La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


vendredi 12 décembre 2014

Trop

Trop. Trop. Beaucoup trop.
Trop de stress. Trop de cadeaux. Trop d'emballage. Trop à préparer. Trop de monde. Trop à penser. Trop à dépenser. Trop de nuit. Trop de fatigue. Trop de calories. Trop de détresse. Trop de mauvaises nouvelles. Trop de grisaille.
Trop. Trop. Beaucoup trop.
Oui. C'est bientôt Noël

Vivement que ça soit derrière (!?!?).

Noël. Fête de la paix. Fête de la joie. Fête des lumières. Fête de l'amour et du partage. 
Où es-tu ? 
Est-ce qu'il ne reste plus que ton nom ?

Dans ce fatras de trop, il faut bien creuser pour te trouver. Il faut faire de la place dans notre emploi du temps pour goûter un peu de ta saveur.  Il faut se concentrer pour se souvenir du pourquoi de ton existence.  Il faut économiser de notre énergie, de notre argent, de notre temps pour en offrir à l'autre, à celui qui a de vrais besoins.

Oui. Que nous puissions illuminer un peu l'obscurité de ceux qui y sont, telles les multiples décorations lumineuses qui éclairent les nuits si/trop longues de cette époque de l'année (et qui devraient aussi nous rappeler que Jésus est la véritable Lumière de nos vies).

Si on prenait le temps de penser à ce qui a eu lieu véritablement il y a 2000 ans. 
Ce Fils de Dieu, Dieu lui-même, qui est né au plus bas, dans une étable. Pour nous rejoindre. 

Voyez plutôt :

Telle cette période de l'Avent pour nous, cet accouchement a été vécu dans le stress. Le GROS stress. Déjà, les parents n'étaient pas dans leur coin de pays. Ils voyageaient depuis quelques temps, "en âne" et/ou "à pieds". Top. Les contractions arrivent. Elles ne s'arrêtent plus.  Plus de place nulle part pour accoucher de son premier enfant (vous imaginez, les filles ?), un âne à défaut d'ambulance (ARGGGH) et aucun endroit digne de ce nom et paisible en vue (ni de blouse blanche). Juste son homme qui n'y connait pas grand chose à la chose (Il était charpentier, je pense que ça n'aidait pas vraiment).

Oui. Trop de stress. Trop de fatigue. Trop d'angoisse. Trop de douleur. Trop de détresse.
Trop trop beaucoup trop.

Du coup. Notre stress perso de l'Avent du 21e siècle passe "droit" au second plan. N'est-ce point ? Bref.

Et, enfin, quelqu'un propose un endroit. Là même où s'abritent les animaux. Y a même une mangeoire pour coucher le Roi des Rois. Pas le choix. On prend. 
Bébé arrive. Il est là.

Jésus est né. Noël. Joie. Paix. Amour.
Cadeaux. Adoration. Partage. 
Arrêt sur image. 

Oui. Que nous aussi puissions apprécier le jour de Son anniversaire.
Un arrêt au milieu de nos folles journées.
Dans la joie. La paix. Le partage. 
L'adoration de ce Roi des Rois né sur cette terre.
Pour venir y mourir. 
Pour toi. Pour moi.
Parce qu'Il nous aime trop.

Joyeux Noël !

vendredi 24 octobre 2014

Mon p'tit vendeur d'oeufs.

Mon p'tit der, je l'aime.
Les autres aussi. Tout pareils.
Mais lui, c'est mon p'tit vendeur d'oeufs. Il n'y en n'a point d'autres.

Depuis peu, il s'est trouvé une passion. Gagner de l'argent
Il en a une autre. Les écrans. Minecraft de préférence. Surtout.
Mais pour ses différents achats : souris perfectionnée, tapis de souris perfectionné (!), et pourquoi pas ordi perfectionné, il a besoin d'un certain pécule.
Il tond le gazon. Chez nous. En été. Comme ça papa peut se reposer. Et mon p'tit der. Gagner des piécettes.
Et maintenant. En plus. Chaque semaine. 1-2 fois. Il vend des oeufs, de portes en portes. Dans notre quartier. 
Et il amasse des p'tits sous.
Parfois les gens sont plus généreux que d'autres. S'il fait froid. S'il fait nuit. Avant Noël. Les acheteurs ont pitié, ou sont super reconnaissants et lui donnent un p'tit pourboire. Il aime.
De porte en porte il va. Avec ses oeufs tout frais. De la ferme.
Il rencontre des gens sympas. Des profs à lui. Des gens qui ont des chatons qu'il voit grandir de semaine en semaine. Des gens qui ne sentent pas vraiment la rose. Aussi.
Il passe, pas rassuré, dans des recoins sombres. Doit monter, épuisé, beaucoup d'escaliers. Glisser la boite d'oeufs dans des boites aux lettres. Ou sonner aux portes. Ne pas se tromper.
Et il amasse des p'tits sous.
Le travail,  nous le savons bien, nous, gens expérimentés que nous sommes, c'est pas toujours agréable. Cela peut nous apporter de la joie. Mais cela demande des efforts aussi. 
Lui apprend la valeur du travail. Et la récompense du travail.
Mon p'tit vendeur d'oeufs. 

Et durant ce temps. Il n'est pas devant les écrans. Il apprend à connaître la vie. La vraie. Le contact avec des personnes de tous styles. Il apprend à avoir une patronne. 

La patronne s'appelle Madame "Ecran".
Nous rigolons en en parlant avec lui. Toi, mon p'tit der, tu ne pouvais qu'avoir une patronne avec un nom pareil. Impossible qu'elle se nomme Madame "Chambrerangée",  Madame "Mebrosserlesdentsjelefaistoujours", Madame "Déoquotidien"... 
Ah. Oui. Mon p'tit der. Il n'est plus si p'tit. Il est ado. Un vrai. 14 ans déjà.
"Si quelqu'un ne veut pas travailler qu'il ne mange pas non plus" 2 Thessaloniciens 3 : 10 
"Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre coeur comme pour le Seigneur et non pour des hommes" Colossiens 3 : 23 
"Tu profites alors du travail de tes mains, tu es heureux, tu prospères" Psaume 128 : 2
 "Et mêmes, si un homme  a reçu de Dieu des richesses et des biens, s'il lui a donné le pouvoir d'en manger, d'en prendre sa part et de se réjouir au milieu de son travail, c'est un cadeau de Dieu"   Ecclésiastes 5 :18

Mais attention, mon p'tit der doit aussi apprendre, rapidement, à avoir un juste équilibre car :
"L'amour de l'argent est la racine de tous les maux !" 1 Timothée 6 :10  

mercredi 8 octobre 2014

Elle m'a donné sa clé. La clé de notre maison.

Elle m'a donné sa clé. La clé de sa maison. La clé de notre maison. Puis elle s'est envolée.

C'était il y a 2 mois.
Elle est partie pour 2 ans. Ou plutôt pour 25 mois.
C'est Manana 1ère. 18 ans. Diplômée depuis peu. Et libre.
Depuis 10 ans qu'elle le dit. Qu'elle va partir de la maison à 18 ans. Fou. Tout de même.

Telle une hémorragie. Notre descendance s'en va. Petit à petit. Déchirement. Amputation.
La maison devient trop calme par moment. Coup d'blues. C'est parfois dur d'être maman. Je ne savais pas à l'époque que ça le sera toute ma vie. Pas seulement pendant 20 ans.

Elle vient de naître. Elle vient de sortir de mon ventre. Le cordon est à peine coupé. Elle s'en va. Loin.
Là. Elle est à 10'000 km de moi. Au milieu d'un océan. Inconnu de moi.

Je suis triste. Mais heureuse pour elle.
Car elle, elle est heureuse.
Sur son paquebot.
Accompagnée de plusieurs centaines de "nouveaux-nés" comme elle de plusieurs dizaines de nationalités différentes (même des suisses allemands !!! Oups !) qui ont fait le même "coup" à leur maman d'amour.
Elle apprend l'anglais.
Elle fait du social.
Elle est un Angel. (C'est comme ça que ça s'appelle les "putzeuses" du bateau ! C'est bô ça !) Donc elle apprend à nettoyer...
Elle est dans un milieu chouette, chrétien.
Elle ne continue pas ses études, elle ne sait pas où se diriger.
Mais elle en apprend bien plus. Sur la vie. Sur elle. Sur d'énormes quantités de cultures différentes. Sur la géographie (elle en a bien besoin). Sur comment gérer un mal de mer.
Elle apprend l'anglais. Son rêve.

Reconnaissante. Je suis. Elle fait de bons choix. De vie.
Nous aussi nous expérimentons. Nous apprenons. Ce que ça fait quand un de nos enfants s'en va après avoir vider sa chambre... pour qu'on l'utilise comme bon nous semble.
J'apprends même la géographie de l'Asie... incroyable...
J'ai même commencé des cours d'anglais. Enfin. Ce que je voulais depuis toujours mais sans oser me lancer une bonne fois.
Je suis motivée. A donf.
Car nous irons la voir.
En famille.
Sur son paquebot.
J'espère de tout coeur. C'est un rêve à présent. Nous espérons que ça puisse devenir réalité.

Oui. Mes enfants. Je ne les fais pas pour moi. Je le savais. En théorie. Maintenant je l'apprends. En pratique. Et suivant les jours c'est plus ou moins difficile.
Je dois apprendre la confiance. Le lâcher-prise total. Elle est entre de bonnes mains. Terrestres. Ou plutôt maritimes. Et surtout entre de bonnes mains célestes. Et c'est le plus important. Rien ne peut l'éloigner de Lui !

"Eternel, tu m'examines et tu me connais, tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et toutes mes voies te sont familières.... Tu m'entoures par-derrière et par-devant, et tu mets ta main sur moi... Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence ? Si je monte au ciel, tu es là; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l'aurore pour habiter à l'extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, ta main droite m'empoignera."
(Psaume 139, extraits)

Joyeuse. Je suis. Quand un petit rendez-vous Skype a lieu. Nous tchatchons pendant 1 heure. Comme au bon vieux temps. Je ne peux juste pas la serrer dans mes bras, lui passer un cookies (hein, Manana ?). Elle me fait visiter le bateau. Avec son ordi. Consolée. Un peu. Quand elle m'écrit, étonnée, que sa famille lui manque plus qu'elle n'aurait pensé. Heureuse. Je suis. Quand je reçois un mail. Ou découvre une de ses photos sur Instagram.
Fabuleux le progrès. Cela aide. Tellement. Parole de maman.

mardi 7 octobre 2014

Une p'tite histoire...

Aujourd'hui, au cabinet médical où je travaille, un patient régulier d'un âge certain, me salue, tout sympa :

- Bonjour jeune fille de bonne famille !
Je le remercie chaudement pour le terme "jeune fille".

Il me répond :
- Mais vous êtes jeune,..... Euhhhh, 26 ans ?

- Hahaha. C'est vraiment gentil. Non. 43.

Il me regarde avec de gros yeux vraiment étonnés :
- Ahhhh oui. C'est vrai que j'aurais dit un peu plus...

Moi, j'pense : " Oh non... Ça faisait tellement du bien !"

Il continue :
-... Mais pas la trentaine quand même !!

C'est devenu d'un coup mon patient préféré.
Même s'il ne m'a pas apporté du chocolat aujourd'hui.

Au moment de partir après sa consultation, il m'annonce, tout fier :
- Moi, j'ai bientôt mon anniversaire, j'aurai le double de vous !

Moi, je réfléchis  : "Euhhhhh 52 ou 86 ? Je penche tout de même pour 86, même s'il ne les paraît pas vraiment."

Mince. Il a retenu mon âge.


vendredi 12 septembre 2014

Ma semaine de jus... suite et faim

J3 Lundi
Je me réveille bizarrement. Je me sens comme après une grippe. Membres et tête douloureux. Toute flagada flagada. J'ai de la peine à avoir les idées claires. L'idée me vient d'arrêter là cette folie. Je me pèse et j'ai perdu.... 400 g. Seulement ? Le but n'est pas de perdre du poids, mais bon, là, je suis en train de souffrir, moi !!! Moui. J'me demande quand même si je ne vais pas m'arrêter là.
Je bois mon jus à petites gorgées. Puis fais mon culte personnel... et c'est bizarre, car je lis un verset qui m'encourage à continuer, à tenir le coup ?!?!
"David puisa de nouvelles forces en se confiant en l'Eternel son Dieu" 2 Samuel 30 : 6.
Est-ce que le Seigneur aimerait que je continue ? Et pourquoi j'me le demande ? A part peut-être pour apprendre la maîtrise de soi ? Pour comprendre ceux qui font des régimes ??? Ou ceux qui vivent des famines ? Bon ok, j'vais essayer de continuer... mais... j'me demande vraiment pourquoi je fais ça, à part peut-être pour terminer les bouteilles que j'ai acheté ? Il parait qu'on se sent tellement bien à la fin... j'ai pas de peine à le croire, manger doit être le nirvana !!!
Matinée de nettoyage, donc intensive, pas trop d'énergie mais ça vient en allant dans les chambres en désordre de mes ados, l'énervement décuple mes forces. Pratique. Et une bonne cuillerée de miel me redonne foi en la vie (pour 15 minutes) ! Mon après-midi au boulot se passe étonnamment bien,... pas le temps de penser à mon estomac. Et ma p'tite soupe du soir me convient, même si le pain me fait vraiment envie... MAIS, à la maison je suis sur les nerfs. J'énerve mes 3 ados (ils n'aiment pas trop quand je leur mette les points sur les i).  Si demain, je me lève dans le même état qu'aujourd'hui.... je vais directement sauter au Jour de reconstitution. Je n'ai pas envie de faire payer ma famille de mon étrange cure de la semaine...
Mais franchement, je ne sens pas la faim, c'est plutôt l'envie de manger quelque chose de bon, de consistant, qui est bien présente, et le fait que je me traîne un peu, mais surtout que je suis sur les nerfs... et ça c'est le pire. Bref dure journée ce fut.
J4 Mardi
Je me réveille en forme. Toute motivée car plus que 2 jours de nourriture non solide ! Yehhhh ! Bref, je suis tellement impatiente d'arriver au bout que je me réveille avant le réveil (oui, bon, ça change pas grand chose au final, mais j'suis comme ça). Vivement jeudi, vivement jeudi !J'adooooore le jeudi ! J'ai juste un trait de culpabilité qui me ronge tout de même car j'étais vraiment pénible hier soir. Mais bref... c'est passé, je suis à nouveau quasi parfaite. Comme d'hab. N'est-ce pas mes ados ? Matinée au boulot top, la forme quoi. A midi, je rêve d'un bon morceau de pain, mais à la place me coltine ce jus de betteraves et autres légumes que je n'aime pas du tout. Mais je suis étonnée d'avoir plus d'énergie qu'hier. Me sens un peu fatiguée mais pas trop. Cet après-midi, je faisais les courses et avec délectation je zieutais tout ce que je pourrai manger après. Il y a eu un peu plus de trucs que d'habitude dans le caddie... et un peu moins de place dans le frigo... et plus dans le porte-monnaie. Bon. Au fil de la journée, j'ai de + en + d'énergie, me sens bien, ne suis pas vraiment fatiguée.  Mais le soir... je m'endors difficilement. J'ai faim. Mon ventre gargouille. Peut-être est-ce parce que je n'ai pu finir ma bouteille de jus hier. Il restait entre 1-2 dl de jus de légumes, et je l'ai oubliée au boulot ! Quand on ne boit que 1 litre en tout par jour de quelque chose d'un peu plus consistant que de l'eau, ça compte. J'ai faim !!!!!

J5 Mercredi Dernier jour sans nourriture solide.
Mauvaise nuit. Pas bien dormi. Je tiens sans nourriture solide, je devrais tenir sans avoir beaucoup dormi, non ? Vivement jeudi, que je puisse remanger quelque chose d'un peu plus consistant !!! J'y pense, m'en réjouis comme de Noël quand j'étais p'tite ! (c'est p't'être pour ça que j'ai mal dormi en fait). Pour la journée de reconstitution qu'ils appellent. C'est clair que maintenant, je ne me sens pas du tout constituée !?!?!?!  Mais bon, aujourd'hui, c'est jus de fruits !

Ce matin, dans ma lecture biblique du jour il y a ce verset, voyez l'humour de Dieu : "J'ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j'ai, je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l'abondance. C'est le secret que j'ai appris : m'accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j'ai faim, que je connaisse l'abondance ou que je sois dans le besoin. Je peux tout par celui qui me glorifie. " Philippiens 4 : 11-13 

Et j'ai vraiment faim. Peut-être est-ce par ce que je sens la faim fin. Mon jeans flotte plus que d'habitude, il faudrait que je croche ma ceinture un cran plus serré. Chouette. Mais bon, calme ta joie, ça ne va pas durer ! Oui, je sais... Ce matin, j'ai des amies qui viennent chez moi pour un groupe de partage. Au moment du café-croissant habituel, ben moi, je me coltine de la tisane (sans sucre, bien sûr !) en louchant sur la tresse que j'ai faite hier soir (car oubliés les croissants précuits, plus de place dans le caddie !). Et j'explique ma "cure". Ça rit beaucoup. Personne n'a l'air motivé de me suivre. Ouais. Je dois être gaga, sûrement ;-). Après le départ, je me prends une petite cuillère de miel, je me délecte de son goût. Je savoure. Oui je tourne un p'tit peu. Oui oui. Je suis étonnée que je suis en train de tenir jusqu'au bout. Je ne me serais pas crue capable de ça. Le pire, vous savez c'que c'est le pire ? C'est que bizarrement, j'ai + envie de passer du temps dans la cuisine que d'habitude pour ma famille !!!! A rien y comprendre, j'vous dis... car promis, je n'en mange pas une miette !!! Je mange par procuration... Bon, j'm'en vais aller faire à dîner... Miam !
Après une après-midi de boulot intense (où j'ai profité de finir ma bouteille de jus de légume oubliée la veille, beurk !), une soirée chargée, je me suis endormie difficilement, affamée, encore plus que la veille, après avoir pensé à tous les repas merveilleux existants : pâtes, paninis fromage de chèvre-pesto-tomates, pain frais sorti du four, fondue...Duuuuuur.... mais je ne vais pas craquer maintenant !!!
Le grand repas du jour, c'est le repas du soir : 2 dl de jus de tomate & 1 dl de jus de fruits  & 2 cc de graines de lin !!!

J de reconstitution Jeudi
Nuit agitée, crampes nocturnes des mollets, réveil aux aurores, cauchemar comme quoi je devais encore me coltiner une journée de jus avant de pouvoir manger du solide. Bref. Pas reposante. Je me lève, glauque, un peu comme après une gastro, sans force. Je me pèse. Yeeeh, 3kg de moins. J'ai bien pensé, je le sentais. Au moins ça. Même si ça durera pas. Suis essoufflée pour un rien, peine à monter les escaliers, les jambes flageolantes. Mais qu'est-ce-que j'ai fait ??? Je me prépare 3 biscottes complètes que je beurre consciencieusement, et que je "mièle" aussi. Comme c'est conseillé. Plus je prends mon jus et les p'tites graines habituelles. Je me sens l'estomac lourd après avoir dégusté ça, et regrette, dans ma précipitation de manger, d'en avoir pris 3 au lieu de 2 (c'était conseillé 2-3 !). La force ne revient pas. Ahhhh, oui, je dois me reconstituer (ce mot !?!) ! Ce jour est fait pour ça ! Je lis un autre bouquin de méditation  ce matin pour prendre un temps avec Dieu. Et je ris. Beaucoup. Je crois que Dieu se moque un peu. Affectueusement. Bon. Même verset que hier :  "....m'accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j'ai faim... !!!! " Oui, je dois être contente comme je suis, que j'ai faim, que je sois fatiguée, avec la force de Dieu ! OK, je suis contente !

A midi, au lieu de prendre  le bouillon de légume conseillé vivement, et me sentant de mieux en mieux reconstituée (pfff, ce mot), je dévore le reste de petit mélange de tomates-courgette fait hier. Ma Manana 2e me lance, l'air grave :
"Ben t'a perdu ton pari".
"Mais, un, je n'ai pas fait de pari, et deux, ben...voilà. Ronnnn, franchement...." 
En plus, son pain-pita me fait de l'oeil, et je n'en prends pas. Pffff.
D'heure en heure je me sens de mieux en mieux, pleine de pep même si j'ai mal dormi ! Le soir, je me prépare les deux patates à l'eau (les + grosses que je trouve chez moi, donc moyennement grosses), les 2 carottes (pas grosses pour faire balance avec les pdt, bref)... et... je ne peux même pas tout finir !!! Je suis ballonnée, ais l'impression d'avoir mangé je ne sais combien de plats ! Mais c'est fabuleux, ça !!!!
Je m'endors le soir, tout de même avec le ventre qui gargouille quelque peu, mais je commence d'avoir l'habitude. Et la nourriture, c'est secondaire, non ? (mon n'homme à moi sera en tout point d'accord avec moi sur ce point. Uhm)

J rien du tout. Punkt. Schluss. The End. Terminée. Ma semaine de jus.
La liberté retrouvée ! Bizarrement, mon café je le bois sans grand plaisir, j'ai l'impression de me salir. Et pis le goût. Bof. Où est-ce que j'aurais encore du jus de fruit dans cette maison ? Et pis, j'ai même pas envie de manger du chocolat. Bizarre. Et pis là, ben, j'ai des invités ce soir, mais le bon repas que je vais faire, je pourrai à peine en manger, il me semble. Et pis, cette tresse et ce dessert qui m'attendaient depuis 2 jours, j'en ai même pas vraiment envie. Ce serait trop bien si ça continuait comme ça, et que je perde ses quelques kilos en trop, pris il y a quelques années. Mais j'y crois pas trop trop. En fait. Suspense.

Conclusion : 

- Je ne regarderai plus Koh-Lanta comme avant
- La nourriture n'est pas tout (mais c'est pas mal quand même)
- Je peux très bien vivre, même en mangeant moins que ce que je crois ! 
- Je suis plus forte que je le pensais ! Yehhhh (ça c'est la grande révélation pour moi, j'vous dis !)
- Ce qu'on se sent bien totalement reconstituée !! (mais une fois ne plus l'être pour se rendre compte que c'est top...)
- Super positif suite à cette semaine (quand même) : j'espère vraiment tenir à manger moins & mieux et perdre encore quelques kilos !- Plus jamais, non, plus jamais je ne referai un truc pareil !!!! EX-CLU ! (quoique)
- Je dirais même plus, on ne m'y reprendra plus ! (on verra on verra)

                                               FAIM

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lundi 8 septembre 2014

Ma semaine de jus fruits-légumes, les premiers jours...

J-24
Je vois mon frère croquer dans une saucisse à rôtir. Premier repas solide depuis 1 semaine. Qu'il me dit. Et oui, il me parle de la semaine de jus de fruits/légumes qu'il vient de terminer, là, sous mes yeux. Pas vraiment un régime, mais plutôt une espèce de purification du corps. Ça me fait tilt. ça me branche. J'me dis que ça pourrait être bien pour moi, pour commencer à essayer de moins grignoter,  manger en moins grande quantité, prendre de nouvelles habitudes. Moi qui commence de ne plus pouvoir mettre certains de mes jeans...
J-22
Ce jour-là je dois passer à la pharmacie. Je vois ce carton bien en vue pour une semaine de jus, un prix correct par rapport à la nourriture que je devrais acheter pour moi pour cette semaine. J'hésite, va me renseigner sur internet. Mais j'y retourne, et achète mon carton. C'est déjà un bon départ. A la maison, j'ouvre le carton et découvre les quelques bouteilles, le mini paquet de  graines de lin, et le sachet de tisane. Seulement ça pour une semaine ? Je ne vais pas tenir le coup ! Et pis j'aime pas les jus de tomates !!! Beurk !
Allez, pourquoi, moi je ne pourrais pas, hein ? Je feuillette mon agenda et découvre une semaine qui pourrait aller, sans invitations, pique-niques ou autre. Voilà. Le jour J, le grand départ, sera le 08.09.
J-20
J'en parle à une copine. Qui réfléchit et la fera peut-être en même temps que moi. Sympa.
J-13
Une collègue est peut-être motivée de m'accompagner elle aussi. Au fil des jours, il me semble que sa motivation diminue. Elle veut d'abord voir comment je vis ça. J'crois.
J-8 à J-4
J'angoisse un peu. Je ne vais jamais tenir ! J'aime tellement manger du chocolat entre les repas. Et dès que j'ai faim, j'ai des vertiges. Une autre collègue, habituée de ces semaines-là,  me parle de son mari  sensé la faire avec elle et qui craque en plein milieu pour un big kebab, ou de sa difficulté de faire des frites à ses enfants quand elle doit se coltiner des jus... mais elle, elle tient ! Alors...
J-3. 
ARGGGGGHHHHHHH ! J'avais oublié çaaaa ! Nous aurons des invités en plein milieu de la semaine prévue !!! Impossible de faire à ce moment-là !?! Après réflexion, je me dis que c'est maintenant que je suis motivée... aujourd'hui, que je dois démarrer. Comme ça, j'aurai fini cette semaine quand nos invités viendront. Na.

J-3 se transforme en jour J ! Et c'est aujourd'hui ! Vendredi !
Je commence aujourd'hui. Même si demain nous sommes invités pour un petit 4h chez une gentille dame. Tant pis, je ferai juste une entorse demain après-midi. Ça m'embête vraiment, mais voilà. Et ce matin, sans le savoir, j'ai bu mon dernier café pour 7 jours. Si je tiens. Allez. Hop.
10h. Je commence la journée de préparation. J'avale mes 2 petites cuillères de graines, mon jus de prune. Je pourrai commencer en douceur, je suis seule pour midi. Yehhhh. Motivée à donf ! Un p'tit jus à midi... ça va, contente, car je peux encore l'accompagner d'un repas léger... oups, parfait un p'tit reste de spaghetti avec du bon fromage dessus. Miam... oui oui, c'est léger ;-), car il y en a pas beaucoup, et prise d'un petit remord, je mets à la poubelle les dernières ex-futures bouchées.
Rien que la pensée de ne plus pouvoir manger ces bonnes choses me tétanise tout de même. Je regarde Facebook, Pinterest, et je me surprends à m'arrêter quelques secondes de plus sur des images de... repas !!!! ça me fait rire de me voir réagir ainsi... et peur : suis-je autant accro à la nourriture ?... et en plus j'ai l'impression que les gens ont fait exprès de mettre ces photos aujourd'hui !!! ARGHHHHH.
Et j'ai à peine commencé que déjà.... j'ai le réflexe d'aller croquer un de ses cookies dont le paquet est ouvert... quelques temps plus tard je me dis qu'un bout d'choc ferait bien du bien... mais je résiste.
Le soir, pour ce premier jour, je peux me permettre 2 carottes et 2 pdt.... allez, hop, je prends 4 carottes et les plus grosses patates que je puisse trouver. Voilà... fière de mon premier jour... j'ai à peu près tenu le coup.
J1 Samedi
Cette fois, c'est sérieux. Je n'ose plus m'accorder quelque chose de solide à manger. Et cela pendant 5 jours. Aujourd'hui, après une bonne nuit de sommeil, je décide de peindre quelques chaises récupérées. J'ai de l'énergie, je suis fière, jus après jus, tisane après tisane, petites graines après petites graines, je vaque à mes occupations. Je prépare à manger à ma famille, et je tiens étonnamment le coup, même si je doute que je tiendrai jusqu'à la fin. Ce qui me sauve, c'est ce petit 16h, un milles-feuilles (donc très léger !), que nous allons manger chez une connaissance pour une petite visite... je ne peux quand même pas ne pas manger ce qu'on m'offre ! Le soir, bizarrement, j'apprécie ma petite soupe de jus de tomate avec basilic frais dessus.
J2 Dimanche
Je me réveille en forme, je me sens légère. Mais l'idée de me coltiner un petit jus à mon réveil et non mon café me déprime un peu. Bon, allez. On fonce. J'aurai besoin de force aujourd'hui, car toute la journée c'est une rencontre inter-églises, avec pique-nique, 16h... etc. Heureusement, dans la foule, je pourrai discrètement boire mes jus. Je suis fière car je tiens bien le coup. Mes 100 ml de jus à midi vont extra. Je n'ai pas faim. Ne louche pas trop sur les sandwichs. Je suis un peu plus faible que d'habitude mais ça va. MAIS l'après-midi à 15h... ça devient vraiment dur, mon ventre gargouille, je tourne... je me précipite dans la voiture où j'ai laissé ce jus infâme de légumes que je dois avaler en une journée, j'en bois la moitié, affamée. Beurk, ça me fait presque vomir... mais je suis FOLLE de faire un truc pareil !!!! Et puis au goûter, encore des milles-feuilles qui me narguent. je résisterai, difficilement, en buvant de l'eau à la place. Je pique quand même un raisin. Un. Je tourne un peu, ne suis pas en forme. Le soir en arrivant à la maison, je prends une bonne cuillerée de miel, permis dans la semaine wellness en cas de plus de force. Et je ne fais plus grand chose....20h30, au dodo. Youps. Mais je ne vais jamais tenir encore 4 jours !!! C'est n'importe quoi... mais bon, en même temps, j'ai déjà tenu 3 jours... Et c'est promis, c'est la seule fois de ma vie que je ferai ça. Faut pas être folle.

                                                                                             A suivre...

vendredi 29 août 2014

20 ans de mariage.

20 ans de mariage. Incroyable. Tout à coup... vioup. On a vingt ans de mariage. 
Et moi, qui n'imaginais jamais que je serais "mariable"... 20 ans. Fou.

20 ans que je suis mariée à mon contraire. 
LUI aime le foot, les chiffres,  se détendre devant le sport-TV, a de la facilité dans tous les sports (sauf la danse !), la viande, et encore la viande.  LUI a des tiroirs, des dossiers pleins des multiples choses importantes qu'il doit gérer, bien rangés dans ses cellules grises, et il arrive à en ouvrir qu'un à la fois (donc il peut ouvrir le dossier "repos", même s'il a un dossier "chantier" en cours). Incroyable. LUI peut travailler de 4h du matin au lendemain à 4h. Dormir 3h et.... à ma question s'il tient le coup : "ça va, j'suis pas fatigué". LUI se dépêche, sauf quand il est en mode repos, là, presque impossible de le mettre en marche. LUI aime savourer une bière (beurk). LUI apprécie être seul sur une terrasse pour boire son café et lire son journal.  LUI a le gène "GPS" intégré dans son ADN, sait à qui appartient telle voiture. LUI lit un truc et le retient à vie. LUI bricoler l'épuise, LUI utilise plus son cerveau avant de prendre une décision, LUI tutoieras  trop très facilement les gens, LUI préfère la raclette...

Oui. Voilà 20 ans qu'il est marié à son contraire. 
ELLE aime s'asseoir, contempler la nature, soupirer de la beauté de la création. Sans rien faire. ELLE aime glander derrière un bouquin, lire, et encore lire mais retient (presque) rien de ce qu'elle a lu dix fois. Mais avant ça, son ménage doit être en ordre, sa liste des choses "à faire" quasi vide. ELLE ne voit aucun, mais vraiment aucun,  intérêt à voir un quelconque événement sportif, et ELLE est nulle en sport. ELLE aime se goinfrer de salade et de pain. ELLE se ressource en compagnie de ses amies, autour d'un café. ELLE a toujours 1000 trucs dans sa tête à penser, pas du tout rangés, en fouillis total dans son esprit. ELLE ne peut donc gérer 1-2 trucs importants à la fois. ELLE ne pourrait pas s'asseoir à une terrasse seule... ELLE a besoin absolument de ses 8h de sommeil sinon ELLE est inopérationnelle et se traîne toute la journée du lendemain... en disant à tout va "j'suis crevée" comme une litanie sans fin. ELLE n'a véritablement aucun sens de l'orientation et la géographie est toujours quelque chose de très abstrait pour ELLE. ELLE ne salue pas les gens dans leur voiture, parce qu'ELLE ne reconnaît pas les voitures... ELLE aime faire la fofolle par moment, intenable, ELLE utilise plus son coeur pour prendre une décision... ELLE pour qui faire du relooking de vieux meubles et jardiner lui donne la pêche... mais faire la cuisine l'épuise. ELLE a de la peine à tutoyer les gens, ELLE préfère la fondue...

Bref. Voilà 20 ans que 2 contraires arrivent à vivre ensemble.
Ohhhhh... au début on n'avait pas vraiment réalisé que nous étions si différents... jusqu'à ce qu'on se marie... Comme on dit "l'amour est aveugle, le mariage rend la vue". Moui. Bon.

Notre bestseller fut donc rapidement ce livre :

Les contraires s'attirent  s'attaquent.

Mais j'me dis, là, avec la sagesse de la vieillesse qui arrive à grand pas (la vieillesse, pas la sagesse, enfin, bref), que c'est seulement si on est des contraires qu'on peut être complémentaires. N'est-ce point ?

Nous voilà 20 ans plus tard. La vie de couple n'est pas un conte de fée non-stop. Des hauts bien sûr. Des bas bien sûr aussi. Des prises de tête. Car oui, nous avons tous les deux un fort caractère, nous sommes deux aînés. Ca aide pas forcément. Et quand 1 couple de fort caractère a 4 enfants, en général les descendants héritent aussi d'un fort caractère. Yessss. Bon.

MAIS nous vivons heureux quand même ! Dans la réalité d'un couple qui veut, envers et contre tout se serrer les coudes, rester unis, malgré les "défauts" de l'autre qui nous agacent franchement par moment, malgré incompréhensions, prises de tête, déception, malentendus, blessures parfois... pardonner, et encore pardonner, remercier Dieu pour l'autre, demander parfois à Dieu de voir l'autre avec Ses yeux... dans les périodes où je ne vois (ou qu'il voit) que ce qui me (lui) conviens pas... et continuer envers et contre tout de construire, ensemble, notre famille...

Le secret pour tenir bon ? Le pardon, se souvenir que moi-même comme lui ne sommes pas parfaits, nous souvenir que ce que nous avons construit ensemble est quelque chose de supra important, qui compte, ne pas vouloir changer l'autre (euhhh, pas simple pour ma part...), réaliser l'importance, le prix qu'à une famille unie, essayer de se la boucler au lieu de relever ce qui nous agace chez l'autre (pour ma part, c'est dur), bref, essayer d'éliminer l'orgueil au max de notre coeur, être serviteur l'un de l'autre (aïe !)...
Bref, le mariage, c'est un boulot, des efforts ! Ce n'est pas juste se nourrir d'amour et d'eau fraîche et dès qu'il y a une explosion croire que tout est fini ! Construire quelque chose demande de l'énergie !

Savoir qu'un couple qui dure est le chemin voulu pour nous par Dieu, qui sait parfaitement, lui qui nous a créé, ce qui est le mieux pour l'humain que nous sommes, ça donne une ligne, un but :

La corde à 3 brins ne se brise pas facilement.   Ecclésiaste 12 :4

Oui, nous sommes des contraires... MAIS nous avons tout de même quelques points communs : la même vision de la vie, de notre rôle sur cette terre, la foi en un même Dieu, le 3e brin. Nous aimons habiter où nous sommes, nous aimons voyager au sud, et essentiellement au sud (soleil et chaud, on aime !), nous aimons le même genre de déco, le chocolat (mais pas le même) et ben... nous sommes en général assez d'accord sur les dépenses à faire ou à ne pas faire (quoique, oui, bon), et nous sommes les deux des couches-tôt et des lèves-tôt et ce n'est pas important pour tous les deux si le couvercle des toilettes n'est pas fermé. Ouf. Et nous avons même 4 enfants en commun. C'est pas rien.

Bref. Voilà 20 ans que nous vivons ensemble. Je suis fière. Fière de ma famille. Nous sommes loin loin d'être parfaits, ça j'vous dis (demandez à nos enfants ! En fait, non. Plutôt pas. ;-)), mais grâce à Dieu, à son aide... notre famille continue d'avancer. Ensemble. Et ça n'a pas de prix.

Pour résumé mon bla-bla (qui pourrait se prolonger "à pertet" tant le sujet est vaste)  :

Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.
Ephésiens 5 : 33

Ce verset vieux de 2000 ans me touche à chaque fois, car en tant que femme, j'ai parfois de la peine à respecter mon mari, et l'homme c'est à ça qu'il aspire, au respect, à l'admiration. Et parfois, moi j'aspire  à ressentir plus l'amour de mon mari envers moi, en tant que femme, j'aspire au.... romantisme ! 
Je crois que si on le mettait tous en pratique plus souvent...la vie serait plus belle. 


Et n'oublions jamais qu'un humain imparfait ne peut nous combler pleinement, 
mais seul Dieu en est capable....

PS : spéciale dédicace à mes parents d'amour qui ont 44 ans de mariage aujourd'hui ! Je vous aime !

vendredi 6 juin 2014

Rien ne roule ! ou Méchant lapin !

Dans ma vie, en général, TOUT roule. Un peu trop vite. Mais pas d’anicroche. Train-train quotidien. Maison-boulot-dodo. Juste quelques petits couacs. Qui ne durent pas forcément. Mais toujours je trouve quand même quelque chose pour me plaindre. Trop forte. Moi. J'enlève ça c'est pas l'sujet.

Mais bien sûr, vous avez déjà entendu : "Petits enfants, petits soucis. Grands enfants, grands soucis." On vous l’a dit 100x. Au moins. A nous les mamans. Comme pour nous avertir, quand nos bambins étaient petits :
 « Vous trouvez que c’est dur les couches qui sentent mauvais ? Les dents qui percent ? Les nuits sans sommeil ? Votre tête transformée en radar pour surveiller le moindre de leurs gestes ? Et BEN… VOUS N’AVEZ RIEN VU. Ce n’est que des petits problèmes de rien du tout. Vous verrez. Après. »
Et cela se terminait par un rire nous glaçant le sang… hahahahahaha. Gla gla.

Il y a moins de 6 mois, je me faisais cette réflexion, oui, bien souvent, ça me traversait l’esprit :
« Ben tiens, nous avec nos grands ados, franchement, ces grands problèmes, je les vois toujours pas venir. »

ET PATATRA. Ou plutôt et HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII (=grincements de freins, ça roule plus) !
Ils sont arrivés. Sans crier gare. Ou presque. Même si nos enfants vont bien, ne font pas vraiment de crasses, ben… les soucis sont arrivés. Y a de quoi être tourneboulée. Y a de quoi être avoir les tripes remuées. Y a de quoi avoir la tête prête à exploser.
Oui. Ces temps, dans notre family, on a l’impression que RIEN ne roule comme prévu (mais si on y réfléchit bien, il y a quand même des trucs qui continuent comme d’hab : chambres toujours pas rangées, chaussettes qui traînent. Que ça fait du bien de voir des restes de normalités…)

Il y a eu d’abord l’annonce du départ de mon aînée. Pour 2 ans. Plus que 2 mois maintenant. Elle est en pleins préparatifs (vaccins, passeport, préparatif d'un blog, achats divers, rencontres avec la mission et tout le stress qui accompagne un départ pareil). Il a fallu l’accepter, le digérer. (voir : ça bouge dans l'nid). Et maintenant ses examens finaux.
Même de son côté, ça ne roule plus : faire son permis de conduire en cette période ? Trop de stress. Elle a abandonné, du coup du lapin.
 
Incroyable, ce que peut faire un lapin.
Mais ce qui nous prend particulièrement la tête, c'est le coup du lapin (méchant lapin supra agressif !!!) que mon fils a reçu lorsqu’il faisait du snowboard. Fin février. Vous imaginez mon fils, sur les pistes enneigées, snowboardant rapidement et gaiement, un énorme lapin (ou un troupeau de lapins ?) lui courant après, lui sautant dessus pour lui faire un vraiment très sale coup. Il tombe au dos. Et cela 3x de suite. Se tapant la tête fortement à l’arrière. Heureusement protégée par un casque. On a malheureusement jamais revu le lapin en question. Sale bête.
Le lendemain, mal partout. Il se rend à l’école mais les profs le poussent à aller aux urgences à cause de ses maux de tête. Entorse cervicale. Minerve.
Bref, les jours suivants, il loupe beaucoup l’école. Heureusement, il n’est pas en stage. Donc c’est moins sport.
Quelques rendez-vous chez le chiropraticien, le remettent plus ou moins en état après quelques semaines.
Puis accrobranche avec une équipe de jeunes, début de stage dans une institution de personnes âgées, chez les cas lourds. Musclé quoi.
Tout ça le redéglingue. Donc rebelote : Fatigue. Nausées. Etourdissements. Maux de dos. Maux de tête. Pas d’appétit. Problème de concentration. Chiropraticien ? ça marche plus ! Son médecin le met en arrêt de travail. Déjà plus de 2 mois que ça dure.
Multiples rendez-vous, téléphones aux médecins, e-mails aux profs, paperasse d’assurance.
3 mois que ça dure. Maintenant, l’ostéopathe essaie de le remettre en état. Son corps est un vrai champ de bataille. C’est long. Très long. Il manque parfois l’école… encore. Désespérant.
Et on ne sait pas comment ça va tourner. On ne sait pas.
Parfois le moral y est. Parfois pas. Il se repose beaucoup. Fait quelques activités qu’il aime (guitare avec son groupe, piscine, balade), puis est vite fatigué.
C'est dur.  Car pas de diagnostic clair. Nous recevons beaucoup de conseils de toutes sortes : faites ci, faites ça,… Les amis de Fiston 1er ne comprennent pas forcément pourquoi il ne peut se rendre à l’école, pense qu’il fait sa chochotte. Au début, il se forçait à avoir une vie normale, et peut-être que ça a pas aidé, de ne pas se reposer (Ben non mon fils n'est pas une chochotte, ben non !!!).

Avons-nous fait quelque chose de faux ? A-t-il mal été suivi médicalement ? Pourquoi c’est si long ? Ne s’est-il pas reposé assez au départ ? Est-ce qu’il aurait quelque chose de plus grave ? Et si seulement peut-être on aurait fait tout de suite ça, et pas ça, peut-être que... ?!?! Peut-il partir en Angleterre avec l’école comme c’est prévu ? Peut-il faire ce voyage avec son groupe de jeunes cet été ? Normalement oui. Mais ?!?

Et à se culpabiliser, et à se remuer les méninges, et à ne pas dormir la nuit.

Aujourd’hui, coup de massue. Final, j’espère (et c’est pas l’œuvre du lapin cette fois, sûre). Fiston 1er avait un travail à faire pour l’école sur une dame adorable qu’il a soignée au home.  Chouette. Très très âgée la dame. Mais encore très en forme. Il avait rendez-vous cet après-midi avec elle pour causer de ça. Il se rend au home. Motivé de faire quelque chose de sa journée. Mais il apprend que ce ne sera plus possible.

Elle est décédée quelques heures plus tôt.

Faut-il rire ou pleurer ?

Confiance. Prière. Sagesse.
Voilà ce dont nous avons besoin.
Mais trop souvent c’est souci. Crainte. Envie de tout contrôler.

Je rêve parfois d’insouciance. Comme avant. Quand tout roulait. Quand mes petits poussinous étaient sous mes ailes. Y restaient. Y étaient supraprotégés. Par moi. Et rien ne leur arrivait. Ou presque (ils avaient sûrement un peu chaud parfois et s’y sentaient compressés. Mais bon).

Mais en même temps, s’il n’y avait pas ça, c'est le départ et les examens de Manana 1ère qui me prendraient la tête. Les soucis, j’arrive toujours à en trouver. Suis trop forte. Maman je suis. Maman je reste. C'est toujours pas l'sujet.

J’aime ce verset qui me montre que je peux faire un bout, mais que le reste est entre les mains de Dieu, à quoi bon s’énerver ? (mouiiiii mais pourquoi on m’la pas dit avannnnnnt ???!?!? Je ne m’énerverai pluuus alooooorssss…. hoooooooo) :

Calme-toi et sache que je suis Dieu.
Psaume 46 : 11

C’est clair. Net. Précis. Lui sait. Oui. TOUT est entre Ses mains. TOUT. Même si je ne comprends rien du tout à ce qui se passe (toujours cette envie toute humaine de tout comprendre !!!?!).

Et s’il perd une année. C’est comme ça, c'est pas si grave. Et s’il doit changer de métier. Ben, c’est comme ça. Mais quoi ! Quoi, quand son rêve c’est de devenir ambulancier ou infirmier aux urgences ?

MAIS MERCI, Seigneur, avec confiance je veux te dire MERCI. Car je sais que tu sais. Et que tu t’en occupes. Mais juste, donne-nous la patience. Une dose de lapin cheval. Merci.
Oui, car à nos yeux, rien ne roule. Mais à tes yeux, tout roule. C'est tout.
Je sais je sais... c'est normalement l'homme qui fait ce TRES sale coup au lapin, mais là, c'est apparemment le contraire (vengeance des lapins ?).  
Wikipedia dit : on tue traditionnellement le lapin par un coup direct derrière la nuque qui produit un traumatisme en hyperextension avec une fracture ou une luxation haute du rachis cervical entraînant des troubles neurologiques et la mort par lésion du bulbe rachidien
Il est clair que l'homme n'y va pas de main morte. Le lapin a encore été sympa.

jeudi 15 mai 2014

Pétoche routière.

Depuis 7 mois, je suis maîtresse d'auto-école. Je partage le job avec mon homme. Nous avons une seule élève. Et c'est bien assez. Notre fille.

Nous sommes reconnaissants. Nous sommes toujours vivants.

Par contre, la voiture à un souvenir des premiers jours de conduite : pare-choc arrière fendu-cassé de partout. Qui a reçu deux chocs, lors d'un départ sur une mini-montée, la voiture a reculé au lieu d'avancer. Quelle idée. Lors d'une marche arrière pour sortir d'une place de parc, la voiture a percuté un p'tit mur qui est apparu comme ça, tout à coup. Notre pare-choc a paré les chocs. Il a été utilisé. A quoi ça sert d'en avoir si on ne le sert pas, j'vous l'd'mande ? On le garde ainsi pour le moment. Au cas où. Ce qui est assez étrange, c'est que c'est arrivé quand c'était moi la coach de ma fille. J'avais, à l'époque, trop confiance en ses capacités. Je suppose.

Depuis 2 semaines nous allons rouler tous les jours. Dans les rues de notre p'tite ville. Car si vous avez lu attentivement le post précédent, il lui reste moins de 3 mois pour réussir son permis. Car après, elle s'envole sous d'autres cieux. Et comme l'a dit son maître d'auto-école, le vrai, celui qui a le diplôme et qui lui a déjà dit qu'elle avait pleiiiiiiiiiin d'anges gardiens, (c'était à l'époque où elle repérait un peu tard les priorités de droite), ce sera "short". Very short.

Donc, on a décidé d'y mettre le paquet, pour épater son prof dans quelques jours, qui verra qu'elle a ça dans l'sang. La conduite. Comme sa mère.

Oui, car on aimerait avoir de moins en moins envie de lui dire (calmement, furieusement, croyant notre dernière heure venue, c'est selon...) :

- Attention, ne rase pas les muuuurs !!!!!
- Priorité de droiiiiiite !!!!
- C'est un stooooooop !!!!!
- Mets la premièèèèèère !!!!!!
- Enlève le frein à main, ça avancera mieuuuuuxxxxx !!!!
- Roule moins au milieu de la rouuute !!!
- Prends ton contour moins viiiiiiite !!
- Change de vitesssse, le moteur va crever !!!
- Un piétooooon !!!
- Freine en douceur, pas au dernier moment !!


J'aimerais plus non plus devoir sursauter quand elle voit apparaître une voiture sur notre droite qui aimerait s'engager, et qu'elle pousse un cri de surprise... Non, Manana 1ère , tu as la priorité là !! Sur la route principale, on ne s'arrête pas à chaque intersection !

Quand on roule en famille, j'aimerais beaucoup voir mes enfants être cool et ne pas les voir tétanisés, les yeux roulant dans leurs orbites, l'esprit en prière, et lui donnant des conseils (pas forcément avisés). J'aimerais presque les revoir les yeux dans l'vague ou sur leur écran, les écouteurs sur les oreilles... entre deux mondes.

Bref. J'aimerais aussi ne plus devoir appuyer, lors de mes pics d'instincts de survie, sur des pédales imaginaires pour essayer de freiner à sa place.

J'aimerais aussi ne plus être apeurée au point de prier ou de me répéter ce chant intérieurement, ce chant appris dans ma plus tendre enfance, et qui ohhhhh ! est combien utile dans ces circonstances  :
Mon auto Jésus la guide, sûrement,  
Avec Lui je file file, en chantant 
Danger périls je ne les craindrai plus  
Car au volant sont les mains de Jésus    
Avec Lui, je file file, en chantant ! 
Il y a aussi ce verset, là, tellement applicable aussi dans ce contexte (qui ose affirmer que la Bible est dépassée ?): 

"L’ange de l’Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger." Psaume 34 : 8

Bref. Ma fille progresse, vraiment. Elle vient de loin. Elle avance. Parfois découragée, mais on s'y met à fond. A trois. Quatre même dirais-je. Car Jésus est notre volant, notre frein. 


Hier soir, je suis allée conduire avec Manana 1ère.
J'ai reçu deux SMS de Fiston 1er, paniqué :
- Maman ?????
- Dis moi que l'ambulance c'est pas pour vous
Et oui, il avait entendu un pin-pon strident...


Ma fille, accroche-toi, tu vas y arriver, tu as les meilleurs profs d'auto-école du monde ! Et en plus, tu y es presque, il faut juste prendre confiance !

Ahhh, la vie d'famille, c'est passionnant. ça j'vous dit ! 

samedi 26 avril 2014

Ca bouge dans l'nid !

6 volatiles. Dont 4 poussins. C'est le contenu du nid en question. Le nôtre.

Poussins ???? J'ai écrit POUSSINS ??? Plutôt poulets, fini l'duvet. Les plumes sont bien là. Quelques tentatives d'envol ont déjà eu lieu. Mais ils reviennent encore dans le nid. Qui devient trop étroit bientôt. Ça piaille. Ça bouscule. Les tripes de maman-volatile. Nos nuits. L'énergie de papa-volatile (qui est prêt à chercher ses poulets à toute heure du jour et de la nuit pour les ramener en sécurité au nid). Les cerveaux de nous (pis faut pas qu'il oublie ça ! pis elle, elle a pensé à ça ? et pis si, et pis ça..). Nos journées. Le nid est parfois mis à mal. Nous, le couple de volatiles en perd quelques plumes (mais ça r'pousse). Les poulets ? Ça rêve. Ça organise ou pas leur avenir. Ça s'enthousiasme. Ça déprime. Ça a mal. Mais ça lézarde aussi (les pattes en l'air).  Ça aimerait étendre ses ailes plus vite. Sans effort de préférence. Mais leurs plumes ont besoin d'un petit ou gros réglage, de quelques petites améliorations, d'un rodage ou deux, avant un envol long, loin, définitif.

Bref. La tempête avant le calme. Le nid effervescent avant... le nid VIDE. Je sens que ça approche. Là. Vite. Beaucoup trop vite.
  • Mes larmes ont coulées, coulées comme il y a longtemps plus (tiens, ça m'rappelle quand j'étais p'tite !). Quand j'ai appris que ma poulette (oui, bon, c'est dans le thème du post), celle qui est sortie de son oeuf la première donc, a décidé de partir sur un nid-flottant-pas-l'nôtre-du-tout  dès qu'elle aura obtenu son diplôme. En Asie (pas l'arbre d'à côté). Faire de l'humanitaire du volatilaire (Logos Hope, OM).  Pour au moins 1 ans. Pourquoi pas 2 ? Wouahhhh, super chouette !! 
  • Mais mais..... ET MOI ? Et pis mon rôle de maman ?
pleurs-snif-pleurs-snif-la fin d'une époque dans notre nid-pleurs-snif-pleurs-snif.BREF.
  • J'ai prié, prié. Pour que poulette 1ère ne parte pas si longtemps loin de moi. A moins que, à moins que ça soit la volonté de Dieu. Et j'ai dû accepter, accepter, re-accepter qu'elle décide finalement, convaincue, de partir pour... 25 mois.
  • Lâcher-prise. Apprendre à remettre ma cocotte entre les mains de Dieu. Accepter cet état de fait. Miraculeusement après quelques mois (car je me connais, moi, mère pluS-poule que pas-poule), Il m'a donné vraiment la Paix face à cela. Même si je sais que je vais encore pleurer. 4 mois. Dans 4 mois, elle se sera envolée grâce à ses ailes toutes neuves, toutes lisses. Et loin. Très loin. Très loin de moi.
Et une de moins. Une. A même pas 19 ans. 

Voilà bientôt 10 ans que nous accueillions notre 4e enfant. Notre poussinnette venue des contrées africaines.

Nous aurons vécu pendant 10 ans avec nos 4 enfants. 
Et c'est déjà presque fini.

Tout ça ne serait pas le pire, si ça ne faisait pas rêver toute ma descendance fraîchement sortie de l'oeuf, nouvellement plumée. De voyages, de séjours au loin, d'aventures. Loin du nid. Le p'tit der, encore un peu duveteux, a osé me dire que peut-être dans 3 ans il sera loin. Lui aussi (et il est fort en math, mais là, il a dû se tromper dans ses calculs. Car on sait qu'il ne pourra nous quitter si tôt. Loi oblige. Allez, youps, tais-toi et retour sous mes ailes maintenant, poussinou !).

Il faut je crois que je me mette à boire plus. 
De l'eau bien sûr.
En prévision de toutes les larmes que je verserai.
Et toutes mes tripes vont se tordrent, encore et encore. J'aurai des moments où je me sentirai amputée. Quand un à un, ils prendront leur envol. Ce sera pas d'la tarte.

Je dois apprendre aussi le lâcher-prise. J'ai pas l'choix. C'est ça, ou vivre dans l'amertume. Je dois m'adapter. Les lâcher. Mes poussins à plumes. Arrêter de les couver (j'ai comme l'impression que ça ne les branche plus trop en plus). Parfois c'est épuisant de vouloir les garder sous nos ailes, de vouloir veiller sur eux, contre leur volonté. Non ?

Il faut aussi je crois, j'en suis sûre, que je me rapproche toujours plus de Dieu. Que je prenne du temps pour lire Sa Parole, pour que j'en boive ses mots. Qui eux sécheront mes larmes. Pour apprendre toujours plus à Le connaître, Lui qui tient tout dans Sa main. Lui seul peut me donner  Sa paix malgré les bousculades de mes +/- plumés qui déséquilibrent dangereusement notre nid... dans cette période folle de transition entre nid en équilibre précaire avec contenu plumeux qui se bouscule et prend de la place, et nid bien stable, avec plus que deux volatiles avec quelques plumes abîmées... (mais qui vont continuer de voler gaiement-je-le-veux, avec quelques vols planés pour se reposer de temps en temps. Tout de même).

Et je dois assumer la réponse à mes prières : que ma descendance fasse de bons choix dans leur vie. Une vie avec Dieu. Qu'Ils vivent pour Lui. Car la vie, ce n'est pas qu'ici, sur cette terre. Si non, ça n'vaut pas l'coup. Et pis c'est court. Et pis ça passe vite. Jésus a payé de Sa vie pour que notre vie ait un but et qu'elle duuuuuuuuuuuure au-delà de quelques vols ici-bas...

En fait. Je dois dire MERCI. C'est tout.

L'Éternel est ma force et mon bouclier; En lui mon coeur se confie, et je suis secouru; J'ai de l'allégresse dans le coeur, Et je le loue par mes chants.
Psaumes 28:7


Une histoire de plumes encore : même si cocotte 1ère sera loin de moi, Quelqu'un avec de belles énormes plumes super méga géantes bien plus efficaces s'en occupera :

Celui qui demeure sous l'abri du Très Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant. 
Je dis à l'Éternel: Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie! 
Car c'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur, De la peste et de ses ravages. 
Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. 
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
Psaumes 91:1 

jeudi 20 février 2014

Le toit de la cabane.


Il était une fois une cabane. Sans toit. 
Sans toit digne de ce non, disons.
Une p’tite couche de papier goudronné seulement.

La cabane est neuve. Moins d’un an. Pratique au jardin pour ranger tout le fourbi qu’on ne veut pas y voir.
En fait, cette cabane, c’est MA cabane. Ou plutôt aussi celle de mon Nommamoi Je l’ai choisie. Peinte. Il l’a montée. Puis je l’ai customisée. Nous l’avons remplie. Notre "cabananou".


C’est le moment de choisir un nouveau toit bien plus efficace et solide. L’autre a souffert de quelques vents tempétueux, de temps humides, trempés. Il est rabiboché, par ci, par là. Le toit.
Enfin, « toit de cabane » est la prochaine chose à faire pour mon homme sur sa liste pensée-écrite-mailée soigneusement par sa femme que je suis. Il a un peu de temps. Il est disposé à mettre son énergie là-dessus. Sur le toit. De la cabane.

Moi pas. Je suis en pleine préparation d’un voyage exceptionnel de quelques jours à Paris avec ma fille, nouvellement adulte. Responsable. 18 ans.

Mais mon mari est motivé, donc, toute à nos préparatifs, je ne veux pas lui couper son élan et je lui donne quelques conseils rapides sur l’allure que devrait avoir ce toit. Normalement, ce genre de truc on le fait à deux. Mais là, j’ai mûri (!), j’ai confiance (!). Et j’ai surtout pas l’temps. Il fait un voyage au magasin de bricolage, revient avec photos et prix. Alors : vraies tuiles ? tuiles plastiques ? noires ? rouges ? ou toit en tôle ? couleur : noire ? rouge ? métal ? Moi perso, je voulais de bonnes vraies tuiles : mais trop chères… alors en vitesse je penche pour les tuiles en plastiques noires.

Il part commander le toit. De notre cabane
Nous partons à Paris. 
Nous revenons de Paris. Mon esprit se libère.

Une chose commence impitoyablement à s’y insinuer à la place laissée subitement vite (dans mon cerveau donc) : des tuiles noires sur ma cabane ? Quand j’ai des tuiles rouges sur le toit de notre maison ? It’s not possible ! Moi qui fais le max pour que tout soit un plaisir des yeux, de mes yeux en tout cas, dans et sur notre propriété. Quelle grosse horreur, quelle grosse erreur ! Argggghhh. J’essaie de garder ça pour moi. Exceptionnel j’vous dis. Car moi, je ne peux m’empêcher de dire à mon Nommamoi ce que je pense. En temps normal.

Un jour, on se promène tous les deux dans le quartier. J’aperçois un toit de garage qui me plaît. En métal galvanisé. Instantanément je réalise que c’est CE toit qui doit sur le toit de la cabane.
J’en parle à mon mari, prudemment (oui, bon, ça risque de l’énerver quoi) :
« Ce sera moche, et pis c’est cher, on aurait eu mieux fait d’acheter un toit de tôle, comme ça, en métal galvanisé, comme ma déco que j’ai un peu partout. Il faudrait annuler la commande. »
Il n'est pas méga-super joyeux de m’entendre dire tout ça, d’autant plus qu’il est d’accord à 100% sur tout ce que je dis, mais qu’il avait préféré commandé selon mes désirs (il est quand même bien mon Nommamoi)
Et je continue :
« En plus, on s’est trop précipité (ça faisait 6 mois qu’on voulait le faire), et j’avais pas du tout la tête à ça quand tu m’en as parlé… ».
Mais c’est trop tard. Déjà un acompte est payé. La commande a été envoyée il y a belle lurette en Allemagne, et impossible de stopper la machine en marche. En plus, il reste juste quelques jours jusqu’à l’arrivée de ces tuiles, c’est noté sur la facture.
Mais quelle tuile, alooooorrrrs !!! Pfffffffff.

Il me reste une chose. Prier. Prier pour ce toit. Ou contre plutôt. Parce que rien que de penser au look, ça m’fait mal. En plus du plastique. Beurk. Et quand je pense au prix ça m’fait encore plus mal. Cher et moche. Beurk.

Je prie donc, je parle à Dieu. Qu’un truc se passe pour que ça ne joue pas. Les jours s’écoulent. La date est passée. J’y pense de temps en temps, j’espère un gros couac. Un oubli. Une p’tite merdouille quelque part. Oups.

"Oui, tu vois Seigneur, ce toit, j'ai pas vraiment réfléchi, et ça va tellement m'énerver de voir toujours quelque chose qui ne me plaît pas. Pis c'est tellement cher en plus. Oh la la. Je sais, c'est de ma faute. Tu peux pas faire quelque chose toit Toi pour qui rien n'est impossible ?"

Un jour, le courrier redouté arrive : « Veuillez venir chercher votre commande. » Ben non. Moi veux pas. Moi peux pas non plus : mon Nommamoi vient de partir à l’étranger, c’est son tour à présent. Bon, lui, c’est pour le boulot.
Deux semaines après, on reçoit un rappel pour aller chercher ces articles volumineux. Moi peux toujours pas. Moi pas motivée. Toit trop lourd. Au propre comme au figuré.

Dès son retour au pays, mon homme se rend rapidement au magasin.  Je lui propose de demander si ce n’est pas possible de le refuser… à tout hasard. Hein mon Nommamoi chérinet ?

A ce moment-là je bosse. Il m’envoie un SMS au boulot : « Non, pas possible de le refuser. Le toit est là ». Taaa dammmm.
Snif. Ben voilà. Ça m’apprendra à être un peu moins pinailleuse sur ma déco. Plus la moindre lueur d’espoir donc. Aide-moi, Seigneur, à l’accepter, ce toit « mochéchaire » que j’aurai tout l'temps devant mes yeux !

Fin de l’histoire.

5 minutes après, mon Iphone joue du tam-tam (c’est la sonnerie spéciale Nommamoi).
Mon homme :
"On a commandé un toit de quelle couleur, noire ou bien ?"
Moi :
"Ben oui… logique (à moi). Pas rouge. Pourquoi ?"
Lui :
"Apparemment, ils se sont trompés, les tuiles sont rouges et le faîte du toit et d’autres pièces sont noires. Je te redis."

2 minutes après, un SMS : « Erreur de leur part. Ils renvoient le tout. Et me remboursent ce que j’ai déjà payé. »

Chaaammmmpppppaaagnnnnnneeee !!!!!!!

"MERCI Seigneur !" Incroyable ! Vraiment ! Je ressens ça comme une réponse à mes prières. Un signe de sa part. « Un clin Dieu » comme on dit.
J’en suis émue. Soulagée. Libérée. Presque mal à l’aise que le Créateur a pris cas de ce p’tit souci. "MERCI de prendre soin de moi même dans des choses si insignifiantes et superficielles de la vie !"

Retour à la case départ :

Il était une fois une cabane. Sans toit. 
Sans toit digne de ce nom, disons.
Une p’tite couche de papier goudronné seulement.

PS : oups, là, tout en écrivant j’ai une p’tite pensée pour la personne qui a fait la bourde.

Le p'tit mot spi :

Tu doutes que Dieu t’écoute ? Tu doutes qu’Il s’occupe même des petits détails « insignifiants » de ta vie ? Tu doutes qu’Il puisse faire un quelconque miracle ? Alors, essayes, prends-le au mot, persévères dans la prière, et tu verras bien. Il ne t’exaucera pas forcément, car Il sait ce qui est le mieux pour toi. Est-ce que toi, en tant que maman, papa, tu donnes à tes enfants tout ce qu’ils te demandent (genre « faire de l’écran » non-stop ?)? Non, car tu sais ce qui est le mieux pour eux. Le Seigneur agit de la même façon pour nous. En mieux.

Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira.  En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe. Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?  Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
Matthieu 7 : 7-11

Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.
1 Jean 5 : 14

Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces.
Colossiens 4 :2