La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 29 juillet 2015

Mal de mère

Pas d'ados donc pendant 10 jours.
Les 5 premiers jours ont été, comment dire...fabuleux. J'appréciais le calme, le clapotis des vagues doux et léger, la stagnation, la non-aventure, de savoir que les 5 minutes suivantes seraient pareilles aux 5 dernières... 
Oui. La paix... la propreté qui stagne (et non la saleté), la paix... et la propreté qui stagne (encore).
Dès leur départ, j'avais pris soin de décontaminer leur lieu de vie, donc tout-retourner-tout-aspirer-tout-panosser-tout-vider-tout-ranger-tout-extirper de tous les coins et recoins (à part quelques tiroirs qu'ils avaient trié la semaine précédente, ils ont droit à quelques jardins secrets tout de même). Après cela, j'allais donc de temps en temps dans leurs chambres, et c'était incroyable, je n'en croyais pas mes yeux : car là, aussi, RIEN ne bougeait. C'était propre. Rien ne traînait. Plus une seule chaussette. Plus un seul grain de poussière. Tout sentait bon. C'était ressourçant. Je voyais le travail que j'avais accompli et qui restait tel quel. Rare. Exaltant...

Les 5 jours suivants ont été... trop calmes, trop longs, trop morts, trop pfffffff. La seule chose qui me motivait par rapport à leur absence, c'était le non-ménage à faire, l'aspirateur au chômage technique et mes balades bi-quotidiennes dans leur lieu de vie, pour vérifier encore une fois si vraiment ça pouvait être possible que rien ne bougeait. Strictement rien. C'était fou.
10 jours. Sans un tremblement de grain de poussière. Sans hausser la voix. Sans donner des ordres. Libre. J'étais libre. Même lorsque j'ai dû reprendre le boulot à 60% durant une semaine, c'était reposant en leur absence. La paix. La sérénité. Sans surprise. Mais c'était calme.... beaucoup trop calme.
Une eau calme. Pas une vague.
Fou. Etrange. Puis angoissant... Mal de mère.

Deux jours avant leur retour, me voilà faisant un montage photos de leur plus jolie bouille, à le partager sur Instagram et de m'exprimer : Rendez-moi mes goooooooosssesssss !!!! Je les reveux pour toujours, promis je ne m'énerverai plus... Promiiiiiiiiiiiiiis !!!! Je veux mézenfantamoââââ !!!! (j'ai pas écrit tout ça mais je l'ai pensé très fort).

Jour J - 1. Je suis toute contente, impatiente. Je mets des draps tout propres à leurs lits, sors leurs serviettes de bain. Je craque au magasin et leur achète de bonnes glaces, des autres trucs que j'ai rarement à la maison. Le soir, mon Nommamoi m'énerve quelque peu quand il me dit, tout-sérieux-prudent-sachant-qu'il-touche-un-point-sensible : 
- Ehhh, demain, tu t'énerveras pas contre les gosses si il y a de nouveau du chenil !
Moi ????
- Ronnnnn, mais non, je vais quand même pas trop m'exprimer dès leur retour, quand même. C'est pas mon style, tu me connais ou bien ?

Je rentre du boulot à 11h30. J'ai à nouveau une semaine de vacances. Encore quelques dizaines de minutes avant le retour de deux de mes campeurs.  Ohhh, chouette, ils arrivent ! Ils s'extirpent  de la voiture, pas super enthousiastes à première vue : on ne peut pas dire qu'ils me sautent dans les bras. Fatigués, ils n'ont dormi que 2-3 heures la nuit précédente.  Fiston 2e rentre dans la maison et pose ses chaussures  vers la cuisine, juste après qu'un petit tas de terre en tombe et atteigne le sol. Là, devant mes yeux. Je reste calme, comme je l'ai promis. Pas une once d'énervement, même en moi. Niet. Applaudissements sonores. 
Fiston 2e : 
- Oups, je vais vite prendre l'ordurière et ramasser. 
Oui, bonne idée.
Bref. Voilà.

Déballage des valises, décrassage, lessive, lessive, découverte de chaussettes inconnues, lessive. 
Bla-bla. Le camp, c'était bien ça, c'était nul ça, Cela c'était trop rigolo. Et tatati. Et bla-bla-bla. Et pis on a fait ci, et c'était trop bien. Et blablabli.

Et rebelote le lendemain soir, retour de Fiston 1er. Trois semaines qu'il était loin. Câlin. Lessive. Découverte d'un slip inconnu qui ressemble au sien mais c'est pas le sien enfin voilà. Peu de chaussettes de retour. Bon. Bla-bla, ces 3 semaines c'était trop "incroyable", j'ai appris ça, puis j'ai fait ça. On s'est trop "enjailler" (= amuser, deux termes qu'il a ramené en souvenir...). Et pis, ça ça m'a fait réfléchir, et pis maintenant j'ai décidé de faire ci, puis ça. Blablabli, blablabla. Larmes d'émotion.
Trois jours après, le dernier sac de voyage et la dernière trousse de toilette sont enfin rangés. Tout est redevenu à la normale. Les lits ne sont pas faits, les chaussettes traînent, la guitare électrique y va à fond d'un côté, et on entend le taptap régulier du clavier de l'ordi de l'autre. Les toilettes et lavabos ont retrouvés aussi leur état de propreté saleté habituelle. Le frigo se vide à nouveau bizarrement, rapidement, et sans contrôle. Le lave-vaisselle est toujours plein. Nous avons chaque jour droit à un petit extrait ou plus de leurs semaines loin de nous. Ils ont vécu des choses supers, fabuleuses, utiles pour leur vie. Reconnaissants les parents sont. 
Les eaux s'agitent, le vent nous pousse à nouveau de part et d'autre. Cela fait disparaître mon mal de mère. 
Eux sont contents de retrouver le calme de la maison. Le calme ? Quel calme ?
Moi, étrangement, je crois ne pas encore m'être énervée (mais eux vous diront peut-être le contraire, on ne comprend pas toujours tout de leur perception de l'énervement, n'est-ce point).

Quel cadeau d'avoir des enfants. Quel cadeau qu'ils puissent vivre des camps, dans une saine (et sainte !) ambiance où ils apprennent les VVV (Vraies Valeurs de la Vie). Big reconnaissance bis.

Et Manana 1ère ? On attend, on attend toujours, on attend encore. Bientôt 1 an qu'elle est partie sous d'autres cieux. Quand elle reviendra, on lui sautera tous dans les bras. Dans 1 an.  On pleurera de joie, et on sera sûr d'une chose : c'est que son lieu de vie restera propre et rangé durant le très peu de temps qu'elle restera dans sa family que nous sommes. Car elle, elle n'a jamais pu faire/être autrement. Exception.

Conclusion : les camps c'est super pour tout le monde, autant pour ceux qui partent que pour ceux qui restent, mais il ne faut pas qu'ils durent trop longtemps !

Le p'tit mot spi :

Oui, nos Zenfants ont souvent participé à des camps basés sur l'évangile. Ils ne sont pas toujours motivés à partir, et cela nous insécurise parfois en tant que parents... mais quand ils rentrent, ils sont heureux de ce qu'ils y ont vécu, et là, cela nous rassure de les avoir parfois +/- forcé. Ces temps loin de nous leur font à chaque fois un bien fou. Ils en apprennent sur leur valeur, sur le vivre avec les autres, sur Dieu. En fait, ces expériences complètent ce que nous essayons de vivre ensemble depuis leur plus jeune âge : Sans Dieu, notre Créateur, la vie n'a aucun sens. Après, ils sont libres d'en faire ce qu'ils veulent. Mais d'entendre les mêmes choses de personnes d'autres milieux, d'autres cultures parfois, qui le vivent et le transmettent +/- différemment est source de questionnement au moins, et/ou d'avancement dans leur vie de foi. 

Ce que nous avons entendu, ce que nous savons, ce que nos pères nous ont raconté, nous ne le cacherons pas à leurs enfants; nous redirons à la génération future les louanges de l’Eternel, sa puissance et les merveilles qu’il a accomplies.
Psaume 78 : 3

Vous, enfants, obéissez à vos parents à cause du Seigneur, car c’est là ce qui est juste. Honore ton père et ta mère : c’est le premier commandement auquel une promesse est rattachée : pour que tu sois heureux et que tu jouisses d’une longue vie sur la terre. Vous, pères, n’exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les conseillant d’une manière conforme à la volonté du Seigneur. Ephésiens 6 : 1-4


PS : pour tout ceux qui reçoivent mes posts par mail,  qui ne suivent pas ma page FB, et qui sont de nature curieuse, allez voir un truc de ouf sur mon blog, à droite ! 

1 commentaire:

Marie-Jo Tardif a dit…

Encore un beau moment grâce à toi ! J'aime beaucoup, vraiment, ton "mal de mère" si bien trouvé... C'est une véritable psychanalyse que tu fais ! Psy-spi. J'ai toujours le sourire en te lisant alors merci. A quand la sortie du livre ? Le succès est au bout car tu fais du bien. Grosses bises à toi chère Sarah, Marie-Jo

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