La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 12 juillet 2017

The King of the Grill

Ta daaaaaam ! La saison des grillades est ouverte !

Oui, par chez nous elle est même ouverte depuis février... 
Et si je me souviens bien la dernière saison s’est achevée en novembre. Début novembre. Quand même.
Il faut dire que je vis avec the King of the Grill, et c’est pas rien. Donc, pour vous résumer tout ça,  mon Nommamoi est un triple génie : (ingénieur en) génie civil & génie ferroviaire et c’est un génie du barbecue.

Quand il est amorphe, affalé sur son canapé télécommande à la main après une dure journée de génie civil & ferroviaire, il suffit que j’émette l’idée d’une viande grésillant sur le feu pour que des étincelles de vie brillent dans ses yeux, que son cerveau soit à nouveau irrigué et que son être tout entier s’anime. 

Ah ben oui, on pourrait faire une grillade ! 

Comme si c’était l’idée du siècle, celle dont personne n’avait pensé jusqu'à présent, une invention qui allait améliorer le cours de l’existence de chacun peuplant ce monde,  apporter enfin cette paix tant attendue ! La réponse à tous nos problèmes, quoi.

Une grillade ! Mais bien sûr qu’on va faire une grillade ! 
J’vais vite au mag acheter d’la viande !

Une grillade au gaz ? Non, une grillade au charbon ! Sur le feu, comme dans l’temps ! C’est meilleur ! Bien meilleur !

Une grillade... what else ?
...une grillade pour fêter dignement la fin des exams de Fiston 1er, une grillade pour fêter la fin du stage de Fiston 1er, une grillade pour fêter le début des vacances, une grillade quand je me pose l’éternelle question à portée d'ouïe de mon Nommamoi (et avec un vocabulaire qui l'intéresse, car si je parle déco il ne capte pas)
Mais qu’est-ce que je vais faire à manger ?
...une grillade pour dimanche midi, une grillade pour un bon résultat scolaire,  une grillade quand le soleil brille, une grillade quand il pleut 
Mais oui pas de problème on la fait à l’abri ! 
Une grillade quand il y a de la viande en action au supermarché, une grillade en vacances, une grillade quand on a des invités, une grillade...
 J'en peux plus des grillades, moi !

J’ai réussi quelque chose : j’ai encore pu éviter la grillade au réveil.
Il pense grillade, il vit grillade, il ne se sépare pas de sa sempiternelle pince à grillade à manche en bois. C’est tout juste s’il ne dort pas avec, prêt à l’action !
S’il aura transmis un de ces savoir-faire à ces gars, c’est comment être après lui The King of The grill. Et ça marche. Mes Fistons aussi ont de l’intérêt à la chose.

L’autre jour, on partait pour la gare, à pieds. Il faisait chaud. Très chaud. On passait à côté de vaches, ruminant dans un champ, au soleil. Vous savez ce que mon Nommamoi a lancé, comme ça, sans crier gare (la gare était pas encore en vue... alors forcément) :
J’aime les vaches se dorant au soleil, ça sent la grillade !
Bref, ça devient une idée fixe. Tel Obélix avec ses sangliers.. vous voyez quoi.

C’est avec amour qu’il tartine sa viande de moutarde, qu’il la saupoudre de condiments divers, l’imaginant déjà cuite comme il se doit et fondant dans sa bouche...
Quand je prépare les mets accompagnant sa viande (de vache, de veau, d’agneau, de cheval, de porc, de poulet... tous ces morts sur la conscience...): le p’tit beurre aux herbes, la salade, les pommes de terre et tutti quanti,  et que j’essaie de lui glisser quelques légumes à griller, c’est pas ce qu’il préfère. Déjà qu’il a à contrôler d'un oeil et d'un odorat experts la cuisson de la bidoche -oups, pardon, de la viande- s’il doit encore surveiller les légumes... c’est pas de la tarte. Il le fait. Mais bon, ça lui met une pression monstre : et si la cuisson de la viande était ratée à cause de cela ? Bref, il est quelque peu crispé et tendu, la joie est un peu ternie, quoi.
Mais il oublie une chose, mon Nommamoi, c’est  qu’il est The King of The Grill ! La cuisson de la viande est toujours parfaite  !

Quand il revient victorieux et rayonnant du supermarché, c’est toujours, oui toujours, quand il est tombé sur de bonnes actions /liquidations de viande avant le weekend ou des jours fériés. Il exalte, il saute de joie ! Sa pince à grillade frétille entre ses doigts ! Compter 100-150 g de viande par personne ? Vous voulez rire ? Il en faut plus, quand même !

C’est ainsi que la semaine passée, the King of the Grill est passé à l’action pour 3 repas. On est début juillet, et j’en peux déjà plus. Toute cette viande me sort par les trous de nez.
Mais il en faut si peu pour qu’il soit heureux ! Je vous promets que la même intensité de joie se lit sur son visage et dans son corps tout entier à chaque grillade, même quotidienne !
C'est beau de le voir partager cette joie avec les autres, avec nos convives, et sa famille,  et ça marche, avec nos Zommes surtout... Il sert cette viande avec tellement d'amour... (pour la viande ?!?)

Quand je ne sais plus quoi lui offrir pour son anniversaire ou son Noël, c’est clair que sans hésiter je lui achète un bon cadeau chez le boucher. Et ce cadeau-joker pour mon Nommamoi est connu dans la famille. Beaucoup l’utilise.

Cette fois, y en a marre. Le congélateur est plein de viande. Mais moi j’en veux plus. J’essaie par tous les moyens d’espacer l’action du King of The Grill.
Mais ça a des conséquences : le voilà à nouveau éteint, après sa journée de boulot, devant sa TV allumée. Je sais comment lui insuffler un souffle de vie et le faire cliquer sur le bouton off de la TV...  quand je ne supporterai plus je le ramènerai à la vie. 
Une grillade et ça repart !
  
Bref, tout ça pour dire que, très tôt dans sa vie, il a probablement intégré cette pub : 
La viande suisse... tout le reste n’est que garniture !

Je vous souhaite à tous un bel été, des vacances reposantes et des grillades légendaires !

PS : J’ai déjà écrit sur ce sujet,  voyez ici il y a quelques années,  et pour tout dire, l'effet du mot "resto" sur mon Nommamoi est le même que du mot "grillade", voyez ici. 
PS 2 : j'aimerais bien que mon Nommamoi fasse un stage d'une semaine à l'abattoir, pour un peu le calmer face à cette passion... qui serait dispo à lui montrer d'où vient la viande ? Merci !

Le p'tit mot spi 
Le premier verset qui m'est venu à l'esprit en écrivant c'est celui-ci : 
Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent. Romains 12 : 15

Une grillade, pour changer le monde ? Haha !
Seule UNE chose peut changer le monde, si chacun en ce monde mais en pratique non-stop et sans s'en écarter THE plus grand commandement : 

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même .» Luc 10:27

Impossible ? Oui, nous sommes bien faibles, mais : 

Nous avons un grand-prêtre puissant qui est arrivé jusqu’à Dieu : c’est Jésus, le Fils de Dieu. Alors gardons solidement ce que nous croyons. Le grand-prêtre que nous avons est capable de souffrir avec nous de nos faiblesses. En effet, comme nous, il a été tenté en toutes choses, mais lui n’a pas péché. Approchons-nous donc avec confiance du Dieu puissant qui nous aime. Près de lui, nous recevrons le pardon, nous trouverons son amour, et ainsi, il nous aidera au bon moment. Hébreux 4:14-16  (version PDV)

vendredi 7 juillet 2017

Piqûre de rappel.

Voilà, l'année scolaire est pratiquement terminée pour tout le monde. Sur Instagram, sur les réseaux sociaux, voilà que fleurissent depuis quelques jours des photos d'ados heureux libérés enfin de l'école obligatoire, de photos de jeunes gens/filles rayonnants d'avoir enfin leur certificat/diplôme en poche. 
Libéréééééés, délivréééééééééés, chantent-ils tous en coeur !
Et c'est aussi la haute saison des mariages... Des mariages en veux-tu en-voilà. Sur les mêmes réseaux sociaux. Tout est souriant et tellement joli. Photos en général partagées par... les mamans, parfois les papas. Fièrement. Joyeusement. Mais partage teinté, oui, teinté fortement parfois, de nostalgie... 
Où sont passés nos petiots ? Mais où sont-ils donc ? C'était hier pourtant... 
Pour moi aussi. J'ai Fiston 1er qui est armé d'un CFC (certificat fédéral de capacité) maintenant. Mais il a trouvé encore un super truc pour me vieillir encore plus rapidement : il s'est fiancé !  A 19 ans 6 mois ! 
Ohhh ohhhhh, pas si viiiiiiiiite !!! Ne me brusque pas, stp !!!
C'est génial, j'en suis heureuse ! Ma future belle-fille est parfaitement choisie. Je l'aime déjà. Le seul hic, et pas des moindres, je risque plus que fortement d'être affublée du terme pas forcément très joli de "belle-mère" dans les toutes prochaines années. Trois modifications à faire je trouve pour enjoliver ce mot : pas de trait d'union, le belle en deuxième position, et transformer le mère en maman, ça donne  "maman belle". 
Ohhhhh, ça c'était quand ils étaient petits qu'ils m'appelaient comme ça... 
mais muter de "maman belle" à "belle-mère", même s'il y a eu 15 ans de transition (en passant par "maman", "mams", puis "ma mère", puis "ma mère est chiante"),  c'est violent quand même. 

Deux semaines auparavant, j'ai eu mon anniversaire. Et franchement ça fait bizarre, à présent mon âge penche dangereusement vers la cinquantaine. Cinquante ans, c'était vieux pour moi, il n'y a pas si longtemps ! 
C'est bizarre, plus j'avance, plus je trouve cet âge jeune ! 
Mais pourtant je n'ai pas changé dans ma tête, j'ai 30 ans, grand maximum. Parfois j'ai l'impression d'être encore une ado, quand ce bouton apparait sur mon visage, quand je dis une ânerie pas réfléchie, quand je fais la "bécasse", quand je pleure pour rien, quand encore et toujours, je refais les mêmes erreurs, quand j'ai de la peine à m'accepter telle que je suis, quand je suis toute intimidée devant quelqu'un (là, j'ai 10 ans en fait). 
Bref, où est passée ma jeunesse ? Où sont passées ces années ? Je suis tellement heureuse que mes petiots grandissent, c'est passionnant de les voir mûrir, de les voir faire des choix, de les voir devenir sages, ou pas... Comme déjà souvent dit : regarder des séries est inutile, en tant que parents d'ados on les vit en vrai. En 4D. 
Nostalgie. 
Le temps passe. Maintenant, il faut que je commence à accepter d'être affublée du terme "belle-mère", puis l'étape suivante sera "grand-mère". Me sens pas mûre. J'ai 30 ans. 
Voilà les réflexions que je me faisais ces derniers jours en voyant toutes les photos partagées de nos Zenfants grandissants : la vie n'est rien, tellement rien du tout. On se croit maître de nos vies, on se croit important. 
Mais le temps avance, inexorablement. 
Puis il y a quelques jours, un drame. Un vrai drame. Un ami proche est décédé de mort accidentelle. Laissant ma chère amie seule avec 3 ados qui nous sont tellement chers eux aussi. 
Mais POURQUOI ? Déjà que la vie est si courte ?  Pourquoi un drame pareil ? Pourquoi Dieu permet-il cela ? Nous sommes dans les larmes depuis. Des litres entiers de larmes. 
Mais on est bizarrement en Paix. On pleure, on est tellement triste. Mais étrangement en Paix.
La mort, -le vide béant qu'elle laisse-, est tellement laide, hideuse et pas... humaine. 
Mais Dieu est là. On le sait, on le sent. 

Nous avons vécu un culte incroyable ce dimanche. Encouragés par ce que notre cher ami, membre très impliqué de notre assemblée évangélique, a dit quelques jours avant sa mort (il était impatient d'aller vers son Dieu !), par le message préparé quelques jours avant l'accident et qui nous parle avec les bons mots et nous console (notre Père dans le Ciel avait tout préparé !), tellement encouragés par les témoignages des uns et des autres sur notre cher ami, par la présence courageuse de la famille au culte ce matin-là (je vous aime !),... Bref, culte fait de partages, de pleurs, de prière et de douce musique,... Et par toutes ces embrassades, nous helvètes un peu froids d'habitude, qui nous serrons tous dans les bras, en larmes, montrant nos sentiments. Du jamais vu ! Nous pleurons tous, jeunes, vieux, plus de différence. Unité. Quel amour. Oui, même dans la souffrance, il peut y avoir quelque chose de beau. Dieu est là. Il nous comble de sa Présence, de son Amour. Il console, Il porte. 
Ce sera dur, très dur pour cette famille... mais nous essayerons de les soutenir au mieux, avec nos maladresses inévitables (pardonnez-nous déjà !), pour un tout petit peu apaiser leur peine. 
Oui, on peut tout perdre. Tout. 
Mais reste l'Amour.

En effet, j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l'avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.     
Romains 8 : 38-39

Soyons reconnaissants pour chaque jour de vie qui nous est donné. C'est cadeau, nous ne le méritons pas, oh non. Mais préparons-nous aussi à quitter cette terre. Mettons-nous en ordre avec Dieu. Demandons-lui pardon, pardon de lui refuser l'accès à notre coeur, de vouloir rester maître de nos vies... Si nous l'acceptons, il nous accueillera. Après. Et notre ami l'avait fait. Quelle consolation de savoir qu'on le reverra. Assurément. Mais, s'il vous plait, que cette mort ne soit pas inutile, j'en suis sûre que ça aurait été le plus cher désir de notre ami,  qu'elle nous fasse réfléchir sur la brièveté et la vanité de nos vies. 
Oui, je prends de l'âge, comme vous tous. 

Mais nos vies s'arrêterons peut-être demain. Soyons prêts ! Qui sait ?

Le p'tit mot spi
Une promesse... la vie éternelle :

Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. Jean 3 : 16


Une nouvelle vie, une nouvelle espérance, déjà ici, sur cette terre, malgré les difficultés : 
Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante, pour un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se souiller, ni perdre son éclat. Il vous est réservé dans le ciel, à vous qui êtes gardés par la puissance de Dieu, au moyen de la foi, pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps. 

C'est ce qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu'il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. Ainsi, la valeur éprouvée de votre foi – beaucoup plus précieuse que l'or, qui est périssable et que l’on soumet pourtant à l’épreuve du feu – aura pour résultat la louange, la gloire et l'honneur lorsque Jésus-Christ apparaîtra. Vous l'aimez sans l'avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore et vous vous réjouissez d'une joie indescriptible et glorieuse parce que vous obtenez le salut de votre âme pour prix de votre foi. 1 Pierre 1 : 3-9


Nous disparaissons rapidement, mais seule la parole de Dieu subsiste à jamais :  
Toute créature est comme l'herbe, et toute sa gloire comme la fleur des champs. L'herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur subsiste éternellement. Cette parole est justement celle qui vous a été annoncée par l'Evangile. 1 Pierre 1 : 24-25

Tu aimerais en savoir plus ? Lis la Bible,  en commençant par les Evangiles, et demande à Dieu de t'ouvrir les yeux sur la réalité de son Amour pour toi !

samedi 10 juin 2017

Mon Nommamoi n'a rien vu.

Voilà une de ces journées où j'ai particulièrement travaillé dans et pour mon Home si sweet Home. Quand j'y pense je m'impressionne moi-même, et me tapote l'épaule gauche de ma main droite pour me féliciter. Ben ouais .

Je vais vous faire un petit compte-rendu de ce que j'ai fait. Par pour ma gloriole mais pour en avoir une trace dans l'avenir quand j'ai des doutes concernant mon utilité...

Après m'être levée et avoir fait les choses habituelles genre troquer mon pyjama contre des habits qui ne vont pas choquer le facteur, me laver la frimousse et prendre mon p'tit café, sans oublier mon p'tit moment lecture biblique & prière.... mais ce matin-là, beaucoup de peine à me concentrer... mes idées avaient tendance à vagabonder sur mon... programme. Après ce petit moment pas très spirituel, j'ai fini de préparer mon blabla que j'avais à faire pour le culte de dimanche, ce qui m'a pris deux heures. Puis je me suis toute de même accordée quelques minutes à lire le journal avant de préparer le repas de midi. Pour une fois, 4 à table ! Ou plutôt 3, vu que Fiston 2e arrive 45 minutes après, quand nous avons terminé de manger et il bidouillera dans son assiette seul.
Bonnnnn... là, si franchement toutes mes activités du jour ne vous branche pas, vous pouvez directement sauter à l'*. Imaginez juste que j'ai fait plein de trucs supra tops. 

Puis j'ai sauté dans notre voiture pour amener Manana 2e chez Monfrère de la campagne (en fait, j'ai deux frères dans la campagne) là où elle est allé aider quelques heures pour plier le linge de toute la famille. 

Sur le chemin du retour, voyant des sureaux en fleurs, je n'ai pu me retenir de cueillir quelques ombelles pour faire du sirop,  puis n'ai pu résisté de me "cadoter" d'un bouquet de fleurs des champs pour égayer mon Home si sweet Home. Sous l'orage détrempé.

Arrivée à la maison, j'ai préparé mon mélange sucre-fleurs de sureau-acide citrique pour le sirop, qui doit reposer deux jours. C'est toujours un délice, et mes Zados en raffolent. Surtout Fiston 2e.

Pleuvant encore, j'ai profité de nettoyer la vitre encrassée de notre poêle et l'ai vidé de ses cendres . 

Le soleil est revenu. 

J'ai commencé à nettoyer mes fenêtres, voilà des mois qu'on n'y voyait plus à travers.... puis j'ai vite enfilé un vieux short déchiré et un t-shirt tous les deux pleins de peinture (qui choqueront tout le monde et pas seulement le facteur), pour aller planter mon bébé "sureau noir", acheté la veille, à l'arrière du jardin. Il m'a fallu tirer de toutes mes forces pour déraciner l'arbre précédent, quasi mort : déterré d'un coup, j'ai été aspergée de terre des pieds à la tête. J'aime être en symbiose avec la nature ! Puis j'ai dû me battre avec acharnement, pleine de sueur, avec  la terre dure pour agrandir le trou et y planter mon arbrisseau adoré. Que j'ai bichonné caressé humé : 
- "Petit arbre, fais-moi plein de fleurs pour pouvoir faire plein de sureau de sirop (euh, le contraire) l'année prochaine"
Oui le soleil commençait à me taper sur le crâne. Et j'avais soif.

J'étais donc en train de causer avec mon nouveau-né, vêtue comme décrit plus haut, mes pieds dans mes crocs à travers lesquels plein de terre s'était glissée, de la terre dans les cheveux et partout ailleurs... et  c'est à ce moment précis que mon frérot, sapé comme un directeur de multinationale américaine, jeans et ceinture classes, chaussures en cuir vernies et pointues, propre comme un sou neuf, est arrivé dans le fond de mon jardin, accompagné de Manana 2e qui avait fini son boulot, elle. Ils venaient de sortir de son Audi noir classe et sportive, son outil de travail.

Effarée par le contraste entre nous deux (lui habitant un village fermier et moi une petite ville, chercher l'erreur), j'ai été touchée qu'il se soit abaissé à me parler. Puis après avoir blablater un moment, à oser me faire la bise sur une joue terreuse, collante et plus vieille que la sienne, juste avant de remonter dans son bolide noir du boulot au moteur tout-puissant. 
Quelle humilité.  Mon frérot est incroyable. 

Puis, requinquée par cette bise, j'ai encore réussi à faire un cake avant le retour de mon Nommamoi. Et en plus à préparer une soupe maison qui, aurais-je voulu pouvoir dire, a fait la joie de toute la maisonnée ! Comme d'hab, ils auraient préféré une grillade. C'est une idée fixe chez les mâles de la maison dès que le soleil brille. Cela sera un autre sujet de post. Moi, j'étais fière de ma soupe. J'ai dit, toute motivée, que chez ma grand-mère, quand j'étais petite, on mangeait ça. Fiston 2e n'a pas trouver fabuleux mon essai de pub pour ma soupe. 
PUB : Retournez comme dans l'temps, sans wifi, sans internet, et sans smartphone, et mangez des soupes bios préparées par une maman en sueur et pleine de terre !

*Bref... à l'arrivée de mon Nommamoi je m'empresse à lui faire la liste de tout ce que j'ai fait dans ma journée. Il faut dire qu'il bosse tellement pour moi, pour nos Zenfants, que j'aimerais pas qu'il croie que je ne fais rien à la maison. Oui je sais mon orgueil y est probablement pour quelque chose. 
Mais j'aimerais qu'il sache qu'il m'arrive tout de même d'être une bonne femme... de ménage. 

Mais à ce moment-là, il y a une chose que je me retiens de lui dire, car je trouve, perso, que ça se voit, clair comme mon nez au milieu de ma figure. Il est assis sur le canapé et juste à 2 mètres à sa droite trône fièrement notre poêle, rutilant de propreté. Ça en jette, car c'est rare !

Je lui demande, joueuse-testeuse : "Alors tu as vu ce qui a changé ?" 

Le pauvre, je le sens stressé tout à coup. Et j'imagine ce qui se trame dans son esprit....et son coeur qui bat plus vite : Je dois trouver ce que ma femme a fait, suis obligé, sinon aïe aïe aïe !  
Il faut dire que mon Nommamoi n'est pas supra observateur. Parfois cela peut être franchement pratique, surtout quand j'ai dépensé un peu trop en déco. Mais souvent, c'est un truc qui m'irrite. Nouveau vêtement, nouvelle coupe, ... niet. Alors oui, là, je voulais voir s'il avait progressé. Ben en tout cas, pour le moment, il tourne la tête dans tous les sens et dit :
 - Non, franchement, non, quoi ? Cette déco ? Mais non, ça y était déjà ?! Alors, ça ? Euh, non ! Mais j'sais pas, qu'il me dit tout-doux. 

Bon, allez, en bonne joueuse je lui lance : 
- Regarde à ta droite (à part le poêle il n'y a pas grand chose) !
Mais ça n'aide pas. 
Il est en hypertension, sûre. Bon, allez, je retourne dans ma cuisine, faire ce qu'il y a à faire, pour que sa pression baisse, en n'oubliant pas de lui lancer en partant : 
- Je ne vais pas te dire, quand même, j'ai bossé tout l'après-midi, trouve !... 
Mais le voilà déjà concentré sur son match de tennis, là, sur l'écran, en face de lui. A sa droite, le poêle me fait une grimace, l'air de dire : c'est pas gagné. Je suis assez d'accord avec lui. Soupir.
Mon Nommamoi a l'air crevé, une de ces journées de fou après une semaine folle de boulot. Et lui qui croyait pouvoir se décontracter dans son Home si pas sweet Home.

Dans mes casseroles, j'en oublie presque ma question. Mais une heure plus tard, je vois Manana 2e qui passe, et je nargue mon Nommamoi : 
- Je vais testé si Manana 2e trouve plus vite que toi ! Ok ? (oh, mais ce que je peux être terrible !)

Pas le temps de l'appeler, mon Nommamoi se réveille de sa torpeur, tourne la tête à droite, et me lance, victorieux et plein d'assurance :
- Là, le poêle, tout propre ! Tu l'as nettoyé !
Il en danserait presque. Même qu'il aime pas ça.
Yessss ! Mon Nommamoi est heureux d'avoir réussi, sa pression est tout à fait normale à présent, ça se voit, ça se sent... J'essaie de retenir le fait qu'il a trouvé, et pas la lenteur de l'arrivée de la bonne réponse. 
Voilà. 
Ah, mince, j'ai oublié de le féliciter comme il se doit, avec des bravos, des holas et une bonne grillade pour fêter ça. Femme indigne. 

Le p'tit mot spi :
il y a un verset qui me remet un peu à l'ordre. Bon, juste pour spécifier, je ne suis pas l'esclave de mon Nommamoi. Je me sens parfois l'esclave de mes Zenfants, il est vrai. Mais pas de mon Nommamoi. 

Esclaves, obéissez en tout à vos maîtres terrestres, et pas seulement sous leurs yeux, comme le feraient des êtres désireux de plaire aux hommes, mais avec sincérité de cœur, dans la crainte de Dieu. Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur un héritage pour récompense. 
                                                                    Colossiens 3 : 22-24

Oui, je sais, ce qui compte, c'est de faire le mieux que je peux, même si personne ne le voit. 
Ce qui compte, c'est de faire tout pour Dieu. Lui, le voit, sûre. Tout. Il sait même mes intentions du coeur, pourquoi je le fais. Et c'est ça le plus important. Par amour pour ma famille ? Pour qu'on me trouve extraordinaire ? Le poêle Il sait que j'ai dû gratter. Avec mon arbre que j'ai sué. Et avec mes fenêtres que j'ai crié quand de grosses larves me tombèrent presque dessus. Mais il sait aussi que ça n'as pas été un après-midi si plein de sacrifices pour moi. J'avais la pêche. J'ai eu du plaisir à brûler plein de calories de cette façon.

Mais un p'tit merci, un p'tit regard d'admiration de ma famillamoi me feraient du bien de temps en temps. Mais moi, moi, est-ce que je trouve normal tout ce que bosse mon Nommamoi pour notre famille ? Est-ce que je lui dis assez merci, est-ce que j'ai souvent ce regard d'admiration envers lui ? Non. A ma honte, non.
 Lui, je ne peux le changer. Mais moi, je peux me changer. Avec l'aide de Dieu.

Manana 1ère m'a offert ce panneau en anglais il y a quelques années, où il est dit :
Personne ne voit ce que je fais, sauf quand je ne le fais pas.

Oui, si j'arrêtais tout, il y aurait probablement une réaction. Mais pas celle que j'aimerais ;-) ! 
Et pis j'ai pas envie d'arrêter tout, moi, en fait !

vendredi 2 juin 2017

Moi, parfois, j'ai peur...

Voilà qu'à nouveau je me retourne dans mon lit, ne trouvant pas le sommeil... et dire qu'il y a quelques heures à peine, je me disais naïvement : "Eh ben maintenant je crois que c'est bon, c'en est fini de ces peurs qui ne reposent sur rien du tout. Je crois qu'enfin j'ai appris à lâcher-prise, à laisser à plus grand que moi mes soucis/problèmes sur lesquels je n'ai aucune prise."

Mais voilà, Fiston 2e se plaint d'un mal de ventre subit, il se tord, il a mal, est nauséeux... un mal de ventre qu'il n'a jamais eu. Et cela ressemble rudement à l'appendicite... j'attends de voir. Il est au lit avec ses douleurs deux étages en-dessus, et je ne suis pas tranquille... je me rappelle l'appendicite que Manana 1ère avait eue il y a quelques années, et je me  dis que franchement, maintenant que c'était plus caaaaalme par chez nous, nous n'avons pas encore besoin de ça... (et je m'imagine la suite des événements : urgences, opération, changement de mon programme, etc.)

Je me suis tout de même endormie, et le lendemain matin, il allait mieux, frais comme une rose. Moi un peu moins. 
Et boum !, voilà que j'ai eu de nouveau, encore et toujours, des soucis pour rien ! Mais que je suis naïve, si j'étais zen la veille, c'est surtout parce que les causes de mes soucis avaient rétrécis sinon disparus, et non pas parce que tout à coup j'étais un exemple de foi incroyable ! haha, je me moque de moi-même. Vaut mieux. On ne m'y reprendra plus. Peut-être.

J'ai lu un roman dernièrement qui m'a beaucoup marqué (Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje), il raconte l'histoire de quelqu'un qui vit esclave de ses peurs... je m'y suis tellement retrouvée... et j'ai réalisé avec stupeur comme les peurs réglementent ma vie et m'enlève ma joie et ma paix !!! Pendant plusieurs jours j'ai été interpellée à maintes reprises à chaque fois que mes pensées ou mes réactions étaient dictées par la peur  !
Et moi qui croyais être pleine de confiance la plupart du temps...

Voici quelques exemples de peurs que j'ai écrit suite à la lecture de ce livre (liste non exhaustive, j'en trouve toujours de nouvelles au fil de mes journées !)...

Peur des autres 
Peur de demander un service à mes Zenfants
Peur qu'il arrive quelque chose à mes Zenfants 
Peur du regard des autres
Peur de raconter n'importe quoi sur mon blog
Peur de faire faux
Peur des araignées
Peur de ne pas faire bien en tant que maman
Peur de déranger les autres 
Peur de conduire sur l'autoroute
Peur de ne pas donner l'image que les gens attendent de moi...

La plupart du temps mes peurs sont irrationnelles ! La peur est utile quand elle sert à nous protéger, à protéger les autres, autrement elle nous bloque, nous tétanise, nous emprisonne, nous paralyse, nous écrase,... et nous empêche de vivre libre et d'avancer !

Oui, il est possible de mourir sur la route ! Oui, il est possible d'avoir une appendicite qui tourne mal ! Oui, il est possible que les gens me trouvent très bizarre et un peu bête ! Oui, il est possible que je dérange les gens parfois ! Oui, je ferai des erreurs, c'est inévitable ! OHHHHH ! Zennnnnn !

Mais ce qui est méga géant trop bien, c'est que JE SAIS qu'il y a quelqu'un d'infiniment intelligent et plus grand que moi qui coache ma vie ! Qui me garde ! Qui pardonne mes méchancetés ! Qui gère selon son dosage ce que je vis de difficile ou d'heureux, pour que je me rapproche de lui ! Pour que je ne l'oublie surtout pas ! Et comme je l'ai déjà répété X fois, Il ne m'abandonnera pas, quoiqu'il arrive !

Et vous savez la 2e chose trop trop trop bien ? C'est que l'Auteur de la Bible, celui qui en a coaché les  écrivains, parle de la PEUR, de l'INQUIETUDE sans arrêt dans la Bible ! Il nous répète du début à la fin  de ne rien craindre ! Il sait qu'on doit nous le répéter tout le temps ! Il paraîtrait même qu'il nous le répète 366 fois dans la Bible (je n'ai pas contrôlé, autre chose à faire, ces chaussettes, encore) Bref,  Dieu est au courant qu'on est des humains pétris de peur, et cela parce qu'on n'a l'impression d'être des petits dieux et de devoir tout diriger par nous-mêmes (et en même temps si on dirigeait tout nous même le monde ne serait plus qu'un tas de cendre depuis belle lurette)... Mensonge !

La crainte, la peur, est tout simplement un manque de confiance en Dieu... c'est tout simplement ne pas assez bien Le connaître.

Pardon Seigneur, j'ai encore du chemin à faire. 

Depuis lors, Fiston 2e est toujours en pleine forme. 
Et j'essaie de me confier en Dieu. J'ai l'impression tout de même que j'ai fait quelque progrès ces derniers temps. Manana 1ère est repartie quelques jours seule en voyage à Ankara en Turquie (ou elle a passé deux ans), et je n'ai pas eu une once de peur. J'ai prié pour elle, oui. Et je ne crains plus autant quand Fiston 1er est par monts et par vaux et rentre à pas d'heure. Je progresse, et c'est pas fini. D'autres soucis sont là, et me tétanisent par moment, mais je veux essayer de les vivre au jour le jour. Essayer, les yeux fixés sur ce Dieu d'amour.

J'aime bien ces deux phrases :  

S'inquiéter c'est comme attendre qu'il pleuve avec un parapluie ouvert. 
Auteur inconnu

Le bâton de Dieu ne nous frappe pas aussi durement que le bâton de notre propre imagination. 
Spurgeon

Allons, rangeons nos parapluies et nos bâtons...


PS : en fait, mon titre aurait peut-être dû plutôt être : Moi, souvent, j'ai peur


Le p'tit mot spi

Il y a encore une deuxième crainte qui est bonne (en + de celle pour notre protection lorsque sur la route on se retrouve face à une voiture qui vient  contre nous et que nous avons le réflexe salvateur de tourner le volant) : c'est la crainte de l'Eternel : 

Heureux l’homme qui craint l’Eternel, qui trouve un grand plaisir à ses commandements.... Il ne redoute pas les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme, plein de confiance dans l’Eternel. Son cœur est affermi, il n’éprouve aucune crainte, au point qu’il regarde ses adversaires (qui peut être la maladie, le manque d'argent, le chômage, la timidité...) en face.

Et voici quelques versets donnés par le Dieu du Ciel à nous pauvres humains craintifs : 

Ne t'ai-je pas ordonné: ‘Fortifie-toi et prends courage’? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles.  Josué 1:9 

Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie? Matthieu 6:27

Car c'est moi, l'Eternel, qui suis ton Dieu, je saisis ta main droite, je te dis : Sois sans crainte, je suis là pour t'aider ! Esaïe 41 : 13 

N'aie pas peur, crois seulement Luc 8 : 50

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Pour obtenir mon livre : sur mon blog à gauche, adresses internet pour la France et la Suisse
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jeudi 25 mai 2017

Mes soucis ont bien rétréci.

Ouf. Me voilà en paix. Étalée sur la chaise longue, je regarde avec lassitude mes pieds nus, mais surtout mes ongles non vernis. Pas encore eu le temps. Ni l'énergie. 
Quelles semaines !!!

Manana 1ère s'en est allée définitivement (ou pas) de la maison. On ne m'y reprendra plus. Je m'attends à son retour d'un moment à l'autre. Je ne peux plus être naïve à ce point-là. 
Si vous avez un peu suivi l'histoire ici vous savez que c'est la 3e fois que Manana 1ère quitte le foyer parental définitivement. Et c'est la première fois que je ne la crois pas. L'avenir nous le dira.  

Bref. Me voilà affalée sur ma chaise longue me remémorant les derniers jours. Le re-déménagement de notre fille, la réinstallation dans son ex-chambre de mon bureau pour la 3e fois en 2 ans 9 mois.

Des larmes et des snifs de moi ? Même pas. Un petit reniflement de rien du tout vite oublié au moment où elle a vidé sa chambre de ses cartons pour les mettre dans notre voiture, le sourire aux lèvres.

Ce n'est ni pour deux ans en Turquie (ça, c'est fait), ni pour partir vivre à l'étranger comme elle l'a toujours rêvé. Non, j'y crois pas (et je pense elle non plus), mais c'est pour s'installer à moins de 3 minutes en voiture de chez nous, à 10 minutes à pieds, à 1 km à vol d'oiseau. Si je grimpe sur un escabeau et que je regarde sur la droite par la fenêtre du toit de la chambre de Fiston 1er, j'arrive même à voir son immeuble. Manque de chance, ses fenêtres sont de l'autre côté. Je peux même pas voir s'il y a encore de la lumière chez elle à pas d'heure. (euhhh, avant de finaliser ce post, je suis vite aller contrôler ça au risque de chuter : et ben non, en fait je ne vois juste pas son immeuble... Par contre je le vois depuis mon boulot... mais sans voir ses fenêtres, poisse).
Bref. 
En plus, son chat est encore chez nous - vivre au 6e étage c'est pas top pour un chat habitué à vivre à l'extérieur - Manana 1ère viendra donc "nous" voir souvent. 
Et je vais la croiser au boulot, comme on bosse dans le même établissement. Chouette. 
Jusqu'à maintenant elle me cause toujours autant qu'avant, lorsqu'elle vivait par chez nous. Sur wattsapp.  Ça n'arrête pas. C'est la seule qui m'a interrompue lors de la rédaction de ce post. Et pas qu'une fois.
Je me suis assurée qu'elle a bien compris que la porte de notre Home Sweet Home est toujours ouverte et que le dimanche elle mangera chez nous, sauf programme spécial de part et d'autre.
Voilà.

Mes orteils sont quand même moches sans vernis. 

La maison est donc calme. Fiston 1er est de moins en moins là. Toujours par monts et par vaux. Avec son Namoureuseàlui. C'est chou. Mais je ne suis plus sa seule et unique. Fini. Je suis passée en position n°2 depuis quelques mois. Encore un deuil à faire. 
J'ai toujours le chat pour me consoler. Le chat, de Manana 1ère,  qui m'aime tellement (le chat pas Manana... quoique) -quand il a faim - quand il veut aller dehors -quand il veut rentrer - quand il squatte mon lit...
Voilà les nouvelles de nous. Je suis heureuse et reconnaissante. Mes deux aînés qui ont passé des mois difficiles vont bien. Sont heureux. Du coup la maman-que-je-suis va bien et est heureuse. Bref, je reprends du poil de la bête (ça me fait penser que je dois m'épiler, aussi, tiens !) ! Je suis de nouveau motivée de faire des choses comme du "retapage" de meubles... je croyais que c'était à cause de l'âge que l'envie n'y était plus, mais c'était plutôt les inquiétudes qui pompaient toute mon énergie...

Reste plus qu'à mettre ce vernis et ce sera parfait. 

Je vais avoir à nouveau plus de temps pour écrire . Peut-être. Et je trouverai toujours en tout cas un endroit calme. Dans mon bureau retrouvé. Ça aidera. 

Mais là. Je suis étalée sur ma chaise longue.  Dans mon jardin. Sous le lilas. Amorphe.

Et je zieute mes orteils sans vernis.

Bon. Repos d'abord. 

Voilà 10 mois qu'en tant que famille nous sommes secoués dans tous les sens. Depuis peu, nous vivons une période d'accalmie qui durera ce qu'elle durera. Je sais que d'autres temps difficiles surviendront. C'est inévitable. Mais "présentement" c'est comme si cet orage est derrière et que le beau temps plein de promesses est là. 
La mer (la mère) est calme. Apaisée.   
Je suis reconnaissante en mon Dieu. 
Merci.

Mais rien n'est parfait. 

Je n'ai toujours pas mis ce vernis. Rechaussons mes chaussettes. Plus rapide.

Mes soucis ont bien rétréci. Tout de même. Que j'me dis.
(mais les histoires de chaussettes ne sont jamais bien loin)

Le p'tit mot spi :
Oui, une période vraiment pas facile, des nuits sans sommeil, des larmes et des inquiétudes... mais Dieu mon Sauveur toujours là, à mes/nos côtés. Merci, tellement apaisant. Jamais Il n'a promis que quand nous décidons de faire route avec Lui, notre vie serait facile. Jamais. Mais Il a promit qu'Il serait là. Toujours. Merci. 

L'Eternel sera constamment ton guide, il répondra à tes besoins dans les endroits arides et il redonnera des forces à tes membres. Tu seras pareil à un jardin bien arrosé, à une source dont l’eau n’arrête jamais de couler. Esaïe 58 : 11

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: ...un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, ... Ecclésiaste 3


Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6 : 34

Nouveau ! vous pouvez me suivre sur Instagram sous le nom : blogmelimelodemoi 

samedi 6 mai 2017

Jour de lessive.

C'est lundi. Journée de poutze et de lessive (désolée, je reparle de nouveau de ce genre de sujet, mais il est vrai que malgré moi ça prend pas mal de place dans ma vie, pis en même temps vous n'êtes pas obligés de lire... hein).

Depuis que Manana 1ère est revenue à la maison il y a maintenant plus de 6 mois, et qu'on est à nouveau 6 dans ma "family d'amour", ben cela a troublé quelque peu mon équilibre lessivaire un peu précaire : une fois par semaine ne suffit plus, n'ayant pas assez de mètres de corde à linge (et comme dans notre pays il neige en mai, non je ne râle pas, il est difficile de suspendre dehors). Du coup,  je m'y attelle à présent deux fois par semaine.

Justement, ce lundi, je me lève vaillante et pleine d'espoir que je pourrai nettoyer ma maison en temps record ce matin, peu interrompue par le chargement de la machine à laver/ suspension du linge, car ayant vraiment bien pris de l'avance ces derniers jours, les deux paniers à linge sales sont quasi vides. Une petite à 40°C qui dure 20 minutes et celle à 60 °C qui dure 1h05 devraient suffire. 
Confiante Naïve je fus.

Je charge rapidement la petite à 40°C et m'en vais prendre mon café indispensable et tant apprécié du matin. Tranquillos. Puis, après avoir passé mon p'tit moment seule avec Dieu (je lis dans ma Bible ce qu'Il a à me dire puis je lui parle de ce qui m'inquiète actuellement et lui dis de s'en occuper car j'arrive pas vraiment), je démarre ma journée, outils au point : spray anti-calcaire, torchon, brosse (à WC)... Frottage, décapage, grignotage... Ordres donnés à Mesnanas qui traînent par là pour qu'une aspire, et que l'autre fasse briller une des salles de bain. J'avance.... Je récupère les six gros linges (serviettes de bain pour les français) qui rejoindront le reste pour leur bain d'une heure à 60°C... 

J'ouvre ma machine à laver... OHHHH NOOOOON !!!! Quelqu'un a oublié de nouveau un mouchoir dans ses pooooooooooches !!! GRRRRRR !! C'est qui de nouveau qui a fait ça... c'est qui qui a le rhume ces temps ? Mais franchement, ils pourraient contrôler leurs poches ! 
J'entends vaguement une petite voix qui me souffle 
- Toi aussi tu pourrais contrôler les poches des pantalons... 
- Non, je ne suis pas d'accord, ils peuvent quand même penser à ça ou bien, déjà que je leur fais trop ! ?! 
Tout en discutant avec moi-même (discussion passionnante), je secoue les habits (de couleur foncée, forcément) en-dessus de l'évier, arrache méchamment les restes de mouchoirs un peu partout, 
Et....
- Pas le choix, que je dis à moi-même, je dois relaver le tout... et de préférence comme une grosse machine à 40°C pour que tout ça parte bien... Franchement. 

Durant la semaine je m'interdis (par égard pour moi-même) de rentrer dans la chambre de mes ZenfantsZadorés, mais le lundi, il faut tout de même que je jette un oeil pour limiter les dégâts genre café froid moisi, gobelet de yogourt quasi vide mais dont l'odeur se répand dans la pièce mélangée à la douce odeur bio des chaussettes sales végétant sur le sol poussiéreux... (bon, j'ai à peine exagéré). Donc ce fameux lundi, je monte dans les chambres et... ohhhhh, mes yeux s'arrêtent avec surprise sur  ce qui jonche le sol... un pantalon retourné avec ceinture pendante, des chaussettes en boule, 2-3 t-shirt à moitié à l'envers, le linge propre de la semaine précédente traînant encore sur le bureau poisseux, un t-shirt plutôt gris (qui était noir dans mes souvenirs) encore plié-repassé mais traînant dans la poussière... - Chose positive à souligner : Fiston 2e n'avait pas l'unihockey cette semaine, son linge (serviette de bain pour les français... pffff, vous pouvez pas parler suisse ? En même temps vous avez d'autres soucis...) mouillé à l'odeur moisissante, je l'ai déjà sorti de son sac de sport la semaine passée.- Bref,  dépitée, je ramasse le tout. Ce qui remplira au moins une grosse machine à 40°C... 
Mes filles m'entendant marmonner,  s'exclament (quel courage, je vous dis, quel courage !) : 
- Ahhhh oui, j'ai du linge encore dans ma chambre ! 
En m'étranglant presque, découragée et ramollie de partout, je leur demande d'aller le poser à la buanderie...

Je descends les escaliers, les bras chargés de linge malodorant que je m'empresse d'éloigner de mon instrument olfactif et de mon corps arrivée à bon port... D'un oeil découragé mais connaisseur, visualisant l'aspect de la pièce me rappelant les alpes, j'estime le nombre d'heures d'effort à venir pour ma machine à laver : - Ohhhhh... disons 2 grandes à 40°C, 1 grande à 60°C, plus celle qui est en train de tourner pour effacer les dernières traces de mouchoir en papier... quasiment 4h... (j'étais partie avec 1h20...)

Savez-vous une des choses frustrantes de notre job de maman ? C'est que seule une maman/notre maman peut comprendre réellement les aléas de nos journées. A ce moment-là, si j'avais eu une collègue maman juste à côté de moi, j'aurais pu pleurer dans ses bras compréhensifs (oui les bras le sont parfois) et entre deux sanglots exprimer mon trop-plein de tout : 
- Pourtant ma descendance savait où était le panier de linge sale avant, snif, la preuve quand ils étaient petits ils avaient même la force de soulever le couvercle - snif - et d'y mettre leur linge. Maintenant, ils n'ont même plus l'énergie de faire quelques mètres pour s'en approcher -snif. Il faut que je leur donne des vitamines ? Tu crois quoi ? - snif- Que je leur interdise le Mc Do et les kebabs ? C'est mauvais ça pour la santé, non ?-sniiiiiiif- Mais que s'est-il passé avec mes Zenfants d'alors ? WHAT ? Mais qu'est-ce que j'ai raté ??? -snifffff
Elle me tendrait un mouchoir bienveillant (oui, parfois un mouchoir l'est) et je pourrais me moucher bruyamment. Elle me le reprendrait pour le mettre soigneusement à la poubelle (et non dans sa poche). Veux ma mamaaaaaaaaannnnnn !!!!! (en même temps si c'est ma maman, elle ne pourrait s'empêcher de sourire et de penser : "Enfin elle comprend, elle vit ce qu'elle m'a fait vivre... et toc !" et ça gâcherait un peu le moment...)

Non, moi, quand je raconte ma matinée totalement désorganisée lors du repas suivant en famille et leur demande gentiment (ou pas) de faire quand même un peu plus d'efforts (je n'arrive pas à leur interdire le Mc Do et les kebabs, mère indigne), soit ils n'écoutent pas vraiment : 1. ne voyant pas trop le problème 2. ne se sentant pas forcément concernés 3. il n'y a pas de quoi fouetter un chat, ou commentent haut et fort : 
- Il faut que tu contrôles les poches avant... 
- C'est pas moi, j'ai pas l'rhume... 
- Ben tu n'as pas besoin d'aller dans ma chambre... c'est ma chambre c'est moi qui gère !!! (c'est la réponse la plus courante)
- Roooon mais bon c'est pas grave... rooooon. 
- Merci
(Quoi, quelqu'un m'a dit merci ? Où où ? J'ai rêvé ? Si ? Non ? Non ! ohhhhhhhhh)

Bref.
Pour les mamans d'ados en devenir (ou pas)
En lessive, toujours se méfier de la pointe de l'iceberg. Toujours. 

PS : je ne sais pas si je dois vous le dire. Je ne sais pas. Mais bon euhhhh, hier, j'ai enfilé un de mes pantalon... noir... il y avait un mouchoir en papier en milles morceaux tout propres dans ma poche... oui. bon. ok. J'aurais eu mieux fait de me taire. 

Le p'tit mot spi :
Etre maman est un don de soi, imparfait. Donner de son temps, de son énergie, sacrifier des heures de sommeil (et cela à tout âge, expérimentation faite), donner en y croyant fort mais sans garantie que ça marche... Notre salaire ? Réaliser que tous nos efforts n'ont pas été vains, que tout ce qu'on a pu donner jusqu'à l'épuisement physique et/ou psychique porte du fruit. Mais il y a des périodes où on se demande si on a fait fausse route, on a l'impression d'avoir louper un truc, le découragement est là... bref, on ne comprend juste pas... Mais il suffit d'un sourire de notre petiot qui nous est adressé, de voir la joie sur leur visage, leur gentillesse envers quelqu'un, un éclair de sagesse, d'un temps rigolo en famille, d'un merci nous étant adressé.... cela change tout... et nous rempli d'un coup, de force renouvelée... jusqu'à la prochaine fois...

Quelqu'un d'autre a tout donné parfaitement... sa Vie (et sans râler, lui !). Par amour total et parfait. Dans d'atroces souffrances en plus. Sans garantie que ça marche avec tout le monde puisqu'on est libre. Jésus homme-Dieu parfait acceptant d'être puni à notre place à la croix pour nos multiples péchés (= ce qui ne plait pas dans notre vie à Dieu-le Créateur-Sauveur)... sans savoir si on ferait cas de ce cadeau qu'est son pardon... bref, si nous sommes ok que Jésus nous sauve de l'éternité sans Dieu.

"Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés.
 Lui le juste, il a souffert pour des injustes (moi, toi) afin de vous conduire à Dieu. 
Il a souffert une mort humaine, mais il a été rendu à la vie par l'Esprit. "
                                                                   1 Pierre 3 : 18

Il n'attend que ça, qu'on l'accepte et qu'on recommence une nouvelle vie avec Lui à nos côtés. Il se réjouira de nos mercis, de nos sourires, de voir la joie sur notre visage même dans les temps pas évidents, de nos actes d'amour envers l'autre sans espérer un retour, de nos éclairs de sagesse (ça peut arrive !) et de nous accompagner sur notre chemin de vie... qui ne finira jamais !

mardi 11 avril 2017

J'sais mieux. Moi.

Pas simple de vivre au quotidien avec 4 ados-adultes. De les voir vivre d'une façon que tu sais n'être pas idéale pour eux. De les voir se plaindre d'une certaine chose, de savoir ce qu'il faudrait faire pour améliorer la chose, de savoir qu'ils savent comment l'améliorer (ils ne sont pas idiots tout de même),  et de les voir continuer de même. 

Pas simple. J'vous dis. 
Encore cette histoire de lâcher-prise. Et je réalise de plus en plus que je dois apprendre à lâcher prise sur le fait que toute ma vie je devrai, en tant que maman, apprendre à lâcher-prise. Donc tout le temps qu'il me reste à vivre. Vous suivez ?
Et je réalise qu'avec le temps qui passe cet apprentissage a pris un rythme plus soutenu. Il faut suivre, et je n'arrive pas toujours. Et il faut que je prenne un jour après l'autre car vu l'âge qu'ils ont, ça risque d'être encore plus sport à l'avenir... 

Des exemples ? Vous aimeriez des exemples ?

- Vouloir son permis de conduire au plus vite, être désespéré car ça va super long, mais ne pas vouloir conduire dès qu'il y a la possibilité. 

- Etre déprimé car souvent seul, et ne pas prendre son courage à deux mains pour y remédier.

- En avoir marre d'avoir toujours le nez qui coule et toujours oublier de prendre les médicaments prescrits par le médecin, et réclamer de retourner pour une consultation. Non mais !?!

- Ne pas  se coucher le soir à des heures raisonnables car envie de faire plein de trucs, puis se plaindre de se traîner de plus en plus, de dormir de moins en moins bien, et d'être pas bien dans ses baskets (trouées).

- Etre désespéré de n'avoir pas/plus assez d'argent, mais ne pas vouloir travailler plus. Ou dépenser un peu  trop. 

-... 

Voilà, oui, c'est logique, vous aussi savez comment remédier aux petits tracas ci-dessus.

Cette histoire me turlupine et il m'arrive même de me poser des questions sur mes manques en tant que maman : qu'ai-je fait de faux ? Les ai-je trop gâtés ? Est-ce que je ne leur ai pas appris à faire des efforts ? Quel exemple suis-je ?

Oui, en tant que maman, il faut les regarder vivre, les écouter, les consoler, les encourager, essayer de leur glisser tout gentiment notre avis... il faut de la patience (quand, mais quand vont-ils devenir sages comme moi ?), beaucoup de prières (Seigneur, un p'tit gros miracle, maintenant ! Ou sinon donne-moi la patience, mais tout de suite !), de la confiance (oui Seigneur, je sais, tu t'en occupes, mais mais...plus vite, plus vite !)...

Et après je réalise qu'il m'arrive tout de même assez souvent d'être pareille (j'y crois pas, moi  ?)

Quand je râle pendant plusieurs jours parce qu'il y a de la terre dans l'entrée... mais ne m'arme pas de mon aspirateur ou de ma ramassoire (= balayette), juste un p'tit effort de 2 minutes...
Quand je me plains car je n'ai pas d'aide mais que je ne la demande jamais...
Quand je suis triste car j'aimerais voir plus souvent une amie et que je ne prends pas le temps pour la rencontrer... 
Quand j'aimerais tellement faire quelque chose et que j'attends qu'on me le propose... au lieu de tenter le coup...

Donc oui... il m'arrive de me plaindre, d'agir toujours la même chose (en me plaignant, en rêvant, ou en priant seulement par crainte d'agir...) en espérant que le résultat soit différent... ou que la chose me tombe du ciel... 

Notre cher ami à moustache qui n'allait pas souvent chez le coiffeur, je parle d'Albert bien sûr, avait réalisé la même chose (quelle intelligence !)

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. 
Albert Einstein

Conclusion : nous sommes une famille de fou. Merci Albert, de l'avoir souligné. (je n'ai rien contre ta coupe de cheveux pourtant, celle de mes Fistons n'est pas mieux)

Le p'tit mot spi :
Moi, je sais. 
Tu parles. Je crois savoir plutôt. Je crois savoir que ce serait mieux que ma descendance m'écoute et agisse comme je le pense (et vite !). Et si c'était bien plus enrichissant pour eux qu'ils fassent leurs propres expériences et découvrent certaines vérités par eux-mêmes ? Et s'il s'avérait que ça soit aussi bien mieux pour moi, ainsi j'apprends encore et toujours le lâcher-prise et la confiance en Celui qui tient tout dans sa main ? Et peut-être dois-je encore apprendre que bien que mère ayant donné la vie, je suis limitée et imparfaite ?
Moi, je sais.
Mais qui suis-je, moi ? Une humaine qui ne connait que partiellement mes enfants. Quelqu'un les connait complètement car Il les a voulu et créé tels qu'ils sont. Alors mon rôle est juste de donner quelques conseils, et après qu'ils fassent comme ils le veulent. Ils verront bien. Ils ont grandis. Une bonne moitié de ma descendance est majeure. Je ne peux plus la sangler à son lit pour qu'elle ait son compte de sommeil tout de même. Il n'y a pas de sac de couchage grandeur adulte qu'on peut attacher au matelas. Soupir. Nostalgie. Re-soupir.

Un Seul sait : 
Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. Jérémie 29 : 11 (FRC97)

Ok, Seigneur, je veux bien te faire confiance. De toute façon je n'ai pas tellement le choix. 

Mais il faut dire que j'aime bien ce verset aussi : 
La connaissance commence par la crainte de l'Eternel. Il faut être fou pour mépriser la sagesse et l'instruction. Mon fils, écoute l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère! En effet, ce sera une couronne de grâce pour ta tête et un collier pour ton cou.
Proverbe 1 : 7-9

Bref, à partir d'un certain âge nos enfants sont responsables de leur choix... et des conséquences qui s'ensuivent... reste plus qu'à les regarder vivre, les entourer et à prier pour eux. 

mardi 21 mars 2017

Je me compare, tu te compares, elle se...

L'autre jour j'ai lu un article sur la comparaison et je me suis dit en fait que ça ne me concernait pas tellement. C'est vrai, il m'arrive de me comparer mais ce n'est pas à m'en rendre malade. Mais ce que j'ai particulièrement aimé dans cet article c'est la conclusion : apprendre à ne plus se comparer aux autres, mais à soi-même. Et là, je ne sais pas pourquoi mais je me suis sentie comme allégée, c'est super libérateur de se comparer tout simplement à soi-même. De réfléchir comment j'étais il y a  5, 10, 20 ans et de voir ce qui s'est amélioré. Ou pas (Je pense que cet article ne parlait pas des effets de l'âge). 

Puis l'autre matin je suis allée chez une copine.
Qui a un appart nickel. Un sol d'une propreté immaculée. Chaque objet à sa place, ni trop ni trop peu. Absolument dans le thème de sa déco. La perfectitude absolue. Clean. Bravo.

Nous étions 3 à siroter nos cafés,  extasiées par la propreté de son carrelage sans taches...  Et de causer et de partager des trucs et astuces et produits miracles. Produits que j'avais à la maison sans savoir que mon sol risquait bien d'être rajeuni de semaine en semaine si je commençais à l'utiliser !

Puis je suis rentrée à la maison et j'ai regardé mon chez moi avec des yeux tout neufs. Vite avant de préparer le repas, j'ai enlevé quelques objets décos en trop, et sorti de l'armoire le produit miracle, me réjouissant de le tester et d'imaginer les joints de mon carrelage de 25 ans redevenir comme neufs ! Ahhhh cette propreté ! Ahhhh que c'était bien rangé ! Ahhhh que c'était beau ! Ahhh que... Et le lendemain, à peine avais-je 15 minutes de libre que j'ai testé ce produit. Je dois encore lui demander à quel dosage elle l'utilise. Pour le moment, rien de miraculeux, juste un sol supra collant après avoir séché. Je dois en avoir trop mis. Haha. Moui. Bon. 
les fleurs fleurissent telles qu'elles sont, sans se comparer aux autres...

Bref. J'aime ma maison, ma déco. Franchement on y est bien. Mais je sais (et mes gars ne manquent pas de me le répéter de temps en temps) que c'est trop encombré de... trucs inutiles (pourtant j'essaie de moins craquer) et aussi de saleté. Puis j'ai deux chats. Quatre ados-adultes. Une maison, un jardin et une vie bien occupée. Ahhh, j'ai aussi un Nommamoi ! Tout cela laisse des traces... et des taches, et des poils...

Le ménage, pfff, c'est génial quand c'est fait. Ce n'est pas ma passion. Et je nettoie en vitesse, le lundi matin en quelques heures chronos, j'aime pas la poussière qui vole et le désordre, alors faut bien. Et je suis un helvète... alors...

En fait,  je me compare tout de même parfois.  Et cela prend de mon temps et de mon énergie. Ce n'est pas que négatif, surtout si j'ai trouvé une solution pour mon carrelage, n'est-ce-point les filles ? 

Mais en même temps, comparons ce qui est comparable : j'ai quelques chats et quelques enfants de plus. Et faire le ménage n'est pas ma passion.  Donc je dois accepter que ma maison est telle qu'elle est. Vu mes choix de vie. Vu ce que je suis.

Il faut que je me compare à moi-même. Et toi aussi, compare-toi à toi-même. Cela évite des bleus à l'âme, des déprimes et des pleurnicheries. 

Et vive les copines et leurs trucs et astuces !

Bon courage pour vos nettoyages de printemps ! (pour ma part, je prends jamais le temps pour ça !)

Le p'tit mot spi
"Une fleur ne pense pas à rivaliser avec la fleur à côté d'elle. Elle fleurit juste."

Différentes ? Et pis quoi ? Fleurissons telles que nous sommes, pour embellir le quotidien de ceux qui nous côtoient !

"Vous ne pourrez jamais vraiment avoir du plaisir avec d'autres personnes, vous n'aurez jamais d'émotions stables, vous ne serez jamais satisfaite de votre vie, vous ne surmonterez jamais la jalousie, et ne pourrez jamais pleinement aimer les autres tant que vous n'aurez pas remercié Dieu de vous avoir créée telle que vous êtes. "
James Hufstetler

vendredi 17 mars 2017

Le p'tit reportage... etc



Hellooooooooo 😀 !
  • Pour venir me zieuter presque en vrai, cliquer ci-dessous 📺 :

Emission du 16 mars 2017 Canal Alpha, Ma foi c'est comme ça 


  • Et si l'envie vous vient d'acheter un de mes bouquins :


"Dieu, ma famille les autres et moi... et parfois le contraire", 
illustré par la fabuleuse illustratrice Jenay, aux Editions Prétexte 

 (25 frs/19 euros) 
En Suisse en ligne : www.éditions-prétexte.ch & www.payot.ch & www.maisonbible.ch... dans vos librairies préférées, ainsi qu'au Café ParTage à Tramelan et à la Maison du Bonheur à Moutier...
En France en ligne www.editions-llb.fr/boutique et www.maisonbible.net et dans vos librairies (chrétiennes) préférées... et encore ailleurs... y a qu'à taper sur google.
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Merci pour votre intérêt ;-) et... vive les p'tites fleurs & les oiseaux  !

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 Sarah