ans. Physiquement, ils se ressemblent de plus en plus. Les gens commencent à les confondre. Mais maman, toi aussi, tu te trompes toujours ! Euh.... oui, mais moi c'est juste les prénoms que je mélange. Les têtes, je les reconnais encore. 

Et tellement différent ses deux gars. Chacun sa personnalité. L'une n'est pas mieux que l'autre. Chacune a ses points forts, ses points négatifs. 
Ils sont uniques. 
Je les zaime. Je suis fière d'eux. 
Il faut de tout pour faire un monde. 

Merci mes gars d'être tels que vous êtes ! (mais s'il vous plaît, ramassezzzzzzz vos chaussettes, m'enfin !)

Bon appétit !

Le p'tit mot psy (euhhh spi !)
Combien de fois nous aimerions être comme tel ou telle, avoir telle capacité, nous croyant moindre que l'autre, parce que l'on ne peut pas faire l'une ou l'autre chose tant désirée. 

Au lieu de pleurnicher sur tous nos manques (qui sont réels bien souvent !), remercions Dieu pour nos qualités, demandons-lui de nous montrer celles qu'on ignore, et de nous aider à les utiliser au mieux, pour amener du positif, un peu de la Lumière & de l'amour de Dieu autour de soi, dans des réalités si sombres parfois... Juste une petite flamme d'allumette peut déjà faire beaucoup dans une nuit noire...

J'aime le chapitre de 1 Corinthiens 12 et particulièrement les versets 14-25. Oui, chacun, avec nos capacités différentes nous sommes utiles sur cette terre. C'est un cadeau de Dieu, utilisons-les pour Lui ! Demandons-Lui qu'Il nous y aide, on a besoin de Son aide pour cela, humains imparfaits que nous sommes ! La chance c'est que comme Il nous a créé, Il sait comment on fonctionne !

Chaque personne est unique et irremplaçable (même si on dit que personne n'est irremplaçable, bon, vous m'avez compris) ! Même toi ! (et moi aussi alors ?)

jeudi 8 septembre 2016

Bouquin-news : - 1 mois !

Reste un mois jusqu'à sa sortie, le 8 octobre 2016 !
Pour "fêter" ça, je vous dévoile la couverture !
Tadaaaaam !

A bientôt ;-)

Sarah




vendredi 2 septembre 2016

Nouveaux challenges.

Tout change. 
Après un été quelque peu houleux, notre vie ne reprendra plus comme avant... toujours moins de descendance présente à la maison... en temps, en nombre...
Tout a changé. Tout ?

Challenge number 1: se réhabituer à être à deux (fastoche !) 

Cette année, nous voilà, mon Nommamoi et moi, jusqu'à 5x par semaine à se retrouver entre 4 yeux au repas de midi. Quatre yeux égal deux bouches. Donc deux bouches qui l'ouvrent. L'une après l'autre. On peut se reparler sans être interrompu, juste par la fourchette qui amène la nourriture et par le mâchage de l'aliment en question (on ne parle pas la bouche pleine, voyons), pendant ce temps l'autre utilise ses oreilles. Et ses yeux. Parfait.
Mais un soir Fiston 1er a osé nous poser cette question, à moitié hilare, à moitié en souci,  qui nous a assommé tel un coup de massue :
- Alors comment ça fait de se retrouver à deux comme des retraités ?????
Le choc du dernier mot de la question en question nous a laissé cois quelques infimes secondes, tandis que mon cerveau carburait et a trouvé THE réponse à cette méchante question :
- Mmmmmmmh, tu veux plutôt dire comme des jeunes mariés ?
Du coup, c'est lui qui est reste coi toute la soirée.
Et nous ne lui avons toujours pas répondu, en fait. C'est pourquoi il a réitéré cette question plusieurs fois depuis, et ma réponse est toujours la même : une question.
Mmmmh. Vous avez compris mon charabia ?
La réponse ? Vous la voulez, vous ? La vraie réponse que nous n'avons pas osé exprimer ?

- C'est génial de pouvoir se retrouver, de pouvoir parler de TOUT sans devoir censurer quoique ce soit à cause d'oreilles plus jeunes qui traînent. Plus d'avocats-arbitres non engagés présents si nous devons régler quelques différents entre nous (oui, oui, ça nous arrive aussi). C'est génial car n'étant plus que 2 à midi, la maison se salit moins vite, et l'aspirateur est donc moins sollicité. Moins de stress aussi car je cuisine plus vraiment à midi, mais juste le soir. Et ce qui est top aussi, c'est que si je veux partir toute la journée je suis liiiiiiiiiiibre (délivrée, libérée etc) ! Mon Nommamoi est grand, je n'ai pas d'inquiétude à avoir pour qu'il se trouve un mammouth un bout de viande quelque part à croquer. En fait, c'est génial, c'est le bonheur, c'est agréable, pourvu que ça duuuuuuuuuure.

J'ose me réjouir de cela,  d'autant plus que nos Zados, de leur côté ne se gênent pas d'exprimer leur joie d'être plus indépendants, d'avoir leur petit compte bancaire où tirer des p'tits sous pour pouvoir se nourrir de kébab, d'hamburgers, de sandwichs (pour Fiston 2e) et de salades (pour Manana 2e). 

Challenge Number 2 : ne plus donner mon avis sur l'état des chambres de ma descendance !

Mes Zenfants, à présent TOUS sortis de l'école obligatoire, sont en train de se former dans la voie qu'ils ont choisie. J'ai décidé, cette fois VRAIMENT décidé, que c'est EUX et seulement EUX qui rangeraient-époussèteraient-aspireraient leur chambre. Maintenant, ils sont GRANDS, RESPONSABLES (euuuuh, c'est eux qui le disent, pas moi). Donc, que je n'y passerai plus l'aspirateur, que je n'y ramasserai plus les habits-bouteilles-paquetsdebiscuitsvides-sacs-chaussettes-mouchoirs-miettes qui y traînent et que c'est EUX les chefs-of-the-nettoyage-of-leur-room. POINT. Que j'essaierais même de me TAIRE pour que l'idée de ranger-nettoyer vienne d'eux. Je dois dire que cela est le plus difficile à appliquer, mais que j'arrive à espacer mes demandes expresses. Peut-être aussi parce qu'ils ne sont plus là de la journée et que le soir ils sont tellement épuisés qu'à 21h tout est éteint dans leur chambre (ils se lèvent à 5h30 !). Bref, je les vois moins. Presque plus en fait.

Challenge Number 3 : se lever le matin !

Oui, sortir de mon lit douillet quand aucun horaire ne m'y pousse vraiment 2 jours par semaine, il faut le faire. Je ne me lève plus pour ma descendance. Ter-mi-né. A mon âge, se lever à 5h30 serait très mauvais pour ma santé, non ?
Mais sentant la chose venir, je me suis engagée depuis peu comme dame-contact à SOS Futures mamans. Ce n'est pas par gloriole que je vous raconte ça, mais pour que vous connaissiez cette association super chouette, qui s'occupe d'accompagner les jeunes familles avec enfant jusqu'à 2 ans en difficulté financière. Nous leur procurons du lait, des couches et éventuellement une aide financière ponctuelle. Je suis (du verbe suivre, pour moi-même une famille me suffit n'est-ce-point, vous imagineriez le nombre de chaussettes à ramasser par jour ?) donc 8 familles. Et franchement, il y a de la misère dans ce monde. Je découvre des choses que je ne savais pas exister en Suisse en aussi grand nombre. Je me sens d'autant plus gâtée, incroyablement reconnaissante de la vie que j'ai. Ne comprenant pas pourquoi moi, nous, sommes autant gâtés, et pourquoi eux ne le sont pas. Pourquoi ? Il n'y a pas forcément de logique humaine et ça donne une tonne d'humilité...
Du coup ça, entre autre, me pousse à me lever à 7h le matin au plus tard. Quand même ;-)

Challenge Number 4 : accepter le départ de notre sweet home de Manana 1ère !

Manana 1ère est revenue à la maison quelque temps et à présent se met gentiment en colocation avec une amie. Gentiment (?), mmmmh, c'est-à-dire que plus de la moitié du temps elle vit déjà dans son futur appart. J'avais un peu oublié qu'en deux ans elle avait grandi, et qu'en plus, elle m'avait avertie qu'elle ne vivrait plus à la maison. Mon esprit comprend. Mais mes tripes de mère furent à nouveau toutes tiraillées. A présent, elles commencent gentiment à se remettre dans leur état normal. Manana 1ère est par là. Heureuse. En sécurité. Et continue de digérer gentiment tout son vécu. Ça ira. 

Voili.


PS : le plus dur du plus dur du plus dur challenge est le Number.... 2 (vous êtes étonnés ?)

Le p'tit mot spi :
Oui, la vie change. Tout change. Les changements ne sont pas toujours faciles à gérer, même s'ils sont positifs. Et oui, il y a des malheurs, des souffrances incompréhensibles sur cette terre, et nous essayons toujours de comprendre le pourquoi du comment. Et c'est pas nouveau.
Voilà ci-dessous quelques paroles de l'Ecclésiaste qui avait les mêmes préoccupations que nous, il y a de cela quelques millénaires donc, oui, tout change, mais à grande échelle, rien ne change :

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel:un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire,un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Ecclésiaste 3 : 1-8

J'ai vu que l'homme ne peut pas comprendre l’œuvre qui est accomplie sous le soleil. Il a beau se fatiguer à chercher, il n’y parvient pas, et même si un sage prétend avoir cette connaissance, il est incapable d’y parvenir. Ecclésiaste 8 : 17

J'ai encore vu, sous le soleil, que la course n'est pas réservée aux plus rapides, ni la guerre aux hommes vaillants, ni même le pain aux sages, la richesse aux intelligents ou la faveur à ceux qui ont de la connaissance. En effet, ils dépendent tous des circonstances, favorables ou non. Ecclésiaste 9 : 11