La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...



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lundi 24 décembre 2018

Noël ici, Noël là-bas

Noël ici
Lumière, chaleur, feux de bois, repas, foyer, confort, achats, famille, bisous, rires, déception, stress, dépenses, congés, cadeaux, prises de tête, cuisine, biscuits, indigestion, impatience, achats, bougie, superflu… Nous avons tout, nous voulons plus.
Trop, beaucoup trop. RICHE.

Noël là-bas
Faim, tristesse, travail, esclave, maladie, désespoir, solitude, ignoré, sans amour, battu, sans vie, transparent, sans valeur, guerre, peur, survie, manque du nécessaire…Ils n’ont rien, ils n’ont pas de vie ou si peu. Ils ont rien, ils veulent juste la paix et de quoi se nourrir et se vêtir.
Rien, moins que rien. PAUVRE.

Deux mondes. Deux planètes. Il y a, bien sûr, un peu (ou plus !) de chaque monde, dans l’autre monde.
Soit pauvre. Celui qui sue, qui souffre pour rien ou si peu.
Soit riche. Celui qui reçoit si facilement plus que le nécessaire.

Injustice.
Injustice criante.

Je fais partie des riches. Toi qui me lis, probablement aussi (tu as accès au wifi tout de même)...

Cette année, est-ce que je vais réussir à être reconnaissante de ce trop que j’ai ? Est-ce que je vais réussir à ne pas être déçue si je n’ai pas reçu exactement le surplus désiré ? Est-ce que je vais accepter si la fête n’est pas parfaite (donc pas exactement comme moi je le veux) ?

Je vais essayer, je vais essayer de me souvenir de ce qui se passe sur l’autre planète. La planète des pauvres. Et il y en a partout. Aussi ici. Autour de moi. Juste là.

Ne pas oublier. Ne pas se voiler la face. Donner ce qui est mon possible. De mon temps. De mon argent.

Mais à quoi bon ? demande l'autre, en haussant les épaules...
Ce sont les gouttes d'eau qui font les océans, répond la sagesse, l'amour, et tutti quanti...

Joyeux Noël à vous tous ! 
Que nous puissions être que "M-E-R-C-I" particulièrement en cette journée de l'anniversaire de la venue de Jésus sur terre, même si votre Noël n'est pas parfait !

'Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou  fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. ' 
Philippiens 2:5-11


Le p'tit mot spi
Tout ce que je crois qui m’appartient, mes biens terrestres !, en fait, Lui appartiennent. C’est une illusion de croire que c’est à moi ! Je suis gérante de ce qu'Il me donne. C'est un cadeau non mérité d'être né ici & maintenant.

Pardon, Seigneur, je suis responsable de garder trop souvent pour moi ce que je suis responsable de donner pour soutenir le pauvre.
Oui, nous, les riches, sommes en partie responsables de la pauvreté du pauvre.

L'argent m’appartient, l'or m’appartient, déclare l'Eternel, le maître de l’univers.
Aggée 2:8

'Oui, tout vient de toi et nous recevons de ta main ce que nous t'offrons. '
1 Chroniques 29:14

'Il leur répondit: «Que celui qui a deux chemises partage avec celui qui n'en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même.» ' 
 Luc 3:11

'Que chacun donne comme il l'a décidé dans son cœur, sans regret ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. Dieu peut vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne, ' 2 Corinthiens 9:7-8

A voir, pour t'aider à être reconnaissant ;-) : 
Le discours du prix Nobel de la paix Denis Mukwege : ici
Un p'tit gars dans les mines de cobalt au Congo : ici
Contraste... le commerce en ligne à Noël : ici
Et une nouvelle chanson de Patrick Fiori pour nous remonter le moral après tout ça : ici

jeudi 6 décembre 2018

St-Nic, c'est mon trip.

C'est St-Nicolas.
J'aime ça. J'aime offrir des petites attentions à mes Zenfants, déposées dans leurs "petits adorables" puis "gros souliers troués qui puent", qu'ils auront déposés la veille devant le cheminée. Et je n'arrive pas à décrocher. 

Je n'arrive pas à leur dévoiler que c'est moi qui fait ça. J'ai comme un blocage sur le fait de faire comme si ils savaient que c'est moi. Vous comprenez ? J'ai encore envie de vivre et revivre le temps où, impatients et les yeux brillants, ils couraient tôt le matin vider leurs chaussures et découvrir la petite attention que St-Nic leur avait laissée, au milieu des cacahouètes, chocolats dorés et mandarines...

Maintenant c'est moi. C'est moi qui ai les yeux brillants, et qui est impatiente de leur préparer cette petite attention. Eux ben, eux, ne l'attendent pas forcément. Ou bien ils font croire que.

Et la cheminée n'est plus là à présent. Le poêle l'a remplacée. Comment, je vous dis bien comment, un St-Nic bien bedonnant pourrait rentrer par le tuyau du poêle ???  Du coup, comme ça fait un peu "gros" comme histoire à avaler, quand même, depuis 2 ans les petits cadeaux sont déposés derrière leur porte de chambre, dans la nuit noire. Pas qu'ils se doutent que c'est moi, hein. Mais c'est pas évident car ils se couchent souvent plus tard que moi, et se lèvent plus tôt. Et moi j'aime pas me lever au milieu de la nuit. Bref, je fais avec. La vie est parfois compliquée.

Si l'un de mes Zenfants-qui-n'en-sont-plus me fait la remarque : 
- Maiiiiiis, tu saiiiiis, j'aime pas trop ce chocoooolattttt ! 
Je réponds : 
- Ben, j'en peux rien, et St-Nic ne peut pas être au courant des goûts de chacun, hein....
Ou, s'ils me disent, contents :
- Merci, maman !
- Mais c'est pas moi qu'il faut remercier.... que j'dis, étonnée (surtout qu'ils aient dit merci, en fait)
et mes Zenfants de répondre : 
- Bon... arrête maman, quand même, rooooonnnnn. 

Mais moi je peux pas. Moi je veux continuer de croire faire des petites surprises incognito à mes Zenfants, et essayer de vivre encore et toujours ce moment où, les yeux brillants et impatients, ils vident leurs chaussures, vite avant l'école, pour découvrir la petite surprise apportée par St Nic. Je me répète. Je sais. 

Je me souviens. Manana 1ère devait avoir  5-6 ans.... Et elle m'a demandé, en réflexion profonde, un matin du 6 décembre, ta daaaaam : 
- Mais, maman, c'est toi, hein, qui met les cadeaux dans les souliers ? Hein ?
- Euhhhhhhh... Non, pas déjà pas déjà, que je panique, elle va quand même pas DEJA plus croire au St-Nicolas ???
- Oui, qu'elle continue, parce que c'est pas possible qu'il rentre par la cheminée, hein ?, il les jette en bas, et après c'est toi qui les mets dans les chaussures, non ?

Quel soulagement ce fut pour moi. J'vous dis pas. Je pense que je lui ai répondu un truc du genre pour-ne-surtout-pas-mentir-hein :
- Oui oui, c'est moi qui les mets dans les chaussures. C'est vrai qu'il est un peu gros pour rentrer quand même. T'as pas tout tord, va. 

On a bien rigolé après, quand je le racontais à gauche à droite ! Haha. 

Bref, je n'ai JAMAIS avoué à mes Zenfants que c'était moi qui allais dans les mags faire quelques menus achats et les mettaient dans leurs chaussures. JAMAIS. Encore maintenant, je fais l'intéressée quand ils reçoivent leur cadeau... 
- Alors, qu'est-ce que vous avez reçu cette année, hein ? Ohhh, sympa, il est trop fort, il sait exactement vos goûts...
Et mes Zenfants... lancent un regard en l'air... en me disant d'arrêter, hein, quand même.

Mais laissez-moi dans mon trip !!! Rooooonnnn !

Tout en préparant les petites attentions hier matin, et organisant le transport d'un des cadeaux pour qu'il arrive à temps dans le nouveau nid des fraîchement mariés, Fiston 1er et Belle-nana 1ère, cela tout en discrétion, sans qu'ils se doutent d'un iota que ça puisse être quelqu'un d'autre que St-Nic, j'ai réalisé que bientôt, dès l'année prochaine en fait, vu que j'aurai gradé "grand-mère", je pourrai refaire des p'tits cadeaux à quelqu'un qui me croit, ou plutôt à un petit être qui croira à St-Nic. 
St Nic,  cet être bedonnant et barbu, tout sympa, et qui terrorise les petits bien souvent, qui se fait tout fin pour rentrer dans la cheminée déposer des cadeaux dans les mini-souliers-qui-puent-pas-des-pieds.
Du coup, cette année, j'arrive à me faire à l'idée que mes Zenfants découvrent ENFIN le pot-au-rose. C'est pourquoi j'ai écrit ce post sans crainte. 

Je pourrai recommencer à zéro l'année prochaine !!
Youpi ya ya youpi yéééé !

Je crains bien de devenir une mémé déjantée.

PS : mais comment, par qui, par quelle révélation mes Zenfants ne croient plus à St-Nic ??? Je ne l'ai jamais su. 

Le p'tit mot spi 
Croire à St-Nic, croire en Dieu... 
Oui, St-Nicolas a vécu un jour. Mais bon, ce qu'on raconte de ce qu'il fait encore aujourd'hui, c'est un peu n'importe quoi quand même. Ahhhh, vous voilà soulagés que je revienne à la raison !?!
Mais Dieu. Ce n'est pas une invention, hein, enfin, le Dieu de la Bible n'est pas une invention. De la même manière que je racontais (et que je raconte encore !) plein de "bobards" concernant St-Nic, de même j'ai parlé à mes Zenfants depuis toujours de Dieu. De Jésus. De ce qu'Il fait, de ce qu'Il a fait, de ce qu'Il fera. De ce qu'Il est. De son amour pour chacun de nous. De sa présence ! De ses cadeaux (la vie, la nature, l'amour, bref, tout ce qui est beau !) ! Une partie de ma descendance sait que c'est vrai. D'autres ont plus de doutes, se questionnent... mais Dieu ne les laisse pas indifférent ! 
Tandis que St-Nic, ça a été vite clair, ils savent que ce n'est pas grâce à lui qu'année après année une petite surprise leur est offerte !

En tout cas, il est sain et saint de se questionner sur Jésus, ne laissez pas cette question de côté ! (maintenant que vous êtes fixés sur St-Nic)

'Vous me chercherez et vous me trouverez, parce que vous me chercherez de tout votre cœur. ' Jérémie 29:13

jeudi 22 novembre 2018

Pourquoi j'ai été enchifrenée...

Voilà.
Cela fait bien longtemps que je n'ai eu le temps d'écrire par ici.
D'autres choses étaient prioritaires pour moi.
Et j'attendais la réponse qui ne devait pas tarder d'une deuxième maison d'édition. Pour mon deuxième livre. Des doutes par moment : s'il n'est pas accepté, est-ce que ça vaut le coup encore d'écrire, est-ce que ça intéresse quelqu'un ? La motivation n'était pas vraiment au rendez-vous.
Et j'ai reçu la réponse il y a quelques jours. Mon manuscrit est refusé. Après réflexion, et après avis de mon entourage, comme mon manuscrit est fin prêt, je vais encore tenter quelques maisons d'édition. Histoire à suivre. En attendant, j'écris encore.

Et pis, j'ai été toute enchifrenée durant 4 semaines. A peu près. Et fatiguée du coup. Maintenant ça va.
La cause ? Avec mon Nommamoi, il y a quelques semaines, nous sommes allés marcher. Durant 6h30. Dans les montagnes helvétiques. Comme j'aime. C'était fatigant. Mais jouissif.

Pour cette aventure (oui, à nos âges, c'est une aventure, je vous rappelle qu'on sera bientôt papi & mami, hein), nous étions partis tôt un samedi, dans la nuit, en train. Le brouillard était épais. Bien présent. Le temps était gris. La montée en funiculaire a tout changé : tout à coup, nous avons traversé cette épaisseur humide et grisâtre, pour se retrouve au.... paradis. J'en ai pleuré d'émotion en arrivant dans ce paysage à couper le souffle, le contraste était incroyable : un soleil éclatant, pas l'ombre d'un nuage, des sommets enneigés en face, et la mer de brouillard en-dessous. C'était beau, parfait. Les rayons du soleil nous réchauffait, la joie se lisait sur les visages des autres aventuriers du monde entier. La paix, la nature, j'en veux encore.

Au fil de la journée, le brouillard qui nous cachait la vallée s'est dissipé pour nous montrer les lacs brillant au soleil... encore plus beau. Moi, j'étais en extase. Je louais Dieu de cette beauté ! C'était une journée wouahh, la marche était parfaite, même si parfois le vertige nous tenaillait, et même si, seule ombre au tableau certainement, beaucoup de plus jeunes que nous nous dépassaient, preuve que nous vieillissons inexorablement. Arghhhh. Haha.

Quelle force, quelle grandeur, quelle artiste, quel amour me montrait le Seigneur par Sa création ce jour-là. J'avais l'impression d'être un peu plus proche de comprendre qui Il est, ce qu'Il est.

Moment béni. Arrivée au sommet c'était encore plus fabuleux, si ça pouvait l'être !

Puis nous sommes redescendu. Avons marché 1h30 de plus que prévu. Le bus ne nous attendant pas à l'endroit où l'on imaginait. C'était 1h30 de trop pour nos mollets ! Mais, soulagement, nous étions dans les champs, au milieu des chalets, des vaches et des arbres aux couleurs automnales ! Pas beaucoup de dénivelé, et heureusement, car la plus petite pente nous faisait geindre de douleur. Nos mollets n'étaient quasi plus opérationnels.

S'assoir dans le bus puis le train au retour a été un soulagement incroyable, il est vrai, mais  se coucher enfin dans notre lit douillet, je vous dis pas ! Mais nos esprits étaient plein de cette superbe journée, nous étions épuisés, nos muscles nous faisaient souffrir, mais nous étions heureux.

Et deux jours après, j'ai commencé d'un coup à être enchifrenée. Ben oui, l'épuisement de mon corps m'a empêchée de combattre quelques microbes, et puis voilà, cela m'a tenue quelques semaines. Mais pas un moment je n'ai regretté notre marche. Pas un moment.

Ah oui, enchifrenée ? Signification : avoir le nez embarrassé par un rhume. J'ai découvert ce mot peu avant cette marche, et je me suis dit que, sans faute, je le mettrai dans mon prochain post ! Haha. Peut-être le découvrez-vous aussi !

Le p'tit mot spi
Combien souvent nous avons l'impression d'être dans le brouillard. Quand la vie est dure, quand des vagues et encore des vagues nous submergent, quand le moral est au plus bas, quand nous n'avons plus d'espoir dans une difficulté, une épreuve, une maladie... Jamais je m'en sortirai. C'est fini, je vais rester ainsi toute ma vie. Je baisse les bras, j'en peux plus. A quoi bon ? Et est-ce que vraiment Dieu est là ? Je ne le vois pas, je ne le sens pas. Le brouillard nous oppresse. Les pensées sombres nous tenaillent. Nous voilà complètement enchaînés par des pensées qui nous écrasent.

Se mettre en marche, même si c'est dur, et c'est bien souvent très difficile, chercher une solution, téléphoner à cette personne pour en parler, prendre rendez-vous chez notre médecin pour être aidé, demander la prière, prendre du temps avec le Seigneur, partir faire une sieste malgré tout le travail qui nous attend, partir quelques jours loin de tout pour reprendre ses esprits... Le brouillard, la nuit peuvent continuer de nous entourer un moment.
Mais on continue, malgré tout, puis tout à coup, on se réveille un matin, la situation a changé peut-être, ou bien simplement la paix du coeur est à nouveau là, présente. L'espoir renait et on est les premiers étonnés ! C'est fou, j'aurais pas cru être à nouveau si bien, re-naître à vie ! Me sentir si proche du Seigneur.

Cela ne veut pas dire que la vie sera toujours facile, des montagnes il y en aura encore à gravir, on aura encore le vertige face à certaines situations, mais l'espoir est à nouveau là. Et ça change tout. Et si un jour, on se retrouve à nouveau dans le brouillard, on saura cette fois que oui, ça ne sera pas définitif. On se souviendra que Dieu nous aura déjà sorti de là une fois... l'espoir aura peut-être presque disparu, mais on saura que....
                              Tiens bon dans tes défis quotidiens ! Tu n'es pas seul !

'Ne t'ai-je pas ordonné: ‘Fortifie-toi et prends courage’? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles.» ' Josué 1:9

En cadeau (suis-je généreuse) : tout sur cette marche : ici

vendredi 28 septembre 2018

Je ne tricoterai pas

Voilà voilà. Donc le mariage est derrière. Ma grande fatigue s'envole petit à petit, je lui dis "bye bye" sans regret. Ma vie reprend un certain train-train. La tempête s'est transformée en vaguelettes.

Les larmes de tristesse à voir mon Fiston 1er quitter le nid familial définitivement, aux larmes de joie  en rentrant à l'église à son bras et en entendant les promesses échangées entre mariés jeunes et tellement beaux (Orgueil et préjugés, Raison & sentiment, bref tout Jane Austen n'est plus rien à côté de ce que l'on a vécu ce jour-là !)... Des émotions en veux-tu en voilà, exacerbées par les vagues émotionnelles des semaines précédentes... 
Ce 1er septembre fut fort en émotion.
Me voilà donc transformée en belle-mère. 

Mais je ne vous ai pas tout raconté.
Je ne tricoterai pas. 

Quelques semaines auparavant,  ce couple si jeune, si beau, si amoureux (non non, je n'exagère pas), nous ont appris, quelque peu mal à l'aise, inquiets mais heureux, qu'ils allaient faire de nous- surprise - une grand-mère et un grand-père.
Plus tôt que prévu. 

Dans pas si longtemps. Dans quelques petits mois. A la fin du prochain hiver. 

Quoi ? 

Ok, ok. J'étais d'accord de devenir belle-mère. J'ai signé pour ça. J'ai eu quand même du temps pour me préparer. J'ai écrit et réécrit sur le sujet, pour m'habituer à ce titre. Pour le faire mien. Pour le digérer.

Je pensais bien qu'en devenant belle-mère, je risquais de devenir grand-mère quelques temps plus tard. Mais pas tout de suite. Pas avant des dizaines et des dizaines de millions d'années. 
J'ai eu tout de même quelques doutes un jour que je me promenais en ville avec les futurs mariés et qu'ils ont flâché  sur un p'tit bout d'chou. Là, en les voyant fondre, je me suis dit que je n'aurais peut-être pas des siècles pour me préparer à la chose. Mais bon. 
D'abord, devenir belle-mère. Logique. Sage. Dieu l'a même prévu ainsi, pour notre bien.

Grand-mère. Mère-grand. Mamie. Grand-maman. Mémé. 
Je viens de fêter mes 40 ans. Moi-même je pourrais encore, peut-être, mais je veux pas essayer (arghhh), avoir un bébé qui pousse dans mon ventre. Oui, c'est vrai, mes 40 ans, c'était il y a déjà quelques années... du coup le demi-siècle approche quand même beaucoup beaucoup. Beaucoup trop vite.

L'avantage d'être belle-mère c'est que, comme ce terme est un peu péjoratif, on n'attend pas grand chose d'elle. Une belle-mère, dans la croyance populaire, c'est pénible. Même si cela est bien souvent faux, hein. Expérience faite par moi-même. 

Tandis qu'avec le mot grand-mère, ou mamie, c'est doux, c'est parfait, c'est patient, c'est de l'amour qui transpire... C'est du haut niveau. Supra méga haut. Et tu te demandes si tu pourras être à la hauteur. De ce rôle-là.
Vous me suivez ?

Déjà. Je ne tricoterai pas. 
A peine avais-je annoncé mon futur nouveau titre à de chères amies, trois d'entre elles en 24 heures (oui, en 24 heures), m'ont répondu qu'il fallait donc que je me mette au tricot !!!
Vous voyez l'angoisse ????

Jamais je ne serai au niveau. JAMAIS !
Je l'ai partagé à la belle-mère de Fiston 1er qui, du coup, elle aussi, si vous avez bien suivi, deviendra grand-mère.  Elle, zen et se mettant moins la pression que moi, m'a soulagée en me disant qu'il fallait laisser cela aux arrières-grands-mères. J'ai approuvé. Laissons-leur quelque chose tout de même. Un peu de générosité ne fait pas de mal. 

Non. Je ne tricoterai pas. Mais j'espère que pour le reste j'assumerai. 
Douceur, patience, amour inégalable, chignon, cheveux d'un blanc éclatant, tricoter sur ma chaise à bascule au coin du feu avec un chat sur les genoux... La vraie mémé, c'est ça.
J'ai des genoux, j'ai un chat, une chaise à bascule, et un poêle. Si je cherche bien j'ai peut-être une pelote de laine quelque part.... Mais pour le reste...

Il me reste quelques mois. Un automne entier, un petit hiver pour devenir une grand-mère accomplie. Le futur grand-père, lui, le vit paisiblement. Sans toutes ces prises de tête. Veinard va. 

Moi je me réjouis de plus en plus de tenir ce bout d'Fiston 1er et Belnana 1ère dans mes bras. 
Et de le garder pour toujours. Na. (batailles de grand-mères en perspective ! haha)

Mais je ne tricoterai pas.

PS : encore hier soir, des grands-mères expérimentées m'ont dit en rigolant :
- Alors, tu te mets au tricot ?
- Haha
Non mais, c'est quoi cette pression, hein ?!?
Bon, après elles m'ont dit que de toute façon ça ne servirait à rien car ils (notre descendance donc) ne mettent plus de lainage à leurs petiots. Ils aiment pas. Ouf. (bon, moi je ne suis pas si vieille (je danse de joie, je chante la vie !)... car je n'aimais déjà pas à mon époque, il y a un peu plus de 20 ans).

Le p'tit mot spi
Cet été m'a rappelé que :
- La vie est vraiment courte
- Les choses les plus perturbantes au premier abord peuvent aussi être les plus belles
- Certains de mes enfants sont à présent des adultes libres de leur choix et qui les assument, je dois donc m'effacer
- Tout n'est plus pas entre mes mains, il faudrait que je commence à apprendre une fois pour toute à lâcher-prise
- A présent je m'attends à TOUT avec ma descendance. A TOUT. Vont-ils réussir encore à me surprendre ?
- Je ne vais JAMAIS avoir une vie paisible et sans souci vu que ma descendance se multiplie (et vite). 
- Tout change autour de moi, mais Dieu ne change pas. "... le Dieu des Lumières en qui il n'y a ni changement, ni ombre (!) de variation" (Jacques 1 : 17). Je peux donc m'appuyer sur lui en tout temps. Merci Seigneur. 

vendredi 7 septembre 2018

Un été pas comme les autres.

L'été a toujours été synonyme pour moi de vacances en famille au soleil, de ressourcement, de bouquins lus à la chaîne, ... Je n'avais jamais imaginé que la période estivale puisse être différente. Je me reposais sur cet acquis, cette certitude : à la fin de l'été, à la reprise du train-train quotidien, comme chaque année je serai fit, motivée et pleine d'énergie... Yehhh.

Ben cet été n'a pas été pareil.
Cet été, j'ai un peu perdu pied.

Je m'étais préparée depuis de longs mois que mon Nommamoi aurait un énorme chantier tout l'été à gérer... ça oui. Qu'il serait très occupé.  Et que les vacances en famille il fallait oublier. 
Mais je ne m'étais pas préparée... au retour de Manana 1ère à la maison (le combientième retour déjà ?), au fait qu'elle a dû faire travailler sa matière grise à fond pour des examens fin août, ce qui fait qu'il a fallu l'accompagner dans ces hauts et bas émotionnels.
Je ne m'étais pas préparée au fait que Fiston 2e travaillerait d'arrache-pied 1 mois en usine, qu'il rentrerait sentant l'huile mais heureux, sachant qu'il était en train de se faire un petit pécule pour enfin s'acheter ce qui le rendrait plus heureux. Pensait-il. Mais Google Home ne range pas ta chambre, mon fils ! 
Je ne m'étais pas préparée au fait que déjà début juillet Manana 2e commencerait déjà une nouvelle formation. Tellement reconnaissants nous sommes, qu'elle ait trouvé une place d'apprentissage  dans un endroit où elle se sent bien. 
Je ne m'étais pas préparée au fait que le mariage de Fiston 1er me prendrait autant d'énergie, surtout pour la recherche de LA robe. Ou les robes devrais-je dire, de Mesnanas aussi. Sans parler des noeuds papillons, vestes de costume, chemises, sacs, chaussures.... Le facteur a frôlé le burn-out. Lui aussi pensait qu'en été, les gens avaient tendance à moins craquer sur le net... Presque chaque jour, nous le voyions chargé de plusieurs cartons... ces cernes toujours plus profonds et son sourire de plus en plus crispé... 
Je ne m'étais pas préparée au fait que sur deux jours où j'ai pu m'échapper dans la nature de mon quotidien tourneboulé, au 2e jour je me suis fait une entorse de la cheville, qui m'a handicapée quelques semaines...
Je ne m'étais pas préparée au fait que l'on me découvre un strabisme, et que je dise adieu à mes verres de contact que j'avais depuis 30 ans et que je devrais rechausser lunettes sur mon nez... seule solution pour que je puisse continuer de conduire sans voir deux entrées de tunnel quand il n'y en a qu'un. 
Je ne m'étais pas préparée à tous les changements dans notre vie familiale, au retour, au départ, aux déménagements d'une chambre à une autre, au squatage de mon bureau, de passer de 3-4 puis 2 Zenfants à la maison...
Je ne m'étais pas préparée au fait... on va s'arrêter là pour le moment. Ok ?

Pour conclure cette liste de loin non exhaustive, je ne m'étais pas préparée au fait que tout l'été, je n'ai pu vraiment me décontracter... Des inquiétudes, surprises en tout genre, des couacs, des frustrations, des choses à digérer, de belles choses à venir qui ouvrent de nouveaux chapitres dans nos vies de parents, l'état émotionnel des uns qui me touche particulièrement,... et du coup un sommeil pas toujours facile à trouver... ou à garder...

Cette période mouvementée, émotionnellement surtout, sans repos pour nos corps fatigués, c'est terminée en beauté, comme dans un rêve... par la réussite des examens de Manana 1ère (l'université lui ouvre les portes à présent !) et deux jours après par le superbe mariage digne d'un conte de fée de Fiston 1er  et  Belnana 1ère. Qu'ils étaient beaux. Et heureux. Tellement fière. 
Me voilà belle-mère. Et fière de l'être. Que Fiston 1er a bon goût. Reconnaissante. 

Me reviennent ces versets reçus dans la tempête lors de mes moments-Bible : 
L'Eternel demeure aussi avec l'homme accablé, à l'esprit abattu, pour ranimer la vie de qui a l'esprit abattu et vivifier le coeur des hommes accablés. Esaïe 57 : 15

Le soir arrive les pleurs et le matin l'allégresse. Psaume 30 : 6

Etre maman, c'est parfois bien difficile.

Oui, cet été, j'ai un peu perdu pied.  Un énorme chapitre s'est tourné. Et me voilà bien fatiguée. Mais cet été, qui s'est terminé en apothéose !, est aussi à présent derrière. De belles choses nous attendent. Des vacances. Un train-train quotidien retrouvé (je rêve comme jamais de monotonie quotidienne ! haha) et...
... la suite dans un tout prochain post !

La p'tite appli spi
Comme souvent lorsque la vie est plus difficile, où je ne comprends pas les circonstances, où je me sens parfois incomprise dans mes sentiments, le Seigneur (qui m'a faite et qui me connaît mieux que moi-même !) m'a accompagnée, soutenue, encouragée. 

Ce qui m'aide vraiment quand émotionnellement c'est difficile, c'est partir marcher dans la nature, seule, avec mon Créateur. M'épancher devant Lui m'aide à relativiser, à déposer mes soucis (au moins pour un temps !) et je rentre en paix. Mais lorsque j'en ai eu le plus besoin cet été, cette entorse m'en a empêchée. La frustration était énorme par moment. 

Un jour où j'étais particulièrement découragée, lors de ma lecture quotidienne Habakuk 3 : 19 m'a interpellée : 
L'Eternel, le Seigneur, est ma force : il rend mes pieds semblables à ceux des biches et il me fait marcher sur mes hauteurs. 
Oui, un jour je pourrai aller marcher à nouveau, mais même sans cela, c'est l'Eternel qui est ma force dans les difficultés. Il est là.

Ta compassion, ta grâce, ta proximité dans ces temps compliqués m'ont touchées, Seigneur. 
Merci pour ton amour infini pour moi telle que je suis. 

jeudi 7 juin 2018

Avant de parler...

Me revoilà.
Presque deux mois ont passé depuis la dernière fois que je me suis retrouvée ici ! Cela me fait tout bizarre. Je ne sais plus trop comment je faisais, en fait. Comment l'inspiration me venait. 
Ces deux mois ont été remplis. Dans ma tête. Pas forcément en temps. Plein de choses s'entrechoquaient dans mon cerveau, presque tout est encore d'actualité mais il me semble retrouver un petit coin de matière grise dispo pour travailler pour un post.

Période de soucis. Extérieur à ma famille. Ou pas. Période de chamboulement aussi (vous vous souvenez ? Je me métamorphose rapidement en belle-mère, dans 3 mois la transformation sera complète). Et j'essaie d'apprendre. D'apprendre à me taire. D'apprendre à réfléchir avant de parler. Plutôt qu'après.

Oui, cela m'interpelle particulièrement ces derniers temps. En général, quand je suis à l'aise avec les gens, je suis un peu trop encline à exprimer pensées, sentiments, état d'âme, questionnement, avis sur tout et n'importe quoi. Surtout chez moi : j'ai déjà réalisé quelques fois de nombreuses fois, que mon Nommamoi, bien qu'acquiesçant régulièrement à ce que je lui raconte avec emphase, ne sait en fait pas vraiment de quoi je parle. Il m'est arrivé  d'oser le faire :  au milieu de ma phrase je le vois en train de fixer l'écran devant lui (le grand, le p'tit ou les deux), les yeux dans le vague, et je dis sur le même ton que le reste : en fait je te quitte, ciao, j'vais faire mes bagages... (en fait, c'est nul, ce n'est pas à conseiller, encore une preuve que je ne réfléchis pas forcément avant de parler, mais c'est un bon test de son écoute attentive, ou pas...) Mon Nommamoi est quand même trop fort car après 3 secondes il réagit quand même, se secoue, revient à moi,  et lance "rrrrooooonnnnnn".

Je le noie donc bien souvent sous mon flot de paroles... (Pourtant, je vous assure, ce n'est pas lui qui a dévoilé : "Je ne parle plus à ma femme depuis 1 an, je n'aime pas l'interrompre"), à sa place, je décrocherais aussi parfois.

Bref. Pourquoi je dis ça, moi. Ah oui. Juste pour vous dire que quand un de nos Zados est en crise, comme m'a raconté une maman, il faudrait tourner 7x sa langue dans sa bouche** avant de lui parler... elle m'a écrit qu'elle le faisait ! Eh ben moi je suis admirative car je n'arrive jamais jusqu'à 7.

Mais il est vrai que je prie souvent pour que le Seigneur mette un garde à mes lèvres dans des situations sensibles comme :
- une ado sur les nerfs qui a besoin d'être recadrée
- une ado en plein Syndrome PréMenstruel (ou pas)
- quand je suis moi-même en plein SPM (voir ci-dessus, j'en peux rien c'est les hormones)
- un/e de nos jeunes adultes qu'on n'approuve pas forcément mais qui doit faire ses expériences
- une envie de raconter un truc négatif sur quelqu'un, ou un racontar quelconque 
- une envie de raconter un secret, un truc qu'on m'a dit entre 4 yeux  (non non un secret n'est pas quelque chose qu'on dit à une personne à la fois)
- ton ado qui est en train de faire son xe record à son jeu à l'ordi au même moment où tu découvres son repaire sans dessus-dessous
- à son Nommamoi qui rentre d'une journée de 12 heures de boulot intensif et que tu découvres qu'il  a ses chaussettes trouées (les mêmes que la veille)... ben voilà, je viens de raconter un truc négatif sur quelqu'un... ahhh, pour le transformer en positif, son excuse c'est qu'il ne voulait pas me réveiller en cherchant d'autres chaussettes en partant au boulot. Merciiiiii... mais ces chaussettes, quand même...
- ...

Oui, j'ai vécu différentes situations ces derniers temps qui m'écrasaient, pour lesquelles j'essayais de trouver une solution par moi-même en allant causer à certaines personnes, mais j'ai dû me rendre à l'évidence, le lâcher-prise c'était la seule solution envisageable. Surtout quand, clairement, j'ai reçu plusieurs fois ce verset dans mes lectures bibliques (si si, Dieu nous parle par la Bible, Il peut le faire pour vous, il suffit de l'ouvrir !)  : 

     'C’est l'Eternel qui combattra pour vous. Quant à vous, gardez le silence!» ' 
Exode 14:14

- Arrête ma vieille. Arrête de vouloir que tes Zenfants, ton Nommamoi ou n'importe qui d'autre agisse comme tu l'aimerais. Et toi as-tu été meilleure dans ce cas-là ? Euh, non, pas forcément. Alors lâche. Remets ton souci à Dieu. C'est tout. Toi tu ne peux rien faire en plus. Alors arrête de te rendre malade, là. C'est pas le but, me dis-je à moi-même.

Je suis une perfectionniste. Pour moi. Mais bien souvent encore plus pour les autres, pour les êtres que j'aime le plus ! Le Seigneur ne nous demande pas d'être parfaits. Il sait de quoi nous sommes faits ! Oui mes Zenfants, mon Nommamoi,  même les personnes qui aiment le Seigneur à fond, tous nous resterons imparfaits ! L'humain me décevra encore, et moi-même je me déçois chaque jour. 
Il faut juste que je me rappelle que :

'Personne n'est saint comme l'Eternel. 

Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, il n'y a pas de rocher pareil à notre Dieu. ' 
1 Samuel 2:2 

Si je me rappelle ça, je pourrai mieux tenir ma langue. Un peu mieux. Un peu moins de commérages. Un peu moins de remarques constructives. Un peu plus de compassion. Un peu plus de compréhension.
'Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, 
mais celui qui met un frein à ses lèvres est un homme avisé. ' 
Proverbes 10:19 

C'est pourquoi ma prière est : 
'Eternel, garde ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres! ' 
Psaumes 141:3


Des versets sur la langue, cet instrument si petit mais qui peut faire tant de mal ? Il y en a plein. J'aime particulièrement ce passage : Jacques 3 : 1-10


**c’est une imaaaaaaaaage bien sûr !!! (imaginez sinon...)

PS : mmmhhh, vu l'époque que nous vivons,  il me semble que nous devrions si possible connecter
nos doigts avec notre cerveau avant de taper sur un clavier ....
PS 2 : Réflexion ! " Nous sommes toujours maîtres des paroles que nous n’avons pas dites " Proverbe arabe. Mais une fois parties, plus moyen de les rattraper…




mercredi 11 avril 2018

Vivants !

Nous sommes rentrés.
Vivants.
De la péninsule du Sinaï.
Aucun djihadiste. Aucune bombe. Aucune chute d'avion. Aucun requin ni aucune autre bestiole venimeuse a stoppé notre programme de vacances. 

J'ai pu poster sur Instagram des photos parfaites de :
- nos sourires
- notre joie
- palmiers devant les belles montagnes du Sinaï
- la Mer Rouge
- nos vêtements légers = chaleur estivale et soleil
- nos repas colorés
- balades à l'arrière des taxis-pick-up ou jeep
- notre journée en bateau
- notre balade à dromadaire menant à une oasis en plein désert
- ...

Tout pour faire envie aux personnes jetant un oeil dessus. Tout pour faire croire aux gens que notre famille a une vie parfaite, avec une entente parfaite. Tout pour montrer que oui, le paradis sur terre, ça existe !

Mais... je n'ai pas posté....
- Fiston 2e fiévreux au lit les 3 premiers jours de notre séjour... il a pu profiter des 3 derniers
- le souci que j'avais pour Fiston 2e
- les grincements, agacements, coup de gueule des uns et des autres
- tous les coins moins jolis 
- les femmes qui fouillaient dans les poubelles
- ma tourista du dernier jour (vaut mieux pour vous)
- ma frustration de ne pouvoir causer qu'en anglais ou en arabe quand je ne parle aucune des deux langues
- le vent qui a un peu gâché notre journée en bateau
- les journées où nous ne pouvions pas faire de PMT (palme-masque-tuba) dans notre coin préféré car il y avait trop de vagues
- les jeunes tout fous en quads qui faisaient peur aux dromadaires sur lesquels nous étions (enfin, plutôt les quads qui me faisaient peur car j'avais peur qu'ils fassent peur à nos montures et que nos montures s'emballent et que nous tombassions sur le sol dur, que nos montures nous piétinassent d'angoisse et que nous devions être rapatriés d'urgence en p'tits morceaux et que nous restions handicapés à vie, au mieux (désolée, je me suis perdue dans les temps des verbes))
-...

Oui, notre famille est normale. Nos vacances furent normales. Imparfaites. 

Je me suis sentie vraiment en sécurité. Totalement en sécurité.  A se demander ce que nous bassinent les médias ? Allez-y, le Sinaï du Sud est sans danger ! Ou plutôt n'a pas plus de danger qu'ailleurs (Nice, Carcassonne ou je ne sais où !) !!! Et les Egyptiens sont accueillants et sympathiques ! Si, si !

Deux choses m'ont tout de même fait peur : 
- la façon de conduire de certains "pilotes" de taxi ! Vive le klaxon ! Les enfants jouant sur les routes, les voitures roulant au milieu de la route jusqu'à ce qu'il y ait une voiture à croiser, mais on klaxonne d'abord espérant que ça soit l'autre qui fasse de la place, et vraiment s'il ne veut pas ok au dernier moment pour se mettre un peu plus à droite !! Les chèvres n'ont qu'à se pousser, ce n'est surtout pas le taxi qui va freiner ! C'était une aventure à chaque fois ! On a bien rigolé ! (après)
- et sur mon dromadaire (ah vous aviez déjà réalisé ?!?) ! Déjà qu'il a dû se reprendre à deux fois pour se mettre sur ses pattes avec moi sur son dos, il a basculé la première fois et j'ai dû faire un écart pour qu'il ne m'écrase pas ! 

C'était l'aventure ! Un total dépaysement pour nous ! Et vous savez quoi ? Il est fort probable qu'on y retourne, car cela nous a plu et qu'il y a encore un tas de chose à faire là-bas (mais le dromadaire j'ai donné, ils ont une tête sympa mais bon) ! 

Le p'tit mot spi :
Encore à nouveau, je réalise que mon imagination est traitre... qu'elle me terrorise bien plus que la réalité ! J'aimerais à chaque fois en retenir la leçon, mais je tombe encore et toujours dans le panneau ! Je suis désespérante.
Le bâton de Dieu ne nous frappe pas aussi durement que le bâton de notre propre imagination.
Spurgeon
'Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie? ' Matthieu 6:27

Et ne prêtez surtout pas trop d'importances aux photos que vos "amis" partagent sur les réseaux sociaux ! Qui partageraient les mauvais côtés de ce qu'ils vivent ? Tout ce qui est moche ? Personne ! Nous privilégions tous le beau, le sympa, et tant mieux ! Mais n'oubliez pas que ce n'est pas la réalité ! L'envie, la jalousie à leur vue peut nous happer et gâcher nos journées ! Ces partages ne résument jamais totalement la réalité ! On voit une belle photo, un sourire, et on brode autour, s'imaginant que cette famille est toujours heureuse; ou un palmier et on s'imagine que c'est un paradis, mais peut-être bien que juste hors du cadrage il y a des ruines et des plages sales.  C'est pour cela parfois que je suis mal à l'aise en partageant mes photos parfaites... ! Et que de temps en temps je tombe moi aussi dans le panneau de l'envie en admirant les photos de mes amis... 
Car tous, tous tels que nous sommes nous cherchons, espérons ce paradis perdu. Patience. 

Rien n'est parfait en ce monde, on vit tous des difficultés, des défis, mais aussi des moments de joie, oui oui !

'Mais l'Eternel dit à Samuel: «Ne prête pas attention à son apparence et à sa grande taille, car je l'ai rejeté. En effet, l’Eternel n’a pas le même regard que l’homme: l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur.» ' 1 Samuel 16:7
Merci Seigneur, d'être ce grand Dieu et Père qui prend soin de moi, de nous, pardon pour toutes les fois où je manque de confiance en toi ! 
Tellement souvent, tellement ! 
Et merci pour ces vacances, telles qu'elles étaient, avec ses défis et ses joies ! 
Merci pour tous ces cadeaux que je ne mérite pas !

vendredi 6 avril 2018

La géographie, c'est utile.

Voilà.
Dans deux semaines on part.
Au Moyen-Orient.
En Egypte.
Dans le Sinaï.
Au bord de la Mer Rouge.
Et c'est pas moi qui l'ai voulu.
Mais j'ai payé quand même.
J'vous explique.

Voilà des lustres que mon Nommamoi réclame pour aller en Egypte en vacances.  
Moi je dis dès qu'il aborde le sujet : 
- Mais ça va pas ? Tu entends toutes ces nouvelles ? Tous ces attentats par là-bas ?
- Mais arrête, franchement, et plonger dans la Mer rouge doit être tellement fabuleux. Fiston 2e serait tellement content.
- Bon, ben oui, pour plonger c'est top, mais on ne veut pas risquer notre vie pour ça, non ?
Et mois après mois, le même échange revenait. Je restais sur mon avis : c'est trop dangereux. Non. Exclu. Tu as entendu ce qui est arrivé dernièrement ?
- Sinon, je vais seul avec Fiston 2e, pour ses 18 ans (très à l'avance, il a tout juste 17).
- Mais noooooooon, je ne veux paaaaas  ?! Et je me retrouve avec un fils et un mari en moins ?! Non.... cela me fait peur. 

Mon Nommamoi m'a averti une année à l'avance qu'en 2018 il n'aura pas de vacances ni l'été, ni l'automne, trop de chantiers en cours. Du coup, c'est au printemps qu'il faut partir. Et franchement, l'idéal serait l'Egypte, il fait chaud au printemps !
- Non !
Ben non. Je ne veux pas. J'en parle à des amies, des collègues, qui toutes sont, bien entendu, du même avis que moi : 
- L'Egypte, ça va pas non ? Mais quelle idée !!! Trop dangereux, ça saute de partout là-bas ! Et les avions y tombent comme des mouches !
Ce que je m'empresse de raconter à mon Nommamoi pour appuyer mon ressenti. Je ne suis pas la seule à ne pas vouloir m'aventurer là-bas !

Le temps de réserver approche. Je perds des heures à chercher sur le net d'autres endroits paradisiaques où plonger au printemps, où la chaleur et le soleil sont présents. Je dois me rendre à l'évidence : hors de prix, trop loin pour la petite semaine qu'on a de vacances. 
Malgré moi je me retrouve à rechercher des infos sur l'Egypte. En cachette de mon Nommamoi. Je dois me rendre à l'évidence. C'est dans nos prix, mer fabuleuse et... le pays, mine de rien, me fait bien envie.
Mais il y a ces bombes et les avions qui tombent. C'est un peu la roulette russe d'aller là-bas. 
Quelques jours plus tard, j'ose dire à mon Nommamoi :
- Bon, peut-être que l'Egypte est la seule solution en fait. Euhhhh, bon, le pays me fait vraiment envie, y a pas photo, mais bon c'est dangereux quand même, hein !
- Roooooooon, que me répond mon Nommamoi, après avoir souri d'espoir et de joie, juste avant ma dernière remarque.

J'hésite, étudie la chose. Bon, à la rigueur l'Egypte. Mais pas dans ces deux grands centres touristiques,  j'aime pas ça du tout, ces grands hôtels, ces touristes qui s'entassent les uns sur les autres. Je tombe sur une jolie petite ville. 300 berbères y vivent. Wouahhh. Et quand même 3 fois plus de touristes. Un super centre de plongée. Top. J'en parle à mon Nommamoi. Il rayonne. Fiston 2e aussi. Je réserve les billets d'avion, l'appartement. C'est fait. Suis folle. Mais bon il parait qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Seule chose qui me console à vrai dire. Bon. ça va aller. Les médias nous trompent aussi. Hein. 
Alors je commande comme avant chaque voyage au loin mon guide touristique préféré où... après l'avoir ouvert, je ne trouve pas notre lieu de vacances ! Je réalise à ce moment-là que j'ai réservé au "pire endroit possible" de l'Egypte : dans le Sinaï !!!! Il y a même un avertissement sur le guide comme quoi notre région de vacances est classée orange ! A la rigueur, on peut éventuellement, en cas de raison impérative prendre telle route, mais c'est bien la seule. La nôtre. C'est déjà ça. Car il faut dire, qu'atterrissant à Sharm El Sheik, nous devons encore rouler deux heures. Et de jour. La nuit ce n'est pas du tout fréquentable.

Je ris. Je ris jaune. Je ris de ma bêtise. Vaut mieux rire que pleurer. 

Je dois dire qu'à l'époque où j'ai réservé notre séjour là-bas, je n'avais pas la carte de l'Egypte dans la tête. Maintenant oui. Elle est imprimée au fer rouge. 
Les semaines qui suivirent la réservation, la peur m'envahissait par moment, cela m'empêchait même de dormir ! Mon Nommamoi s'impatientait franchement de mes craintes ! J'espérais par moment des choses qui nous empêcheraient d'y aller, genre euhhh, je préfère pas dire.

Hier, Fiston 2e est rentré de l'école et m'a dit : 
- Alors quand je dis que je pars plonger en Egypte, on me demande soit : "tu n'as pas peur des bombes ?", soit "tu n'as pas peur des requins ?". Mais moi je m'en fiche, je me réjouis trop d'aller ! Et mon rêve est de voir des requins !

Je préfère pas faire de commentaire là-dessus. Imaginez Fiston 2e au milieu de requins. Cela suffit. 

A moi, il y a même quelqu'un qui vit depuis quelques petites semaines au Moyen-Orient qui s'est exclamé "mais il y a plein de gens qui se font enlever là-bas !". 

Quelqu'un m'a même demandé : Tu ne pourrais pas annuler ?

Ah oui... je ne vous ai pas raconter encore cela : il y a quelques semaines je suis allée voir une expo des animaux les plus venimeux de la planète avec Fiston 2e et Manana 1ère. Quand on regardait où habitaient les plus dangereux, c'était bien souvent dans la Mer Rouge. Je vous assure que cela ne m'a pas aidée dans mon processus de "je veux la paix par rapport à ces vacances !"

Bon, en même temps, si on revient de là, et je dis bien SI on revient de là-bas, après je n'aurai plus peur de rien. Peut-être. 

Incroyable, maintenant, je me réjouis presque (oui, "presque" car il y a une miette d'insécurité qui traîne dans un coin) de partir là-bas ! La paix est revenue dans mon coeur. Vraiment. Cela ne m'empêche plus de dormir ! Ouf !

Le p'tit mot spi 
Mais comment c'est possible, cette paix, parce que bon, pas trop rassurant ton truc ?!? vous demandez-vous.

Le Seigneur m'a parlé par le verset ci-dessous, qui, au premier abord, m'a pas super aidée car je me disais, par des raisonnements tout à fait humains que bon, ben voilà, j'ai trouvé le verset que je voulais trouver : 
"Je suis moi-même avec toi, je te garderai partout où tu iras; et je te ferai revenir dans cette région; je ne t'abandonnerai pas mais j'accomplirai ce que je t'ai promis" Genèse 28 : 15

Puis, il y a peu, j'ai demandé vraiment au Seigneur de me donner la paix par rapport à ce voyage car j'en avais marre de ces peurs qui m'empoisonnaient et ne servaient à rien. Et je l'ai obtenue rapidement. Maintenant, j'ai l'esprit tranquille. Oui, il peut tout de même nous arriver quelque chose, mais Dieu est là. Merci Seigneur. 
Je ne vous interdirai tout de même pas de prier pour nous. Haha.

Post écrit le 16.03.2018

vendredi 23 mars 2018

C'est non, mais...

Voilà.

J'ai travaillé ce matin pour envoyer mon manuscrit à un nouvel éditeur.

Le premier éditeur malheureusement ne se lancera pas avec moi pour un deuxième livre du même style. Je ne m'y attendais pas vraiment alors j'ai dû digérer l'idée. D'autant plus qu'on m'avait dit que mon livre "Dieu, ma famille, les autres et moi... et parfois le contraire" était parmi les meilleures ventes de l'édition. Pourtant, voilà plusieurs mois que je bosse à fond pour cet éventuel deuxième livre. Pendant des jours, des heures et des secondes. A n'en plus pouvoir. Puis 4 relecteur/trices qui me connaissent plus ou moins l'ont relu, ont corrigé mes fautes d'orthographe et m'ont fait des retours constructifs et encourageants ! J'y croyais. Fort.

Et voilà que la réponse fut non.
Du coup je cherche un nouveau titre.
J'ai pris contact avec une nouvelle maison d'édition.
Et je vais tenter.
Il faudra attendre jusqu'à 6 mois pour avoir une réponse.
Est-ce que tout ce travail fut pour rien ? C'est le lot de la plupart des auteurs !
J'ai déjà eu un cadeau inouï d'avoir pu être publiée une fois.
J'ai appris.
Beaucoup. Sur moi surtout. J'ai réalisé encore une fois comme je suis mal à l'aise quand je suis devant. Comme je peux paniquer dans des situations nouvelles quand les regards sont braqués sur moi. C'est pas ce que je recherche. Je dois sortir de ma zone de confort. Je vous assure.
J'ai appris.
Sur Dieu aussi, sur les chemins surprenants par lequels il peut nous faire passer, malgré nos manquements, notre imperfection. Quelle Grâce !
Sur le fait aussi que "Sans Lui je ne peux rien faire" (Jean 15 : 5).

Ce matin, ma lecture biblique, c'était l'appel de Moïse. Ce grand Moïse si trouillard à ses débuts (à 80 ans quand même).
- Qui suis-je, moi ? (Exode 3 : 11)
Puis :
- Ah Seigneur, je n'ai pas la parole facile. Cela ne date pas d'hier, ni d'avant-hier, et cela ne s'est pas amélioré depuis que tu as commencé à parler à ton serviteur; j'ai la bouche et la langue embarrassées. (Exode 4 : 10)
Tellement moi.

Et Dieu lui répond, me répond, te répond :
- Qui a doté l'homme d'une bouche ? Qui le rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N'est-ce pas moi l'Eternel ? Maintenant donc vas-y; je serai avec ta bouche et je t'indiquerai ce que tu devras dire... (Exode 4 : 11-12)
Tellement Lui.

Tant pis. Je crois que je ne peux arrêter d'écrire malgré ce refus. Malgré l'incertitude concernant la publication ou non de mes textes. Même si parfois je me demande à quoi ça sert, je n'arrive pas à m'arrêter. J'écris. Et je me dis que tout est dans les mains de Dieu. Je fais ma part. Il fait le reste. C'est Lui au final qui fera les choses pour Sa Gloire, que cela soit publié ou non.

Je vous redonnerai des nouvelles.
Belle journée à vous dans vos défis de chaque jour !

vendredi 9 février 2018

Ahhhh l'amour !

Ahhhhh l'amour ! Ahhhh la jeunesse et ces étoiles qui brillent dans leurs yeux !!! Et ses aspirations de paradis sur terre, de conte de fées et d'amour parfait !

Mes 4 jeunes sont en plein dedans. 17 à 22 ans. L'âge où l'on construit sa vie. Où l'ont fait des choix desquels vont découler des conséquences sur toute leur vie. Profession, amour, amour et profession. Mais ça c'est le positif. Il y a aussi les mauvais choix : dérapages divers... je ne m'étalerai point sur cela. 

Ahh l'amour.

L'autre jour Fiston 1er rentrait de voyage en terre africaine... Vu son chargement de bagages, il était prévu que j'aille le chercher à l'Airport. L'occasion de blablater sur le chemin du retour sur son expérience voyagistique. Sa fiancée, sa moitié, son Amour (c'est la même personne) devant travailler, j'aurais mon Fiston 1er encore pour moi toute seule. Et na. Et toc. C'est mon Fistonàmoi. Bon. Je sais que je dois profiter de chaque moment de sa présence car bientôt, vioup, dans quelques mois, il va lier sa vie à sa  belle, sa douce, son Amour (c'est la même personne)
Il n'est déjà pas tant là, dans notre Sweet Home, étant attiré irrémédiablement par son amoureuse, sa chérie, son Amour (c'est la même personne). Il en est déjà inséparable. Du coup, ce voyage de 10 jours était génial pour lui, mais pas si simple tout de même, l'ennui de sa belle l'a, au bout de quelques jours, presque terrassé (allez, un peu de drame dans mon post). Pour sa douce, le vécu était pareil.

Bref, changement de programme, l'avant-veille, j'apprends que sa dulcinée tant adorée était à présent libre pour m'accompagner à l'Airport chercher son amoureux ! 
Notre échange wattsapp : 
Fiston 1er : - Tu peux pas venir me chercher avec ma belle, mercredi ?
Mon message audio : - Ok je te l'avais proposé ! Pas de souci ! Mais bien sûr, après je vais compter pour rien, quoi, je ferai juste le taxi ! Mais d'accord. 
- Mes deux femmes préférées...(mais qu'est-ce qu'il peut me pommader celui-ci).  Regarde avec elle, elle a congé.

Contact fut pris avec ma future belle-fille, je lui  dis que je savais à l'avance que dans ses retrouvailles "je ne compterai pour rien et que je ferai juste le taxi", mais que je le fais volontiers ;-).
Elle me répondit en rigolant : "Tu ne vas pas compter pour du beurre, ne t'inquiète pas. "
Je lui répondis : "compter pour beurre, on verra, mais ça fait rien, c'est beau"

Bref, la chose fut organisée, je me réjouissais de faire la route avec ma future belle-fille. Pour blablater un peu. Mais en attendant je me préparais mentalement à faire le taxi et à compter pour beurre. De l'Airport à notre Home sweet Home. 

Malgré qu'il quittait le soleil et retrouverait le temps maussade de notre Europe, Fiston 1er n'a pas hésité à revenir :
- Il y a mes deux soleils qui m'attendent à l'aéroport, donc je rentre ! (et re je-pommade-ma-mère)

En attendant j'ai demandé à Manana 1ère : 
- On verra si leurs retrouvailles seront romantiques.
- Je n'en douterais pas à ta place, me répondit-elle

Bref, les deux soleils- femmes préférées de Fiston 1er partirent comme prévu, en matinée, le chercher à l'Airport. Et nous blablatâmes comme prévu. 

Comme prévu, les retrouvailles furent romantiques, comme dans les films :  elle courut dans ses bras qu'il referma sur elle (tout cela au ralentis). Dommage que je n'avais pas un fauteuil de cinéma où m'installer confortablement pour admirer cela. Et des pop corn. C'était beau. En 3D et pas besoin de lunettes. 

J'attendis donc, debout, et immortalisa le moment. Fiston 1er réalisa tout à coup qu'il y avait son deuxième soleil (peuhhhhhh, une p'tite étoile de rien du tout à ses yeux, ouais) pas loin (à des années-lumières de son esprit, ouais) et je vis un de ses yeux me regarder à travers la chevelure de sa belle. haha !
Ils arrivèrent à se décrocher finalement, et j'eu droit à un hug rapide et un bisou affectueux d'un fils à sa mère. Nous étions tout sourire, eux car ils étaient enfin à nouveau ensemble après avoir été séparés une éternité infinie et éternelle, et moi car je me réjouissais de les voir heureux (j'aime bien les films romantiques) et de récupérer mon Fiston entier. 
Je fus reconnaissante envers mon Fiston, car jusqu'à la voiture il ne m'oublia pas. 

Comme prévu, arrivés à la voiture, je leur propose de s'assoir à l'arrière tous les deux. Quand même, ce serait méchant de séparer ces amoureux. Après un brin d'hésitation ils le firent. Comme prévu donc, je fis le taxi. Mais une conductrice qui eu la permission quand même de prendre part aux conversations. Je ne comptai donc pas pour du beurre (en même temps le beurre, c'est bon). Ouf.

Bref. Ce fut sympa. Prévisible. Romantique. C'est fou ce qu'ils s'aiment ces deux-là. Et je les aime.

Ahhhh, l'amouuuur !

Un sujet de conversation assez récurrent par chez nous. L'un, détestant l'allemand, a tout à coup déclaré qu'avoir une copine suisse allemande pourrait peut-être l'aider, l'autre se demande bien où et quand elle va dégoter sa moitié (existe-t-elle même quelque part ?) et une autre n'en parle jamais, mais il faut se méfier de l'eau qui dort... moui.
Voilà, je m'arrête là... je dois respecter la vie privée de mes Zenfants, vous ne pouvez en savoir plus. Dommage, hein. Je vous plains, car c'est passionnant par moment...

En tout cas, moi, maman, j'aime cette période de la vie où je vois mes petiots-juste-sortis-de-moi (hier !) se poser des questions, s'intéresser à l'autre moitié de l'humanité... c'est passionnant et plein de suspense, parfois un peu trop beaucoup, cela peut être inquiétant aussi ! Par moment c'est aussi un déchirement pour moi, de réaliser qu'ils sont à l'aube de quitter physiquement mais aussi psychiquement notre foyer. 

Et je dois me préparer à ce nid qui sera bientôt inutile, qui se videra petit à petit. Je dois penser à ma vie à présent. Et lâcher la leur. Encore une fois. Essayer.

La p'tite appli spi

Oui, il faut absolument que je me fasse à l'idée que mes filles deviennent des femmes, et mes garçons des hommes et qu'ils nous quitteront ! Déjà ! Arghhhh.

C 'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un.
Ephésiens 5:31 & Genèse 2 : 24

Mais je sais que même s'ils sont loin du nid, je pourrai me réjouir s'ils vont bien et s'ils font les bons choix :

'Ecoute-moi bien, mon fils, et deviens sage, sois maître de la direction que tu prends. N’imite pas les ivrognes, ni ceux qui se gavent de viande, car l’ivrogne et le gourmand tombent dans la misère, et ceux qui somnolent seront bientôt vêtus de haillons. Ecoute ton père, qui t’a donné la vie, et ne méprise pas ta mère devenue âgée. Acquiers la vérité, la sagesse, l’instruction et le discernement, et ne t’en dessaisis pas. Le père d’un juste est au comble de la joie, qui a donné la vie à un fils sage s’en réjouit. Puissent ton père et ta mère se réjouir à ton sujet ! Donne cette joie à celle qui t’a mis au monde. ' Proverbes 23:19-25