La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 28 janvier 2017

Premiers pas en... lunettes de lecture.

Cette année mon âge penchera dangereusement vers la prochaine dizaine. Je ne vous dirai pas laquelle (arrêtez de calculer, c'est pas vraiment le sujet de ce post). 

Depuis l'âge de 5 ans, je porte des lunettes. Les premières furent rouges et rondes. Adorables. Myope je fus. Myope je suis. Myope je resterai.

L'autre jour, je me suis retrouvée, comme deux matinées par mois, avec quelques amies à notre groupe de Partage autour de la Bible et/ou d'un bon livre, et café-croissant, tout ça entouré de bla-blas plus ou moins sérieux mais toujours pleins d'émotions diverses (et imprévues).
J'ai eu un moment difficile, quand arriva mon temps pour lire un texte : je n'y suis pas arrivée car les lettres dansaient et se tordaient devant mes yeux. La lumière un peu blafarde n'a pas aidé, et une chère amie, devinant mon souci par mes grimaces et les secondes de silence, vola à mon secours en me tendant.... ses lunettes de lecture... ce qui fit beaucoup rire mes amies (mais oui, elles ont osé !). 
Ce fut miraculeux (les lunettes pas leurs rires). Les lettres se tinrent sages et lisibles. Arghh.
En fin de matinée, j'en achetai une paire à moindre prix, à la va-vite. Au cas où cette histoire de lettres qui ne se tiennent pas tranquilles m'arrive à nouveau.

A présent, j'en ai toujours une paire de secours dans mon sac à main. Encore un truc en plus qui y traîne. L'histoire pourrait être assez simple et s'arrêter là. 

Je suis donc en général myope parfois aveugle (d'après mes Zados) et je porte des verres de contact la journée depuis bientôt, ohhhhh, 30 ans (oui, j'ai plus de 30 ans, encore un indice sur mon âge). En fin de journée, mes lentilles sont noyées dans leur petit étui,  et mes lunettes retrouvent fièrement leur place sur mon petit nez. Le soir, il me faut donc enlever mes lunettes (de myope) pour lire au coin du feu ou sous mon duvet (en fait, peu importe l'endroit, même si je lisais dans ma voiture en conduisant, je devrais les enlever). Et je les repose sur mon instrument olfactif dès que je dois voir à plus de 30 cm. 

Il arrive parfois, que je doive chercher mes lunettes quand je n'ai pas mes lentilles sur l'oeil. Si elles ne sont pas à leur place habituelle, ça m'énerve (et c'est bien sûr de ma faute, sur ce coup-là mes Zados n'y sont pour rien). Mon Nommamoi vient à mon secours (à peine plus rapidement que quand je l'appelle pressement car une énorme araignée de 4 cm de diamètre m'a surprise)... Bref. Il sait ce qu'il a à faire : il n'écrase pas mes lunettes, et il ne me met pas l'araignée sur mon nez. Oui, je sais, j'ai un Nommamoi formidable. Il est trop fort mon Nommamoi. Et il est pris (au cas où).

Pour m'assurer que vous compreniez bien :  le soir, quand je veux lire lisiblement, j'enlève mes lunettes, et quand je veux voir plus loin que 30 cm je les replace sur mon nez.

La journée, à présent, vu que j'ai mes verres de contact sur les yeux, je dois faire la chose inverse : mettre mes lunettes de lecture (pas de myope !) si je veux lire, et les enlever si je veux voir clairement plus loin que 30 cm. 

Vous avez suivi mes zexepelications ?

L'autre matin, les verres de contact sur l'oeil donc, j'étais à un cours. J'avais donc sorti mes lunettes de lecture avec une petite hésitation (ils vont deviner dans quelle dizaine d'années je me trouve !) et je les avais soigneusement disposée à côté de ma gourde d'eau, de ma trousse à crayons, de mon carnet de notes et de mon cher smartphone indispensable pour rester en contact avec ma famille (même éloignée, je reste maman et il s'est avéré que mes p'tiots eurent besoin de mes conseils avisés).

Quand je prenais des notes, je devais mettre mes lunettes, mais quand je voulais voir l'orateur sans avoir l'impression d'être dans une piscine, je devais les enlever. Parfois, au fil de la matinée, j'ai commencé à me perdre, je les mettais quand je devais voir loin, les enlevais en écrivant. 
- Ahhhh, non ! Ohhhhh, mais que c'est chiant énervant d'avoir besoin de ces binocles ! pensais-je. L'idéal, serait que je les laisse au bout du nez, puis de regarder l'orateur par en-dessus, puis à travers les verres au moment d'écrire. Il faut que je teste
J'essayai mais montai à peine la tête pour me cacher de l'orateur qui se trouvait juste en face de moi (aucune idée de la tête que je me paie avec les lunettes au bout du nez, je ne voulais pas le choquer où qu'il ait un fou rire, la honte) j'avais donc les lunettes au bout du nez, le visage contre mon cahier, et je regardais discrètement comme je pouvais par en-dessus. 
Je pensai à mon grand-père qui, dans mes souvenirs, regardaient bien souvent en-dessus de ces binocles. Mais est-ce que j'ai envie d'avoir déjà maintenant l'allure de mon grand-père ? That's the question. 
Je rigolais intérieurement de mes pérégrinations et je n'arrêtais pas de m'empêtrer avec ces lunettes. Les mettre, les remettre, ah non, ... Bref. Un chenil !

Un rayon de soleil me sauva en fin de matinée : il éclaira tellement la salle, que du coup je voyais clairement de loin comme de près, comme dans mon jeune âge pas lointain du tout (encore un indice).

Mais là, je dois toute me même me faire à l'idée qu'un Xe handicap commence gentiment à s'installer dans ma vie (après mes soucis de mémoire, d'intérêt pour le sport, de patience infinie par rapport à la vie mouvementée des chaussettes, de perdre le nord, etc). Après les cheveux gris, les rides et la chair qui se flasquifie, n'en rajoutons pas.
Un handicap irrémédiable.
Un signe du temps qui passe.
Un signe de mon corps qui gentiment se fane, perd ses facultés élémentaires. 
Veux pas.
Mais pas le choix.

Le soir même, au coin du feu avec mon bouquin, je m'empêtrai à nouveau avec mes lunettes de myope : les enlever-les remettre au bon moment. Un vrai casse-tête vu que c'était le contraire que durant mon cours. Journée épuisante.  Merci de votre compassion.

C'est pas simple de devenir vieux. Mais on n'a pas le choix si on veut vivre longtemps.

Mais comme disait l'autre un peu mieux :  

Ne regrettez pas de vieillir. C’est un privilège refusé à beaucoup.

PS : uhhhhhmmmmm, vous avez réussi à deviner mon âge ? Non ? Si ?

Le p'tit mot spi

Cette expérience est encore pour moi une piqûre de rappel : 

Nous savons que notre vie sur terre est limitée ; cependant, nous continuons à vivre comme des immortels. Nous nous concentrons sur des détails et négligeons des priorités. Il y a un fossé entre notre savoir d’une vie courte et notre agir d’une vie qui ne finirait pas. Léonard Vullioud

Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détruit, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour. En effet, nos légères difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. Ainsi nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles. 
2 Corinthiens 4 : 16-18

Oui quel cadeau d'avoir cet espoir d'une Vie après la vie, donnée grâce à Jésus qui a payé "notre billet d'entrée" par ses souffrances à la Croix. Merci Jésus, pour ce cadeau que je ne mérite pas, j'accepte mieux les traces de l'âge quand je sais qu'il y aura immensément mieux, après ! (et un corps tout neuf et sans défaut, yehhh, qui veut ?)

Mon livre est toujours en vente !
En Suisse dans vos librairies (chrétiennes) préférées et au Café ParTage à Tramelan et en ligne : www.éditions-prétexte.ch & www.payot.ch  & à la Maison de la Bible & bientôt à nouveau à la Maison du Bonheur de Moutier

En France aux Editions LLB et à la Maison de la Bible et dans vos librairies (chrétiennes) préférées

vendredi 13 janvier 2017

Vacances.

Nous venons de terminer 2 semaines de vacances.
De vacances ?
En fait, que signifie vacances? Le Larousse me répond :

- Période d'arrêt légal de travail dans les écoles, les universités, fixées selon un calendrier.

- Période légale d'arrêt de travail des salariés, pendant laquelle de nombreuses personnes se déplacent : Avoir cinq semaines de vacances.

Et le Larousse a raison, dans le sens qu'il ne mentionne nulle part que c'est une période d'arrêt de travail pour les mamans. 
Donc, moi perso, je n'avais pas les vacances.
Disons tout de même que je n'ai tout de même pas utilisé mon réveil. Et que j'ai réussi à lire quelques bouquins.
A part ça, être 24h/24h à 6 dans une maison, je ne me souvenais plus comment c'était :  6 bouches à nourrir, 6 personnes qui vident le frigo entre les repas, 6 qui déplacent de la poussière, 6 qui animent les lieux, 6 qui squattent canapés & TV, 4 qu'il faut amener ou récupérer par-ci par-là jour et nuit (mais faites donc votre permis de conduire !) et 2 qui travaillaient un petit pourcentage avec des horaires irréguliers... bref, les parents que nous sommes n'ont eu qu'à s'adapter, encore une fois. S'adapter pour les heures des repas, du coucher, pour utiliser la voiture (et encore, ils n'ont pas le permis, ouf !), pour voir (ou pas) un p'tit film à la TV,... et je ne vous parle même pas du boulot du lave-vaisselle...
Et cela sans compter les deux chats qui n'aiment pas trop sortir quand il fait froid, eux aussi,  et donc se courent après dans la maison, grimpent partout, vont remuer la terre des pots de fleurs, sont dans nos jambes à pleurer  (oui, les nôtres ne miaulent pas) car ils ont faim et que le contenu de leur écuelle ne leur convient plus, sans compter non plus la caisse-qui-sent-bon car c'est trop froid dehors pour y faire leurs petits cacas, ou s'ils sont à peine sortis (oooh la paix de quelques minutes) pleurent derrière la fenêtre pour rapidement revenir dans notre Sweet Home...
Et cela c'est sans compter non plus les invités que nous avons eu, tout de même, et qui étaient fort sympathiques. Des moments de rires et de partage, mais cela aussi occasionne toute de même du travail (et là je n'ai pas parlé du ménage à faire quand 6 personnes et deux chats circulent dans la maison, de la paperasse, des fêtes de famille sympas...).
Bref. C'était les vacances. 

Voilà que nous avons repris la vie normale depuis quelques jours. Et il m'arrive même, comme ce matin, oooooohhhh bonheur, d'être SEULE ! Oui SEULE (les chats ne comptent pas). L'autre midi, j'étais même seule avec mon Nommamoi. Et que je lui exprime ma joie ! Oui, on pourra vivre ce moment à deux !!! Il rigole en me voyant si enthousiaste... oui, c'est pas logique, encore une fois, car je ne suis jamais aussi bien que quand je suis entourée de mes 4 petiots et de mon Nommamoi ! 
Mais je dirais, à la réflexion, qu'il y a des heures où je DOIS rester seule, ou à deux, et les heures où ils DOIVENT être là, présents à mes côtés (entre 18h et 7h du matin ça me convient). 
C'est MOI qui dis ça ? (je me choque moi-même)

Voilà. Donc la vie normale reprend. Et à part mon réveil qui a repris du service, et mon job à l'hôpital, je me sens presque en vacances. Et du coup, nous réfléchissons aux vacances d'été. Besoin de soleil, de chaleur, et de s'y prendre assez tôt pour réserver afin d'avoir les meilleurs prix. On en discute en famille. Telle personne veut aller sur une île, telle autre veut pouvoir y faire de la plongée, mon Nommamoi veut se reposer au chaud, et moi j'aimerais découvrir un nouvel endroit (ou retourner à l'Ile de Ré). Mais mes deux Zaînés ne sont plus motivés à venir avec nous... terminé. Bizarrement, ça ne m'a presque rien fait. Les dernières vacances à 6 n'étaient pas évidentes à gérer car chacun avait des envies particulières et ne se privaient pas de le dire ! Du coup, yehhhhh, quand Manana 1ère et Fiston 1er m'ont exprimés prudemment (why ?) qu'ils ne voulaient pas se joindre à nous et que, comme Fiston 1er jusque là aura le permis, et donc qu'il pourra prendre notre voiture pour partir avec des potes et blablabli et blablabla (non, mais, la voiture on en a besoin, ohhhhh !)... cela m'a enthousiasmé (j'ai un peu forcé sur ce coup-là je dois l'avouer)

- Yehhhhh, génial ! Du coup, nous pourrons faire un grand voyage !!! Ile Maurice ? Guadeloupe ? 

J'ai vu leur visage se défaire... tandis que celui de mes deux petiots s'illumina.
Cela a marché. Haha. Et toc.
Bon. Non. Nous n'irons pas si loin. Mais il est clair, que les vacances nous coûteront bien moins chers que prévu. 

Et peut-être, peut-être, sera-ce aussi des vacances pour moi. Qui sait ?

Le p'tit mot spi :
Ma famille je l'aime tellement ! Mais c'est aussi tellement de défi, de travail, de patience à exercer, de sagesse à utiliser (j'en veux, j'en veux !)... et parfois c'est épuisant. La famille, c'est la chose la plus belle et le défi le plus grand sur terre. Et en plus, elle mute sans arrêt ! Les enfants grandissent, changent, murissent (ou pas), il faut suivre ! Une école de vie incroyable pour nous parents. Et cela exerce notre foi comme rien d'autre ! Oui, j'ai besoin de mon Père, mon Créateur, de sa force à chaque moment, même (et surtout ?) pendant les vacances ! Quand j'imagine ma vie de famille idéale, je la vois pleine de rire, de joie, d'entraide, d'amour, de pardon."Attends maman je vais t'aider" (une phrase magique... le problème c'est que je veux qu'ils m'aident à MA façon). Et de mon côté c'est trop souvent agacement, impatience, apitoiement sur soi. Ils pourraient m'aider plus, ne voient-ils pas tout ce que je fais pour eux ? Mais moi, ou plutôt nous parents, sommes responsables de donner l'exemple à nos Zenfants.
Alors ? Quel exemple est-ce que je donne (nous donnons) à nos enfants ? 
Voilà une question à nous poser pour vivre au mieux cette nouvelle année en famille !
Et prenons notre force dans notre Père qui n'attend que ça, nous aider ! Prenons du temps avec Lui pour apprendre à Le connaître, en lisant quelques versets de Sa Parole et en le priant (pour ma part, c'est pendant nos vacances que j'arrive le moins à prendre ce temps, et pourtant, ce serait à ce moment-là que j'en aurais encore plus -si c'est possible- besoin).

Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille.  Mère Teresa

Nous savons que l'endroit où l'enfant peut le mieux apprendre à aimer et à prier est la famille, en étant témoin de l'amour et de la prière de son père et de sa mère. Lorsqu'il y a rupture ou désunion dans la famille, les enfants, en grand nombre, grandissent sans savoir ce que c'est que d'aimer et de prier. Mère Teresa

A bon entendeur. Salut !


Mon livre est toujours en vente !
En Suisse dans vos librairies (chrétiennes) préférées et au Café ParTage à Tramelan et en ligne : www.éditions-prétexte.ch & www.payot.ch 
En France aux Editions LLB et dans vos librairies (chrétiennes) préférées