La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mardi 22 février 2011

"Eh mam, tu vas au coms aujourd'hui ?!!"

Mon fils me regarde avec de grands yeux en me posant cette question, cessant de respirer en attendant ma réponse.
Ben oui, comme chaque mardi, mes enfants me voient préparer ma liste indispensabillissime (sur mon iPhone bien sûr), pour remplir ce frigo à nouveau vide. 
"Hein, maman, tu vas QUAND MÊME PAS aux coms AUJOURD'HUI ????" me redemande Nathan 
"Euhhhh, ben oui quoi, le frigo est vide, si vous ne voulez pas mourir de faim jusqu'à demain, vaut mieux !" (et éviter du même coup que mon mari aie une terrible montée d'angoisse en ouvrant le frigo sur.... RIEN !)
"Mais maman, on peut manger des restes à midi !" que me dit Ema, suppliante !
Voilà que, à nouveau, la Migros a décidé de régir ma vie, en passant par mes enfants... Voilà deux semaines que, à peine arrivée à la maison, suante et les muscles en compote, chargée comme un mulet de ce qui est vital pour continuer à vivre (chocolat, biscuits au chocolat, fondue, raclette, etc), mes deux cadets se précipitent pour... M'AIDER !?!!?!!!!
Wouah, mes enfants parfaits !
Surprise !!! C'est faux !  Là j'ai écris ce que vous pensiez que j'écrirais ! J'vous ai bien eu ! Hihihi !
Non, c'est bien plus grave que ça. Pour ... FOUILLER dans mes cabas de commission, tout retourner (oeufs, yogourt, etc) et pêcher les fameux Nanos, qui se glissent forcément tout au fond mais vraiment tout au fond du sac. Les clients de la Migros en reçoivent un par tranche de 20.-. La Nano Mania est arrivée. Elle est là. Pire que la H1N1. Nous sommes cernés.
Les Nanos : Roboz, Spuukies, Pinkies, etc.
Mais retournons juste 30 secondes en arrière, à ce moment précis où je les vois se précipiter à mon secours... euh... sur mes sacs. Je lève la main, tout en zénitude et leur dis STOP. Là, ils sont freinés dans leur élan. Vous imaginez le ralenti, là ? Puis je leur précise le total de mes achats, sachant qu'on en reçoit 1 par tranche de 20 frs,  ils doivent me dire le nombre exact que je ramène : 138.50 frs, ça fait combien de Nanos alors ? Celui qui gagne déballe les Nanos (ils ont tous un emballage perso qui reste en général par terre ou sur la table), les autres rangent mes achats. Et moi je m'assois. Point. Wouah.
Merci la Migros !
(en fait, pour vous consoler, j'y pense maintenant, en écrivant, mais j'l'ai jamais fait, ça pourrait être un truc pas mal pour stimuler leurs méninges et leurs muscles... et pour me reposer quelques secondes avant de ramasser les papiers qui traînent).
Bon revenons-en à nos Nanos. Attention donc à ne pas dépasser 200 frs car on ne peut en avoir plus de 10 en une fois. Donc vous pouvez y retourner après pour acheter ce qui vous manque ou pour dépenser n'importe quoi pour avoir peut-être LE Nano qui manque à vos chérubins, déguisée pour qu'on ne vous reconnaisse pas. C'est pourquoi il y a pas mal de femmes voilées ces temps à la Mig. 
Une autre solution pas mal pour en obtenir plus de 10 par achat, et que je préfère personnellement, malgré le peu de garantie de réussite, c'est de se mettre à la caisse derrière une personne (très) sympa au coeur grand comme ça qui vous donnera ses Nanos, vu qu'elle n'a aucun intérêt pour la chose. Oui, je sais, c'est un spécimen rare.
Bon en clair il faut  :
- une dame trop sympa (en général, les hommes ne pensent pas donner leurs Nanos non désirés, je l'ai déjà expérimenté, à moins que tu sois blonde peut-être, ce que je ne suis pas, donc je ne peux pas vous dire si vraiment ça marche)
- qu'elle ait un coeur gros comme ça (difficile parfois à voir, j'en conviens)
- s'assurer qu'elle n'a aucun enfant dans son entourage familial ou géographique qui attendent ferme son retour de la Migros (ça aide de fouiner tout en discrétion dans son caddie, éliminant tout de suite la dame en question s'il contient pampers, cornflakes, bouillies, joujou, vêtements pour enfants... enfin, voilà)
- s'assurer aussi qu'elle n'a aucun enfant accroché quelque part sous son manteau, même mini (oui, plus tard, son chérubin adorera les Nanos, elle en est convaincue), ou un qui traîne au rayon jouets.
- s'assurer que son caddie contient au moins pour 20 frs d'articles (car si tout est ok, mais le total de ses achats est de 19.95 frs, ça aura servi à rien tout ce cirque, j'vous dis)
- et si c'est votre jour de chance et qu'il y a plusieurs dames ayant ses qualités, préférer celle qui a le caddie le plus plein de choses onéreuses (et pas d'eau au quart de prix, conseil d'amie !)
- à présent mettez-vous dans la file, et la bonne, car plus de retour en arrière possible dès que quelqu'un se met derrière vous (car elle a vu que vous aviez un coeur gros comme ça, si si !)!
- ah, guettez aussi le moment crucial où la caissière lui demandera  : "Vous prenez les Nanos ?" Si elle dit non, c'est pas encore gagné, allez-y, faites lui des sourires, des clins d'oeil, ranger ses commissions pourquoi pas (pas à la caissière, à la dame devant, si c'est un homme, vaut mieux s'abstenir ou aller directement au point suivant :), et si elle n'a toujours pas compris, vous pouvez toujours les lui demander directement ! !? (c'est qu'elle n'avait pas un coeur gros comme ça peut-être).
Et souvent, je dois vous l'annoncer, on se trompe sur la personne. C'est quand même assez compliqué. Et malgré le faible taux helvétique de natalité, les personnes ont quasiment tout l'temps des enfants qui les attendent de pied ferme quelque part, prêts à plonger dans leurs cabas. Ou c'est leur chat qui aime jouer avec ça, ou leur mari qui les envoie à la Migros, qui sait ? Oseront-ils l'avouer un jour de toute façon ?
Donc le plus simple, c'est de s'en remettre au hasard, ce qui m'a déjà servi pour en avoir 5 supplémentaires... et des enfants 5x plus heureux. Les miens.
Bon, mais alors, pourquoi mes descendants refusent-ils que j'aille à la Migros aujourd'hui ?
Car DEMAIN, oui, DEMAIN et seulement demain, il y a le SuperNano LUXIBUS ! Oui, vous imaginez ?
Le premier NanoJoker qui brille dans le noir.  Un par achat, dès 60 frs ! (il faut se déguiser si vous en voulez un deuxième dès que vous en avez pour 120 frs)
Vous voulez savoir si j'y suis allée à la Migros ? Ben oui. Et il n'y avait personne ! (Presque) toutes les mères de famille iront demain ! J'ai donc fait mes achats tranquille, peu de file d'attente... mais (presque) pas de maman connue à qui parler... tristounet. Ça j'vous dis.
J'aurais peut-être eu meilleur temps d'attendre un jour. Et de m'en tenir à mes restes. Et d'empêcher mon mari d'ouvrir le frigo entre temps (bon, c'est passablement difficile ça).
J'ai reçu mes quelques Nanos mérités... Mes 2 p'tits seront tout contents de les échanger dans la cour de récré pour compléter leur collection presque terminée.
J'étais fière de n'avoir pas succombé à la tentation d'aller un jour plus tard. Quand même. Très fière de moi. D'être encore LIBRE de mes mouvements. Pas télécommandée par la Migros. Yesss.
Vous voulez savoir le fin mot de l'histoire ? Bennnn, uhm... après mes commissions, j'ai réalisé que j'ai complètement oublié d'acheter le repas de midi pour demain !!! ARGHHHHHHH !!!! Mon ego est retombé d'un coup. POUM. Cela fait mal. 
Par contre, mes enfants ont fait un grand sourire en l'apprenant.
Ben demain aux aurores, car ma matinée est bien chargée, direction Migros pour chercher LUXIBUS. En essayant de ne pas oublier le repas de midi.
Pour arriver à 60 frs ? Oui, uhm, j'y ai réfléchi. J'ai vu aujourd'hui qu'il y avait mes rouleaux de papier toilettes préférés 40% moins chers,  je vais donc compléter mes achats avec ça (ça peut toujours servir)...
Et je l'aurai ce LUXIBUS !
C'est grave docteur ?
Ah, j'y pense, et ça me donne des sueurs froides... reste 2 NanoJoker à collectionner les prochaines semaines. Ils n'ont pas encore dévoiler les 2 jours J. Pfffff.

vendredi 11 février 2011

Mac, Mec, etc.

J'ai quelques petits soucis majeurs depuis quelques temps. J'ai complètement craqué. Et je me le suis procuré. J'ai flâché sur son anatomie parfaite, sa rapidité, sa façon de gérer les multiples clichés que je prends régulièrement. Evidemment c'est d'un Mac que je parle. 
Qui est devenu MON Mac. 
A moi le Mac. Le mien à moi. Il M'appartient. A moi. 
Bon, je crois que vous avez compris.
Ah, un Mac ? Vous ne savez pas vraiment c'que c'est ? C'est cet ordi avec une pomme qui s'illumine à l'arrière quand il est allumé ? Trop bôô !! La copie du mien est déjà dans plein plein de films Hollywoodiens ! Si si !!! Il est trop trop fort ! Une star !
D'abord la raison de cette acquisition : mon PC précédent, franchement, ne travaillait plus au même rythme que moi et j'en avais marre de devoir pianoter d'impatience après avoir donner mes ordres sur son clavier. On était plus sur la même longueur d'onde. Car moi, j'aime travailler vite. J'suis comme ça.
Quelle joie de déballer mon Mac tant attendu. Vous avez déjà déballé quelque chose d'Apple ? C'est supra bien emballé, on est éberlué devant l'emballage, hésitant à aller plus loin. J'ai commencé tout de même à le sortir en douceur de son écrin, le découvrant, époustouflée... Wouahhh.  Jusqu'à ce que je l'allume.
Après... fini.
J'étais là, devant cet écran (superbe l'écran) à essayer de faire quelque chose... L'air concentré, au milieu de la fumée qui commençait gentiment à envahir la pièce (c'était la fumée qui sortait de mon crâne par quelques orifices connus).
Au fil des jours qui ont suivi, j'ai réussi à supprimer, j'ai compris ce que c'était que des Alias et le Dock. Appris à me balader avec Safari (faire un safari en Afrique ne m'a en rien aidée sur le sujet), à savoir le pourquoi du comment des signets, à mettre des Alias  sur mon bureau, à déplacer des fichiers sur ma clé USB. Que de victoires. Après maintes manipulations et neurones grillés, je suis parvenue à envoyer mon courrier par Mail. A comprendre comment configurer chaque programme comme je le désire en allant sous Préférences. A retrouver mes documents sous Finder. 
Vous êtes dans le brouillard ? Vous n'y comprenez rien à ce que je raconte, vous, les inconditionnels du PC à qui on ne peut plus rien apprendre ? Oui, j'vous apprécie, donc j'arrête là la torture. C'était juste un échantillon de ce que j'ai vécu. Seule. Abandonnée. Car rares sont les personnes qui ont craqué pour Mac autour de moi.
Les nuages de fumée ont commencé quand même à diminuer d'intensité après les deux premières semaines. J'ai même recommencé à apercevoir que je ne vivais pas seule. Les  éclaircies augmentant, mon visage s'éclairait de plus en plus souvent d'un sourire soulagé, content, parfois extatique au fil de mes découvertes, car uhm... je n'ai pas osé l'avouer à mon entourage proche, j'ai même un moment douté du bon choix de mon achat. C'est le genre de truc qu'on n'aime pas trop dire. N'est-ce pas.
Apaisée donc, mon regard commençait enfin à se détacher de mon écran... et c'est là que j'ai aperçu mon Mec (non, je ne me suis pas trompé de voyelle !), qui avait lui aussi des émanations crâniennes de fumée.  La particularité c'était que pour moi ça venait plutôt des oreilles, lui des narines... Je n'ai pas longuement réfléchi au pourquoi de cette différence. Mais j'ai tout de même lentement réalisé que, lui n'ayant pas acheté de Mac, il devait être gêné par autre chose. Utilisant mes derniers neurones valides, j'ai réalisé que c'était sûrement parce que je m'occupais plus de.... mon Mac, que de lui. Oh la la !!! Qu'est-je fais ? (bon, en même temps je me suis dit qu'il ne culpabilisait du coup pas trop s'il regardait parfois le foot. C'est même dommage qu'il y en avait pas plus. Du foot. J'ai même pas dû utiliser des neurones pour penser ça)
Après deux semaines, n'ayant pas encore élucidé tous les mystères que détenait encore pour moi ma merveilleuse p'tite boite blanche (qui est mon Mec Mac au cas où je vous le rappelle), je suis rentrée victorieuse des magasins tenant à la main un joli bouquin violet (est-ce qu'il y a des hommes qui achètent des bouquins violets ?) qui expliquait tous les méandres de la psychologie Mac-ienne...
J'ai appliqué leurs recommandations, compris plein de trucs... et à présent je sais quasi TOUT sur le fonctionnement du Mac ! YESSS !
J'y passe moins de temps, et mon mari est content. (dommage, le foot a repris de plus belle. Trop tard)
Tout ça pour en venir aux quelques réflexions suivantes que je me suis faites après coup (quand mes neurones ont gentiment récupérés de ces quelques semaines) : si c'était aussi SIMPLE avec mon Mec, qu'avec mon Mac. Vous imaginez ? Vous n'y comprenez rien à rien à votre douce moitié au début de son acquisition du mariage (car le mariage rend la vue à ce qu'il paraît). Vous tombez sur un livre, vous le lisez. Et c'est bon, vous en comprenez le fonctionnement, vous savez comment configurer votre Mec sous "préférences" pour qu'il fonctionne comme vous le voulez. Quand vous lui posez une question vous n'avez qu'à lui dire d'aller sous Finder pour trouver la réponse à votre question du genre : "Elle a accouché ta collègue ?" Lui :"Ah, oui, j'te l'ai pas dit ? Il y a 1 semaine !" Moi : "Ah, super ! Et c'est une fille ? Combien elle pèse ? L'accouchement s'est bien passé ? Elle dort bien ? Elle est déjà rentrée de l'hôpital ? Elle a eu une épisiotomie ?" Bon. Vous savez la réponse qu'ils donnent, en général, nos hommes à ces questions... (enfin, p't'être pas les vôtres, je m'avance trop là). Le mien à moi a répondu longtemps "je ne sais pas". Mais maintenant après presque 17 ans de mariage, et quelques remarques de moi dites toute en douceur bien sûr et des efforts réels de sa part, il a énormément progressé. Mais il n'en est pas encore à l'épisiotomie. En même temps ça ne me dérange pas trop en fait.
BREF ! Je m'éloigne terriblement de mon sujet ! Je ne vois plus trop le rapport avec une épisiotomie et mon Mac. Où en étais-je ? Je crois que plusieurs de mes cellules grises ont dû griller ces dernières semaines.
Ah oui. Tout ça pour dire que j'en ai lu des bouquins pour mieux comprendre mon "Mec". Et franchement, ça vaut le coup. Le mieux quand même c'est le livre célébrissime de Mars &Venus. On réalise là (si on ne l'avait pas compris avant) qu'on est différents. C'est comme ça. Point. Et on arrive à mieux comprendre le fonctionnement de notre Mac moitié, on réalise qu'on se complète, que ce n'est pas nécessaire et même bien mieux qu'on ne soit pas pareil (même si c'est parfois tout de même énervant. Enfin. Pour moi. Et je sais de source sûre que pour lui aussi. En fait.).
Et forte de mon expérience vécue avec mon nouvel achat fruité (c'est-à-dire ce truc où il y a une pomme dessus qui s'éclaire, voir plus haut si vous avez perdu le fil), je peux vous dire qu'il y a ENCORE plus de différence entre un martien et une vénusienne, qu'entre un PC et un Mac. C'est dire.
Mon cerveau aura encore des occasions d'en griller un. De neurone. Et je ne parle pas de celui de mon mari.  De cerveau, pas de neurones, car il en a lui, comme moi, 100 milliards (de neurones, pas de cerveaux)  OK ? Vous m'suivez ?
Impressionnant ce chiffre. Mais maintenant on sait pourquoi.

mardi 1 février 2011

Photos je vous aime...

Oui, c'est génial d'immortaliser mes chérubins, sous toutes les coutures, à tous les âges, faisant toute sorte de choses. Pour qu'on oublie pas. Pour amasser une tonne de souvenir.
C'est top avec le numérique, je peux en faire une dizaine sur le même sujet... pour être sûre au moins, qu'une soit bonne. Car que faire quand ma fille n'a pas envie que je la prenne en photo ? Une seconde avant elle était merveilleusement heureuse mais au moment où je presse le bouton elle pousse la tête comme si elle vivait l'enfer chez nous ? Hein, que faire ? Mitrailler. A l'aide de notre appareil. En faisant des grimaces. Espérant que cette joie revienne sur son visage. Peine perdue. Souvent.
Bon, c'est bien beau de faire plein de clichés. Car c'est APRÈS que le boulot commence ! Comment  gérer cet amas d'images en tout genre ?  On peut les stocker sur l'ordi. Jusqu'à son explosion. Ou sur un disque dur. On peut éventuellement pousser l'effort de les trier. Par enfants, par dates, par sujets par exemple. Jeter les plus mauvaises. C'est déjà un casse-tête. Car que faire des 10 photos du même enfant au même moment, si elles sont TOUTES bien ? Je ne sais pas vous, mais moi quand je presse Delete et que je vois disparaître à tout jamais cet instant immortalisé... j'ai l'impression que je fais disparaître un p'tit bout du fruit de mes entrailles. Après les avoir mitraillé. Cela me fait chaque fois un p'tit coup au coeur. Bon. 
Alors, moi, je fais tout ça. Mais en plus je suis une pi-nail-leuse. Ce qui me vaut l'admiration d'amies. Pas que je sois perfectionniste, non. Mais plutôt car j'ai toujours fait des classeurs, pour chacun de mes enfants. Jamais de retard. Puis depuis quelques années, ils ont droit chacun à un album par année fait sur internet. Cela me prend des semaines. Je ne fais RIEN d'autre à cette période pour ma famille à part le strict nécessaire. Me voilà donc derrière mon ordi, en début d'année en général, à trier, à numériser leurs dessins, à disposer toutes ces images le mieux possible... pour leur faire de superbes souvenirs. Quelle libération quand c'est derrière et qu'il n'y a plus qu'à admirer le travail (c'est plutôt les autres qui le font, car moi, je n'en peux plus de voir tout ça).
Cette année, pour prendre de l'avance, j'ai fait leur album avant notre périple en Afrique, car je savais que ce serait rebelotte après. Bien vu. 
Car me voilà à trier 1500 photos. But : qu'il en reste le tiers (tous ces éléphants perdus à tout jamais ! Et ces girafes ! Snif). Pour que je puisse caser tout ça dans un album. Seulement un. Et oui. C'est pas gratos. 
Bon, j'vous dis tout ça. Mais c'est vraiment pas pour me vanter. Loin de là. C'est juste pour vous faire remarquer que oui, c'est génial d'avoir mes albums à jour, de savoir exactement où chercher telle photo... mais vous n'imaginez pas les heures où je suis in-dérangeable, in-gérable, même in-fecte parfois pour arriver au bout. Car quand je commence, j'aimerais déjà avoir fini. Et que ça se passe selon MON programme, sans bug, sans interruption. Le monde pourrait s'écrouler que je n'y verrais rien.
Je vous admire, vous qui ne vous stressez pas pour ces choses-là et qui prenez le temps de vivre, d'être dérangeables. Car moi, quand je vois les dizaines de classeurs et de livres que je fais depuis plus de 15 ans, je me demande si ça en vaut la peine. Combien de fois vont-ils être regardés ? J'ai même déjà imaginé si tout partait en fumée une fois ? Qu'est-ce qui resterait de ce temps passé avec mon ordinateur... à supprimer des images de mes enfants ?
Tandis que tous ces moments passés à vivre simplement, sans stress... c'est le plus important.
Voilà. Bon. C'est pas tout ça, mais je dois vous quitter. Car cette semaine, je DOIS (?) finir l'album de notre super voyage. Difficile de se refaire. J'essaierai d'être plus dérangeable. Promis.