La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


vendredi 28 août 2015

Des raviolis. What else ?

Cette semaine ça ne va pas comme je veux.
L'armoire que je voulais rapidement retaper a des vers. J'ai attaquer les vers mais je ne sais si ça suffira et je suis insécurisée quant à l'avenir de cet armoire habitée. Agacée.
Mon cours d'anglais tombera probablement à l'eau faute de participants. Frustrée. 
J'ai énormément de peine à jouer les morceaux de piano que je devrai jouer dimanche à l'église et Fiston 1er ne pourra pas être présent pour soutenir sa Mamamanadoréepassurdouée avec sa guitare. Stressée.
Et j'ai fait mes paiements. 
En ce moment mes verres de contact m'empêchent de voir clairement ce que j'écris. Enquiquinée.
Je ne fait que croiser mon Nommamoi surchargé et ça ne va pas s'améliorer dans les jours qui viennent. Attristée.
Bouuuuuouououhhhh 
Bref, tout ça me donne un gros coup d'mou. Je suis là, pantelante, à avoir envie d'avoir envie d'avancer dans ma liste " à faire". Mais peux pas. 

Malgré le bel été qui se prolonge. Malgré ma semaine de vacances forcée because patron en vacances. Malgré la santé, le pays et tout ce qui va bien. Et tout va bien ! TOUT (le reste n'est que détail) ! A part que...
...J'ai un coup'd'mou.

Mais le pire dans l'histoire, c'est quand même la salade verte. Et le pain. Y en a marre. Je ne sais pas si par chez vous c'est le même problème, mais ici, ça devient grave. Je ne sais jamais combien de pain et de salade prévoir pour le repas. C'est impossible. Cela se mange de manière complètement aléatoire. Surprenante. Etrange. Improbable. Incalculable. Inattendue. 
Concernant la salade, cela dépend du genre de feuille, de la sauce, des petits ingrédients accessoires (sauce, lardons, oeufs, croûtons, graines. Ou pas), de l'état d'esprit de mes gens présents, de la météo, de l'ambiance du repas, et des chaussettes (probablement). 
Concernant le pain, cela dépend du genre de farine, des choses disponibles à étaler dessus, de ce qu'il contient  (des petites graines,  du beurre, des olives. Ou pas), de l'état d'esprit des gens présents, de la météo, du temps disponible pour le repas, et des chaussettes (probablement).
Bouououououohhhhhhh !

Bref, parfois tout est avalé, ça se bringue, ça calcule pour que chacun ait exactement la même part : 
Moi :
- Quoi, il ne reste plus que ça ?
Eux : 
- Ehhh, mais tu peux quand même m'en laisser ! 
- Ohhhh, mais tu as vu tout ce qu'il a pris ?
- Pourquoi tu as pris tous les lardons ?
- Pourquoi tu me laisses que le croûton ?
- Il y a encore de la salade/du pain, quelque part ? J'ai faim moi !
Et d'autres fois c'est : 
Moi : 
- Regardez voir toute cette salade qui reste, servez-vous voyons, je ne vais pas tout jeter quand même !
Eux :
- C'est quoi comme sauce ? (juste avant de se servir de bonne salade verte...)
- Mais la sauce n'est pas bonne. (c'est celle que j'ai toujours)
- Tu n'as pas mis de lardons (c'est donc de ma faute)
- Il y a un cheveu dedans, regardez ! (oups... chuuuuut.. pas prévu ça)
- Tu ne pouvais pas mettre un oeuf dur dedans ? (les poules ne suivent plus)
- J'aime pas le pain comme ça, avec ces graines, pis il est brun en plus. Beurk.
Bref. 

En conclusion. D'après notre vécu familial, je dirais : 
Pour le pain : plus la farine est blanche, plus le pain est mou (pas de bonne croûte craquante surtout !), plus le pain contient du beurre, plus vite il disparaîtra. Donc plus ça coûtera cher. Car il en faudra le double. Le porte-monnaie se videra. Les "poignées d'amour" (moins joli : bouée ou baby speck) seront plus imposantes. 
Pour la salade :  plus la sauce est merveilleusement onctueuse et crémeuse, plus il y aura d'oeufs, de croûtons, et de lardons (où est donc la couleur verte, je ne la vois pas ?!?), plus vite elle disparaîtra. Donc plus ça coûtera cher. Car il en faudra le double. Le porte-monnaie se videra. Les "poignées d'amour" seront bien plus faciles à empoigner (euh, je ne sais pas par qui mais bon). 
Bref. 

Heureusement qu'il y a les RAVIOLIS. Les raviolis peuvent unir autour de la table les pires ados ennemis. Redonner du pep à tous les jeunes gars entre 15 & 25 ans.
Les raviolis. En boite bien sûr (vous n'avez quand même pas imaginé que ça puisse être des frais ? Non ? Si ? Hahahahaha). En boite donc. Pleine de bonnes tomates fraîchement cueillies d'Italie, de bonne farine de nos champs bio de Suisse, d'oeufs frais des poules vivant en liberté dans la nature verdoyante, de viande suisse de nos vaches qui mangent la bonne herbe bio de nos alpages. Super sain quoi. Et équilibré. Et absolument pas cher (c'est tout de même un peu louche. Mmmmmh).
Les ra-vio-lis. Ce doux nom sonne mélodieusement aux oreilles de  Fiston 1er. 
Quand il aperçoit  le bon pain sain, brun, plein de graines (auquel je résiste difficilement) dressé sur la table,  il dira : 
- J'ai pas faim. 
Puis deux secondes après, rayonnant, plein d'espoir : 
- Mais j'peux m'faire des raviolis ?
Et la réponse de la mère odieuse que je suis sonnera tel une boite de ravioli de 2 kg qui tombe du ciel sur un sol en verre (oui, oui, ça arrive parfois, surprenant, mais... oui) : 
- NON
Mère indigne. Méchante. Qui veut pas le bien de son Fiston 1er. Qui lui refuse un repas équilibré.

Mais les raviolis, c'est génial psychiquement parlant. Ca redonne le moral à Fiston 1er à toute heure du jour et de la nuit. Franchement. Mais comme je n'adhère pas toujours, hier matin, à 9h, il s'est imaginé un autre menu équilibré : il rêvait de se faire des röstis aux oeufs et au lard. J'ai répondu qu'on n'avait pas de lard, ça a presque clos l'affaire. Mais il en salivait encore. 
Puis il m'a clamé, haut et fort, d'un air grincheux : 
- Il ne faut pas t'étonner si je vais me payer des kébabs en ville....
Boooooooouuuuuuhhhh.

J'ai un coup d'mou. Je crois que je vais aller me préparer des raviolis. En boite.  C'est l'heure idéale. 9h30. Pt'être qu'à moi aussi ça me fera un bien fou. Qui sait ?
Et si j'invite Fiston 1er à ma table, peut-être qu'il essayera d'être dispo pour dimanche. Héhé.
Je sens déjà que ça va mieux.
Et pis après, pour que je retrouve vraiment ma forme, et pour pas trop changer de sujet, j'vais me revoir pour la Xe fois ce petit court métrage qui me fait à chaque fois beaucoup rire (vous perdrez juste 45 secondes de votre vie pour savoir si vous avez le même humour que moi) PAR ICI.

PS : D'écrire ce post m'a fait tellement de bien, que je crois que mon coup d'mou est en train de s'en aller. Heureusement. Car les raviolis se sont tous barrés ben oui, vous avez bien été sur le lien youtube   ? (et j'en suis soulagée).

Le p'tit mot spi :

Pourquoi me décourager, pourquoi me plaindre de ma vie ? Il vaut mieux compter sur Dieu (et non sur les raviolis) ! Oui, je vais encore le remercier, lui, mon Sauveur et mon Dieu.
Psaume 43 : 5 (Parole de Vie)

Réjouissez-vous en tout temps de tout ce que le Seigneur est pour vous. Oui, je le répète, soyez dans la joie.......Ce n’est pas le besoin qui me fait parler ainsi, car j’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai (ça c'est pour moi !). Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, (ça c'est pour Fiston 2e) que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie. (pour le piano dimanche !)

Philippiens 4 : 4- 13 (Bible du Semeur)

C'est qui qui a osé dire que la Bible n'est plus actuelle ???

jeudi 20 août 2015

Rentrée des classes

Cette semaine c'était la rentrée des classes. Pour mes deux petiots, c'était leur dernière rentrée de l'école obligatoire. Donc nous sommes rodés, non stressés. Pas besoin de courir pour acheter pantoufles, papier pour recouvrir livres et cahiers, étiquettes. Mon petiot prend les ex-pantoufles de son frangin. Ma petiote reprend les mêmes que l'année passée, ses petons ne poussent plus. Le papier, ils prennent ce qu'on a amassé durant de longues années. Bref, cooool rentrée des classes. La seule chose qui leur manquait, c'était la motivation de recommencer, de se lever à 6h. Mais là, maintenant, ils sont contents. Vraiment. 
Et moi aussi (chhhuuuuuut).

Pour moi. C'est pour bientôt. Ma rentrée. Ben ouais. Voilà une année que je retourne en classe pour apprends l'anglais, langue que je n'avais jamais apprise. J'avais choisi l'italien à l'époque, car ça me paraissait plus facile. J'avais déjà tellement de difficulté pour l'allemand, que je ne voulais pas en rajouter une couche. Mais avant 20 ans, l'anglais me faisait déjà de l'oeil. Un séjour prévu de quelques mois en Angleterre a été remplacé au dernier moment par quelques mois en Afrique francophone. Donc, je n'ai jamais appris l'anglais. Et franchement, ça manque. Et en plus j'aime cette langue. 
Donc voilà 25 ans que je désirais savoir (l'apprendre un peu moins) cette langue, et l'année passée j'ai décidé de me lancer au lieu de rester sur mes regrets de ne pas parler cette langue, au lieu de penser que j'étais trop vieille pour commencer, au lieu de me focaliser sur mes soucis de mémoire, au lieu de laisser les années défiler et de ne rien faire pour remédier à ce manque. Le fait que Manana 1ère aille en milieu anglophone et risquait éventuellement de trouver l'âme soeur à cet endroit, motivait la chose. Mais surtout la perspective d'aller bientôt la visiter. Cela a été un vrai coup d'pouce.
Je ne supporte pas la frustration de ne pouvoir communiquer avec mes semblables. C'est pourquoi je n'ai jamais voyagé dans un pays qui n'était pas francophone, allemand, ou italien (je ne peux pas dire que je sais parler ces deux dernières langues, mais j'ai quand même quelques petits mots en mémoire avec lesquels je peux me débrouiller).

L'année passée, j'ai eu ma première rentrée de classe dans une vraie salle de classe, dans une vrai école, depuis plus de 25 ans. J'étais un peu tendue, mais ça a été fabuleux. Un vrai saut 30 ans en arrière. Fou. 
Etrangement, je me suis installée au même endroit dans la classe que dans mes souvenirs d'enfant, 2e rang, du côté de la fenêtre.  Le prof avait le même âge que dans mon souvenir. Mes nouveaux camarades, se comportaient tout pareils, juste leur enveloppe avait changé (plus vieille, plus grise, plus grande, plus ridée, moins de cheveux pour certains, plus de cellulite pour d'autre, pliée inconfortablement sur des chaises et se plaignant de maux de dos et... surtout plus âgés que le prof) : les studieux étaient assis devant, ceux qui parlent à tord et à travers, qui rigolent se sont installés à l'arrière. Il y a ceux qui oublient de faire leurs devoirs, qui les recopient vite avant que la leçon commence. Il y a ceux qui arrivent toujours en retard. Il y a même ceux qui se plaignent d'avoir trop de devoirs (!). Et il y a moi qui me surprends parfois à regarder les oiseaux et la nature par la fenêtre (ce qu'une prof m'avait reproché déjà avant l'âge de mes 8 ans)... et qui m'énerve passablement quand certains camarades sont bruyants et qu'ils perturbent et freinent la classe ou me perturbent dans mes rêveries ! Moi, je suis venue pour apprendre,  j'ai même payé pour ça. Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi pour devenir bilingue.  Quelques années tout au plus, avant qu'un de mes Zados trouve une moitié anglophone !!! Moi, je veux parer à toute éventualité !!! Taisez-vous donc ! Roooonnnnn !

J'aime l'anglais. J'aime cette langue. Ce qui est génial, c'est que, comme il n'y a pas de notes, je suis toujours motivée à l'apprendre. Je rêve d'avoir le First. Mais après calcul, si je suis la filière que j'ai commencée, je l'aurai dans... 8 ans. J'aimerais avoir quelques dizaines d'années de moins, ou quelques années de plus, ou comment le dire de façon qui ne choque pas : j'aimerais parfois être libre et ne pas avoir d'enfants à la maison Mais quelle horreur mais qu'est-ce que je dis j'en serais malade roooooo !!!! C'est vraiment moi qui ai écrit ça ? Pas possiiiiiiible ! Qui en a profité que j'aille à la boite aux lettres pour taper cette terrible phrase, qui ?, pour pouvoir aller quelques semaines dans une école en Angleterre, pour accélérer tout ça. Puis partir, quand les Zenfants sauront ranger leurs chaussettes seuls (c'est pas demain donc), en pays anglophone quelques mois avec mon Nommamoi pour faire de l'humanitaire et du même coup parfaire cette langue... pourquoi pas ? 

Stooooop. Retour dans la réalité. Dans le temps présent. Qui me plaît en plus. 
Arrête tes rêveries ma vieille. (c'est qui qui a repris possession de mon clavier, j'suis pas vieille moi !)
Bon, d'abord, apprendre l'anglais. Les verbes. La prononciation. Arghhhh. 

Mon gros souci c'est ma mémoire. Vraiment. Et c'est pas nouveau. Depuis toujours ce qui est abstrait, je le retiens peu. Ce qui est concret, un peu mieux. Mais au final, c'est pas top. J'vous dis. Parfois un vrai handicap.

Donc, ma mémoire est plus passoire que pot de chambre. J'essaie méticuleusement d'en boucher les trous pour en faire un pot de chambre. Pas simple. 

Oui, je dois faire un pas après l'autre. Ne pas regarder la montagne à gravir devant moi pour arriver au sommet.

J'aime bien ce texte : 

Il ne faut pas penser à l'objectif à atteindre, il faut seulement penser à avancer. C'est ainsi, à force d'avancer, qu'on atteint ou qu'on double ses objectifs sans même s'en apercevoir. 

J'aime bien aussi l'image de la toute neuve aiguille des secondes d'une montre, qui voit les 31 556 926 mouvements qu'elle devra faire en 1 an. Elle en a complètement le tournis et elle s'en plaint à l'horloger (ce que je la comprends !)... Mais il lui répond que si elle en fait un après l'autre, ça avancera tout seul. 

Alors on verra bien. Même si je n'y arrive pas, j'aurai au moins essayé. Pour le moment, je continue, semestre après semestre. Et je me réjouis de reprendre. Moi.

Et vous, avez-vous encore des rêves ?