La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mardi 24 janvier 2012

Ma fille trime.

GRRRRR !!!
 Que c'est dur l'école ! Pour mes schtroumpfs. Pour moi. 
Même pour les profs à ce qu'il parait. 
  • Que penser quand un enfant ramène un 1 de l'école (note de 1-6 dont la meilleure est 6 par chez nous) et que pourtant on avait bossé et qu'elle savait la plupart des choses ?
  • Que penser de ces heures de devoirs que personne ne voit, de ces prises de tête, de ces larmes (des schtroumpfs et des parents... et peut-être même des profs ?), puis le "salaire" c'est une note insuffisante ?
  • Que penser quand un enfant n'a même plus le temps de s'amuser, que l'on passe du temps à s'énerver, à bosser pour arriver à... presque RIEN ? Juste pour faire les devoirs demandés, et rien de plus ?
  • Que penser quand je vois certains de mes enfants sous pression car leurs notes baissent et que pourtant c'est pas faute d'en vouloir ? 
Oui. Parfois j'en ai marre. GRRRRRRRR !!!!!
Quand je vois ma fille qui trime, tout ce qu'elle peut depuis sa première année scolaire, et qui n'arrive à presque RIEN ! Que faire ?
Pourtant les tests psy disent qu'elle est... normale ! Ben ouais (je l'avais remarqué avant, mais bon) ! QI normal. Pas de soucis ! Pas besoin d'appui scolaire ! Voilà ce qu'on me dit. 
Mais ces notes, quasi toutes insuffisantes.... malgré l'aide à l'école (certains profs sont formidables !), malgré les devoirs, les cours d'appui (quand même), et le temps qu'on passe avec. 
Sur internet, je n'ai trouvé que des images d'enfants heureux à l'école. Comme c'était pas approprié, je mets ça. Voilà.
Moi, ça me fait pitié. Ca me fait mal pour ma fille qui a déjà eu son lot de difficultés dans sa vie. Elle, dont la maman de naissance n'avait pas les capacités de s'en occuper. Elle qui ne ressent pas, avec ce qu'elle vit à l'école plus ce qu'elle a vécu dans sa petite enfance qu'elle est une personne de VALEUR, qui a du PRIX. Et sa vie entière s'en ressent. Ses amitiés. Ses relations en famille. Son regard sur elle-même. Tout ce qu'elle vit, tout ce qu'elle entend qui la concerne passe à travers le filtre "je suis nulle". Même les compliments. Même les encouragements. 
J'en ai marre. GRRRRRRRR !!!! Pour moi,  à l'école, ce qui compte c'est de faire le MIEUX. Selon ses capacités. A quoi bon la punir, la gronder quand elle ramène des notes insuffisantes. Je lui fais une remarque si elle n'a pas travaillé ses devoirs. Mais à quoi bon si elle a trimé pour arriver à ... presque RIEN ?
Je sais. Elle stresse aussi pendant les tests. ça n'aide pas.
Pourtant elle en a des qualités. Elle sait où tout se trouve à la maison. Elle est hyperobservatrice.  Elle est toujours prête à rendre service. Elle est habile de ses mains. Aime faire de la couture. S'occuper des petits enfants. Elle peut être aussi joyeuse, gaie, et dans ses bons jours (quand il n'y a pas de devoirs !) n'arrête pas de causer ! Elle n'oublie rien à l'école, ramène ses devoirs quand il faut, à l'avance la plupart du temps. Mais son manque de confiance en elle la freine, la bloque...
Mes autres enfants quand ils bossent, il y a une différence. Mais ils doivent bosser aussi, bien sûr certains plus que d'autres !
Dur dur d'être un écolier, quand le travail, l'effort fourni n'est pas récompensé. 
Comme dirait Calimero : c'est trop injuste ! 
Et comme dit ma fille : pourquoi ça tombe toujours sur moi ? (bon, là, j'essaie de lui montrer tout ce qu'elle a de positif dans la vie. Il n'y a pas QUE l'école dans la vie même si certains le croient !)
Y en a marre. Cela me fait trop mal pour elle. D'autant plus que je sais qu'elle pourra se débrouiller dans la vie. Je le sais. Elle a des capacités pratiques extra. Elle n'est pas scolaire. C'est tout. Mais dans l'époque qu'on vit, on ne valorise pas les capacités pratiques. Cela me fait GRRRRRRRR !!!!!
Imaginez :  pendant 10 ans  vivre le fait que malgré son travail... les résultats ne suivent pas. Je crois qu'en tant qu'adulte on serait déjà au fond du trou. Non ? (vous avez déjà patiné dans la mélasse, vous ?). 
Je ne reproche rien à personne. C'est le système qui veut ça. Mais il me semble que dans l'temps c'était mieux, non ? Ou peut-être que je me trompe ?
Voilà, c'était ma prise de tête du jour. GRRRRRR !!!!(gros grognement final) 
Si elle savait que j'avais écrit ça... elle n'apprécierait pas trop. Merci de ne lui en toucher mot. 
Par contre faites-lui une tonne de compliments (des vrais, pas des artificiels !) lorsque vous la verrez! Elle en a bien besoin !

jeudi 19 janvier 2012

On est fliqué !


Le temps me manque pour écrire un p'tit truc tout neuf pour mon blog. Du coup, je vous laisse ce texte que j'ai écrit pour "Le Lien Fraternel" mi-2011. A bientôt 😄

« Installer des caméras de surveillance dans une école privée c’est autorisé… mais cela ne plaît ni aux enseignants ni aux élèves… ils soutiennent que les vidéos sont utilisées pour les fliquer ». Voilà ce que je lis ce matin grâce à l’application d’un quotidien suisse sur mon IPhone, lors de mon p’tit café quotidien.
Puis, quelques minutes plus tard, lors de ma lecture biblique c’est ce verset qui me saute aux yeux, comme par hasarD : Malheur à ceux qui s’ingénient à cacher leurs desseins à l’Eternel  et dont les entreprises se font dans les ténèbres, à ceux qui disent : «  Qui peut nous voir ? Qui nous remarque ? » Esaïe 29 :15
Oui, par les temps qui courent, nous ne pouvons bientôt plus nous cacher ! On peut nous suivre à la trace grâce à notre téléphone portable (pratique, quand nous nous retrouvons sous une avalanche, mais pas très courant), on peut (presque) tout savoir de nous, simplement en écrivant notre nom sous « Google ». Et maintenant des caméras commencent à être installées dans les cours des écoles, dans les rues… et plus seulement dans les banques.
On est surveillés. De partout. N’importe qui peut savoir sur n’importe qui ce qu’il fait en bien (pas très intéressant) ou en mal (waouh, là, ça pourrait faire de supers sujets de discussion, accompagnés de regards outrés, d’exclamations choquées tout en se disant que nous, on est quand même pas si mal). Mais le revers de la médaille, c’est que nous aussi, nous devons surveiller nos faits et gestes. Mince alors.
Je me souviens d’il y a des années, plus d’une vingtaine à vrai dire (mais je n’aime pas trop compter ce genre de choses), j’ai travaillé dans une usine, où je devais plier des pièces en métal tout le jour. La même pièce, sans arrêt (fastoche !)… et je me rappelle qu’à un moment donné, la machine s’étant  déréglée, j’ai réalisé que je venais d’en faire des dizaines de mauvaises.  Etant ado, pas très bien dans ma peau, et très timide, je n’ai rien osé dire (bon, c’est peut-être une excuse, car il me semble qu’un truc de ce genre m’est arrivé plus récemment). Et voilà. J’sais pas ce qui s’est passé ensuite mais apparemment l’usine tourne toujours bien. Ouf, à ce moment là, pas de caméra de surveillance. Personne ne l’avait vu (et il n’y a rien sur internet…j’ai contrôlé).
Oui, nous sommes peut-être mal à l’aise, en sachant que tout un chacun peut tout connaître de nous, et lorsque nous apercevons une caméra (ou un radar !) nous surveillons nos gestes (ou notre vitesse : un p’tit coup  de frein au bon moment, et le tour est joué) !
Mais… nous oublions trop souvent que notre Dieu Saint, et qui exècre le mal nous voit 24h/24h, et que Lui, connaît même nos intentions cachées ! Impossible de lui cacher quoique ce soit, malgré tous nos efforts. Mais lui ne nous « flique » pas. Lui, se réjouit des belles et bonnes choses et souffre de voir le mal.
Du coup, j’me dis que si nous sommes OK devant Dieu (ce Dieu qui pardonne, et qui est Amour)… les caméras, internet et autres, ne devraient plus nous faire peur, non ?

lundi 9 janvier 2012

La vie normale.

Elle reprend. Après 3 mois intensifs consacrés à notre déménagement dans notre maison. Wouah. ça fait du bien. Oui, la vie métro-boulot-dodo. Ou plutôt à pieds ou voiture-boulot-maison-activités externes-dodo. 
Fini dodo avec rêves de maison et maison avec rêve de dodo
Les vacances nous ont remis sur pieds. Toute ma smala. Notre maison est In Ordnung. OK pour y habiter. Bien. Déco, étagères, rangements divers, cartons vidés. Derrière. Ouf.
La vie normale. Reprendre ma putze régulière du lundi. Avec joie ! Mais oui. Faire des bruits et/ou exclamations bizarres-que-je-n'exprimerai-point-ici en découvrant tout ce que mes cher-ubins ont laissé traîner dans leur chambre, en voyant leurs lits pas fait, les tas de papiers de chocolat et bonbons dans leur poubelle (bon, un progrès, c'était dans leur poubelle).... et moi qui était naïve au point de me demander comment ça se faisait que ces boules Lindor diminuaient aussi vite, et qui pensais que le principal auteur de ce débit hors norme était mon mari. Ben non. 
Bon, j'étais pas si joyeuse quand même mais presque ! (et pas aussi blonde non plus)
La vie normale. Refaire des repas, qui s'appellent des repas. Des menus réfléchis, prévus. Ou presque (oui, parce que là, j'ai de la peine quand même, hein, c'est pas mon truc, surtout les matins où je bosse hors foyer). Remplir le frigo, qui ne devraient plus être désespérément vide.
La vie normale. Avoir en tête tout ce qui fait la vie de mes ubins si chers. De mon mari za moi. Les devoirs, leurs horaires, leurs activités, leurs projets. 
La vie normale. Replonger dans mes activités habituelles, avoir la tête pour. Surtout ça. Sortir la tête de l'eau, de cette mer qu'était le déménagement et qui inondait mes pensées, ma voiture, notre vie de famille, mon salon. Tout quoi.
La vie normale. S'habiller à nouveau normalement. Jeter mes vêtements pleins de peinture. Sans regrets.
Et, du même coup, reprendre du poil de la bête.
Aïe. J'y pense...
Mon épilateur m'attend. Depuis longtemps.

Bonne semaine à toutes !

dimanche 1 janvier 2012

Cartons !!!

Non, je n'ai pas gagné au loto, quoique... on pourrait presque le croire. Mais c'est pas pour ça que j'ai mis cartons comme titre. Non, c'est juste ben parce que... CARTONS. Voilà.
Il fallait bien que je commence par un mot ce nouveau post, cette nouvelle année, dans ce blog que j'ai laissé tombé il y a bien des semaines. 
Et le premier mot qui m'est revenu à l'esprit c'est celui-là. Quel mot  n'est-ce pas. Pour commencer cette nouvelle étape de ma vie... Moui. Mais vous verrez que les autres n'auraient pas été beaucoup mieux.
La peinture, j'en ai plein l'dos !
Le 2e, ça aurait été PEINTURE. Mais là, franchement, rien que le mot m'énerve pour le moment. 
Le 3e aurait pu être IKEA, et là, wouahhhh, le bonheur.... jusqu'à la caisse. Et de nouveau le bonheur après. Oui, ça ne me dérange ni de monter les meubles avec visseuse, tournevis et le plan ouvert devant mes yeux à 4 pattes sur le sol, ni de donner des ordres à mon mari qui va, armé de sa super-perceuse (à défaut de son fusil de chasse), trouer nos murs frais peints par moi entre autre (à défaut de "trouer" des animaux pour nourrir sa famille... oui bon.) pour fixer étagères, horloges, cadres, rideaux, etc.
Le 4e mot serait BAGUE. Oui, bague. La bague au doigt. Au doigt qui s'est musclé à cause du n°1 (porter des dizaines cartons), n°2 (peindre les plafonds au rouleau de peinture), n°3 (transbahuter du matériel IKEA et monter des trucs). Au doigt qui a changé de diamètre, auquel je ne peux plus mettre mes grosses bagues. Grrrrr. Donc, mon majeur droit s'est musclé. Les autres j'en sais rien, je n'en mets jamais là. Et mon alliance a gardé sa place et n'y bougera pas.
Bref, on a déménagé. On a une maison. A nous. Ou on peut crier. S'époumoner de joie. Crier sur les enfants. Se casser la voix à minuit. Hurler à 6h du matin. Chanter à tue-tête. Aspirer à 2h du matin. Percer des trous à 23h. Bref, mettre la musique à fond à toute heure. Sans gêner les voisins. Le rêve.
Fiston 1er peut jouer de sa guitare électrique aussi fort qu'il le veut. Et je peux l'appeler aussi fort que je le veux pour qu'il arrête. Mais il n'entend pas. Donc, maintenant, je dois monter les escaliers pour lui dire de diminuer le volume. Voilà. Une maison donc, que des avantages.
Maintenant, j'ai de la plaaaace dans ma cuisine. Wouahh. Génial. ENFIN un plan de travail digne de ce nom. J'ai juste cramé les premiers repas car je suis passée aux plaques à induction,  avec lesquelles ça va trèèèèès-trop viiiiiite pour moi qui aime faire au moins 2 choses en même temps !!!
On a une énorme cheminée. Super pour nous réchauffer. Le problème c'est que le 2e feux que j'ai fait en l'absence de mon homme ben... la fumée est rentrée dans la maison au lieu de sortir par la cheminée, jusqu'à ce que je comprenne qu'il fallait ouvrir un clapet. Et là, 80% a prit la poudre d'escampette, les autres 20% sont restés dans le salon. J'ai rien compris. 
Le pire quand on est nouvellement dans une maison, là, à 3 semaines maintenant, c'est de s'imaginer retourner dans l'ancien appartement pour nettoyer notre vieille crasse. Ca c'est le pire du pire. Presque inimaginable. Mais il le faut quand même pour certaines choses. Voilà.
On est trop contents. Notre maison est géniale. Elle a 20 ans mais on a pu la remettre au goût du jour. Elle est bien située et je ne devrai presque plus faire le taxi pour mes gugusses. Elle est au caaaalme. Supra tranquille. Un quartier sans issue. On a un p'tit jardin, ni trop grand ni trop petit. Vu nos nombreuses activités, c'est très raisonnable. 
Mon rêve pas terre à terre, aurait été d'avoir une grande et vieille ferme à rénover, avec une fontaine d'époque, un ruisseau, une grange, plein d'animaux (chèvres, lapins, chien, chats, poules) un beau terrain en pleine campagne plein d'arbres fruitiers. 
Moi qui ai souvent la tête dans les nuages, j'ai la chance d'avoir un mari qui garde les pieds sur terre. Notre maison est pile au milieu, là, dans le ciel bleu. Que c'est beau.
Voilà. donc. Je peux, je dois CRIER "CARTON" à travers ma maison. Et oui, je crois que j'ai quand même gagné au loto. Je suis reconnaissante. Une famille unie, même si c'est un défi de chaque jour. Du travail. Une maison à nous. La santé. Et du temps pour reprendre mon blog.

Je vous souhaite la meilleure année qui soit, à chacun/e de vous !