La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 16 novembre 2011

2e pause...

Encore une pause ...
Eh oui... une ENORME page se tourne par chez nous !
Au programme :
cartonages, peinturage, dépensage, décapage, triage, choisissage, IKEAge, stressage, déménageage...
Bref, vous avez compris !
Donc, en 2012, je mettrai à jour mon blog régulièrement...
Mais jusque là, les journées risquent d'être trop courtes...
A bientôt !

jeudi 27 octobre 2011

Autour de la table

Voilà voilà.
Je ne sais pas moi. Mais je me sens assez désespérée. Surtout à l'heure des repas. En famille. Avec des ados. Bon.
En intro, et pour que vous sachiez de quoi je parle, cliquez sur ce lien d'une vidéo de 31 sec :

Ben c'est pas ça. Chez nous, c'est pas ça. C'est désolant. Je sais.

Voici les quelques différences pub Ricoré/nous :

  • Toute la famille met la table, avec le sourire / Je mets la table, seule, en général. Je ne me souviens pas d'avoir souri particulièrement en trimbalant mes assiettes.
  • Toute la famille se réuni d'un coup et avec empressement autour de la table, avec le sourire/ J'appelle "A table !!!!",  rien ne vient. "A TABLE !", ça bouge un peu, "A TABLE !!!", tiens, et de 5. "A TABLE !!" elle a entendu ?, qui va la chercher ?. Bon, ça y est. Ceux qui sont à table, commencent à picorer... sans attendre la maîtresse de maison que je suis, et sans attendre la prière.
  • Toute la famille s'entraide, ils se servent l'un l'autre, avec le sourire encore (aïe les zygomatiques !)/Ils tendent l'assiette : "Stp, plus", "j'ai presque pas d'jambon, pourquoi elle en a plus ?", "c'est pas juste, papa a un plus gros morceau", "j'étais là en premier"... OU la retienne : "non, j'en veux pas, j'aime pas", "mais regarde, lui, tu lui en as moins mis" "ooohh, non, tu fais toujours ça", "j'ai pas faim".
  • Toute la famille garde sa bonne humeur tout au long du repas, rigole ensemble, s'amuse, avec le sourire/Pas chez nous. "Ehhhh, non, il m'a piqué un bout de viande dans l'assiette !!!", "Ehhh, pourquoi tu as mis ces champignons dans mon assiette ?", "Ehhh, mais t'arrête de me donner des coups de pieds ?", "OOOh, vous vous taisez un peu, on aimerait parler papa et moi ! Chuuuuuut "... Ou parfois, on se coupe la parole, personne ne peut parler, discuter, ou l'autre se moque de sa soeur, ou de son frère... ou "Hahaha, il/elle est amoureux/se" et ça franchement.... après, ça peut vraiment dégénérer. Sujet tabou aussi, les notes. Les mauvaises. Evidemment. 
Interactions familiales négatives possibles... oui, le dessin, c'est pas mon truc. Je sais.

Explications à tout ça. Excuses à tout ça. Il faut bien que j'en trouve. 
Pour ne pas cul-pa-bi-li-sa-tion-ner trop. 
On est 6. 5 ans seulement de différence entre le plus petit et la plus grande. Des filles, des garçons. Pas tous les mêmes sujets de préoccupation. Pas tous le même caractère. Mais tous un caractère fort. Tous veulent raconter leur matinée. Où ils ont dû se concentrer, rester sages. De vrais anges. Mais là, ils ont envie de se lâcher. Un chouia. Ou plus. Maman et papa sont peut-être eux aussi fatigués de leur matinée, eux aussi ont envie de raconter. Eh oui.
Certains aiment enquiquiner leurs frères/soeurs, certain/es se vexent facilement sur l'un ou l'autre sujet. Et les enfants sont forts, pour connaître, LE truc qui fera réagir l'autre. Le doigt, là où ça fait mal. Droit direct.
OUI, j'ai l'air bien négative. Mais c'est fréquemment comme ça ces temps. Malheureusement. Plus encore depuis qu'ils deviennent gentiment tous ados ! Arggggghhhhh ! Cela peut durer combien de temps ????
6 personnes, cela peut en faire des interactions négatives. 6 membres contre 5 autres membres. 30 interactions. 
Et parfois cela m'arrive même de m'énerver contre moi-même : "Mais qu'est-ce que j'ai raté ???" "Pourquoi ne puis-je pas être plus zen ?"
Mais est-ce que quelqu'un a promit que la vie de famille serait toujours facile ????

Mais parfois, c'est génial. Cela vaut une fortune, ça fait un bien fou.  Parfois, on reste tous à table. Cela se prolonge. On a le sourire. Tous. Les enfants rigolent gentiment entre eux. Ils me remercient tous pour le bon repas. On discute de plein de choses. Et c'est sympa. Et on a envie que ce moment ne s'arrête pas. Et ça, quand ça arrive, tu te rappelles la pub Ricoré. Et tu te dis : Mensonges ! Sans Ricoré, ça peut aussi arriver !!!! Yeeeehhhhh !


PS 1 : Merci Fabienne, ton allusion à l'ambiance Ricoré sur FB m'a inspirée ;-)
PS 2 : il y a quelques personnes qui se sont inscrites pour recevoir par e-mail mes posts, mais ils ont oublié de confirmer leur adresse ! Donc, je vais les effacer, et elles peuvent tout recommencer. N'oubliez pas, cette fois de confirmer tout de suite, dès que vous recevez le mail de Feedburner ! Merci !


jeudi 20 octobre 2011

Conseil de famille : les résultats

Je le sais. Je le sens. Vous n'attendez que ça. Savoir si notre conseil de famille a eu des résultats à la hauteur de notre attente de parents. 
J'me trompe ?
Oui, j'vous ai un peu laisser poireauter, nos semaines à nous étant pleines de choses imprévues. Mais sympas. Choses sympas mais imprévues. Imprévues, mais très sympas. Oui oui. C'est vrai. Vraiment sympas. Imprévues aussi, oui.

Et  normalement, ça ne risque pas de se calmer les prochains temps. Mais là, c'est une autre histoire, que je vous narrerai, n'est-ce point, (wouah que c'est beau)  une de ses prochaines semaines (non, je ne suis pas enceinte, juste au cas où quelqu'un aimerait lancer une rumeur, je la stoppe direct).

Je ne désire donc pas vous laisser trépigner d'impatience plus longtemps... mais j'hésite tout d'même à vous faire connaître ce qu'on vit actuellement concernant les sujets traités lors de ce conseil plein de surprises... c'est pas forcément super encourageant. Mais bon.
A part les raisons  pour lesquelles on a monté ce p'tit moment en famille, voilà, en vrac, les quelques remarques utiles sorties de la bouche de mes nounours adorés... sur l'un de ses frères ou/et soeur tant aimés (ahhhhh, l'amour fraternel !!!).
Pour qu'on ne les reconnaisse surtout pas, je mettrai tout au masculin, parce que c'est UN nounours, OK ? Et n'essayez pas forcément de deviner qui c'est, vous risquez bien de vous tromper, car les enfants, c'est surprenant parfois... (je ne sais pas si parfois est le bon mot).
En italique, les résultats de nos réflexions de parents.


Bon, commençons.


- Tel doit arrêter de griffer
Je dois lui couper les ongles plus souvent (ou lui rappeler de les couper plus souvent)
- Lui aimerait arrêter l'appui en allemand
Ben.... monte tes moyennes d'abord. Uhmmmm ?
- Ce nounours là aimerait faire de la plongée
ouais, bon, peut-être que ce sera possible, à voir l'année prochain, si l'envie perdure
- Ok pour que les autres frères-soeurs jouent avec ses rats en son absence
tiens, c'est sympa, ça, et s'ils se barrent, comme l'autre fois, on fait quoi, hein ?
Justement. Mon salon, le jour où les rats se sont barrés...
- Ce nounours là doit moins râler
cela ferait du bien, c'est vrai
- Ces deux doivent moins s'embêter
oohhhh, oui, que ça ferait du bien
- Lui aimerait commencer le ping-pong
impossible, tu as déjà quelque chose ce soir-là, et tu fais assez de sport, non ?
- Celui-là l'équitation
pourquoi pas, à voir l'année prochaine si l'envie perdure BIS
- Pour lui,  ce serait bien que ce nounours quitte la maison (!!!!!!!)
euhhhhhhhhh ???????? Ben nous on veut pas !!! OK ????? C'est quoi c't'idée ????
- Lui, aimerait arrêter l'école
ok ok. On va voir c'qu'on peut faire... mais on garantit rien du tout du tout, hein ?
- Lui aimerait qu'on arrête de l'oublier (dans la voiture, pour manger, etc).
Oui, bon. Je ne sais pas si j'aurais dû la mettre celle-là.

Cela, c'était donc les quelques points venant des enfants.

Voici les nôtres :


Pour faire simple, référez-vous à mon dernier post. Et.... bon. Pour faire encore plus simple, euhhhh, ben maintenant ils savent la théorie sur ces sujets, quoique j'ai comme l'impression qu'ils la savaient déjà avant aussi (chamailleries, chaussettes, dents, écrans, etc), mais RIEN n'a changé. 
RIEN de RIEN ! 

Bouuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhh !!!!!

Bon, quand même... euhhhhh, si je réfléchis un peu,  il me semble qu'un de mes nounours dit un peu plus merci quand je l'amène quelque part, et... pour les écrans, leur temps passé dessus diminue un peu... mais quelle galère ! Je dois leur arracher des mains et fuir quelque part pour les cacher (et parfois je ne retrouve pas la dite cachette durant plusieurs jours, là, parfois j'suis mal)... Et le regard choqué qu'ils me jettent dans ces moments-là, j'vous dit pas,  tant d'injustice de notre part. Vous vous rendez compte : devoir vivre sans écran (à part la TV et l'ordi si besoin pour l'école) 3 jours par semaine !

MAIS. Essayez quand même un p'tit conseil de famille en cas de force majeure. Ou pas. C'est quand même bien de laisser à chacun la possibilité de s'exprimer. On est quitte de bouillir intérieurement. Cela fait office de soupape. Mais n'attendez pas forcément un miracle. Enfin... on sait jamais.

Ahhhh, et n'oubliez surtout pas de faire le moment sympa indispenssabilissime juste après, histoire d'oublier (mais pas trop quand même) ce qui s'est dit de gentil. Ou pas. Notre recette à nous : p'tit repas sympa (Hamburger-frites-coca chez nous ), et soirée ciné (pour nous cette fois c'était La nouvelle guerre des boutons, on a bien ri, et appris plein de vieux vilains mots sympas).
Rien de tel que des moments pareils pour souder la famille.
(Un dernier petit conseil : n'oubliez pas de décrocher le/les téléphone/s ! Expérience faite, ce serait mieux.)


Allez, bande de parents que nous sommes, courage ! 
Et c'qu'on les aime, nos nounours ! 

jeudi 29 septembre 2011

PAUSE

PAUSE 
=
Durant quelques semaines
Car jamais fait depuis juin 2010
Car il faut
Car trop d'trucs
Car pas l'choix
Parfois c'est comme ça
Bon
Si vous ne voulez pas louper la RE-PLAY 
Inscrivez votre adresse mail là à droite 
A bientôt 

jeudi 22 septembre 2011

Conseil de famille

Cette fois, c'est une urgence. 
Un conseil de famille doit être mis sur pieds dans les jours qui viennent.
Le cahier rouge a réapparu sur la table à manger, comme ça arrive 1-2x par an depuis 3 ans. Et comme l'a dit Salomé en le voyant hier matin : "Ouhhh, c'est mauvais signe". 
Pour eux. Mes schtroumpfs. Et p't'être pour nous aussi. Parents. On verra bien.
Depuis quelques semaines, j'ai l'impression que ma famille pourrait s'adapter sans grands problèmes à la vie du Bronx, sans foi, ni loi. Sans loi en tout cas.

Voyez vous-mêmes :
- Les chaussettes se retrouvent dans des endroits forts improbables (j'en ai retrouvé une suspendue à la poignée à l'intérieur de notre voiture, vous voyez, celle en-dessus de la vitre ?), et doivent toujours être retournées par moi-même avant d'être mises à laver (et j'vous dis pas le temps que ça prend,  6x7paires de chaussettes par semaine en moyenne !)
- Quand mon aspirateur, comme un grand, tenu par ma seule main, la mienne,   arrive dans leurs chambres le mardi matin pour faire son travail hebdomadaire,  ben... je dois d'abord débarrasser ce qui en jonche le sol, en marmonnant.
- Je ne dois pas répéter une ou deux fois les choses à faire (ranger leurs chambre, ranger leurs chaussures, mettre leurs affaires dans leurs chambres, ranger leurs sacs et /ou les affaires d'école qui traînent...) attendez-avant-de-penser-que-je-suis-une-veinarde : mais 6x, et c'est toujours pas fait.
- Vous, les mamans qui ont des petits et qui croyez que vous en êtes bientôt sortis, ben ooooh détrompez-vous, à moins d'avoir des enfants exceptionnels (que j'ai pour plein d'autres raisons bien sûr), vous devrez encore et toujours leur répéter de se laver les dents au moins jusqu'à 18 ans... après, ce sera de leur responsabilité !! Et le pire, c'est que certains des miens répondent qu'ils l'ont fait, et que à ma question l'autre jour, si je peux aller toucher leurs brosses à dents, 2 de mes schtroumpfs à 5 minutes d'intervalle, m'ont répondu NON !!! (mon sang n'a fait qu'un tour. Ils sont punis d'écrans en tout genre jusqu'à la fin de la semaine, ça j'vous dis, et depuis, je me demande encore si je fais bien mon rôle de mère ?).
- Ils se tapent, se moquent, se chamaillent, ne prêtent pas leurs affaires ou ne les rendent pas. J'en peux plus !
- Et les écrans prennent tout leur temps libre, il n'y a plus que ça. C'EST PAS POSSIBLE !
C'est donc le grand moment de prendre le taureau par les cornes, de le secouer bien fort, et de le remettre dans son box. Point.
Alors, voilà plusieurs jours que j'élabore mon plan d'action dès que j'ai le temps.
Voilà ci-dessous une ébauche presque prête des lois en question en Avant-Première. Rien que pour vous.
Si vous voulez lire, bande de curieux, il suffit de cliquer sur la photo !
Les conseils de famille ? Mes enfants détestent ça. Ils se trouvent tout bêtes, lorsqu'ils sont assis, là, au salon, avec leurs parents. Ne sachant pas ce qui les attend. Nous non plus. Pas de TV allumée. Pas de journaux dans les mains. Les sujets à aborder sont toujours assez négatifs disons. Enfin, c'est en tout cas ça qui fait qu'on est là. Nous essayons tout de même de trouver des points positifs, et dans l'temps, il y a quelques années, nous arrivions même à finir par un bon p'tit repas et une soirée cinéma.
Mais avant cela, nous leur demandons de partager aussi sur leur vie dans la famille. Et ça, c'est parfois source de... conflits. Oui oui. Et nous y avons aussi droit. Je vous rappelle qu'en tant que parents de 4 enfants, nous sommes, en plus, en infériorité numérique. Ce qui, j'vous dis, n'est pas forcément triste. Enfin, justement. Si.
Pour la soirée cinéma. C'est quasi cuit. Où il faut beaucoup d'inspiration que je n'ai plus. Car sinon, on doit remettre un conseil de famille sur pied dans la seconde et ça peut se terminer très très mal.
Les parents sont assez élastiques sur le choix du film, tant que les enfants puissent s'accorder. MAIS :
- Salomé désire une belle comédie amoureuse, qui finit bien, avec de beaux acteurs (surtout l'acteur principal masculin. J'adhère assez avec ce principe)
- Simon aime les films d'aventure où il y a quelques "doux" décès, genre humain se faisant bouffer (oui, bouffer) par un dinosaure par exemple... Mouais.
- Ema se berce de comédies ados, histoires qui se passent dans des lycées, ou le beau gars fini avec la fille toute timide et les méchantes finissent dans la poisse et la honte totale.
- Nathan, est tenté de voir plein de films qui ne sont pas encore de son âge. En attendant, il aime ce qui fait rire, où il y a de l'aventure aussi, mais surtout où il n'y a PAS d'amour (entendez, pas de romantisme). Cela pourrait éventuellement convenir à tous, mais il faut en trouver un qu'on a pas encore vu. 
Je propose toujours le film Rasta Rocket. Mais ils ont en marre. ça avait marché quelques fois. Mais bon. J'suis naïve sur ce coup là.
Alors voilà. Me voilà tendue. Je crois qu'on fera une impasse sur le film. 
Bon, à voir notre agenda rempli, on a encore du temps pour trouver une idée qui convienne à tous.
Et pour que tout ça puisse se terminer dans la joie, la bonne humeur. Et durer.
Et mes enfants sont chouettes. Je suis fière d'eux. Il y aura de l'amélioration. Je le crois.


Ah, oui, je vais rajouter ces deux versets bibliques, (très très vieux, mais ohhhh ! combien actuels n'est-ce pas ?) sur ma fameuse feuille : 
Vous, enfants, obéissez à vous parents, à cause du Seigneur, car c'est là ce qui est juste. Honore ton père et ta mère, pour que tu sois heureux et que tu jouisses d'une longue vie sur la terre. 
Ephésiens 6 : 1-3 
Vous, parents, n'exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et les conseillant d'une manière conforme à la volonté du Seigneur.
Ephésiens 6 : 4
Ces versets me rappellent que, autant mes enfants ne m'obéissent pas toujours, autant j'ai vaguement l'impression qu'il m'arrive de les exaspérer.
Ben ouais.

jeudi 15 septembre 2011

Rêves avortés

Qui, je vous demande bien qui, n’a jamais vécu le début d’un rêve tant espéré qui, tout à coup  disparait… VIOUP ? Loin, liquidé, enterré. A jamais. Punkt. Schluss. The End.
Nous avons tous dans notre esprit, à un certain moment de notre vie ce rêve  (je ne pense pas me tromper de beaucoup) :
Ma famille sera superbe (aucun problème de poids, d’acné, ou de pilosité), dont chaque membre s’entendra à merveille, s’entraidera avec le sourire et dans la bonne humeur : maman ne perdra jamais patience et mitonnera de bons petits plats appréciés de tous. Chaque enfant, ainsi que mon mari évidemment, reconnaissants pour le travail de maman-parfaite, rangeront consciencieusement leurs vêtements sans-trous-sans-taches dans l’armoire le dressing et seront toujours en santé (pas de vomissement crépissant les murs !).
Ma famille merveilleuse vivra forcément dans une superbe villa à la campagne (on ne réalise pas à ce moment-là tous les trajets qu’il faudra faire), près d’un joli ruisseau (jamais, au grand jamais, par les nuits d’orage il inondera ma cave, quelle idée !), avec quelques animaux qui jamais ne laisseront de poils, liquides suspects divers et p’tit (ou gros) cacas-pipis à un endroit pas vraiment propice à ça. Bien sûr, cette villa aura une superbe piscine (ah ? il faut nettoyer ?), à 28°C au moins (oui chaque membre de la famille appréciera cette température), un merveilleux jardin (sans entretien), et  nos voisins seront vraiment super sympas.
Bien sûr, toujours sur la même longueur d’onde avec ma moitié, mon alter ego dirais-je, il me  comprendra et je me  sentirai aimée, toujours je recevrai exactement le cadeau surprise que je désirais de sa part sans que je l'aide, et pas seulement à mon anniversaire, qu'il n'oubliera jamais. Naturellement,  je lui rendrai la pareille sans effort  (logique, il rangera toujours bien dans son armoire et je lui ferai des bons p’tits plats…). Nous partirons régulièrement en amoureux au resto, en weekend, au ciné (ahhh, ça coûte ?).
On aura le temps, on ne sera jamais fatigué, pour entretenir THE flamme of NOUS.
J’aurai un boulot hyper gratifiant où je serai toujours au top, justement et/ou grassement payée, avec des collègues formidables (qui baisseront les stores, ouvriront-fermeront les fenêtres comme vous le désirez, tous le même thermostat corporel. Yehhhh).
J’aurai une église supra accueillante avec plein d’amis, avec de la musique qui conviendra à tout le monde, où là aussi, chaque membre, comme moi-même, sera plein plein d’amour pour Dieu, pour les autres. Pas trace d'égoïsme. Chaque dimanche s’y ajouteront de nouveaux amis où ils y seront very encouragés et ne rêveront que d’y revenir.
Je pourrai vivre bien sûr des vacances féériques et/ou d’entraide dans le tiers-monde, en famille (ils m'auront tous aidé parfaitement pour les bagages).
Tout ça bien sûr, dans un pays en paix, propre, sans peur du lendemain, car en plus mes enfants seront forcément motivés, travailleurs, et auront des buts sains pour leur avenir et seront armés pour faire de bons choix (la belle-fille par exemple)
Bref. Pas de bug. La perfection sur terre, je pourrais même dire le paradis sur terre.

Ça fait rêver, hein ?
Voilà, on a été créé comme ça,  avec cette envie, ce désir… de perfection, de paix, de santé. On a été créé pour le jardin d'Eden, vous vous souvenez ? (moui, ça porte assez loin)
Euhhh, si quelqu’un d'entre vous vit cela (surtout concernant les habits bien rangés dans l’armoire, hein ?), merci de me faire signe…
Plus j’avance en âge (et pour avancer, j'avance), 
plus je vois dans ma vie et autour de moi, 
qu’on est bien loin de cette per-fec-ti-tu-de
Décevant, hein ? 
Et nous devons apprendre à la vivre. Apprendre à la digérer, apprendre à l’accepter. 
Il y a un sens, parfois trop bien caché. Mais, j’en ai la certitude, Quelqu’un dirige tout ça.
Et en plus, c’est supra enrichissant, même et surtout si c’est supra dur. Argghhh.
Il suffit de ne pas se laisser écraser par tout ça, il suffit de savoir rebondir.
Quelle horreur ! « il suffit » parait bien simple, mais c’est SUPRA DUR !
Je pense à… 
-ce rêve enfin réalisé qui, à la place de nous apporter le bonheur tant espéré, nous apporte son lot de difficultés éprouvantes
-ces couples qui se déchirent 
-ces enfants qui ont des difficultés à l’école et/ou de comportement
-ce bébé tant désiré et déjà aimé et dont la grossesse ne va pas à terme
-cette enfant qui naît avec de graves problèmes de santé
-cette dépression qui ne nous lâche pas.
Ou tout simplement à
-mon mari qui n’a jamais pu faire son tour du monde tout seul (bon, il n’avait pas besoin de vouloir se marier si vite, il en est responsable), 
- mes enfants qui ne sont pas reconnaissants et qui n'aident pas assez comme je l'aimerais
- une maison qu’on a fait le choix de ne pas prendre malgré mon coup d’cœur. Parfois je me demande si on n’a pas laissé échappé l’occasion du siècle, mais comme elle est déjà vendue, c’est cuit. Au cas où vous auriez quelque chose à nous proposer , je suis là ☺!
-ce bien qu’on aimerait faire autour de nous et qu’on arrive pas ou difficilement à cause de notre caractère, notre vécu, notre manque de temps, notre fatigue,
Mais aussi à
-ces jeunes ados-adultes, qui ne trouvent pas leur voie ou/et qui sont mal dans leur peau, 
-cette maladie qui nous arrive dessus, telle la foudre
-l’ambiance familiale qui n'est pas vraiment celle espérée
-notre vie professionnelle qui nous tue à petit feu
-cette période de chômage qui n'en finit pas
-ces incompréhensions dans l’église faite de gens imparfaits (comme nous) 
-ces voisins qui nous gâchent la vie
-mon aînée qui souffre de ne presque plus revoir ses amies depuis la fin de l'école
-cette vie en solo qu'on ne supporte plus
-...
Il faut digérer, apprendre à composer, apprendre à accepter cette différence entre le rêve et la réalité.
Apprendre que moi d’abord, je ne suis pas parfaite, loin, très loin de là. 
Et ça aide pas.
Apprendre que je ne suis  pas "tout-puissante".
Apprendre de mes mauvais choix, accepter mon im-par-faic-ti-tude.
Et faire tout, quand même, avec ce que j'ai entre mes mains, et avec l’aide indispensable de Dieu, pour y arriver au plus proche, de cette per-fec-ti-tu-de.
Malgré tout, se battre. Faire son deuil. Garder espoir.
A tous mes rêves manqués… dont certains sont peut-être dûs « à mes actes manqués », parfois à mes mauvais choix mais bien souvent simplement à la vie sur notre planète bleue, qui ne sera JAMAIS parfaite.

Tout ça, je l'ai écrit en pensant à mes nombreuses amies dans les difficultés. Je vous aime ♥. 
Vous êtes dans mes prières. Courage.

jeudi 8 septembre 2011

Je brosse mes dents, tu brosses tes dents, il br...

J'vous avais promis de faire un post concernant de plus hautes sphères la semaine passée, alors Vioup, directement un mètre plus haut. Yehhhh ! Commençons.
"Mon dentiste, ou plutôt ma dentiste, je t'aime. 
C'est toi, toi seule cette semaine qui m'a permis de m'a-rrê-ter. 
De me re-po-ser. MERCI." 
Cela c'était pour ma dentiste.
Maintenant pour vous, la réalité. Crue. 
Ce fut un repos quelque peu crispé tout d'même, je l'avoue juste à vous,  et pas super-total-profond, car mon habitude n'est pas de faire la sieste, la bouche ouverte contenant un aspirateur à bave et à sang(!), ainsi qu'un karcher et quelques instruments acérés bougeant dans tous les sens entre mes dents, tout cela accompagné de bruits divers quelque peu cris-sants et cris-pants mais sans cris- de ma part (pouvais pas)
J'ai pas forcément non plus l'habitude de faire ma sieste, avec le visage de 2 dames masqués et vitrés (!) à 20 cm de mon visage, la dentiste s'exclamant au rythme du sang qui coule et gicle de mes gencives misent à rude épreuve (là, j'ai compris le pourquoi de la vitre...).
Mais bon, soyons positif, à part ma bouche, infini mini pourcentage de mon corps,  j'étais au repos forcé pour 1 bonne heure. Couchée, sur une chaise très confortable. Je trouve. Perso. Voilà. Ce qui eu comme résultat final d'être un chouia plus détendue qu'à mon arrivée à 13h tapante (heure parfaite pour une mère de famille ayant nourrit toute sa smala à peine 30 minutes avant. Moui.) et des dents étincelantes d'une propreté digne des monts fraîchement enneigés d'or blanc pas pollué. Helvétiques les monts. Forcément. Ben ouais. 
J'ai eu même droit, un peu honteuse,  à des leçons de brossage dentaire perso. Car, uhm, j'ai fait tout faux.
Oui, j'aimerais sauver vos dents. Et pour cela je dois accomplir une mission. Quelque chose qui va casser toutes vos certitudes qui viennent du plus profond de votre enfance. Accrochez-vous. 
Je DOIS vous  signaler expressément que ce que vous avez appris à l'école avec Mme Sourire concernant le brossage des dents, il faut le "DE-LE-TER". 
L'effacer TOTALEMENT de votre mémoire : cela ne vous concerne plus. 
Mais alors plus du tout.
Mode d'emploi d'une brosse à dents POUR UN ADULTE :
Maintenant, il faut poser la brosse à dents sur les faces des dents, et bouger la brosse tout en douceur, tout en massant avec les poils la gencive, mais en ne déplaçant pas les poils de l'endroit où vous les avez posé mais il faut qu'ils bougent quand même pour enlever les p'tites et grosses saletés, puis resoulever votre brosse pour la poser tout en douceur ailleurs et refaire des petites rotations avec votre brosse, mais sur place et pis... BON. Vous avez rien compris. Vous avez perdu le poil, euh, le fil. Bon. Quand je serai au point je vous apprendrai. Sur demande.
A 40 ans, un adulte ne dois PAS se laver les dents comme les enfants, sinon gare aux dents qui se déchaussent... (trop tard pour quelques dents m'appartenant, ça j'vous dis). J'ai presque eu droit à se qui ressemblait à des remontrances, car voilà peut-être 4-5 ans que je n'avais pas eu de putzage intensif de mes crocs. 
J'parie qu'pour les chiens, le brossage est encore différent, hein ?
Je suis ressortie armée jusqu'aux... dents (forcément) de brosses en tout genre à la place du fil dentaire (dont j'ignore en général l'existence car j'aime pas ça du tout du tout), produits, échantillons et tutti quanti, me montrant bien que ma dentition, même sans carie à 40 ans, y avait urgence à la bichonner comme des dents d'adultes. Mince. Coup d'vieux. D'vieille plutôt. J'ai pas osé dire à ma dentiste que pourtant, mes dents, c'était toujours les mêmes depuis 35 ans. Mais bon.
Ah, ces dents. Que de prises de tête avec ça. N'est-ce pas vous autres ?
Je crois qu'une des phrases que je répète le plus souvent à mes enfants c'est : 
"Tu t'es brossé les dents ?".
Bon, je le dis déjà à chacun d'eux 3x par jour, et n'obtenant pas de réponse de ma progéniture, je leur re-ré-pète. Je peux être chiante, je sais. Mais bon. Depuis tout p'tit, Mme Sourire me soutenant dans cette lourde tâche à l'école munie de son dentier grandeur mastodonte (elle a un bras plus musclé que l'autre à force), je leur apprend le décrassage de leur denture. J'ai même lu dernièrement, qu'il faudrait aussi commencer à se brosser.... la langue. Bon, je vais me concentrer sur les dents d'abord, quand ça se sera gagné, on attaquera peut-être la suite. J'ai bien dit peut-être.
L'autre jour, mes 3 cadets, rentrant d'un weekend sans maman-papa, sont allés se coucher sans sortir leurs brosses à dents de leurs trousses de toilette.
Oui, c'est vrai, ce jour-là je n'ai dit mot de ma question-type, sauf à mon grand qui, grâce à son sourire appareillé m'ayant révélé quelques restes bien voyants à 1,50 mètre, m'avait dévoilé le menu de tout le weekend... ouais. Mais bon, voulant garder, je suppose, quelques réserves pour la nuit, il a trouvé dommage d'évacuer tout ça pour que ça disparaisse dans les égouts... 
En même temps c'est peut-être grâce à moi car,  la famine faisant rage de dents dans une trop grande partie de la planète, c'est aussi un fait que je leur répète par période quand ils font la grimace devant ce que je leur présente à manger. Voilà un exemple tout frais qui vient de sortir. Mon fiston, ce matin : "Beurk, il est dégueux, j'peux pas l'avaler" en trempant ses lèvres dans son cacao matinal avec le chocolat en poudre non habituel dedans.
J'vous dis, mes enfants sont parfaits. Il faudra juste que je leur explique, dès leur majorité, à se laver les dents comme des adultes. C'est tout. 
Après, c'est dans la poche, mon rôle de mère devrait être presque terminé. 
Et à c'moment-là, j'aurai un dentier qui fera trempette dans un verre sur ma table de nuit (et j'pense pas que ça se brosse comme des dents d'adulte, si ?).
Que du bonheur.

jeudi 1 septembre 2011

Gros mots

Bon. J'ai appris dernièrement par une remarque dans l'carnet d'mon p'tit gars, qu'il n'était pas parfait. Voilà.
Il faut que je reprenne bien ma respi(ration) pour continuer ce post. C'est dur.
Mon fils me raconte en rentrant de l'école, pas très fier mais-pour-pas-l'montrer-trop-quand-même-avec- un-p'tit-sourire-car-il-a-son-égo-perso : 
- Maman... J'ai une remarque du prof dans mon carnet.
Ok. L'année scolaire commence bien. A peine 3 semaines d'école et... Voilà. Tout nouveau prof. Nouvel classe. Mon fils fait des points. Supeeeeer !
Moi, d'une zénitude palpable (ça ne sert à rien de s'énerver, car je vois bien en voyant la mine de mon garçon qu'il essaie de cacher sa honte... et que la remarque en question a déjà fait son plein effet)
- Ahhhhhh. Ok. Pourquoi ?
- Ben.... j'ai dit un mot vulgaire.
Ouhhhhh là là. Vulgaire. Déjà le premier choc est qu'il utilise justement ce terme : vulgaire. Dans notre famille, de classe moyenne, on utilise peu ce terme. Ou pas. Ok. Zen ma vieille. Zen.
- Quoi comme mot ? (aïe aïe aïe)
- Ben, j'peux pas l'dire sinon tu vas m'gronder !
Oui, là, je suis assez d'accord avec lui. Chez nous, on ne dit pas de vilain mot. Bien sûr.

Bon, je dois tout d'même avouer que moi, en mère imparfaite, parfois "Selles" m'échappe, en cas de force majeure (c'est-à-dire "Merde", je fais l'effort de trouver des synonymes ici pour ceux que ça pourrait choquer)
Parfois même, si je suis vraiment au bout de mes ressources patientesques, je dis euhhhhh : "Ohh ! Tu m'fais aller au WC" (c'est-à-dire "t'es chiant" pour la traduction au cas où). Oui, je sais, c'est pas sympa.
Mais c'est vrai que ça s'arrête là. Au niveau des intestins. 
En règle générale.
Mais apparemment, la grossièreté utilisée venait encore plus des bas-fonds (si c'est possible. Moui)
- Mais non, j'vais pas t'gronder, juste cette fois tu peux me le dire..."
- Ben uhm, j'ai dit "ta gueule" (ah, non, c'était plus haut).
D'accccccoooooordddd. Et je lui demande à qui.... j'ai pas trop suivi, mais apparemment, c'est un copain, à la gymnastique qui l'a énervé, et le terme est sorti. Ou  c'est lui qui l'a énervé, parce que ben... bon. Ils se sont énervés. Quoi.
- Eh ben j'suis trop trop super contente !
Il me regarde assez interloqué disons.
- Ben oui, il a eu super raison d'écrire une remarque, ton prof. J'ai envie de lui écrire MERCI.. On ne parle pas comme ça à quelqu'un, même si tu ne le supportes pas. C'est tout.
Et là, le déballage commence. Frère, soeur présents, de leur second job "police secrète", me disent que ça lui arrive assez souvent , qu'il dit parfois " ta bouche", même "péripatéticienne" (bon, vous avez compris). Mon fils est dans ces tout p'tits souliers.
Bon, je suis pas naïve. Pour ça au moins. Je sais même que c'est pas l'seul de mes enfants qui parle comme ça des fois. Donc je ne suis pas vraiment surprise. Je suis parfois arrivée pas loin d'un d'mes fistons qui était avec ses copains, et j'ai vaguement entendu ce genre de mot sortant de la bouche contenant mes gênes. Pas beau. Et dès qu'on voit sa génitrice, regards mal à l'aise jetés en coin sur maman, regards prudents, un peu apeurés (elle a entendu ou non ? Qu'est-ce qu'elle va dire ?). 
Des fois, j'me contente de dire :"Eh ben, c'est beau !", parfois je sermonne dur (selon le degré de vulgarité du mot en question) et redonne un cours de vocabulaire intensif. 
Je crois que le pire mot que j'ai entendu, franchement, c'est quand mon aîné de fils à l'âge de 6-7 ans était avec des potes, me croyant hors de portée d'ouïe, et qu'il a parlé de moi en m'appelant "ma mèrrrrrrre, d'un air détaché, cool et adulte (qui n'a plus besoin de maman).
ARGHHHHH !!!! Bon, depuis, je l'ai digéré. Mais ce fut presque un traumatisme pour moi.
Et j'essaie depuis toujours de cadrer  le langage de mes gars, qui sont noyés à l'école dans ce langage  moche et pas sympa. Depuis tout petits, dès que j'entends un de ces mots sortir de leur bouche, je leur fais la traduction (pour péripatéticienne, j'ai pas utilisé ce terme là, soyez certains...), en espérant que ça les freine dans leurs élans langagemiques. Voilà. 
Mais maintenant, ils ont aussi appris la prudence. 
Quand le chat est loin, les souris dansent.

Et je suis trop contente que le prof soit sévère sur ce point là. Merci, prof ! Vous m'aidez bien.
Et si mes enfants m'appellent "mère", ben voilà, quoi. C'est vrai que j'suis leur mère. C'est déjà pas mal qu'ils me nomment ainsi. Il pourrait m'appeler "Cette femme-là, qui fait mon ménage...", "C'te dame qui m'dit c'que j'dois faire..." "C'te gonzesse qui m'ordonne de faire mon lit et ramasser mes chaussettes" bon, c'est vrai que le terme "mère" implique tout ça.
Ou, j'y pense, ils pourraient me nommer pire encore : "LA mère". Ouais, là, l'horreur.
Mais le terme "maman", implique l'affection, l'amour en plus, non ?
Bon, toilette ! (chiotte), l'heure passe...

Je me suis bien amusée en écrivant ce post. 
Mais promis, je monterai dans de plus hautes sphères pour les prochains ☺.
Ah, si vous croisez mon fils, 
merci de ne pas mentionner le sujet de ce post ! Merci !

mercredi 24 août 2011

Le futur de fiston

Suis trop contente. Mon fils sait. Il sait ce qu'il deviendra. Il a trouvé Sa voie. C'est trop top. Quel soulagement pour nous, parents. 
Il, presque 14 ans, vient de commencer sa 8e année scolaire. Année de stages & séances d'information sur les voies professionnelles qui l'intéressent.
Les choses sérieuses commencent. Yehhhh.

Une de mes stars


Bon. Alors. Voilà son ses choix. Par  là-dedans devrait être SA voie. J'espère. Moi. Perso :

1. cuisinier ou.... pourquoi pas ? euhhhh...
2. policier.... tiens et
3. mécanicien sur auto... ce serait pas si mal ?
4. infirmier, ahhh ouais, top ! mais le top du top ce serait...
5. guitariste dans un groupe célèbre. Yehh ! Sinon...
6. dessinateur en génie civil. Pas mal... mais
7. pourquoi pas en bâtiments ?

Voilà !!!! Génialissime. Comme je vous l'ai dit. Il sait. Que du bonheur. Tout est CLAIR. 
Comme une brume matinale bien bien épaisse. Epaisse la brume. Très.
Y a plus qu'à faire quelques séances d'information et quelques stages bien ciblés pour dissiper tout ça. Vaudrait mieux. 
Puis, y a plus qu'à trouver une place d'apprentissage. 
1 an qui reste. Pouêt (ouais, bon, ça sonnait bien de mettre ça là).

  • Ben. Moi, maintenant mère d'une future employée de commerce (=secrétaire... pour les français qui s'd'mandent), je dois me faire à l'idée d'être bientôt peut-être aussi mère d'un.... cuisinier. Qui jugera toute ma cuisine d'un oeil sévère (il a déjà quelques facultés pour ça, c'est déjà ça de pris), qui f'ra mieux que moi "ma" tresse (j'espère pas quand même). Qui deviendra peut-être même obèse tellement il goûtera tout en cuisinant. Puis diabète. Cholestérol. Crise cardiaque. Dangereux comme métier. Sans penser aux couteaux tranchants. 1ère option. Une. Et suis pas très pour. Comme ça. Au premier abord.
  • Je dois peut-être aussi, me faire à l'idée, grâce à une contorsion du cerveau en salto arrière à être mère d'un policier. Peut-être même d'un traqueur de bandits. Wouah. D'un sauveur du monde. D'un James Bond sans permis de tuer (j'espère). Mon fils. A moi. 007. Lui qui rêve (entre autres rêves, j'vous dis pas) de faire des courses de voitures ou de motos, devra traquer peut-être un jour ceux qui dépassent les limites de vitesse. Mais vous, vous avez déjà vu la maman de James ? Hein ? Ben non. A croire qu'il es né comme ça. Seul. Rayée de la carte qu'elle est. Pas un "pet" (oups, excusez-moi) de p'tite gloire pour la maman en question. Niet. Comme si c'est pas elle qui a élevé James (ça devait pas être triste le connaissant). Et accouché. Dans la douleur. 
  • Mère d'un mécano auto. Ça je trouve pas mal. Pas mal du tout. Si je pliais ma voiture, seul lui le saurait. Plus besoin d'aller parler de mes exploits, honteuse, près de mon garagiste qui, j'imagine parfois, en parle, se tordant de rire,  à tous ceux qu'il croise. Ouais. Mon fils ? Critiquer ou rire de sa mère ? JAMAIS. Impossible. C'est mon fiston voyons. En plus, il me ferait ça gratis. Parce qu'il m'adooore. Un bon plan que c'est. OK. Mais juste à une condition, qu'il ne vive plus à la maison. Qu'il fasse sa lessive seul. Qu'il trouve un super produit de douche anti-odeur de graisse. Bon. ça doit bien exister non ?
  • "Mon fils est infirmier" que je dirais. Ça sonne super bien. Essayer donc pour voir ! Hein qu'c'est vrai ? J'aime ♥. Moi qui suis dans le médical... Que je serais fière de raconter comme il est trop fort pour percer les abcès (hein les vôdois ?), pour faire des prises de sang, poser des sondes urinaires. Wouah. Et ça peut toujours être utile pour nous. Sauf pour les sondes urinaires. Quand même.
  • Mère d'une star planétaire. D'un guitariste hors pair. Plus possible de l'approcher. Les groupies en tout genre auront la priorité. Et les journalistes. Et les autres stars. Et maman sera en bas de la liste. Elle ne comprendra rien à rien à cette musique. Bouhhhhhh ! Ne veux pas. NOOOooooonNN !
  • Dessinateur en zénie civil. Comme son père. Qui a commencé comme ça. Avant de faire inzénieur zénie civil. Voilà. Bof... un peu de variation voyons ! D'imazination ! STP !!!  Z'é dézà assez entendu parler de tunnel, radier, palplanche, revêtement. Etc. Bon. Son stage lui avait très bien plut. C'est comme ça. Et bon. Il a les zênes de son zéniteur. Normal. Et z'aime son géniteur. Et c'qui va avec. Voilà. Ronnnnnhhh. Ce z'veu. Il est loin. Bon. Je peux écrire d'nouveau normalement.
  • Dessinateur en bâtiment. Comme tonton. Qui a fini infirmier chef des urgences et des soins intensifs. Voilà. Comme quoi.
 Tous les chemins peuvent mener à Rome. 
    On ne fait plus 1 métier pour la vie. Y paraît. On mute, on vire, on zappe, on évolue, ou pas. 
    "Alors.... hein. Fais ce que tu veux mon fils. Va." 
    Et si ça plaît en plus à maman. C'est top. 
    Et si maman n'a pas besoin d'avoir souci sans arrêt pour fiston. C'est encore mieux.
    "Mon fils. Fais ton choix. A toi. Pour toi. Pas pour moi." 
    Suis pas comme ça. Vous avez pas cru quand même ?
    Mais bon. Reste plus qu'un an. Pour savoir un chouia plus précisément. Ce serait mieux. J'espère qu'on ne devra pas tirer à la courte paille. C'est tout. Reste plus que 12 mois. Et ça, ça stresse. Pouêt (ah, non, là ça va moins bien).

    jeudi 18 août 2011

    C'est ça, la reprise...

    Les vacances qu'on attendait tellement sont ter-mi-nées. Le soleil et la chaleur qu'on attendait tellement sont ar-ri-vés (bon, ça c'est une autre histoire).
    On laisse donc derrière la couverture au coin du feu, et on passe aux couvertures de cahiers, de livres, et pour certaines classes, de classeurs. Ben ouais. 
    Le matin, dès le réveil avec le réveil, c'est la course, les programmes qui s'enchaînent. 
    Vous pensez que c'est lequel le mien ?? ☺
    06:15 mon réveil sonne - ouvrir un oeil - puis l'autre - jeter cet oeil sur le réveil pour contrôler que ouais, c'est déjà l'heure - mettre un pied par terre - puis l'autre - marcher d'un pas mal assuré vers la porte de la chambre de ma p'tite qui a besoin de TEMPS pour émerger du pays des songes - passer aux WC (ben oui, ça m'arrive même à moi) - essayer d'effacer les traces de la courte nuit - préparer le déjeuner - réveiller mes gars en douceur si possible (réaliser à ce moment là, que j'ai à nouveau à leur apprendre à utiliser leur réveil, comme avant les vacances) - déjeuner avec ceux qui ont réussi à sortir des plumes (toujours pas de bruit quelconque du côté d'Ema) - vérifier discrètement la chambre de ma fille et soulagement que ça commence un peu à "bruisser" par là-dedans - retourner à table, boire mon café en discutant et en lisant les dernières news sur mon iphone - être soulagée, quand, silencieuse comme une ombre, ma fille approche d'un pas calme et endormi - se retenir de la brusquer - se rappeler que ça ne sert à rien de rien - pincer mes lèvres - contorsionner mon cerveau pour penser à autre chose - sortir de table (tout l'monde a fini de déjeuner à ce moment-là et Nathan, nourri-lavé-habillé, est à nouveau couché, pâle et cerné)- éviter de la regarder regarder son lait comme hypnotisée (s'est-elle rendormie ?) - s'en assurer en lui disant : 
    - "Ehhhh ohhhh l'heure passe, voilà 30 minutes que je suis venue te réveiller et dans 15 minutes tu dois partir !".
    - "Quoi, déjàààààà ?" qu'elle me répond, la voix vacillante et plutôt pas rayonnante de bonheur.
    - "Et cette fois tu n'oublieras pas tes 10h ni de remettre la cage de ton hamster dans ta chambre, ok ?". 
    - "Hooooonnnnnrrrrrrrrrrhhhoonnn". 
    Puis je la vois avancer gentiment la main vers ses corn-flakes. Ouf. Cela démarre.
    Bon, restons zen. Tenir encore 15 min. Incroyable. A 7h je serai déjà seule à la maison.  Jusqu'à 12h. Jamais arrivé de ma vie de maman.
    Voilà, Simon s'en va. En vélo. Et l'école est tout près. Il aura bien de l'avance. Puis Nathan. A l'heure pile. A pied. En ville. Plus de chemin à faire. Puis Ema. Enfin. Fin prête pour cette fois. Chouette. Pour Nathan et Ema, c'est la première année qu'ils commencent 2 jours par semaine à 7h25 le matin. Dur. 
    07:00 : Seule ! Tadadam ! Que du bonheur ! Ohhhh...je me sens tout d'même un peu coupable en tant que maman en pensant à mes gusses déjà en pleine action quand je retourne sous mes draps pour méditer ma Bible. Je l'ai laissée pas mal tomber ces derniers temps. 
    Quel silence. Wouahhhhh !
    Que c'est appréciable après 6 semaines où c'était difficile de circuler dans l'appartement sans faire d'accident avec un ou plusieurs êtres vivants sur 2 jambes circulant dans le sens inverse ou non (des fois je me pose même la question sur l'utilité des panneaux de signalisation et des limitations de vitesse chez moi. Idée à creuser)
    Le calme règne ! 
    07:30 Je m'habille (quand même !) et je pense à tout ce qu'il y a à penser (ben ouais), à organiser, pour remettre en route la vie nor-ma-le :
    • Prendre rendez-vous chez le coiffeur, chez le dentiste. Pour moi. Surtout le coiffeur. Hein. 
    • Mémoriser les 3 nouveaux horaires de mes gusses (pour Salomé, qui est maintenant en apprentissage, moins nécessaire). Ouais, je crois que je vais plutôt juste me familiariser avec les horaires.
    • En tant que responsable de l'école du dimanche de notre assemblée, faire le programme jusqu'à Noël (oui, Noël !!!! Quand faire les répétitions pour la fête etc.... argghhhhhh), des mails, organiser les différents groupes d'enfants, organiser une date de rencontre avec les monos...
    • Noter toutes les dates qui arrivent toutes en même temps, pour les activités des enfants, les miennes, celles de mon mari. Réaliser que certaines se chevauchent rudement, et que c'est bien fini de faire tout à 6 maintenant.
    • Organiser la première fête d'anniversaire de l'année d'un de mes enfants, en l'occurence Ema qui aura 12 ans. De août à octobre, on croule sous les anniversaires dans notre famille !
    • Et la question optionnelle : regretter que les grillades ne soient pas terminées et se demander ce que je pourrais bien griller à la place de VIANDE ????? 

    Et tout ça dans la reconnaissance, que tout ce soit bien passés en vacances, sur les routes. Malgré les grillades à outrance et le mauvais temps. Que tout l'monde dans mon entourage soit arrivé à la rentrée entier. Pas bronzés, mais entiers. Sans avoir glissé sur du verglas. Prêts à attaquer cette nouvelle année scolaire.
    Voilà. C'est tout. La vie reprend. Le peu de bronzage obtenu s'estompe rapidement. Mes neurones reprennent du service. Un p'tit échauffement, et ça repart ! Yehhhh !

    mercredi 17 août 2011

    Lâcher prise


    Lâcher prise ne signifie pas arrêter de se soucier des autres,
    mais refuser d'agir à leur place.

    Lâcher prise, ce n'est pas me détacher,
    mais c'est me rendre compte que je ne peux diriger quelqu'un d'autre.

    Lâcher prise, ce n'est pas enseigner autrui,
    mais c'est lui permettre d'apprendre les conséquences de ses actes.

    Lâcher prise, c'est admettre son impuissance,
    ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de moi.

    Lâcher prise, ce n'est pas essayer de changer ou de blâmer quelqu'un d'autre,
    je peux seulement me changer moi-même.

    Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de quelqu'un,
    mais s'intéresser à quelqu'un.

    Lâcher prise, ce n'est pas décider pour autrui,
    mais être un soutien.

    Lâcher prise, ce n'est pas juger
    mais permettre à un autre d'être un être humain.

    Lâcher prise, ce n'est pas essayer de déterminer tout ce qui va arriver,
    mais c'est permettre aux autres d'influencer sur ce qui va leur arriver.

    Lâcher prise, ce n'est pas être protecteur,
    mais permettre d'affronter la réalité.

    Lâcher prise, ce n'est pas renier, mais accepter.

    Lâcher prise, ce n'est pas harceler, gronder ou argumenter,
    mais chercher mes propres défauts et les corriger.

    Lâcher prise, ce n'est pas adapter toutes choses à mes désirs,
    mais c'est prendre chaque jour comme il vient.

    Lâcher prise, ce n'est pas critiquer et diriger autrui,
    Mais essayer de devenir ce que je rêve d'être.

    Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé,
    mais grandir et vivre pour l'avenir.

    Lâcher prise, c'est craindre moins et aimer davantage !

    Tiré du livre « Eveil à la grâce » de Charles R.SWINDOLL