La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 15 décembre 2012

Et si Noël....

...c'était pas ça. Ce stress pour penser aux cadeaux, n'oublier personne et surtout tomber fabuleusement bien, et pour cela passer des heures sur la toile pour trouver LA perle rare... Si c'était pas ça. Noël. Les prises de tête pour trouver une saynète pour les enfants de l'école du dimanche. Une saynète qui leur plait. Qui nous plait. Qui plait au public. Et facile à apprendre en plus, ils doivent déjà tellement travailler pour l'école, nos pauvres, si pauvres schtroumpfs.  Et si c'était pas ça. Noël. Réfléchir au menu, succulent, étonnant, qui nous attire quand même quelques louanges de la part de nos invités. Pas fait tous ces efforts pour rien. Quand même. 
Et les traditions d'avant Noël. Trouver une belle couronne de l'Avent. Et un calendrier de l'Avent pour nos enfants. Personnalisé si possible. Une surprise de St-Nicolas pour chacun (oui, je ne sais toujours pas trop ce qu'il vient faire par là-dedans lui, il pourrait franchement apparaître à une autre période de l'année, par exemple quand on n'a pas besoin de faire un feu dans notre cheminée..., car franchement, quand on est glacée et sachant qu'il viendra la nuit suivante si nos enfants ont été sages (forcément, ils l'ont été), ben, on se sacrifie et on se retient de faire un feu... s'il se brûlait la robe ou l'âne, ou pire, la barbe, ce serait pas top !). Et les petits biscuits ? Des petits biscuits perlés, ourlés, colorés et surtout.... bouffés si j'ose dire en 1 seconde chrono... C'est pour ça que moi perso j'en fait pas. Désolée d'vous choquer. Bref. Et tout tout tout le tin-touin qui va avec Noël... c'est à dire encore la déco brillante, clinquante, clignotante et pas bio du tout, à installer dès le 1er décembre. Et le sapin, à trouver à moindre prix et surtout, qu'il ne perde pas ses aiguilles dans la seconde et que la mère Noël de famille que je suis ne doive pas passer l'aspirateur 2x par jour en plus de tout le reste.  Et Noël, si c'était pas ça.... ces sous qui nous filent entre les doigts (même sans les impôts et assurances de fin d'année), ces demandes de dons qui remplissent nos boites aux lettres et nous culpabilisent... 
Comment, dans ce fatra, apprécier ce temps de l'Avent ? Comment se souvenir du sens de cette fête ? J'vous l'demande ? 
Ah oui, j'ai encore fiston 1er qui a eu l'idée d'avoir son anniversaire, juste 9 jours avant Noël... mais quelle folie de naître à cette période ! Toute sa vie il le paie. Conseil, si vous prévoyez de faire un bébé, évitez qu'il naisse autour de Noël (il n'a pas voulu pointer le bout d'son nez 6 jours avant, comme c'était prévu, j'y suis pour rien au cas où vous vous apprêtiez à nous accuser, nous, parents mauvais calculateurs).
Et cette année, cette année, s'ajoute un suspense, une angoisse, de folie : une hypothétique fin du monde annoncée pour le 21 décembre 2012.
Donc, si j'en crois certains, tout ce stress... ce serait pour rien !!!! POUR RIEN !!!!!!!!
Oui, mais... si la fin du monde n'a pas lieu le 21.12. Elle pourrait venir avant. Ou après. Ou bien ma fin du monde à moi. Si je passe de vie à trépas, comme ça, sans crier gare. Tout ce stress pour RIEN.
Du coup, j'me dis que si je ne sais rien de mes lendemains, il faut vivre mes journées au maximum. Pas en faire trop. Les apprécier. SIMPLE IS BEAUTIFUL. Faire les choses bien, mais simplement.  Mettre la chaleur humaine au premier plan. Comme dans cette vidéo ci-après. Yehhhh.

Et oui. Le rêve. En vrai. Tous les jours de l'année. Noël. Noël veut dire "jour de naissance". Chaque jour un nouveau jour. Toute l'année. Faire briller les yeux des uns et des autres. Leur arracher un sourire. Mettre un peu de baume au coeur. Oser ne pas penser qu'à nous, qu'à notre petite gloriole perso. Jésus à même dit dans la Bible que tout ce qu'on fait aux autres, c'est comme si on le faisait pour Lui. Et ça c'est cadeau. Cadeau d'anniv pour Lui. Lui nous a tout donné. Il mérite bien d'être fêté 24h/24h. Non ?
Mais vous savez quoi ? Je veux bien avec Son aide, Sa force, le fêter chaque jour, à chaque moment.  Essayer de voir les besoins de chacun autour de moi. Mais même sous la menace, il est fort peu probable que je chante Voici Noël ou Minuit chrétien hors saison. Ca j'vous dis. Faut pas pousser quand même. Sur la plage cet été, c'est pas la première chanson qui me viendra à l'esprit. Voilà. Je sais, je ne peux être parfaite. Encore une fois j'vous déçois. Désolée.

Oui, mais, en attendant de faire mieux l'année prochaine (si je suis, nous sommes toujours là), donc vivre un temps de l'Avent qui dure 12 mois et vécu dans la zénitude, 
je vous souhaite à chacun-e,  de superbes fêtes de Noël, pleines de joie, de paix et remplies à craquer de chaleur humaine.
Que même le cadeau (reçu ou donné), le repas ou/et la déco ratés ne puisse troubler. Voilà.

mercredi 31 octobre 2012

Il se peut que j'aie tort.


"Je pense avoir raison, mais il se peut que j'aie tort." 

Voilà une petite phrase que j'ai découverte dernièrement et que j'ai mis sur l'aide-mémoire de mon Mac. Je pensais juste en faire un nouveau leitmotiv pour la 2e moitié de ma vie, mais, mon aînée l'ayant lue, enthousiaste, a cru que ce serait le sujet de mon prochain post et s'en réjouissait déjà. Donc, ne voulant pas la décevoir et ayant quelque peu point d'énergie pour rechercher un autre sujet, je me suis dit... MAIS POURQUOI PAS ? Et là, je pourrais ajouter : Il faut toujours écouter un plus petit que soi (oui, ma fille, tu as 3 cm de moins que moi je te rappelle).Voilà

Bon, alors tout d'abord pourquoi cette phrase me plait-elle ? 

Je ne crois pas qu'elle me plaise vraiment au premier abord. En fait. Elle est dérangeante tout de même. Mais c'est vrai que ce questionnement pourrait être applicable dans certaines circonstances de ma vie pour "cooliser" ma vie de famille, par exemple. Ou ma vie aussi, quand je me mets trop de pression. Car c'est vrai, j'ai bien souvent l'impression d'avoir raison, surtout quand l'autre à tort (!), ce qui entraîne de ma part un certain énervement intérieur qui s'extériorise très rapidement quand je suis avec les humains que j'aime le + (mon homme et ma descendance). 
Voici donc ci-dessous, quelques situations familiales où il faudra que je me rappelle cette phrase lorsque mes principes élémentaires reviendront à la surface, juste avant que je sorte de mes gonds (le délai de réaction doit être très très court pour être efficace dans mon cas) :
  • Chambres de mes enfants pas rangées, vêtements (jeans, 5 t-shirts, bonnet, vestes, 1 gant, 5 chaussettes propres et sales...) en boule par terre, bouts de papiers, cahiers d'école, tas improbables dans tous les coins.... Mon principe :  les chambres doivent être rangées. C'est tout. Il se pourrait peut que j'aie tort ???? . Vraiment ?? Conclusion : s'amuser, prendre du bon temps est bien mieux que travailler. Pour certains.

  • Mon homme se détend le dimanche après-midi devant Federer, ou devant des gars se battant pour mettre un ballon dans un filet, ou devant des voitures vrombissantes qui tournent toujours dans le même sens, au même endroit... C'est vrai, mon homme a eu une semaine des plus chargées... Voilà mon principe : le soleil BRILLE, il faut en profiter. Ne pourrait-il donc pas s'installer sur la terrasse avec un bon livre, comme MOI ? Oui, il se peut que j'ai tortConclusion : ce qui est décontractant et phénoménalement ressourçant pour moi ne l'est pas forcément pour l'autre.

  • Il fait froid. Très froid. Il a neigé plus de 40 cm en 24h par chez nous. Oui, en octobre. Mais un temps d'hiver quand même. C'est pourquoi, mes enfants ne doivent pas partir à l'école en baskets. Mon principe : 30-40 cm de neige, donc on met de hautes bottes chaudes pour aller à l'école, si non, on a les pieds trempés. Points. Il se pourraient vraiment que j'ai tort ? VRAIMENT ?? Bon, admettons. J'ai tort. Allez en baskets, et  peut-être comprendrez-vous éventuellement que c'est pas fort agréable d'avoir les pieds trempés toute une matinée à l'école. Conclusion : on n'est pas pareil : certains préfèrent être à la mode et souffrir, qu'être à l'aise et sensé.
  • 8°C. Mon p'tit der, sans une once de graisse, en t-shirt dehors. ça vous fait quoi ? Froid. Oui, exact. Moi aussi. Mon principe : en-dessous de 15°C, on met une veste. Quand même. Alors je lui ordonne férocement forcément  : "Mets ta jaquette, elle est où ?" Il me la montre qui traine, là, par terre. Ben ouais. Il se pourrait donc que j'ai tort ? Il s'est avéré que oui, quand je lui ai touché ces bras chauds, chauds, mais vraiment chauds (moi j'étais dehors avec ma veste d'hiver et une écharpe, bien...). Je ne suis tout de même pas revenue sur mon ordre, mais cela m'a quelque peu turlupiné. Conclusion : on est pas égaux face au froid.
  • Dieu n'existe pas. C'est sûr. Vous avez vu tous ces malheurs sur cette terre ? Ces enfants qui meurent de faim ? Ces tremblements de terre ? Ces ouragans ? Franchement. Moi, j'y crois pas. C'est tout. Dans un sens, c'est arrangeant, comme ça, je peux continuer tranquille mon bonhomme de chemin. C'est de toute façon pas ma faute, tous ces malheurs. Mais vous êtes-vous déjà dit :  Il se peut que j'ai tort ? Et si tous ces gens qui croient à un Dieu d'amour étaient dans le juste ? Et si l'existence de Dieu, le Bien, pouvait alors logiquement expliquer l'existence du Mal, responsable de toutes ces catastrophes, ces pleurs, autant dans nos vies, qu'autour de nous  (dont nous sommes responsables) et sur toute la Terre ? Conclusion : Et si nous les humains n'étions pas aussi responsables de tous ces malheurs ? Et si le fait de croire en Jésus, puni à ma place sur la croix,  pouvait déjà changer ma vie, puis ceux qui m'entourent et me responsabiliser face aux malheurs du monde entier ? 

Il ne neige pas en octobre.

Ci-après, quelques phrases qui pourraient vous être familières et que vous pouvez mettre à l'épreuve de mon nouveau leitmotiv. A vous d'en faire vos conclusions ☺ : 
Les français sont tous des râleurs / Je ne peux pas me reposer je dois passer l'aspirateur / La Bible, c'est dépassé (vous l'avez déjà lue ?) / Les hommes sont tous pareils / Facebook c'est dangereux / Il va mal finir / Il ne neige jamais en octobre /Un chrétien doit être parfait (quelle idée, il est humain !!!)/ On change de slips tous les jours/ Il faut manger beaucoup à déjeuner/Je suis quelqu'un de bien, je ne fais jamais de mal/ On ne laisse pas traîner ses affaires/ Si on a des enfants, pas d'activité professionnelle pour la maman/ Pas de bras, pas de chocolat/Avoir des ados, c'est dur/Vaut mieux mourir avant que de finir dans un hôme/ etc.

Voilà. Ce fut la parole du jour. N'oubliez pas. Il se peut que tu aies tort. Même si tu es sûr d'avoir raison (c'est quand même dure à avaler. Mouai. Parole de moi-même).


Et, oups, n'oubliez pas ma page Facebook. Vous pouvez "l'aimer" en haut à droite ! Merci !

mercredi 3 octobre 2012

Aïe ! Mon couple !

Parmi tant d'autre, j'ai un nouveau challenge dans ma vie après avoir parcouru en vitesse mes posts de ces derniers mois : essayer de ne plus m'étaler sur le sujet du manque de temps. Je pense que j'en parlerai encore, mais ce sera "juste en passant". OK ? Si tout va bien, ce sera peut-être même plus un problème pour moi, le manque de temps ? Rêvons, rêvons.... 
BREF ! Venons-en à ce post (dont le thème découle tout de même du peu de temps libre que j'ai...pffffff...ça démarre pas trop bien, mon nouveau challenge...)

Voilà longtemps que je n'ai pas consacré un post sous le libellé "Mon homme et moi". Bizarrement, c'est en général ceux qui ont le plus de succès... envers les femmes. Peut-être parce qu'elles se reconnaissent dans mes états d'âme...

Vous souvenez-vous que je suis mariée à un genre de martien ? En moins vert ? Mais avec une énergie pas terrienne du tout ? Je pense que ce n'est pas le seul modèle de ce genre sur terre, peut-être l'une de vous a aussi un mari de cette variété. Une description de la vie de mon E.T. de mari. ICI.
Il a donc plein d'énergie, arrive à satisfaire tout le monde dans son entourage (dans ces deux occupations professionnelles, dans ses engagements à l'église et ailleurs), mais il n'est quand même pas tout à fait parfait, car parfois il arrive que je doive lui faire un p'tit coucou plus ou moins discret  pour lui dire que j'existe.... A certains moments, il arrive que j'ai bien de la peine à suivre son rythme, je trouve déjà que je remplis bien mes journées, mais moi je suis une terrienne, pas une martienne, donc j'ai plus de limites énergétiques... (peut-être que ça à voir avec l'attraction terrestre,... que sais-je). Bref, je partageais ça avec des amies quand l'une d'elle me dit : "Eh ben moi, j'aurais déjà divorcé à ce rythme, je ne tiendrais pas". Ehhhhhhh.... bennnnnnnn......?!!!!

Oui, OK. Sûrement que je dois avoir été créée pour vivre avec un p'tit bonhomme vert boosté aux hormones intersidérales, mais cela m'a turlupiné quelques heures, et d'un coup j'ai réalisé que depuis un temps, dirais-je certain.... nous ne prenions plus de temps pour NOUS DEUX ! A courir, à gauche à droite, à se croiser, on s'oublie ! Avec des ados qui vont se coucher plus tard que nous, nous ne nous retrouvons presque plus tous les deux entre 4 yeux ! Je nous suis vus dans quelques années, nos enfants tous partis par monts et par vaux,  mon mari et moi... tous les deux, seuls,  d'un coup. Si nous continuons comme ça, je me retrouverai avec un presque étranger, et un martien en plus (pas simple !) !

Cela m'a donné un coup de fouet du tonnerre !!! Une ampoule d'un mètre de diamètre (genre OVNI) s'est éclairée en-dessus de ma tête (si si, vous l'auriez vue !!!). J'ai arraché mon agenda à la table, en ai fébrilement tourné les PLAGES à la recherche d'une PAGE (euhhh, le contraire)....  de libre. Cette fois, c'est décidé on se prend en main tous les deux, on se prend du temps à deux. Contre vents et marées. Envers et contre tout. Guerre intergalactique ou pas. Point. Final.
Premier rendez-vous la semaine prochaine pour le resto que je lui ai promis depuis 7 mois pour la St-Valentin (c'est dire) !!!!!! Voilà, je note, j'annote. Mmmmhhh. Deux weekends par année, on disparait. Moui, disons un par année, et une journée entière par an. Celui-là. Noté. Un soir par mois on fait quelque chose A DEUX à l'extérieur de notre SWEET HOME. Voilà, c'est réservé ! Balade, resto, ciné (ouais bon là on peut pas trop causer), regarder le ciel étoilé main dans la main sur un banc solitaire,  squash (pour lui avec moi), de la raquette dans la neige (pour moi avec lui), du vélo pendant une journée, un weekend dans une ville inconnue, et pourquoi pas cette nouvelle mode aller marcher pieds nus dans la nature ???

Voilà. J'attends fébrilement son retour. J'entends son vaisseau spatial atterrir. Je me prépare.
Dès son entrée dans la cuisine où je sais qu'il viendra forcément  (c'est ça, les martiens),  je lui parle de la remarque de mon amie, lui explique ce qui s'est tramé dans mon esprit de terrienne, puis brandis allègrement notre agenda et discute avec enthousiasme de mon plan couple ! Tout en gesticulant, j'ai veillé à me mettre entre le frigo et lui comme ça,  ces antennes restent concentrées sur moi ! Il est quelque peu surpris de me voir ainsi (bon, il commence à avoir l'habitude de mes états d'âme changeants mais là, cela dépasse tout ce qu'il a pu connaître je pense), mais  un peu de piment dans sa vie extra-terrienne, ça peut être sympa non ? Et en plus, l'idée de se faire une bonne bouffe avec moi, que je lui paie, le réjouit (j'en avais pas vraiment douté). Tout de suite, avant que je n'ai épuisé toute mon énergie de femme bien d'chez nous qui vit sur le plancher des vaches, nous fixons les PLAGES COUPLE pour les prochains mois. Avec promesse de n'annuler aucune rencontre (ou de la déplacer en cas d'extrême urgence !).

Je le laisse s'approcher du frigo, et farfouiller dedans. J'ai mes PLAGES COUPLE ! Yehhhh !

Voilà. C'est donc fait. Dans deux jours, p'tit resto à deux. Me réjouis. Cela nous fera du bien. 
C'est fou quand même comme le OVNI-OVNI (train-train) accéléré de nos vies peut nous faire oublier l'essentiel !

Voilà quelques semaines que j'ai écrit ce post... le publie-je ou non, c'était la question. 
Ayant eu l'accord de ma moitié, le voilà ! C'est ça... un martien. Un être courageux qui n'a pas peur de se dévoiler ☺ !

jeudi 27 septembre 2012

PAIN n'est pas égal à TARTINE

Voilà  bien des années, depuis qu'il peut manier allègrement comme un grand fourchettes et couteaux, que fiston 2e farfouille quotidiennement avec son PAIN, la bouche à l'envers, le regard dépité. 
En bringouillant qu'il n'aime pas. Voilà.
Voilà le même nombre d'années que je lui dis YAKA.
YAKA y mettre dessus beurre et confiture ou miel ou fromage ou tomate ou n'importe quoi qu'il aime pour que ça descende plus facilement. Voilà.
Voilà le même nombre d'années que je lui dis de ne pas se goinfrer que de fromage, de viande, 
de jogourt mais aussi de PAIN. Que le PAIN c'est la base de notre alimentation depuis des siècles, etc.

Mais après 10 ans de luttes et d'essais de le convaincre de tartiner son PAIN...  j'ai craqué.
(Et oui, tous les deux on doit avoir la tête dure, car on a tenu un bon bout de temps... Mais lui doit l'avoir plus dure que moi, vu que c'est  moi qui ai cédé... enfin, bref, ceci est un autre sujet)
Je lui ai donc soudainement pris sa tranche de PAIN, l'ai tartinée de beurre et de MA confiture aux fraises de MA région (donc ça ne peut être que délicieux bien sûr), et je lui ai dit avec inspiration et avec une autorité qui caractérise mon aura de mère :

- MANGE ! 

Il a mangé. Tout. Et en a redemandé. Du PAIN. Directement. En plus, il l'a faite lui-même. Sa TARTINE. Je pourrais même dire ses TARTINES.

Donc, depuis quelques semaines, pas beaucoup mais assez pour vous signaler qu'il vit, dirais-je même que nous vivons, un changement radical, une révolution, un cataclysme de sa, et par extension de notre, façon de manger :

  • Il se fait des TARTINES
  • Il se goinfre de TARTINES
  • Que dis-je, il rafle tout notre PAIN pour 6
  • Il vide mes pots de confiture à moi
  • Je dois acheter sans arrêt du beurre
  • On se bat quotidiennement pour partager le PAIN équitablement
  • Je dirais presque que les autres membres de la famille sortent de table affamés

A presque regretter ce temps où il devenait grincheux quand je lui disais de finir son PAIN.
Voilà.
Un pot de confiture sauvé...

Et je finis par ce petit épisode de hier, mercredi après-midi :
Fiston 2e, toujours le même donc, mon p'tit dernier,  va partir chez un copain mais je décide de filer avant lui pour faire des commissions en le laissant un moment seul à la maison.
Moi, culpabilisée : - Je pars déjà. ça ne te dérange pas si je te laisse tout seul ?
Lui, un brin moqueur : - Ben non, c'est mieux quand tu n'es pas là !
Moi, testeuse : - Alors ça joue si je ne reviens plus ? (tout en espérant que je revienne, car si j'ai un accident et que j'y passe il va se culpabiliser toute sa vie pour sa réponse, mais la réponse était un chouia plus positive que je ne m'y attendais...)
Lui, après réflexion : - Non, j'aimerais quand même qu'il y ait quelqu'un pour faire la cuisine !              
Moi : - !!!!!!!!!!

Bon, au moins, si jamais un malheur arrivait, il pourrait se manger des TARTINES. C'est déjà ça.

(j'ai fait quelques essais de commentaires ci-dessous car je sais que certains ont des problèmes pour les faire. Je n'ai pas eu de difficultés. Bizarre, bizarre. En tout cas merci pour vos coms. N'hésitez pas à partager mes posts.)

mercredi 12 septembre 2012

Non !

NON ! Quel petit mot qui me fait mal aux oreilles lorsqu'il est lancé par mes enfants à mon encontre (quel toupet quand même !)! Mais quel petit mot qui nous serait bien utile, si nous osions l'utiliser plus souvent de manière appropriée ! Que de temps gagné, d'énergie retrouvée, de sérénité ! 

Quelques petits NONs de plus....dans notre monde de fou :  il y a tellement d'activités saines et super partout, qui nous intéressent en plus, une façon de revoir des gens, de passer du bons temps... 

Quelques petits NONs de plus dans nos engagements, à gauche, à  droite, pourtant utiles, sains, qui rendent service...

Quelques petits NONs de plus dans notre profession, même si ça nous permettrait d'être bien vues...

Quelques petits NONs de plus dans notre famille, pour apprendre la frustration et la patience à nos enfants, pour nous emménager des espaces-temps de calme, pour nous retrouver plus ZEN avec eux après...

Quelques petits NONs de plus à nous-mêmes, quand nous aimerions tant faire ça, et ça, mais que nous nous épuisons à force et ne sommes plus agréables, ni pour nos proches, ni pour nous-mêmes (j'vous dis pas les âneries que je peux dire et faire lorsque je suis fatiguée.... après, c'est la honte assurée !)...

Quelques petits NONs de plus, si difficiles à dire avant, mais que de choses à gagner pourtant, après... un peu de courage, voilà ce qu'il nous faut !

Petit exemple pratique que j'ai vécu tout dernièrement :
Avec d'énormes difficultés, j'ai répondu NON pour un remplacement en plus de mon travail actuel. Et pourtant, j'aurais voulu leur rendre ce service dont elles avaient bien besoin ! Mais je sentais que c'était TROP pour moi. Pourtant j'aurais pu, mon agenda me l'a montré, mais TROP quand même. Peur de dire NON aussi par crainte des réactions de mes collègues. Elles l'ont bien accepté, merci à vous, vous êtes choux ! Pour elles cela a peut-être permis d'accélérer la mise en place d'une solution à long terme. Pour moi, cela a permis que ça soit clair pour chacun que je ne suis pas forcément disponible pour ce genre de remplacement.  Un plus pour tous au final.

Je pense à cette peine que j'ai eue à dire NON. Ce qui me fait penser à mes ados, eux pour qui le regard des autres compte encore plus que pour moi. Quand j'explique à ma descendance qu'ils ont le droit d'être différents, de ne pas se laisser influencer par les autres, qu'ils peuvent "simplement" dire NON... ben, c'est pas si simple à ce que j'ai expérimenté en tant que vieille dame prenant de l'âge. Comme quoi, pour eux, il leur sera bien plus facile de ne pas faire de "bêtises" s'ils ont des amitiés saines. 

C'est la rentrée, n'oubliez pas de VIVRE ! Osez dire NON dans la mesure de vos possibilités ! Essayez de vous accorder des temps de pause, de réflexion... sur le sens de la vie, de votre vie en particulier par exemple, tiens, comme ça vous en avez pour un bout de temps ! Car si nous remplissons notre vie, même si c'est du bon fatras, nous pouvons rudement gâcher l'ambiance familiale avec notre fatigue, notre nervosité et notre corps qui peut commencer à s'exprimer aussi par des bobos par ci par là(moui, je l'ai déjà trop souvent expérimenté !)... et en plus, on a même plus d'espace pour l'imprévu... 

  • Il parait que personne n'est indispensable, même nous (c'est fou quand même !) !
  • Et nous ne sommes pas des SUPER-WOMAN ! (c'est que dans les films que ça existe !)


dimanche 2 septembre 2012

Même pas peur !


Cette fois c’est bon. Nous avons emménagé. D’un appartement nous vivons à présent dans une maison. Quartier calme, sympa. Chouette.
A présent, il faut s’habituer aux nouveaux bruits bizarres et parfois surprenants de notre nouvelle habitation (chauffage, bruits de radiateurs, du quartier, de la clé dans la serrure, du craquement du bois...). Bizarrement je ne les entends jamais la journée en famille, très peu quand mon mari est présent, mais d’un volume assourdissant quand je suis seule en train d’essayer de m’endormir. Petit à petit, jour après jour,  je me rassure en en devinant l’origine. C’est bon. Même pas peur.
Un mois plus tard, je décode quasiment le moindre bruissement. Ou presque. Mais voilà que mon mari à moi,  se prépare à partir quelques semaines en voyage.
Et là, en épouse indigne, c’est même pas vraiment pour lui que j’ai peur.
Mais bon. Va. Ça va aller. Ce ne sont que des bruits. Je sais que je ne serai pas rassurée les 2-3 premières nuits comme d’hab. Après, je dormirai à nouveau paisiblement.
Mais quelques jours avant son départ, j’apprends que les vols chez des particuliers ont repris en force dans la région. On discute entre collègues de l’impression que ça peut donner de réaliser qu’un inconnu est venu farfouiller dans sa chambre quand on est en plein dodo ou de ne plus retrouver sa voiture le matin dans le garage. On partage trucs et astuces anti-vol, on se rassure comme on peut.  Voilà que je commence à suspecter les gens dans leur voiture qui ralentissent devant notre Sweet Home et l’observent. Voilà que mon imagination devient incontrôlable.
Et là. Ta dam… le Seigneur qui me voit me dépatouiller humainement depuis un certain temps,  s’est sûrement dit qu’il fallait urgemment qu’Il me remette les pendules à l’heure et qu’Il se rappelle à moi. Voilà qu’Il commence à me bombarder (si l’on peut dire ça de lui n’est-ce-pas) de versets depuis quelques jours :
« Je me couche et m’endors l’esprit serein ; je me réveille en paix car l’Eternel est mon soutien » Psaume 3 :6
« La crainte que vous avez des hommes tend un piège sous vos pas, mais l’Eternel protège celui qui se confie en lui. » Proverbes 29 :25
Il me rappelle aussi le témoignage de ces missionnaires du fin fond d'un pays d'Afrique noire chez qui nous logions pour un temps,  qui nous avaient raconté qu’un musulman avait voulu savoir qui étaient ces personnes en blanc autour de leur maison la nuit ? Etonnés de ce qu’il avait vu, nos hôtes lui avaient simplement lu ce verset : «  L’ange de l’Eternel monte la garde autour de ceux qui le révèrent » Psaume 34 : 8. Wouahhhh.
Bon, là, je me dis qu’il faut urgemment que je stoppe mon imagination débordante concernant ces vols. Dieu lui-même me protège, monte la garde autour de chez nous. Rien n’arrivera tant qu’Il ne le permettra pas.
C’est pas pour ça que je ne vais pas fermer chez moi, je fermerai à clé, quand même.
Puis je fermerai les yeux pour dormir d’un sommeil paisible, je fermerai mes pensées à ces peurs qui me contrôlent et me paralysent.
Quelqu’Un veille à ma place. Et pas n’importe qui. Même pas peur.

- Article paru dans le "Lien fraternel" été 2012, et oui, parfois j'ai cet honneur... En attendant d'en faire un EXEPRES (je sais, ça s'écrit pas comme ça !) tout bientôt pour mon blog  !! A +)
- Je ne comprends pas pourquoi j'ai des liens qui se sont fait pour certains mots ci-dessus !!! Je n'ai pas fait EXEPRES, pas besoin de cliquer dessus !!!!

dimanche 22 juillet 2012

Marcher lentement

Un mois. Un mois quasiment que je n'ai pas eu le temps d'écrire ce qui se passe (ou pas) dans ma tête !
L'été pour moi est synonyme de dolce vita. Enfin plus d'école, plus de devoirs. Je peux être avec mes enfants. J'ai du temps. Les jours où je ne travaille pas je peux dormiiiiiir, lézarder... ben ouais. Logique. Que faire à part le travail (extérieur au Sweet Home je dis bien) ?

J'ai oublié quelques menus détails. Les enfants sont beaucoup à la maison, donc plus à ranger, à nettoyer. Les enfants ont les vacances, donc plus à véhiculer, à organiser (plus de train-train, niet !). Les enfants ont les vacances. Pas moi. Puisque je travaille à 50% pour remplacer mes collègues qui ont les vacances. Notre maison a besoin qu'on y bosse, puisqu'on est dedans depuis peu, et y a du boulot ! Les enfants ont les vacances. Pas mon homme qui, avec ses 21 chantiers à gérer, amasse des heures supp et.... des heures supp. Pour cette fois, pas d'vacances au loin pour nous.

Bref.
Un de ces derniers jours, me voilà partant tôt au boulot, à pieds, marchant très vite car c'est bon pour le cardio, mais surtout parce que.... je suis pressée,  après avoir mis ma machine à laver en marche, organiser le repas de midi, plier du linge... je croise d'autres dames sur mon chemin, qui courent. Des voitures, qui foncent. Ça se déplace rapidement dans tous les sens. Et moi avec. Tout en organisant ma journée, préoccupée par mes listes de choses à faire chez moi. Et là, au milieu de ce fatras de stress qu'est notre vie helvétique et la mienne en particulier...  il me semble apercevoir quelque chose d'anormal. Je m'extirpe de mes pensées et vois, là tout près, un homme... 
...qui marche.... lentement ! Oui, LEN-TE-MENT !
Un homme qui vient d'atterrir en Helvétie, un homme d'Afrique. Je ralentis un peu ma cadence (mais pas trop, j'dois aller au boulot !) pour le regarder du coin de l'oeil et pousser THE soupir en pensant à la vie de FOU qu'on mène !!! Rien que de l'observer 1/4 de seconde (pas plus !) ça calme, ça fait envie de s'envoler d'un coup pour une bonne p'tite dose d'Afrique bien noire, comme j'aime. Là où même si on n'a pas le temps, on a quand même le temps. Où tout se fait len-te-ment. Parfois trop, oui, mais là, j'en ai besoin. 
Et dire que gentiment nous les envahissons avec nos mails, nos natels, nos idées en tout genre pour gagner du TEMPS.... qu'on perd ailleurs !!!! (et c'est pas mieux !). 

Bref.
Oui... cette période d'été (oui, c'est l'été, je vous le rappelle, ce temps bizarroïdement grizâtre, c'est la saison la plus chôôôôde de notre coin de pays !), que je pensais être bien plus calme, est en fait sans rythme, hyper chargée, je me sens crevée et n'aspire qu'à une chose... 
MES VACANCES A MOI ! 

Un rêve ??
Je viens de trouver deux citations sur internet... 
Une me rappelle gentiment que même pendant mes vacances, le boulot, y en manquera pas :
"Les mères de famille sont les seuls travailleurs qui n'ont jamais de vacances"
Ahhh ouais !

Et donc que la citation suivante est un gros mensonge (en plus, je deviendrais gaga à force, faut se consoler comme on peut) :
"Être en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire".

Donc j'aurai des vacances entre les deux :
Elles seront réussies si, pendant ses deux semaines, j'arrive à marcher lentement et à regarder autour de moi, et pas seulement mes bouts d'souliers (ou d'orteils s'il fait chaud chaud, on sait jamais, ça peut arriver). Et pourquoi pas. Lire ce roman qui m'attend depuis des mois. Là, sur ma chaise longue. 
C'est tout. Bonnes vacances à chacun/e ! ☼

mardi 26 juin 2012

Furax !!!

Aujourd'hui, fiston a une course d'orientation en pleine nature. Il part après mon départ au boulot. La veille, je lui ai conseillé expressément de mettre ses souliers de marche et du même coup lui ai bien expliqué où ils se trouvent. Vaut mieux prévenir n'est-ce point. On ne sait jamais. Message bien reçu, puisqu'il me répond "Oui oui".

Ce matin, au boulot. Je reçois plusieurs SMS de fiston à l'heure où il devrait être déjà loin  :

"Maman !!!!" 
Moi "Quoi ?" 
Lui "Je ne trouve pas mes chaussures, elles ne sont pas dans l'armoire, est-ce que ma soeur les aurait prises ?"
Moi "Sous le lavabo de la lessiverie !!!"
Lui "OK merci !!"
Moi "Je te l'ai dit hier"
Moi "Zèzè que j'aime !" (voyez la maman pleine d'amour que je suis)
Moi, après petite réflexion "Ta soeur mettre du 44 alors qu'elle chausse du 38 ??" (heureusement que j'ai les SMS gratuits)
Plus rien. Silence radio. Donc je pense que c'est OK. Je ne suis plus indispensable à sa vie. Ouf.

Je rentre du boulot. J'ouvre la porte appréciant le fait que je suis la première et que j'aurai quelques minutes de silence et de caaaalme tout en préparant le dîner. Changement de programme subit : mes yeux sont attirés immédiatement par un chemin digne du "Petit Poucet" mais sans cailloux. A la place de gros et petits morceaux de terre sèche. Depuis l'entrée... qui montent les escaliers.... et, j'en suis convaincue, qui vont jusqu'à la chambre de fiston-souliers-de-marche.
FURAAAAAAAX !!!!! Y en a marre d'être prise pour la boniiiiiiche !!!!! Je vois déjà exactement ce qui s'est passé ce matin, quand je vois l'ordinateur qui traine au salon vers une couverture (il s'avère qu'apparemment je me suis trompée, c'est depuis hier soir qu'il trainait là), les corn flakes et le lait non rangés, la tasse vide qui traine sur le bar..... Fiston s'est sûrement pris au dernier moment pour partir. A eu besoin de maman pour trouver ses chaussures qu'il a enfilé vers l'entrée, quand même, et tout à coup a pensé à quelque chose qu'il a oublié, il s'est donc précipité AVEC ses souliers de marche, secs mais pleins de terre, dans sa chambre, en est redescendu aussi rapidement... enfin voilà.
Mais là je suis FURAAAAAX ! Il ne rentre pas dîner, donc je ne peux m'énerver contre lui. Mon mari, rentre, lui qui ne voit en général pas la saleté (il a d'autres préoccupations) est impressionné par cette terre partout. Fâché, il décide de faire passer l'aspirateur à fiston-souliers-de-marche pendant 1 mois (mouais, il rêve encore mon homme !)... moi j'avais déjà décidé de lui confisqué son ipod une semaine et de lui enlever 10 frs à son argent de poche. Bref, mon mari s'empresse de prendre le balai et d'en faire un joli tas à l'entrée que fiston ne manquera pas de voir lors de son retour, ce qui le rendra forcément super mal à l'aise, n'est-ce point.
LE tas ! Joli le tas !

FURAAAAX ! A 13h30, j'attends une amie pour un café. Je m'arme donc de mon aspi (oui, je vous ai bien dit que mon mari rêvait) après avoir rangé ma cuisine, ce qui se fait plus rapidement que prévu grâce à l'énergie de l'énervement, et je passe un coup partout.... et aspire le fameux tas à l'entrée (non sans le prendre en photo avant pour qu'il voie, fiston-souliers-de-marche)... quand même, ça va en même temps, hein, et ma copine devrait arriver, je ne veux pas laisser ce chenil partout !

Voilà. Je suis toujours avec mon Dyson (mon aspi qui (at)tire plus vite que son ombre), quand je vois du coin de l'oeil mon fils rentrer bien avant l'heure prévue à cause du mauvais temps. Sûr, il va s'excuser ! Sûr il va être mal ! Sûr, il va se précipiter avec la balayette pour nettoyer ce qui reste ! Sûr !
Lui : Salut !
Moi, en ronchonnant, lui montrant bien que j'ai vu sa crasse : Salut... (j'attends ce qu'il va me dire... il va s'excuser, c'est mon fils !)
Et lui, d'une innocence pure, mais pure j'vous dis pas comment, de dire : 


"Tu laves tous les jours maintenant ?" 

Moi : "!!!!!!!!!!!!!!!!!?????????????????!!! Grrrrr... RRRR.... Et pis.... Franchement... je suis pas la boniche....attention....marre.....Censuré  "

Il n'avait rien remarqué. Il était trop stressé. Il ne se sent même pas pris en faute. Et ma copine arrive. Et mon sol est nickel. Et maintenant, 3h après, je ne suis plus furax. Alors voilà. Mais bon. L'ipod est quand même confisqué. Et en plus je l'aime mon fils. Il est adorable. Et c'est vrai en plus. Mais y en a parfois quand même marre d'être prise pour la boniche.

Mais ne sommes-nous pas aussi parfois comme ça ? A ne pas voir les dégâts qu'on fait avec nos paroles, nos façons de faire, à ne pas voir ce qu'on sème de moche derrière nous ? Preuve que nous ne sommes et serons jamais parfaites. Ben ouais. Même nous les femmes, si proches pourtant de la perfection n'est-ce pas ?!! Ma prière est souvent celle-ci :  "Seigneur, pallie à tous mes manques, à toutes mes erreurs, ce mal que je fais bien malgré moi, et que je ne réalise parfois même pas." Oui, le Seigneur parfois répare mes dégâts, mais souvent, c'est quand même à nous de faire ce qu'on a à faire, quand on le réalise.

Bref, le mot d'ordre du jour c'est....
"Restons  ZEN, sauf quand nous sommes FURAX !" ☺
(c'était mon p'tit essai philosophique du jour)

mercredi 20 juin 2012

PiercingS

Oui. Je sais déjà ce que vous allez penser en lisant ce qui suit. "Elle n'est pas mûre", "Elle n'assume pas son âge", "Elle est atteinte de jeunisme aigu", "Elle a peur de vieillir", et patati, et patata. Je ne peux pas absolument nier que je suis parfois immature, que j'ai parfois de la peine avec ce 4 en première position de 2 chiffres, que j'ai des épisodes  de crise de jeunisme ou qu'il m'arrive d'avoir quelques craintes devant mon Moi vieillissant... MAIS ! 
Ce n'est pas ça qui m'a poussée à faire un... PIERCING il y a 2 petites semaines ! OK ? En plus, j'étais encore bien jeune à l'époque, à peine 40 ans (depuis, j'ai déjà fêté mes 41, là, oui, peut-être qu'on aurait pu dire quelque chose...).
Bref.
1. Ma fille aînée rêve d'un piercing au nez depuis quelques années. Voilà quelques mois qu'on cherche concrètement où le faire (oui, au nez, ça on sait, mais dans QUEL lieu on va trouver quelqu'un pour faire ce TROU). Parce que c'est pas si simple. Le/la perceur/se ne doit pas avoir le pistolet-perceur-d'oreille (par crainte d'exploser le cartilage) mais un outil spécial perceur-de-nez, ou une aiguille. Eventuellement.
2. Ma fille n'étant pas encore majeure, je dois être présente pour signer un papier. Ben ouais. Ma fille a encore besoin de moi. Yehhhh.
3. Une fois nous allons zà Lôzanne. On s'était renseignée sur internet pour trouver DES lieux où ça se faisait. Déjà un doute percing perçait dans mon esprit en voyant leurs sites internet décrivants les endroits du corps possibles pour des piercings. Et ce sont TOUS les endroits du corps. Quand je dis TOUT, c'est TOUT. Bon. Ces sites zinternet sont affublés de têtes de pirates, de têtes de mort. Pas super joli joli. Pas vraiment à mon goût.  Plus qu'un peu mitigée d'y laisser ma fille. Bon. Nous voilà donc marchant à Lôzanne, mais avant de trouver ces fameux endroits, on monte un super plan : "On passe devant, on regarde dedans et si ça ne nous plaît pas, on continue tout droit, l'air de rien. OK ?". Futes-Futes les filles, hein ? Je voulais être prudente, vu ce que j'avais vu sur internet, n'est-ce pas...Je sais bien qu'on ne risquait rien mais bon. Et ben, on n'a pas poussé une seule porte, et sans se concerter.  C'était trop "space" comme on dit.
4. Les semaines passèrent. Ma fifille, en discutant avec des amies, découvre LA bijouterie où il y a une dame qui fait cela dans les règles, et qui s'y connaît. En plus dans le village de mon enfance. Elle s'empresse de prendre rendez-vous.
5. Et vendredi il y a 10 jours, on y va. Depuis qu'elle a pris rendez-vous, moi, je me demande si je ne vais pas le faire aussi. Voilà 10 ans au moins que l'envie est là. Mais mon homme n'étant pas chaud-chaud à cette idée, j'ai un peu zappé mon envie. Je dois avouer aussi que le manque de courage par peur de la douleur (et j'ai adoré mes accouchements pourtant) me freinait aussi.
Moi, gênée un peu à cette idée envers mon ado de fille, qui-elle-est-une-ado-pas-moi, je lui en parle : "Ça ferait quand même vraiment bête que je le fasse en même temps que toi, non ?" Et elle de me dire que non, il n'y a pas de soucis, et qu'en plus je ne mettrai pas la même boucle qu'elle de toute façon... Ouais. Mais je me dis que je suis aussi limite vieille pour ça, même à tout juste 40 ans....
6. Jour J. Je l'accompagne. Avec une de ses amies qui vient juste regarder. Moi, je sais toujours pas. Je veux déjà voir quelle tête elle fait quand on la transperce. Si elle a mal, hein. Je signe le papier. Elle monte à l'échafaud. "Mais ça fait rien du tout !" qu'elle dit juste après, "Juste l'impression qu'on presse fort le nez !" Voilà, c'est beau, c'est là, le trou est fait.
7. Et moi j'hésite. ça fait vraiment bof si j'y vais aussi. Mais devant mon indécision, ses deux ados que  j'aime beaucoup m'encouragent "Maintenant tu y vas !! Vas-y !!".  Alors me voilà quelques secondes plus tard en train d'essuyer une larme, piercing au nez. C'est fait (la larme, j'en peux rien, c'est l'effet que ça fait quand on nous perce le nez, allez-y pour voir !).
8. Me voilà donc, toute contente, vraiment, de l'avoir fait. C'est ce que j'aime. C'était la dernière occasion.  Même mon homme a très bien accepté. Comme quoi, on se bonifie en vieillissant. N'est-ce pas.
Mon nez. Son nez.

9. Et OUI, je peux toujours me moucher ! NON, ça ne dérange plus après quelques jours d'adaptation.
10. Et vous savez quoi ? c'est que maintenant que je l'ai, il me semble que la moitié des femmes de ma ville en ont. Impressionnant. Rares sont les personnes qui ont remarqué ce bijou supplémentaire que j'arbore à présent.  Ou elles n'aiment pas, donc ne disent rien. Ou elles pensent fortement les phrases que j'ai citées plus haut. Sur ma fille c'est autre chose, c'est moins discret. Là, ça se voit. Bien plus. Et elle a reçu des compliments. Mais pas que.
Allez, un petit challenge pour vous pour la semaine qui vient : essayez de compter les nez percés que vous rencontrez, la quantité en est  surprenante quand vous y faites attention ! Si, si !
Nous méritons admiration de votre part, nous, les courageuses !

vendredi 8 juin 2012

Les notes

J'ai toujours prôné haut et fort que les notes... c'est secondaire. Ce qui compte, pour nous en tant que parents, c'est que nos enfants soient des enfants... "sages". Avec d'autres mots : "qu'ils se comportent bien". C'est pourquoi, lorsque nous recevons leurs évaluations de fin d'année scolaire, nous regardons surtout la page qui mentionne comment ils travaillent en groupe, si les devoirs sont fait, s'ils sont attentifs etc. Nous regardons aussi les notes, mais les félicitons tout autant si ce n'est plus pour le reste. Voilà.
C'est vrai que pour nous, faire de hautes études ne prime pas. En tant que parents, on en a pas fait. Et on s'en sort très bien. N'est-ce pas. L'uni, c'est un autre monde pour moi.
Ayant tous les cas de figures scolaires chez nous, de celui/celle qui a de la facilité à celui/celle qui rame un peu-beaucoup plus, nous découvrons toutes sortes de notes chaque semaine... de la meilleure à la pire. Alors que faire en cas de mauvaises notes ? S'ils ont travaillé, s'ils ont fait au mieux, pourquoi les punirions-nous, quelle que soit la note ?
Oui. Chez nous, nous privilégions un bon comportement. Voili voilà. C'est notre philosophie.
MAIS depuis 6 mois, nous sommes devenus mon homme et moi envers fiston 1er des parents à cheval sur les bonnes notes ! Si si !!! On l'a pas fait exprès, ça nous est tombé dessus comme ça, sans crier gare : je le répète, nous étions dans la peau de parents pour qui rien ne compte plus au monde que de bonnes notes !
Cours d'appui, répétitions intensives... Nous étions toujours derrière notre gars qui, au semestre précédant, avait dangereusement baissé sa moyenne de français :
- Moyenne de français insuffisante égal changement de niveau à l'école. 
- Changement de niveau à l'école égal impossible de rentrer dans l'école désirée par fiston après la scolarité obligatoire dans 1 année.
- Impossible d'entrer dans cette école égal pas possible, croyions-nous, de faire la profession voulue. 

Alors voilà, c'est pourquoi fiston à souffert durant plusieurs mois... Et je peux vous dire qu'il s'est donné de la peine.  En général. Pas toujours. Mais presque.  Il se mettait la pression. Nous lui mettions la pression. 
Bref, on est devenu des parents qu'on est pas. Tra la la.
Et je peux vous dire qu'on s'est énervé. Qu'il s'est énervé. Quand les mauvaises notes continuaient d'arriver, puis après plusieurs mois il s'est avéré que malgré tout... la moyenne de français à stagné. Nous, nous l'accusions de ne pas faire assez d'effort. Lui se défendant qu'il en faisait pourtant. Puis se trouvant nul. Se désespérant de ne pouvoir faire le seul métier qu'il désire. Pour des notes de français.
Bon. Là. STOOOOOOOP ! Mais qu'est-ce qui nous arrive ? En tant que parents, il faut l'accepter ! Fiston 1er et le français, c'est pas l'amour fou. Ben c'est comme ça ! Allez, on va trouver une solution !
Rendez-vous fut pris à l'orientation professionnelle.
On en est ressorti heureux, paisibles. 45 minutes plus tard.
Comme l'a dit l'orientatrice que je remercie +++ : "C'est peut-être une chance de ne pas avoir pu monter cette moyenne de français !" Oui ! Incroyable !!! Elle a dit une chance !!!! Après tous ces mois de dur labeur ! Et c'est maintenant qu'on nous le dit !
Et oui, comme fiston n'est pas trop scolaire, il y a possibilité de faire une autre école, faite de cours puis de stages dans le milieu médical, qui débouchera sur un certificat de capacité et qui, au final, ne prendra pas plus de temps que la fameuse école, pour après ensuite la formation désirée ! Et depuis, en me renseignant à gauche à droite, je n'ai entendu que du positif de cette filière là par rapport à l'autre !
Quel soulagement ! Quelle chance d'avoir autant de possibilités dans notre pays !
Notre zénitude est revenue. On est redevenu les parents qu'on est. L'école, c'est parfois vraiment une plaie. Mais heureusement, il n'y a pas que ça qui compte dans la vie... Et je me dis toujours que si l'enfant est motivé, débrouille,  c'est ce qui compte, il va arriver à quelque chose. 
Le tout, c'est de trouver des solutions. 
Même si les notes c'est pas du joli joli. 

dimanche 20 mai 2012

Pas une femmelette, fiston 1er !

Mon ado de 14 ans n'est pas une femmelette.
Il me l'a dit. Plein de fois. Me l'a assuré à maintes reprises ces dernières semaines :


Moi : - Attention en vélo !
Lui : - J'suis pas une femmelette
Moi : - Tu ne te perdras pas j'espère !
Lui : - J'suis pas une femmelette
Moi : - C'est pas trop lourd ce carton ?
Lui : - J'suis pas une femmelette
Moi : - Tu vas trouver ? C'est rangé là, au fond du grenier ?
Lui : - J'suis pas une femmelette !


Mais depuis peu, il ne le dit plus. Fertig.


Moi : - Simon, tu peux mettre la table ???
Lui : - Ohhhhh, mais là j'ai des devoirs !
Moi : - T'es pas une femmelette ou bien ?
Moi : - Simon, tu peux me porter tout ça à la cave ?
Lui : - Ohhhhhhh, tout ça ??????!!!!
Moi, avec un grand sourire : - Tu n'es pas une femmelette ? Rassure-moi !
Moi : - Simooooooooonnn ! Viens ranger ta chambre !!!!
Moi : - Simoooooooon ! Viens ranger ta chambre !!!!
Moi : - Simmmoooooooon !!!! Ta chambre, je te l'ai déjà dit 15 x !!!! Viennns ranger tout de suite !!!
Lui : - Rrrrrohhhhhhhhhhhhhhhnnnnnnnnnn
Moi : - T'es pas une femmelette ou bien ???? Couraaaaage !!! (même moi, oui MOI,  j'en aurais pas pour mettre de l'ordre dans son fatra !!!)


Lui : - MAIS POURQUOI JE T'AI DIT ÇA MOI ????


Elle en a fait un livre, grâce à fiston 1er,  un post suffira !
Il ne le dira plus. Terminé. Mais c'est trop tard pour lui. Et comme je vous ééééééme, fidèles lecteurs-lectrices-parents que vous êtes, je vous transmets ce super filon....
Mais je ne vous dis pas comme je suis reconnaissante à fiston 1er qui facilitera la vie de toute une génération de parents. Moi d'abord. Yeeehhhhh. Car oui,  ÇA MARCHE !!!! Testez-le sur vos ados-mâles... 


Exemple pratique :  "ordre  (tout ce que vous voulez : -laver les vitres-les WC-essuyer le vomis du chat- acheter des serviettes hygiéniques pour ses soeurs...) + ehhhh, t'es pas une femmelette ou bien ???".
Sur demande, si vous trépignez de reconnaissance, je vous refile son numéro de compte bancaire, il aimerait bien des petits sous.


Femmelette  : homme faible, sans énergie, craintif, sans courage / Se dit d'une femme douillette, gémissante et incapable d'aucun effort.
C'est dit. 


Plus le temps...


J'en ai plus. Presque. A courir à gauche, à droite. Je me réjouis du moment de libre que je vois pointer tout là-bas, mais quand j'y suis enfin je reste couchée sur le canapé, à ne plus pouvoir bouger un seul orteil. Tout en pensant à tout ce que j'aimerais faire, mais je ne peux plus bouger. Frustrant ! Veux pas que ça dure moi !!!! Car quand j'ai un programme dans ma tête, je veux le tenir, contre vents et marées !

Maintenant que je travaille à 40%, depuis 2 petites semaines... j'ai l'impression de courir sans fin : ménage-boulot-repas-devoirs-remplir le frigo-dormir-prendre un livre (enfin!) et tomber aux premières pages... Je sais. Je suis en période d'adaptation et les quelques neurones un peu frais qui me restent là-haut souffrent  de ce changement de régime. Je sais. Malgré l'augmentation de mon taux de travail, du changement de secteur,  je n'ai rien laissé tomber de mes différents engagements à gauche à droite. Mais là. Ça va changer. Car je ne peux plus TOUT faire. Je dois l'accepter. Oui, il faut faire des choix. Moi qui suis une mère au foyer convaincue, c'est un challenge. De prendre du temps pour le travail qui paie. Et d'être sans force à la maison. Je ne suis pas une superwoman. Même si je fais parfois comme si. Même si j'aimerais. GRRRRRR !!! Pourquoi j'ai PAS l'énergie de tout faire ?

Le temps. Courir après le temps. Le temps qui passe. Je ne veux pas que mon travail soit simplement une course après des chimères. Je veux que mon travail aie de la valeur. Je ne veux pas travailler pour gagner des sous. Point final. Mais que mon travail compte. Que ma vie là où je suis apporte un plus, autour de moi, en moi. C'est peut-être un peu gonflé. Mais si non, autant rester à la maison. Si c'est juste pour l'argent -qui rend bien service je suis la première à le savoir mon mari on est convaincu- autant se serrer la ceinture et être là dans mon Home. Là essentiellement pour ma famille.
J'aime mon travail. Je suis contente de ma nouvelle place. Vraiment. J'espère seulement qu'il ne m'épuise pas pour ne pas être ce que je désire être : là, corps et esprit, pour ma famille. C'est ça. Qui compte. Pour moi. Vraiment.
Oui, que chaque chose que je fasse, que ça soit au travail, à la maison, partout ailleurs puisse compter. Pour après. Après ma vie. "Que chaque chose que je fasse, je puisse le faire pour toi, Seigneur, et pas pour mon confort, pas juste pour cette vie." Qui a une fin.
Oui, elle ne dure pas. Ma vie. Aujourd'hui, dans le journal : deux annonces de décès. Deux mamans.  De 38 ans. De 48 ans. Terrible. Triste. Un tsunami dans la vie de ses familles. La vie, c'est rien. Pfffft. Et c'est fini. Et on ne sait pas quand ce sera notre tour. Notre date de péremption est rarement au-delà de 100 ans. Il me semble.
Je veux que ma vie compte. Je veux VIVRE. Apprécier la vie qui m'est encore donnée. Chaque moment. Chaque chose. Le temps passe. Vite. 
Et donner un peu de Ta vie, Seigneur autour de moi, au travail. A la maison. 
Aide-moi, j'en ai bien besoin. A bien utiliser le temps qui m'est donné de vivre.
Plus le temps de faire n'importe quoi. N'importe comment. De ma vie.
Je ne veux plus courir après le temps. Je veux prendre le temps. De Vivre.
Un "sacré" challenge, je dirais même plus, un challenge sacré !

mercredi 9 mai 2012

Oh non ma tresse !!!

Je suis assez fière de la tresse que je fais. Elle est bonne. En général, je reçois pas mal de compliments grâce à ma tresse. Mais jamais sur le look de ma tresse. Car franchement, j'en soigne pas trop l'extérieur. De ma tresse. J'aime pas trop sacrifier un jaune d'oeuf durement pondu par Madame la poule juste pour qu'elle sorte toute dorée du four (la tresse, pas la poule). Je ne suis non plus pas trop douée pour la tresser. Jamais pu avec 2 brins, je la fais avec trois. Ce qui compte pour moi c'est que ça soit simple.... mais bon. Et pis de toute façon, hein, dans notre estomac ça revient bien au même si elle a été belle avant ou non. Bref. Elle n'est pas parfaite. Mais goûteuse.
  • L'autre jour on m'a demandé d'amener une tresse à une rencontre d'une quarantaine de personnes. Ben ouais. Forcément. MA tresse. Ok j'ai dit.
  • Le matin même je stresse d'un coup pour MA tresse. Un p'tit rajout à mon programme chargé : je dois (enfin, c'est moi qui le veux bien) filer dans un magasin de meuble que je ne nommerai pas mais dont le nom commence par I, fini par A et dedans il y a un K. Plus une p'tite lettre que je vous laisse deviner. Bref. Je dois aller à toute vitesse là-bas car ils ont enfin en stock le banc que j'attends depuis des mois, mais seulement en 9 exemplaires. Et je ne veux qu'il me passe sous le nez. Donc ma tresse, je la fais en 4e vitesse. La laisse monter le temps qu'il faut mais elle monte pas. Je tresse ma tresse, mais la pâte me parait collante, mais comme j'ai ce banc dans la tête ça ne me stresse pas plus que ça. Elle monte toujours pas. Quoi ? Mais bien sûr que j'ai mis la levure ! Pas inquiète pour un sou car ma tresse gonfle souvent dans le four, je l'y installe. Mais elle ne monte pas. Bon. C'est pas grave. Ça va, y a pire. C'est une tresse quoi. Pas belle. Mais bon, pas bien pire que d'hab. Et elle sera forcément bonne. C'est MA tresse. Ma marque de fabrique. Ceux qui ont le courage de la goûter malgré son aspect extérieur sont en général  récompensés.
  • Je file donc chez IK.A. Puis à cette rencontre et je dépose MA tresse là où les gens ont déposés leurs plats fait maison.
  • Plus tard. Bizarre. Je mange de la tresse. Elle est très bonne. Mais ce n'est pas la mienne.

  • Au moment de partir, je prends mes restes. Et il y en a. MA tresse est un peu coupée en tranches. C'est tout. 2-3 tranches sont parties vers les tables. Mais le reste est là. Et j'en prends un morceau. Le machouille. Et franchement... Même au goût elle n'est pas formidable du tout. Beurk. Et pas assez cuite, encore toute pâteuse. La honte.
  • Après coup, en réfléchissant au pourquoi, je pense qu'à un moment donné j'ai agi avec cette pâte en devenir comme avec une pâte brisée. Stressée comme j'étais. Je ne les même pas malaxée comme il se doit. Et voilà le résultat catastrophique. Beurk.
  • Le lendemain, je me lève à 7h. Un dimanche. Et je refais de MA tresse. Pour me prouver que je peux encore. Elle n'a jamais été aussi belle. Sans oeufs. Et bonne en plus. Ouf. Mais pas fière de mon coup raté de la veille quand même.

MA tresse ratée, et l'autre..
Combien de fois il m'arrive de me trouver pas mal du tout dans telle ou telle domaine, que ça soit dans mon caractère, dans mes actes, dans mes capacités... Un p'tit brin d'orgueil. Un p'tit brin de "je suis mieux que les autres", de "moi vivante, jamais". Arghhhhh. Et combien de fois, mon orgueil est mis à mal peu de temps après. Me ramenant à la réalité de mon état d'humaine. Tout simplement. Et non de sur-humaine. 
Que dire à part MERCI à Celui qui me le montre ? Qui me montre que j'ai encore et toujours besoin de Lui, de son pardon, de son amour envers moi malgré tout ? Humaine que je suis !