La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 31 mars 2011

Les joies (zé les peines) du printemps !

Le printemps. Il vaut la peine que je consacre un de mes posts à cette saison.
 Cette saison qui me redonne la pêche.
Quand on y croit plus, quand le froid et la grisaille nous ont pris les entrailles depuis le temps que ça dure, il (le printemps donc) explose, là, sous mes yeux ! 
Un matin, je me réveille à nouveau aux chants des oiseaux (bon, le weekend seulement quand le réveil n'est pas programmé), des "taches" de couleurs jaillissent partout dans l'herbe verte. D'un moment à l'autre mes forsythias laissent exploser leur couleur soleil, mes arbres en pot que je croyais morts commencent à montrer des signes de vie. Même notre chatte commence à reprendre ses bains de soleil, les yeux mi-clos, l'air plus que satisfaite. Etalée. Comme je la comprends. Bon. Moi, j'ai pas l'temps.
Mes primevères adorées
Tout ça. Cette nature qui m'explose le regard tellement je ne sais plus où regarder, me gonfle le coeur. Je loue ce Créateur auquel je crois et que j'aime et qui a fait tout ça. Quand on croit que tout est mort, tout renaît. Comme dans nos vies parfois. 



Du coup, j'ai à nouveau de l'énergie. Des projets vraiment géniaux qui me viennent en tête :
Wouah, il faut que je lave mes vitres. Tiens, mes housses de canapés et mes rideaux ont besoin d'une bonne lessive. Allez, je vais orner mes fenêtres de jolies fleurs. Faire de la place en remisant toutes ces chaussures d'hiver à peine utilisées (ben oui, c'est trop la honte pour mes enfants de mettre ça vous vous souvenez ?).
Aïe ! Il faut que je retrouve les baskets et les jaquettes légères de mes enfants. Mais comme d'hab, soit ils ne peuvent plus les enfiler, soit ils ont l'air bête avec, les manches leur arrivant à mi-bras. Bon, en même temps ça change pas grand chose. Car quand, en hiver, je m'énervais car ils ne mettaient ni gants ni bonnets, maintenant, à 12°C, ils vont en t-shirt dehors. Ou plutôt ils sortent avec leurs pulls, et loin du regard de leur maman adorée et respectée (!), ils se retrouvent bizarrement en t-shirt. Bref. Et ils transpirent (de peur que je les chope ?). Comprends pas. Moi j'ai toujours froid. J'attends qu'il fasse 30°C.
Et moi ? Je peux mettre mes nouvelles Converse. Chouette. Et enfin remettre le nez dehors, car la température me convient un peu mieux. Reprendre mes ballades dans la nature du mardi après-midi avec mon amie. Car j'hiverne en général pendant 3 longs mois. Je déteste le froid.
Des peines ? Oui, il y en a quand même. Par chance, cet hiver, il a peu neigé. Sinon, je me retrouverais à cueillir, ça et là dans mon jardin, les "p'tits cacas" de notre chatte (oui, j'essaie de faire joli en l'écrivant, bon, c'est pas évident, hein), qui avait cru que cette énorme surface de neige était sa caisse. Tout ça pour que mes enfants & mon mari ne glissent pas dessus. Et que je n'y salisse pas mes Converse.
La responsable de quelques dégâts
Un autre truc pas très chouette non plus je trouve qui m'est arrivé : la température étant douce, j'ai laissé ouvert ma porte-fenêtre. Et notre chatte a elle aussi comme une folie énergique printanière. Et mon canapé se trouve à côté de la dite porte-fenêtre. Et au printemps il pleut (on est en Suisse, faut pas oublier). Souvent. Et que notre petit être à poils, devant laisser jaillir sa joie à la vue d'un rayon de soleil, à follement aimé filer à toute vitesse dans le jardin détrempé et revenir comme un boomerang courir comme une folle sur mon canapé fraîchement lavé. Blanc cassé. De jolis motifs l'ornent à présent.
Ce qui m'énerve aussi... c'est cette heure de sommeil. En moins. Qui diminue un peu cette énergie printanière que j'ai en moi. Juste notre chatte en aurait franchement besoin. Mais pour moi, me réveiller à nouveau quand il fait nuit. Beurk. C'est quoi cette histoire ? Si on savait au moins que c'était efficace pour l'économie d'énergie (pas la nôtre, l'électrique) ! C'est apparemment juste utile pour faire de la place sur la planète. Et oui, j'ai appris que la semaine suivant le changement de l'heure, il y a plus d'infarctus. Pas bon ça.
Ce qui m'ennuie aussi terriblement quand même à l'arrivée des beaux jours, c'est que je dois être prête. Parée à tout éventualité : jupe, pantacourt, short long. Ben oui. Donc, la guerre recommence de plus belle, même si elle ne s'est pas vraiment arrêtée durant l'hiver. Parfois, pour ça, j'aimerais l'aide de l'ONU. Mais j'sais pas si c'est dans leurs cordes. En même temps, je ne sais pas si c'est bien qu'ils mettent leurs nez partout. Bon. Je m'égare. Oui, ben, à la base je voulais parler de l'utilité infaillible de mon arme pas si secrète que ça : mon épilateur.
Voilà.
VIVE LE PRINTEMPS !

jeudi 24 mars 2011

Ah !!! L'élevage !

Pas toujours facile d'être maman. On fait tout pour nos schtroumpfs, on les nourrit, on se réveille la nuit, on les bichonne, on les conduit à gauche à droite, on s'fait du souci pour eux, on leur recommande plein de trucs pour leur bien (se laver les dents, les mains, s'habiller pour aller dehors, prendre l'air, aller au lit...), on leur apprend pleins de choses méga importantes (comment se laver les mains, les dents, s'habiller, dire merci, ranger leurs chambres, faire leurs devoirs, être gentil comme nous (!), ne pas pleurnicher pour rien, persévérer dans le travail, que ce soit pour le sport, la musique, l'école...). Bref, on donne, on donne pour en général récolter que... bouches à l'envers, "rrrroooooonnnnn", grincements de dents, petits piques moqueuses (des plus grands), etc. Mais quel bonheur tout de même quand parfois on voit un fruit de notre éducation chez eux, ou un geste d'affection de leur part, que ça soit un câlin, un dessin, une aide quelconque ! Là, ça nous redonne du punch pour continuer même si... on ne voit pas souvent les résultats tout d'suite.
Je m'ex-pe-li-que explique donc par des faits con-que-rets concrets :
Il y a peu, un de mes fistons, le plus petit, 10 ans à tout casser, un tout petit petit quoi, m'a dit plusieurs phrases édifiantes :
1. "De toute façon tu me fais jamais confiance...." Bon. Le contexte était que mon fiston réclamait à corps et à cris de pouvoir aller en vélo à l'école car les copains, euh, y vont. Bref, je suis LA seule qui ne le permet pas.
Après petite enquête envers mon enfant désespéré qui se tenait là devant moi, il s'est avéré que 2-3 copains prennent le vélo pour aller à l'école. Bon. Après discussions prolongées sur plusieurs jours, contenant arguments convainquants de mon fiston qui se souvient malencontreusement de toutes les phrases que j'aurais pu dire en l'air il y a plusieurs mois ou années comme : "Quand tu auras eu la police à l'école et le jardin de circulation, ok." Ben... j'ai accepté.
A la condition que l'année prochaine, vu le changement de collège, il ira à nouveau à pieds, car la route est décidément trop dangereuse.
Ce matin, lui qui n'a quasi jamais mis de gants cet hiver, en a mis en partant à vélo. Je lui ai dit d'être prudent, car comment freiner avec des gants ? "Non, ça joue, j'en ai déjà mis l'autre jour."
"Confiance ma vieille, confiance" que je me suis répéter dans mon cerveau de mère.
2. " De toute façon t'es une femme, tu ne comprends pas". Oui ! Il m'a dit ça ! J'ai dû me retourner pour ne pas qu'il voie mon visage mi choqué (j'en ai fait un macho ?!!) mi hilare (à cet âge, déjà des sorties pareilles ?!!). Cela se passait dans la demi-heure avant le début de l'entraînement d'uni-hockey. Il ne désire plus y aller pour une raison que je ne trouve pas valable du tout du tout : il trouve que tous les copains le recopient, ils veulent faire le même sport que lui, et ça l'énerve. A corps et à cris, il a refusé d'y aller. Je lui ai mis l'alternative que pour cette fois, OK, mais qu'il aille jouer dehors alors, pas d'écran (car parfois je le soupçonnne de ne pas vouloir aller quelque part, pour pouvoir faire de la PS3 ou de l'ordi, si si !). Le soir, racontant tout ça à table, j'ai commencé à ne me sentir pas très fière. Et ma grande de me dire : "Quoi ? Tu lui as permis de ne pas y aller ? Il te mène par le bout du nez !". Même mon cadet s'est trouvé un peu bête à voir sa tête. Et moi aussi. Je lui ai bien dit que maintenant, il ira chaque fois, d'autant plus qu'il revient toujours content ! Super maman que je suis, qui lui apprend la persévérance ?!! Le mythe du p'tit gâté p'tit dernier ne serait pas tout faux ?
Je les mettrai ! Na !
3. "T'es trop vieille pour mettre ces baskets !". Voilà. C'est que ce que mon p'tit der m'a dit quand je me promenais toute fière dans l'appartement avec mes nouvelles shoes trouvées pas trop chères sur internet. Oui, j'ai osé m'acheter une paire de Converse montantes gris foncé. J'ai bien hésité avant de me faire ce cadeau, j'ai même demandé conseil à ma grande de 15 ans pour savoir si ça allait pour mon âge, si j'avais pas l'air bête, si ça ne la gênait pas que j'en mette (car elle en porte aussi)... Bref. Voilà plusieurs mois que je tergiversais avec ça, et ma fille m'ayant rassurée, je les ai commandées. Et voilà.
Bon.

Mes résolutions pour la suite :
1. Faire un peu plus confiance à mes enfants... même si j'ai la trouille et vois déjà le méga-super-accident où on me ramène mon fils/ma fille en p'tits morceaux.
2. Femme et fière de l'être je suis, et je le resterai. Surtout si je tiens le coup face à mon fiston qui SAIT parfaitement ce qu'il veut, même si ce qu'il veut n'est pas le meilleur pour lui. Tenir. Le faire aller à l'unihockey tant qu'il revient avec le sourire et aime ce sport, malgré ses récriminations.
3. Mettre mes baskets Converse. J'suis bien dedans, elle me plaise et j'suis encore jeune, j'ai pas encore quarante ans. Même si ça s'rapproche Moui.
C'est tout.
Ah ! Je pourrais terminer par cette phrase de ma maman,
 pleine de sagesse ancestrale :
"C'est dur l'élevage !"
(elle doit avoir vécu le même truc avec nous j'suppose !)

vendredi 18 mars 2011

Quand même, j'y suis allée un peu fort...

... alors je me suis dit qu'il faut que j'écrive un truc pour faire pencher la balance de l'autre côté, ou plutôt que je rééquilibre la chose. Moui, c'est mieux. Quand même. N'exagérons rien.
Vous vous souvenez, il y a une semaine, j'analysais de toutes mes forces mentales les relations de mes hommes  (petit rappel : un est mon mari, deux sont mes fils) avec... les tubes de pâte dentifrice entre autres ici. Je ne m'étalerai pas à nouveau sur cette brosse à dent, euhhh, sur le sujet. Je voulais juste parler de... mmmhhhh, moi et mes p'tits couacs de ce mois pour bien montrer que dans notre famille, il n'y en a pas qu'une partie qui a des défauts... Le sexe dit "faible" aussi. Un peu. C'est dur à entendre. Je sais. Avec moi, il y a quelques matières pour mon homme à s'énerver, ou, du moins à se poser aussi quelques questions sur mon fonctionnement bizarroïde à ses yeux (pour moi, ça va je vis avec moi-même depuis quelques dizaines d'années. Quoique).
Outre le fait que parfois je ne retrouve pas ma Citroën dans un parking, que j'essaie d'ouvrir la mauvaise voiture, qu'il m'est arrivé de ranger ma patte à poussière dans le frigo (ma grand-mère c'était son duvet, donc, ça doit être génétique mais ça s'améliore d'une génération à l'autre), que je ne reconnais pas les gens dans leur voiture (elles ont toutes 4 roues, et font "broum" qu'est-ce que vous voulez ?), que je ne sais pas forcément où est le nord (en face du sud) - parfois en voyage j'ai l'impression que mon mari va complètement dans la mauvaise direction (mais ce n'est qu'une impression, mon mari je l'ai eu avec un GPS intégré avant que ça sorte dans les mags) -, outre le fait que je ne sais pas trop où sont certains pays et quelles en sont leurs capitales (bon, franchement, ça sert à quoi de savoir ça ? c'est pas ça qui aide pour presser des tubes en tout cas), outre le fait ben... que j'oublie un peu trop rapidement les noms des gens  que je ne vois pas régulièrement (ça c'est franchement un handicap, j'vous dis pas)... Bref, outre tout ça et plein d'autres choses que je tairai pour le moment, j'ai fait quelques gaffes ces deux dernières semaines.
CREVAGE et PLIAGE ! Ben oui. Vous avez tout compris ? Super ! 
Bon weekend à vous ! Merci de m'avoir lue !
???????????????????
Ahhhh..... j'ai cru comprendre que certains ont besoin d'un petit éclaircissement... bon. OK. 


CREVAGE : un pneu de ma voiture a crevé malencontreusement quand, prise d'un coup de tête (elle doit avoir des crises d'adolescence occasionnelles) elle (mon engin à roues donc) a décidé de sortir du droit chemin courbe dans un rond-point. Le pneu a grimpé tout seul sans mon accord sur le bord du trottoir et ... PFFFFFFFFFF quoi. Heureusement, j'étais tout près de chez moi.
Apparemment, ma moitié en a vu des pires avec moi. Il est resté ZEN.
Même si c'est lui qui a eu tout l'boulot. MERCI mon Homme à Moi (c'est l'mien) !


PLIAGE : bon, oui. En urgence, j'ai dû amener ma fille quelque part... et la voiture, ayant accepté de reculer sans regarder à l'arrière, s'est blessée le flanc du milieu, sous les portes... contre une grosse pierre calcaire qui n'avait franchement rien à faire là je trouve... ça n'a pas fait un doux et agréable PFFFFF cette fois mais un long SCRRRRIIICRIIIIIIIISSSSSS 
très très intense. Je suis partie, cachée derrière le volant, ignorant tous les regards imaginaires aux fenêtres des immeubles alentours. La carrosserie est à présent dotée de grosses traces de "griffes" et n'est plus aussi lisse qu'avant. Elle a quelques rides quoi et est enfoncée en plus. A cette annonce, mon homme, est resté ZEN. Encore une fois.
J'ai franchement toujours pas compris pourquoi. Sûrement parce qu'il avait tellement de boulot, qu'il n'a pas vraiment réalisé que j'ai PLIE. Ou peut-être parce que je suis arrivée APRES le "caillou" et non AVANT, comme sur la photo ci-dessus. Oui, ça doit être ça.
Car sinon, qui viderait les tubes à la maison, hein, j'vous l'demande ?
Moi, je n'étais pas calme du tout par contre. Bon. Il y a des jours où tout commence de travers. Et c'était un jour comme ça.
Après deux aventures pareilles (et quelles aventures, n'est-ce pas ?), je me console en lisant et relisant mon post précédent et en me répétant cette litanie : 
"MOI, JE SAIS VIDER LES TUBES... NA." 
Et je suis sûre que grâce à ça, on a gagné bien assez pour l'achat d'un pneu neuf et d'un peu de peinture. Voilà. 
Et j'espère juste que l'adage  "Jamais deux sans trois" est tout faux pour c'coup là. 
Depuis, je prends l'vélo.
(quand j'peux)

Histoire de branches...

Dans notre vie, il y a beaucoup de branches éphémères où l'on s'accroche :

L’école, les ami(e)s, les frères/soeurs, les parents, sa DS, sa play, ses habits, le sport, la santé, sa réputation,…  ce sont là, toutes des branches de l’arbre que je suis.

Si un jour, le divin jardinier m’enlève l’une d’elles :
C’est vrai, je souffrirai (faut pas déconner non plus),
mais je ne mourrai pas !
car le tronc de ma vie c’est ma relation avec Jésus.

Là, loin de l’agitation de la ville,
je sentis une grande paix me visiter,
C’était Jésus qui me rassurait…

Et toi, ça va ?
Peut-être as-tu perdu une branche importante de ta vie…(?)
Courage, Jésus jamais te lâchera, lui seul est indestructible!
la vie et ses belles surprises repousseront, aie confiance…
Seulement, veille à une chose:
Que Jésus ne soit pas juste qu’une branche dans ta vie…

Alain Auderset

vendredi 11 mars 2011

Mes hommes et les tubes...

J'ai réalisé une chose étrangement bizarroïde ces derniers temps... 
Les 3 êtres du sexe dit "fort" vivants avec moi sont dans l'incapacité totale, je dis bien TOTALE, de vider complètement un tube. Que ce soit un tube de dentifrice, de Parfait, de mayonnaise, de moutarde et même (!) de mayonnaise à la moutarde. Bon.
Donc, c'est la plupart du temps à moi et à mes filles, donc du sexe dit "faible" (je souligne), de finir les tubes. 
Je ne comprends pas. Cela me semble pourtant clair comme de l'eau de roche. Tu regardes le tube, tu visualises l'endroit le plus dodu, tu SAIS donc où restent la matière en question, tu presses dessus cet emplacement dans la direction du trou du tube... et ça sort !!! Mais oui !!! 
Et on dit que les femmes n'ont pas le sens de l'orientation, hein ??
Combien de fois ne l'ai-je pas expliqué, d'abord à ma moitié, jeune marié et attentif, le regard plein d'amour,  puis aux autres mâles de la famille dès la naissance ou même avant (comme j'en parlais à leur papa, ils ont aussi très bien entendu d'où ils étaient. N'est-ce pas). Niet. Aucun progrès. Rien à faire.
Voilà donc quelques questions qui me taraudent l'esprit depuis quelques temps, peut-être pouvez-vous m'aider à en dénicher les réponses ?

  • Est-ce de la mauvaise volonté de leurs parts,  sachant que maman, ou l'épouse que je suis, sait faire ça TROP bien ?
  • Est-ce un manque de réflexion, d'imagination concernant l'endroit où il faut presser ?
  • Est-ce un gène particulier "finisseur de tube" qui se trouve seulement sur le chromosome Y ?
  • Est-ce que je suis la seule à vivre cela ?

Et, n'avez-vous pas ce problème aussi, vous mes lectrices, de tous ces tubes comprimés n'importe où par la gent masculine et qui, même pleins, se percent ? 
Enfin, tout ça pour vous dire que j'en suis bien perplexe ces jours. Heureusement que je n'ai pas que ça à penser, car je crois que j'en deviendrais un peu gaga. Mouais.
D'autant plus qu'un de mes buts de mère, comme je l'ai déjà mentionné dans un de mes posts, est que mes garçons sachent repasser, faire le ménage, et, bien sûr, ce que je n'avais jamais pensé auparavant vu que ça me semblait tellement évident, réussir à vider complètement les tubes. Tout seuls. Comme des grands.
Bon. Il s'avère que je réalise maintenant que ça risque bien d'être plus difficile que prévu. Mon aînée étant une fille, tout marche comme sur des roulettes. Repassage, aspi, poussière... bon. Elle a aussi un gène tout particulier, c'est de ne RIEN laisser traîner NULLE PART (ça se dit ça ?), de trier régulièrement sa chambre. OK. Tout OK. Bravo.
MAIS. J'éduque pourtant mes enfants (et mon mari.. euh) pareillement. Mais la semaine passée j'ai failli avoir une crise cardiaque quand j'ai réussi à atteindre l'armoire de la chambre de mon fiston (éduqué comme mon aînée je le re-souligne) après avoir fait du saut en hauteur, 3 culbutes, et du slalom,  pour essayer d'en fermer la porte à moitié ouverte...  Ce que j'ai vu, j'aurais dû le prendre en photo. C'est gravé dans mon esprit, mais difficile de vous expliquer les vêtements propres mis n'importe comment, dépliés, mélangés... (voilà 2-3 semaines que je veux que mes 4 rangent leurs habits frais repassés eux-mêmes dans leurs armoires. Raté.).
Voilà. J'ai comme un doute donc sur la réussite de mon projet d'en faire des hommes multi-fonctions. Ordrés. Je ne suis pas féministe. Loin de là. Je suis pour l'égalité. Tout en étant consciente que l'homme et la femme sont faits pour se compléter. Qu'ils sont totalement différents. Que nous ne pourrons jamais ÊTRE pareils. Peut-être devrais-je aussi me dire que nous ne pourrons non plus jamais FAIRE pareil.
Revenons-en à mes tubes. J'ai acheté quelques menus outils pour les aider à les vider. Il y a un petit intérêt masculin quand même pour la chose, mais c'est pas souvent. Et je crois qu'il faut que je les fixe déjà au tube, pour que mes hommes pensent l'utiliser. Donc, c'est pas gagné.



Bon, voilà. C'était ma p'tite réflexion du jour. Sans solution en vue. Snif.

jeudi 3 mars 2011

Lettre d'un Ami

Je t’écris pour te dire à quel point je m’intéresse à toi
Et combien je voudrais que tu me connaisses mieux.
Quand tu t’es réveillé ce matin, j’ai fait briller un soleil radieux par ta fenêtre.
Je voulais attirer ton attention. Tu n’y as pas pris garde.
Plus tard, je me suis arrangé pour que tu marches et que tu parles avec quelques amis.
Je t’ai baigné de rayons de soleil. J’ai parfumé l’air de douces odeurs naturelles.
Tu n’y as pas fait gaffe. Tu ne m’as pas remarqué.
Alors, je t’ai appelé en criant dans une tornade.
Je t’ai peint un bel arc-en-ciel dans les nuages.
Tu m’as jeté un bref regard, mais tu n’as pas fait attention à moi.
Ce soir-là, j’ai fait briller des rayons de lune sur ton visage.
J’ai fait souffler une brise fraîche pour te détendre et te réconforter.
J’ai veillé sur toi pendant ton sommeil. J’ai partagé tes pensées.
Tu ne te rendais même pas compte de ma présence. Je t’ai choisi…
J’ai un travail particulier pour toi. J’espère que tu me parleras bientôt.
C’est moi qui t’ai protégé dans la tempête où les autres sont morts.
Je reste toujours près de toi. Je veux être ton ami.
Et je t’aime vraiment beaucoup. S’il te plaît, essaie de ne pas m’oublier…
     Ton Ami Jésus

 (tiré d'un ancien n° de Just4U)

Nos enfants grandissent !

C'est quand même trop top et génial !
Car...
Révolu le temps des couches, des réveils nocturnes, de l'angoisse à la pensée de perdre LE doudou. Terminé d'être sans arrêt connectée à leurs faits et gestes. Ça n'arrive plus de les perdre au rayon jouets à la Migros (bien sûr !). Bien loin le temps où ils devaient avoir 5 nukis-lolettes à côté deux avant de s'endormir. Les siestes ? C'est quoi ça ? C'est plutôt nous parents qui en ont besoin parfois !
Et la voiture qu'on peut à peine fermer quand on va quelques heures en visite avec la poussette, la chaise-repas, le lit de camp, le chauffe-biberon, la poudre de lait (ne pas oublier notre bout d'homme ou d'femme avec tout ça !). Évanoui ce temps-là !  
Terminé aussi de se faire interrompre en plein repas par une odeur nauséabonde et quelques années plus tard par un cri venant de la salle de bain : "Maman, j'ai fait caaaaacaaaaaaaa !" crié à tue-tête quand on a des invités ! 
Loin derrière aussi quand mon p'tit avait la fâcheuse habitude de nettoyer les toilettes et qu'il s'enfuyait en courant et en rigolant avec la brosse dégoulinante dès que maman trouvait qu'elles étaient assez propres comme ça. Fini aussi de rentrer à la maison après les commissions avec la voiture remplie de couches en action.
Punkt. Schluss. Yessssss...
ENFIN, ma liberté est retrouvée. Ils s'occupent... sans moi. Ils rangent leurs chambres... seuls (après que je me sois épuisée pour certains de le leur rappeler 10x, rien n'est parfait). Les + grands font même leurs devoirs... seuls. Ma grande est heureuse de faire mon repassage pour gagner un peu d'argent. Le top. Leur liste de Noël et d'anniversaire ? Oui, ça aussi, ils arrivent à les faire seuls ! Wouahhhhhh ! Épatant !
A présent, ils savent réclamer leur argent de poche (dernièrement, on a eu une première, Simon a réclamé une augmentation !), refusent de mettre les vêtements super jolis que je leur achète avec amour, réclament de jouer à un jeu de Play-Station dès 12 ans quand ils en ont que 10, sont heureux qu'on les laisse seuls le soir (c'est plutôt louche vous ne trouvez pas ? Quand le chat est loin les souris dansent !)... Ils désirent manger de la "bonne" viande (plus de succès les saucisses pas chères !), jugent mes repas d'un flair infaillible (moui), m'expliquent qui est cette star ou ce film que je ne connais même pas, se moquent (gentiment) de leur vieille mère qui n'y comprend rien à rien et qui oublie tout. Que du bonheur.
Bien loin aussi les soirées dès 20h à deux en amoureux pendant que nos chérubins dorment : il faut attendre 21h30. Souvent même on se couche avant nos grands. De désespoir.
Impossible aussi dans notre appartement de 130 m2 de trouver un endroit loin des oreilles de nos enfants pour régler nos différents, mon mari et moi (si si, ça peut arriver). L'unique solution : sortir de la maison, partir marcher (si le temps est clément) ou faire un tour en voiture (s'il fait trop froid ou trop humide).
Et la dernière en date : ils décident même, oui, même de nos vacances... !
C'est presque à regretter ce temps merveilleux où je décidais des repas sans avoir de remarque quelconque à part éventuellement le risque de voir la nourriture préparée avec amour sortir de la p'tite bouche adorable en question et glisser sur le joli pull pour finir par terre... c'est presque à regretter ce temps où mon mari et moi les prenions sous le bras puis nous partions où NOUS voulions en vacances ou faire la ballade du dimanche sans avoir de réactions négatives de nos bouts'd'choux.
Tandis que maintenant... avec 4 enfants j'vous dis pas... impossible de contenter tout l'monde ! IMPOSSIBLE ! Notre voyage en Afrique ? Notre grande était plus que récalcitrante ! Faire du ski ? Nos deux filles vont tout faire pour éviter d'y venir ! Aller faire la ballade du dimanche ? On y pense même pas (là, ils sont quand même tous d'accord !). 
Avec mon homme on est malheureusement la plupart du temps en infériorité numérique (on évite les décisions familiales prisent par votes, même à bulletins secrets... pas de démocratie chez nous)! Je commence à comprendre le pourquoi de la moyenne de natalité helvétique inférieure à 2. 
MAIS POURQUOI ON NE NOUS AVAIT RIEN DIT !!!!???
Pour les vacances cette année, un vrai casse-tête. Mon homme et moi nous réjouissions de participer à nouveau au camp famille (ici). Super reposant, sympa. Et tout. Parfait. MAIS, notre aînée commence aux mêmes dates son apprentissage ET les autres enfants désirent participer à 4 journées de rencontre de nos assemblées d'église, où seront présents leurs amis. Alors voilà. Nous irons à la mer (ah, tiens, une exception qui a obtenue tous les suffrages !!!)... puis nous partirons qu'à 5 pour quelques jours. Snif.
Voilà, c'est ça. 
Voyez ce qui vous attend, vous les dames qui ont des p'tits bouts.
 Ha ha.... Vous croyez que ce sera différent ? 
Que vous arriverez à faire mieux ? 
Attendez pour voir !
(et si vous y arrivez, y a plus qu'à publier un livre sur vos trucs et astuces)
Pour ma part, je trouve que chaque âge est super ! Chaque période à son côté positif, mais aussi son côté négatif. Bien sûr. Recommencer à pouponner ? ARGGGGHHH ! J'adore, je fonds devant les p'tits bouts. Ils sont choux.  Mais quelques heures avec eux suffisent pour moi. Dire que j'en voulais 9, et de toutes les couleurs (ah, oui, j'étais ado quand j'pensais ça).
J'ai chaque fois aimé l'âge qu'ils avaient. Mais heureuse quand même qu'ils grandissent. 
Et c'est passionnant, génial pour les plus grands de les voir entrer dans leur vie à eux et plus seulement dans la nôtre. 
De voir qu'ils font les bons choix. La plupart du temps. Pour le moment.
Mais je dois vous avouer que c'est un soulagement pour une chose tout particulièrement, 
car pour ça, je n'ai plus aucune énergie et envie : les devoirs. 
Encore quelques années, et ça devrait être fini. 
Oui, je sais, il risque bien d'avoir autre chose jusque là. On en reparlera ;o).
(ah... et concernant l'augmentation, Simon ne l'a pas obtenue)