La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mardi 26 juin 2012

Furax !!!

Aujourd'hui, fiston a une course d'orientation en pleine nature. Il part après mon départ au boulot. La veille, je lui ai conseillé expressément de mettre ses souliers de marche et du même coup lui ai bien expliqué où ils se trouvent. Vaut mieux prévenir n'est-ce point. On ne sait jamais. Message bien reçu, puisqu'il me répond "Oui oui".

Ce matin, au boulot. Je reçois plusieurs SMS de fiston à l'heure où il devrait être déjà loin  :

"Maman !!!!" 
Moi "Quoi ?" 
Lui "Je ne trouve pas mes chaussures, elles ne sont pas dans l'armoire, est-ce que ma soeur les aurait prises ?"
Moi "Sous le lavabo de la lessiverie !!!"
Lui "OK merci !!"
Moi "Je te l'ai dit hier"
Moi "Zèzè que j'aime !" (voyez la maman pleine d'amour que je suis)
Moi, après petite réflexion "Ta soeur mettre du 44 alors qu'elle chausse du 38 ??" (heureusement que j'ai les SMS gratuits)
Plus rien. Silence radio. Donc je pense que c'est OK. Je ne suis plus indispensable à sa vie. Ouf.

Je rentre du boulot. J'ouvre la porte appréciant le fait que je suis la première et que j'aurai quelques minutes de silence et de caaaalme tout en préparant le dîner. Changement de programme subit : mes yeux sont attirés immédiatement par un chemin digne du "Petit Poucet" mais sans cailloux. A la place de gros et petits morceaux de terre sèche. Depuis l'entrée... qui montent les escaliers.... et, j'en suis convaincue, qui vont jusqu'à la chambre de fiston-souliers-de-marche.
FURAAAAAAAX !!!!! Y en a marre d'être prise pour la boniiiiiiche !!!!! Je vois déjà exactement ce qui s'est passé ce matin, quand je vois l'ordinateur qui traine au salon vers une couverture (il s'avère qu'apparemment je me suis trompée, c'est depuis hier soir qu'il trainait là), les corn flakes et le lait non rangés, la tasse vide qui traine sur le bar..... Fiston s'est sûrement pris au dernier moment pour partir. A eu besoin de maman pour trouver ses chaussures qu'il a enfilé vers l'entrée, quand même, et tout à coup a pensé à quelque chose qu'il a oublié, il s'est donc précipité AVEC ses souliers de marche, secs mais pleins de terre, dans sa chambre, en est redescendu aussi rapidement... enfin voilà.
Mais là je suis FURAAAAAX ! Il ne rentre pas dîner, donc je ne peux m'énerver contre lui. Mon mari, rentre, lui qui ne voit en général pas la saleté (il a d'autres préoccupations) est impressionné par cette terre partout. Fâché, il décide de faire passer l'aspirateur à fiston-souliers-de-marche pendant 1 mois (mouais, il rêve encore mon homme !)... moi j'avais déjà décidé de lui confisqué son ipod une semaine et de lui enlever 10 frs à son argent de poche. Bref, mon mari s'empresse de prendre le balai et d'en faire un joli tas à l'entrée que fiston ne manquera pas de voir lors de son retour, ce qui le rendra forcément super mal à l'aise, n'est-ce point.
LE tas ! Joli le tas !

FURAAAAX ! A 13h30, j'attends une amie pour un café. Je m'arme donc de mon aspi (oui, je vous ai bien dit que mon mari rêvait) après avoir rangé ma cuisine, ce qui se fait plus rapidement que prévu grâce à l'énergie de l'énervement, et je passe un coup partout.... et aspire le fameux tas à l'entrée (non sans le prendre en photo avant pour qu'il voie, fiston-souliers-de-marche)... quand même, ça va en même temps, hein, et ma copine devrait arriver, je ne veux pas laisser ce chenil partout !

Voilà. Je suis toujours avec mon Dyson (mon aspi qui (at)tire plus vite que son ombre), quand je vois du coin de l'oeil mon fils rentrer bien avant l'heure prévue à cause du mauvais temps. Sûr, il va s'excuser ! Sûr il va être mal ! Sûr, il va se précipiter avec la balayette pour nettoyer ce qui reste ! Sûr !
Lui : Salut !
Moi, en ronchonnant, lui montrant bien que j'ai vu sa crasse : Salut... (j'attends ce qu'il va me dire... il va s'excuser, c'est mon fils !)
Et lui, d'une innocence pure, mais pure j'vous dis pas comment, de dire : 


"Tu laves tous les jours maintenant ?" 

Moi : "!!!!!!!!!!!!!!!!!?????????????????!!! Grrrrr... RRRR.... Et pis.... Franchement... je suis pas la boniche....attention....marre.....Censuré  "

Il n'avait rien remarqué. Il était trop stressé. Il ne se sent même pas pris en faute. Et ma copine arrive. Et mon sol est nickel. Et maintenant, 3h après, je ne suis plus furax. Alors voilà. Mais bon. L'ipod est quand même confisqué. Et en plus je l'aime mon fils. Il est adorable. Et c'est vrai en plus. Mais y en a parfois quand même marre d'être prise pour la boniche.

Mais ne sommes-nous pas aussi parfois comme ça ? A ne pas voir les dégâts qu'on fait avec nos paroles, nos façons de faire, à ne pas voir ce qu'on sème de moche derrière nous ? Preuve que nous ne sommes et serons jamais parfaites. Ben ouais. Même nous les femmes, si proches pourtant de la perfection n'est-ce pas ?!! Ma prière est souvent celle-ci :  "Seigneur, pallie à tous mes manques, à toutes mes erreurs, ce mal que je fais bien malgré moi, et que je ne réalise parfois même pas." Oui, le Seigneur parfois répare mes dégâts, mais souvent, c'est quand même à nous de faire ce qu'on a à faire, quand on le réalise.

Bref, le mot d'ordre du jour c'est....
"Restons  ZEN, sauf quand nous sommes FURAX !" ☺
(c'était mon p'tit essai philosophique du jour)

mercredi 20 juin 2012

PiercingS

Oui. Je sais déjà ce que vous allez penser en lisant ce qui suit. "Elle n'est pas mûre", "Elle n'assume pas son âge", "Elle est atteinte de jeunisme aigu", "Elle a peur de vieillir", et patati, et patata. Je ne peux pas absolument nier que je suis parfois immature, que j'ai parfois de la peine avec ce 4 en première position de 2 chiffres, que j'ai des épisodes  de crise de jeunisme ou qu'il m'arrive d'avoir quelques craintes devant mon Moi vieillissant... MAIS ! 
Ce n'est pas ça qui m'a poussée à faire un... PIERCING il y a 2 petites semaines ! OK ? En plus, j'étais encore bien jeune à l'époque, à peine 40 ans (depuis, j'ai déjà fêté mes 41, là, oui, peut-être qu'on aurait pu dire quelque chose...).
Bref.
1. Ma fille aînée rêve d'un piercing au nez depuis quelques années. Voilà quelques mois qu'on cherche concrètement où le faire (oui, au nez, ça on sait, mais dans QUEL lieu on va trouver quelqu'un pour faire ce TROU). Parce que c'est pas si simple. Le/la perceur/se ne doit pas avoir le pistolet-perceur-d'oreille (par crainte d'exploser le cartilage) mais un outil spécial perceur-de-nez, ou une aiguille. Eventuellement.
2. Ma fille n'étant pas encore majeure, je dois être présente pour signer un papier. Ben ouais. Ma fille a encore besoin de moi. Yehhhh.
3. Une fois nous allons zà Lôzanne. On s'était renseignée sur internet pour trouver DES lieux où ça se faisait. Déjà un doute percing perçait dans mon esprit en voyant leurs sites internet décrivants les endroits du corps possibles pour des piercings. Et ce sont TOUS les endroits du corps. Quand je dis TOUT, c'est TOUT. Bon. Ces sites zinternet sont affublés de têtes de pirates, de têtes de mort. Pas super joli joli. Pas vraiment à mon goût.  Plus qu'un peu mitigée d'y laisser ma fille. Bon. Nous voilà donc marchant à Lôzanne, mais avant de trouver ces fameux endroits, on monte un super plan : "On passe devant, on regarde dedans et si ça ne nous plaît pas, on continue tout droit, l'air de rien. OK ?". Futes-Futes les filles, hein ? Je voulais être prudente, vu ce que j'avais vu sur internet, n'est-ce pas...Je sais bien qu'on ne risquait rien mais bon. Et ben, on n'a pas poussé une seule porte, et sans se concerter.  C'était trop "space" comme on dit.
4. Les semaines passèrent. Ma fifille, en discutant avec des amies, découvre LA bijouterie où il y a une dame qui fait cela dans les règles, et qui s'y connaît. En plus dans le village de mon enfance. Elle s'empresse de prendre rendez-vous.
5. Et vendredi il y a 10 jours, on y va. Depuis qu'elle a pris rendez-vous, moi, je me demande si je ne vais pas le faire aussi. Voilà 10 ans au moins que l'envie est là. Mais mon homme n'étant pas chaud-chaud à cette idée, j'ai un peu zappé mon envie. Je dois avouer aussi que le manque de courage par peur de la douleur (et j'ai adoré mes accouchements pourtant) me freinait aussi.
Moi, gênée un peu à cette idée envers mon ado de fille, qui-elle-est-une-ado-pas-moi, je lui en parle : "Ça ferait quand même vraiment bête que je le fasse en même temps que toi, non ?" Et elle de me dire que non, il n'y a pas de soucis, et qu'en plus je ne mettrai pas la même boucle qu'elle de toute façon... Ouais. Mais je me dis que je suis aussi limite vieille pour ça, même à tout juste 40 ans....
6. Jour J. Je l'accompagne. Avec une de ses amies qui vient juste regarder. Moi, je sais toujours pas. Je veux déjà voir quelle tête elle fait quand on la transperce. Si elle a mal, hein. Je signe le papier. Elle monte à l'échafaud. "Mais ça fait rien du tout !" qu'elle dit juste après, "Juste l'impression qu'on presse fort le nez !" Voilà, c'est beau, c'est là, le trou est fait.
7. Et moi j'hésite. ça fait vraiment bof si j'y vais aussi. Mais devant mon indécision, ses deux ados que  j'aime beaucoup m'encouragent "Maintenant tu y vas !! Vas-y !!".  Alors me voilà quelques secondes plus tard en train d'essuyer une larme, piercing au nez. C'est fait (la larme, j'en peux rien, c'est l'effet que ça fait quand on nous perce le nez, allez-y pour voir !).
8. Me voilà donc, toute contente, vraiment, de l'avoir fait. C'est ce que j'aime. C'était la dernière occasion.  Même mon homme a très bien accepté. Comme quoi, on se bonifie en vieillissant. N'est-ce pas.
Mon nez. Son nez.

9. Et OUI, je peux toujours me moucher ! NON, ça ne dérange plus après quelques jours d'adaptation.
10. Et vous savez quoi ? c'est que maintenant que je l'ai, il me semble que la moitié des femmes de ma ville en ont. Impressionnant. Rares sont les personnes qui ont remarqué ce bijou supplémentaire que j'arbore à présent.  Ou elles n'aiment pas, donc ne disent rien. Ou elles pensent fortement les phrases que j'ai citées plus haut. Sur ma fille c'est autre chose, c'est moins discret. Là, ça se voit. Bien plus. Et elle a reçu des compliments. Mais pas que.
Allez, un petit challenge pour vous pour la semaine qui vient : essayez de compter les nez percés que vous rencontrez, la quantité en est  surprenante quand vous y faites attention ! Si, si !
Nous méritons admiration de votre part, nous, les courageuses !

vendredi 8 juin 2012

Les notes

J'ai toujours prôné haut et fort que les notes... c'est secondaire. Ce qui compte, pour nous en tant que parents, c'est que nos enfants soient des enfants... "sages". Avec d'autres mots : "qu'ils se comportent bien". C'est pourquoi, lorsque nous recevons leurs évaluations de fin d'année scolaire, nous regardons surtout la page qui mentionne comment ils travaillent en groupe, si les devoirs sont fait, s'ils sont attentifs etc. Nous regardons aussi les notes, mais les félicitons tout autant si ce n'est plus pour le reste. Voilà.
C'est vrai que pour nous, faire de hautes études ne prime pas. En tant que parents, on en a pas fait. Et on s'en sort très bien. N'est-ce pas. L'uni, c'est un autre monde pour moi.
Ayant tous les cas de figures scolaires chez nous, de celui/celle qui a de la facilité à celui/celle qui rame un peu-beaucoup plus, nous découvrons toutes sortes de notes chaque semaine... de la meilleure à la pire. Alors que faire en cas de mauvaises notes ? S'ils ont travaillé, s'ils ont fait au mieux, pourquoi les punirions-nous, quelle que soit la note ?
Oui. Chez nous, nous privilégions un bon comportement. Voili voilà. C'est notre philosophie.
MAIS depuis 6 mois, nous sommes devenus mon homme et moi envers fiston 1er des parents à cheval sur les bonnes notes ! Si si !!! On l'a pas fait exprès, ça nous est tombé dessus comme ça, sans crier gare : je le répète, nous étions dans la peau de parents pour qui rien ne compte plus au monde que de bonnes notes !
Cours d'appui, répétitions intensives... Nous étions toujours derrière notre gars qui, au semestre précédant, avait dangereusement baissé sa moyenne de français :
- Moyenne de français insuffisante égal changement de niveau à l'école. 
- Changement de niveau à l'école égal impossible de rentrer dans l'école désirée par fiston après la scolarité obligatoire dans 1 année.
- Impossible d'entrer dans cette école égal pas possible, croyions-nous, de faire la profession voulue. 

Alors voilà, c'est pourquoi fiston à souffert durant plusieurs mois... Et je peux vous dire qu'il s'est donné de la peine.  En général. Pas toujours. Mais presque.  Il se mettait la pression. Nous lui mettions la pression. 
Bref, on est devenu des parents qu'on est pas. Tra la la.
Et je peux vous dire qu'on s'est énervé. Qu'il s'est énervé. Quand les mauvaises notes continuaient d'arriver, puis après plusieurs mois il s'est avéré que malgré tout... la moyenne de français à stagné. Nous, nous l'accusions de ne pas faire assez d'effort. Lui se défendant qu'il en faisait pourtant. Puis se trouvant nul. Se désespérant de ne pouvoir faire le seul métier qu'il désire. Pour des notes de français.
Bon. Là. STOOOOOOOP ! Mais qu'est-ce qui nous arrive ? En tant que parents, il faut l'accepter ! Fiston 1er et le français, c'est pas l'amour fou. Ben c'est comme ça ! Allez, on va trouver une solution !
Rendez-vous fut pris à l'orientation professionnelle.
On en est ressorti heureux, paisibles. 45 minutes plus tard.
Comme l'a dit l'orientatrice que je remercie +++ : "C'est peut-être une chance de ne pas avoir pu monter cette moyenne de français !" Oui ! Incroyable !!! Elle a dit une chance !!!! Après tous ces mois de dur labeur ! Et c'est maintenant qu'on nous le dit !
Et oui, comme fiston n'est pas trop scolaire, il y a possibilité de faire une autre école, faite de cours puis de stages dans le milieu médical, qui débouchera sur un certificat de capacité et qui, au final, ne prendra pas plus de temps que la fameuse école, pour après ensuite la formation désirée ! Et depuis, en me renseignant à gauche à droite, je n'ai entendu que du positif de cette filière là par rapport à l'autre !
Quel soulagement ! Quelle chance d'avoir autant de possibilités dans notre pays !
Notre zénitude est revenue. On est redevenu les parents qu'on est. L'école, c'est parfois vraiment une plaie. Mais heureusement, il n'y a pas que ça qui compte dans la vie... Et je me dis toujours que si l'enfant est motivé, débrouille,  c'est ce qui compte, il va arriver à quelque chose. 
Le tout, c'est de trouver des solutions. 
Même si les notes c'est pas du joli joli.