Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du juillet, 2015

Mal de mère

Pas d'ados donc pendant 10 jours. Les 5 premiers jours ont été, comment dire...fabuleux. J'appréciais le calme, le clapotis des vagues doux et léger, la stagnation, la non-aventure, de savoir que les 5 minutes suivantes seraient pareilles aux 5 dernières...  Oui. La paix... la propreté qui stagne (et non la saleté), la paix... et la propreté qui stagne (encore). Dès leur départ, j'avais pris soin de décontaminer leur lieu de vie, donc tout-retourner-tout-aspirer-tout-panosser-tout-vider-tout-ranger-tout-extirper de tous les coins et recoins (à part quelques tiroirs qu'ils avaient trié la semaine précédente, ils ont droit à quelques jardins secrets tout de même). Après cela, j'allais donc de temps en temps dans leurs chambres, et c'était incroyable, je n'en croyais pas mes yeux : car là, aussi, RIEN ne bougeait. C'était propre. Rien ne traînait. Plus une seule chaussette. Plus un seul grain de poussière. Tout sentait bon. C'était ressourçant. Je voy…

Seule au monde

J'ai vécu une expérience inédite durant 5 journées. Quelque chose d'un peu fou et improbable pour une mère de famille telle que moi. Peut-être bien que certaines m'envieront après m'avoir lue. Chacune son tour. Patience. J'ai dû attendre des années moi aussi. Qui m'ont paru parfois des siècles. Oui, je sais.
Donc. Je fus sans boulot. Je fus sans enfants. Je fus sans amies. Certaines bossaient, d'autres ont été hospitalisées, et beaucoup étaient en vacances. Je fus sans mari, ou presque. Son corps apparaissait après 15 heures de boulot, mais son esprit avait de la peine à le suivre. Je fus sans un bruit, sans horaire, sans contrainte, sans chaussette à ramasser,... Et tout ça avec une météo venant du Sud. Je fus donc tel Robinson sur son île déserte. Mais avec un chat à la place du perroquet. Et le wifi. Donc, par extension.... Je fus sans lessive. Sans repas à préparer, car ne sachant pas quand et si l'homme-travailleur-vivant-les-pires-semaines-de-l'année-dan…

Canicule.

Fait chaud. Tout en vous écrivant, je coule, je fonds... une petite flaque se forme à mes pieds. Je suis à l'intérieur de ma maison, à l'abri du soleil brûlant. A l'extérieur, je ne serais plus qu'une piscine. Chaude, qui s'évaporerait gentiment.
Je me dis là, maintenant, que je pourrais me déplacer pour aller chercher le ventilo qui traîne sur la véranda. A l'extérieur.  Mais je crois que je n'arriverais pas à franchir les 10 mètres qui m'en séparent, en plus, un rayon de soleil risquerait de m'attraper. 
Molle. Flagada. Suante. Collante. Trempe. Je suis.
Oui. Voilà quelques jours que c'est la canicule en Helvétie. L'été tant attendu depuis des mois et des mois est là. On dirait qu'il a envie de se rattraper, il y va à fond :  Et pan des rayons supra lumineux en plein sur l'humain qui pleurnichait à cause de la grisaille...  Et paf un coup de chaleur du même coup grâce au vent du Sahara, pour l'humain qui se plaignait du froid..…