La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 30 septembre 2010

Apprends-moi Seigneur

Apprends-moi Seigneur
A m'accorder du temps;
Du temps pour respirer et goûter
Au bonheur d'exister,
Du temps pour m'asseoir et me reposer,
Du temps pour contempler et réfléchir,
Du temps pour écouter et parler.

Apprends-moi, Seigneur,
A prendre du temps pour toi,
Du temps pour m'imprégner
De silence et de paix,
Du temps pour déposer devant toi
Mes soucis et mes questions,
Du temps pour me laisser pénétrer par ta Parole,
Du temps pour prier et méditer.

Comme Marie, assise à tes pieds,
Apprends-moi Seigneur, à choisir la meilleure part,
Celle du temps que je t'offre,
Que j'offre aux autres et à moi-même.

Auteur inconnu 

dimanche 26 septembre 2010

A new car !

Euh... oui, je me mets à l'anglais (que je n'ai jamais appris)
 pour vous annoncer la venue dans notre famille
 de notre "nouvelle" voiture d'occasion...
Oui. L'autre, nous l'avions depuis 6 ans, presque 7. Nous avions dû changer de véhicule à ce moment-là car bientôt (mais nous ne savions pas vraiment quand), nous devrions aller chercher notre fille en Afrique. Et pour être sûre de pouvoir la ramener depuis l'aéroport, il fallait avoir assez de place. Et ouais. On est logique par chez nous.
Notre voiture arrivait donc gentiment à l'âge de 9 ans, passé 220'000 km. Pour notre famille nous privilégions les voitures d'occase. C'est mieux. Moins dommage. Moins cher à l'achat (mais il y a plus de réparations onéreuses après, oui je sais).
Cela faisait quelques mois qu'on sentait venir la fin de notre Citroën Evasion bleu ciel. Quelques passages au garage. Quelques couacs par-ci par-là. Plus d'essuie-glaces à l'arrière.Quelques bruits bizarres. De la rouille un peu partout. Mais ce qui nous a vraiment décidé, c'est le fait que... nous n'arrivions plus à rouler en-dessous de 170 km/h, même sur les parkings. Mon record, c'est plus de 210 km/h dans une rue de notre p'tite ville. Embêtant. Il faut avoir des réflexes rapides. Vaut mieux.
Euh... j'vous fais un peu marcher (euh, rouler !), mais en fait c'est juste le compteur qui disjonctait,  pas le reste. Mais gênant tout de même. Et cher pour réparer. Et je suis contre l'acharnement thérapeutique.
Peu avant l'apparition de ce dernier souci, mon mari me dit, enthousiaste, qu'une voiture comme nous recherchions, d'occase,  diesel, était à vendre dans notre garage habituel.
Moi j'ai répondu en grande connaisseuse et sûre de moi  : trop de km, beurk une diesel, pas assez chère (!), trop vieille (5 ans). Et la nôtre roule encore. Point.
Mais voilà que 2 jours plus tard je me retrouve à faire des excès de vitesse. Au compteur. Et là, j'écris un SMS à mon homme pour lui dire que peut-être, il faudrait approfondir l'idée de changer de véhicule. Et nous en rediscutons plus tard, et du coup, je suis motivée par l'esprit de persuasion de ma moitié (oui, parfois je change d'avis brusquement).
Et puis,  on aurait DROIT dit (là, j'écris ça pour mes amis vaudois, juste pour leur faire plaisir...) que cette voiture n'était pas vraiment là par "hasard" au bon moment, au bon endroit. En plus, j'y crois pas, au hasard. Juste au hasarD.
Donc, rapidos, le soir même je crois, on va la voir. Le premier contact se passe bien. On se plait. Pas mal. Noir métallisée. En bon état. Vraiment. Elle ne fait pas son âge. Nous discutons avec le garagiste.  Et franchement, à côté de notre voiture actuelle, elle fait trop classe. Bon, moi je dis au garagiste que pour moi, ce qui compte, c'est qu'elle roule. Forcément. Le reste, pas vraiment important. Oh ! Sagesse, quand tu nous tiens ! C'est bô !
Mais ouf !, en ouvrant la porte, choc pour moi  : les sièges en tissus gris bizarre genre velours (beuuuuuuurk !!), bizarre déco à l'avant en faux bois (re-beuuuuurk !).Du coup, franchement... je laisserais DROIT tomber. Même mon mari n'a pas trop aimé le look intérieur de ce carrosse.
Mais ce qui a rééquilibré un peu la balance, c'est que, en découvrant l'intérieur de la voiture, j'imagine déjà mes enfants tout fous par les petits accessoires : comme les vitres qu'on peut ouvrir-fermer électriquement même à l'arrière, la p'tite table rabattable comme dans les avions, les stores pare-soleil qu'ils baisseront à leur gré, ils pourrons même régler eux-mêmes leur ventilation. Moi, je craque plutôt pour  les p'tit miroirs dont la lumière s'allume à leur ouverture, les rangements divers, et la p'tite glaciaire pour mettre deux canettes... de Rivella bleu. Sans parler du p'tit rétro supplémentaire pour observer chaque faits et gestes des passagers arrières, en l'occurence, ma descendance. Et aussi  le chauffage personnalisé devant, mon mari ayant toujours chaud et moi froid. Et mon mari, il trouve génial de pouvoir directement, depuis le volant, régler la musique de la radio ou du CD.
Ce jour-là nous ne pouvons l'essayer.  Mais en rentrant je garde surtout le souvenir de ce tissu velours bizarre et ce faux bois. En plus, on a aucune preuve qu'elle roule. Alors... Bof.
Mon mari va la voir le lendemain avec les garçons, un jour où le soleil brille (oui, ça arrive de temps en temps !)! Mais oh ! Horreur pour Nathan, au soleil, elle a des reflets... ROSES !!! 
Le lundi, nous allons l'essayer. Le velours me choque moins, la voiture roule... Je n'aime par contre pas du tout l'odeur de désinfectant à l'intérieur. Mais à part ça,  plus rien ne m'oppose à cet achat qui a l'air sensé.   Elle est d'une couleur que j'apprécie : noire (et rose). Je réalise que c'est quand même important pour moi que je puisse conduise sans devoir me cacher de honte derrière le volant car la voiture serait d'une couleur sans nom et d'un look euh, sans nom aussi. (j'ai déjà vécu ça, mais comme j'avais mes enfants dans la voiture, je préférais quand même faire le maxxx pour nous garder en vie). Même si elle roule. Voilà ce que j'ai appris sur moi durant ces quelques jours.
Et, nous avons signé le contrat d'achat.
Nous avons dû patienter plus de deux semaines car nous avions besoin de 1 siège supplémentaire au moins pour caser notre famille. 5 sièges, ça suffit pas.
Subitement, quand on y croyait plus, nous avons pu aller chercher notre New Car. Wouah. Dès son arrivée chez nous, elle a été très vite désodorisée par plein de Pchiiiitttt ! à l'essence de lavande acheté cet été en Provence.
Pendant cette période d'attente, j'ai pu réfléchir à la customisation de notre nouvelle voiture. Je l'ai toujours fait. Ma première voiture blanche avait des "taches" roses, puis notre Citroën avait des autocollants enfantins sympas de toutes les couleurs. Je le fais pour plusieurs raisons :
1. pour marquer mon territoire
2. pour la retrouver facilement dans un parking
3. pour que les gens n'oublient pas comme la voiture "aux autocollants" (comme certains appelaient la précédente) peut, parfois, oublier les priorités de droite... euh, plutôt pour me forcer à conduire BIEN.
Alors, voilà, j'ai cherché sur internet, et j'ai trouvé la customisation idéale : 2 lézards. Moui. Là, je les attends avec impatience. Bientôt, je ne me promènerai plus incognito dans ma p'tite ville.
Alors la voilà, notre nouvelle auto-mobile. Maintenant elle sent la lavande.
Et aujourd'hui, elle n'est pas rose.

Grandir...

"Grandir, c'est changer, et changer, c'est prendre des risques, passer du connu à l'inconnu."
                                                                     Auteur inconnu

mardi 21 septembre 2010

WANTED chaussette(S)

Il y a quelques années, une voisine qui est devenue une amie avait réussi à faire monter mon ego en flèche grâce à une question qu'elle m'a posée après avoir fait sa lessive : "Est-ce que toi aussi, tu vis des disparitions bizarres de chaussettes ?" ou plutôt de chaussette. Remarquez, sans S. Donc, pas la paire, mais 1 seule chaussette sur 2. Moi je l'avais regardée étrangement en me disant qu'elle n'était peut-être pas très ordrée. Euh... je ne lui ai pas parlé comme ça, mais j'ai répondu simplement : "Ben non, moi jamais !"
Quand même, je suis une mère au foyer. Une vraie.
Et... ce qui devait arriver arriva. Je ne sais pas si c'est la même chose parfois pour vous, mais pour moi, souvent, quand je suis fière d'un truc,  ben.... ma p'tite gloriole en prend un coup quelque temps plus tard. C'est pas très agréable sur le moment. Même pour des chaussettes. Mais quand même, je trouve pas mal, ça redonne une p'tite dose d'humilité et me montre que je ne suis pas meilleure qu'une autre. Moui. Passons.
Alors, oui,  moi aussi depuis quelques années, j'ai un certain vécu de disparitions de chaussette. Ou plutôt d'évaporation de chaussette. C'est vraiment intriguant. Presque pénible. Je sais, il y a bien pire en ce monde, mais voir ces pauvres chaussettes sans leur alter ego, attendant impatiemment leur retour (sans trépigner tout de même, vu qu'elles sont inertes sans pieds à l'intérieur)... Ben oui. Bon.
Parfois, après la lessive, j'en retrouvais une sur ma poignée de porte, merci ma voisine !, (maintenant ça n'arrive plus car les pieds de mes enfants ayant grandi, ça pourrait appartenir à n'importe qui dans l'immeuble), sur les escaliers des corridors (ma corbeille à linge déborde parfois), sur la porte de la machine à laver commune. Mais j'en trouve aussi sous le lit d'un de mes enfants, toute poussiéreuse et enrhumée du coup (ah, ça s'enrhume pas des chaussettes ?).
Une chaussette abandonnée, rien que de la regarder...
 ça donne le cafard. Vous ne trouvez pas ?
Mais que deviennent ces chaussettes devenues solos ? Voici quelques options qu'elles ont chez moi :
1: LA MEILLEURE : ah oui, retrouver leur double : fait très rare, qui devrait à mon avis être fêté dignement, en compagnie de toutes les chaussettes.
2 : LA PLUS MONOTONE : croupir des mois dans ma corbeille à linge avec leurs autres copines solos pour attendre leur tendre moitié. Au moins, l'espoir est toujours là.
2 : RETROUVER UN AUTRE SENS A LEUR EXISTENCE :  pendant 3 ans, les chaussettes abandonnées, finissaient souvent leurs vies en réchauffant les rats de ma fille après avoir réchauffé les orteils humains. 
4. SE RÉORIENTER PROFESSIONNELLEMENT : profiter de la récolte d'habits usagers :  là, c'est sûr, elles seront transformées en... patte (!) après avoir réchauffé des... pieds.
5 : LA DERNIÈRE OPTION, quand il n'y a plus aucun espoir : finir à la poubelle. Puis brûlée. Rude.
Si j'étais couturière, je pourrais peut-être me faire des pullovers en chaussettes... Bref. D'autres options existent, j'en suis sûre. Ailleurs.
Ah ! La vie de chaussettes ! Chez moi, elles n'arrivent jamais à un âge avancé. Mes enfants ne mettent pas de pantoufles donc elles ont vite le trou. Et j'ai bien l'impression qu'une partie de ma descendance met seulement la chaussette trouée à la poubelle, l'autre au linge sale. Ça m'arrange pas. Je soupçonne aussi mes enfants d'en oublier parfois une à la gymnastique, à la piscine. Je suspecte même certaines chaussettes à en avoir marre de humer les pieds de mes enfants et à profiter d'être lavée en même temps que des draps-housses pour s'y faufiler dedans et ne plus en ressortir... laissant leur double désespérée et au chômage technique.

69 chaussettes en attente d'être mises par paire et les 7 solos
Quand le grand jour de lessive est là, me voilà, aux aurores, à mettre dans le bon sens les chaussettes sales enlevées à la hâte et jetées en boule, pour leur bain hebdomadaire. Tout ça en grommelant que je devrai à nouveau leur re-re-re-répéter, à certains de mes schtroumpfs, de s'en occuper eux-mêmes. 69  pour cette semaine (j'ai compté et non,promis, le chat n'en met pas), c'est-à-dire 34 paires (oui, 1 chaussette a fuit à nouveau aujourd'hui). Car si je ne fais pas ce boulot si agréable et odorant, c'est au moment de les suspendre que je pourrais retrouverer une partie de mon jardin dedans. Terre, herbe, et diverses matières inconnues. Mais pas de vers de terre pour le moment. Ouf. Car oui, ça peut arriver que je retrouve mes garçons chéris, en flagrant délit de ballade en chaussettes dans le gazon.
L'achat de chaussettes est passablement fastidieux, lui aussi. Sur mes 4 enfants, ils chaussent du 34, 37, 38, 39. Et papa-maman du 42 et du 39. Encore un problème... Vous ne voyez pas ? Et ben, je ne peux pas acheter les mêmes chaussettes pour chacun ! Sinon, trop compliqué de retrouver la paire... et les enfants se retrouveraient avec une paire dont chaque chaussette à une autre grandeur. Donc, je dois en trouver des pas chères (de préférence en multipack), et adaptées au goût de chacun. Mais le nouveau problème c'est que nous aimons tous les chaussettes noires... donc il faut que je trouve le détail very important qui fait que je reconnais les chaussettes de chacun facilement... Petit brillant pour celle-ci, trait plus clair, un dessin, une écriture, chaussettes qui montent un peu moins, plus féminines pour les unes, plus masculines pour les uns. Bref.
Les 34 chanceuses qui ont retrouvé leur double

Oui, les chaussettes, c'est un casse-tête... Rien que ça, prends 10% de notre temps de mères au foyer, alors vous comprendrez si je ne cherche pas avec entêtement celles qui se sont perdues ou cachées.


Bon, il faut que je vous quitte, car je suis en pleine réflexion sur le sort de 7 chaussettes. Euh non, 8 depuis aujourd'hui. 


lundi 20 septembre 2010

Recevoir chez moi... toute une histoire

Evidemment, vous m'imaginez  maîtresse de maison parfaite... toujours souriante, gaie, et surtout... zen en tout temps. Et soulignons-le, qui manie rouleau à pâte, ingrédients en tout genre, spatules, fouets, casseroles et couteaux tranchants avec dextérité.
 Ben... au risque de vous décevoir fortement... c'est NON. C'est pas moi ça.
Bon... oui, en y réfléchissant un peu... je crois que si vous avez déjà lu quelques posts me concernant... vous vous étiez déjà fait à cette idée. Bref ! Je vais donc casser pour de rares personnes cette image merveilleuse que vous vous faites de moi... Alors,  prêts ?

J'ai eu dernièrement une semaine de fou... pour moi. Certaines en supporteraient beaucoup plus. Pour mon mari quand il a beaucoup, il survole tout cela avec... grâce et décontraction, comme déjà dit.  Moi pas.  Le stress me... stresse. Et si il y a une chose qui me met la pression dans ma vie  c'est... de recevoir du monde chez moi. Car cuisiner, ben, c'est pas ce que je fais avec le plus de décontraction, ça ne me repose pas. Ben non.
Et là, j'ai du recevoir 3x du monde chez moi en... 4 jours.
Ne vous y trompez pas, j'aime avoir des amis, passer la journée avec eux, leur remplir à ras bord l'estomac... MAIS AVANT... je vois (et j'imagine même parfois) dans mon ménage tout ce qui pourrait être perturbant  pour des yeux étrangers. Donc j'astique, je décrasse mon appartement, je n'enlève juste pas les araignées. Pas l'temps. En plus j'les vois pas. Mais la poutse, c'est le côté sympa de la chose, pour moi. 
Car auparavant je me serai décarcassée pour trouver autre chose à leur faire à manger que la boite de raviolis infects à simplement retourner dans la casserolle. Trop sympa que je suis. En général, je fais quelque chose que je peux faire avant l'arrivée de nos invités, qui soit simple, bon, et assez rapide, que je sais que je vais réussir, et si possible SEULE... car je dois me con-cen-trer. Vraiment. Et franchement, qui ose mettre ne serait-ce qu'un bout d'orteil dans ma cuisine, se fait.... houspiller. Disons que ma cuisine n'est pas grande, ça n'aide pas. Bref, je m'active, ça gicle, ça fait du bruit, ça casse parfois, ça rate parfois aussi, ça gigote dans tous les sens avec des bruits en tout genres ! Mais pas comme un hamster dans sa roue, car là c'est rapide mais... régulier, mais plutôt comme un oiseau emprisonné dans un carton et paniqué. Oui, c'est à peu près ça.
Puis, je laisse la place à ma moitié, qui lui, s'il y a de la grillade, prépare avec passion la viande qu'il imagine déjà manger (j'en sûre, quand je vois ses yeux et que je l'entends saliver !). S'il y a des assiettes de salade mêlée à préparer, ou un met à placer joliment dans un plat, c'est aussi mon homme qui s'y colle. Moi, j'ai pas la patience ni la main d'artiste pour ce genre de truc.
Après, quand les invités sont là, le bonheur, y a plus qu'à profiter de leur présence ! Ouf ! Ils arrivent dans un havre de paix, où tout mijote gentiment dans les casserolles... et dont les effluves de leur contenu leur donnent l'eau à la bouche ! Enfin... j'espère... on m'a jamais dit le contraire au moins.
Bref ! C'est le calme APRÈS la tempête !

ET UNE CHOSE A RE-SOULIGNER :
J'aime avoir des invités. Beaucoup. Et j'apprécie leur présence. Vraiment. Alors si une fois on vous invite, s'il vous plaît, ne refusez pas, je sais quand même ce que je fais... et en général, entre 2, je prends une pause de 2 semaines pour me "requinquer" et là, je gère mieux !

mercredi 15 septembre 2010

C'est mercredi...

... et le mercredi ben...les enfants ont congé l'après-midi. Ou presque. Parce que d'abord, il faut faire les devoirs. Vite et bien, pour en être débarrassé, libéré, soulagé. Et ça va pas toujours tout seul. Mais aujourd'hui fut un bon jour.
Bon, d'abord, ce que je n'ai toujours pas compris, c'est que chez moi, plus mes enfants sont grands, moins ils y passent du temps.
 Voilà, j'voulais vous l'dire, juste comme ça.
Mais normalement, vers 15h, nous sommes tous li-bé-rés.
Après 2h de boulot pour certain/e et moi.

Nathan, 4e année, a fait ses devoirs en 30 minutes chrono et a filé à  sa leçon de guitare... Avant et après il a déjà répondu à 4 demandes via téléphone de "collègues" de sa classe qui avaient oublié différents devoirs ou infos.
Et oui, comme tous les mercredis, le téléphone n'arrête pas de sonner entre 13h et 14h : invitations diverses, demandes concernant les devoirs... rien qui ne me concerne. J'ai décidé, je ne cours plus vers cet engin. C'est jamais pour moi. Puis ça frappe à la porte. Pour les mêmes raisons. Et en avant les photocopies, les prêts divers. C'est parfois enquiquinant dirais-je, d'être tout le temps interrompus durant les devoirs. Mais bon, ça rend bien service, vu que l'école est interdite d'accès... après l'école. 
Nathan, lui, avait oublié son voc. Il a pu prendre celui de sa soeur qui a le même. Ouf. Et mon aîné de fils, dans les petites classes oubliait au moins 1 chose chaque jour. Donc perte de 30 minutes chaque fois pour avoir les infos ou le matériel nécessaire. Le top. Zen que j'étais. Moui. Evident.
Ema, 4e année, a finit assez rapidement. Ouf. 1h30. Dans les temps. J'ai pas trop insisté aujourd'hui, car les 2 jours précédents elle a fait 2 bonnes heures chaque jour. Et il faut la et me ménager. Je pourrais encore répéter l'une ou l'autre chose, elle en aurait besoin, mais bon, il n'y a pas que l'école dans la vie, non ? Ça c'est bien passé. Presque dans la bonne humeur. Elle le mérite donc. Kdô. De moi. Pour elle. Pour moi.
Simon, 7e année, est rentré de la "popote" en vélo, avec en équilibre sur la main... gauche (je suppose) une bonne tarte aux pruneaux qui a terminé sa course par terre... pas grave, il est encore très beau (le gâteau) et il a fini ses leçons de guitare (mon fils), et il a filé avec ses potes (le fils sans le gâteau. Yesss). Moi, je me lèche les babines... quand pourrais-je l'attaquer (la tarte bien sûr) ? Et... j'y pense. A-t-il fait ses devoirs, lui ?
Salomé, 9e année, est très vite délivrée de cette charge terrible que sont les devoirs. Hum. Elle est rapide et je ne comprends pas trop comment elle fait. Mais bon, si les notes suivent, c'est ok. Pendant que je dictais des mots de vocabulaire à Ema sur la table de la salle à manger, elle était en train de cuisiner, derrière moi. Un gâteau moelleux au chocolat. Avec sa copine.  Ou plutôt elle avait posé son netbook à la cuisine, sur le vitrocéram (!), et lui envoyait des commentaires par skype. Sur l'avancement de son moelleux je suppose. Ou sur la mère extraordinaire qu'elle a. Sûr.  Bon, j'ai quand même été soulagée, car d'abord j'ai cru qu'elle était en "vidéo-conférence" avec elle. Ah ! Ces jeunes ! Je me rappelle pas du tout avoir fait ça de mon temps !  Là, elle est partie pour la voir en VRAI. Ça soulage, ça existe encore.

Et voilà, je me retrouve donc seule à la maison car tous ont retrouvé des copains. Ah non, Ema, farfouille encore dans la boite à biscuits... à ce que j'entends. Mais maintenant elle va filer elle aussi.
Et mon job du mercredi après les devoirs ? C'est être là, dispo. Je surveille les allées-venues des uns et des autres, accompagnés ou non. Parfois je nourris et abreuve quelques estomacs vides qui m'appartiennent ou non. J'essaie de mémoriser ce que ma descendance a prévu de faire, dans quel quartier ils sont allés, quand ils ont prévu de rentrer (à 18h au plus tard de toute façon). Une fois seule, je me demande presque, euh... ben... si je sers encore à quelque chose, là, hein ?
Snif ! Moi j'ai froid. Il fait gris. Les fenêtres sont donc fermées. Le feu crépite dans la cheminée, et le silence est pesant. Je me retrouve seule. Isolée. Abandonnée. J'ai un peu le cafard. Mais ça va pas durer.
Mon copain à moi vient vers 17h30. Ouf. Quand même. Moi aussi j'y ai droit.
 Ah !? Le copain ? C'est mon mari à moi. Ben oui ;-)

lundi 13 septembre 2010

Opération cuisine nickel

Voilà plusieurs mois que ben.... je me dis qu'il faudrait quand même que je nettoie à fond les armoires de ma cuisine. Elle n'est pas énorme mais... quand  j'imagine tout trier et nettoyer, elle me paraît du coup très imposante. Normalement, je me fixe comme but de le faire chaque printemps... mais je crois en avoir laissé passer au moins 1, si ce n'est plus. Moui. Zappons.
Alors voilà, la semaine passée j'ai pris un p'tit moment pour trier l'armoire où torchons, linges de cuisine et divers produits traînent sans dessus-dessous. J'en ai profité pour jeter le tablier que j'avais fait en 1ère année, et que sûre, je ne mettrai plus. J'avais quand même un p'tit chouia d'émotion en imaginant la p'tite Sara coudre avec application ce tablier devant les yeux attendris de sa maîtresse.... et que le dit tablier, 34 ans plus tard finisse ainsi. Bon. J'essuie mes larmes.
Je me suis donc donnée de la peine pour empiler harmonieusement torchons et linges. Wouah.
Puis, je suis passée au tiroir des.... Tupperware et boites diverses. Oui, celui qui, chaque fois, que je veux le fermer, coince... Là, un couvercle, ici, une boite dépassent, en général j'ai pas trop l'temps ou l'envie de me donner de la peine. Donc, je secoue fortement le tiroir et son contenu, et ça marche. Fermé.  Encore une fois, après avoir nettoyé avec application ce tiroir (je suis suisse, quand même), j'ai empilé mes boites, et contrôlé que chacune aie son couvercle. Couvercles que j'ai mis soigneusement debout l'un derrière l'autre dans une petite caisse à droite. Euh... oui, bref. Je ne sais pas si ça vous passionne ?!!! La chose très étrange, je trouve, c'est que pour une fois, ce ne sont pas les couvercles qui manquaient mais.... les récipients. Je me suis donc retrouvée avec 3 couvercles en trop ?!!
Comment peut-on perdre des récipients ? That's is the question.
Quelques jours plus tard, quand mon mari a ouvert ce fameux tiroir, il n'a pu retenir une exclamation ! Impressionné qu'il était. Quelle ordre, quelle organisation ! C'est ça l'avantage, quand c'est pas toujours bien rangé : il y a une lueur d'admiration dans le regard de son homme quand il y a du changement.
Aujourd'hui, j'ai continué... et j'ai dû résoudre quelques questions existentielles du genre :
-Est-ce que franchement ça vaut la peine de garder ces gobelets en plastiques ?
-Et tiens, là dans le fond, encore un couteau qui à l'air d'être coupant... je pourrais le ranger à sa place et l'utiliser de temps en temps ?
-Mais qu'est-ce qui m'a pris d'avoir autant de sortes de thé ? Nous qui n'en buvons jamais ? (question qui n'a toujours pas trouvé réponse)
-Et ces cuillères pour bébés qui prennent de la place, est-ce que ça vaut la peine de les garder pour mes hypothétiques petits-enfants ?
Puis, las de ces questions, j'ai attaqué mon armoire à réserves alimentaires. Tiens, j'avais encore du sucre en morceau là ? Et, tiens, encore ce paquet entamé de sucre en morceaux ? Eh !!! C'est quoi ce paquet entamé de sucre en morceau ?
Eh ben... dire que c'est seulement quand on boit du thé qu'on en prend ?!!! On en a pour un moment !
Et l'avantage, quand on fait ses armoires, c'est qu'on trouve des ingrédients oubliés, qui nous donnent des idées pour de futurs repas  : Ainsi les 2 boites de germes de blé dont une... bien périmée (!)  me rappellent qu'un temps je faisais régulièrement du bircher le soir. Y a longtemps. Et ces paquets de "pâtes ABC aux oeufs", c'était pour la soupe dont les enfants raffolaient. Il faudra vraiment que j'en refasse !
Figurez-vous que j'ai même retrouvé des sachets d'aromat périmés depuis 2007 !!! Choquée, que je fus. Je ne m'en remets pas. Depuis combien d'années  n'ai-je pas réalisé que c'était le printemps  ? Ou... depuis combien d'années n'avons-nous pas eu de vrai printemps ? Là est peut-être la véritable question ?
Voilà, je trouverai encore une bonne heure pour terminer, en fin de semaine.... rangements, nettoyage, triage, tous ces mots en un : désencombrage. J'ai un peu peur d'attaquer les condiments.  Dans mes souvenirs, c'est là, que les dates étaient les plus anciennes... mais même si ça m'arrive cette fois, je n'vous l'dirai pas. Na.
Et je me dis que je me donne tellement de peine pour que ma cuisine soit nette (au moins un temps !), est-ce que je prends autant de temps pour faire un retour sur moi-même, repenser ma vie, réorganiser le tout pour me.... désencombrer de l'inutile, des vieilleries ?
A propos de l'inutile... ces trois couvercles, qu'est-ce que j'en fais ? J'hésite encore à les jeter, car je suis (presque) sûre qu'au moment où le camion poubelle aura passé, je retrouverai les récipients...
Allez, bonne semaine à vous ;) et si vous avez l'temps pour venir boire un  thé (sucré !) ! Vous êtes les bienvenues ! Ça m'rendrait service !

jeudi 9 septembre 2010

Mon mari vient d'une autre galaxie...

J'ai bien dit d'une autre galaxie, pas d'une autre planète. Donc ça n'veut pas dire qu'il est dans la lune. Ni qu'il vient de Mars, et moi de Vénus, ça tout l'monde le sait. Lui, il vient vraiment de bien plus loin. Je me demande s'il n'a pas des gènes de surhomme genre Superman, euh, Hulk ou autre. Ou peut-être a-t-il reçu la foudre sur la tête quand il était jeune ? Bref, parfois je le regarde vivre, ou plutôt courir, avec consternation.
Mon homme cumule 2 boulots (je parle seulement des boulots rémunérés là), disons que théoriquement, il fait deux 50%. Je dis bien théoriquement. D'un côté il s'occupe de chantiers, dans toute la Suisse romande, de l'autre il s'occupe de projets de développement et médicaux en Afrique, qui l'amènent dans toute la Suisse romande jusqu'en Allemagne et... en Afrique. Donc, il gère pas mal de trucs et doit prendre des décisions sans arrêt. Si possible les bonnes (j'crois qu'il se débrouille pas mal pour ça).
Et ces temps, c'est vraiment une période chargée pour lui.
Donc, je prends pour exemple un jour de cette semaine, au hasard. Il prend le train avant 7h pour se rendre à 2h d'ici (4h aller-retour bien sûr), puis il rentre 1h pour repartir à plus d'une heure de route de chez nous (donc, 2h aller-retour), pour revenir au milieu de la nuit et se réveiller le lendemain aux aurores. Juste pour vous dire que dans le train, il bosse, il ne dort pas. Dernièrement il a dû aussi aller la nuit sur les chantiers pour voir comment ça se passe. Et il bosse normalement la veille et le lendemain. Ben ouais. (Bon, là, moi je pense aussi à tous ceux qui triment sur ces chantiers, plusieurs nuits d'affilée, et je leur dis merci). Souvent, j'ai même l'honneur de recevoir malgré tout un coup de fil de lui durant sa journée trépidante.
Et hier, par exemple, j'ai même lu dans le journal où mon mari était vraiment la veille au soir (il n'avait pas encore eu le temps de me le préciser, le journal a été plus rapide). Bon, c'est pas encore (!) une célébrité, il n'était même pas mentionné dans le journal, même pas en photo (j'en suis presque outrée, lui, mon héros des temps moderne), mais bon, le truc où il devait aller était dans le journal.
Quand il rentre le soir dans notre Home Sweet Home, il reçoit des téléphones. Pour l'une ou l'autre chose à gérer. Puis, quand il est au téléphone, son natel sonne, pour gérer d'autres choses. C'est sympa tout c'monde qui a besoin de lui. Mais parfois je suis à la limite de lui téléphoner pour lui raconter l'un ou l'autre truc, moi aussi.
Et le weekend, c'est fort rare qu'il n'a RIEN à faire pour encore d'autres engagements en dehors de tout ça.
Lui, reste zen, et survole tout cela avec grâce (!), désinvolture et caaaaalme (en tout cas extérieurement). Quand je lui demande, inquiète, comment il va & s'il tient le coup, il répond, étonné : "Oui, oui, ça va bien ! J'suis content". Ben ouais, quelle idée de lui poser cette question. Logique. TOUT va bien.
MAIS MOI JE VAIS PAS !!!! Ça me stresse de le voir courir dans tous les sens, et qu'il ne puisse pas se reposer ! J'ai l'impression qu'une fois il va craquer ! Cette semaine il n'a même pas pu voir Suisse-Angleterre, vous imaginez ? Et si c'était la goutte qui faisait déborder le vase ? 
Les kilomètres en voiture ne le gênent pas (moi je n'aime pas), les téléphones à outrance ne le gênent  pas (moi ça m'énerve !), les décisions à prendre sans arrêt ne le stressent quasi pas (moi j'en serais malade et me demanderais toujours après coup si j'ai vraiment pris la bonne décision)...
Bon, comme mon mari me le dit parfois, je serais trop NÉGATIVE. Moi, je lui réponds que non, je suis RÉALISTE. C'est lui,  qui est beaucoup trop POSITIF !  Ça m'fait vraiment rire quand j'y repense !!!
Et voilà, une période de calme après la tempête arrive et il peut enfin se décontracter, il soupire : "Ah, c'que j'suis crevé. J'comprends pas." Et il parle sérieusement !!!! Moi, je le regarde avec de gros yeux étonnés à chaque fois et  je lui rappelle alors qu'il me semble qu'il bosse pas mal dans sa vie ! Non ?
Bon, on est pas fait la même chose, ça c'est sûr... je dois sans arrêt me rappeler qu'il n'est pas moi et qu'il en supporte beaucoup plus. Il est assez grand pour se gérer ! Et souvent, quand il est vraiment limite, des choses tombent à l'eau... juste au bon moment. Et là nous disons : Merci Seigneur !

lundi 6 septembre 2010

Les pâtes du lundi

Durant toute mon enfance, je savais qu'à midi le lundi, j'aurais de bonnes pâtes. A la sauce tomate. Mmmmh ! Avec beaucoup de  gruyère râpé par-dessus. Miam. Et pour terminer en beauté, de la salade verte. Avec du sucre. Que chacun mettait au grès de ses envies. Mais oui ! 
Rien qu'à cette idée mon ventre gargouille.
Et ce régime a marché ! Nous étions tous contents et satisfaits de ce repas. Nous mangions sans râler. Aucun de mes 3 frères, ni moi, n'avons atteints le stade de l'obésité. Nous avons grandis, mûris. Bref. Nous sommes normaux, je crois du moins. Euh...osez m'le dire si je me trompe.
DONC, comme ça a bien marché pour nous 4, et HOP ! Pâtes le lundi pour nous 2-3-4-5-6 aussi ! Pourquoi changer quelque chose d'éprouvé et qui a fonctionné sans problème durant plus de 20 ans, même si c'était "dans l'temps" ? J'vous l'demande ?
Et ça a bien roulé, du moins les premières années. Enfin... pas le sucre sur la salade. Malgré les regards suppliants de ma progéniture, mon mari n'a pas réussi à se faire à l'idée de les nourrir ainsi. Faut dire aussi que ma sauce à salade n'est pas celle de ma maman, et que le sucre avec ma sauce, ça va pas trop. Alors sur ce coup-là, mes enfants se rattrapent de temps en temps chez leur grand-maman.
Mais très vite, mes schtroumpfs ont fait la fine bouche devant ma sauce tomate. Alors, la tension montait à table. Nous avions lu quelque part que, après avoir goûté une quinzaine de fois un aliment, on s'habitue au goût. Depuis nous persévérons, encore. Toujours. Mon  aînée a donc déjà goûté ma sauce durant, en gros, plus de 13 ans,  50 x par année. ARGHHH ! Elle n'aime toujours pas. Mes deux gars non plus. Point final. Mais que faire alors ?
Bon, ils me louaient tous la sauce tomate de ma maman, alors il y a quelques années, je lui ai demandé la recette EXACTISSIME. Mais, malgré tous mes efforts, ils trouvent qu'elle n'est pas aussi bonne ! La touche "grand-mère" n'y est pas. C'est désespérant.
J'ai commencé donc à varier : sauce à la crème, carbonara, pâtes gratinées...
Eureka ! Quand c'est ça, je reçois une tonne de remerciements enthousiastes ! Le sourire et la bonne humeur règnent à table, et les plats se vident à une vitesse ! Impressionnant ! Nous sommes la famille d'une pub, belle, souriante, gaie. Parfaite. Mais,  ces sauces-là sont  calorifiques, et je ne vous dis pas la tonne de fromage qu'ils rajoutent en plus !
 "Oui, mais au moins, ils ne mettent pas de sucre sur la salade, vous m'direz."(je vous sens un peu choqué de ce sucre sur la salade, me trompe-je ?)
Alors voilà. Maintenant, le lundi, je continue de faire des pâtes, mais je varie les sauces.
Les enfants, comme tous les jours en arrivant de l'école, me posent cette question vitale : "Y a quoi à manger aujourd'hui ?". Et je sais toujours avant leur arrivée si je dois m'armer de zénitude ou non pour le moment où ils saurons LA réponse. Aujourd'hui, j'ai décidé de faire des pâtes gratinées jambon-fromage-crème. Pas besoin d'armure.
Je sais donc déjà que leur Amen sera sincère lors de notre prière pour remercier le Seigneur pour le repas. Et nous, parents, nous pourrons prier sans être énervés intérieurement (!). Car lors de l'option "sauce tomate" ma descendance aurait déjà dit en même temps et à très haute voix exactement dans quel coin (!) de leur assiette ronde (!) ils veulent qu'on mette une goutte de sauce. Et pour nous, une goutte, ça suffit pas... au moins qu'ils sentent le goût quand même, ils vont bien aimer une fois ! Ils l'ont dit dans l'article (et s'ils avaient oublié 1 ou 2 zéros ?) !

J'aurais toujours l'éventuel option de demander à ma maman qu'elle me fasse une portion de sauce pour chaque lundi. Tiens, pas mal, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?

dimanche 5 septembre 2010

Libération

Libération : Enjamber le mur de nos peurs où, par mégarde, nous nous tenons prisonniers, sans que les autres nous y enferment nécessairement.
A. Normand

vendredi 3 septembre 2010

Les cheveux de ma fille... toute une histoire !

Voilà. Comme tous les 2-3 mois, il faut prendre ÇA en main. Ça repousse, ça tombe, c'est plus très beau. Les regards de certains africains sur la coiffure d'Ema en disent long. 
Si vous êtes très observateurs (mais vraiment vraiment beaucoup, hein !), vous aurez vu sur la photo là à gauche, que tous les membres de notre famille n'ont pas les pieds de la même couleur. Le reste aussi. Ma fille est née en Afrique noire. Pas de moi. De sa première maman. Mais c'est ma fille dans mes tripes, bien qu'elle me ressemble moins physiquement et de caractère que mes autres enfants. 
Bref. J'aimerais que tous mes enfants soient bien coiffés (c'est fou non ?), mais la concernant c'est toute une histoire.
Et la voilà, cette histoire, en 10 épisodes. Pas plus, pas moins. 
1. Tout d'abord je réalise d'un moment à l'autre qu'elle a besoin dans les 2-3 prochaines semaines AU PLUS TARD d'un relooking (car c'en est chaque fois un)
2. Puis, se préparer toutes les deux psychologiquement, en en parlant, en échangeant sur le sujet quelques fois. Moui.
3. Puis je regarde mon agenda en me creusant la tête :  je dois trouver quelques heures 2 jours de suite durant lesquelles Ema est libre, sans trop de devoirs et activités diverses.
4. Quand j'ai trouvé ce moment si précieux, je prends contact, env. 1 semaine avant, avec sa coiffeuse du moment, africaine bien sûr, pour voir si elle est prête à passer des heures à coiffer ma fille durant le temps qui nous arrange.
Ce qui reste de ma fille, euh... de sa coupe  à la fin.
5. La veille du relooking, tout défaire sa coupe. C'est les pires heures mère-fille (après les devoirs) qu'on passe ensemble. Il faut 2 bonnes heures pour défaire les multiples nattes ornant sa tête à l'aide d'un peigne muni d'une pointe (les africaines le font avec des cures-dents, mais moi je les casse !!! ). Heureusement, depuis peu, Ema m'aide un peu, même Nathan aide de temps en temps.  Et, ohhhh, miracle, c'est mon mari qui a terminé les 2-3 dernières nattes. Maintenant que j'y repense, j'me demande si j'ai pas rêvé ! Puis, on arrive au bout. Ma fille ne tient plus tranquille depuis un moment, ni physiquement, ni psychiquement. Moi j'ai mal au dos et je ne vous parlerai pas de mon psychique. C'est fini ??
6. Je mets ce qui reste de la coupe de ma fille à la poubelle, passe l'aspi partout.
7. BEN NON !!!!... il reste le démêlage et le décrassage car un petit amas gris-blanc de mélange shampoing-poussière collant se trouve à la base de chaque mèche. J'vous dis, c'est pas d'la tarte. Théoriquement, il faudrait défaire les tresses et démêler en même temps, faut compter 1h de plus (je l'avais fait une fois). Mais j'avais pas l'courage. Maintenant direction double shampoing intensif plus ÉNORMÉMENT de produit démêlant. Je laisse Ema essayer de démêler au max. Puis j'y passe encore un moment. Il faut compter 1h. En tout, 3 heures. J'en peux plus. Mais cette fois, il me semble qu'on s'est moins énervée toutes les deux que d'habitude. Ouf. Encore du démêlant qu'on laisse reposer toute la nuit.
8. Le lendemain matin, lui rincer les cheveux, repeigner en gros et en vitesse, inventer une coupe rapide pour aller à l'école dignement : cette fois c'était le bandeau dans les cheveux. Chou que c'était.
9. Après-midi, faire les devoirs ultra-rapidement. Essayer du moins. Ema aimerait des tresses collées, donc ça durera moins de 5h cette fois. Suis contente. Je vais chercher ma copine coiffeuse. 1h45 plus tard, après des larmes versées et une tête des plus malheureuse quand j'osais la regarder, Ema est re-loo-kée ! C'était un peu la torture. La coiffeuse m'a dit qu'elle aurait fait plus vite si j'avais tout bien démêlé. Découragée que je suis. Pffff. J'suis pas faite pour ça moi.
10. Ema rayonne, c'est fini. Et elle est fière de sa nouvelle coupe. Mais le problème, elle ne peut plus sourire, ça tire (un peu comme si tu viens de faire un lifting je suppose !)! Elle souffre un peu la première nuit. Je lui donne donc un paracétamol préventif. Mais qu'elle est gracieuse et belle ! 
Moi, je suis soulagée mais lessivée. La paix de ce côté-là pour 2 bons mois. J'espère.
GRRR. Je n'arrive pas à enlever cette photo, alors, ben, voilà quoi.