La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mardi 31 août 2010

Une bonne p'tite soupe à la limace ça vous va ?

L'autre jour, la pluie aidant, mes p'tits  gars s'ennuyaient.
Tiens tiens, bizarre bizarre.
Mais un regard sur ma terrasse, m'a donné une idée de génie(ce que j'ai régulièrement). Et oui, ce matin-là  où que mon regard se posait (un peu comme le jour de l'anniversaire de ma fille), il voyait des limaces. Disons que les invités de l'anniversaire de ma fille ont été remplacés par... des limaces pour être plus précise. Sur le sol, sur les bancs, dans le gazon, se régalant de mes dernières  fleurs (ça les invités ne l'ont pas fait). Partout y en avait.
Alors  voilà : "Allez les enfants, vous pourriez aller ramasser ces limaces" .
Waouh ! J'vous épate là, ouais.
Et devant leur motivation phénoménale, j'ajoute pleine d'enthousiasme : "Vous prenez une pelle, un seau, on les compte et..." voyant qu'ils ne changeaient toujours pas d'attitude et faisaient la sourde oreille "... vous recevrez des p'tits sous".
Et là, impressionnant, la réponse a été fulgurante : "COMBIEN ?" 
 "Euh..... ben... 10cts la limace"
"Ok, alors... "et ils filent à toute vitesse dehors. YESSSS. 
Mais reviennent vite car quand même c'est dégoûtant ces trucs.
Puis, attirés par les sousous quand même,  ils vont vers leurs cousins et voisins parler de leurs soucis et reviennent avec eux et... leur père et mon  frère (2 en 1) armé d'un Tupperware et... d'une bouteille d'Heineken (dans la famille, on a tous régulièrement des idées de génie !).
Bon, je suppose quand même que vous savez pourquoi ? Ben, pour organiser la dernière fiesta de la vie de ces "Schnegg" comme dirait mon père. Euh, peut-être aussi la première. En réfléchissant, comme ça, j'me dis.
Donc... ils cherchent encore quelques récipients, les remplissent de bière. Je suis obligée d'ouvrir encore une bouteille  de qualité inférieure car mon mari a fini l'Heineken des limaces entre-temps (!), et ils mettent quelques pièges un peu partout. Voilà, c'est prêt ! Mon jardin est si beau, avec ses récipients de diverses formes et couleurs. J'adoooooore !
Il n'y a plus qu'à croiser les bras, et... attendre que Mesdames les limaces veuillent bien se diriger vers cette boisson enivrante.  On les voit toutes changer de direction  vers ce liquide qui ne m'attire pas du tout moi. Beurk.
Pendant c'temps (parce qu'on a bien l'temps de réfléchir quand on regarde des limaces, ça j'vous dis), je me sens un peu uhm... trompée. Moui. Je suis mitigée et pense à mes sousous moi.
Un : mes garçons ont demandé de l'aide.
Deux : ils ne se foulent pas.
Trois : il risque d'y en avoir vraiment beaucoup beaucoup de ces être gluants.
Bref. Je diminuerais bien le prix de la limace moi. Pourquoi n'ai-je pas fait de contrat en bonne et due forme ? Je m'en mordrais les doigts (mais la bière a coulé d'ssus).
Ils ont en eu marre d'attendre. Et ont recommencé à s'ennuyer. Pendant que les limaces, naïves, "couraient" à leur perte.

Que dire à part... Miam ?
Et le lendemain, rayonnants et.... dégoûtés, mes gars ont recueillis plus de 35 limaces ... dans la Heineken qui était dans le Tupperware qui est encore dans mon jardin. Elles ont préféré la qualité pour leur dernière fiesta.  L'autre bière ne leur a pas plu.
Nathan m'a même dit qu'une limace a fait des p'tits dans la bière (j'en doute encore). Une limace va dans le bol, elle fait 5 petits ! Ehhhh ! Je suis ruinée moi !
Bon... ils n'ont pas encore reçu leurs sousous. Ils les auront quand les récipients traînant dans le jardin seront rangés et nettoyés. J'attends toujours.
Mais c'est vrai, depuis lors, ils ne se sont plus ennuyés ;-) !

lundi 30 août 2010

Nous pouvons choisir...

Toutes nos bonnes intentions ne suffisent pas;
des erreurs, nous en ferons toujours.
Même avec beaucoup d'argent et d'influence
nous ne pourrons nous procurer les choses
qui comptent vraiment dans la vie.

Dieu doit toujours passser en premier,
alors tout rentrera dans l'ordre.
A la fois puissant et miséricordieux,
il peut nous changer et nous pardonner.

Nous avons le choix de vivre avec ou sans Dieu.
De ce choix dépendra tout le déroulement de notre vie;
et la façon dont nous viendrons à bout de nos circonstances quotidiennes.

d'après Ulrich Schaffer

dimanche 29 août 2010

Petits hommes deviendront grands...

Et oui, c'est ce que je me dis quand je vois mes garçons. Ils deviendront grands... et il faudra qu'ils soient au top niveau. Entre autre concernant leur future femme. Ben oui.
Par exemple hier, nous sommes allés renouveler la garde-robe (?!) de mes p'tits hommes. Leur père étant absent, ils savaient à l'avance qu'ils n'auraient pas le choix, ils devraient nous suivre, nous, les femmes. Ils seront donc dans l'impossibilité de fuir avec papa regarder des magasins d'Homme (avec un grand H).
Bon, par chance pour eux, moi-même j'étais pas super motivée d'aller faire les mags. Étrange. Avec l'âge on change. Tandis que mon aînée de fille ne rêve que de ça, genre vivre dans un centre commercial 24h/24h. Bref... revenons-en, à nos moutons.
Ben mes moutons, euh, mes tiz'hommes justement, ils nous ont suivis, d'abord traînant la patte. Tellement de monde dans les cabines, qu' ils ont même dû montrer leurs pectoraux au milieu du magasin, pour essayer chemises et t-shirt... Vous imaginez la honte ?  Récalcitrants qu'ils étaient.
"Oh non, encore un truc à essayer, et j'me cache où ?!!"
"Bon mon cher,j'ai pas envie de passer des heures dans ce magasin, t'essaie ça ici " que je lui ai dis à mon aîné récalcitrant " et figure-toi qu'après moi, ce sera ta femme qui s'occupera de ton look, alors t'as meilleur temps de t'y habituer tout d'suite." Bon, il faut quand même dire que Salomé le conseillait pas mal aussi, et souvent dans mon sens ! Chouette, merci ma fille ! (elle a plus d'influence que moi sur lui pour ce genre de truc, vous imaginez, une vieille comme moi donner des conseils de look  à un ado ?)
Bon, concernant euh, ma remarque sur sa femme, c'est vrai que j'ai de la suite dans les idées... (euh, et je ne peux m'imaginer qu'il ne se marie jamais, franchement, un gars éduqué par moi-même, ça devrait trouver une moitié non ? Oui ? Non ?) 
Trois t-shirts soldés, une chemise et quelques paires de chaussettes plus tard (ces pieds qui n'arrêtent pas d'grandir !), mon grand était tout sourire et a osé dire qu'il n'a jamais autant aimé faire les magasins. Que c'était trop bien. Evident, c'est toujours top les magasins avec nous les femmes. Mais comme il trépigne normalement après 5 minutes et nous quitte avec les 2 autres mâles de la famille, il n'a jamais le bonheur de vivre cela. Ben ouais.
Yessss, but réussi. Il a aimé les magasins, ça c'est un sacré point positif pour son avenir.
Et mon tout p'tit ? Ben lui aussi, il a aimé. Il a enfin trouver SA casquette adorée qu'il cherchait depuis si longtemps, qu'il a payée avec ses p'tits sous, et que j'espérais qu'il ne trouverait jamais. Moui. C'était beau de voir sa joie et sa fierté, sa casquette neuve perchée sur sa tête... et de voir les d'jeuns dans les rues le regarder avec un sourire aux lèvres. Suis pas sûre moi que ça plairait à sa future. Heureusement, il reste quelques années encore pour corriger certains de ses goûts. Car, bien sûr, les miens sont les meilleurs (et ne pensez surtout pas que je serai une horrible belle-mère :o)) !
Bref, c'est pas tout ça... mais un large programme m'attend. J'aimerais que mes gars comprennent :
- que les femmes changent plusieurs fois de caractère en 1 mois et que c'est ce qui donne du piment à la vie ;)
- que si les femmes parlent pour ne rien dire (d'après eux) il faut quand même les écouter sérieusement et avec attention
- qu'elles peuvent pleurer sans raison valable (toujours d'après eux) et qu'alors elles ont simplement besoin  d'être serrée fort dans leurs bras de mâle sans surtout leur faire un grand discours sur comment résoudre le problème en question
- qu'ils peuvent être de vraies fées du logis. Euh, oui, ça risque de les rebuter. Techniciens en putze plutôt ?
- qu'ils doivent être au top niveau dans les magasins : calmes, sereins, dépensiers, euh !, bon conseiller.
Quand j'en serai arrivée à cette base là avec eux, je serai déjà soulagée !
Mon mari a apprit tout ça... mais je me dis que si mes gars ont 10-20 ans d'avance sur les autres, se serait pas mal. Hihhihi ;)
Des fois, je me dis que je devrais leur écrire un bouquin plutôt que de leur dire tout ça oralement (!). Bon, ils ont l'exemple aussi de notre vie à la maison, et ça, je crois que c'est quand même le plus efficace. C'est un exemple réaliste.
Et oui, l'homme moderne devrait savoir tout faire, et je trouve que c'est une sacrée pression, pour eux, et pour la maman de gars que je suis. C'est l'attente des jeunes femmes actuelles, qu'ils fassent tout comme elles. Mais ça, j'ai quand même de la peine à croire que ça puisse vraiment arriver un jour.
On est différent, et tant mieux ! Un exemple tout bête : mon aîné me pose toujours la question de savoir ce qu'il y a au prochain repas, ou dans une semaine au souper ?!! Comme mon homme ! Obnubilé par l'angoisse du ventre vide ! Et pour moi, c'est mon dernier souci !
Mais une chose dont je suis sûre c'est que j'aimerais que  mes gars, autant que mes filles, s'ils vivent seuls un jour, sache faire leur ménage et se débrouiller seuls, sans apporter le linge à laver et à repasser à maman. Qu'ils se rendent compte ce que c'est. Donc, à moi de leur apprendre pour le moment, les ficelles de tout cela. Sinon, il faudra pas que je râle plus tard. Et je risque moins que mes belles-filles & beaux-fils viennent me les ramener, s'ils n'ont pas les compétences voulues.
Bon, j'vous laisse... j'ai du boulot.  

vendredi 27 août 2010

Anniversaire, et de un !

Hier, c'était le premier anniversaire de l'année d'un de mes enfants. J'ai pas trouvé mieux d'avoir des enfants tous de la même période, entre fin août et mi-décembre. Sans parler de mes neveux-nièces, qui sont quasi tous nés dans ces mois eux aussi. Bref, la saison des anniversaires a débuté dans nos familles.
Et, comme chaque fois, j'organise une fête avec leurs copains-copines... puis avec la famille.
Le jour J, c'est toujours avec la famille. Je vais m'étaler aujourd'hui, sur ce fameux jour qui en fait, a eu lieu hier. Vous suivez ?
D'abord, quelques semaines avant, je fixe la date et j'envoie aux intéressés un mail ou sms pour qu'ils réservent la date et l'heure.
Mais auparavant, donc encore  des semaines plus tôt, l'enfant en question commence de rêver de ce jour. Sa  liste comprenant tous ses voeux réalisables ou non est déjà faite, au propre, à l'ordinateur. Quelques exemples : MP3 quand ils ont en déjà un. Playstation 3 quand on a déjà la 2, ou équipement de gardien d'unihockey quand ça coûte quelques centaines de francs et qu'il a déjà noté sur sa liste : vélo, guitare basse, et ipod nano. Ouais.
Puis, je dois répondre aux différentes questions de la famille, genre "Qu'est-ce qu'il veut pour son anniversaire ?", et comme d'hab, "Ben... attends, je regarde sur sa liste s'il y a quelque chose de réalisable" ou... "J'en sais rien, il a déjà tout. Des sous, c'est toujours bien".
Bon... puis le décompte des jours. Et ça, l'enfant concerné s'en occupe à merveille. Il se réjouit tellement ! Pour moi, ben... le stress monte au rythme où leur joie augmente.
Donc, leur joie est presque à leur apogée, quand moi je commence de me décarcasser pour la question du gâteau. Oui. LE gâteau. LE vrai. Celui qui doit être beau. Surprenant. Qui doit illuminer les petits yeux de l'être fêté, comme dans la pub où l'enfant découvre des Kinder Surprise. Oui c'est ça. Merveilleusement délicieux bien sûr. Parfait. Qui doit SURTOUT avoir le bon nombre de bougies, surtout pas une de moins. Sinon, je peux m'attendre à tout. Du genre qu'on me le rappellerait, à moi, maman (qui n'a pas le droit en tant que telle de me tromper sur l'âge de mes chérubins), à mes... 40, 50, et 60 ans devant 1 milliers de spectateurs hilares. Bref. Je zappe le cauchemar.
Donc LE gâteau. Ces dernières années, Salomé s'en occupait. Prise de pitié pour les invités et pour sa maman qui se donnait de la peine pour pas grand chose, elle a accepté avec soulagement de s'occuper de cuisiner LA merveille. Qu'elle réussissait. Comme ça. Zen. (Ouais, à son âge elle est déjà bonne à marier)
MAIS cette année, pas possible. Because j'étais déjà mal organisée. J'y ai réfléchi trop tard. Puis mon aînée a de nouveaux horaires qui ne convenaient pas.
Alors, tandis que la joie et l'impatience augmentent d'un côté, la pression monte du mien ! Au secours !!
Mais c'était sans compter sur la célèbrissime Betty (Bossi), qui était là, à mes côtés, dans ma cuisine à moi... et que je n'avais même pas eu l'idée de consulter, elle ! Moins de 24h avant l'heure H, je prends un de ses classeurs spécial pour enfants en main, et dedans, une recette me fait tilt ! Adaptée aux enfants, la recette. Je souligne. Un kouglof glacé. Fastoche. Je file à la Miiiiiiigros acheter les ingrédients nécessaires. Je le sens, je vais y arriver. Sûr.
A la maison, légère et zen, je m'active dans ma cuisine. Pesage, Mesurage, Broyage, Giclage, Fondage, Fouettage, Montage, Mélangeage... Yesss. Et de un. Comme sur des roulettes. Wahou. Je recommence : Pesage, Mesurage, Broyage, Giclage, Fondage, Fouettage, Mélangeage... TOMBAGE (en fait, c'est le mélange crème fouettée et chocolat fondu qui a fait euh... plof). URGHHHHH (bruit impossible à décrire. Le bruit de mon égo qui retombe en même temps que la crème je suppose).
Mon homme, pris de pitié (encore 1) file à la Miiiigros, car je dois recommencer, bien sûr. Il revient. Je reprends le chocolat, le remets dans le micro-onde : Fondage-Merde(euh!)-Pardon-Brûlage GRRRRRRRRR (ça c'est un cri de rage, très facilement reconnaissable).
Cette fois, la zénitude est bien terminée.
D'autant plus ma progéniture commence de montrer des signes d'impatience car il a sonné 18h, et du coup, la FAIM est là, tapie au fond de leur être. Mais je leur dis "Je finis en vitesse ce 2e kouglof, ok". Je remets la main à la pâte si l'on peut dire et ouf ! j'y arrive : Fondage-Fouettage-Mélangeage. Ma grande regarde la recette et je lui dis désespérée : "Figure-toi que c'est une recette pour les enfants !" Elle me répond, apaisante : "C'est écrit Difficile " !
Je n'avais pas vu ça. Ouais, mais quand même, une recette pour enfants !
Jour J : il fait un superbe temps, peut-être le dernier jour estival de l'année. C'est l'heure, tout est prêt. Boisson, biscuits, petits pains, chocolat, tout y est. Plus qu'à sortir le kouglof du congélateur en temps voulu. Quelques tantes, grands-parents arrivent, on est une dizaine... Déballage de cadeaux.Remerciage. Démoulage du kouglof ou plutôt secouage, stressage et énervage, passage sous l'eau chaude et re-secouage ! Et ploc, tombé(après coup j'ai vu que j'aurais dû mettre du film alimentaire dans le fond. On apprend chaque jour). Comptage exact des bougies, décoration. Allumage. Nous chantons tous en coeur !
Joyeux anniversaire Ema !
Ouf, ça y est, pas trop mal pour cette année. Il est bon. Il a la forme qu'il faut. Ma fille en le voyant à presque fait les yeux des enfants de la pub.
Moi à mes invités : "Pas d'souci, vous pouvez seulement en reprendre du kouglof glacé, j'en ai encore un".  Et ça continue de défiler. Ma glace a du succès, certains en reprennent. Bientôt plus rien sur la table. Tiens, une grand-maman, tiens là encore un tonton qu'on croyait en Allemagne, et tiens un cousin ! Bref, ça vient encore ! Sur notre terrasse, nous ne pouvons que poser notre regard sur des gens de mes gènes ou de ceux de mon mari  ! Super... MAIS IL N'Y A PLUS RIEN A MANGER !!! Ma tension augmente, celle de mon homme aussi !
Je farfouille dans mes armoires, il doit bien y avoir un paquet de biscuits qui traîne. J'entends encore un tonton arriver, 1 ! Il a mal au dents, il sort du dentiste ! Il ne mangera rien qu'il nous dit ! OUF ! Euh, excuse-moi !
Bref... c'est le soir, tout le monde est parti.
Et je compte combien nous étions (oui, je sais, j'aurais eu meilleur temps de le faire avant mes préparatifs). 6 là, 4 là, 1 là.....25 ! Oui, 25 personnes ont défilé chez nous, aucune n'a manqué à l'appel : les retraités, les travailleurs, les écoliers, tous ! Jamais eu autant ! Oui, on a de la chance d'avoir une belle et grande famille... mais qu'est-ce que ça peut stresser aussi parfois ;) !
Ma fille est heureuse, et il n'y a qu'à la regarder pour voir qu'elle est contente de tout ce qu'elle a reçu, de toutes ces visites venues pour elle. Une p'tite déception tout d'même : c'est d'jà fini !
J'ai même pas commencé les rangements que Nathan s'exclame : "Yeeeeeeh ! Le prochain de la famille, c'est moi !" Oui, mais dans presque 2 mois, on a encore le temps d'y penser ou plutôt, je n'ai pas  l'énergie de m'y attarder maintenant. Mais tiens, il a déjà fait sa part de boulot mon fils :  sa liste de voeux est déjà affichée sur le radiateur depuis plus d'un mois ! :o)
Et promis, au prochain, je calculerai mieux et AVANT !

mercredi 25 août 2010

Parfois... j'ai la honte

Oui... et elle me submerge (j'ai envie de me cacher sous mon duvet et de ne plus en ressortir) quand j'ai réalisé que :
- ma langue est allée plus vite que mon ombre... euh ! que mes pensées, et a raconté des choses qu'elle ne devait pas (avec mon accord !)
- elle a critiqué certaines personnes devant d'autres
- elle a jugé sans savoir vraiment ce que les autres vivent (impossible de se mettre complètement à la place des autres !)
- elle a dit des paroles qu'il aurait mieux valu retenir, car 1 elles ne sont parfois pas vraiment le fond de ma pensée, mais juste l'expression d'un sentiment sur le moment et 2 parfois elles sont vraies mais elles font du mal à l'autre.
Facile de dire "elle", mais "elle" c'est moi ;-) !

Telle ou telle parole sort de ma bouche, soit c'est selon ce que je sais et j'aurais mieux fait de me taire, soit elle dépasse ma pensée, soit c'est vraiment ce que je pense et c'est pas du joli joli.  
Et ça arrive le plus souvent quand :
- je suis stressée
- ça ne va pas comme JE veux
- je suis dans une situation où je suis mal à l'aise
- quelqu'un fonctionne autrement que MOI (quelle idée !)
- quand je subis la "malorganisation" de certains...
- quand je suis en SPM (hihihi), vous savez encore ce que c'est ??? (voir post de juillet)
- quand quelqu'un ne ME convient pas...
- quand je n'ai pas mes heures de sommeil... (et depuis la rentrée... c'est dur !)

Oui. Dans ma jeunesse, ça ne me serait jamais venu à l'idée de critiquer les autre, je ne me le permettais pas. Je voyais TOUT le monde au-dessus de moi. Je me sentais fade, transparente et sans intérêt aucun.
Mais voilà, avec l'âge j'ai changé. J'accepte plus ou moins mes défauts, je connais plus ou moins mes qualités. MAIS, revers de médaille, parfois, je juge, je critique.
Le comble c'est quand je juge ceux qui jugent !!!!
Vous vous rendez compte ! Qu'est-ce que j'y  gagne à parler ainsi ? Non seulement je fais du mal aux autres, mais aussi à moi-même. Et pourquoi me sentirais-je soit inférieure, soit supérieure aux autres ? Nous sommes tous au même niveau, tous nous avons la même valeur, que nous fonctionnions comme MOI (!) ou différement.
Bon, je me dis qu'au moins je m'en rends compte. Et je remercie Dieu qui me connait puisqu'Il m'a faite. Il attend de moi que je fasse au mieux, mais Il sait que je ne serai JAMAIS parfaite en ce monde. Et j'ai la possibilité de demander pardon, à Dieu, à l'autre. Et Dieu, Il me pardonnera, Lui, s'est garanti. MERCI

lundi 23 août 2010

Les araignées... et moi !

Il y a quelques jours je gardais mes 2 nièces de 2 et 5 ans.... nous faisions une p'tite "cabane" sous un arbre dans notre jardin, et elles n'acceptaient pas le fait qu'il y ait des toiles d'araignées accrochées au branche :"Dans ma cabane, il ne doit PAS y avoir de toiles d'araignées" que la grande me disait avec assurance ! Elles en ont fait des grimaces de toutes sortes en les voyant. Ça m'a fait rire ! Je devine aisément que leur maman ne doit pas aimer trop les araignées non plus.
Et bien moi aussi, j'ai été élevée par une maman anti-arachnide. Ben oui. Brusquement et sans crier gare, des cris fusaient dans notre maison, et on savait en général le pourquoi : une de ses bestioles pleines de pattes traînait quelque part. Si mon papa n'était pas dans les parages, c'est armée de son aspirateur que mon aventurière de maman leur fonçait dessus... (euh, est-ce qu'elles survivent au sac de poussière et ressortent par le tuyau parfois ?) ! Je me souviens qu'une fois, l'araignée en question était tellement grosse, que ma maman a appelé mon papa à la rescousse en hurlant "Je l'entends même marcher !!!". Bon, je devais être un peu sourde, car moi, je n'ai rien entendu. Je me souviens juste qu'elle était noire, poilue, de 4-5 cm de diamètre. Un beau spécimen helvétique quoi !
C'est dans cette ambiance, entre autres (!), que j'ai grandi. Donc, me voilà adulte et... arachnophobique.
Et.... je suis partie en Afrique quelques années, en famille, avec Salomé d'abord, puis Simon bébé. Lors de nos voyages au sud du pays, nous logions dans une maison missionnaire. Les toilettes et la douche étaient là,  dans la "p'tite cabane au fond du jardin" (en hommage à Francis Cabrel, même si on ne pouvait pas appeler ce lieu jardin, mais plutôt "brousse" et que c'était pas au fond, mais au milieu... encore heureux). Et là, il y avait toujours 2-3 superbes spécimens de quasi 10 cm de diamètre, mais un peu plus fins qu'une mygale. Tout d'même. Donc, c'est crispée, sur les toilettes, les yeux fixés sur ces bêbêtes, que... ben voilà. Bref, tant qu'elles ne bougeaient pas, ça allait. La douche était au même endroit. Et à 17h, il fait nuit. Alors nos ablutions se faisaient avec un minimum de lumière. Disons que je m'y douchais rapidement, et que je n'y chantais pas, les yeux fixés sur ses êtres à 8 pattes collés au mur. Souvent, je ne m'essuyais pas les mains à l'essuie-mains près du lavabo, car une était à quelques centimètres. Je me souviens que je regardais avec admiration une missionnaire qui les écrasaient avec son tong, comme ça, sans sourcilier. Mais pour moi IMPOSSIBLE... et si je la loupais, et si elle me sautait dessus ? Bref, je ne pouvais m'imaginer la voir bouger... j'en avais froid dans le dos... j'en sentais presque ses papattes dans mon cou  !
Nous dormions tous dans la même chambre à cet endroit là. Une nuit, Simon a pleuré... Mon mari, en père exemplaire, s'est levé, a prit sa lampe de poche (pas d'autres lumières possible !) et il a poussé un cri : une énorme araignée était sur la  moustiquaire du petit lit de notre fiston. Avec son ombre, elle devait être encore plus impressionnante et elle... bougeait ! ARGGGHH ! Il a dû la mettre hors d'état de nuire avant de voir pourquoi bébé était en pleurs. Encore maintenant, je suis soulagée de n'avoir pas dû faire cette découverte par moi-même.
Bref, depuis notre retour en Suisse il y a 11 ans, je n'ai plus peur des araignées. Ici, elles sont presque toutes choupinettes. C'est tout juste si je ne leur fais pas des Areuhhh ! Je ne les écrase toujours pas, car leur état disons.... pas très joli joli après coup me dégoûte (elles sont plus belles avant). Il paraît aussi qu'elles mangent les moustiques. Pratique. Mais n'exagérons rien, je n'en mangerai JAMAIS ! (Euh... ben ouais, c'est évident pour vous aussi ? OK) Et c'est clair que si elles sont pas mal grandes (comme celle que ma maman entendait marcher), je préfère toujours qu'on les tue (le on c'est mon mari !) ou qu'on la jette dehors. Mais les petites je les prends même dans les mains, les observe. Fière de moi.
Nous avons même eu une araignée domestiquée lorsque, l'année passée durant quelques mois,  Nathan en a nourri une chaque jour. Elle vivait dans sa belle toile, peinard, vers la fenêtre de la chambre de mon fiston (A l'extérieur. Heureusement. Quand même), attendant qu'il veuille bien l'engraisser. Elle a eu des mouches en overdose. Et devint proche de l'obésité. Je devins une de ses fans, quand je l'observais préparant son dîner... Fabuleux. Et vraiment, le hasard serait-il capable de faire pareille merveille ? Le hasarD avec un grand D, oui !
Ma fille est tendue depuis la vue de cette araignée le lendemain de ce post !
 La seule de la famille qui en a horreur, c'est Salomé. Elle ne peut pas dormir s'il y en a une dans sa chambre et, surprise par une de ces bestioles, elle pousse des hurlements de toutes sortes(c'est toujours intéressant d'observer tout ce qui peut exister comme cris)... et appelle son père à la rescousse !
Un p'tit stage en Afrique pour notre fille, ça pourrait lui faire du bien ;)
Et pour mes nièces aussi, tiens !
Rire, c'est risquer de paraître idiot.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.
Exposer ses sentiments, c'est risquer d'exposer son moi profond.
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour.
Espérer, c'est risquer de désespérer.
Essayer, c'est risquer d'échouer.
Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien.
Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n'apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer, ne se développer, ne peut ni aimer, ni vivre.
Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.
Seuls ceux qui risquent sont libres.

                           Auteur inconnu

vendredi 20 août 2010

L'épilation... le verdict actuel

Je vous imagine très nombreuses et très impatientes de savoir le verdict de mes dernières expériences épilatoires. Uhm uhm... :o)
La dernière fois que je me suis étalée sur le sujet (29 juillet, libellé Mon épilateur), je venais de terminer l'épilation de mes demi-jambes avec la cire chaude. J'étais assez satisfaite. Mais à peine 1-2 jours après GRRRR c'est avec colère, oui, je dis bien colère, que j'ai vu l'état fringant de beaucoup beaucoup trop de survivants.
J'ai donc contre-attaqué, rageuse, avec.... uhm les bandes de cire froide. Résultat : catastrophique. Donc, j'étais très fâchée après coup (oui, avant, pendant, après, toujours...). Je disais des mots comme "ça m'énerve, j'en ai marre, franchement, j'en ai marre de ces poils... quelle calamité."
Je me souviens d'un de mes séjours en Afrique quand j'étais jeune "vingtenaire" et que mes amies ivoiriennes m'écoutaient avec effarement quand je leur disais que je me battais contre cette fourrure envahissante.... "Mais il faut les laisser, c'est beau !!!" qu'elles me disaient, "Nous on aime ça !!!".
Si bien qu'en y repensant je me dis que je ne dois pas vivre dans le bon pays. Et vu la météo de ces derniers mois, ça confirme cette idée. Moui... Peut-être y a-t-il une autre solution que de trouver du travail pour financer mon épilation dé-fi-ni-ti-ve !!!!???
Bref. En désespoir de cause, j'ai pris mon cher épilateur, le regardant avec affection. Oui, il a souffert quand même d'un petit Burn-Out dernièrement, avec la somme de travail qu'il doit fournir, je vais donc le bichonner pour qu'il me rende encore des services longtemps. Mais quel joli nom il a ! Eversoft. Toujours doux... (C'est bien ça ?) Mais qui est doux ? Mon épilateur, quand il déracine cette broussaille ? Ou mes jambes après son passage  ? Après expérience, je trouve que ce nom ne veut pas vraiment dire ce que mon épilateur est. En fait, c'est comme mon prénom. Il signifie  "Princesse" et pourtant je me sens plus souvent... "Servante". Quoique si je réfléchis un "chouia", je réalise vraiment que j'ai une vie, oui de Princesse malgré tout... j'ai TOUT et + que tout, et j'en suis vraiment reconnaissante à mon Père et Roi (enfin, si j'avais juste les poils en moins, ça m'irait aussi... et pourquoi ces boutons, là, qui m'énervent aussi ? Euh... et peut-être une maison, assez grande pour avoir une suite parentale, par ex ? Et pourquoi pas cette Swatch orange, là, pas trop chère ?Euhhhh... et un p'tit voyage au chaud en plein hiver, ce serait chouette ! Ah, oui, mais je l'aurai ça :-D Bon.).
Alors, voilà, j'ai réutilisé Eversoft, et j'en suis contente... il ne m'agresse pas trop, il fait quasi parfaitement son travail avec son doux ronronnement (pas aux oreilles de mon mari, mais aux miennes), et en plus, il m'inspire, car pendant ce temps, j'ai le temps de réfléchir à quelques sujets pour mon blog !  Sympa non ? 
Allez les filles, restons prêtes à attaquer les envahisseurs, en tout temps et avec toutes les armes possibles  ;o)

mercredi 18 août 2010

Mais où sont donc passés mes ciseaux ?

Avez-vous aussi dans votre famille des problèmes de disparition de ciseaux, ou c'est que chez moi ?
Me voilà donc depuis quelques jours à avoir la merveilleuse opportunité de recouvrir cahiers, livres et classeurs (ça je n'ai toujours pas compris pourquoi). Et, vu que je suis en plein dedans et presque motivée... allez, hop, dans la même foulée je recouvre quelques nouveautés pour la bibliothèque de l'église.
Mmmmh... moui, tout y est, papiers de couleurs, étiquettes, scotch, papier autocollant. Ok... euh. Il manque les indispensabilissimes ciseaux. Je me lève donc, m'apprête à les prendre à leur place habituelle, à la cuisine, pièce centrale de la maison (et vitale pour beaucoup où se trouve L'OBJET  le plus important pour certain, le FRIGO. Uhm... je m'égare). Mais ma main se referme sur.... du vide. OK. Restons caaaaalme. Je devrais encore avoir l'autre paire que j'ai cachée exprès dans ce tiroir. Rien. Bon, je file dans la pièce du bureau. Niet. Aucun enfant sous la main pour me dire où je pourrais en trouver. Je furète un peu partout dans leurs chambres, et arrive à mettre la main sur quelques paires mais bon. Pas les meilleurs... ce que  je vais expérimenter par la suite.
Me voilà donc à faire la sacro-sainte activité de la rentrée scolaire, avec application, tension interne (grâce à mon idée de recouvrir avec du papier autocollant  les carnets de devoirs, déjà customisés avec application par mes enfants... ). J'expérimente donc les quelques paires que j'ai devant moi. Uhm, ces ciseaux là coupent très bien quand on utilise le bout sur le papier de couleur, ceux-là c'est plus le milieu qui coupe bien. Tous sont incapables de couper le papier autocollant proprement, ça colle, ça coupe pas ou très mal... je change de paire tous les quinze secondes et je (ben oui, je l'avoue) m'énerve (auriez-vous cru cela de moi ?)!!!
MAIS OÙ SONT DONC PASSES MES CISEAUX ? J'ai beau ronchonner de tout mon coeur, mes enfants sont peinards dans leurs classes, eux, et incapables de réaliser la détresse dans laquelle ils m'ont mise... Et s'ils rentraient à ce moment-là, ils me diraient d'un air convaincu que mon cerveau est vraiment vieillissant : "Ouvre tes yeux maman, ils sont devant toi !" et je leur répondrais, furax "MAIS CEUX QUI COUPENT OÙ LES AVEZ-VOUS MIS ?" Donc, je me dis, que c'est encore pas mal pour finir qu'ils soient à l'école à ce moment-là !
Bon, alors où sont passés ceux que j'ai utilisé ce matin ?Comment ont-ils  fait  pour me les prendre déjà entre midi et 1h ? Bien sûr, ils savent bien lesquels vont le mieux et c'est ceux-là qu'ils choisissent, ma descendance est intelligente... il faut que je voie le bon côté des choses !
Il y a bien longtemps, j'avais fait l'effort louable de leur acheter à chacun une paire, avec une couleur différente, qui devraient être rangés sur leur bureau... je me demande bien où ils sont passés.
En période normale, c'est quand j'aimerais ouvrir un berlingot pour préparer LEUR cacao, ou ouvrir un paquet de céréales pour préparer LEUR déjeuner, que je me retrouve sans ciseaux. Ma progéniture est donc à la maison, et si je dis CISEAUX à voix un peu haute, ils (les ciseaux donc) arrivent assez rapidement à la cuisine, accompagnés bien souvent, de mon p'tit der et son sourire charmeur... ou si ça fait plus de 24h qu'ils ont disparus, PERSONNE ne les a... ça fait déjà trop longtemps et ils ne se souviennent plus les avoir pris. C'est moi qui les retrouve en fouillant sur leurs bureaux avec acharnement (moui, ils ont pas toujours de l'ordre, c'est pourquoi je dois "fouiller").
Ne sont-ils pas beaux, là, suspendus ?;o)
C'est pourquoi il y a quelques mois, j'ai acheté des super ciseaux, vraiment trop beaux, trop design, je me suis dit que je planterais bien un clou pour les mettre quelque part, pour que ceux qui viennent chez moi tombent en pâmoison devant eux et se disent "Waouh, elle doit être parfaite cette mère au foyer pour choisir des ciseaux pareils" avec une admiration sans borne. Car franchement, ils sont trop beaux ! Mais une p'tite alarme a tinté très fort dans ma tête : "Attention danger ! Tu risques de ne plus les retrouver ! "Alors, je me suis résignée, avec un gros pincement au coeur, à les CACHER dans un tiroir, pour que je mette TOUJOURS la main dessus. Et ça a marché assez bien surtout que leurs prédateurs en trouvaient toujours d'autres bien en vue. Donc ils ne cherchaient pas plus loin, heureusement.
Me voilà donc, me débattant avec tout ce matos et mes 6 paires de ciseaux (dont 1 a déjà fini à la poubelle, tellement ils m'ont énervée !). J'arrive plus ou moins à la fin... quelques couvertures ont un peu des déchirures, quelques carnets ou livres recouverts de papiers autocollants ont quelques bulles ou plis.
Bon... c'est mon dernier cahier, mes enfants sont rentrés d'école, et ne savent pas, bien sûr comme je m'y attendais, où sont mes ciseaux design entre autres,  et.... c'est par hasard, en fouinant dans MA paperasse que je retrouve encore 2 paires de ciseaux, utilisés le matin même par MOI-MÊME (!), dont mes ciseaux, mes chers ciseaux design à FLEURS !
Ce matin, mon application I-phone "billet de commission" s'est enrichi d'un nouvel article et devinez ce que c'est... Un indice, c'est sous "papeterie" ! 

Merci à toutes pour vos commentaires trop sympas qui me font très plaisir ! Merci merci ;-)
(Merci à Evi aussi, que je ne connais pas, juste de vue, pour tout ses coms !)

lundi 16 août 2010

Je suis une rareté !

Et ça devrait être une merveilleuse nouvelle gratifiante... cela a été plutôt un p'tit choc. Oui, s'il y a une chose que j'ai vraiment réalisé durant ces vacances, c'est que je suis une denrée... rare. Enfin, jusqu'à il y a 1-2 ans, ça ne me gênait pas le moins du monde. Du tout. Mais plus mes enfants grandissent, plus j'approche de la quarantaine, plus j'ai l'impression qu'ils ont leur vie à eux et que je suis surtout là pour l'intendance de la maison (!), plus c'est un besoin pour moi d'avoir aussi ma vie à moi en dehors de mon foyer... et ça s'appelle peut-être la crise de la quarantaine... ;) 
Voilà de + en + souvent ce que j'ai l'impression d'être...  !
1. Bon... tout d'abord un article lu dans un magazine suisse... a ouvert mes yeux sur mon état de mère exceptionnelle ! "En Suisse, 1 femme sur 5 est mère au foyer à plein temps". Quoi ? Je fais partie des 20% de mères qui n'ont AUCUN travail rémunéré ?
C'est-à-dire, que d'après ce magazine, nous vivons, mon mari et moi, selon  "le modèle marital des années 50, qui place les époux dans un rapport d'échange (l'époux assure les ressources financières, l'épouse les ressources familiales)". Bref, si j'ai bien compris, nous sommes des "retardés" de + de 60 ans !?!
Le titre de cet article, en plus, est "Travail au foyer : attention, danger !" No comment. Bon, je peux déjà être contente qu'ils appellent notre présence au foyer "travail" !
Du coup ça m'a fait réfléchir, et j'ai fait le compte de mes amies qui n'ont pas de travail rémunéré... et oui, les doigts d'une main suffisent amplement pour en faire le compte.
2. J'ai fait connaissance avec de nouvelles familles helvétiques cet été et oui.... aucune, je dis bien aucune des femmes rencontrées étaient une rareté comme moi.
3. J'ai revu des p'tites cousines françaises que je n'avais plus vues depuis... plus de 10 ans, toutes mamans et... personne n'était autant exceptionnelle que moi.

BREF, toutes ont un travail rémunéré, et pour beaucoup des pourcentages de plus de 50%...
Et figurez-vous que leurs enfants sont... NOR-MAUX ! Mais oui !  
Enfin, vous qui me lisez, pour la plupart vous n'êtes  pas une rareté, alors vous le saviez !!!
Mais moi, je suis une exception, et je n'ai plus trop envie de l'être.
Mais je sais aussi, ayant fait quelques remplacements de 30-40% pendant plusieurs mois les 2 dernières années, que travailler ben... c'est pas de tout repos. Il faut s'or-ga-ni-ser. Mais, avoir son salaire, sentir que son travail est apprécié, ça fait du bien.
A la maison, nos chers enfants trouvent tellement NORMAL que je m'occupe de tout leur petit confort... gratis, et toujours dans la bonne humeur, bien sûr.(Evident, car je suis exceptionnelle ! Uhm !)
Je trouve aussi, vu leur âge, que c'est le moment que je sois un peu moins sur leur dos, que je les responsabilise un peu plus, qu'ils aident aussi un peu plus dans le ménage... ils aident déjà, et toujours avec joie et empressement bien sûr (vu qu'ils ont une mère exceptionnelle !) mais c'est vrai qu'ayant le temps, je ne leur demande pas énormément.
Bon, pour ceux qui ne me connaissent pas, ces plus de 10 ans au foyer, n'étaient pas que tourné sur ma famille. Je fais partie d'un groupe d'étude de la Bible, je suis monitrice d'école du dimanche, hôtesse à des rencontres de dames, je fais partie d'un comité d'une mission. Bref, je vois quand même du monde et je ne m'ennuie pas à la maison... (quoique toujours un peu plus quand même !). 
Mais là, j'ai envie de passer à autre chose, j'ai envie de voir d'autres têtes, j'ai aussi envie de contribuer aussi sur le plan financier, et d'apprendre avant que mes cellules grises soient totalement hors-circuit... s'il n'est pas déjà trop tard !;)
Conclusion : Dans cet article (que franchement je ne trouve pas exceptionnel mais du coup il m'inspire quand même !), il parle du travail  dit "non productif"... Attention à sa signification il pourrait éventuellement vous mettre en rage : c'est-à-dire les tâches ménagères, le bénévolat, l'éducation des enfants...
Tout ce que je fais depuis 15 ans est non-productif... LA BAFFE ! 
Pourtant il me semble que conduire avec toute l'énergie que j'ai (ou pas !) mes enfants sur la voie d'êtres adultes responsables et si possible bien dans leurs baskets, ça ne peut aucunement s'appeler travail non-productif ! Non ?  (Dans notre monde, cela s'appelle productif, seulement s'il y a une histoire d'argent derrière...  c'est fou tout d'même.)
Mais ils avouent quand même (!) que ce n'est pas forcément tout rose de travailler : Or le travail hors de la sphère privée n'est pas forcément émancipateur ... on devrait se demander en parallèle dans quelle mesure celui-ci ne renvoie pas également à une forme d'aliénation.
Bon, en attendant que je trouve une activité rémunérée qui me plaît (pas plus de 40%) et qui ne m'aliène pas (!), qui convient au mieux à notre famille, il faut vraiment que je me souvienne que c'est malgré tout un privilège de pouvoir rester à la maison, il faut que je profite de cet état d'être une rareté exceptionnelle (!). J'ai de la chance de pouvoir m'organiser comme je veux et d'être en général dispo pour mes enfants...
Je suis convaincue que c'était le meilleur choix pour nous que je reste à la maison jusqu'à maintenant, je ne regretterai jamais cela, c'était une évidence pour moi.
 Mais voilà, la dure réalité est qu'après 15 ans d'arrêt presque total, il va falloir lutter pour retrouver du travail ! 
Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai des cahiers et des livres à recouvrir, des cadeaux d'anniversaire à chercher sur internet, et pourquoi pas un p'tit moment pour lire mon roman ? 
C'est pas bô la vie de mère au foyer  ?

vendredi 13 août 2010

Une journée en ville !

Voilà plusieurs semaines que je me réjouissais de mercredi passé. J'ai eu bien raison. En fait, on avait prévu avec une amie vivant dans une grande ville helvétique de se voir, profitant de l'absence de presque tous nos enfants  sauf nos aînées (elle en a 4 aussi), et de nos maris pour se voir, se balader en ville, et tchatcher tchatcher entre femmes. Salomé et moi avons pris le train. Sympa le train. Depuis 1 an, je suis fière de posséder l'abo demi-prix, plus la Carte Junior pour nos enfants, ce qui nous permet de voyager pas cher et sans stresssss. Ou presque. Comme vous le verrez plus loin.
DONC, c'est avec joie que Salomé et moi embarquons. Je pense que je vieillis, car c'est bien la première fois que, étant assise dans le sens contraire de la marche du train, je n'ai pu lire mon roman (quelle frustration) car j'avais le mal de mère, euh, de mer, et que j'ai du "faire mon ado" en inaugurant les écouteurs de mon i-phone. Ainsi je pouvais regarder par la fenêtre en écoutant ma musique, dans mon monde, pendant que ma fille était dans le sien (!).
BREF, arrivées à destination, mon amie, que j'appellerai uhm.... disons, Violette (au hasard, vraiment), est venue nous chercher en voiture... A peine ensemble, nous commençons de discuter, sachant que nos heures sont comptées puisque nous avons à peine plus de 6h devant nous. Nous sommes retournées chez elle pour chercher son ado de fille qui finissait de se préparer... "Smack, smack" on s'embrasse, on se salue, et toutes les 4 nous filons en ville. Nous donnons quelques petits sous à nos ados de filles, qu'elles se débrouillent pour manger. Nous les adultes irons de notre côté.Tout en se baladant, nous parlons, discutons, c'est tout juste si on voit les mags.
Bon, faut que je vous explique qu'avec Violette, on s'entend très bien, on a un peu le même genre de vie, vécu les mêmes choses... on se comprend. Vio est généreuse, mais disons qu'elle....réclame son du, et elle n'a pas tort, elle a même tout à y gagner :
1er exemple : Donc, uhm. J'achète un joli cadeau pour tous les futurs anniversaires familiaux qui nous tomberont dessus les prochains mois, et  je ne voulais pas encore le faire emballer car je sais que je vais y ajouter quelque chose. Alors, je dis à la vendeuse, "Non  non, il ne faut pas l'emballer" (ben oui, forcément). Ma p'tite Violette me dit : "Mais demande quand même le papier cadeau." Oui, en fait, elle n'a pas tort, ce cadeau est déjà assez cher ! Ok. "Madame la vendeuse, pouvez-vous me donner le papier quand même ?" Elle me le prépare. Et mon amie lui dit : "Mais vous pouvez peut-être aussi donner le ruban ?" et me regardant : "Comme ça ce sera plus joli quand même non ?" Je ne peux qu'approuver, n'étant pas très douée pour faire les paquets, ça pourrait être une aide précieuse. "Euh, et le p'tit autocollant" qu'elle lui demande "vous pourriez aussi le mettre ?". Du coup la vendeuse a préparé la pochette, a pris du temps pour faire un beau ruban multicolore et l'a collé avec application sur le sachet puis glisse l'article acheté dans la pochette et me demande : "Je vous le ferme ?"   "Euh, non, ce n'est pas nécessaire !" Hi hi hi :-DDD . Bon. Je rigolais bien en sortant du magasin et je commençais vaguement à m'imaginer un post là-dessus !!!
Mais, notre journée n'était pas finie...
2e exemple : Violette (je ne m'habitue pas trop à ce prénom) avait réservé un super p'tit resto sur les hauts de la ville, sur une terrasse, resto assez reconnu, car nous avons dû aller au 2e service à 13h30. Nous avions FAIM. Très faim. Nous demandons une carafe d'eau comme boisson. OK. Puis nous commandons le menu du jour. L'assiette arrive, superbe, bien arrangée, trop beau, ça sent très bon mais.... 1-2-3-4-19 grains de riz. Euh, un peu plus quand même mais franchement pas grand chose. Un p'tit ragoût d'agneau lait de coco-curry. Miam, un vrai repas de femmes. Nous finissons très vite notre assiette.... tout en discutant, bien sûr. Puis nous nous regardons et nous nous disons que nous avons encore très FAIM. Violette : "Euh... tu crois que je peux demander un supplément ?" Moi : "Ecoute, je te paie un dessert en ville ?!"(je visualisais déjà un énorme nid d'abeille à la vanille, ce que je mangeais en Afrique seulement... dans la confiserie française, tu vois où Vio ? J'avais encore franchement très faim !). Bref, on discute quelques minutes, Violette hésite... puis vu que le serveur est en train de prendre nos assiettes, lui demande un peu gênée "Euh, c'est possible d'avoir un p'tit supplément ?" Bon, c'était déjà tout p'tit, alors qu'est-ce que ça allait être ? "Je demande au chef" qu'il répond, pas très très enthousiaste dirons-nous. Dix bonnes minutes après il nous amène sans un mot les services. Puis encore 30 minutes et.... nous recevons une assiette avec le même nombre de grains de riz, à peine moins d'agneau... et nous en dévorons le contenu. Ouf (pour le serveur), nous sommes repues. Je suis un peu mal à l'aise, car moi, j'ai pas du tout l'habitude de réclamer, je suis du style à laisser passer, même si j'ai raison, je me dis donc que je vais lui donner pas mal de pourboire. Nous recevons notre café. Je reçois un normal plutôt que l'expresso demandé. Violette me dit "T'as pas commandé un expresso" ? Je m'empresse de répondre : "Non, ok, ça va pour moi, pas d'souci...". Puis nous préparons les sous pour payer, mettons pas mal de pourboire. Appelons notre cher serveur... qui nous apporte la quittance. Nous regardons... presque 10 frs de plus que prévu.  Le café était normalement compris dans le menu, mais ils l'ont compté en supplément. "Ah, non !" s'écrie Violette. Elle appelle le serveur qui nous demande "Quoi encore ?". Elle lui montre. Il se radoucit : "Ah oui, ok, vous payez juste le menu". On paie puis il nous dit, ironique : "A demain !".
Alors, j'vous dis pas comme on a filé à toute vitesse de la terrasse, en rigolant nerveusement !
 Et tu as bien raison de ne pas te laisser faire, j'ai appris quelque chose !
1. On est allé mangé dans un bon resto et on avait encore faim, donc on réclame...
2. Ils nous facturent des cafés (exprès ?) en trop...et on re-réclame...
On était dans notre bon droit, mais malgré tout nous étions mal à l'aise et pourquoi cela je vous demande ? Grande question !

Violette devait aller récupérer sa p'tite famille, alors c'est vers 16h30, que, frustrées car ayant encore plein plein de choses à nous dire, nous nous sommes dit au revoir. Avec Salomé j'ai encore fait quelques boutiques, puis direction gare... Vio m'avait bien expliqué le chemin. Il restait 20 minutes pour y arriver. Ok, elle m'avait bien dit  de descendre là, puis longer à gauche. Ah, ok, voilà le bâtiment de la gare... non, c'est pas ça. Ah, le voilà, aahhhh, non... Salomé me dit : "Regarde le panneau qui nous indique la direction, c'est par là." OK, on y va. Mais je trouve quand même bizarre qu'on y est toujours pas... et moi, étant stressée, qui n'ai même pas pris le temps de jeter un oeil sur mon i-phone indispensable dans ces cas-là et... en tout temps en fait. Bon, on continue vers l'est. Encore moins de 10 minutes jusqu'au départ. Je demande la route à quelqu'un qui me montre... l'ouest. OK.  "Aïe, on va le manquer !" Elle me dit "Prenez le bus !" QUOI, on est si loin ??? On commence à courir, Salomé court à pieds nus dans les rues interminables, tout à coup, la gare approche (merci la gare pour cette aide précieuse : elle est pas là, pas là, pis tout à coup elle est là, rien compris !). Nous y rentrons, nous courons.... et sommes dans le train 1 minute avant le départ, essoufflées, dégoulinantes, assoiffées, affamées... le sourire jusqu'aux oreilles. Yesss. Le train sans stress... bien sûr, si on trouve la gare !
Merci Vio, pour cette superbe journée, on s'en souviendra ;-)... et on reviendra !
Et sachez que mon amie est formidable, j'ai écrit ce texte avec toute l'affection que j'ai pour elle !

jeudi 12 août 2010


"Sans le secours des mots, nous nous trompons souvent sur le comportement des autres."
Douglas Kennedy

mardi 10 août 2010

Le sport et moi...

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de revivre les mêmes émotions de votre enfance-adolescence ? De vous retrouver à nouveau tout petit, tout minuscule ?  Moi oui... et franchement, ce moment n'était pas vraiment agréable, car je ne me suis pas retrouvée avec des émotions enfantines positives (confiance en la vie qui à l'air infinie, rien de grave ne peut m'arriver papa-maman sont près de moi).
OUI, comme dans un flash (le flash a quand même éclairé un bon moment), je me suis retrouvée... aux leçons de gym, les jambes flageolantes, tremblantes, une petite angoisse au-dessus de l'estomac (chez moi elle est là). Argghhhh, rien que d'en parler j'ai mes poils (des avant-bras, pas des avant-jambes, d'ac ?) qui s'hérissent !
Cela s'est passé à notre super camp famille. J'ai su quelques jours avant le jour J qu'un grand tournoi sportif aurait lieu. Et ce jour est arrivé (j'espérais toujours un retournement de situation, j'sais pas moi...euh, toutes les balles auraient pu exploser à cause de la chaleur, par exemple).
Au programme : saut de haies (horreur !!!!), lancer du poids (je me souviens quand il m'était presque tombé sur les pieds), tournoi de volley (arghhhh ! qu'est-ce qu'on fait quand on a peur de la balle ?), tournoi de... FOOOOOOOT (non, j'vais pas au but !).
Bon, il faut que je vous avoue, que vraiment j'espérais qu'il y ait l'option "pom pom girl" (en jeans). Ou l'option "photographe". Ou l'option "intercession pour les équipes". Ou l'option " nettoyer les "WC". 
Mais non, j'ai dû... et j'ai pas pu....pffffff.
Dans le temps, au temps des dinosaures donc, quand j'étais à la gym et qu'on faisait les équipe ben... j'étais la dernière à être tirée. Toujours. Ou l'avant-dernière peut-être. SAUF au volley, si si, où je n'attrapais JAMAIS la balle, mais où mes services étaient... mortels... intraitables, parfaits (si on ne me déconcentrait pas) et là, les points tombaient, la gloire était proche. Presque. 
Et c'est fou d'avoir ressenti la même angoisse que quand j'étais à l'école. Mais pas drôle. Du tout.
Bref, on forme les équipes, et ça démarre, on y va, je dois presque tirer sur mes jambes pour qu'elles veuillent bien avancer... vers mon échafaud à moi. J'entends mes enfants ricaner : J'aimerais bien voir maman qui joue du foot hihihi. Pas drôle. J'ai même pas la force de leur lancer un regard noir.
1. Volley : qu'est-ce que je fais avec cette balle qui arrive sur moi ? Ah, c'est l'autre qui l'attrape, ouf ! Ah non, c'était moi ! Bref, les points contre mon équipe tombent.... puis, c'est moi au service, et là, je ressens les mêmes sensations au bras... la balle s'envooooole et.... je marque des points POUR notre équipe, 5-6 points à la suite. Waouh ! Jusqu'à ce que quelqu'un ose faire la remarque comme quoi, ils sont bien mes services. Donc... la pression monte, la concentration disparaît. Fini. On a perdu...
2. Foot : bonne nouvelle, étonnante même car la balle étant au sol, elle ne me fait pas peur. Mais il faut l'atteindre, et ça court vite dans tous les sens, c'est qui qu'est dans mon équipe déjà ? Notre but c'est lequel ? Ah, mais je dois le lancer dans l'autre ? Ok, logique... masculine. Je suis à 3 mètres du but adverse et... la balle m'arrive dessus... j'attaque, euh, j'hésite plutôt. Comment je fais pour que la balle aille où je veux, hein ? Je me concentre, je vois des assaillants m'arriver dessus... ta da dam...je tire, en direction du but (si si !)et.... non mince, râté, pas dedans mais bon, quelques mètres à côté, mais dans la bonne direction... c'était plutôt sud-est que est, mais n'ayant pas le sens de l'orientation, je trouve déjà pas mal. Soyons po-si-tifs. Je ne suis plus une enfant, ça va aller. Et comme c'est toujours moi qui est près du but, j'ai eu plusieurs fois l'occasion rêvée de... rater mon but. Voilà. Désolée mon équipe.
Vous imaginez toutes ces chaises me tombant dessus ?
3. Course de haies (ça s'appelle comme ça ?) : 5-6 ficelles, entre des chaises, il faut courir et sauter par-dessus (enfin, oui, vous le saviez). Mais si je prends mon pieds dans les ficelles et que je tombe et que les chaises s'envolent puis me tombent dessus, et que je suis cassée de partout, hein ? Qui s'occupera de ma famille après ? Bon... j'essaie une fois, et vois que les autres prennent moins de temps que moi... je leur laisse humblement l'honneur de faire les meilleurs temps en m'armant du chronomètre, ça je sais faire. Ces enfants arrivent à voler au-dessus des fils, ils font comment ?
4. Lancé du poids : en l'occurrence une boule de pétanque (on est dans le sud !). Ma fille Ema a pulvérisé tous les records des enfants, la moitié de ceux des adultes je suppose : plus de 14 mètres. Bravissimo ! Moi, j'ai réussi à faire 9,7 m, comme mon fils de 10 ans. Et pis quoi encore ? C'est quoi ces ricanements ?
Et vous savez ce que GCC (Grand Chef du Camp) a dit à la fin ? C'est que le volley ne convenant pas à tous les âges (ni au mien d'ailleurs), la prochaine fois ce serait mieux la balle à deux camp !!! Vous imaginez, je suis passée de justesse à côté de mon pire cauchemar ! Je ne rejouerai pas à ce jeu de fou, non, JAMAIS, je me casserai la cheville avant, me ferai une bonne indigestion de tapenade, m'enfermerai dans les toilettes ou... n'irai pas au prochain camp famille (non, je crois quand même pas ça) ! A la gym, j'étais toujours la dernière à être piquée, car j'avais peur de la balle (au risque de me répéter), je me retrouvais toujours en face d'une tonne d'élèves n'ayant qu'un seul et unique but : me descendre !!! Vous imaginez ? Tous ces yeux rivés sur moi, avec une balle prête à me... défoncer !
Ah là, je crois que je viens de faire ma psychanalyse !
Voilà, ben... j'ai réalisé 1-2 trucs grâce à cette expérience de retour dans l'âge "tendre" :
- En tout cas, avec l'âge on ne s'améliore pas forcément. Mais franchement, est-ce vraiment vital de savoir attraper une balle ? N'est-ce pas plus important de savoir rire de soi par exemple ? hein ?
- On est comme on est, acceptons-nous... oui, ça j'apprends depuis... toujours.
- Et un p'tit progrès tout de même... j'ai pris quand même du plaisir, un peu. Plus au foot qu'au volley bien que je préfère le volley que le foot (je suis une femme faut pas essayer de comprendre). Il faut souligner aussi que les personnes participants au camp n'étaient pas là pour gagner, mais pour participer. Pas comme à la gym. Ca aide.
Je suis vraiment de tout coeur avec ceux qui ont des soucis en gym.
Si vous avez besoin de quelques conseils, écoutez ceci :

Attendez que ça passe, même si ça dure des années.
(ça passera une fois, sûr)
 Fichez-vous de ce que pense vos copains-copines.
(même si vous êtes d'accord avec eux)
Vous avez plein d'autres qualités et vous êtes meilleures qu'eux en d'autres choses.
(même si c'est difficile à croire parfois)
Une fois ça ira mieux
(quand vous ne serez plus obligé d'en faire).
COU-RA-GE !

lundi 9 août 2010

Mon mari est regardé comme une bête curieuse...

...par les hommes en particulier, et ceci, depuis notre rentrée de vacances. Ben oui. Et pourquoi cela, vous m'd'mandez ? Ben... parce qu'il a eu le courage, que dis-je, a fait l'exploit incommensurable pour un homme avec un grand H de son acabit, de participer à un CAMP FAMILLE ! OUI ! Rendez-vous compte ? Impressionnant non ? Oui, je sais, j'ai un mari en or ! Mais figurez-vous que j'ai dû faire preuve d'une persévérance sans faille depuis... uhm... 10 ans. C'est-à-dire la première fois que j'ai entendu parler de l'existence de ce genre de camp.  Depuis, chaque année je remettais ça sur le tapis !! Et mon mari, ben... bof, quoi.
Et puis voilà, j'ai réussi, enfin.Comme quoi, la persévérance et la têtutesse paient. Parfois. Nous sommes rentrés samedi, reposés, en forme, décontractés, heureux de cette semaine pleine de rires, de partages, de joie et les yeux pleins des beaux paysages de la Drôme Provençale, et les valises pleines de souvenirs au propre et au figuré de ces 7 jours hors du temps.
Mais même pour moi qui attendait de vivre cela depuis tant d'années, j'étais plutôt tendue lors de notre départ : on ne connaissait personne qui y participait, mon mari pas très motivé, mes enfants rêvant de retourner dans notre camping au Sud de la France où nous sommes déjà allés 3 été. Donc, oui, il fallait VRAIMENT que ça marche. Uhm uhm ! Vous imaginez la pression, hein ?!!! Moui.
BON. Donc... un poids énorme est tombé de mes frêles épaules féminines lorsque, à notre arrivée, nous avons appris l'existence d'une PEZZEE dès 22h !!! D'abord, j'ai eu des sueurs froides, j'ai cru comprendre une pesée ! Et mon mari qui n'est pas vraiment copain-copain avec les balances... ARGHHHH ! Mais alors c'est QUOI une pezzée ? Ben... c'est, si j'ai bien compris, du dialecte vaudois, et cela vient du verbe pezzer (oui, je sais ça vous aide pas), qui veut dire prolonger la soirée, donc une pezzée dans ce contexte, c'est prolonger la soirée en mangeant, goûtant, buvant raisonnablement, partageant et rigolant.... Quels bons moments nous avons passés ! Chacun amène des produits du terroir (Picodon = fromage de chèvre, olives, tapenade, fromages divers, Rosé, Rouge, chocolat... bon, pour le chocolat, on est resté convaincu que le meilleur c'est l'Helvétique !). BREF, c'était LA chose pour faire tomber toutes les défenses de mon homme. A ce moment-là, il a su avec conviction, qu'il a bien choisi ces vacances. (oui, je dis bien IL, du coup, c'est plus moi qui les avait choisie... non, là, j'exagère vraiment, il a pas dit ça...hihihi).
BREF, on y a tous trouvé notre compte : moments de partage autour de la Bible, moments spécial ados, enfants, marche, visites, marchés, shopping, journées libres, tournois sportifs en famille, chasse aux insectes, baignades, karaoké, bricolages, même pas eu besoin de réfléchir au repas, de cuisiner, et de faire la vaisselle....  Une soirée, les responsables ont gardés nos enfants et nous avons pu aller manger merveilleusement bien dans un p'tit resto en amoureux !!! Bon, ça n'a pas duré longtemps, car après tous les adultes du camp, on s'est retrouvé dans le même resto ;), mais pas à la même table. Mais bon, c'était très rigolo de ce faire des p'tits coucous à travers le resto ! Nous dormions sous tente, et j'ai beaucoup mieux dormi que depuis notre retour à la maison !
C'était pas des vacances, ça ? Hein qu'ça vous fait envie ?
Donc, pour en revenir à mon titre : hier matin, au culte, les hommes observaient cet humain masculin qui fait des choix étranges car il "obéit" à une humaine (a-t-il l'air déprimé ? a-t-il perdu du poids ?), le questionnaient, curieux de savoir comment il avait survécu ! Apparemment, il avait épanché son coeur à bien plus de monde que je ne le pensais ;-) ! Alors, ils ont appris l'existence des... pezzées, et qu'il est prêt à remettre ça (les pezzées et le reste !) OUF ! Je crois qu'il est maintenant leur héros ! Oui :-D
Et les enfants ? Ils ont aussi trouvés leur compte, depuis notre retour, ils nous reparlent de ce qu'ils ont vécu avec le sourire. Et pour moi, c'était un peu dur de quitter le sud et nos nouveaux amis, et je compte bien garder le contact, déjà par FB !
Bon.... la chose la plus "dure" à vivre c'est que nous étions les seuls à ne pas être VAUDOIS ! Donc, il fallait faire attention à ne pas parler n'importe comment, euh, plutôt à parler vaudois, et pas jurassien, et ça, c'était im-pos-si-ble ! Bon, nous avons déjà fait un effort pour s'adapter à leur culture en participant à la pezzée, quand même !
Promis, l'année prochaine, si on vient, on embarque une majorité de familles de notre région, et qui c'est qui devra s'adapter, hein, qui ?