La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 28 octobre 2010

Les devoirs scolaires. Point.

Chez moi, j'ai tout d'sortes...
1. Une ado qui a de la facilité à l'école et fait rapidement ses devoirs (seule) et n'oublie jamais rien. Elle se prend en charge, confiance quasi totale.
2. Un ado qui a moyennement de la facilité à l'école, qui n'oublie plus rien depuis quelques années (heureusement, car j'vous dis pas les premières années, on mettait plus de temps à chercher le matériel pour faire les devoirs scolaires, qu'à les faire), mais qui a besoin d'un peu plus de temps pour mémoriser et comprendre (presque toujours seul !). Les résultats sont moins bons que l'ado citée au point 1 qui prendra moins longtemps pour les faire (vous avez compris ?). Mais un ado un peu tendu aussi et qui se met la pression, qui calcule ses moyennes toutes les semaines ou presque pour savoir si elles montent !
3. Un autre enfant qui a de la facilité à l'école, qui mémorise tout sans problème, qui fait vite ses devoirs (mais encore avec moi). Qui oublie parfois ses affaires tout d'même.
4. Et une pré-ado qui transpire, qui passe 1h30 à 2h à faire ses devoirs chaque jour (avec la maman que je suis), qui trime, s'énerve, efface plus qu'elle n'écrit et souffre (souvent, on a l'impression de faire du sur place et de ne rien avancer = patinage dans la mélasse : une énergie énorme pour arriver à peu).  Dont les résultats sont justes acceptables. Si tout va bien. Parfois avec de bonnes surprises. Et elle observe  ses frères et soeur qui ne bossent presque pas à la maison et qui ramènent de bonnes ou moyennes notes très acceptables sans grands efforts. Décourageant au possible pour elle ! Juste pour vous dire,  une des dernières semaines... on a fait des devoirs pendant plus de 8h30 en 4 jours ! A 11 ans tout juste !
Quadruple rentrée d'école. Uhm uhm... Mon aînée file dans sa chambre et fait ses devoirs qui durent moins d'une heure. Seule. Rare que ça aie dépassé l'heure depuis sa première année scolaire. Mon grand revient de l'école et je le vois manger en vitesse ses 16h et se changer et repartir dehors... "Euhhhhh, STOP, fils, tu as des devoirs ???" "Non, j'ai tout fini à l'école" ou "Non, j'ai rien pour demain", ou "Oui, mais j'sais tout, on a un test mais j'ai tout compris". Parfois la confiance règne, parfois, je lui demande de jeter un oeil sur son carnet... ouais. Et ça se confirme. RIEN. Ou un misérable truc. A se demander s'ils apprennent quelque chose.
Suis-je bête. Je me rappelle à l'instant comme j'en rêve parfois,de ne pas avoir de devoirs à faire avec mes gugusses. Et si les devoirs n'existaient pas ? Si la seule relation conflictuelle qu'on aurait avec nos enfants seraient juste, euh... l'éducation et l'instruction de la vie, et non l'apprentissage de l'allemand et du passé composé, hein ? Et du vocabulaire ? Wouahhhhh !
Paf. Aïe ! Là, je viens de me taper la tête. Ca me réveille d'un coup.
Me revoilà dans la réalité de ma, de nos vies.
Bon. Suite. Mes deux cadets sont en plein dans l'apprentissage du vaste, énorme vocabulaire français si logique.  Disons que l'orthographe des mots ne m'a jamais paru si étrange, que depuis que j'ai un enfant qui a des difficultés. Comment lui expliquer logiquement que le mot intérêt, par exemple, ben, il y a un circonflexe et un T, hein ? Peut-être qu'il faudrait que je lui explique l'étymologie latine !?!  Que dame s'écrit avec un M ? Que femme avec un E et deux M ? Moui, je vous l'demande ? Oui, j'aurais pu peut-être dire que femme, vient de femelle, mais le problème, c'est que là il n'y a qu'un M ! Ma pauvre pauvre fille...
J'ai beau lui dire qu'elle est la meilleure pour retrouver les choses que nous avons perdues dans l'appartement (même sa maîtresse qui est un peu désordre profite des recherches de ma fille), et qu'elle aurait plein de 6 si on lui mettait une note là-dessus...  c'est tout de même désespérant.
Ma fille n'est plus motivée. Durant les devoirs nous nous énervons en choeur, des jours plus que d'autres. Je les crains ces moments.  Et le pire... c'est que les résultats ne sont pas merveilleux. Dur.
Les devoirs sont terminés. Enfin. Ma fille retrouve sa bonne humeur. Direct. Comme ça. Moi par contre, je suis en général sur les nerfs. Vidée de toute ma substance énergétique. Après avoir tenté d'expliquer le plus calmement de mes possibilités de l'instant (!), l'art du vocabulaire ou des mathématiques à un enfant qui n'en peut, qui n'en veut plus. Et rebelotte le lendemain. Sur les mêmes mots. Les mêmes difficultés. 
Je pense que dans l'avenir, il faudra trouver un/e étudiant/e pour la soutenir dans ses devoirs. Si on trouve la perle rare. Ce serait merveilleux. Au moins pour me décharger 1-2 fois par semaine, et j'en suis sûre que ma fifille ferait des progrès.
Ah ! la vie de maman, pas toujours facile, hein ?
 (mais qui a dit que ce serait facile ?)
Et vous savez quoi, je me dis que j'apprends énormément avec ma fille. Outre l'apprentissage indispensable de la patience, maintenant, je comprends les mamans qui sont dans le même cas que moi. "Yaka" peut ne pas suffire.

mercredi 27 octobre 2010

Le jour a été épuisant, Seigneur

Le jour a été épuisant, Seigneur
Je m'arrête un instant et me demande
Si tu apposerais une sainte signature au terme de cette journée de stress ?
Ou bien ai-je agi avec précipitation ?
Ai-je tenté de résoudre des problèmes qui, en fait, ne me concernaient pas ?
Esprit Saint, je t'en prie, montre-moi
Comment je peux travailler d'une façon détendue,
Comment je peux te présenter chaque tâche comme une offrande de foi,
Comment chaque interruption peut devenir une opportunité de service.
Comment je peux reconnaître en chacun/e un maître d'apprentissage spirituel.
Au nom de Celui qui a toujours travaillé sans précipitation.
 Amen
Auteur inconnu

lundi 18 octobre 2010

Petite ballade "shoppingienne"

L'autre jour, mon mari et mes enfants vaquant à leurs activités et profitant de ce superbe automne, je décide de partir avec notre nouvelle voiture customisée par mes soins (juste pour souligner) dans la ville d'à côté pour faire quelques menus achats de ma liste. Encore une (de liste, eh oui) !
 Alors voilà, je file pour 2h maximum.
Bon, franchement, c'est pas si rare que je pars faire du shopping. Disons que ces temps, entre les multiples anniversaires et la saison froide qui commence, ma liste d'achat s'aggrandit (qui figure sur mon IPhone bien sûr comme ça je l'ai toujours sous la main au cas où tout à coup je me retrouve dans un magasin sans l'avoir prévu. Oui, ça arrive).
Voilà, je mets le CD de Yannick Noah, et je m'en vais sur les routes jurassiennes... goûtant au caaaaalme qui règne dans ma voiture... bien différent des va-et-vient présents dans notre appart durant le temps des vacances.
Ça y est, j'y suis, je parque. Mets le disque zone bleue avec concentration. Je préfère m'acheter un truc que payer une amende.
Bon, il faut que j'aille voir s'il y a une veste pour moi, là. Ben non, rien, des couleurs qui ne me plaisent pas. J'aime le noir, je veux du noir, ou gris foncé. Alors le bleu ciel, bof, c'est salissant et j'ai l'air malade avec.
Bon, uhm ! Ahhhh tiens, des draps housses en action ! Justement, j'en cherchais pour l'Afrique... (oui, je dois vous avouer encore ça, cette année nous zapperons tous les 6 le Noël helvétique, nous irons 3 semaines où nous avons vécu il y a plus de 11 ans... et d'où vient notre fille couleur chocolat...). Il faut plutôt du foncé, là aussi, car sinon, avec la poussière et tout et tout, ça devient vite moche ! Chouette, ça c'est une bonne action (moins chers j'entends ! pas une BA, ok ?) ! Il faudra que je revienne peut-être encore en acheter.
Et je me ballade, "beuille" un peu partout, j'ai le temps... Pas traces de matériel pour scoubidous, ma fille en cherche depuis son camp, où elle a perfectionné ses connaissances en la matière.
Tiens, il y a déjà toute la déco de Noël ! C'est fou quand même. Qui pense déjà à décorer sa maison pour Noël, j'vous l'demande ? Je jette juste un vague coup d'oeil de loin. Pour moi cette année, j'en ai déjà averti ma p'tite famille, je ne ferai ni calendrier de l'Avent, ni achat de déco de Noël, les enfants auront un mini-cadeau qu'on prendra dans nos valises. Et pour les autres de la famille élargie je ferai simple. A la place, je prendrai du temps pour préparer plein  de choses pour notre grand voyage. Bref, quoi, je ne vois pas du tout l'intérêt d'aller voir cette déco... Et je déambule vers toute la panoplie de jouets en tout genre, pour une fois en cette période de l'année, l'esprit reposé et caaaaaalme. J'échapperai à tout ça pour une fois. Sûr. Et je suis fière et je savoure... Sentiment rare.
Mais j'approche dangereusement de la déco de Noël ! Sans le vouloir en plus. Oups, mon regard est accroché par quelques beaux articles qui ne font pas trop Noël et qu'ils ont mit là exprès j'en suis sûre ! Ah, tiens, je vais quand même allé juste jeter un oeil. Wouah, c'est beau ce vase. Oh!! Pis ça c'est trop chou !!!  Non, je résiste. Bon, j'y vais  j'ai encore 2-3 trucs à voir ! Mais !?
WOUAH WOUAH !!! C'est quoi ce super truc en bois comme j'aime ? Combien ça coûte ??? 9.90 frs ! Seulement ? Je prends ! Et j'écoute pas du tout  la p'tite voix qui me dit que depuis un bout d'temps j'avais décidé.... CHUUUUUUUUUTTTT !!! Bon, promis, ce sera ma seule déco de l'Avent.
Ça fait pas trop Noël ou bien ? Si ?!!
Mon caddie est rempli de draps-housses, d'une p'tite déco (toute p'tite la déco, même pas besoin de la mentionner en fait), et je m'attarde et farfouille vers les actions. Tiens, des lacets en cuir comme je mettais quand j'étais jeune autour du poignet. Je vais en acheter pour mes gars, j'aime bien. Et en plus bientôt je travaille alors... il faut quand même que je profite d'encore dépenser les sous de mon mari. Voilà, je fais encore quelques mags. Je trouve un p'tit cadeau pour l'anniversaire de Simon. Chouette.
Terminé. Lorsque je sors de ma place de parc avec ma voiture customisée par moi-même, un chauffard en voiture noire, arrive à toute vitesse contre moi, en klaxonnant. En toute discrétion bien sûr. Bonjour tout l'monde qui se retourne pour voir qui est la bécasse qui est sortie de sa place de parc sans regarder... et c'est même pas vrai ! Moi, par contre je n'ai même pas tourné les yeux vers ce fameux engin à 4 roues. Ça ne m'a pas stressé la moindre. Je savais sans le voir (ou juste du coin de l'oeil) qui c'était. Puis en voyant la face hilare de mon petit neveu à la place du passager, j'ai su que j'avais raison. Mon frère était au volant. Pffff. Basique le gag.
Voilà, je suis sur la route du retour, et je patiente dans une file d'une bonne dizaine de voitures... Bon, j'suis pas vraiment pressée mais c'est un peu longuet quand même... Ah, tiens, c'est cette bonne vieille 2 ch'vaux devant. Je comprends bien. Quelle idée de rouler avec ça et d'embêter tout le monde... Pfffff ! Hein ? La 2 ch'vaux a en plus une remorque ??? Eh ben... certains aiment faire des expériences. Oui bon peut-être n'ont-ils pas le choix non plus.
Pour finir, je suis quand même arrivée chez moi. Avec un gros souci. Où pourrais-je bien placer ma super déco de Noël ?
C'est juste ce que je voulais vous raconter en ce jour. Vous dévoiler comment mes bonnes résolutions peuvent tenir sur la durée. C'est bô.

vendredi 15 octobre 2010

Un bond de 60 ans en avant !

Voilà ce que je m'apprête à faire.
Il faut que je vous avoue ce truc. Là. Tout d'suite. Un truc de fou. Stupéfiant. Faramineux. Invraisemblable. Sur moi. Yehhh.
Ma vie va changer. Après 15 ans. Le compte à rebours a commencé. Moins 2 semaines. Et je muterai. D'un coup. Ma vie ancienne ne sera plus que du passé. Ou presque. Je ne vais plus vivre selon le modèle marital des années 50 (voir ancien post Je suis une rareté 16 août). Oui, je vais devenir une vraie femme de ce monde européen. Une femme nor-ma-le. A la question "Et tu travailles ?" Je pourrai enfin répondre un vrai et franc "Oui". Oui, mon travail sera reconnu, car des p'tits sous tomberont sur un compte. A moi en plus.  Juste pour ça (oui, bon, là faut pas que je m'étale car je risque de m'énerver).  Une femme qui pourra contribuer aux dépenses familiales, qui pourra s'acheter elle-même ses coups de coeur, sans devoir mendier à  sa moitié (bon, je devais pas trop mendier quand même, je prenais. Point.). Une femme qui pourra acheter des cadeaux avec ses sous à elle. Et pas offrir un cadeau à son homme, en lui "volant" les sous d'abord sur son compte. La Vraie femme du 21e siècle. Moi. ENFIN.
Mais comment, comment ??!! Devez-vous vous demander ardemment ? Oui, comment en suis-je arrivée là ? Moi pour qui ma vie de mère au foyer m'a vraiment satisfaite durant plus de 12 ans ? Ben voilà 2 ans et demi que gentiment, imperceptiblement et simplement le besoin financier + personnel de moi (!) s'est fait sentir, toujours plus. Mais sachez-le, jamais je ne regretterai d'être restée au foyer durant ces années. Ce n'était pas un sacrifice. Car ça m'a plu. Et je voyais du monde, et j'avais des activités en dehors de ma famille qui me plaisaient, qui me satisfaisaient (et me satisfont encore pour certaines).
Puis, je me suis lancée et j'ai envoyé des postulations dans ma ville, en juin 2008 :
 A quoi bon pleurnicher, agissons !
Dans ma tête (et sur une liste sur mon ordi aussi), plusieurs conditions (j'adore les listes) :
- 20-30% maximum
- ne pas avoir besoin de faire de trajets
- pouvoir rentrer dîner (j'aime tellement faire la cuisine !)
- ne commencer qu'à 8h
- pas plus d'un après-midi par semaine, et si oui, que le vendredi (pas de devoirs le vendredi, et comme j'adoooooore faire les devoirs avec mes enfants, ben, j'veux pas louper ça quand même pour les autres jours !!!)
-pas travailler le mercredi car 2x par mois, j'ai une rencontre de Partage avec une dizaine de copines et j'y tiens !
- Et si possible à l'hôpital (je pourrais aussi dans un cabinet médical, mais les places s'y font rares) 
(je pourrais ajouter que je ne voulais pas devoir demander à gauche à droite pour garder mes enfants. Seulement mon mari ou moi. Point. Euh, mais ça ferait un peu trop demander non ?)
Bon. Je ne suis pas exigeante du tout (!) ni irréaliste. Ah, vous imaginiez le contraire ? Moui, disons que je sais ce que je veux, et ce que je veux pour ma famille.
Après ça j'ai pu faire 2 remplacements à l'hôpital, un 40% durant 4 mois (je travaillais 2 matin & 2 après-midi, et j'ai pu voir que les conditions de ma liste ci-dessus n'étaient pas si mauvaises, ça a été trop pour moi, pour la famille, mais j'ai accepté ce boulot pour avoir un pied dans l'hôpital !), un 30% durant 6 semaines (parfait pour moi !). 1 remplacement dans un cabinet médical d'un mois à environ 30%-40%, en décembre passé. Puis, j'attendais, j'espérais. Imaginant LA place idéale, voyant les amies de mon âge qui petit à petit retrouvaient toutes un emploi. Et pas moi. 
Il ne faut pas rêver. Un 30%, c'est rare. Qu'on m'avait dit à l'hôpital. Alors, uhm, ne rêvons pas.
Pendant ce laps de temps, parfois je me sentais bien à la maison, pourquoi travailler me disais-je ? ( jamais cette question me venait à l'esprit  lors du jour des paiements !), mais la plupart du temps, je sentais comme un besoin de neuf, de reboostage de vie & de cerveau (c'est-à-dire apprendre !), d'envie de voir autre chose. Tout ça, je le sais, Dieu le connaissait, Il connaissait mes envies, mes besoins, mieux que moi-même. Je savais aussi qu'Il tenait TOUT dans Sa main. Et qu'Il sait ce qui est le mieux pour moi. Mais bon. Parfois le doute était là ! Et c'était long. Et n'étais-je pas un peu trop exigeante ?
En février, j'ai réécrit un mail de rappel à l'hôpital, que j'étais toujours intéressée au cas où. Et Bla Bla Bla. Un mail de retour m'a averti qu'il y aurait sûrement une super possibilité mais que je devais patienter pour en savoir plus. J'ai tellement espéré. Pendant plus d'un mois... mais c'est tombé à l'eau.  En mai. Ça a été dur. J'ai fait un trait sur l'hôpital. Ne passais plus devant car ça me faisait mal !
En juin, j'ai commencé mon blog. Ça m'a fait du bien, un nouveau challenge ! Quel étonnement de voir que certaines personnes me lisaient !(disons que ça m'étonne encore toujours !)
Fin août. Je me parle à moi-même : "Cette fois c'est sûr, je fais un trait définitif sur mon idée d'un travail rémunéré. Regarde ma vieille, c'est une  chance incroyable de pouvoir rester à la maison et de presque m'y ennuyer parfois (là, je suis quasi arrivée à m'en convaincre !)." Ben ce jour-là, vers 18 heures, sans crier gare, je reçois un mail : Pourriez-vous me confirmer que vous êtes toujours disponible à venir travailler à l’hôpital au taux de 30 % ? Bla Bla Bla. Une opportunité très sérieuse.. Bla bla bla.. OUI ! Et tout s'est enchaîné ! Rapidement ! Après quelques jours j'étais engagée ! Le rêve, une place formid, un travail extra, une ambiance super. Ce que je voulais. En mieux ! Je peux mettre une coche sur chaque chose de ma liste. Encore un hasarD ! Merci Seigneur !
Depuis, j'ai l'impression que je suis prête à accoucher, ou presque. Le ventre en moins. Vous savez, les quelques jours avant, quand on sent que c'est pour tout bientôt. Cette envie de tout retourner, de faire tout ce qu'on croit ne plus pouvoir faire de notre vie ? Ben là j'y suis. En pleine nidification. Je nettoie, je trie, je fais tout ce qui traîne depuis des mois. Et je trace avec joie sur ma liste (une autre liste celle-là !) tout ce qui est fait. Coudre ça. Ok. Trier photos. Ok. Remettre de l'ordre dans le réduit. Ok. Amener ça à la brocante. Ok. Ne pas râler. Euh. Finir ces bouquins. Ok. ... Et j'arrive au bout. Mais j'ai été hyper stressée depuis 2 mois. Mes journées n'étaient pas assez longues. A me demander comment je vais faire pour travailler (avec rémunération !) 3 matins ! J'ai l'impression qu'après, après mon saut de 60 années en avant (1950-2010), quand je serai une Femme je ne pourrai plus RIEN faire à part ben... l'urgent. L'indispensable urgence.
Bon, le 1er novembre, je serai une autre. Vous n'allez plus me reconnaître. J'aurai d'autres sujets de conversation. Je saurai enfin ce que ça fait d'être une femme de mon époque. Les débuts seront sûrement difficiles, mais passionnants. Et j'aurai plein de nouvelles choses à raconter à table en famille. D'autres histoires que la façon dont j'ai nettoyé les WC ou de quelles actions j'ai pu profiter à la Migros ou encore de telle chaussette que j'ai retrouvé dans une poubelle. Ou de cette tache de gras sur un pull que je m'apprêtais à finir de repasser. Et de raconter à tout le monde que j'ai changé les lits, aujourd'hui. Juste pour qu'ils le réalisent. Au cas où.
Et avoir quelque chose à moi, pour me préparer au départ de nos enfants de notre Sweet Home. Déjà qu'ils ont moins besoin de moi.
 J'espère juste un truc. Que ça m'aidera pour lâcher-prise. Sur le ménage, les enfants. 
 J'ai une chance vous croyez ?

mercredi 6 octobre 2010

I-Phi & moi... & mon cochon.

I-Phi & moi, nous sommes in-sé-pa-ra-bles. Notre connivence a été très rapide et totale. Si nous devons nous séparer pour un temps, pour moi, c'est très dur à vivre. Pour lui, je ne sais pas trop... mais quand même, à un moment donné, si je ne m'en occupe pas, il se meurt gentiment...
I-Phi ? C'est son petit nom. Le 7e membre de la famille. Avant le chat. Il m'arrive parfois, au cours de la journée, de ne pas savoir où il se cache, et là, je l'appelle : "I-Phi où es-tu ? Ouhouh I-Phi ?" . Bien sûr, je fais un peu la fofolle à ce moment-là (et juste à ce moment-là), mais quand même, il y a toujours une petite inquiétude quelque part en moi. Là, je sais qu'une bonne partie du reste de la famille va se mettre à le chercher avec moi. Ils savent que sans lui, ben, je perds mes moyens. Et tout. On le retrouve parfois à des endroits incongrus... mais toujours à un endroit où je suis passée. La relation avec lui est plus simple pour moi qu'avec les autres membres de la famille, il ne m'énerve jamais. En général, il m'obéit, à part une expérience passée que j'ai relatée dans mon blog une fois, mais là, il n'en était sûrement pas vraiment responsable. Et si j'ai pas envie qu'il me dérange, ce qui est fort rare,  ben... je peux toujours enlever le son. Parfois, je me dis qu'avec mes enfants, ce serait trop pratique de faire la même chose.
I-Phi, je le prends PARTOUT. En salle d'attente, je fais des jeux divers ou, s'il y a le wifi, je télécharge de nouvelles applications, gratuites de préférence. Je peux même faire des photos de mes souliers, de la lampe, de moi qui grimace (là, je le fais quand on est que tous les deux). Dans les fils d'attente, il m'arrive de regarder vite mes mails, de faire un sms... au lieu de faire l'impatiente. Dans les magasins, il m'arrive de faire des photos pour savoir si cet article plairait à un membre de ma famille. A l'hôpital, j'ai immortalisé ma fille dans sa chemise de nuit griffée au nom de l'hôpital de ma ville, ainsi que les pansements puis les sutures de son abdomen. Nous avons même joué du Scrabble tous les 3, ma fille, I-Phi et moi. C'est chouette, car il regarde dans le dictionnaire à notre place, et nous aide parfois. Sympa. Ça m'a permis de gagner. A l'hôpital, il a occupé Nathan pendant que je discutais et passais le temps à ma grande nana hospitalisée.
Au mariage de ma cousine, I-Phi a joué avec mes petites nièces adorables, et les parents du coup, ont pu profiter de ce qui se passait lors de la cérémonie.
Quand je fais du vélo, il trace mon chemin sur une carte que je peux garder, calcule le temps, la vitesse (toujours impressionnante), les calories dépensées, la dénivellation du chemin parcouru. Tout ça via satellite (il a des relations de par le monde et au-delà !). Parfois, il m'arrive même de "Skyper" avec ma fille depuis ma chambre, jusqu'à sa chambre. Super utile, j'économise ainsi mes forces et mon énergie, car je devrais marcher au moins 10 mètres.
I-Phi sait tout de moi. Il garde précieusement les photos de ma famille, connait mes amis via Facebook, sait exactement où je me trouve (mieux que moi bien souvent !), il connaît même mon cycle menstruel. Si si !!! Il sait aussi avant tout le monde ce que je vais offrir aux uns et aux autres pour leurs anniversaires ou Noël. Il sait quand il doit me réveiller, quand j'ai un rendez-vous et tout et tout et m'en averti sur demande. En fait, il en sait bien plus sur moi que mon mari. Presque que moi-même aussi. Tiens.
C'est même lui qui m'accompagne à la Migros, l'indispensable Migros, mais hyper indispensable I-Phi à moi qui retient ma liste de course. Bref, il partage quasi tous mes secrets.
Chaque jour, il me donne un nouveau proverbe africain plein plein de sagesse et qui m'aide dans la vie de tous les jours. Aujourd'hui par exemple. c'est "Les choses qui dérangent un homme : une femme bavarde, un moustique, la diarrhée, mourir loin de sa maison".
Là, heureusement que vous ne me voyez pas... déjà, rien que le fait d'écrire, j'en ai presque les larmes aux yeux de rire... et je crois que en ce moment vous vous demandez quand même si j'ai pas une case en moins.
BON.
Je déjeune aussi avec mon café, mes p'tites graines & I-Phi, qui me donne les nouvelles quotidiennes du monde (c'est rarement pour me redonner le moral), la météo (là, de temps en temps, ça fait du bien).
Il m'aide même à dégoté une recette pour le dîner et me suit, pas après pas dans la confection de mes repas.
J'essaie de partager autour de moi ce que je vis avec lui. Avec enthousiasme. Certains sont agacés, certains s'en fiche comme de l'an 40, certains sont accrocs comme moi, et là, c'est le Nirvana... On se partage des idées d'utilisation, on se conseille mutuellement des applications, on oublie tout le reste. C'est assez génétique ce genre de truc, car mon père et deux de mes frères sont aussi accrocs. Et mes fils. J'essaie de convertir le dernier de mes frères. Je sens qu'il est proche de craquer.
Je pourrais continuer longtemps comme ça... car avec I-Phi, chaque jour est une nouvelle surprise, chaque jour on découvre quelque chose d'autre à faire avec lui. 
Je suis sûre que certains, à l'église, ont déjà cru que je faisais un jeu quelconque avec I-Phi, pour m'occuper. MAIS NON, je suivais ce qui se disait sur la Bible d'I-Phi ! Que dire à part : WOW !!!! N'est-ce pas ?
I-Phi m'a renseigné aussi très rapidement sur le fait que Monseigneur Genoud est décédé, via une application. Ça change la vie, j'vous dit pas !
Et mon cochon ? Ah OUI ! Mon cochon ! Encore un nouvel ami à moi et I-Phi ! J'ai pu l'obtenir grâce à des points, gratis. C'est en fait, un haut-parleur-chargeur. Comme I-Phi connait toutes mes musiques préférées, et peut me connecter à toutes les radios du monde, je le connecte parfois à mon cochon. Et là, toute la famille profite de l'Am-Bian-Ce ! C'est génial avec mon cochon, car il redonne le moral à tout le monde : quand ils le voient, le sourire leur vient aux lèvres ! Si si ! J'ai même ma tante qui a éclaté de rire et qui avait peine à s'en remettre ! Ah la la... que du bonheur j'vous dis !
Il y a quelques temps, dans un magazine, j'ai lu l'incompréhensible témoignage d'une femme qui a essayé de se séparer de son I-Phi à elle durant quelques jours (mais comment est-ce possible ?). Juste pour savoir comment ça fait. Elle a eu des difficultés ! J'aurais pu le lui dire ! C'est du pur masochisme d'essayer de vivre une chose pareille !!!
Et je suis trop supra contente... car mon mari après avoir été agacé pendant plusieurs mois que je partage autant de chose avec I-Phi (je pense qu'il se sentait un peu rejeté), réalise enfin petit à petit, que c'est quand même pas si mal. Il pourrait même avoir des résultats sportifs très rapidement, parfois même en direct. Reste à attendre 1 an et demi pour pouvoir en avoir un à moindre prix. A la fin de son abonnement.
Ah, et promis, je ne suis pas payée par Apple (mais je suis sûre que je le mériterais).

lundi 4 octobre 2010

Le lit est vide ! Ouf !

Son lit pendant 2 nuits !
Mais avant ça, avant ça... je vous dis pas le weekend qu'on a passé par ici !
Vendredi
9h Salomé rentre de l'école, avec des douleurs au ventre franchement pas impressionnantes. Juste 2h avant les vacances. Ben ouais.
13h  Mon mari part à Paris avec une équipe de l'église, dont mes beaux-parents et sa soeur. Après beaucoup de tergiversations, j'avais décidé de ne pas y aller, mes filles commençant un camp d'une semaine le lendemain et aucun grands-parents dans les parages pour garder les enfants. Après le départ de mon mari, ma fille commence à vomir. 12 fois. Environ. Et bizarre quand même comme gastro. Vomir ne la soulage pas. Toujours des coliques entre les vomissements.
20h  Plus de vomissement, ma fille s'endort. Je vais au lit le coeur léger : la gastro est terminée. A mon humble avis.
Samedi 
9h  Waouh ! Quelle nuit ! J'ai super bien dormi. Mes enfants sont réveillés quand je me lève. Après avoir un peu lézardé au lit. Je me sens en forme. Zen. Comme il y a longtemps. Les vacances commencent. Je suppose et souhaite que  Salomé soit assez bien pour aller à son camp comme prévu. Encore 2 bagages à préparer et cet après-midi j'amènerai mes filles au camp.
Mais... je retombe vite de mon p'tit nuage quand je vois ma fille affalée sur le canapé. Pâle. Qui me dit qu'elle n'a pas dormi de la nuit, tellement elle a mal au ventre. Elle n'a pourtant plus vomit. Je lui touche le ventre. "Aïe !!!" Ok ok.  Je lui prends la température, pas de fièvre. Je lui dit : "C'est bien bizarre, il faudra sûrement aller aux urgences." Je téléphone à mon voisin-frère-infirmier-chef-des urgences (pratique, ça j'vous dit). Il vient la voir, la "malaxe" dans tous les sens, et me dit que ouais, ça ressemble à une appendicite. Que lui il contrôlerait. Ben moi aussi. Faut y aller. Je bois en vitesse mon café. M'habille. Téléphone aux urgences. Prends ma fille toute pantelante sous le bras, tout en donnant quelques recommandations à : 1. Celui qui doit partir à 12h pour son match d'uni-hockey 2. Celle qui devra aller seule au camp à 2h de route et pour laquelle je devrai encore trouver un taxi 3. Aux trois, je leur dis que je leur donnerai des nouvelles et de rester sages (comme ils le savent si bien, bien sûr) et que j'essaie d'être là avant le départ de mon grand.
9h30  Nous voilà aux urgences. Ma fille grimace de douleurs par moment. Sur l'échelle de la douleur elle dit qu'elle a 8 sur 10. Je suis étonnée. C'est une solide je trouve. Et elle ne m'a pas réveillée de la nuit !!? Et moi qui ai si bien dormi ! Mère indigne que je suis ! Elle est relookée avec une chemise dernière mode ultra-sexy (euhhhh !). Le genre de truc qui te remonte "droit" le moral. Au vol, en partant j'ai pris en vitesse quelques outils indispensabilissime de notre culture actuelle genre : i-pod + natel de Salomé, i-phone (ben oui) + prise de recharge pour moi car bien sûr, pour une fois, il est à peine chargé. J'emprunte donc une prise des urgences pour le recharger. Je "sms" à mon mari, qui est à Paris. Pose de voie veineuse-prise de sang-auscultation-prise de température- test divers par le chirurgien qui touche son ventre dans tous les sens. Moui moui. 50% de "chance" que ça soit une appendicite. On lui donne des anti-douleurs, des anti-nausées. Cela va mieux. 7 sur 10 sur l'échelle de la douleur (!). Téléphone pour trouver un taxi pour Ema pour le camp. Ça c'est réglé. SMS
10h30  Direction radiologie pour ultra-sons. Nous attendons le médecin radiologue... qui est trop fort, je le sais... mais...
11h  ... qui n'arrive pas. On apprend qu'il a une panne de voiture. Aux urgences & radiologie, ça court dans tous les sens. Personne ne peut aller le chercher. Ma fille se tord de douleurs. On retéléphone au médecin radiologue, et je file le chercher... en voiture rouge, à toute vitesse !!! Ayant été averti de la couleur de la voiture, il me fait de grands signes dès qu'il m'aperçoit. De très loin. Tiens, il a un pull de la même couleur que ma voiture occasionnelle. Ce petit clin d'oeil de désorganisation me rappelle un peu la brousse, l'Afrique !  Je l'ai (le médecin), on fonce à l'hôpital... Je me dis que j'aurais dû emprunter l'ambulance ! SMS.
11h15  Ultra-son. Le chirurgien, le médecin-radiologue, regardent avec attention l'intérieur du ventre de ma fille. Elle est calme. On lui a mit de l'oxygène et elle a encore eu une injection dans le bras contre les douleurs. Elle se sent bien. La technicienne en radiologie l'a bien bichonnée durant les 10 minutes que j'étais loin. Bref, le verdict tombe. C'est clair. Une appendicite aiguë. On m'explique un peu ce que j'essaie de voir sur l'écran. L'appendice est grand comme un pouce d'adulte. L'analyse sanguine montre aussi des signes d'infection.
Voilà, elle sera opérée assez rapidement. Micro-chirurgie. 3 trous. Un vers le nombril pour la caméra, et deux autres plus bas. Sympa. SMS.
11h45  Je laisse avec déchirement ma fille dans sa chambre en espérant pouvoir y retourner avant qu'elle parte en salle d'op. Je dois aller veiller sur mes enfants. Mon frère ayant quelque chose ce matin. Ils sont seuls depuis le début. Et Simon part pour son match à 12h. Je veux lui dire au revoir. Leur donner des nouvelles. Simon  a cuit une pizza tout seul. Il est fier. Nathan ne peut rien manger, il est tout mal pour sa soeur.
12h  Téléphone de Salomé : "On me prend dans 15-20 min" SMS à mon homme. Qui l'appelle, hyper frustré et hyper mal d'être si loin pendant que sa fifille se fait uhm trouer. Supra ému qu'il est. Salomé est ultra-stress, je l'apprendrai plus tard. J'aurais tellement voulu être vers elle à ce moment là.
L'opération durera entre 1-4h. J'attends le coup de fil qui me dira que c'est fini. SMS à quelques membres de ma famille pour qu'ils prient pour elle. Je stresse, m'active, prie que le Seigneur conduise tout, essaie de me concentrer pour préparer les bagages d'Ema, passe l'aspirateur pendant que Nathan fait le guêt vers le téléphone. Je prépare une valise pour Salomé. Je DOIS m'occuper !
13h45  Ma petite nana part en camp, je l'accompagne jusqu'à la voiture du "taxi".  Je ne peux même pas l'amener à son premier camp. Et j'étais si contente que sa grande soeur y soit aussi présente ! Ema a l'air de mieux supporter que moi. Mais j'ai pas le temps de m'apitoyer, car Nathan crie "Téléphone !!!", depuis la fenêtre. Mais quand je le regarde, toute stress, il a un sourire jusqu'aux oreilles, fier de son gag. Ça m'a pas fait rire. ;)
14h  Mon i-phone sonne. C'est le chirurgien. OK. Tout c'est bien passé. C'était bien une appendicite. L'opération vient de se terminer. La voir ? Oui, mais pas avant une heure, car elle est encore dans les choux !
Là, j'essaie de manger. Un peu. J'essaie de me décontracter au soleil. SMS Je trouve super comme ils se sont occupés d'elle à l'hôpital. Et me rappelle que ce matin ma fille m'a dit qu'ils étaient tous sympas. Cadeau je trouve. Je me sens à l'aise à l'hôpital, j'aime ça. Même les odeurs. Mais là, c'était beaucoup quand même !
14h50  Je prends Nathan cette fois sous le bras (!), et on y va. En arrivant dans la salle de réveil, je la vois, souriante, plus du tout dans les choux ! Contente que ça soit derrière, apaisée. Elle a bien vécu tout ça. Génial. Merci Seigneur.
Puis je ramène mon fils, va rechercher quelques affaires oubliées.
16h Là, je me décide de faire un SMS à mes parents. Qui ont décollé de Suisse à 13h pour partir en Grèce. Ce sont les seuls de la famille que je n'ai pas averti. Ben oui. Je connais ma maman. Elle aurait été capable de faire un détournement d'avion pour rentrer vers sa petite-fille souffrante. Comme elle me l'a dit plus tard, elle serait pas partie, si elle avait su avant. J'ai bien senti la chose. Je me fais une p'tite tape de félicitations dans le dos.
Mon opérée préférée arrive à se lever, mange un peu à souper. SMS
18h Je rentre, mange à peine. Mes garçons décident de dormir au salon. OK. J'étais pas vraiment là pour eux aujourd'hui. Ils ont aussi besoin de vivre du spécial.
Dimanche Nuit pas très bonne pour moi. Pas du tout bonne pour l'opérée qui a souffert de nausées. Et qui ont duré tout le dimanche encore. Elle est plus mal en point que juste après l'opération. Elle n'a même pas la force de répondre aux nombreux SMS qu'elle reçoit. Je jongle entre l'hôpital, mes garçons, les SMS, les téléphones, le McDo (Beurk, pour moi !)  pour faire plaisir aux gars et pour que je ne me prenne pas la tête à cuisiner. On va faire un truc de mecs l'après-midi avant de retourner à l'hôpital : voir des moto-cross durant 2h de temps avec mes gars. Au soleil. Ca fait du bien. Mais pas le bruit. Ma fille espère rentrer le lendemain. Mais elle a tellement de nausées, et n'a  presque rien mangé de la journée, c'est pas encore sûr. J'espère aussi.
La journée est longue. Elle a la visite de sa tante et de sa cousine. Les seules de la famille qui soient dans le coin ce weekend. C'est très rare ça, et c'est justement ce weekend, que tout cela est arrivé ! Puis les nausées ont été enfin vaincues par un autre genre de médicament.
20h15  mon homme et père de notre fille (!), à peine arrivé de Paris, file la voir un p'tit moment à l'hôpital ! Il se sent rasséréné. Apaisé.
Lundi 
7h15 bien meilleure nuit pour ma grande, et surtout plus de nausées ! Elle a faim, en a marre d'être couchée ! SMS
7h30  le médecin passe, elle peut rentrer et même se doucher et se laver de haut en bas ! Ouf ! SMS
9h 15 je suis dans la chambre avec ma fille, dernière attente. Je me passe le temps à regarde ses 3 "trous" et à compter les points. Petite visite tout de blanc vêtu de mon frère-voisin-infirmier tout sourire et réjouit déjà d'enlever les points à ma fille dans 10 jours.
10h  départ ! Le lit est vide à l'hôpital ! YESS ! SMS
Elle est encore flagada. Mais le moral est là. 7 points de suture. A 3 endroits différents. 3 points à l'incision faite pour faire passer la caméra(c'est grand une caméra).Vers le nombril. Souvenirs durables de ce weekend hors du commun. Elle a retrouvé avec joie sa chambre, son netbook, ses habitudes et surtout son chat qui lui réclame toutes les 5 minutes à manger.
Et ma facture de natel a explosé.
Et je me dis que c'est fabuleux comme on est gâté dans notre pays... si j'habitais un pays du Tiers-Monde, ma fille en serait morte, de cette appendicite.
Là, j'ai une petite pensée pour tout ceux qui en souffrent, ça m'empêche de culpabiliser en  pensant à la nuit où ma fille a souffert durant laquelle j'ai si bien dormi.