La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mardi 25 octobre 2016

Mes derniers mois de vie ?

Tout dernièrement, on m'a demandé si j'étais enceinte.
YES.
Euh, non, le YES ce n'est pas la réponse. C'est juste pour dire YES, on m'a cru assez jeune pour avoir un bébé.
- NON, que j'ai répondu (hyper soulagée de ne pas l'être, en fait)

J'ai eu un mois difficile.
Des travaux chez nous, pour du mieux (avec de la poussière, du bruit, le fait de ne pas pouvoir vivre comme d'hab)
En même temps, j'ai une espèce de gros ganglion-qui-n'en-est-en-fait-pas-un qui a poussé sous mon mandibule gauche, pour être précis. En une nuit.
En même temps la pression, la pression de mon bouquin qui sortait bientôt et des soirées dédicaces prévues... quand j'ai jamais fait ça de ma vie.

Ce GQNEPU (ganglion-qui-n'en-est-pas-un), gros comme un abricot d'après l'ORL, m'a donné la pétoche... J'ai tout vu dans mon esprit : l'annonce de ma mort prochaine, les traitements, l'hospitalisation, l'opération et la cicatrice qui s'ensuivrait, les lettres que j'écrirais à mes Zenfants pour leur 18 ans/mariage/premier enfant/deuxième enfant (vu que je serais plus là à ce moment-là)... Je n'arrivais plus à faire des projets pour plus tard. Je me disais : pourquoi ce serait toujours pour les autres ?  Mon imagination prenait le dessus. Et mon boulot dans un hôpital n'aide pas, vu que je vois parfois des drames.
En fait, je ne croyais pas trop au diagnostic de l'ORL : une lithiase salivaire. C'est pas bien, ça (il faut croire les médecins, vaut mieux)... et ça n'a pas aidé.
Bon, sa super mixture cortisone-antibio que j'ai dû avaler durant 10 jours a tout de même diminué mon abricot jusqu'à une grosse cerise (dixit ORL), avec douleurs en moins et confort en plus. Ces comprimés m'ont fait souffrir de palpitations- efforts difficiles -jambes flageolantes-nuits sans sommeil-état second. J'espérais, j'espérais tellement que tout disparaisse avant les deux fameuses soirées de dédicace de mon livre.
Mais si Dieu l'a décidé ainsi, que puis-je faire ?

Oui, Seigneur, je ne comprends pas, franchement. Je me fais déjà une pression énorme pour la sortie de mon bouquin, puis en plus j'ai ce GQNEPU qui vient, et qui ne veut pas vraiment partir... tu pourrais pas un peu alléger mon esprit en le faisant disparaître d'un coup ? Je sais que tu en es capable. En même temps, que ta volonté soit faite, mais... ça m'arrangerait franchement si...

Bon, après je me suis dis que Jésus, sur la croix, a aussi prié Dieu son Père : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne
Luc 22 : 42
Alors qui suis-je pour "exiger que Dieu fasse MA volonté" ?

Bref, donc après mon traitement carabiné tout n'a pas disparu. Et l'inquiétude est là. Est-ce vraiment juste une lithiase salivaire ? Cela y ressemble un peu, mais bon. Et si c'est un nodule cancéreux, hein ?
A la prochaine consultation, je partage mes doutes avec mon ORL, qui ne répond pas comme je l'espérais :
- Oui, oui, je comprends.
Je pensais qu'il me dirait : Mais non, ce n'est pas ça. C'est la lithiase salivaire typique. Pas de souci. Cela peut aller longtemps jusqu'à ce que ça disparaisse !
Donc il a aussi quelques petits doutes.
Arghhh.
Il me propose un IRM.
Chouette, j'ai jamais fait ça. J'aurai un p'tit cours pratique (et cher !) pour mon boulot. Ce sera intéressant.
Voilà.
Il me pose quelques questions comme : allergie ? claustrophobe ? métal dans le corps ? Et...
- Vous attendez un enfant ?
Moi qui me voyait bientôt morte, cette question, c'était comme du baume au coeur ! Hahaha !


C'était quelques jours avant le weekend du lancement du livre.

On me propose un rendez-vous pour l'IRM avant.
- NON. 
Si c'est rien, je vivrai les choses calmement. Mais si c'est un truc pas drôle, je ne vais pas vivre bien ce weekend.
- Et le lundi suivant ?
- OUI. OK.

Vendredi soir dédicaces. Dimanche soir dédicaces. Je les ai vécues à fond sans une pensée ni une seule angoisse pour GQNEPU. Niet. Cadeau ! Merci Seigneur !
Lundi matin, IRM. Couchée telle une statue pendant 30 minutes avec un look fabuleux (bonnet bleu sur la tête, chemise d'hôpital à rayures (j'ai eu le choix de la couleur) , jambes à l'air (pire, voir le PS), chaussettes et mini-pantoufles vertes en papier), j'ai eu le temps de réfléchir et de prier. Mais j'étais en paix.

Je suis dans ma cabine en train de me rhabiller convenablement, me demandant ce que cet examen allait révéler, quand le médecin-radiologue vient me dire :
- Vous n'avez aucun souci à vous faire, c'est juste un kyste qui s'est réveillé. Rien de grave !

Oh, c'est les larmes aux yeux que je l'ai remercié.
Oui, incroyable, je peux refaire des projets ! Je ne vais pas mourir de ça ! Yehhhh !
Quel soulagement. Je VIS ! Vive la VIE !
Et rendors-toi, kyste !

Je chante la vie ! Je danse la vie ! Tellement reconnaissante que ça ne soit pas grave. La santé, c'est véritablement un cadeau. Le problème, c'est qu'on ne le réalise trop souvent seulement quand on ne l'a plus.

PS : un conseil : ne faites pas comme moi, avant une IRM, même si c'est pour le cou, épilez-vous les jambes (ce conseil est essentiellement pour les femmes).

Le p'tit mot spi
J'ai prié que Dieu me guérisse, fasse un miracle pour que cette boule s'en aille aussi vite qu'elle était apparue... Je sais qu'Il en est capable. Mais le plus grand miracle n'est-il pas de vivre en PAIX cette maladie, ce problème ? Cela ne veut pas dire que Dieu ne peut/veut pas guérir parfois, et il lui arrive de le faire, mais simplement, que Dieu avait prévu autre chose pour moi. 
Oui, dans ces périodes de difficultés diverses, ayons l'humilité d'accepter les couacs de notre vie, même si nous ne les comprenons pas.

J'avais ça à l'esprit lors de ces quelques semaines d'incertitude. Du coup, ma prière a aussi été :
Seigneur, tu sais comme je me sens faible face à ce qui m'attend lors de ces dédicaces. Tu sais ça, et tu me rajoutes encore ce souci de GQNEPU... je ne comprends pas. Enlève mes peurs, apaise-moi Seigneur. 

Et ce verset me vint souvent à l'esprit  : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi2 Corinthiens 12 : 9

Et ce texte de Victor Hugo, dont j'use et abuse ces temps : Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout... 

vendredi 21 octobre 2016

Prochaine dédicace !


jeudi 13 octobre 2016

Et si j'abandonnais ma famille ?


Il m'est arrivé d'avoir envie de partir sur une île déserte. Seule. Pour avoir la paix. Mais jamais j'avais pensé à la possibilité d'y abandonner toute ma famille, en partant avec le seul moyen qu'ils avaient de rejoindre le monde... et moi-même. 

Loin de tout. Et surtout du wifi. 
Paix. Calme. Silence. Lenteur. 
Nature. 
Voilà ce que nous avons vécu durant 18 heures  en famille. 
Voilà des mois que nous avions réservé cette date pour dormir dans une cabane flottante... À 6. 
Papa-maman que nous sommes avons voulu garder la surprise. Et ça a marché. Nos Zenfants ne savaient même pas que ce genre de lieu existait.
Sur la route, ils avaient peur. Peur que ça ne leur plaise pas. Souci que les parents aient une idée bizarre. Encore une. Ne pas savoir, se laisser entraîner sans savoir où. Déjà pour eux le lâcher-prise n'est apparemment pas évident. Seule Manana 1ère était zen. Ou paraissait zen. Elle en a vu d'autres. 

J'étais aussi un peu tendue, mais pas pour les mêmes raisons : je ne voulais pas que mon Nommamoi donne trop d'indices... mais j'étais sûre que ça plairait à chacun. Même moi j'étais impatiente. 
Dormir dans une cabane sur un lac, dont la seule façon de s'y rendre est en barque. Trop top. 

On y est. Calme. Retour à la nature. Rêve. 
Heureux. Chacun de mes Zenfants sont heureux. À peine arrivés et installés, mes gars décident de parcourir le lac à la force de leurs bras musclés, mon Nommamoi et Mesnanas font une longue sieste dans leur lit douillet, bercés par le clapotis de l'eau, et moi j'immortalise les lieux pour pouvoir le partager sur Instagram. 
Et tenir au courant les gens intéressés... auxquels j'avais aussi tu notre destination.

Oui, j'irai plus tard, dès que notre seul moyen de locomotion sera de retour, à cet endroit sur la terre ferme, équipé de "vraie" toilettes, douches, bibliothèque, café et thé et... du wifi. Crus-je.
Mes gars, tout joyeux, sont de retour. Je m'embarque seule dans la barque, laissant ma family sur l'île. Je suis quelque peu stressée : la dernière fois que j'ai ramé, à 15 ans, je me suis retrouvée sur une île bien loin du rivage. Mon papa avait du venir me repêché à l'aide d'un matelas pneumatique. Bon. C'était la mer. Il y avait des vagues. J'étais jeune. Et j'avais pas mon permis de conduire. 
J'ai quand même quelques dizaines d'années de plus à présent. Ça va aller. 

Et c'est allé. Ça veut dire que accoster au ponton prévu a été un peu sport : il est vrai que nous nous sommes retrouvées, moi et ma barque, sous des broussailles... Mais j'y suis arrivée, à la force de mes bras musclés tels ceux de mes garsàmoi (moui). Je rigolais toute seule, heureuse de ne voir personne sur notre île qui me regardait, la tête dans les feuilles. 

La balade dans la forêt jusqu'à l'endroit où je pouvais rejoindre le vaste monde du net a été jouissive. Seule. Juste avec la nature, ses bruissements et pépiements. Un bonheur. Moi qui ai eu des semaines assez difficiles nerveusement, je sens la paix revenir en moi, le dé-stress. En plus rien ne sert de se presser. J'ai rien à faire. Rien. Juste poster quelques photos sur Instagram... pour ma Mamanàmoi impatiente de savoir où on est.

Je croise juste un gars et son fils dans la forêt... qui s'amusent avec des branches. 
J'arrive vers cette maison en bois ressemblant à un bâtiment de western. Trop classe. Je m'arme de mon phone et j'essaie de me connecter, mais rien. Rien. Rien de rien. Pas de wifi. 
Oui. Je suis déçue. Un peu. Mais pas autant que j'aurais pu l'être. Ce calme ambiant est tellement ressourçant que quelque part je préfère ne pas savoir ce qui se passe de par le monde. Tant pis. Les gens attendront. Ils vont survivre. 
Et moi aussi. 

Sans presser le pas je retourne par mon chemin de par les bois et je recroise le même gars et son fils. Il veut me demander quelque chose. Il se donne beaucoup de peine pour me poser cette question fatidique, effroyable, casseuse de paix du lieu (avec un fort accent allemand)
- Matame, fous savez il y a de le wifi ici ? Tou wlan ? 
- Ohhhh non, que je réponds outrée qu'il puisse se poser une question qui outrage la paix du lieu, il n'y en a pas. Peut-être à l'accueil ? (l'accueil est très loin vu que c'est un énorme domaine, le pauvre)...
- Ok... qu'il me répond, soucieux. 
Les gens sont vraiment accros. Franchement. (non, non, moi je ne le suis pas autant)
Bon. 
Je continue mon bonhomme de chemin. Je savoure chaque instant. C'est un pur bonheur. 

Arrivée vers mon bateau, j'augmente encore ce bonheur d'un cran avec cette réflexion :

Tu sais que tes gosses et ton Nommamoi ne viendront pas te déranger car c'est toi qui a la barque. 
Hahaha. 

Ehhhh oui, ils sont coincés dans leurs cabanes flottantes. 
J'ai la paix. 
Et si je restais là. Tout simplement ?
Je m'asseye sur le ponton et je regarde notre île. Pas un chat. Toute ma family doit être à l'intérieur. 
Pour moi c'est juste le vent dans les feuilles. Et quelques pépiements d'oiseaux. Le clapotis de l'eau...
Et la barque devant moi. Oui, la balle la barque est dans mon camp. 
Si je veux, je reste là. Et j'ai la paix. A vie.
Je prolonge le moment de quelques minutes. Savoure. 

Puis me dis que bon, là je me sens remplie de paix et zen, je crois que je peux retourner près des miens. Et leur rendre leur liberté. Qu'ils avaient perdue un moment, sans le réaliser. Et puis je crois quand même qu'ils me manqueraient. J'en suis sûre. Même plus que le wifi.

Allez. J'embarque et rame. Moi qui fais les choses (trop) vite tout le temps, je ne peux pas à présent. Je dois ramer paisiblement, réfléchir à ce que je fais, à une chose à la fois, pour arriver au bon endroit. Et c'est un plaisir incroyable. 
J'arrive vers notre île, mais au lieu d'accoster proprement, j'en fais presque le tour. Par la fenêtre de la cabane mes gars me font un coucou joyeux. Ils croient que je me balade. Je ne vais pas leur donner une occasion supplémentaire de se moquer. Quand même. 
Je leur fais un gai coucou de la main moi aussi. 
Je rigole toute seule.
Puis, retrouvant quelque capacité, j'arrive à mettre mon embarcation dans la bonne direction puis j'arrive à bon port. 
Je rejoins ma famille, elle aussi toute pacifiée et zénifiée par ce lieu incroyable. 
Nous avons passé 18 heures géniales et pleines de bonne humeur. 
Même sans wifi.
C'était trop court. 
J'espère revenir. 

PS 1 : Manana 1ère a osé me dire au moment où je partais en chercher : Oh tu m'énerves avec TON wifi !
PS 2 : j'en reviens pas, je suis la seule de ma family à avoir cherché du wifi ! Seule moi ai prononcé ce mot ! 
PS 3 : honte à moi. Il faut que je me soigne. 
PS 4 : Elo, Mary, ne rigolez pas. Merci. 
PS 5 : c'est chez Décathlon que j'ai ENFIN retrouvé du wifi  ! Et que j'ai appris que mon livre était arrivé dans ma maison d'éditions, et qu'il était trop beau !!! Yehhh 👍 (jamais autant aimé Décathlon)
PS 6 : Et JAMAIS je n'abandonnerai ma famille. Non, vous n'y avez pas cru quand même ?

Le p'tit mot spi :

Il y a deux trucs sympas avec Dieu (euuuh, beaucoup plus que 2 en fait, mais en voici déjà deux) :

1. On peut toujours compter sur Lui, si nous remettons notre vie entre Ses mains, Il ne va pas nous abandonner, Il sera toujours à nos côtés.

Même si mon père et ma mère viennent à m’abandonner, l’Eternel m’accueillera. Psaume 27 : 10
Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28 : 20

2. Il est PARTOUT présent. Pas comme le wifi. On peut toujours et partout se connecter à Lui. Il sait TOUT de nous (plus qu'internet, ça j'vous dis)

En effet, l'Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur lui est attaché sans réserve. 2 Chroniques 16 : 9

Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence? Si je monte au ciel, tu es là; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l’aurore pour habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, ta main droite m’empoignera. Si je me dis: «Au moins les ténèbres me couvriront», la nuit devient lumière autour de moi! Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi: la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. Psaume 139 : 7-12EnregistrerEnregistrer

samedi 8 octobre 2016

Il est là !

Il est là pour de vrai ! Je l'ai même touché ! Donc cette histoire était VRAIMENT pour de vrai !
Et il est choupinet comme tout ! 
Et c'est aussi grâce à vous les lecteurs de mon blog qui m'ont encouragée à continuer d'écrire par vos commentaires positifs ! MERCI !

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