La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 29 juin 2011

Fin d'année scolaire

C'est la fin de l'année scolaire... les enfants sont contents, ça sent les vacances... petit à petit, il y a moins de devoirs. Pour les enfants. Et pour nous-mêmes, mamans. 
QUOI-QUE  
Je ne sais pas ce que vous en pensez vous autres, mamans comme moi, mais c'est pas d'la tarte cette période... 
Je dirais qu'heureusement que certains enfants sont au courant des détails de ce qui suivra les concernant (le problème c'est qu'on sait pas vraiment QUI va retenir QUOI, donc vaut mieux se souvenir de TOUT)
Je m'ex-pe-li-que-le :
Chaque jour, ou presque, des feuilles arrivent.  Non, on n'est pas en automne, ce ne sont pas les feuilles des arbres qui tombent, mais des feuilles de l'école. Mais il y en a tout autant.  Submergeant.
Depuis 2 semaines :  2 feuilles hebdomadaires x 4 enfants. Presque.  Pas blanches les feuilles.  Non. Dessus il y a les lettres de l'alphabet, mise dans un ordre bien déterminé pour nous communiquer quelque chose. Spectacle pour les familles (en allemand basique, svp), courses d'école, horaires spéciaux, petits ou gros sous à donner à l'enfant pour tel jour, programme spécial, pique-nique à préparer, enfant pas là à midi, camp, sans oublier les "livrets scolaires" qu'on-appelle-plus-comme-ça-mais-j'sais-plus-comment-maintenant-car-ça-change-tout- l'temps, qu'on doit disséquer, analyser et signer au final... sans oublier de féliciter l'enfant en question, qui lui n'oubliera assurément pas d'aller avec son livret le montrer à ses grands-parents pour attendre, tout sourire... euhhhh. Un quelconque salaire. Oui, ce sont des "pételeurs", je sais. Bref. Je m'égare.
J'vous dis pas le casse-tête que ça donne toutes ces feuilles affichées à la cuisine de manière très organisée par moi-même(la plus urgente devant, la moins pressante derrière...), collées par le scotch retrouvé après fouillage intensif dans une des chambres de mes enfants (mais laquelle, suspense toujours, c'est trop l'aventure être maman, ça j'vous dis). Quelle joie intense au moment de les jeter, l'une après l'autre. 
Pouvez-vous me rappeler la couleur du carrelage de ma cuisine ?
Bon, quand ça se corse c'est quand j'oublie de mettre le prénom sur la feuille d'un de mes 2 cadets qui finissent les deux leur 4e année et qui ont souvent les mêmes feuilles avec des détails différents. 
RIEN dans la tête. TOUT sur les feuilles. Donc, feuilles à ne pas perdre. Vaut mieux.
Cela se complique aussi passablement, quand l'horaire spécial change à cause de la météo, et qu'on reçoit (ou non) d'autres infos sur feuille (ou non)... ça j'vous dis.
Ahhhh, un détail encore. Il me semble que plus les enfants sont grands, plus s'est spécial et compliqué. Voilà. Pour celles qui ne me comprennent pas et qui ont des tout petits-petits.
Alors, je me retrouve en train de faire des trajets en voiture après avoir organisé le transport de quelques-enfants-pas-seulement-les-miens, à me transformer en bancomat-supra-perfectionné-qui-marche-au-son-de-la-voix-sans-déduction-sur-leur-compte-et-sans-contrôle-précis-pas-l'temps (tu veux combien ? OK, voilà). Les veinards (et ils osent encore réclamer quand on a oublié de leur donner leur argent de poche)... 
Cela c'est pour l'école obligatoire. Incontournabilissime donc !
Mais, comme on est des parents "géniaux", (ça me fait du bien de mettre ça en gras, même si je devrais mettre "normaux" plutôt, un p'tit encouragement de fin d'année scolaire pour moi. Na.) il y a encore les auditions de musique pour mes gars, les sorties de fin d'année avec l'unihockey (entraîneurs super sympas qui invitent les enfants au karting mais c'est nous qui devons payer les 2/3... mon fils aime ses entraîneurs☺), la grande fête de famille pour la fin d'instruction biblique (=fin de KT-caté) de notre Salomé, le spectacle de fin d'année pour mes filles de leur groupe chrétien de mîmes-chant-danse, le tri, le tri et le tri des dessins, cahiers, livres, et oeuvres en tout genre de mes 4... puis trouver une place au matériel à garder pour l'année prochaine dans leurs chambres encombrées pour y passer l'été, trouver une robe introuvable pour les autres copines pas-qu'elles-aient-toutes-la-même pour Salomé-mon-aînée qui fini après-demain sa scolarité obligatoire et qui doit se vêtir pour l'occasion, payer et réserver camp pour cet été etc. 
Cette liste n'est pas exhaustive. Ben non.
Car, j'ai décidé de ne pas vous ennuyer avec les p'tits changements au boulot qui me demanderont un peu plus d'énergie pour un certain temps en tous cas, sur la recherche d'un rêve pas indispensable qui peut éventuellement se concrétiser mais sûrement pas alors j'en parle pas pour le moment voilà tant pis même si ça m'empêche de dormir, sur le chouette mariage qu'on a vécu le weekend passé mais dodo à 4h du matin pour moi = 3 jours pour récupérer au moins, sur les journées de mon mari qui sont ohhhh ! combien plus stressantes que les miennes, et... et... que j'avance en âge puisque cette fois, je viens de les avoir ces fameux 40 ans... et dans tout ça, on a même pas eu l'temps de les fêter dignement. Vous avez compris pourquoi maintenant, hein ?
Mais, on sent quand même l'été, les vacances, si si. Je crois qu'ça vient. Même si je ne le vois pas. Mmmh. Il y a quelques indices, là : je commence à voir le carrelage de ma cuisine.

jeudi 23 juin 2011

Je crois



Je crois au soleil, même quand il ne brille pas
Je crois aux étoiles, même quand elles ne scintillent pas
Je crois à l’amour, même quand je ne le sens pas
Je crois au retour de là où l’on ne revient pas
Je crois en toi, Je crois en toi

Je crois au matin, quand la nuit se fait trop noire
Je crois au chemin qui fait renaître l’espoir
Je crois au pardon, même quand la haine est là
Je crois sans raison, quand ma raison n’y croit pas
Je crois en toi, Je crois en toi

Je crois au printemps dans les délires de l’hiver
Je crois aux enfants pour l’avenir de la terre
Je crois et je prie, quand tout sombre autour de moi
Je crois à la vie, même si la vie s’en va
Je crois en toi.

Philippe Decourroux

samedi 18 juin 2011

J'aime pas les armes...

C'est quelque chose que je ne supporte pas. J'ai grandi avec cette certitude : les armes, c'est beurk. Je n'ai jamais eu de pistolet, ni pistolet à eau dans mon enfance... bon, ça ne m'attirait pas. Je n'ai donc pas souffert de ce manque.
Mon homme a fait des pieds et des mains à l'armée, pour être quitte d'avoir une arme de service, bien qu'il soit un excellent tireur. Il a dû convaincre ses supérieurs, qui analysaient le pourquoi de ce choix, qu'il ne regretterait pas de ne pas avoir d'arme, si un jour il devait défendre sa femme contre un vrai méchant (genre méchant dans les films). Quelque part je ne l'ai pas vraiment avalé, le fait que ça ne lui fasse "rien" de ne pouvoir me sauver (mon côté "conte de fée" est ressorti : beau prince valeureux qui délivre sa princesse tant aimée et si parfaite d'une mort certaine), mais mon homme a eu sa dispense d'arme, il les a convaincus. 
Nos enfants sont nés. L'un après l'autre. Ben oui. Normal quoi.
La première ? Jamais, elle n'a réclamé ne serait-ce qu'un menu pistolet à eau. 
Le deuxième ? Euhhh, oui, il en a eu, à eau... je n'étais pas fort à l'aise au début vu que j'avais été éduquée d'une certaine façon, mais voilà... j'ai bien vu qu'il n'y avait pas mort d'homme, quand il s'amusait gaiement avec ses amis du quartier à se gicler par temps chaud. 
La troisième, bof... oui, pourquoi pas mouiller quelqu'un avec ? Mais se faire gicler ? Horreur. Donc, elle évite ce genre de guéguerre sympathique. Si une guéguerre peut être sympathique. Bon. 

Franchement, en tant que mère, c'est le bonheur...
 de voir nos enfants adhérer à nos choix. J'ai réussi ! Le top !

MAIS... le p'tit troisième est né, qui est en fait le 4e, mais comme chez nous c'est compliqué vu l'arrivée de notre 4e qui est en faite la 3e... bon, vous n'y comprenez rien ? Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Enfin, bref. Il est né, il a grandit et TRÈS vite, il a réclamé à haute et intellllllligible voix... des armes de tous genres, noirs, grands, presque vrais. Les pistolets à eau ne suffisaient plus. Ma réponse ? NON. Et j'ai répété cela de nombreuses fois. Lutte, guéguerre aussi. D'une autre façon.
Je vois encore mon p'tit bout d'homme de 3 ans, en visite chez un copain, tout sourire, rayonnant, armé jusqu'au dent de... kalachnikof, pistolets, couteaux etc. En plastique. On ne le voyait presque plus là d'sous
Cela m'a fait réfléchir. Du coup, quelques temps plus tard, j'ai permis à mon fiston de s'acheter, à la foire, un pistolet. Noir. Un vrai faux. Et, croyez-moi ou non, sa folie s'est calmée. Le fait d'en avoir un, a petit à petit désintéressé mon gars. S'il jouait, papa-maman lui interdisaient de viser quelqu'un avec. C'était la condition. Et un pistolet, c'est fait pour viser non ? Pour faire semblant de faire le policier ? Ou de faire le méchant qui tue ? Beurk, j'aime pas ça du tout. Du coup, il était frustré mon p'tit.
Mes enfants ont grandi, les pistolets ont vieilli (les, parce qu'il y en a eu d'autres). Petit à petit, Ohhh, joie incommensurable !!,  j'ai pu les jeter à la poubelle. En toute discrétion. Génial. C'est gagné. Top. Je peux ajouter à ma liste de choses à apprendre à ma descendance avant 20 ans après la propreté, le repassage, merci, bonjour, etc... un p'tit vu à "savoir que les armes c'est moche". Chouette.
Une image du film ;-)
De temps en temps, ça leur reprend.
Dernièrement, munis de "nerfes" (ne me demandez ni comment ça s'écrit, ni d'où vient ce nom d'outre-tombe bizarroïde),  ils ont tournés un film d'amour à la James Bond mais sans la belle (oh quelle honte ça aurait été pour des gars comme les miens et personne n'aurait voulu être James dans ce cas-là !). Avec leurs cousins du coin, avec montage à l'ordi comprenant divers bruits de fond comme musique, bruits de mitraillettes, et tout et tout. Même mon p'tit gars est passé de vie à trépas dans ce mini-métrage que je regardais cachée derrière mon coussin. Pensez donc, c'y sont mes enfants les acteurs... qui meurent.
Tout ça pour en venir à ce qui nous est arrivé dernièrement. Ce qu'on a vécu il y a quelques semaines mon homme et moi. On nous l'aurait dit, on ne l'aurait pas cru. Un truc qui va contre toutes nos convictions. Qui en choquera certains. Je sais. Qui vient d'une envie à moi. En plus. J'aime bien les trucs un peu fou fou. Et nos deux aînés l'avaient vécus et étaient enchantés. Un truc qui nous a mis super mal à l'aise mon homme et moi. Au début. Avant de commencer. Quand on se préparait. Avec ce qu'il faut. Gilet aux  p'tites lumières, et... uhm. Sous le regard d'un Stormtroopers (star wars) de 2 mètres, je rigolais jaune. Mon mari était blanc. Quand on va contre nos certitudes, cela fait assez bizarre. Mais pas à la fin. Ni pendant, quand on visait jouait avec les êtres les plus chers à nos yeux. Un moment qui a été plein de rires, de sueurs, quelques minutes qui ont été positives de vivre en famille, un truc de "ouf", de quoi on reparle en s'marrant.
Gustave de mon surnom pendant 20 minutes. Visée 73 fois par mes 3 gars, il n'y a même pas eu mort de femme. Ouf.
Oui, on est allé faire un Laser Game. Oui. Nous. Et ça fait longtemps qu'on avait pas autant rigolé ensemble.
Comme quoi, les enfants, ça peut bousculer nos idées préconçues. Fortement.
Grande perdante, j'ai appris une chose certaine sur moi-même : même armée, je ne risque pas de survivre longtemps à une vraie guerre. A moins que mes gars me défendent.
Et je répète avec conviction mon titre du début : je n'aime PAS les armes. Et ça c'est sûr. 

samedi 11 juin 2011

Du temps à deux ?

GRRRR, parfois c'est frustrant, parfois c'est vraiment pas évident.
Bon, j'vous explique.
Quand nos petits étaient petits, tout-petits petits, c'était pas facile tous les jours. Tout tournait autour d'eux. Mon homme et moi on bossait non-stop : on les portait, on leur courait après, on les changeait, on les consolait, on les habillait, on expliquait... bref, y avait de la besogne toute la journée, avec une p'tite pause sieste pour le p'tit der au milieu. MAIS à 20h tapante, le calme était de retour à la maison, tous les enfants étaient couchés, dans leur lit perso et on se retrouvait à deux pendant 10h à 12h de temps. Wouah. 
Etait-ce réellement la réalité vraie en réel pour de vrai, 
j'vous l'demande ?
Quelques années plus tard, donc maintenant, tous nos enfants ont plus de 10 ans. Et nous avons quelques ch'veux gris et rides en plus. Entre autres. Bon, ça vous l'savez. Et peut-être de la sagesse. Pas sûr. On espère. J'sais pas trop en fait. 
Et moi qui croyait que ce serait plus coooooooool... Oui, dans un sens oui. 
Maintenant on peut sortir le soir en les laissant seuls (encore faut-il trouver un soir de libre et où on a l'envie et l'énergie de sortir, on a plus 20 ans !) et ils en sont d'une heureuzité perturbante et perplexante . Je trouve ça plutôt fort louche... du coup je me rappelle le proverbe : "quand le chat est loin... les souris dansent" et j'hésite.
La journée n'est plus aussi intensive, ou si elle l'est ce n'est plus forcément dû à nos enfants. Mais on a heureusement plus besoin de les porter ni de leur courir après, encore moins de les changer puisque même l'accès à la salle de bain en même temps qu'eux nous est totalement interdit par eux-mêmes... et en plus ils sont "propres" et autonomes de ce côté-là depuis pas mal d'années maintenant. Oui, j'en suis fière.
Bref, les journées sont plus cool dans un sens, comme vous l'avez réalisé en lisant  l'un de mes posts précédents : ici.
MAIS MAIS MAIS. On lit partout qu'il faut prendre soin de son couple bla-bla-bla, que les enfants en règle générale c'est pas là toute la vie bla-bla-bla, qu'on doit prendre du temps à deux bla-bla-bla et tout et tout. Théoriquement c'est trop top... Pratiquement c'est uhm.... du domaine de l'impossibilité presque totale...
J'vous explique, là, droit direct'ment ci-d'sous le pourquoi du comment :
Comment, prendre du temps entre 4 yeux, quand nos aînés vont se coucher en même temps que nous la semaine... et souvent le weekend (parfois même plus tard que nous car nous tombons de fatigue), et que mon homme et moi sommes des couche-tôt, j'vous l'demande ?
Comment, bien que ça soit un moment sacré à deux en théorie, prendre ce p'tit café tranquille après le repas de midi pour faire un p'tit bilan familial et se tenir au courant des activités de chacun, quand on est dérangé toutes les 30 secondes car un enfant profite de ce moment où on est seuls pour nous montrer ses exploits avec son Diabolo par exemple,  ou que certains p'tits curieux écoutent nos échanges de leurs chambres (leur ouïe étant encore supra développée, les veinardspour ce genre de truc en tout cas, pas quand je leur demande un service) ?
Comment, se retrouver à deux le soir, quand 1/4 de notre descendance, au moment de se coucher et nous voyant seuls, a justement plein de choses existentielles à nous partager ?
Bref, pour résumer, comment régler nos différents ou parler de p'tits secrets quand il y a des p'tites oreilles plus-si-p'tites-k-ça qui traînent dans touts les coins et recoins de notre si-SWEET-pas-toujours-HOME ?
Ben oui, vous êtes d'accord avec nous, il n'y a qu'une seule solution qui s'ouvre à nous : 
FUIR-PARTIR-et si possible-LOIN.
Voir fin du post... avant votre interprétation de la photo. 

Par temps sec, aller se balader main dans la main dans la nature si belle et romantique, espérant ne pas y croiser tous nos voisins ou surtout ces horrrrrribles légumes armés qui viennent de sortir : des concombres aux bactéries tueuses (on sait jamais). ARGGGGHHH. Que la nature est dangereuse !
Fuir en voiture si-beau-temps-pour-mollusques car la pluie c'est mouillé et désagréable pour nous humains (pourtant, en étant de purs helvètes, on devrait être vacciné). Oui, je sais ça pollue encore plus notre terre déjà fort irradiée d'après c'qu'on nous dit ou pas. Mais tant pis. Quand il faut, il faut. Téléphones portables éteints, quelques ondes en moins (quoique si les enfants sont seuls à la maison, je ne suis pas vraiment tranquille si nous sommes inatteignables en cas de catastrophes genre bagarre de télécommande TV ou concombre qui a largué ses bactéries tueuses dans ma cuisine, panique).
Ou tiens, partir en weekend tous les deux après avoir réussi à en trouver un de libre (quel exploit j'vous dis pas) et organisé la garde de nos enfants (chiche) pas franchement simple. Et ça, chouette, ça s'fera c'weekend ! Yessss.
Le problème c'est que ce genre de moments est occasionnel, et on apprécierait bien quelque chose de quotidien. Il suffirait de remettre nos enfants au lit à 20h. Comme dans l'temps. Le rêve. 
Bon, j'me dis que dans dix ans, on sera un vieux couple, à nouveau seuls. Et libres. Peut-être. On va même pleurer de n'être pas assez dérangés. Plus que probable. J'aurai le blues, ça m'étonnerait pas. Parce que. L'âge actuel de mes z'enfants à nous, j'aime trop. Intéressant, passionnant que c'est.
Comme quoi, chaque stade de la vie a du bon, et du moins bon. 
Être vieille, c'est réaliser ça je pense. 
Ouais. Bon. J'sais pas en fait.

Concernant la photo : j'ai essayé de faire un montage supra-romantique illustrant des balades en amoureux dans une nature bambouzienne. C'est complètement râté. On dirait plutôt que je suis en train de faire un bras d'fer avec mon homme... et que c'est moi qui gagne. Cela ne veut strictement rien dire. OK ? 

mercredi 1 juin 2011

Plan d'attaque

Voilà voilà. Voilà 1-2 jours que je me demandais ce que je pourrais bien partager dans mon blog cette semaine. 2-3 sujets me trottaient dans la tête. Mais ce matin, grâce à mon grand gars de 13 1/2, j'ai eu une illumination subite... après la découverte de quelque chose de passablement énervant pour moi. Vu que la descendance concernée n'était pas présente à ce moment là, ma rage est restée intérieure... 
Mais je vais l'extérioriser maintenant. ATTENTION !
Vous avez vu ? Il pleut ! Incroyable ! Bien sûr, il n'a plu qu'une fois, mais ça n'arrête pas depuis 12 heures maintenant ! Je m'imagine les plantes, arbres et escargots se délectant de cette eau pure venant du ciel ! Moi, perso, ça va. Disons que je me réjouis beaucoup pour eux, mais j'attends déjà avec impatience le soleil et la chaleur ! Donc, il fait plus frais. Vous l'avez remarqué n'est-ce-pas. Evidemment.
Avant-hier soir, j'ai donc conseillé à mon fiston Simon, mon aîné de fils,  de mettre un jeans plutôt qu'un short le lendemain, car à 15 degrés, on peut avoir froid dans nos contrées. N'est-ce pas. Et qu'il ne prenne pas un jeans qui est rangé, car il a déjà un pantalon et un jeans qui traînent à l'extérieur de son armoire, et qu'il a déjà mis.  Bien sûr, ayant écouté mes conseils d'une oreille supra attentive distraite, hier, il est allé en short à l'école, et il m'a assuré n'avoir pas eu froid. Solide mon héritier. Bon. Je laisse passer. J'ai une patience phénoménale. N'est-ce-pas.
Hier soir, je réitère mes recommandations pas-de-short-short-dans- corbeille linge sale-mettre-pantalon-déjà-mis-pas-un propre. L'oreille est fort distraite à ce que je vois. J'entends un son assez discret et étrange qui sort de sa bouche, et que j'interprète positivement. Il a compris. Il a entendu. Il va le faire. Je le sais. C'est mon fils. Que j'aime en plus. Et dont je suis fière.
Plus tard, affalé devant la TV mon fiston est. En tenue de nuit. Je suis peut-être "chiante", mais ayant un "chouia" de doute concernant notre dialogue ohhhh ! combien animé d'avant, je lui demande s'il a bien mit son short au sale... et je réentends le même son mais avec une intonation différente, qui veut dire non. Tu le mettras ? Même son sourd, qui veut dire oui. OK.
Ce matin. Ahhhhh, mon fils est formid quand même ! Il a écouté sa génitrice, il a mit son jeans ! "Ciao fiston, bonne école, t'es l'meilleur, je t'aime, t'es l'plus fort, le plus bô etc. !".
Une minute après son départ. Je vais aérer sa chambre. Et là, mon sang ne fait qu'un tour !!!!! UN !

ARRGHHHHHHH ! 
Je vois, là, sur son coffre, un short, sur un jeans, sur un pantalon. 
En fouillis.

IL A PRIT UN JEANS PROPRE DANS L'ARMOIRE.


Trois secondes plus tard. Furieuse comme y a longtemps. De l'autre côté de l'appartement. Je tiens une feuille JAUNE (bon, j'sais pas pourquoi, c'est la première qui m'est venue sous la main), un feutre indélébile NOIR (épais, ça doit être épais), et j'écris avec rage "SIMON, JE SUIS FA-CHEE" et là, je dessine avec rage, plein d'éclairs NOIRS sur ma feuille JAUNE. J'y colle un bout de scotch TRANSPARENT.
"Ne rigolez pas s'il vous plait. MERCI. C'est gentil."
A nouveau de l'autre côté de l'appartement. Je colle la feuille JAUNE, aux gribouillis NOIRS avec le scotch TRANSPARENT sur sa porte !!!! Tout ça, avec rage. Oui, FURAX je suis.
Cette fois, j'ai vraiment l'impression qu'il se fiche de moi. Il faut que je le secoue un chouia ce jeune homme. GRRRRRRR.
5 secondes après. Réalisant que cette feuille ne va sûrement pas suffire (c'est un coriace, mon gars, pour qu'il comprenne un peu le topo il faut y mettre le paquet), je profite de l'adrénaline présente pour élaborer alors un PLAN D'ATTAQUE. Il doit être intelligent. Pratique. Source de réflexion. Enervant (pour lui). Et surtout efficace. Dans la durée. Jusqu'au mariage en tout cas. Après je délègue.
MMMMHHHH. Je dois d'abord vous expliquer que maintenant c'est toujours ma fille aînée qui fait mon repassage. Elle reçoit 10 frs par semaine pour ça. Je déteste faire le repassage et elle est heureuse de gagner des sous pour ça. C'est top. Partant de là, voici ce qui est sorti de mes méninges en ébullition : j'ai décidé que cette semaine il devra repasser tous ses habits. Les quelques semaines suivantes aussi. Ma grande n'en sera en rien lésée, elle recevra tout de même le même salaire.
LUI. RIEN. NIET. PAS UN RADIS. DU BOULOT SANS RADIS. ET TOC.
Bon, il faudra quand même que je lui apprenne comment faire, mais je lui ferai déjà lire la théorie du repassage (j'avais fait un cours sur le sujet pour des pré-ados il y a quelques années). Puis il s'y mettra. Point.  Cela devra être du repassage PAR-FAIT. Et peut-être qu'il comprendra. Et m'écoutera. Peut-être même que j'aurais déjà dû faire ça plus tôt tiens.
Ha ha ha. Il ne sait pas ce qui l'attend quand il rentrera de l'école, 
mon fiston. 
Une heure après cette découverte. Là, je sens ma rage diminuer. Y a un truc bizarre aussi. J'suis toujours fière de lui. Quand même. Et pis, il y a plus grave dans la vie, hein ?
Mais vais-je réussir, sans cette adrénaline, à mettre sur pied concrètement cet exercice pratique et édifiant pour l'avenir de mon fiston ? Il le faut pourtant. Je le sais. Cela lui fera le plus grand bien.

PS : j'ai juste un p'tit souci, et si après, il décide de ne PLUS se changer DU TOUT ? Hein ?