La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...



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vendredi 28 septembre 2018

Je ne tricoterai pas

Voilà voilà. Donc le mariage est derrière. Ma grande fatigue s'envole petit à petit, je lui dis "bye bye" sans regret. Ma vie reprend un certain train-train. La tempête s'est transformée en vaguelettes.

Les larmes de tristesse à voir mon Fiston 1er quitter le nid familial définitivement, aux larmes de joie  en rentrant à l'église à son bras et en entendant les promesses échangées entre mariés jeunes et tellement beaux (Orgueil et préjugés, Raison & sentiment, bref tout Jane Austen n'est plus rien à côté de ce que l'on a vécu ce jour-là !)... Des émotions en veux-tu en voilà, exacerbées par les vagues émotionnelles des semaines précédentes... 
Ce 1er septembre fut fort en émotion.
Me voilà donc transformée en belle-mère. 

Mais je ne vous ai pas tout raconté.
Je ne tricoterai pas. 

Quelques semaines auparavant,  ce couple si jeune, si beau, si amoureux (non non, je n'exagère pas), nous ont appris, quelque peu mal à l'aise, inquiets mais heureux, qu'ils allaient faire de nous- surprise - une grand-mère et un grand-père.
Plus tôt que prévu. 

Dans pas si longtemps. Dans quelques petits mois. A la fin du prochain hiver. 

Quoi ? 

Ok, ok. J'étais d'accord de devenir belle-mère. J'ai signé pour ça. J'ai eu quand même du temps pour me préparer. J'ai écrit et réécrit sur le sujet, pour m'habituer à ce titre. Pour le faire mien. Pour le digérer.

Je pensais bien qu'en devenant belle-mère, je risquais de devenir grand-mère quelques temps plus tard. Mais pas tout de suite. Pas avant des dizaines et des dizaines de millions d'années. 
J'ai eu tout de même quelques doutes un jour que je me promenais en ville avec les futurs mariés et qu'ils ont flâché  sur un p'tit bout d'chou. Là, en les voyant fondre, je me suis dit que je n'aurais peut-être pas des siècles pour me préparer à la chose. Mais bon. 
D'abord, devenir belle-mère. Logique. Sage. Dieu l'a même prévu ainsi, pour notre bien.

Grand-mère. Mère-grand. Mamie. Grand-maman. Mémé. 
Je viens de fêter mes 40 ans. Moi-même je pourrais encore, peut-être, mais je veux pas essayer (arghhh), avoir un bébé qui pousse dans mon ventre. Oui, c'est vrai, mes 40 ans, c'était il y a déjà quelques années... du coup le demi-siècle approche quand même beaucoup beaucoup. Beaucoup trop vite.

L'avantage d'être belle-mère c'est que, comme ce terme est un peu péjoratif, on n'attend pas grand chose d'elle. Une belle-mère, dans la croyance populaire, c'est pénible. Même si cela est bien souvent faux, hein. Expérience faite par moi-même. 

Tandis qu'avec le mot grand-mère, ou mamie, c'est doux, c'est parfait, c'est patient, c'est de l'amour qui transpire... C'est du haut niveau. Supra méga haut. Et tu te demandes si tu pourras être à la hauteur. De ce rôle-là.
Vous me suivez ?

Déjà. Je ne tricoterai pas. 
A peine avais-je annoncé mon futur nouveau titre à de chères amies, trois d'entre elles en 24 heures (oui, en 24 heures), m'ont répondu qu'il fallait donc que je me mette au tricot !!!
Vous voyez l'angoisse ????

Jamais je ne serai au niveau. JAMAIS !
Je l'ai partagé à la belle-mère de Fiston 1er qui, du coup, elle aussi, si vous avez bien suivi, deviendra grand-mère.  Elle, zen et se mettant moins la pression que moi, m'a soulagée en me disant qu'il fallait laisser cela aux arrières-grands-mères. J'ai approuvé. Laissons-leur quelque chose tout de même. Un peu de générosité ne fait pas de mal. 

Non. Je ne tricoterai pas. Mais j'espère que pour le reste j'assumerai. 
Douceur, patience, amour inégalable, chignon, cheveux d'un blanc éclatant, tricoter sur ma chaise à bascule au coin du feu avec un chat sur les genoux... La vraie mémé, c'est ça.
J'ai des genoux, j'ai un chat, une chaise à bascule, et un poêle. Si je cherche bien j'ai peut-être une pelote de laine quelque part.... Mais pour le reste...

Il me reste quelques mois. Un automne entier, un petit hiver pour devenir une grand-mère accomplie. Le futur grand-père, lui, le vit paisiblement. Sans toutes ces prises de tête. Veinard va. 

Moi je me réjouis de plus en plus de tenir ce bout d'Fiston 1er et Belnana 1ère dans mes bras. 
Et de le garder pour toujours. Na. (batailles de grand-mères en perspective ! haha)

Mais je ne tricoterai pas.

PS : encore hier soir, des grands-mères expérimentées m'ont dit en rigolant :
- Alors, tu te mets au tricot ?
- Haha
Non mais, c'est quoi cette pression, hein ?!?
Bon, après elles m'ont dit que de toute façon ça ne servirait à rien car ils (notre descendance donc) ne mettent plus de lainage à leurs petiots. Ils aiment pas. Ouf. (bon, moi je ne suis pas si vieille (je danse de joie, je chante la vie !)... car je n'aimais déjà pas à mon époque, il y a un peu plus de 20 ans).

Le p'tit mot spi
Cet été m'a rappelé que :
- La vie est vraiment courte
- Les choses les plus perturbantes au premier abord peuvent aussi être les plus belles
- Certains de mes enfants sont à présent des adultes libres de leur choix et qui les assument, je dois donc m'effacer
- Tout n'est plus pas entre mes mains, il faudrait que je commence à apprendre une fois pour toute à lâcher-prise
- A présent je m'attends à TOUT avec ma descendance. A TOUT. Vont-ils réussir encore à me surprendre ?
- Je ne vais JAMAIS avoir une vie paisible et sans souci vu que ma descendance se multiplie (et vite). 
- Tout change autour de moi, mais Dieu ne change pas. "... le Dieu des Lumières en qui il n'y a ni changement, ni ombre (!) de variation" (Jacques 1 : 17). Je peux donc m'appuyer sur lui en tout temps. Merci Seigneur. 

vendredi 7 septembre 2018

Un été pas comme les autres.

L'été a toujours été synonyme pour moi de vacances en famille au soleil, de ressourcement, de bouquins lus à la chaîne, ... Je n'avais jamais imaginé que la période estivale puisse être différente. Je me reposais sur cet acquis, cette certitude : à la fin de l'été, à la reprise du train-train quotidien, comme chaque année je serai fit, motivée et pleine d'énergie... Yehhh.

Ben cet été n'a pas été pareil.
Cet été, j'ai un peu perdu pied.

Je m'étais préparée depuis de longs mois que mon Nommamoi aurait un énorme chantier tout l'été à gérer... ça oui. Qu'il serait très occupé.  Et que les vacances en famille il fallait oublier. 
Mais je ne m'étais pas préparée... au retour de Manana 1ère à la maison (le combientième retour déjà ?), au fait qu'elle a dû faire travailler sa matière grise à fond pour des examens fin août, ce qui fait qu'il a fallu l'accompagner dans ces hauts et bas émotionnels.
Je ne m'étais pas préparée au fait que Fiston 2e travaillerait d'arrache-pied 1 mois en usine, qu'il rentrerait sentant l'huile mais heureux, sachant qu'il était en train de se faire un petit pécule pour enfin s'acheter ce qui le rendrait plus heureux. Pensait-il. Mais Google Home ne range pas ta chambre, mon fils ! 
Je ne m'étais pas préparée au fait que déjà début juillet Manana 2e commencerait déjà une nouvelle formation. Tellement reconnaissants nous sommes, qu'elle ait trouvé une place d'apprentissage  dans un endroit où elle se sent bien. 
Je ne m'étais pas préparée au fait que le mariage de Fiston 1er me prendrait autant d'énergie, surtout pour la recherche de LA robe. Ou les robes devrais-je dire, de Mesnanas aussi. Sans parler des noeuds papillons, vestes de costume, chemises, sacs, chaussures.... Le facteur a frôlé le burn-out. Lui aussi pensait qu'en été, les gens avaient tendance à moins craquer sur le net... Presque chaque jour, nous le voyions chargé de plusieurs cartons... ces cernes toujours plus profonds et son sourire de plus en plus crispé... 
Je ne m'étais pas préparée au fait que sur deux jours où j'ai pu m'échapper dans la nature de mon quotidien tourneboulé, au 2e jour je me suis fait une entorse de la cheville, qui m'a handicapée quelques semaines...
Je ne m'étais pas préparée au fait que l'on me découvre un strabisme, et que je dise adieu à mes verres de contact que j'avais depuis 30 ans et que je devrais rechausser lunettes sur mon nez... seule solution pour que je puisse continuer de conduire sans voir deux entrées de tunnel quand il n'y en a qu'un. 
Je ne m'étais pas préparée à tous les changements dans notre vie familiale, au retour, au départ, aux déménagements d'une chambre à une autre, au squatage de mon bureau, de passer de 3-4 puis 2 Zenfants à la maison...
Je ne m'étais pas préparée au fait... on va s'arrêter là pour le moment. Ok ?

Pour conclure cette liste de loin non exhaustive, je ne m'étais pas préparée au fait que tout l'été, je n'ai pu vraiment me décontracter... Des inquiétudes, surprises en tout genre, des couacs, des frustrations, des choses à digérer, de belles choses à venir qui ouvrent de nouveaux chapitres dans nos vies de parents, l'état émotionnel des uns qui me touche particulièrement,... et du coup un sommeil pas toujours facile à trouver... ou à garder...

Cette période mouvementée, émotionnellement surtout, sans repos pour nos corps fatigués, c'est terminée en beauté, comme dans un rêve... par la réussite des examens de Manana 1ère (l'université lui ouvre les portes à présent !) et deux jours après par le superbe mariage digne d'un conte de fée de Fiston 1er  et  Belnana 1ère. Qu'ils étaient beaux. Et heureux. Tellement fière. 
Me voilà belle-mère. Et fière de l'être. Que Fiston 1er a bon goût. Reconnaissante. 

Me reviennent ces versets reçus dans la tempête lors de mes moments-Bible : 
L'Eternel demeure aussi avec l'homme accablé, à l'esprit abattu, pour ranimer la vie de qui a l'esprit abattu et vivifier le coeur des hommes accablés. Esaïe 57 : 15

Le soir arrive les pleurs et le matin l'allégresse. Psaume 30 : 6

Etre maman, c'est parfois bien difficile.

Oui, cet été, j'ai un peu perdu pied.  Un énorme chapitre s'est tourné. Et me voilà bien fatiguée. Mais cet été, qui s'est terminé en apothéose !, est aussi à présent derrière. De belles choses nous attendent. Des vacances. Un train-train quotidien retrouvé (je rêve comme jamais de monotonie quotidienne ! haha) et...
... la suite dans un tout prochain post !

La p'tite appli spi
Comme souvent lorsque la vie est plus difficile, où je ne comprends pas les circonstances, où je me sens parfois incomprise dans mes sentiments, le Seigneur (qui m'a faite et qui me connaît mieux que moi-même !) m'a accompagnée, soutenue, encouragée. 

Ce qui m'aide vraiment quand émotionnellement c'est difficile, c'est partir marcher dans la nature, seule, avec mon Créateur. M'épancher devant Lui m'aide à relativiser, à déposer mes soucis (au moins pour un temps !) et je rentre en paix. Mais lorsque j'en ai eu le plus besoin cet été, cette entorse m'en a empêchée. La frustration était énorme par moment. 

Un jour où j'étais particulièrement découragée, lors de ma lecture quotidienne Habakuk 3 : 19 m'a interpellée : 
L'Eternel, le Seigneur, est ma force : il rend mes pieds semblables à ceux des biches et il me fait marcher sur mes hauteurs. 
Oui, un jour je pourrai aller marcher à nouveau, mais même sans cela, c'est l'Eternel qui est ma force dans les difficultés. Il est là.

Ta compassion, ta grâce, ta proximité dans ces temps compliqués m'ont touchées, Seigneur. 
Merci pour ton amour infini pour moi telle que je suis.