La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 25 mai 2017

Mes soucis ont bien rétréci.

Ouf. Me voilà en paix. Étalée sur la chaise longue, je regarde avec lassitude mes pieds nus, mais surtout mes ongles non vernis. Pas encore eu le temps. Ni l'énergie. 
Quelles semaines !!!

Manana 1ère s'en est allée définitivement (ou pas) de la maison. On ne m'y reprendra plus. Je m'attends à son retour d'un moment à l'autre. Je ne peux plus être naïve à ce point-là. 
Si vous avez un peu suivi l'histoire ici vous savez que c'est la 3e fois que Manana 1ère quitte le foyer parental définitivement. Et c'est la première fois que je ne la crois pas. L'avenir nous le dira.  

Bref. Me voilà affalée sur ma chaise longue me remémorant les derniers jours. Le re-déménagement de notre fille, la réinstallation dans son ex-chambre de mon bureau pour la 3e fois en 2 ans 9 mois.

Des larmes et des snifs de moi ? Même pas. Un petit reniflement de rien du tout vite oublié au moment où elle a vidé sa chambre de ses cartons pour les mettre dans notre voiture, le sourire aux lèvres.

Ce n'est ni pour deux ans en Turquie (ça, c'est fait), ni pour partir vivre à l'étranger comme elle l'a toujours rêvé. Non, j'y crois pas (et je pense elle non plus), mais c'est pour s'installer à moins de 3 minutes en voiture de chez nous, à 10 minutes à pieds, à 1 km à vol d'oiseau. Si je grimpe sur un escabeau et que je regarde sur la droite par la fenêtre du toit de la chambre de Fiston 1er, j'arrive même à voir son immeuble. Manque de chance, ses fenêtres sont de l'autre côté. Je peux même pas voir s'il y a encore de la lumière chez elle à pas d'heure. (euhhh, avant de finaliser ce post, je suis vite aller contrôler ça au risque de chuter : et ben non, en fait je ne vois juste pas son immeuble... Par contre je le vois depuis mon boulot... mais sans voir ses fenêtres, poisse).
Bref. 
En plus, son chat est encore chez nous - vivre au 6e étage c'est pas top pour un chat habitué à vivre à l'extérieur - Manana 1ère viendra donc "nous" voir souvent. 
Et je vais la croiser au boulot, comme on bosse dans le même établissement. Chouette. 
Jusqu'à maintenant elle me cause toujours autant qu'avant, lorsqu'elle vivait par chez nous. Sur wattsapp.  Ça n'arrête pas. C'est la seule qui m'a interrompue lors de la rédaction de ce post. Et pas qu'une fois.
Je me suis assurée qu'elle a bien compris que la porte de notre Home Sweet Home est toujours ouverte et que le dimanche elle mangera chez nous, sauf programme spécial de part et d'autre.
Voilà.

Mes orteils sont quand même moches sans vernis. 

La maison est donc calme. Fiston 1er est de moins en moins là. Toujours par monts et par vaux. Avec son Namoureuseàlui. C'est chou. Mais je ne suis plus sa seule et unique. Fini. Je suis passée en position n°2 depuis quelques mois. Encore un deuil à faire. 
J'ai toujours le chat pour me consoler. Le chat, de Manana 1ère,  qui m'aime tellement (le chat pas Manana... quoique) -quand il a faim - quand il veut aller dehors -quand il veut rentrer - quand il squatte mon lit...
Voilà les nouvelles de nous. Je suis heureuse et reconnaissante. Mes deux aînés qui ont passé des mois difficiles vont bien. Sont heureux. Du coup la maman-que-je-suis va bien et est heureuse. Bref, je reprends du poil de la bête (ça me fait penser que je dois m'épiler, aussi, tiens !) ! Je suis de nouveau motivée de faire des choses comme du "retapage" de meubles... je croyais que c'était à cause de l'âge que l'envie n'y était plus, mais c'était plutôt les inquiétudes qui pompaient toute mon énergie...

Reste plus qu'à mettre ce vernis et ce sera parfait. 

Je vais avoir à nouveau plus de temps pour écrire . Peut-être. Et je trouverai toujours en tout cas un endroit calme. Dans mon bureau retrouvé. Ça aidera. 

Mais là. Je suis étalée sur ma chaise longue.  Dans mon jardin. Sous le lilas. Amorphe.

Et je zieute mes orteils sans vernis.

Bon. Repos d'abord. 

Voilà 10 mois qu'en tant que famille nous sommes secoués dans tous les sens. Depuis peu, nous vivons une période d'accalmie qui durera ce qu'elle durera. Je sais que d'autres temps difficiles surviendront. C'est inévitable. Mais "présentement" c'est comme si cet orage est derrière et que le beau temps plein de promesses est là. 
La mer (la mère) est calme. Apaisée.   
Je suis reconnaissante en mon Dieu. 
Merci.

Mais rien n'est parfait. 

Je n'ai toujours pas mis ce vernis. Rechaussons mes chaussettes. Plus rapide.

Mes soucis ont bien rétréci. Tout de même. Que j'me dis.
(mais les histoires de chaussettes ne sont jamais bien loin)

Le p'tit mot spi :
Oui, une période vraiment pas facile, des nuits sans sommeil, des larmes et des inquiétudes... mais Dieu mon Sauveur toujours là, à mes/nos côtés. Merci, tellement apaisant. Jamais Il n'a promit que quand nous décidons de faire route avec Lui, notre vie serait facile. Jamais. Mais Il a promit qu'Il serait là. Toujours. Merci. 

L'Eternel sera constamment ton guide, il répondra à tes besoins dans les endroits arides et il redonnera des forces à tes membres. Tu seras pareil à un jardin bien arrosé, à une source dont l’eau n’arrête jamais de couler. Esaïe 58 : 11

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: ...un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, ... Ecclésiaste 3

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6 : 34

Nouveau ! vous pouvez me suivre sur Instagram sous le nom : blogmelimelodemoi 

samedi 6 mai 2017

Jour de lessive.

C'est lundi. Journée de poutze et de lessive (désolée, je reparle de nouveau de ce genre de sujet, mais il est vrai que malgré moi ça prend pas mal de place dans ma vie, pis en même temps vous n'êtes pas obligés de lire... hein).

Depuis que Manana 1ère est revenue à la maison il y a maintenant plus de 6 mois, et qu'on est à nouveau 6 dans ma "family d'amour", ben cela a troublé quelque peu mon équilibre lessivaire un peu précaire : une fois par semaine ne suffit plus, n'ayant pas assez de mètres de corde à linge (et comme dans notre pays il neige en mai, non je ne râle pas, il est difficile de suspendre dehors). Du coup,  je m'y attelle à présent deux fois par semaine.

Justement, ce lundi, je me lève vaillante et pleine d'espoir que je pourrai nettoyer ma maison en temps record ce matin, peu interrompue par le chargement de la machine à laver/ suspension du linge, car ayant vraiment bien pris de l'avance ces derniers jours, les deux paniers à linge sales sont quasi vides. Une petite à 40°C qui dure 20 minutes et celle à 60 °C qui dure 1h05 devraient suffire. 
Confiante Naïve je fus.

Je charge rapidement la petite à 40°C et m'en vais prendre mon café indispensable et tant apprécié du matin. Tranquillos. Puis, après avoir passé mon p'tit moment seule avec Dieu (je lis dans ma Bible ce qu'Il a à me dire puis je lui parle de ce qui m'inquiète actuellement et lui dis de s'en occuper car j'arrive pas vraiment), je démarre ma journée, outils au point : spray anti-calcaire, torchon, brosse (à WC)... Frottage, décapage, grignotage... Ordres donnés à Mesnanas qui traînent par là pour qu'une aspire, et que l'autre fasse briller une des salles de bain. J'avance.... Je récupère les six gros linges (serviettes de bain pour les français) qui rejoindront le reste pour leur bain d'une heure à 60°C... 

J'ouvre ma machine à laver... OHHHH NOOOOON !!!! Quelqu'un a oublié de nouveau un mouchoir dans ses pooooooooooches !!! GRRRRRR !! C'est qui de nouveau qui a fait ça... c'est qui qui a le rhume ces temps ? Mais franchement, ils pourraient contrôler leurs poches ! 
J'entends vaguement une petite voix qui me souffle 
- Toi aussi tu pourrais contrôler les poches des pantalons... 
- Non, je ne suis pas d'accord, ils peuvent quand même penser à ça ou bien, déjà que je leur fais trop ! ?! 
Tout en discutant avec moi-même (discussion passionnante), je secoue les habits (de couleur foncée, forcément) en-dessus de l'évier, arrache méchamment les restes de mouchoirs un peu partout, 
Et....
- Pas le choix, que je dis à moi-même, je dois relaver le tout... et de préférence comme une grosse machine à 40°C pour que tout ça parte bien... Franchement. 

Durant la semaine je m'interdis (par égard pour moi-même) de rentrer dans la chambre de mes ZenfantsZadorés, mais le lundi, il faut tout de même que je jette un oeil pour limiter les dégâts genre café froid moisi, gobelet de yogourt quasi vide mais dont l'odeur se répand dans la pièce mélangée à la douce odeur bio des chaussettes sales végétant sur le sol poussiéreux... (bon, j'ai à peine exagéré). Donc ce fameux lundi, je monte dans les chambres et... ohhhhh, mes yeux s'arrêtent avec surprise sur  ce qui jonche le sol... un pantalon retourné avec ceinture pendante, des chaussettes en boule, 2-3 t-shirt à moitié à l'envers, le linge propre de la semaine précédente traînant encore sur le bureau poisseux, un t-shirt plutôt gris (qui était noir dans mes souvenirs) encore plié-repassé mais traînant dans la poussière... - Chose positive à souligner : Fiston 2e n'avait pas l'unihockey cette semaine, son linge (serviette de bain pour les français... pffff, vous pouvez pas parler suisse ? En même temps vous avez d'autres soucis...) mouillé à l'odeur moisissante, je l'ai déjà sorti de son sac de sport la semaine passée.- Bref,  dépitée, je ramasse le tout. Ce qui remplira au moins une grosse machine à 40°C... 
Mes filles m'entendant marmonner,  s'exclament (quel courage, je vous dis, quel courage !) : 
- Ahhhh oui, j'ai du linge encore dans ma chambre ! 
En m'étranglant presque, découragée et ramollie de partout, je leur demande d'aller le poser à la buanderie...

Je descends les escaliers, les bras chargés de linge malodorant que je m'empresse d'éloigner de mon instrument olfactif et de mon corps arrivée à bon port... D'un oeil découragé mais connaisseur, visualisant l'aspect de la pièce me rappelant les alpes, j'estime le nombre d'heures d'effort à venir pour ma machine à laver : - Ohhhhh... disons 2 grandes à 40°C, 1 grande à 60°C, plus celle qui est en train de tourner pour effacer les dernières traces de mouchoir en papier... quasiment 4h... (j'étais partie avec 1h20...)

Savez-vous une des choses frustrantes de notre job de maman ? C'est que seule une maman/notre maman peut comprendre réellement les aléas de nos journées. A ce moment-là, si j'avais eu une collègue maman juste à côté de moi, j'aurais pu pleurer dans ses bras compréhensifs (oui les bras le sont parfois) et entre deux sanglots exprimer mon trop-plein de tout : 
- Pourtant ma descendance savait où était le panier de linge sale avant, snif, la preuve quand ils étaient petits ils avaient même la force de soulever le couvercle - snif - et d'y mettre leur linge. Maintenant, ils n'ont même plus l'énergie de faire quelques mètres pour s'en approcher -snif. Il faut que je leur donne des vitamines ? Tu crois quoi ? - snif- Que je leur interdise le Mc Do et les kebabs ? C'est mauvais ça pour la santé, non ?-sniiiiiiif- Mais que s'est-il passé avec mes Zenfants d'alors ? WHAT ? Mais qu'est-ce que j'ai raté ??? -snifffff
Elle me tendrait un mouchoir bienveillant (oui, parfois un mouchoir l'est) et je pourrais me moucher bruyamment. Elle me le reprendrait pour le mettre soigneusement à la poubelle (et non dans sa poche). Veux ma mamaaaaaaaaannnnnn !!!!! (en même temps si c'est ma maman, elle ne pourrait s'empêcher de sourire et de penser : "Enfin elle comprend, elle vit ce qu'elle m'a fait vivre... et toc !" et ça gâcherait un peu le moment...)

Non, moi, quand je raconte ma matinée totalement désorganisée lors du repas suivant en famille et leur demande gentiment (ou pas) de faire quand même un peu plus d'efforts (je n'arrive pas à leur interdire le Mc Do et les kebabs, mère indigne), soit ils n'écoutent pas vraiment : 1. ne voyant pas trop le problème 2. ne se sentant pas forcément concernés 3. il n'y a pas de quoi fouetter un chat, ou commentent haut et fort : 
- Il faut que tu contrôles les poches avant... 
- C'est pas moi, j'ai pas l'rhume... 
- Ben tu n'as pas besoin d'aller dans ma chambre... c'est ma chambre c'est moi qui gère !!! (c'est la réponse la plus courante)
- Roooon mais bon c'est pas grave... rooooon. 
- Merci
(Quoi, quelqu'un m'a dit merci ? Où où ? J'ai rêvé ? Si ? Non ? Non ! ohhhhhhhhh)

Bref.
Pour les mamans d'ados en devenir (ou pas)
En lessive, toujours se méfier de la pointe de l'iceberg. Toujours. 

PS : je ne sais pas si je dois vous le dire. Je ne sais pas. Mais bon euhhhh, hier, j'ai enfilé un de mes pantalon... noir... il y avait un mouchoir en papier en milles morceaux tout propres dans ma poche... oui. bon. ok. J'aurais eu mieux fait de me taire. 

Le p'tit mot spi :
Etre maman est un don de soi, imparfait. Donner de son temps, de son énergie, sacrifier des heures de sommeil (et cela à tout âge, expérimentation faite), donner en y croyant fort mais sans garantie que ça marche... Notre salaire ? Réaliser que tous nos efforts n'ont pas été vains, que tout ce qu'on a pu donner jusqu'à l'épuisement physique et/ou psychique porte du fruit. Mais il y a des périodes où on se demande si on a fait fausse route, on a l'impression d'avoir louper un truc, le découragement est là... bref, on ne comprend juste pas... Mais il suffit d'un sourire de notre petiot qui nous est adressé, de voir la joie sur leur visage, leur gentillesse envers quelqu'un, un éclair de sagesse, d'un temps rigolo en famille, d'un merci nous étant adressé.... cela change tout... et nous rempli d'un coup, de force renouvelée... jusqu'à la prochaine fois...

Quelqu'un d'autre a tout donné parfaitement... sa Vie (et sans râler, lui !). Par amour total et parfait. Dans d'atroces souffrances en plus. Sans garantie que ça marche avec tout le monde puisqu'on est libre. Jésus homme-Dieu parfait acceptant d'être puni à notre place à la croix pour nos multiples péchés (= ce qui ne plait pas dans notre vie à Dieu-le Créateur-Sauveur)... sans savoir si on ferait cas de ce cadeau qu'est son pardon... bref, si nous sommes ok que Jésus nous sauve de l'éternité sans Dieu.

"Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés.
 Lui le juste, il a souffert pour des injustes (moi, toi) afin de vous conduire à Dieu. 
Il a souffert une mort humaine, mais il a été rendu à la vie par l'Esprit. "
                                                                   1 Pierre 3 : 18

Il n'attend que ça, qu'on l'accepte et qu'on recommence une nouvelle vie avec Lui à nos côtés. Il se réjouira de nos mercis, de nos sourires, de voir la joie sur notre visage même dans les temps pas évidents, de nos actes d'amour envers l'autre sans espérer un retour, de nos éclairs de sagesse (ça peut arrive !) et de nous accompagner sur notre chemin de vie... qui ne finira jamais !

mardi 11 avril 2017

J'sais mieux. Moi.

Pas simple de vivre au quotidien avec 4 ados-adultes. De les voir vivre d'une façon que tu sais n'être pas idéale pour eux. De les voir se plaindre d'une certaine chose, de savoir ce qu'il faudrait faire pour améliorer la chose, de savoir qu'ils savent comment l'améliorer (ils ne sont pas idiots tout de même),  et de les voir continuer de même. 

Pas simple. J'vous dis. 
Encore cette histoire de lâcher-prise. Et je réalise de plus en plus que je dois apprendre à lâcher prise sur le fait que toute ma vie je devrai, en tant que maman, apprendre à lâcher-prise. Donc tout le temps qu'il me reste à vivre. Vous suivez ?
Et je réalise qu'avec le temps qui passe cet apprentissage a pris un rythme plus soutenu. Il faut suivre, et je n'arrive pas toujours. Et il faut que je prenne un jour après l'autre car vu l'âge qu'ils ont, ça risque d'être encore plus sport à l'avenir... 

Des exemples ? Vous aimeriez des exemples ?

- Vouloir son permis de conduire au plus vite, être désespéré car ça va super long, mais ne pas vouloir conduire dès qu'il y a la possibilité. 

- Etre déprimé car souvent seul, et ne pas prendre son courage à deux mains pour y remédier.

- En avoir marre d'avoir toujours le nez qui coule et toujours oublier de prendre les médicaments prescrits par le médecin, et réclamer de retourner pour une consultation. Non mais !?!

- Ne pas  se coucher le soir à des heures raisonnables car envie de faire plein de trucs, puis se plaindre de se traîner de plus en plus, de dormir de moins en moins bien, et d'être pas bien dans ses baskets (trouées).

- Etre désespéré de n'avoir pas/plus assez d'argent, mais ne pas vouloir travailler plus. Ou dépenser un peu  trop. 

-... 

Voilà, oui, c'est logique, vous aussi savez comment remédier aux petits tracas ci-dessus.

Cette histoire me turlupine et il m'arrive même de me poser des questions sur mes manques en tant que maman : qu'ai-je fait de faux ? Les ai-je trop gâtés ? Est-ce que je ne leur ai pas appris à faire des efforts ? Quel exemple suis-je ?

Oui, en tant que maman, il faut les regarder vivre, les écouter, les consoler, les encourager, essayer de leur glisser tout gentiment notre avis... il faut de la patience (quand, mais quand vont-ils devenir sages comme moi ?), beaucoup de prières (Seigneur, un p'tit gros miracle, maintenant ! Ou sinon donne-moi la patience, mais tout de suite !), de la confiance (oui Seigneur, je sais, tu t'en occupes, mais mais...plus vite, plus vite !)...

Et après je réalise qu'il m'arrive tout de même assez souvent d'être pareille (j'y crois pas, moi  ?)

Quand je râle pendant plusieurs jours parce qu'il y a de la terre dans l'entrée... mais ne m'arme pas de mon aspirateur ou de ma ramassoire (= balayette), juste un p'tit effort de 2 minutes...
Quand je me plains car je n'ai pas d'aide mais que je ne la demande jamais...
Quand je suis triste car j'aimerais voir plus souvent une amie et que je ne prends pas le temps pour la rencontrer... 
Quand j'aimerais tellement faire quelque chose et que j'attends qu'on me le propose... au lieu de tenter le coup...

Donc oui... il m'arrive de me plaindre, d'agir toujours la même chose (en me plaignant, en rêvant, ou en priant seulement par crainte d'agir...) en espérant que le résultat soit différent... ou que la chose me tombe du ciel... 

Notre cher ami à moustache qui n'allait pas souvent chez le coiffeur, je parle d'Albert bien sûr, avait réalisé la même chose (quelle intelligence !)

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. 
Albert Einstein

Conclusion : nous sommes une famille de fou. Merci Albert, de l'avoir souligné. (je n'ai rien contre ta coupe de cheveux pourtant, celle de mes Fistons n'est pas mieux)

Le p'tit mot spi :
Moi, je sais. 
Tu parles. Je crois savoir plutôt. Je crois savoir que ce serait mieux que ma descendance m'écoute et agisse comme je le pense (et vite !). Et si c'était bien plus enrichissant pour eux qu'ils fassent leurs propres expériences et découvrent certaines vérités par eux-mêmes ? Et s'il s'avérait que ça soit aussi bien mieux pour moi, ainsi j'apprends encore et toujours le lâcher-prise et la confiance en Celui qui tient tout dans sa main ? Et peut-être dois-je encore apprendre que bien que mère ayant donné la vie, je suis limitée et imparfaite ?
Moi, je sais.
Mais qui suis-je, moi ? Une humaine qui ne connait que partiellement mes enfants. Quelqu'un les connait complètement car Il les a voulu et créé tels qu'ils sont. Alors mon rôle est juste de donner quelques conseils, et après qu'ils fassent comme ils le veulent. Ils verront bien. Ils ont grandis. Une bonne moitié de ma descendance est majeure. Je ne peux plus la sangler à son lit pour qu'elle ait son compte de sommeil tout de même. Il n'y a pas de sac de couchage grandeur adulte qu'on peut attacher au matelas. Soupir. Nostalgie. Re-soupir.

Un Seul sait : 
Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. Jérémie 29 : 11 (FRC97)

Ok, Seigneur, je veux bien te faire confiance. De toute façon je n'ai pas tellement le choix. 

Mais il faut dire que j'aime bien ce verset aussi : 
La connaissance commence par la crainte de l'Eternel. Il faut être fou pour mépriser la sagesse et l'instruction. Mon fils, écoute l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère! En effet, ce sera une couronne de grâce pour ta tête et un collier pour ton cou.
Proverbe 1 : 7-9

Bref, à partir d'un certain âge nos enfants sont responsables de leur choix... et des conséquences qui s'ensuivent... reste plus qu'à les regarder vivre, les entourer et à prier pour eux. 

mardi 21 mars 2017

Je me compare, tu te compares, elle se...

L'autre jour j'ai lu un article sur la comparaison et je me suis dit en fait que ça ne me concernait pas tellement. C'est vrai, il m'arrive de me comparer mais ce n'est pas à m'en rendre malade. Mais ce que j'ai particulièrement aimé dans cet article c'est la conclusion : apprendre à ne plus se comparer aux autres, mais à soi-même. Et là, je ne sais pas pourquoi mais je me suis sentie comme allégée, c'est super libérateur de se comparer tout simplement à soi-même. De réfléchir comment j'étais il y a  5, 10, 20 ans et de voir ce qui s'est amélioré. Ou pas (Je pense que cet article ne parlait pas des effets de l'âge). 

Puis l'autre matin je suis allée chez une copine.
Qui a un appart nickel. Un sol d'une propreté immaculée. Chaque objet à sa place, ni trop ni trop peu. Absolument dans le thème de sa déco. La perfectitude absolue. Clean. Bravo.

Nous étions 3 à siroter nos cafés,  extasiées par la propreté de son carrelage sans taches...  Et de causer et de partager des trucs et astuces et produits miracles. Produits que j'avais à la maison sans savoir que mon sol risquait bien d'être rajeuni de semaine en semaine si je commençais à l'utiliser !

Puis je suis rentrée à la maison et j'ai regardé mon chez moi avec des yeux tout neufs. Vite avant de préparer le repas, j'ai enlevé quelques objets décos en trop, et sorti de l'armoire le produit miracle, me réjouissant de le tester et d'imaginer les joints de mon carrelage de 25 ans redevenir comme neufs ! Ahhhh cette propreté ! Ahhhh que c'était bien rangé ! Ahhhh que c'était beau ! Ahhh que... Et le lendemain, à peine avais-je 15 minutes de libre que j'ai testé ce produit. Je dois encore lui demander à quel dosage elle l'utilise. Pour le moment, rien de miraculeux, juste un sol supra collant après avoir séché. Je dois en avoir trop mis. Haha. Moui. Bon. 
les fleurs fleurissent telles qu'elles sont, sans se comparer aux autres...

Bref. J'aime ma maison, ma déco. Franchement on y est bien. Mais je sais (et mes gars ne manquent pas de me le répéter de temps en temps) que c'est trop encombré de... trucs inutiles (pourtant j'essaie de moins craquer) et aussi de saleté. Puis j'ai deux chats. Quatre ados-adultes. Une maison, un jardin et une vie bien occupée. Ahhh, j'ai aussi un Nommamoi ! Tout cela laisse des traces... et des taches, et des poils...

Le ménage, pfff, c'est génial quand c'est fait. Ce n'est pas ma passion. Et je nettoie en vitesse, le lundi matin en quelques heures chronos, j'aime pas la poussière qui vole et le désordre, alors faut bien. Et je suis un helvète... alors...

En fait,  je me compare tout de même parfois.  Et cela prend de mon temps et de mon énergie. Ce n'est pas que négatif, surtout si j'ai trouvé une solution pour mon carrelage, n'est-ce-point les filles ? 

Mais en même temps, comparons ce qui est comparable : j'ai quelques chats et quelques enfants de plus. Et faire le ménage n'est pas ma passion.  Donc je dois accepter que ma maison est telle qu'elle est. Vu mes choix de vie. Vu ce que je suis.

Il faut que je me compare à moi-même. Et toi aussi, compare-toi à toi-même. Cela évite des bleus à l'âme, des déprimes et des pleurnicheries. 

Et vive les copines et leurs trucs et astuces !

Bon courage pour vos nettoyages de printemps ! (pour ma part, je prends jamais le temps pour ça !)

Le p'tit mot spi
"Une fleur ne pense pas à rivaliser avec la fleur à côté d'elle. Elle fleurit juste."

Différentes ? Et pis quoi ? Fleurissons telles que nous sommes, pour embellir le quotidien de ceux qui nous côtoient !

"Vous ne pourrez jamais vraiment avoir du plaisir avec d'autres personnes, vous n'aurez jamais d'émotions stables, vous ne serez jamais satisfaite de votre vie, vous ne surmonterez jamais la jalousie, et ne pourrez jamais pleinement aimer les autres tant que vous n'aurez pas remercié Dieu de vous avoir créée telle que vous êtes. "
James Hufstetler

vendredi 17 mars 2017

Le p'tit reportage... etc



Hellooooooooo 😀 !
  • Pour venir me zieuter presque en vrai, cliquer ci-dessous 📺 :

Emission du 16 mars 2017 Canal Alpha, Ma foi c'est comme ça 


  • Et si l'envie vous vient d'acheter un de mes bouquins :


"Dieu, ma famille les autres et moi... et parfois le contraire", 
illustré par la fabuleuse illustratrice Jenay, aux Editions Prétexte 

 (25 frs/19 euros) 
En Suisse en ligne : www.éditions-prétexte.ch & www.payot.ch & www.maisonbible.ch... dans vos librairies préférées, ainsi qu'au Café ParTage à Tramelan et à la Maison du Bonheur à Moutier...
En France en ligne www.editions-llb.fr/boutique et www.maisonbible.net et dans vos librairies (chrétiennes) préférées... et encore ailleurs... y a qu'à taper sur google.
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Merci pour votre intérêt ;-) et... vive les p'tites fleurs & les oiseaux  !

🌷🌷🌷

 Sarah


mardi 14 mars 2017

Je passerai à la télé.

J- 1
Je suis folle. Complément tarée. J'ai accepté de passer à la télé. 
Et c'est pas parce que ça rime que j'ai écrit cela. Mais parce que c'est VRAI (je parle de la télé pas du fait d'être tarée, quoique, pensez ce que vous voulez). Demain matin avant 9h la télé vient chez moi !!! Et après-demain matin aussi et encore un autre matin. Trois matins avec l'oeil inquisiteur de la caméra fixé sur moi  !!

Je suis tendue. Stressée. J'ai pas les yeux en face des trous. Mais malgré cela je vois tout ce qui ne va pas dans ma maison. La saleté. Les feuilles qui traînent devant l'entrée. Cette plante desséchée. Ce miroir plein de traces. Et mes fenêtres plus tout a fait transparentes. 

Je n'aime déjà pas recevoir des visites dans une maison pas nickel. Mais j'ai appris tout de même à moins m'en faire. Et j'en suis fière. 

Mais là, il y aura peut-être jusqu'à 70 000 personnes, donc 140'000 yeux qui viendront zieuter chez moi. Plus les miens-à-moi-de-zieux. Les plus exigeants. 

Et pis cela est une chose. Mais l'autre c'est que je ne sais point parler. Écrire ça va. Je me focalise sur ce que j'ai à transmettre, les pensées se remettent en ordre en même temps qu'elles se couchent sur mon écran. Et il n'y a personne en face qui attend que je sorte mes idées. Aucune pression. Et mon esprit s'apaise au fil de la mise au lit des mots. 

Mais parler ! Les mots dansent dans ma tête et veulent tous sortir en même temps. Ça se presse ça se bouscule et ça braille. Ma langue ne sait plus lequel articuler et dans quel ordre vu que quand elle commence son job  d'autres pensées viennent se mêler aux mots prêts à sortir. Et ça remêlange le tout. Et plus je stresse, plus ça barbouille et ça gribouille et ça disjoncte. Et et et... tout le monde est perdu, autant moi que mon auditeur d'en face. Sans parler des mots tout emmêlés.

Bref. Je suis tout de même reconnaissante. Demain matin je ne serai pas seule : la télé vient lors de notre groupe de dames de 30-80 ans, notre groupe où nous étudions deux fois par mois un livre sur un thème biblique particulier... depuis 11 ans déjà.
Un homme vient pour la première fois dans notre cercle féminin si fermé. Ouïe. Il ne réalise pas la chance qu'il a qu'on l'accepte ainsi, caméra au point.

Mais alors, pourquoi est-ce que j'ai accepté si ça me stresse autant ? 
Ouf, c'était pas du direct donc... possibilité de couper !
Parce que j'en étais convaincue. Que je devais. C'est une chance de pouvoir partager sur simplement le pourquoi de mon blog. Puis de mon livre. Sur le partage entre femmes, le fait d'être vrai, de ne pas vouloir cacher ses défauts, ses prises de tête, ses craintes, ses difficultés, ses soucis, la culpabilité. Réaliser alors que nous ne sommes pas seuls à vivre cela, que nous sommes toutes pareilles ou presque. Ne pas faire croire non plus que parce que j'essaie de vivre pour Jésus tout ira forcément bien et que je dois paraître être parfaite. Non, j'ai aussi des difficultés avec nos enfants, des périodes plus compliquées avec mon mari et... avec moi-même... Ce qui diffère c'est que je sais que Dieu est à mes côtés, que je peux m'adresser à Lui, que je peux demander la prière à ma famille, mes amies, mon église... Et l'assurance de cet immense amour de Jésus pour moi, telle que je suis. Avec mes défauts et le mal que je peux faire bien malgré moi, ou pas. 

Oui, le partage entre filles de tout âge, le fait de réaliser que nous vivons toutes plus ou moins les mêmes choses difficiles m'a libérée de bien des culpabilités et m'a permis d'écrire plus librement dans mon blog. Les réactions qui me font vraiment plaisir c'est celles qui me disent qu'elles se sont reconnues dans mes textes et que cela leur a fait du bien de n'être pas seules dans ce cas !

En tant que personne voulant vivre avec Dieu parfois je me culpabilise facilement car "je n'arrive pas à être aussi parfaite que je pense que je devrais être" (oups la phrase biscornue !) ! Mais Dieu lui n'en attend pas autant de nous, Il sait que nous sommes humaines (= imparfaites).

Aucune de nous n'a une vie sans rouages qui grincent ! Même si elle a une belle maison, le poids idéal, de beaux enfants polis et bien lookés, de superbes vacances annuelles et un mari qui ferme toujours le couvercle des WC, il y aura toujours quelque chose de +/- important qui n'ira pas comme elle le désire !
Et puis quand on a Jésus dans notre vie, prêt à guérir, à réparer, à nous pardonner, à nous aider à pardonner, à nous coacher à tout moment... ça aide.
Même pour demain. Pour la télé. 

Seigneur SOS ! Inspire-moi et calme les mots dans ma tête, qu'ils puissent se mettre à la file indienne et sortir sagement l'un après l'autre. Que je puisse être à l'aise. Que je puisse être moi-même et que les mots qui sortent puissent encourager l'une ou l'autre personne de ces 70'000 qui zieuteront l'état de ma maison. 

C'est tout.

J+4
Voilà. C'est passé. C'était plus sympa & rigolo que je l'avais pensé, autant stressant que je l'avais imaginé avec des nuits agitées et anxieuses, mais mes mots ont été plus obéissants que prévus. Et je pense que les prières des uns et des autres n'y sont pas étrangères, alors merci. C'était une super expérience en fait. Bon. Reste à voir le résultat pour de vrai à la télé dans 2 jours.  Curiosité mêlée de crainte. Encore elle. Mais qu'est-ce qui va ressortir de ces trois matinées ?

Ahh, juste, pour l'état de la maison, le seul endroit que je n'avais pas épousseté/rangé/aspiré, ma véranda, est l'endroit qui a été le plus filmé dans ma maison lors d'une matinée. Mouais. C'est aujourd'hui que j'y ai mis un peu d'ordre. M'enfin... voilà quoi. Au cas où vous seriez tenté de critiquer l'état des vitres. Par exemple. 

Le p'tit mot spi :
Je me reconnais un peu en Moïse à l'époque où Dieu lui a demandé d'aller faire un brin de causette avec le Pharaon pour qu'il laisse partir les Israélites : Moïse n'était pas sûr de lui et ça me fait du bien... de savoir que même lui avait la trouille ! Depuis lors, Dieu n'a pas changé. On peut encore compter sur lui (bon, si on lit plus loin, Moïse avait tellement peur, que Dieu pour finir a engagé son frérot Aaron pour causer au Pharaon, Moïse l'accompagnait et se taisait... plus tard il a prit de l'assurance, mais à ce moment-là c'était encore un p'tit jeunet de 80 ans, voilà pourquoi...) :

«Moïse dit à l'Eternel: «Ah, Seigneur, je ne suis pas un homme doué pour parler et cela ne date ni d'hier ni d'avant-hier, ni même du moment où tu as parlé à ton serviteur. En effet, j'ai la bouche et la langue embarrassées.» L'Eternel lui dit: «Qui a donné une bouche à l'homme? Qui rend muet ou sourd, capable de voir ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Eternel? Maintenant, vas-y! Je serai moi-même avec ta bouche et je t'enseignerai ce que tu devras dire.»» Exode 4:10-12 S21

Et pour tout défi, quand vous savez que c'est la volonté de Dieu, une super promesse : "Va avec cette force que tu as... N'est-ce pas moi qui t'envoie ?... Je serai avec toi."   Juges 6 : 14 & 16

PS : Canal Alpha, émission "Ma foi c'est comme ça" dès jeudi 16 mars 19h30 ou sur le site internet ici

vendredi 17 février 2017

Le PQ, ma famille et moi

Je vous ai assez baratiné avec mes leurs chaussettes... je vais à présent me pencher sur un autre fléau familial engendrant enquêtes et hurlements urgents : le PQ. Ceci touche chaque membre de la famille. Le fléau des chaussettes-qui-traînent n'ennuient (joliment dit) que moi, donc on peut comprendre que le progrès chez mes Zados n'est pas forcément flagrant. 
Par contre le PQ, toute la famille l'utilise (j'espère !) et en a besoin (p'tit jeu de mot)

Je sais. Nous sommes gâtés. Nous avons trois WC. Mais comme le dit une sagesse ancestrale :  plus nous avons de choses, plus nous avons de prises de tête concernant ces choses. Je confirme. Donc ne m'enviez pas mes 3 WC. Merci.

Le PQ. Prononcer le pécu ou pour faire classe, en anglicisant la chose : le piiiiikiou. Appelé aussi rouleau de papier de toilette,  papier toilette, papier hygiénique ou papier cul. Pas beau. ou ...pas beau non plus.

Je les aime doux et recyclés. Pourquoi prendre du super neuf pour ce genre de chose ? Avec des petits dessins ? De jolis motifs ? Pourquoi je vous le demande ? Pour que ça fasse joli suspendu ? Moui, peut-être. Le rose ne va pas dans ma déco. J'aime bien le blanc cassé, donc je m'y tiens. Et c'est écolo en plus. Bref. Des goûts et des couleurs. N'est-ce point. 

Oui. Vous le savez tous, le PQ est existentiel. Mais franchement, j'ai l'impression que peu des membres de ma famille réalisent réellement ce qui peut arriver quand il n'y en a plus au bon endroit au bon moment. 

Voici donc quelques bribes de vécu de ma vie familiale avec le piiikiou : 

BRIBE 1. Achat.
Il y a une action dans mon magasin préféré ! 40%, ça ne se loupe pas !!! L'avantage avec le PQ c'est qu'il n'y a pas de date de péremption et qu'on sait qu'on ne se lassera jamais de l'utiliser ! Oui ! Par contre, des actions, il y en a pas toujours, alors ça y est ! Mon caddie est plein d'une centaine de rouleaux et je me cache derrière... et j'ai é-co-no-mi-sé ! 

BRIBE 2. Ménage.
Comme chaque lundi matin, je fais mon ménage. 
- WC des parents OK. Réserve de PQ OK. J'en rajoute juste au cas où.
- WC du rez : plus de réserve de PQ, pourtant, je rerépète que celui qui prend le dernier rouleau va rechercher quelques rouleaux à la cave. Normal, n'est-ce-point. J'hésite entre... ne pas remplir la réserve et à la prochaine pénurie du précieux papier devoir courir pour en amener d'urgence et me prendre la tête avec.... 1. la personne sur les toilettes 2. une enquête expresse sur qui n'a pas rempli la réserve 3. leur faire une théorie en appuyant sur le fait que s'il y a un invité qui utilise nos WC et qu'il est sans papier (WC j'entends), se permettra-t-il d'hurler au secours ??? Que va-t-il faire ? Déchirer une page d'un livre qui trainera par là ? Ou par chance y aura-t-il une chaussette esseulée trainant dans un coin qui pourra voler discrètement à son secours ? 
Brefffff, après une brève réflexion, je remplis consciencieusement la réserve.
- WC de l'étage des Zados et des chats : la caisse du chat est pleine de crottes. J'espère toujours que mes Zados s'en occupent, vu qu'ils sont fans de leurs chats. C'est vrai qu'ils ne sont pas fans de leurs crottes. Des rouleaux de carton (sans papier donc) jonchent le sol un peu partout. Quand je fais une enquête, c'est toujours la même chose : les chats aiment trop jouer avec !!! Moui. J'ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas avoir vu un de nos chats faire joujou avec ça, peut-être la plus ancienne, quand elle venait d'arriver... ça doit faire 5 ans. Le rouleau qui est encore suspendu n'est pas fini : une feuille pendouille lamentablement au carton. Bon. La réserve est vide. Vide. Mais comment font mes Zados au WC quand il n'y a plus qu'une seule feuille ? Comment ? Je préfère ne pas le savoir. En fait. 

BRIBE 3. Confrontation.
Quand j'ai un de mes super Zados sous la main à ce moment précis, je leur demande de remplir expressément cette réserve :
- Mais c'est pas moi qui ai pris le dernier rouleau ! 
- Ben c'est pas moi non plus. Et franchement, je suis sûre que parfois c'est toi, donc hooops, sors de ton antre et ramasse tes jambes, fais-les obéir et descend avec elles, elles te conduiront à la cave et tu diras à tes bras qu'ils se tendent en avant pour que tes mains fassent bouger quelques doigts (la moitié devrait suffire) qu'ils puissent saisir au moins 6 rouleaux. Oui, c'est beaucoup de mouvements, je sais. Mais tes doigts ont l'habitude de bouger, c'est déjà ça. 
Après avoir attendu un temps certain, lui avoir rappelé quelques fois le sport intensif du jour, évaluant si ça me demanderait peut-être un chouia moins d'énergie d'aller les chercher moi-même, patience-apprendre-la-patience-et-la-confiance... la réserve se remplira. Ne pas oublier de dire merci pour l'effort accompli. Et j'espère qu'il comprendra ainsi que la prochaine fois qu'il prendra le dernier piiiiikiouuuuu de la réserve... espoir.

BRIBE 4. Urgence.
Quand il arrive qu'il n'y a plus de PQ, et que quelqu'un est sur le trône et en a expressément besoin, là, le petit coin sursaute d'animation !
- Quelqu'un peut m'amener du papier toilette ? Y en a plus !!!!!! 
- Rooooooooooonnnn (ça c'est moi qui soupire, c'est en général quand je cuisine), qui vaaaaaaa ????
- Pas moi je dois finir ma partie !!!
- Non, ben là je dois prendre mon train !
- Fiston 1er tu vas ? Heeeehooooo y a quelqu'un ??? (c'est moi, qui cuisine toujours... c'est clair, avec le volume auquel il joue de sa guitare, il n'a rien entendu....) Bon, j'arrive...
Et quand j'arrive avec mes rouleaux derrière la porte, c'est selon la personne qui est à l'intérieur :
- Dépose-les derrière la porte, merci (ou pas) ou
- Mais non mais arrête, n'ouvre pas complètement la porte, là, tu me tends juste le bras avec le rouleau, rrrrroooonn.
Et moi de répondre : 
- Mais je t'ai vu nu avant toi-même, franchement, zen (mais ça ne les fait jamais changer d'avis) ou 
- Mais.... je ferme les yeux (ça marche pas non plus)
Quelqu'un que je ne nommerai pas m'annonce directement : 
- Zone sinistrée, stop. Danger. stop. Reculez au plus vite. Sous peine d'impossibilité à préparer le repas. stop.

Figurez-vous que le PQ est devenu d'usage courant en Europe seulement après la deuxième guerre mondiale !!! Mais comment faisaient-ils avant, me demanderez-vous, effarés ? Ben si vous voulez en savoir plus, il y a un article ici (tellement reconnaissante d'être née à mon époque)... Depuis que je l'ai lu je vois le PQ et ses aléas différemment.
Mais je peux vous dire tout de même que juste avant c'était le papier journal, et l'ayant expérimenté en Afrique il y a une vingtaine d'années quand j'avais la tourista,  depuis je suis particulièrement fan du PQ... (3 couches, doux et recyclé)

Pour les garçons de la maison: je vous conseille de laisser les toilettes propres car la main qui les nettoie est la même que celle qui vous fait à manger. Maman.
(lu quelque part...)

Le petit mot spi :
Un p'tit mot spi sur le sujet ? Quoi ? Mais elle est trop forte ! (ça c'est ce que j'imagine que vous pensez, vous êtes trop choux, merci). Bon, au moment où j'écris là, j'espère est inspirée. Et vite.

Dans la vie, il y a des choses qu'on ne peut éviter. Cela ne sert à rien de râler vu qu'on a aucune prise dessus : la météo, des chaussettes d'ados qui traînent, notre âge, les frais du PQ, le fait que notre Nommanous n'est pas (tout à fait) pareil que nous, que notre vie a une fin, de devoir se lever le matin, que nos Zenfants nous quitterons un jour...

La solution ? L'acceptation !
Il n'y a qu'une route vers le bonheur, c'est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté.  Epictete

...et cette prière peut nous aider toutes, chères mamans, chaque jour : 

Seigneur,
Donne-moi la sérénité
D'accepter
Les choses que je ne peux changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D'en connaître la différence.

Petit rappel : quand j'écris, c'est premièrement à moi que je me fais ces petites réflexions ! J'ai encore du boulot ! Merci Seigneur Jésus pour ton aide indispensable !

samedi 4 février 2017

Besoin d'air.

Je quitte la maison habillée chaudement pour une petite balade de moins d'une heure. Mon cœur de maman est lourd, pesant, tellement fatigué. J'ai juste envie de paix et de sérénité. De m'éloigner de ces soucis qui me pèsent. Et que tout rentre dans l'ordre. Et vite. 

Depuis quelques mois chaque semaine, chaque jour ou parfois même plusieurs fois par jour, il y a des choses qui s'ajoutent et coincent de plus en plus notre rouage de vie familiale. Notre vie avance cahotiquement. On croit qu'on en est sorti, que la vie reprendra son cours habituel, que ce souci sera enfin réglé. Et non seulement tout à coup il ressurgit, mais d'autres s'y rajoutent. Et nous revoilà, en tant que parents, a nous creuser la tête pour trouver des solutions (et ce serait plus facile si, avec mon Nommamoi, nous étions toujours sur la même longueur d'onde, mais ce n'est pas le cas). Nous essayons de gérer au mieux la situation pour que la vie familiale soit au plus zen malgré tout et que tout ne tourne pas autour de ces soucis. Et à prier. Mais il y a des moments où le découragement m'en enlève toute envie,... A quoi bon ?

Les muscles de mes épaules sont tendus, mes yeux au bord des larmes, je suis prête à exploser juste à l'idée d'une chaussette ou d'une tasse de café froid qui traînent, ou d'un couvercle de WC pas fermé. Encore une fois les chats iraient y boire et mettraient des traces de pattes mouillées brunâtres partout. J'en ai même marre de nos chats qui n'ont rien d'autres à faire que de miauler dans mes pattes ou de sauter sur le plan de travail quand  j'ai les mains pleines de pâte.

Et cette terrible phrase me passe par la tête : Mais qu'est-ce qui nous a pris d'avoir eu 4 enfants et 2 chats, quels soucis, ça n'arrête pas ! Puis, honteuse, je me dis qu'une grande famille, c'est merveilleux, et si ça ne l'est pas non-stop, c'est au moins passionnant et que, ouais, je referais pareil. Enfin, mmmmh, il me semble, je vais y réfléchir car je sais pas, cela dépend du moment où je me pose la question, en fait. Par exemple, si c'était au moment où j'ai fait une crise de nerf l'autre jour pour une remarque d'un de mes enfants qui m'a réclamé expressément un merci parce qu'il commençait à préparer le repas,  j'aurais répondu que je n'en aurais pas eu un seul :
- Est-ce qu'on me dit merci à moi ? Quand est-ce que c'était la dernière fois ? Je rame je rame j'essaie de trouver des solutions je cours partout et quoi ? Quelqu'un me dit merci ?

Bref, vous avez compris. Il est clair que c'est une période où je n'en peux plus. Je suis tout simplement à bout. 
Là, j'ai donc juste ce besoin intense de me ressourcer dans la nature, SEULE. De fuir loin de tout ça. De me reconnecter avec quelque chose qui roule. Sans couac. 

Mais voilà qu'un gars me suit avec son chien qui m'est tout le temps dans les jambes. Ils ne pouvaient pas prendre l'autre chemin et me laisser tranquille ?  Cela me casse les pieds et j'apprécie peu le ciel limpide et le soleil qui fait briller comme de multiples diamants la neige verglacée. Je suis dans un palais naturellement magique, et je m'agace !

Je prends de l'avance et le couple monsieur-chien a disparu de mes radars. Enfin je suis seule. Et je m'apaise. Petit à petit je sens moins la pression des soucis et je commence à remercier Dieu pour... ce que je vois. Les merveilles de Sa création. Il est là, je le sais, je le sens. Il prend soin de moi, de nous. Le soleil qui se lève chaque matin sans râler, les oiseaux qui chantent, et ces diamants gratis qui crissent sous mes bottes chaudes... tout cela me donne la Paix.

Mes épaules se détendent. Je respire à plein poumons et m'emplit de cette terre si belle. Créée pour nous accueillir. Pour nous montrer du doigt le Créateur, pour nous émerveiller même quand on est au plus bas. 

Oui, nous vivons des moments difficiles. Mais pas à pas, je réalise que nous avons de la chance car rien n'est irrémédiable.  Il y a la possibilité que ça devienne bien mieux et même que tout s'arrange. C'est un mal pour un bien qu'on m'a dit. Probablement. Je veux le croire. Je commence à voir tout ce qui va, tout ce qui fonctionne (notre chauffage ! la possibilité de payer nos factures ! nos amis ! mes bottes chaudes !). Et une bonne moitié, si ce n'est plus, de mes Zenfants sont sans gros souci. Vraiment. J'en ai même un exemplaire qui est amoureux, il est donc un peu éloigné de ce qu'on vit, là-haut sur son nuage. Et tant mieux pour lui. 

Reste la prière, notre entourage qui prie pour nous, (merci, tellement précieux !), l'espoir dans le Dieu des miracles qui guérit les cœurs et les êtres. Et qui veut nous apprendre quelque chose par ce qui nous arrive. L'école de la vie n'a pas de vacances, comme je l'ai lu quelque part.
Mais là j'ai besoin de vacances ! Help !

C'est comme si Dieu me répondait  :
- Oui, ça ne va pas comme tu le veux. Comme tu l'avais prévu. Mais laisse faire. Arrête de lutter. Lâche prise. Tu n'es pas un dieu. Fais juste le peu que tu peux et laisse-moi m'occuper du reste.

Mon cœur est apaisé. 

Je m'arrête et je m'assois encore quelque temps sur le banc devant chez moi offrant mon visage au soleil. Cette balade a remis mes idées en place. 
- Seigneur, je veux mettre ma confiance en toi ! Aide-moi, donne-moi plus de foi ! Tu connais ces situations. Tu as la solution. Tu vas nous aider. Tu nous aides déjà. Merci. 


Le p'tit mot spi
Marcher dans la nature c’est comme se trouver dans une immense bibliothèque où chaque livre ne contiendrait que des phrases essentielles.
Christian Bobin

Les chemins de Dieu nous semblent parfois bien sombres. Mais l’obscurité n’est que dans nos yeux, pas dans ses chemins.

Aucune constance, aucune difficulté, aucune épreuve ne peut m’atteindre à moins d’être d’abord passée devant Dieu et devant Christ. Et si, ensuite, elle arrive jusqu’à moi, c’est qu’elle vient avec un grand objectif. Alan Redpath

En effet, nous sommes sans force devant cette foule nombreuse qui vient nous attaquer et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi. 2 Chroniques 20 : 12

N’ayez pas peur et ne vous laissez pas effrayer devant cette foule nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. 2 Chroniques 20 : 15