La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 31 octobre 2012

Il se peut que j'aie tort.


"Je pense avoir raison, mais il se peut que j'aie tort." 

Voilà une petite phrase que j'ai découverte dernièrement et que j'ai mis sur l'aide-mémoire de mon Mac. Je pensais juste en faire un nouveau leitmotiv pour la 2e moitié de ma vie, mais, mon aînée l'ayant lue, enthousiaste, a cru que ce serait le sujet de mon prochain post et s'en réjouissait déjà. Donc, ne voulant pas la décevoir et ayant quelque peu point d'énergie pour rechercher un autre sujet, je me suis dit... MAIS POURQUOI PAS ? Et là, je pourrais ajouter : Il faut toujours écouter un plus petit que soi (oui, ma fille, tu as 3 cm de moins que moi je te rappelle).Voilà

Bon, alors tout d'abord pourquoi cette phrase me plait-elle ? 

Je ne crois pas qu'elle me plaise vraiment au premier abord. En fait. Elle est dérangeante tout de même. Mais c'est vrai que ce questionnement pourrait être applicable dans certaines circonstances de ma vie pour "cooliser" ma vie de famille, par exemple. Ou ma vie aussi, quand je me mets trop de pression. Car c'est vrai, j'ai bien souvent l'impression d'avoir raison, surtout quand l'autre à tort (!), ce qui entraîne de ma part un certain énervement intérieur qui s'extériorise très rapidement quand je suis avec les humains que j'aime le + (mon homme et ma descendance). 
Voici donc ci-dessous, quelques situations familiales où il faudra que je me rappelle cette phrase lorsque mes principes élémentaires reviendront à la surface, juste avant que je sorte de mes gonds (le délai de réaction doit être très très court pour être efficace dans mon cas) :
  • Chambres de mes enfants pas rangées, vêtements (jeans, 5 t-shirts, bonnet, vestes, 1 gant, 5 chaussettes propres et sales...) en boule par terre, bouts de papiers, cahiers d'école, tas improbables dans tous les coins.... Mon principe :  les chambres doivent être rangées. C'est tout. Il se pourrait peut que j'aie tort ???? . Vraiment ?? Conclusion : s'amuser, prendre du bon temps est bien mieux que travailler. Pour certains.

  • Mon homme se détend le dimanche après-midi devant Federer, ou devant des gars se battant pour mettre un ballon dans un filet, ou devant des voitures vrombissantes qui tournent toujours dans le même sens, au même endroit... C'est vrai, mon homme a eu une semaine des plus chargées... Voilà mon principe : le soleil BRILLE, il faut en profiter. Ne pourrait-il donc pas s'installer sur la terrasse avec un bon livre, comme MOI ? Oui, il se peut que j'ai tortConclusion : ce qui est décontractant et phénoménalement ressourçant pour moi ne l'est pas forcément pour l'autre.

  • Il fait froid. Très froid. Il a neigé plus de 40 cm en 24h par chez nous. Oui, en octobre. Mais un temps d'hiver quand même. C'est pourquoi, mes enfants ne doivent pas partir à l'école en baskets. Mon principe : 30-40 cm de neige, donc on met de hautes bottes chaudes pour aller à l'école, si non, on a les pieds trempés. Points. Il se pourraient vraiment que j'ai tort ? VRAIMENT ?? Bon, admettons. J'ai tort. Allez en baskets, et  peut-être comprendrez-vous éventuellement que c'est pas fort agréable d'avoir les pieds trempés toute une matinée à l'école. Conclusion : on n'est pas pareil : certains préfèrent être à la mode et souffrir, qu'être à l'aise et sensé.
  • 8°C. Mon p'tit der, sans une once de graisse, en t-shirt dehors. ça vous fait quoi ? Froid. Oui, exact. Moi aussi. Mon principe : en-dessous de 15°C, on met une veste. Quand même. Alors je lui ordonne férocement forcément  : "Mets ta jaquette, elle est où ?" Il me la montre qui traine, là, par terre. Ben ouais. Il se pourrait donc que j'ai tort ? Il s'est avéré que oui, quand je lui ai touché ces bras chauds, chauds, mais vraiment chauds (moi j'étais dehors avec ma veste d'hiver et une écharpe, bien...). Je ne suis tout de même pas revenue sur mon ordre, mais cela m'a quelque peu turlupiné. Conclusion : on est pas égaux face au froid.
  • Dieu n'existe pas. C'est sûr. Vous avez vu tous ces malheurs sur cette terre ? Ces enfants qui meurent de faim ? Ces tremblements de terre ? Ces ouragans ? Franchement. Moi, j'y crois pas. C'est tout. Dans un sens, c'est arrangeant, comme ça, je peux continuer tranquille mon bonhomme de chemin. C'est de toute façon pas ma faute, tous ces malheurs. Mais vous êtes-vous déjà dit :  Il se peut que j'ai tort ? Et si tous ces gens qui croient à un Dieu d'amour étaient dans le juste ? Et si l'existence de Dieu, le Bien, pouvait alors logiquement expliquer l'existence du Mal, responsable de toutes ces catastrophes, ces pleurs, autant dans nos vies, qu'autour de nous  (dont nous sommes responsables) et sur toute la Terre ? Conclusion : Et si nous les humains n'étions pas aussi responsables de tous ces malheurs ? Et si le fait de croire en Jésus, puni à ma place sur la croix,  pouvait déjà changer ma vie, puis ceux qui m'entourent et me responsabiliser face aux malheurs du monde entier ? 

Il ne neige pas en octobre.

Ci-après, quelques phrases qui pourraient vous être familières et que vous pouvez mettre à l'épreuve de mon nouveau leitmotiv. A vous d'en faire vos conclusions ☺ : 
Les français sont tous des râleurs / Je ne peux pas me reposer je dois passer l'aspirateur / La Bible, c'est dépassé (vous l'avez déjà lue ?) / Les hommes sont tous pareils / Facebook c'est dangereux / Il va mal finir / Il ne neige jamais en octobre /Un chrétien doit être parfait (quelle idée, il est humain !!!)/ On change de slips tous les jours/ Il faut manger beaucoup à déjeuner/Je suis quelqu'un de bien, je ne fais jamais de mal/ On ne laisse pas traîner ses affaires/ Si on a des enfants, pas d'activité professionnelle pour la maman/ Pas de bras, pas de chocolat/Avoir des ados, c'est dur/Vaut mieux mourir avant que de finir dans un hôme/ etc.

Voilà. Ce fut la parole du jour. N'oubliez pas. Il se peut que tu aies tort. Même si tu es sûr d'avoir raison (c'est quand même dure à avaler. Mouai. Parole de moi-même).


Et, oups, n'oubliez pas ma page Facebook. Vous pouvez "l'aimer" en haut à droite ! Merci !

mercredi 3 octobre 2012

Aïe ! Mon couple !

Parmi tant d'autre, j'ai un nouveau challenge dans ma vie après avoir parcouru en vitesse mes posts de ces derniers mois : essayer de ne plus m'étaler sur le sujet du manque de temps. Je pense que j'en parlerai encore, mais ce sera "juste en passant". OK ? Si tout va bien, ce sera peut-être même plus un problème pour moi, le manque de temps ? Rêvons, rêvons.... 
BREF ! Venons-en à ce post (dont le thème découle tout de même du peu de temps libre que j'ai...pffffff...ça démarre pas trop bien, mon nouveau challenge...)

Voilà longtemps que je n'ai pas consacré un post sous le libellé "Mon homme et moi". Bizarrement, c'est en général ceux qui ont le plus de succès... envers les femmes. Peut-être parce qu'elles se reconnaissent dans mes états d'âme...

Vous souvenez-vous que je suis mariée à un genre de martien ? En moins vert ? Mais avec une énergie pas terrienne du tout ? Je pense que ce n'est pas le seul modèle de ce genre sur terre, peut-être l'une de vous a aussi un mari de cette variété. Une description de la vie de mon E.T. de mari. ICI.
Il a donc plein d'énergie, arrive à satisfaire tout le monde dans son entourage (dans ces deux occupations professionnelles, dans ses engagements à l'église et ailleurs), mais il n'est quand même pas tout à fait parfait, car parfois il arrive que je doive lui faire un p'tit coucou plus ou moins discret  pour lui dire que j'existe.... A certains moments, il arrive que j'ai bien de la peine à suivre son rythme, je trouve déjà que je remplis bien mes journées, mais moi je suis une terrienne, pas une martienne, donc j'ai plus de limites énergétiques... (peut-être que ça à voir avec l'attraction terrestre,... que sais-je). Bref, je partageais ça avec des amies quand l'une d'elle me dit : "Eh ben moi, j'aurais déjà divorcé à ce rythme, je ne tiendrais pas". Ehhhhhhh.... bennnnnnnn......?!!!!

Oui, OK. Sûrement que je dois avoir été créée pour vivre avec un p'tit bonhomme vert boosté aux hormones intersidérales, mais cela m'a turlupiné quelques heures, et d'un coup j'ai réalisé que depuis un temps, dirais-je certain.... nous ne prenions plus de temps pour NOUS DEUX ! A courir, à gauche à droite, à se croiser, on s'oublie ! Avec des ados qui vont se coucher plus tard que nous, nous ne nous retrouvons presque plus tous les deux entre 4 yeux ! Je nous suis vus dans quelques années, nos enfants tous partis par monts et par vaux,  mon mari et moi... tous les deux, seuls,  d'un coup. Si nous continuons comme ça, je me retrouverai avec un presque étranger, et un martien en plus (pas simple !) !

Cela m'a donné un coup de fouet du tonnerre !!! Une ampoule d'un mètre de diamètre (genre OVNI) s'est éclairée en-dessus de ma tête (si si, vous l'auriez vue !!!). J'ai arraché mon agenda à la table, en ai fébrilement tourné les PLAGES à la recherche d'une PAGE (euhhh, le contraire)....  de libre. Cette fois, c'est décidé on se prend en main tous les deux, on se prend du temps à deux. Contre vents et marées. Envers et contre tout. Guerre intergalactique ou pas. Point. Final.
Premier rendez-vous la semaine prochaine pour le resto que je lui ai promis depuis 7 mois pour la St-Valentin (c'est dire) !!!!!! Voilà, je note, j'annote. Mmmmhhh. Deux weekends par année, on disparait. Moui, disons un par année, et une journée entière par an. Celui-là. Noté. Un soir par mois on fait quelque chose A DEUX à l'extérieur de notre SWEET HOME. Voilà, c'est réservé ! Balade, resto, ciné (ouais bon là on peut pas trop causer), regarder le ciel étoilé main dans la main sur un banc solitaire,  squash (pour lui avec moi), de la raquette dans la neige (pour moi avec lui), du vélo pendant une journée, un weekend dans une ville inconnue, et pourquoi pas cette nouvelle mode aller marcher pieds nus dans la nature ???

Voilà. J'attends fébrilement son retour. J'entends son vaisseau spatial atterrir. Je me prépare.
Dès son entrée dans la cuisine où je sais qu'il viendra forcément  (c'est ça, les martiens),  je lui parle de la remarque de mon amie, lui explique ce qui s'est tramé dans mon esprit de terrienne, puis brandis allègrement notre agenda et discute avec enthousiasme de mon plan couple ! Tout en gesticulant, j'ai veillé à me mettre entre le frigo et lui comme ça,  ces antennes restent concentrées sur moi ! Il est quelque peu surpris de me voir ainsi (bon, il commence à avoir l'habitude de mes états d'âme changeants mais là, cela dépasse tout ce qu'il a pu connaître je pense), mais  un peu de piment dans sa vie extra-terrienne, ça peut être sympa non ? Et en plus, l'idée de se faire une bonne bouffe avec moi, que je lui paie, le réjouit (j'en avais pas vraiment douté). Tout de suite, avant que je n'ai épuisé toute mon énergie de femme bien d'chez nous qui vit sur le plancher des vaches, nous fixons les PLAGES COUPLE pour les prochains mois. Avec promesse de n'annuler aucune rencontre (ou de la déplacer en cas d'extrême urgence !).

Je le laisse s'approcher du frigo, et farfouiller dedans. J'ai mes PLAGES COUPLE ! Yehhhh !

Voilà. C'est donc fait. Dans deux jours, p'tit resto à deux. Me réjouis. Cela nous fera du bien. 
C'est fou quand même comme le OVNI-OVNI (train-train) accéléré de nos vies peut nous faire oublier l'essentiel !

Voilà quelques semaines que j'ai écrit ce post... le publie-je ou non, c'était la question. 
Ayant eu l'accord de ma moitié, le voilà ! C'est ça... un martien. Un être courageux qui n'a pas peur de se dévoiler ☺ !