La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


vendredi 28 juin 2013

Jamais contents !

Oups.... je parlerai ci-dessous des personnes en général, pas de vous en particulier. Vous êtes sûrement, vous mes lecteurs, LES exceptions qui justifient cette règle incroyable et bizarroïde tout de même qui règne chez les humain/es... 
(oui, pas seulement du côté des filles).

On a tous rêvé un jour ou l'autre d'avoir une descendance... n'est-ce pas ? Et voilà qu'on les a, ces bouts'd'choux, mais... qui n'a jamais aspiré d'avoir DU TEMPS pour SOI ou de simplement pouvoir aller au WC toute seule, là, oui, merci.  Et dans les pires moments qui ne s'est jamais dit ahhhhhhhhh qu'est-ce qui nous a pris d'en pondre autant (des enfants donc) ???? 

Les européens qui me lisent savent de quoi je parle : durant 6 mois, on a attendu en vain un rayon de soleil, un ciel bleu, de la chaleur... et de larmoyer, et de pleurnicher, et de se traîner... car forcément, tous nos malheurs étaient dû à ce soleil qui ne se montrait plus. Et toc, sans crier gare il est revenu le ciel bleu, et le soleil avec ses rayons lasers brûlants tout sur leur passage. 34°C. D'un coup. Oh la la...mais c'est trop chaud !!! ça va pas !!! Nous voilà des larves transpirantes-fondantes-stagnantes...ohhhh, je veux du frais ! ohhhh mon frigo je l'aime ! ohhhhh je vais dormir dans ma cave ! Ehhhhh où sont les ventilateurs ? Maman, j'veux une glace !!! Qui a pris le dernier glaçon et n'a pas remis de l'eau ? Fait trop chaud ! De l'oooombre, vite ! J'en peux plus. Mais ça n'a pas duré car maintenant, ça râle à nouveau : Fait froid. Fait mouillé. Fait automne en été. Beurk.

Et l'orage, ce gros orage rafraîchissant, comme on l'a attendu durant ces quelques jours ou nous étions poisseux !!! Et il est venu. Bien gros l'orage. Un obèse d'orage. Glacé au possible. La grêle donc. Qui a haché menu notre jardin et son contenu. Nos fraises se sont transformées en coulis. 

Combien de fois je me dis que j'ai vraiment des ados sympas ! Enfin.... je me dis encore plus souvent que j'en ai marre que leurs poubelles sentent les trognons de pommes pourris, que les sols de leurs chambres sont jonchés de chaussettes sales (et propres) mais étrangement sans leur jumelle, qu'il faut toujours être derrière... (voir mes posts précédents...)

Qui n'a pas rêvé d'un I-phone ? Enfin, je sais que certains humains n'en rêvent jamais mais... ceux qui l'ont réussissent à râler, oui, car la batterie se décharge trop vite !!! Car il ne supporte pas le froid ! Car il y a des mises à jour sans arrêt ! Eh ooohhhh !!! Vous pensez à TOUT le reste qui est impressionnant sur cet I-phone genre : prendre vos petiots en photo, sms à vos petiots, facetimer avec vos petiots, contrôler vos petiots sur FB, et garder un oeil sur les déplacements de vos petiots avec "Mes amis" (s'ils acceptent encore), ... (vous connaissez pas ? C'est une application...)

Qui n'a pas voulu un jour une maison ? D'un joli HOME SWEET HOME où on peut faire du bruit, chanter, hurler (de joie bien sûr), faire les p'tits fous à toute heure du jour et de la nuit sans déranger les voisins (fenêtres fermées tout de même) ? Oui, ohhhhh, mais la cheminée est moche, et il faudrait rénover les toilettes, et franchement j'aimerais avoir un champ avec des vaches à côté... et tatati, et tatata...

Et un travail, un chouette travail rémunéré ? Ahhhhhh... pffff, j'ai besoin de me changer les idées, on a besoin de plus de sous-sous pour racheter des paires de chaussettes complètes. Ca y est, on l'a... et grand moment de nostalgie en pensant à cette époque où on était mère au foyer, organisant nos journées presque comme on le voulait...presque ? (À en oublier le casse-tête que c'était de retrouver la jumelle de la chaussette...maintenant on peut acheter. Yehhhh)

Et mon ado.... tellemment contente de commencer une formation par apprentissage pour avoir un p'tit salaire mensuel ! Et le salaire est venu. Et direct les sous y en a plus. Ben ouais, il y a les trajets en train à payer, les repas de midi, les habits, les téléchargements de musique, les produits-pour-se-faire-belle, les sorties.... et on se plaint que plus d'sous (bon, c'est normal vous m'direz si on les dépense direct...)
Instagram, aujourd'hui. Photo de mon ainée qui dit :
J'aime quand le ciel parait peint.
Et moi de commenter : ce sont les moutons qui annoncent la pluie
(ça, c'est moi, à dire le négatif au lieu de me la boucler. pfff.)

Et qui n'a pas rêvé d'un chien affectueux, obéissant et quand il l'a, enfin.... soupire après ce temps où il pouvait aller dehors seulement quand il en avait l'envie et l'énergie (donc par temps estival, 5 jours par an en Helvétie donc, et après 6h du matin) ?  

Et d'un Minou, d'un joli petit chat adorable qui se transforme assez rapidement en boule de poils miaulante et affamée  customisant gratos votre nouveau canapé en fourrure pleines de fils ? (voilà une idée de prénom pour votre chat : Valérie. Ou Damidot)

Et aspirer à avoir beaucoup de temps pour soi... être enfin à la retraite,  et quand ça arrive,  s'ennuyer.... mais s'ennuyer...

Et mes enfants qui se réjouissent de finir l'école obligatoire, enfin, et de faire ce qu'ils veulent (moui).  Mon aînée, qui l'a fini en premier (bizarrement) et qui, quelques semaines après, la regrettait déjà répète depuis à ses petits frères et soeur encore plein d'espoir :  l'école,  c'était le bon temps !!!

Et la santé.... soyez reconnaissants d'avoir la santé !  Car c'est quand on ne l'a plus qu'on réalise combien elle est précieuse....

Et combien s'impatientent d'avoir leurs grands enfants volant enfin de leurs propres ailes... et c'est quand ils sont enfin partis de la maison qu'on regrette tellement le temps ou ils vivaient avec nous... (c'était vivant dans la maison... maintenant c'est mort !) (mais rappelez-vous que c'était pas toujours vivant dans le bon sens... uhm uhm...)

Tout mon bla-bla me fait penser à cette phrase : 
Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. 
(et on peut remplacer les parents par... maison, i-phone, mari, coupe de cheveux, voyage, solution pour éradiquer complètement les poils, etc, et enfant par notre prénom... bien sûr)

On croit que, quand nos rêves seront réalités, ENFIN, on sera bien, heureux, en paix.
MAIS NON. Puisqu'on est humain et JAMAIS CONTENTS longtemps et complètement.

RIEN ne sera parfait en ce monde. JAMAIS. 
Nous la cherchons cette perfection. TOUJOURS. Sans arrêt. C'est là, au fond de nous. 
Cett envie de vivre dans le Jardin d'Eden. Preuve qu'on a été créé pour ça. N'est-ce pas. 
Et pas pour cette vie imparfaitissime.

En attendant d'y être, dans ce Jardin d'Eden Céleste garantis 100% parfait, lui, faisons l'effort de nous réjouir des bonnes choses de la vie. Toujours. 
Avec l'aide de Dieu qui, Lui, est parfait. 
Je me le dis à moi. D'abord. 
Car, perfectionniste que je suis,
 je vois très rapidement le point noir au milieu de la feuille blanche. 
Voilà. Voili. J'ai dit. 

(ceux qui me connaissent bien sauront quand je parle de moi ou non ci-dessus. Car non, je parle pas que de moi : qui a pensé que j'étais déjà à la retraite ????)

mercredi 19 juin 2013

S'accepter. Tel qu'on est.

Dernièrement mon cher frère responsable de la musique dans notre église m'a demandé si je pouvais accompagner au piano les chants le dimanche au culte. Car manque de pianiste,  2 pour tourner, c'est pas assez. Voyant ma réaction de loin pas enthousiaste (j'ai dû aussi changer de couleur)
"Mais tu es tout à fait capable ! Pas régulièrement d'abord, on essaie, maintenant que tu as un piano chez toi et que tu joues plus souvent... Tu te débrouilles très bien j'en suis sûr (qu'est-ce qu'il en sait mais qu'est-ce qu'il en sait ??!!!)... et na na ni, et nanana, et dorémifasollasido...". 

Il y a 25 ans, dans le temps donc, quand j'étais encore jeune, fraîche et lisse, avec quelques kilos de moins et non casée, j'accompagnais les chants dans notre mini groupe de jeunes de moins de 10 personnes. Pas le choix. Il n'y avait que moi. 

Mais maintenant ? Rien qu'à l'idée j'en ai des sueurs. Froides. Glacées. Puis bouillantes. Je me sens mal. 
"Ok alors, je tente le coup, mais pas régulièrement, hein, juste pour dépanner ? Je vois bien les besoins... mais bon...A vos risques et périls. C'est bien parce que c'est toi. Et je veux pouvoir répéter les chants 1-2 semaines à l'avance et pis..."

Ça approche. Je dors mal, pianote beaucoup (30 min-1h par jour, surtout que je manque de temps au cas où vous ne le saviez pas), casse les oreilles à ma famille, demande des conseils à mon guitariste de fils bien plus pro que moi dans la musique (et c'est pas difficile), et quand ma famille voit mon état de stress tout en croyant savoir le pourquoi :
"Non, je ne suis pas en syndrome prémenstruel, je joue du PIANO dimanche !!!!"

Jour J. Je suis plutôt du genre nerveuse-crispée-tendue-agité-fébrile, et mes épaules sont du dures comme du marbre.  9h-10h :  répétition avec le groupe de louange. Bof, je me rate. Je sue des doigts qui tremblent. Plus je réfléchis moins ça va. Certains morceaux OK, d'autres aïe aïe...  Bref. Pas le top du top. Les chanteurs m'encouragent, ils sont choupinets... Au moment M,  ça se passe assez bien, à part le dernier chant, que j'arrête en plein milieu !  Une p'tite fin en beauté Made in Sara. Malgré cela, je reçois plein de compliments, des exclamations de surprise (ah bon, tu joues du piano ?) ! J'en suis étonnée et j'ai bien de la peine à les croire... perfectionniste que je suis.

Quelques semaines plus tard, rebelote, et là la répétition me décourage... fini, c'est la dernière fois. Sur de sur.  Et ça se passe pas super bien. Franchement. Après coup je pleure tellement je me suis mis la pression !!!!!!!!(oui, même à mon âge, et je suis toujours pas en syndrome prémenstruel !!!!). Tellement je suis exigeante avec moi-même !  Je sais ce que j'aimerais atteindre. Et je n'arrive pas. Je suis au maximum de mes possibilités. J'aimerais que mes doigts dansent sur les touches. J'aimerais que ma musique entraîne les gens à chanter de tout leur coeur. J'aimerais atteindre le niveau de ces supers groupes de louange... HALTE !!!!!!!
Après le culte on discute entre "musiciens"... je leur dis que c'est fini, que je jouerai plus jamais... Tout en parlant nous réalisons tous que nous nous mettons la pression. Beaucoup trop. (si jamais, je suis sur le programme pour début juillet☺, j'essaie de ne pas y penser).

Qu'est-ce que je veux vraiment ?

Être parfaite ? Au piano ? Avec mes enfants ? Merveilleusement lookée en toute occasion ? Pas un grain de poussière dans mon ménage ? Ne jamais montrer mes lacunes ? Ne jamais afficher les limites de mes possibilités ? Même nos églises trop souvent veulent faire croire qu'elles sont parfaites : on est content si il y a un monde fou au culte, si la musique met une ambiance fabuleuse, si le bâtiment est pratique (bar, grande cuisine, wifi,  pleins de salles pour l'école du dimanche..) et éclatante (neuve, bien lookée au goût du jour)...  ce n'est pas mauvais de vouloir ça, du tout, mais... Jésus il me semble était plutôt du genre simple...

Dans notre société où le paraître est la chose la plus importante, comment nous comportons-nous ? Donnons-nous toute notre énergie dans le paraître en oubliant l'être, l'état de notre coeur ? Pourquoi jouais-je du piano, pour Dieu, qui m'accepte et m'a faite telle que je suis, ou pour ma gloriole personnelle ?

Voilà. Moi. Là, je dois accepter mes lacunes en piano. Je dois accepter mes limites. Je dois accepter que c'est comme ça. Point. Si Dieu m'a faite ainsi, il sait bien pourquoi. Peut-être que super douée je me serait enorgueillie complètement ? Mais je dois aussi accepter que je suis nulle en géographie (mon mari aussi doit m'aimer avec ça ;-), et parfois ça à l'air dur... ☺ ), que ma vie de famille n'est pas idyllique, que je ne suis pas une mère zen en tout temps, que je suis handicapée par le fait que je ne retiens PAS les prénoms, que je suis incapable de reconnaître les gens dans leur voiture, que je suis mal à l'aise avec certaines personnes, la-liste-est-longue-je-m'arrête-là. Bref, il faut que j'accepte ce que je suis en améliorant ce que je peux.


Vous avez déjà remarqué ? Quand vous vous dites que vous êtes enfin formidable, bien sous tout rapport, que vous êtes enfin arrivée à ce que vous vouliez être, ou faire, que vous vous trouvez nickel ben.... il y a "droit un truc" qui t'arrive dans les minutes, heures, ou jours qui viennent pour te montrer que tu es loin d'être d'une perfectitude sans faute  ? 

Arrêter de se regarder le nombril, regarder plutôt autour de soi. Et avancer. Avec nos lacunes. Avec Celui qui nous aime tel que nous sommes. Et ce qui est génial c'est que Dieu nous utilise. Même si je fais des fausses notes au piano. Il est assez Puissant pour pallier à nos manques. Yehhhhhh !

Et pour terminer, cette pensée pour nous consoler, nous les éternels insatisfaits de nous-mêmes  : 
C'est une perfection de n'aspirer point à être parfait. Fénelon
Ben ouais. Car on le sait. On est imparfait. On le sera toujours tant qu'on est sur cette terre. Humain que nous sommes. Mais Dieu est Grâce, et on peut avancer, grâce à Lui, grâce à cette grâce qu'Il nous offre gracieusement. Si on l'accepte. Comme un cadeau. Gratos.

Et oui, je sais. Ce post n'est pas parfait. Et ça m'énerve un peu. Bon. 

samedi 1 juin 2013

Je suis maman


Je suis maman. Me voilà donc tour à tour cuisinière, femme de ménage, psychologue (ou pas), infirmière, chauffeuse de taxi, nutritionniste, coiffeuse, factrice, conseillère en orientation professionnelle, institutrice, arbitre, livreuse de produits alimentaires, jardinière et même gardienne de zoo (rats, hamster, lapins et chats). Il y a certains moments dans ma vie de maman où je me sens gymnaste (vous avez déjà circulé dans une chambre d’ados ?). Nos chérubins se sont même permis de me nommer caporal (vous vous rendez compte ?). Donc, être maman égal être multifonctions. Et tout ça gratos (Ouah, il y a encore des choses gratuites en ce monde). Parfois nos enfants me trouvent la plus formidable maman du monde. Parfois la pire. Voilà. Et je suis convaincue que la liste ci-dessus est de loin pas exhaustive. Parole de maman.


Dieu. Jésus. St-Esprit. Quelle est le premier mot le définissant qui vous vient à l’esprit ? Pour moi par exemple, c’est fidèle. Fidélité dans son amour pour moi. Malgré mon hyper-imperfection. Mais aussi Amour, Patience, Justice, Paix, Omniscient, Omnipotent, Omniprésent, Consolateur, Créateur, Infini,… Comme cette liste impossible à terminer. Parfois, moi, fille de Dieu, je n’ai aucune peine à louer mon Seigneur qui me donne tant de belles choses à vivre… Mais il arrive aussi que je ne comprenne pas. Mais alors pas du tout ce par quoi je dois passer. Ou ce par quoi certaines personnes doivent passer. Cela ne me plait pas et je me fais la réflexion que moi, à Sa place ben, je… euh, me prendrais-je parfois pour Dieu ?
Je réagis à ce moment-là comme mes enfants, quand je suis un caporal à leurs yeux (je ne m’y fais décidément pas). Lorsqu’ils trouvent injustes, ou illogiques ou bizarres mes restrictions envers eux. Pourtant, je suis toujours leur maman. Je les aime toujours autant, même si eux ne le réalisent pas. Je veux le meilleur pour eux. Bien imparfaitement parfois. 
Oui, quoique je vive, mon Père dans le ciel m’aime toujours autant, même si moi je ne le ressens pas. Il me voit toujours comme son enfant, qu’Il chérit, pour lequel Il veut le meilleur. Pour Sa Gloire. La grande différence avec moi, c’est que Lui est Parfait, Il ne fait aucune erreur, et Il me connaît à 100%.

Oui, une maman a de multiples facettes, mais à partir d’un moment la liste se termine. Mes enfants savent plus ou moins ce qui les attend s’ils agissent d’une certaine manière.
Tandis que notre Dieu Créateur me surprendra éternellement, il est bien loin de ma logique toute humaine. Mais je peux avoir confiance en Lui. Confiance totale. Génial !


Article paru dans le Lien Fraternel, avril 2013