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Mac, Mec, etc.

J'ai quelques petits soucis majeurs depuis quelques temps. J'ai complètement craqué. Et je me le suis procuré. J'ai flâché sur son anatomie parfaite, sa rapidité, sa façon de gérer les multiples clichés que je prends régulièrement. Evidemment c'est d'un Mac que je parle. 
Qui est devenu MON Mac. 
A moi le Mac. Le mien à moi. Il M'appartient. A moi. 
Bon, je crois que vous avez compris.
Ah, un Mac ? Vous ne savez pas vraiment c'que c'est ? C'est cet ordi avec une pomme qui s'illumine à l'arrière quand il est allumé ? Trop bôô !! La copie du mien est déjà dans plein plein de films Hollywoodiens ! Si si !!! Il est trop trop fort ! Une star !
D'abord la raison de cette acquisition : mon PC précédent, franchement, ne travaillait plus au même rythme que moi et j'en avais marre de devoir pianoter d'impatience après avoir donner mes ordres sur son clavier. On était plus sur la même longueur d'onde. Car moi, j'aime travailler vite. J'suis comme ça.
Quelle joie de déballer mon Mac tant attendu. Vous avez déjà déballé quelque chose d'Apple ? C'est supra bien emballé, on est éberlué devant l'emballage, hésitant à aller plus loin. J'ai commencé tout de même à le sortir en douceur de son écrin, le découvrant, époustouflée... Wouahhh.  Jusqu'à ce que je l'allume.
Après... fini.
J'étais là, devant cet écran (superbe l'écran) à essayer de faire quelque chose... L'air concentré, au milieu de la fumée qui commençait gentiment à envahir la pièce (c'était la fumée qui sortait de mon crâne par quelques orifices connus).
Au fil des jours qui ont suivi, j'ai réussi à supprimer, j'ai compris ce que c'était que des Alias et le Dock. Appris à me balader avec Safari (faire un safari en Afrique ne m'a en rien aidée sur le sujet), à savoir le pourquoi du comment des signets, à mettre des Alias  sur mon bureau, à déplacer des fichiers sur ma clé USB. Que de victoires. Après maintes manipulations et neurones grillés, je suis parvenue à envoyer mon courrier par Mail. A comprendre comment configurer chaque programme comme je le désire en allant sous Préférences. A retrouver mes documents sous Finder. 
Vous êtes dans le brouillard ? Vous n'y comprenez rien à ce que je raconte, vous, les inconditionnels du PC à qui on ne peut plus rien apprendre ? Oui, j'vous apprécie, donc j'arrête là la torture. C'était juste un échantillon de ce que j'ai vécu. Seule. Abandonnée. Car rares sont les personnes qui ont craqué pour Mac autour de moi.
Les nuages de fumée ont commencé quand même à diminuer d'intensité après les deux premières semaines. J'ai même recommencé à apercevoir que je ne vivais pas seule. Les  éclaircies augmentant, mon visage s'éclairait de plus en plus souvent d'un sourire soulagé, content, parfois extatique au fil de mes découvertes, car uhm... je n'ai pas osé l'avouer à mon entourage proche, j'ai même un moment douté du bon choix de mon achat. C'est le genre de truc qu'on n'aime pas trop dire. N'est-ce pas.
Apaisée donc, mon regard commençait enfin à se détacher de mon écran... et c'est là que j'ai aperçu mon Mec (non, je ne me suis pas trompé de voyelle !), qui avait lui aussi des émanations crâniennes de fumée.  La particularité c'était que pour moi ça venait plutôt des oreilles, lui des narines... Je n'ai pas longuement réfléchi au pourquoi de cette différence. Mais j'ai tout de même lentement réalisé que, lui n'ayant pas acheté de Mac, il devait être gêné par autre chose. Utilisant mes derniers neurones valides, j'ai réalisé que c'était sûrement parce que je m'occupais plus de.... mon Mac, que de lui. Oh la la !!! Qu'est-je fais ? (bon, en même temps je me suis dit qu'il ne culpabilisait du coup pas trop s'il regardait parfois le foot. C'est même dommage qu'il y en avait pas plus. Du foot. J'ai même pas dû utiliser des neurones pour penser ça)
Après deux semaines, n'ayant pas encore élucidé tous les mystères que détenait encore pour moi ma merveilleuse p'tite boite blanche (qui est mon Mec Mac au cas où je vous le rappelle), je suis rentrée victorieuse des magasins tenant à la main un joli bouquin violet (est-ce qu'il y a des hommes qui achètent des bouquins violets ?) qui expliquait tous les méandres de la psychologie Mac-ienne...
J'ai appliqué leurs recommandations, compris plein de trucs... et à présent je sais quasi TOUT sur le fonctionnement du Mac ! YESSS !
J'y passe moins de temps, et mon mari est content. (dommage, le foot a repris de plus belle. Trop tard)
Tout ça pour en venir aux quelques réflexions suivantes que je me suis faites après coup (quand mes neurones ont gentiment récupérés de ces quelques semaines) : si c'était aussi SIMPLE avec mon Mec, qu'avec mon Mac. Vous imaginez ? Vous n'y comprenez rien à rien à votre douce moitié au début de son acquisition du mariage (car le mariage rend la vue à ce qu'il paraît). Vous tombez sur un livre, vous le lisez. Et c'est bon, vous en comprenez le fonctionnement, vous savez comment configurer votre Mec sous "préférences" pour qu'il fonctionne comme vous le voulez. Quand vous lui posez une question vous n'avez qu'à lui dire d'aller sous Finder pour trouver la réponse à votre question du genre : "Elle a accouché ta collègue ?" Lui :"Ah, oui, j'te l'ai pas dit ? Il y a 1 semaine !" Moi : "Ah, super ! Et c'est une fille ? Combien elle pèse ? L'accouchement s'est bien passé ? Elle dort bien ? Elle est déjà rentrée de l'hôpital ? Elle a eu une épisiotomie ?" Bon. Vous savez la réponse qu'ils donnent, en général, nos hommes à ces questions... (enfin, p't'être pas les vôtres, je m'avance trop là). Le mien à moi a répondu longtemps "je ne sais pas". Mais maintenant après presque 17 ans de mariage, et quelques remarques de moi dites toute en douceur bien sûr et des efforts réels de sa part, il a énormément progressé. Mais il n'en est pas encore à l'épisiotomie. En même temps ça ne me dérange pas trop en fait.
BREF ! Je m'éloigne terriblement de mon sujet ! Je ne vois plus trop le rapport avec une épisiotomie et mon Mac. Où en étais-je ? Je crois que plusieurs de mes cellules grises ont dû griller ces dernières semaines.
Ah oui. Tout ça pour dire que j'en ai lu des bouquins pour mieux comprendre mon "Mec". Et franchement, ça vaut le coup. Le mieux quand même c'est le livre célébrissime de Mars &Venus. On réalise là (si on ne l'avait pas compris avant) qu'on est différents. C'est comme ça. Point. Et on arrive à mieux comprendre le fonctionnement de notre Mac moitié, on réalise qu'on se complète, que ce n'est pas nécessaire et même bien mieux qu'on ne soit pas pareil (même si c'est parfois tout de même énervant. Enfin. Pour moi. Et je sais de source sûre que pour lui aussi. En fait.).
Et forte de mon expérience vécue avec mon nouvel achat fruité (c'est-à-dire ce truc où il y a une pomme dessus qui s'éclaire, voir plus haut si vous avez perdu le fil), je peux vous dire qu'il y a ENCORE plus de différence entre un martien et une vénusienne, qu'entre un PC et un Mac. C'est dire.
Mon cerveau aura encore des occasions d'en griller un. De neurone. Et je ne parle pas de celui de mon mari.  De cerveau, pas de neurones, car il en a lui, comme moi, 100 milliards (de neurones, pas de cerveaux)  OK ? Vous m'suivez ?
Impressionnant ce chiffre. Mais maintenant on sait pourquoi.

Commentaires

Evalor a dit…
J ai passe un moment magnifique en te lisant!!! Ce que j ai ri!!! Merci ! Posais tu auras un petit moment passe chez moi, j ai aussi une pomme sur mon IPad!!! Bisous s
Allison a dit…
C'était une SUPERBE soirée africaine ! Merci! xoxo

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