La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 26 mai 2016

Photos de famille

ou Arrêt sur image.

Manana 1ère est là pour quelques jours. Fabuleux. Après 21 mois, la revoir et la ravoir, réentendre ses pas, ses bruits, sa voix, bref revivre avec elle est un bonheur avec un grand B.
Cette semaine, plusieurs choses à faire avec elle.
Dont les indispensables photos de famille !

Me voilà donc à préparer tous les membres de ma famille quelques jours avant. A les coacher pour les préparer psychologiquement à la chose. A leur rappeler de me rappeler, au moment où nous serons tous les 6, à immortaliser notre family tant aimée. Vu leur enthousiasme sans nom (!),  je me mets des mots partout, dans mon agenda, sur des post-its, m'envoie même un mail et j'écris en gros sur une feuille A4 que je laisse traîner sur la table à manger : PHOTO DE FAMILLE !
Reste un moment M où nous serons tous présents ce dimanche en fin d'après-midi, lors de la grande fête de famille pour la fin de "caté" de mes deux petiots (instruction biblique qu'on dit par chez nous). Après, fini. Demain, à nouveau départ de Manana 1ère, larmes et tristesse et tutti quanti. Mais c'est demain.

Aujourd'hui est le jour J du moment M :

- Mams, il faut que je parte bientôt !
- Oui, mais avant que tu partes, photo de famille !!!, rappelais-je

- Eh, Manana 2e, nous ferons une photo de famille, ne va pas trop loin !, dis-je
- Roooonnn, mais pourquoâââââ ?!?!

- Eh, mon Nommamoi, rappelle-moi qu'on fasse vite une photo de famille avant le départ de Fiston 1er !
- Ouais ouais (la motivation est bien là, je la sens je la sens, bien cachée au tréfonds de son moi)

Fiston 1er et Manana 1ère pensent s'en aller. J'engage une photographe qui est juste à côté de moi. Ma Mamanamoi. Je groupe mes troupes. Un-deux-trois-quatre-cinq et six ! On y est, on trouve vite un coin sympa dans cette nature luxuriante faite par notre Créateur exprès pour nous (et pour les photos de famille).

Je stresse intérieurement. Je suis totalement gaga des photos de famille. Totalement. J'adore ça. Sur Pinterest j'ai même un tableau exprès pour ça avec plein d'idées. Une famille. Je trouve cela tellement beau. En plus, jamais de chaussettes qui traînent sur les photos. Mais des sourires, la joie de vivre, l'amour, la rigolade, bref que le beau de la vie familiale transparait.
Je coache mes jeunes avec un enthousiasme extérieur (et un stress intérieur, bien me contrôler pour que tous soient motivés au maxxxx), j'essaie de ne pas m'énerver contre les récalcitrants. De les faire sourire. Certains font des reproches aux autres qui ont fait une sale tronche sur la dernière photo faite il y a 7 mois. Nooooonnnnn, gros stress intérieur de moi, si ça commence comme ça, impossible de révéler la beauté qui est en nous !
On se met en position. Sourire à l'envers pour certain. Certains sérieux. D'autres font les fous. Ma Mamanamoi commence à mitrailler. Fiston 1er se retrouve par terre, une jambe tenue par une partie de la famille. On ne comprend pas trop comment. Ma Mamanamoi continue de mitrailler. Puis on se retourne, dos à elle. Pratique. Nous pouvons faire la "tronche"qu'on veut.  Puis on se retrouve le dos nu (je passe les détails). Puis, enfin, comme d'hab, quand tout le monde croit avoir fini, je clame, pleine d'entrain :
- Non, encore quelques-unes, face à l'appareil photo !

Mon mari n'est plus vraiment motivé. Et là, je ne mentionne même pas ma descendance. Mais il sait, mon Nomme, il sait que si je veux ça, c'est que c'est comme ça pis voilà. Donc vaut mieux à ce moment-là donner le meilleur de soi. Sinon on s'en sortira pas. Tout le monde s'y met. Enfin, je l'imagine.
- Bon, c'est bon, clame d'un air décidé mon Nommamoi qui en a cette fois bien marre.
Moi, j'aurais encore continué quelques heures. Pour mettre le max de chance de mon côté.
Mais Mamanamoi m'assure qu'il y en a au moins une trentaine, il y en aura des bonnes dans le tas. Je la crois (c'est ma maman quand même, et une maman dit pas de bêtise).
Cette fois, tout le monde se sent libéré. Heureux, joyeux. Et pfuit, partent vaquer à leurs activités. Moi je suis contente. C'est dans la boite.

Tout le monde s'y est mis ?
Non.
Sur les photos que j'avais crues bien, un singe que je ne nommerai point (Fiston 1er) s'y est glissé. Un beau singe bien expressif.
Mais bon. Elles sont rigolotes ces photos. J'en pleure... de rire. Quand même.
Et par chance, il y a toujours celles où nous sommes tous de dos. Bras dessus-bras dessous. Cela montre notre amour familial sans faille (étrange, il manque quelques jambes !?).

Les photos de famille. J'aime ça. Vraiment. Je ne m'en lasse pas de les regarder.  Et j'oublie même la bataille que ça a été avant, pendant.
Cet arrêt sur image de notre vie familiale peut faire croire à certains que notre famille est parfaite. Que chez nous les relations sont sans taches, sans mots plus haut que l'autre, sans chaussettes qui traînent. C'est faux.
Mais cela montre la valeur de la famille. Il n'y a rien de plus beau. Malgré tout.
Malgré tout ce qui entache notre quotidien.
Et j'en suis fière. Je suis fière de ma famille. Tellement. Cela vaut la peine de se battre pour la maintenir ensemble.

Ahhh, j'oubliais, merci Mafamilyamoi d'avoir fait des efforts pour cette photo. Vous savez comme ça compte pour moi. MERCI !
Et merci à ma photographe de maman qui a bien rigolé lors du mitraillage (haha !).

Le p'tit mot spi :

Se battre. Se battre pour notre famille. Se battre dans la prière pour elle. Mettre Dieu dans l'équation.
Oublier nos rancoeurs. Pardonner. Demander pardon. Rester humble.
Accepter que mon Nommamoi n'est pas toujours le Prince Charmant. Accepter que je ne sois pas toujours une jolie et douce Princesse. Accepter que nos Zenfantsànous ne soient pas parfaits (tant pis pour les chaussettes, je ne râlerai plus ! Uhm !).
Accepter notre imperfection. La mienne, celle des autres.
Et surtout, laisser la place à Dieu. Pour qu'Il pallie à nos manques.
Merci pour la famille, Seigneur, pour MA famille.

jeudi 12 mai 2016

M-a-n-q-u-é

Loupé. Manqué. Oublié.
Passoire que je suis.
En rogne je suis. GRRRRRRR. Fâchée moi.
Contre moi, qui en avait tant besoin pourtant.
Honte.
A moi aussi, ça arrive.

Mais quoi, mais quoi ? 

J'ai manqué un rendez-vous.
Chaque mois j'y vais. Régulièrement, pourtant.
Mais là j'ai totalement zappé.
Pour la deuxième fois en moins d'une année.
Honte.

C'est en même temps pas si grave. Franchement. Il y a pire douleurs en ce monde que se promener avec  tous ces poils sur la figure. Ces poils contre lesquels je mène une guerre perdue d'avance depuis mon adolescence.
Je dois probablement m'épuiser. A force. Et j'oublie. J'oublie l'heure du combat. L'heure de l'éradication. Car je sais que la victoire ne dure pas. Mes ennemis ont toujours le dessus.
C'est un peu comme les chaussettes, en fait.

Oui, à moi aussi ça arrive de zapper un rendez-vous. Comme à mes patients. Les places sont chères et précieuses là où je travaille. Et ça m'énerve quand quelqu'un manque à l'appel. Et que voilà une place libre, cela aurait pu rendre tellement service à quelqu'un d'autre ! GRRRR.
Pffff.

Et TOC.
Un p'tit brin d'humilité.
Et PAF, une bonne baffe. I'm not perfect. Me too.

Moui. J'ai quelques excuses tout de même. Très vagues. Car ce matin j'avais bien vu ce rendez-vous noté dans mon agenda. Mais ma tête est pleine des futures émotions en tout genre que je devrais vivre les 10 prochains jours : visite express de Manana 1ère en Helvétie. Joie sans nom de la voir réapparaître sur nos terres après 20 mois d'absence. Top chrono. Tristesse de la voir repartir pour les derniers mois. Craintes à nouveau que mes tripes soient piétinées par les événements. Coeur de mère noyé sous mes larmes. Je devrais m'en remettre. Si si !

L'autre jour, j'ai clamé à mon Nommamoi, qui lui vit par son cerveau et non ses tripes (comment il fait mais comment il fait ?) : Ohh ce que j'aimerais être papa ! Voilà, je l'ai dit.
Mais je n'ai pas tenu 20 secondes à l'idée. Non, en fait, maman c'est trop bien.
Supra dur. Mais trop bien. Trop trop trop bien.
Maso que je suis.

Et j'en oublie ma guerre poilante. Pas poilante du tout.
Toutes mes excuses les plus "tripeuses" à mon esthéticienne préférée (c'est pas très joliment dit mais disons que ce sont des excuses du plus profond de mes tripes... je ne sais comment les exprimer mieux).
Bon.
Demain j'ai rendez-vous chez ma coiffeuse. Je me suis mis des alarmes. Partout.

Le p'tit mot spi :

Toi donc, qui que tu sois, qui condamnes ces comportements, tu n’as donc aucune excuse, car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui les juges, tu te conduis comme eux.

OK OK.  J'ai compris.
Attention à nos critiques, nos agacements, nos jugements !
Bien souvent nous oublions qu'il nous arrive d'agir pareillement !

mercredi 4 mai 2016

Eternel recommencement. Pfff.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi. Mais plus j'avance en âge (et quel âge), plus le fait de répéter et encore répéter les mêmes gestes me lassent.
Et surtout concernant tout ce qui a trait au ménage.
Refaire encore et encore la lessive. Plier et encore plier le linge. Réfléchir et encore réfléchir aux repas. Refaire et encore refaire la liste de commissions. Ramasser et encore ramasser des chaussettes. Aspirer et encore aspirer. Ranger et encore ranger l'entrée. Nettoyer et encore nettoyer les WC. Je suis heureuse d'une chose. C'est qu'un jour, ça s'arrêtera. Je ne pourrais passer l'éternité ainsi. C'est tuant. (mais comme ce serait l'éternité, on pourrait même pas se consoler avec ça, bref.)

Aujourd'hui, je suis dans cet état d'esprit.
Je devrais passer l'aspirateur. Oh oui, je devrais. Pas envie.
Oh, pis je dois me laver les cheveux. Pas le choix. Vaut mieux.
Il faut vraiment que je fasse cette sauce bolognaise, sinon viande hachée fichue. Oui. Il le faut.
Ce linge, tout ce linge à plier, à préparer, car Manana 2e fera le repassage (au moins ça, j'y échappe, et cela permet à Manana 2e d'arrondir ses fins de mois).
Ohhhh, pis toutes ces chaussettes noires (oui, quasi toutes des noires !), à remettre en couple, là, dans ma corbeille à linge... franchement, jouer au mémory, là, "droit" maintenant, ça me tente pas vraiment. Pfffff. Et avec les années, la difficulté s'accroit. Mémecs (3 donc !) ont la même grandeur de pieds ! Joie.
Tiens, des chaussettes qui traînent... oh pis mince, elles ne vont pas s'en aller miraculeusement. Elles peuvent attendre, y en a même d'autres qui risquent de les rejoindre. Donc, autant les ramasser toutes d'un même geste.
Mes pires ennemies. 

Voilà.
Je devrais préparer l'école du dimanche. Là.
Et pis y a mon bouquin qui m'attend, il me tente, beaucoup.
Et pis voilà.
Une idée de post. Et me voilà devant mon ordi,  mon linge à cheveux bleu sur ma tête trempée. Ma viande hachée qui attend. Mon linge qui n'a pas bougé. Mon aspi non plus.
Et encore moins les chaussettes. Sales qui traînent. Ou propres dans la corbeille. La vie serait tellement plus simple sans chaussettes !!!! Tellement plus.
J'envie ces mamans qui vivent dans les pays chauds. Là, "droit"maintenant.
Une vie sans chaussettes. Le rêve !

Bon. Arrête de rêver. Retour à la réalité.
J'peux pas faire long. Mes cheveux sèchent sous mon linge et j'ai pas envie qu'on me regarde bizarrement cet après-midi au boulot, avec mes cheveux en pétard.

Le devoir m'appelle. Les devoirs.
(dire que mes Zados pensent qu'il y en a plus dès qu'on a notre métier. Hahahahaha !!!! (rire triste) )

Bon courage les mamans, pour ces éternels recommencement. (et ne mettons jamais les chaussettes en priorité, on risque de se gâcher la vie)

Le p'tit mot spi :

Apprenons à faire les choses avec joie, de toute façon on doit y passer, donc autant le faire dans la bonne humeur (je le dis à moi d'abord !) ! (et n'oublions pas : les chaussettes peuvent attendre !)

Tout ce que vous faites, en paroles ou en actions, faites-le au nom du Seigneur Jésus, en remerciant par lui Dieu le Père. Colossiens 3 : 17

Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes. Colossiens 3 : 23

Proverbes 31 : 10 - 31 : THE proverbe culpabilisant pour nous les épouses et/ou mamans ! Y a du job ! Je vous laisse juste le verset 27 (cliquez sur la référence si vous voulez en savoir plus, au risque de vous sentir nulle après, j'vous aurai avertie)

Elle veille à la bonne marche de sa maison, elle ne mange pas le pain de la paresse.