La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 26 mai 2011

Help ! J'sais pas quoi faire !

J'ai une question existentielle qui taraude mon esprit vieillissant depuis quelques minutes : vais-je attaquer, munie de ma patte dernier cri, la saleté sur mes vitres et y mettre une fin très momentanée, ou vais-je commencer le dernier roman de Guillaume (Musso) qui, je le sais, risquerait fort d'être mon maître jusqu'à ce que j'en ai lu le dernier mot ? (le roman, pas Guillaume)
C'est-à-dire que j'en oublierais non seulement la saleté sur mes vitres, mais aussi l'existence d'estomacs à remplir, de poussière à aspirer, de famille à bichonner, de poils à épiler (et ça, avec ce beau temps, c'est pas recommandé...), et même le fait que la nuit est faite pour dormir. Je sais que si j'en commence la première phrase, je n'aurai à l'esprit plus que l'attente du moment M, caractérisé par  3 "objets" : une chaise longue, mon bouquin, et moi entre les deux. Ben ouais.
Livre ?-Mac-Patte ?
Tout en réfléchissant intensément pour trouver THE réponse OF THE après-midi à cette question vitale..., j'me dis que j'pourrais m'passer l'temps un p'tit peu sur Facebook (oui, c'truc vol'temps mais oooohhhh combien intéressant et rigolo parfois... et quand il n'y a plus rien à y apprendre, il y a toujours les jeux sur lesquels se rabattre).
Voilà voilà. Donc, je suis en pleine régression (je viens de lire sur le fil d'actualité (FB) pour la Xe fois que mes parents sont à New York) quand, sans crier gare, une réflexion venue de nulle part me fait part de la possibilité de plutôt écrire un post. Pas mal.
De toute façon, n'est-ce pas, j'ai la conviction profonde que, à part la survenue subite d'un chamboulement phénoménal dans l'organisation familiale (genre maman hors du foyer les autres à la poutze, mais là faut compter sur un 2e BIG BANG. Y en-a-t-il d'ailleurs même eu un premier ? Mais bon, là n'est pas THE question OF THE DAY)... Euhhh donc que... :
... la saleté, sûr de sûr,  ne s'envolera pas. Assurément. Je pourrai putzer quand je veux ! C'est ça qui est méga-génial avec la crasse : c'est qu'on peut la nettoyer quand ça nous chante. NO STRESS, elle est toujours là !!! (j'ai appris ça, une fois, qu'il faut voir le positif en toutes choses, je fais parfois quelques essais)
Mon roman : pas d'soucis non plus. Je me réjouis tellement de le lire, que j'attends THE MOMENT propice OF THE LIFE OF ME. Quand j'aurai la PEACE assurée quelques heures... et maintenant, c'est pas le cas ("oui, oui, tu peux aller prendre une glace mon fils ! Oui, ton copain peut aussi en avoir une !").
FB : attendra aussi, va. Quoique là, je risque de manquer si je ne vais pas faire des coucous à mes amis à moi. Mais bon, 1 heure ou 2, ça devrait aller.
Mon blog : ben oui. Il m'attend toujours. Et quand j'ai une idée faut que je fonce ! Le problème, c'est que l'inspiration n'est pas au top à cet instant, vu que mon cerveau est toujours en train de carburer pour trouver la réponse OF THE... Enfin, vous savez quoi.
Mais les heures passent tellement lentement cet après-midi
C'est fou. Mes quatre enfants grandissant, travaillant un p'tit 30% depuis peu, et ayant des activités autre que mon SWEET HOME, j'ai pourtant de loooooooongs moments de répit, et parfois, je ne sais comment les remplir !
Oui, mes lectrices qui êtes surchargées avec d'adorables-p'tits-bouts-plein-d'énergie-inépuisable-et-inqualifiable-même-la-nuit, sachez que je n'aurais pas cru cela, il y a quelques années, avec mes 4 schtroumpfs qui ont juste 5 ans de différence entre l'aînée et le cadet ! Mais votre tour viendra aussi ! Et plus vite que vous l'croyez !!!(moi, à ce moment-là, j'aurai peut-être déjà des p'tits-enfants... et ça recommencera... euh ! Bon... j'ai dit po-si-tive). Si si !
A moi aussi, on m'l'avait dit. Des tonnes de fois. Mais je ne l'ai jamais réellement cru. "Profites!!!" Qu'on m'disait ! Mais quand on est en plein dedans, dans les couches et les langes et les cris et la saleté et les odeurs et les nuits sans sommeil et la surveillance non-stop, on ne peut y croire. Impossible ! J'vous en voudrai donc pas si vous pensez que j'vous dis juste ça pour le FUN, mais c'est vrai !!!!! IT'S TRUE !! REALY !
Maintenant que j'en suis sortie, de cette petite enfance, c'est quand même violent cette réalité que je  découvre tout à coup lorsque je dis ça, pleine de conviction, aux jeunes mamans :
OOOOOH là là, que je suis vieille !
Bon, mais, il y a encore quelques p'tits trucs à faire : là par exemple, je suis de garde à la maison, pour les allées-venues de mes gugusses. Je viens par exemple de recevoir un SMS de ma grande qui me fait connaître son heure de retour à la gare. C'est tout. Je suppose que c'est pour aller la chercher. Je pourrais faire l'idiote et ne pas y aller. Juste pour voir. Je suis encore là pour les nourrir, laver leur saleté (et oui, encore, j'vous avais dit, pas d'souci !), faire le taxi (comme dans l'exemple cité ci-dessus), les écouter et faire la police. Puis THE END. Bon, vous allez m'dire que c'est déjà pas mal. 
Là, si je me laissais aller à la réalité de mes journées, j'pourrais même assez facilement m'imaginer que ça pourrait bien être le caaaaalme avant la tempête ! Vu que 3 enfants ne sont pas encore vraiment entrés dans l'ouragan de l'adolescence. Mais restons positif au maximum.
En attendant... : "J'sais pas quoi faire !!!! Snif !" Je crois entendre mes gusses tiens. Et qu'est-ce que je fais quand je m'ennuie ? Une balade. J'me prends pour une araignée je vais voir ce qu'il y a sur la toile. De l'écran quoi. Comme mes gusses. Urghhhhhh ! Ne les mettez pas au courant. Merci. S'il n'est pas déjà trop tard. Car mon autorité en prendrait un coup.
Oh la la, qu'est-ce que j'en ai appris, et pas que des belles, sur moi en écrivant ce post. J'crois que j'vais aller m'changer les idées avec mon bouquin...
Mince, cette fois, j'ai plus l'temps. TODAY. Peut-être.



PS 1: je suis assez fière de l'anglicisation de mon post... d'ici quelques mois, ça ne sera qu'en anglais à ce rythme. Cela doit être l'effet "papa-maman aux States". Ça doit me perturber les neurones. Faudra que j'coupe le cordon un jour quand même.
PS 2 : Pour les anglophones euh... vous aurez peut-être réalisé que je suis plutôt bof dans cette langue, mais je n'ai jamais pris de leçon. Si je l'ai esquintée, je ne l'ai pas fait exprès. Veuillez recevoir mes plus profondes excuses venant du fond de MY HEART.

vendredi 20 mai 2011

Bourge, mon fiston ?

L'autre jour, mon tout petit petit dernier, 10 1/2 ans tout de même, se prépare pour aller à la piscine. Puis, au moment de s'en aller, il se regarde de haut en bas sans miroir (ne me demandez pas comment il a fait), et je l'entends dire, déconcerté : "J'ai vraiment l'air d'un bourge".
Je suis en train de faire des devoirs avec ma fille (qui n'en est pas enchantée du tout du tout mais c'est une autre histoire), et sa phrase me déconcentre d'un coup :
- Hein ? Quoi ?
- Ben ouais, quoi, regarde, j'ai tous des trucs de marque !!!
Uhm, uhm, je le regarde, intriguée, car il a l'air perturbé, et normalement, il est plutôt content d'en avoir. Des marques.
Je le parcoure donc du haut en bas :
"Ok ok. Uhm uhm. Billabong-Quicksilver-Nike-Adidas".
Puis de bas en haut pour m'assurer que j'ai bien vu :
"Basket Adidas-Chaussettonpass- Short Nike- Slipconvoipaéçaimieucomça- T-Shirt Quicksilver - Casquette Billabong".
Après cette analyse assez rapidement faite je lui réponds sûre de mon verdict (qu'il connaissait déjà en fait) :
- Ouais mon fils, t'as raison, t'as des marques.
Et j'ajoute : - Mais souviens-toi d'où ça vient, ok ?
Et je retourne à mes devoirs... et lui s'en va à la piscine, les neurones en pleine ébullition, inquiet. Se demandant s'il a l'air d'un bourge. Ou non. Question existentielle à ses yeux.
Pour éclairer votre lanterne éteinte parce que je ne l'ai pas encore allumée, voici un p'tit compte-rendu pour calmer l'jeu au cas où vous auriez vu, choqués, un enfant multi-marques qui m'appartient traîner vers un bassin aqueux et plein d'eau toute mouillée :
En commençant par le bas :
  • Baskets ADIDAS : c'est du solide... si les pieds ne poussent pas trop vite, elles duuuuuuurent. Et en plus elles étaient en action, c'était une très bonne affaire... OK ?
  • Chaussettes : sans marque, héritées du frangin supérieur, et franchement, j'me demande même si elles n'étaient pas trouées... et si elles ne l'étaient pas, elles le s'ront bientôt de toute façon.
  • Short NIKE : reçu gratos d'un copain du frangin supérieur. Très chouette short, qu'il met beaucoup... Merci-la-maman-du-copain-du-frangin-qui-me-lit ;-)
  • Slip H&M : hérité aussi du frangin supérieur, et franchement, il n'a plus trop belle allure, c'est mieux qu'il soit ca-ché.
  • T-shirt QUICKSILVER : oui, là, je dois l'avouer, j'ai craqué. Je l'ai payé le double d'un t-shirt conventionnel. Je fais 1-2 fois par année ce genre de concession pour mes gars. Eux ils préfèrent la qua-li-té. Mes filles plutôt la quan-ti-té. Ben oui. Quoi. Vous n'êtes pas comme ça, vous, j'vous l'demande ? Hein ? A craquer pour votre descendance ?
  • Casquette BILLABONG, achetée au marché de la capitale du pays d'Afrique où nous étions cet hiver... là, je vous avoue son prix : 3000 francs ! Et oui ! Un super prix pour une casquette. Et le vendeur était super content et empressé de nous la vendre ! Ah, oui ! Ce sont des CFA... vous avez quand même pas pensé que... Non ? Là, vous m'blessez ! 3000 frs CFA divisé par 400 font :  7.50 frs suisse, OK ? Et malgré ce prix très bas pour nous, on s'est fait rouler, oui je sais... c'était louche son empressement ! On n'était pas fiers après ça. De vrais bourges (et non seulement on en avait l'air, mais là-bas on l'était assurément).



Voilà voilà... comme quoi : 










Mon fils N'EST PAS un bourge. 


Enfin... vous êtes d'accord avec moi ou bien ?

Euhhhhh, maintenant que j'ai fini mon post, je voulais juste m'assurer de la signification du terme "bourge". Comme vous pouvez le voir ICI, c'est intéressant de voir que bourge veut dire, entre autre,  "qui n'a jamais eu faim". 
Donc, mon fils, tu ne l'es pas. Bourge. Indiscutablement. Tu peux dormir tranquille.


PS : j'ai des problèmes avec les espaces de la fin de mon post.... je n'arrive pas à les enlever... HELP !

mardi 10 mai 2011

L'expérience ACA (Avant-Coiffeur-Après)

Comme tous les matins, je me lève (mais oui, ça m'arrive !). 
Puis j'me réveille. D'un coup.
(oui oui, je me réveille après m'être levée, c'est juste)
 Ca c'est l'résumé.  
Donc maintenant en détail : il est 6h22. Je sors de mon lit bien douillet à grand peine, après le doux tintement  la sonnerie brutale du réveil qui vient de me sortir du pays des songes. Beaux les songes. Disons uhmmmm, bien plus beaux que ce que j'aperçus quelques minutes plus tard à la salle de bain quand je réussis,  après maints efforts, à soulever mes lourdes paupières (qui décidément n'ont pas été très coopératives ce matin-là) : ma tête dans le miroir.
Au premier abord, j'ai cru que mon doux rêve c'était transformé en cauchemar, jusqu'à ce que je réalise subitement que non, je devais être réveillée vu que mes oreilles vibraient encore du son anesthésiant insupportable de mon réveil. Bref, apparemment, ce reflet, là, devant, c'était MOI. 
Une douche froide ne m'aurait pas fait meilleur effet.
Bon, je prends mes mains et avec elles, je me donne quelques coups de doigts dans les cheveux mais ce n'est pas très efficace. C'est sûr, y a urgence. Mes ch'veux ont dû pousser subitement de quelques centimètres cette nuit, je ne sais par quelle magie.  Comme ça, d'un jour à l'autre. Sans avertir. Peux plus rien faire moi. En y réfléchissant un peu, ça doit faire quasi 3 mois que je suis allée chez la coiffeuse. Presque normal donc.
Bref, mon programme ce matin, à part de limiter les dégâts avec force gel et spray,  c'est, vous l'avez bien deviné, donner un p'tit coup d'fil à ma coiffeuse géniale, qui va remettre tout ça en ordre avec ses doigts de fées...

Trop géniale, ma coupeuse de tête ch'veux car, peut-être grâce à ma voix angoissée, je ne sais, elle me fixe déjà un rendez-vous pour le lendemain ! Elle a tout compris. Merci.
Je suis ravie. Mais c'est un p'tit stress tout d'même. 
Top chrono. Moins de 24h, pour trouver ma nouvelle tête quelque part. 
Couleur de ch'veux, ok, mais laquelle ?  Coupe, j'aimerais un peu changer mais quoi ? Mèches, pas mèche ?
Recherches sur internet. Recherches dans mes vieux magazines. Priorité de la journée. Puis je me retrouve avec une dizaine de possibilités. Pfffff.
Mais toutes ont un point commun : foufou, pas frisé et pas blond platine ! C'est d'jà ça. N'est-ce pas.


Il faut que je trouve LA coupe, MA coupe, celle qui a le X-Factor ! (Vous connaissez X-Factor ? Cette émission de téléréalité où des jurés doivent trouver L'artiste, LE meilleur, celui qui a LE X-Factor ? Ben moi, je les comprends maintenant, eux qui doivent choisir l'élu, après de monstres casse-têtes. Eliminer ceux qui leur plaisent mais qui ne conviennent pas etc. Ben je vis la même chose à cet instant. Pour ma coupe de ch'veux.  P'tit moment de compassion terminé.) Et j'vous dis pas, c'est pas d'la tarte. C'est un peu aussi comme au resto, quand je n'arrive pas à me décider pour tel ou tel menu, et que je d'mande conseil à gauche, à droite... mais là, personne pour m'aider. C'est duuuuuuuur !!!!

Mon homme ayant appris que j'irai me relooker, me dit à haute voix (pas très fin, mais bon !) :"Ouhhhh là, il ne faudra pas que j'oublie que tu vas chez le coiffeur..." !!! Ca, il l'a bien dit.  Car une petite remarque sympa et positive, pleine d'admiration devant sa femme si merveilleusement belle à ses yeux, avec sa nouvelle coiffure trop top fait réellement un bien fou à nous moitié de l'humanité sensible à ces choses-là n'est-ce pas. Tandis que ne rien voir.... ça risque plutôt d'assez mal passer. Moui. Ce serait pas un super point pour lui quoi. Bref, mon homme se sent tout à coup mis sous pression... comme s'il n'en avait pas assez avec son boulot. D'la pression. Pourtant, je lui ai simplement dit que j'allais chez la coiffeuse. C'est fou.

Me voilà donc le lendemain, avec mes photos imprimées de mannequins superbement "photoschopés" (ça s'écrit comment struc ?) et peignés dans mon Freitag (c'est mon sac à main, au cas où)... assise chez ma coiffeuse, en train de regarder dans d'autres bouquins un choix de coiffures, de couleurs, etc.
Wouahhhh, je tombe en pâmoison devant une coupe superbe. C'est elle ! Elle l'a ! LE X-Factor !  Carré plongeant, fou fou. Et blond. Mais après réflexion, très très très rapidement faite disons, je choisis un brun foncé avec reflets prune. Et pas de mèches. Cela m'énerve tout d'même de rester assise au moins une demi-heure de plus pour ça, et de vider aussi un peu plus mon porte-monnaie. N'est-ce pas.
Voilà, bla-bla sympa avec ma coiffeuse, décision, bla-bla, couleur, découpage  coupe, bla-bla, déplaçage, lavage, massage... de retour sur ma chaise, les ch'veux reluisant de propreté , la peau du crâne et le cerveau tout endormi par le  massage, je me sens euhhh... ben, splasch, flagada, glauque, décontractée, déconnectée dirais-je de mon cerveau.
Moussage, séchage, hein ? bla-bla, corrigeage, blabla, gelage, et sprayage- ooohhh ! bla-bla ? Me voilà toute neuve ! C'est moi ça ?
Moui, là, il faut tout d'même que j'm'y fasse ! Disons que la couleur que j'ai choisie est TRÈS foncée, quasi noire... je me sens toute pâlotte là-d'ssous...
Miroir  pour voir l'arrière. La coupe, géniale. J'aime. Au final, je suis très contente. Mais ça change !
J'aime changer de tête, j'aime savoir pourquoi j'ai payé le coiffeur, mais j'aimerais que personne ne voie que j'ai changé de coiffure.... oui, allez savoir pourquoi. J'aimerais rester incognito... et là, je sens que c'est raté !!!
Voilà voilà.
Retour à la maison. Je fais le dîner. Les enfants rentrent de l'école. Premiers contacts avec ma famille. Suspense.
Une : - "Ehhhhhh maman !!! Tu as fait des ch'veux roses ????" (mais non, c'est des reflets prunes !)
Une autre, sérieuse : - "Ehhhh, c'est des reflets roses ou violets ?" (arggggghhhhh !)
Un avec un p'tit sourire en coin : - "Ehhhhhh m'man !!!! T'as la même coupe que Philomène(bon, c'était pas un compliment, fais exprès j'crois en plus)...
Tiens, pour une fois personne me dit la phrase type : "Ben, t'étais mieux avant". Fort rare ! Positif ?
Et le dernier : - Ah ouais, pas mal !!! Euhhhh.... attends... (là, il me regarde avec concentration)... tu as l'air... uhhhhhmmm... d'une GOTHIQUE !!
ARGHHHHHHHHHHH !!!!
Bon, je reçois un SMS de mon homme (je suis sûre qu'il se répétait tout l'matin comme une litanie : ma femme est allée chez le coiffeur-ma femme est allée chez le coiffeur- ma femme...) :
 - "Comment la coupe ?"
SMS de moi : - "Pas d'risque, tu ne vas pas oublier que je suis allée chez le coiffeur, ton-fiston-à-toi-pas-l'mien-même-si-c'est-quand-même-moi-qui-l'ai-couvé m'a dit que j'ai l'air d'une gothique".
J'en reviens pas. Une gothique, c'est pas vrai, j'ai l'air d'une gothique ??? C'est pas vrai ou bien ? Bon, j'ai rarement vu une gothique avec les ch'veux roses. Moi. Ni violet. Je me force à me consoler avec ça.
Et le soir, dernier verdict, mon homme rentre à la maison, le regard inquiet angoissé... Puis j'y vois un soulagement. Ouf. Cela à même l'air de lui plaire, en plus il me le dit. Ouf. 3 mois de répit.
Le p'tit mot d'la fin : 
J'ai raconté en rigolant à une connaissance de quoi mon fils trouvait que j'avais l'air....
 et elle m'a répondu tout sérieusement : -
"Ahhh oui, j'aurais pas pensé... mais maintenant qu'tu l'dis... "
Bon.

dimanche 1 mai 2011

Chocolat je t'aime, j't'aime plus. J'crois.

C'était il y a quelques semaines. 
Effarée par toutes les plaques que j'achetais chaque semaine, et surtout affolée car ce même chocolat disparaissait dans nos 6 estomacs au même rythme... et ayant  fait un rapide calcul des frais astronomiques occasionnés par ces achats... (même si je profite fort souvent des -30% sur le prix de la plaque pour en faire quelques réserves pour les semaines suivantes...), je pris une décision historique de mémoire de famille à nous. 
Donc, au vu des points ci-dessus, je décidai ceci, et je procédai comme cela : 
Un jour à table, devant ma famille réunie, pompeusement et très prudemment avec des pincettes faites exprès pour ça mais avec l'autorité tout d'même que me confère mon rôle de mère es famille, je déclarai :
"FERTIG, FINITO, KALASS, THE END, quand il n'y aura plus de chocolat, vous saurez, j'en achèterai pas de sitôt... La prochaine fois que nous aurons de cet aliment vital chez nous, Helvètes en puissance, ce sera à Pâques, dans 2-3 semaines. OK ?"
"QUOI ?!" Qu'on m'a répondu, choqué... mais avec un p'tit doute tout d'même sur la véracité de mes propos. J'appuyai ma décision en leur expliquant le prix hebdomadaire de cet achat en gros. 
Bon... le pire n'a même pas été à cet instant-là, mais plutôt quand il n'y eu vraiment plus de chocolat nulle part à la maison. C'est-à-dire quand l'incroyable arriva.
Le traditionnel bout'd'choc après le repas de midi a été d'un jour à l'autre ter-mi-né. Vous auriez dû voir leurs mines dépitées... : "Alors, on prend quoi comme dessert ?". "Ben rien", que j'réponds. Quand même. Fastoche.
Mais, un matin, à la maison, je fus interrogée par mon comportement bizarroïde... 1-2-3-4 fois, j'allai à la cuisine, ouvrai le frigo, et le refermai aussitôt (et j'avais mieux à faire que ça, j'vous dis)... les premières fois je fis semblant de rien, mais ce geste étrange et incontrôlable se répétant, j'en réalisé tout à coup la raison et j'en fus fort humiliée. D'un coup. A cette vérité crue :  j'avais une fringale de choc, et il y en avait PAS ! Et s'il y en avait eu, j'en aurais MAN-GE !
Et je réalisai que dans le passé pas si lointain que ça, j'accusais souvent injustement les autres membres de la famille (surtout 1, le plus vieux, dont je tairai le nom par égard pour sa personne que j'aime, d'autant plus que lui c'est généralement justement. Que je l'accusais.) en découvrant le chocolat diminuant à vitesse grand V. 
En fait, j'en étais moi aussi, fort possiblement, responsable.
BREF ! Ce furent tout de même des débuts difficiles... mais petit à petit, ce symptôme de manque fait : "BLI !" ! (il faiblit donc), et nous vivâmes heureux et sans la guéguerre quotidienne suivante :
quoi-cette-plaque-est-déjà-finie ?, l'autre-est-meilleure-j'aime-pas-le-chocolat-noir !, lui-il-en-a-eu-plus !, eh-maman-t'as-vu-combien-il-en-a-prit ?, qui-c'est-qu'a-piqué-de-mon-meilleur-chocolat ?, etc. 
Bref, des jours de quiétude et de BONHEUR suivirent
Mais, mais, MAIS, MAIS...
Pâques arriva... bien vite... et la chasse aux oeufs, transformée dans ma belle-famille en chasse aux lapins-en-chocolat entre autres mets subtils arriva. Juste un truc,  dans ce fatra de traditions, nous n'avons pas oublié tout de même ce qu'est la fête de Pâques. Mais bon. 
Donc. Nous rentrâmes avec 3x4 lapins pour nos enfants + 1x1 gros lapin pour mon homme (qui, quelques jours avant avec des yeux du chat dans Schrek 1, me dit qu'il aimerait recevoir un lapin lui aussi)... C'est-à-dire, sous-total : 13 lapins. Sans compter les 1x4 déjà reçus quelques jours auparavant, +1 lapin de luxe de mon homme reçu au boulot (ouiiiiiii, vous vous rendez compte ??? De vrais grands enfants ses hommes !!!), + 1 énorme lapin de mon mari, salaire pour un service qu'il a rendu à quelqu'un. Et moi. + 0. ZÉRO !!! No Comment. No tout compris. Vengeance peut-être. Mais non.
Donc, cette année, nous nous sommes retrouvés avec... 19 lapins !
Et la guéguerre reprit de plus belle : eh-t'as-vu-tout-c'qu'il-a-pris ? , non-on-casse-pas-mon-lapin !, c'est-moi-qui-veut-l'oreille !, eh-il-a-cassé-mon-lapin !, non-pas-de-lapin-dans-la-chambre, ne-laisse-pas-ton-lapin-au-soleil, non-on-ne-saute-pas-à-pieds-joints-sur-le-lapin-pour-le-casser-.... BREF.
Petit à petit, là, au rythme d'un lapin disparu par... jour, et d'un kg pris par... jour (je dis 1 kg pour 6...), j' me dis que je vais organiser plus souvent 1 mois-bonheur. C'est-à-dire 1 mois de quiétude familiale, où je n'achèterai point de chocolat. 1 mois où les dépenses-chocolat pourrait être données ailleurs, ou mises de côté pour un projet familial. 
J'me dis que ce serait pas si mal. Et sage. Vais-je résister à la tentation en parfaite helvète que je suis ? Suspense donc.

Et pour finir, pour vous les fins gourmets, un truc de moi : Le chocolat dans l'frigo : j'adooooore le craquement du chocolat bien dur sous les dents, en plus c'est moins écoeurant et on peut en manger plus ! Si si... Problème, oui, pas d'miracles, les calories gardent leur puissance gonflante.