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Anniversaire, et de un !

Hier, c'était le premier anniversaire de l'année d'un de mes enfants. J'ai pas trouvé mieux d'avoir des enfants tous de la même période, entre fin août et mi-décembre. Sans parler de mes neveux-nièces, qui sont quasi tous nés dans ces mois eux aussi. Bref, la saison des anniversaires a débuté dans nos familles.
Et, comme chaque fois, j'organise une fête avec leurs copains-copines... puis avec la famille.
Le jour J, c'est toujours avec la famille. Je vais m'étaler aujourd'hui, sur ce fameux jour qui en fait, a eu lieu hier. Vous suivez ?
D'abord, quelques semaines avant, je fixe la date et j'envoie aux intéressés un mail ou sms pour qu'ils réservent la date et l'heure.
Mais auparavant, donc encore  des semaines plus tôt, l'enfant en question commence de rêver de ce jour. Sa  liste comprenant tous ses voeux réalisables ou non est déjà faite, au propre, à l'ordinateur. Quelques exemples : MP3 quand ils ont en déjà un. Playstation 3 quand on a déjà la 2, ou équipement de gardien d'unihockey quand ça coûte quelques centaines de francs et qu'il a déjà noté sur sa liste : vélo, guitare basse, et ipod nano. Ouais.
Puis, je dois répondre aux différentes questions de la famille, genre "Qu'est-ce qu'il veut pour son anniversaire ?", et comme d'hab, "Ben... attends, je regarde sur sa liste s'il y a quelque chose de réalisable" ou... "J'en sais rien, il a déjà tout. Des sous, c'est toujours bien".
Bon... puis le décompte des jours. Et ça, l'enfant concerné s'en occupe à merveille. Il se réjouit tellement ! Pour moi, ben... le stress monte au rythme où leur joie augmente.
Donc, leur joie est presque à leur apogée, quand moi je commence de me décarcasser pour la question du gâteau. Oui. LE gâteau. LE vrai. Celui qui doit être beau. Surprenant. Qui doit illuminer les petits yeux de l'être fêté, comme dans la pub où l'enfant découvre des Kinder Surprise. Oui c'est ça. Merveilleusement délicieux bien sûr. Parfait. Qui doit SURTOUT avoir le bon nombre de bougies, surtout pas une de moins. Sinon, je peux m'attendre à tout. Du genre qu'on me le rappellerait, à moi, maman (qui n'a pas le droit en tant que telle de me tromper sur l'âge de mes chérubins), à mes... 40, 50, et 60 ans devant 1 milliers de spectateurs hilares. Bref. Je zappe le cauchemar.
Donc LE gâteau. Ces dernières années, Salomé s'en occupait. Prise de pitié pour les invités et pour sa maman qui se donnait de la peine pour pas grand chose, elle a accepté avec soulagement de s'occuper de cuisiner LA merveille. Qu'elle réussissait. Comme ça. Zen. (Ouais, à son âge elle est déjà bonne à marier)
MAIS cette année, pas possible. Because j'étais déjà mal organisée. J'y ai réfléchi trop tard. Puis mon aînée a de nouveaux horaires qui ne convenaient pas.
Alors, tandis que la joie et l'impatience augmentent d'un côté, la pression monte du mien ! Au secours !!
Mais c'était sans compter sur la célèbrissime Betty (Bossi), qui était là, à mes côtés, dans ma cuisine à moi... et que je n'avais même pas eu l'idée de consulter, elle ! Moins de 24h avant l'heure H, je prends un de ses classeurs spécial pour enfants en main, et dedans, une recette me fait tilt ! Adaptée aux enfants, la recette. Je souligne. Un kouglof glacé. Fastoche. Je file à la Miiiiiiigros acheter les ingrédients nécessaires. Je le sens, je vais y arriver. Sûr.
A la maison, légère et zen, je m'active dans ma cuisine. Pesage, Mesurage, Broyage, Giclage, Fondage, Fouettage, Montage, Mélangeage... Yesss. Et de un. Comme sur des roulettes. Wahou. Je recommence : Pesage, Mesurage, Broyage, Giclage, Fondage, Fouettage, Mélangeage... TOMBAGE (en fait, c'est le mélange crème fouettée et chocolat fondu qui a fait euh... plof). URGHHHHH (bruit impossible à décrire. Le bruit de mon égo qui retombe en même temps que la crème je suppose).
Mon homme, pris de pitié (encore 1) file à la Miiiigros, car je dois recommencer, bien sûr. Il revient. Je reprends le chocolat, le remets dans le micro-onde : Fondage-Merde(euh!)-Pardon-Brûlage GRRRRRRRRR (ça c'est un cri de rage, très facilement reconnaissable).
Cette fois, la zénitude est bien terminée.
D'autant plus ma progéniture commence de montrer des signes d'impatience car il a sonné 18h, et du coup, la FAIM est là, tapie au fond de leur être. Mais je leur dis "Je finis en vitesse ce 2e kouglof, ok". Je remets la main à la pâte si l'on peut dire et ouf ! j'y arrive : Fondage-Fouettage-Mélangeage. Ma grande regarde la recette et je lui dis désespérée : "Figure-toi que c'est une recette pour les enfants !" Elle me répond, apaisante : "C'est écrit Difficile " !
Je n'avais pas vu ça. Ouais, mais quand même, une recette pour enfants !
Jour J : il fait un superbe temps, peut-être le dernier jour estival de l'année. C'est l'heure, tout est prêt. Boisson, biscuits, petits pains, chocolat, tout y est. Plus qu'à sortir le kouglof du congélateur en temps voulu. Quelques tantes, grands-parents arrivent, on est une dizaine... Déballage de cadeaux.Remerciage. Démoulage du kouglof ou plutôt secouage, stressage et énervage, passage sous l'eau chaude et re-secouage ! Et ploc, tombé(après coup j'ai vu que j'aurais dû mettre du film alimentaire dans le fond. On apprend chaque jour). Comptage exact des bougies, décoration. Allumage. Nous chantons tous en coeur !
Joyeux anniversaire Ema !
Ouf, ça y est, pas trop mal pour cette année. Il est bon. Il a la forme qu'il faut. Ma fille en le voyant à presque fait les yeux des enfants de la pub.
Moi à mes invités : "Pas d'souci, vous pouvez seulement en reprendre du kouglof glacé, j'en ai encore un".  Et ça continue de défiler. Ma glace a du succès, certains en reprennent. Bientôt plus rien sur la table. Tiens, une grand-maman, tiens là encore un tonton qu'on croyait en Allemagne, et tiens un cousin ! Bref, ça vient encore ! Sur notre terrasse, nous ne pouvons que poser notre regard sur des gens de mes gènes ou de ceux de mon mari  ! Super... MAIS IL N'Y A PLUS RIEN A MANGER !!! Ma tension augmente, celle de mon homme aussi !
Je farfouille dans mes armoires, il doit bien y avoir un paquet de biscuits qui traîne. J'entends encore un tonton arriver, 1 ! Il a mal au dents, il sort du dentiste ! Il ne mangera rien qu'il nous dit ! OUF ! Euh, excuse-moi !
Bref... c'est le soir, tout le monde est parti.
Et je compte combien nous étions (oui, je sais, j'aurais eu meilleur temps de le faire avant mes préparatifs). 6 là, 4 là, 1 là.....25 ! Oui, 25 personnes ont défilé chez nous, aucune n'a manqué à l'appel : les retraités, les travailleurs, les écoliers, tous ! Jamais eu autant ! Oui, on a de la chance d'avoir une belle et grande famille... mais qu'est-ce que ça peut stresser aussi parfois ;) !
Ma fille est heureuse, et il n'y a qu'à la regarder pour voir qu'elle est contente de tout ce qu'elle a reçu, de toutes ces visites venues pour elle. Une p'tite déception tout d'même : c'est d'jà fini !
J'ai même pas commencé les rangements que Nathan s'exclame : "Yeeeeeeh ! Le prochain de la famille, c'est moi !" Oui, mais dans presque 2 mois, on a encore le temps d'y penser ou plutôt, je n'ai pas  l'énergie de m'y attarder maintenant. Mais tiens, il a déjà fait sa part de boulot mon fils :  sa liste de voeux est déjà affichée sur le radiateur depuis plus d'un mois ! :o)
Et promis, au prochain, je calculerai mieux et AVANT !

Commentaires

evalor a dit…
Super comme d'hab!! Bisous
Allison a dit…
Alors les candies autour du gâteau c'est parfait! Vraiment le plus coloré de gâteau que je n'ai jamais vu en Suisse.... mes féliciations! :D

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