La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 26 avril 2014

Ca bouge dans l'nid !

6 volatiles. Dont 4 poussins. C'est le contenu du nid en question. Le nôtre.

Poussins ???? J'ai écrit POUSSINS ??? Plutôt poulets, fini l'duvet. Les plumes sont bien là. Quelques tentatives d'envol ont déjà eu lieu. Mais ils reviennent encore dans le nid. Qui devient trop étroit bientôt. Ça piaille. Ça bouscule. Les tripes de maman-volatile. Nos nuits. L'énergie de papa-volatile (qui est prêt à chercher ses poulets à toute heure du jour et de la nuit pour les ramener en sécurité au nid). Les cerveaux de nous (pis faut pas qu'il oublie ça ! pis elle, elle a pensé à ça ? et pis si, et pis ça..). Nos journées. Le nid est parfois mis à mal. Nous, le couple de volatiles en perd quelques plumes (mais ça r'pousse). Les poulets ? Ça rêve. Ça organise ou pas leur avenir. Ça s'enthousiasme. Ça déprime. Ça a mal. Mais ça lézarde aussi (les pattes en l'air).  Ça aimerait étendre ses ailes plus vite. Sans effort de préférence. Mais leurs plumes ont besoin d'un petit ou gros réglage, de quelques petites améliorations, d'un rodage ou deux, avant un envol long, loin, définitif.

Bref. La tempête avant le calme. Le nid effervescent avant... le nid VIDE. Je sens que ça approche. Là. Vite. Beaucoup trop vite.
  • Mes larmes ont coulées, coulées comme il y a longtemps plus (tiens, ça m'rappelle quand j'étais p'tite !). Quand j'ai appris que ma poulette (oui, bon, c'est dans le thème du post), celle qui est sortie de son oeuf la première donc, a décidé de partir sur un nid-flottant-pas-l'nôtre-du-tout  dès qu'elle aura obtenu son diplôme. En Asie (pas l'arbre d'à côté). Faire de l'humanitaire du volatilaire (Logos Hope, OM).  Pour au moins 1 ans. Pourquoi pas 2 ? Wouahhhh, super chouette !! 
  • Mais mais..... ET MOI ? Et pis mon rôle de maman ?
pleurs-snif-pleurs-snif-la fin d'une époque dans notre nid-pleurs-snif-pleurs-snif.BREF.
  • J'ai prié, prié. Pour que poulette 1ère ne parte pas si longtemps loin de moi. A moins que, à moins que ça soit la volonté de Dieu. Et j'ai dû accepter, accepter, re-accepter qu'elle décide finalement, convaincue, de partir pour... 25 mois.
  • Lâcher-prise. Apprendre à remettre ma cocotte entre les mains de Dieu. Accepter cet état de fait. Miraculeusement après quelques mois (car je me connais, moi, mère pluS-poule que pas-poule), Il m'a donné vraiment la Paix face à cela. Même si je sais que je vais encore pleurer. 4 mois. Dans 4 mois, elle se sera envolée grâce à ses ailes toutes neuves, toutes lisses. Et loin. Très loin. Très loin de moi.
Et une de moins. Une. A même pas 19 ans. 

Voilà bientôt 10 ans que nous accueillions notre 4e enfant. Notre poussinnette venue des contrées africaines.

Nous aurons vécu pendant 10 ans avec nos 4 enfants. 
Et c'est déjà presque fini.

Tout ça ne serait pas le pire, si ça ne faisait pas rêver toute ma descendance fraîchement sortie de l'oeuf, nouvellement plumée. De voyages, de séjours au loin, d'aventures. Loin du nid. Le p'tit der, encore un peu duveteux, a osé me dire que peut-être dans 3 ans il sera loin. Lui aussi (et il est fort en math, mais là, il a dû se tromper dans ses calculs. Car on sait qu'il ne pourra nous quitter si tôt. Loi oblige. Allez, youps, tais-toi et retour sous mes ailes maintenant, poussinou !).

Il faut je crois que je me mette à boire plus. 
De l'eau bien sûr.
En prévision de toutes les larmes que je verserai.
Et toutes mes tripes vont se tordrent, encore et encore. J'aurai des moments où je me sentirai amputée. Quand un à un, ils prendront leur envol. Ce sera pas d'la tarte.

Je dois apprendre aussi le lâcher-prise. J'ai pas l'choix. C'est ça, ou vivre dans l'amertume. Je dois m'adapter. Les lâcher. Mes poussins à plumes. Arrêter de les couver (j'ai comme l'impression que ça ne les branche plus trop en plus). Parfois c'est épuisant de vouloir les garder sous nos ailes, de vouloir veiller sur eux, contre leur volonté. Non ?

Il faut aussi je crois, j'en suis sûre, que je me rapproche toujours plus de Dieu. Que je prenne du temps pour lire Sa Parole, pour que j'en boive ses mots. Qui eux sécheront mes larmes. Pour apprendre toujours plus à Le connaître, Lui qui tient tout dans Sa main. Lui seul peut me donner  Sa paix malgré les bousculades de mes +/- plumés qui déséquilibrent dangereusement notre nid... dans cette période folle de transition entre nid en équilibre précaire avec contenu plumeux qui se bouscule et prend de la place, et nid bien stable, avec plus que deux volatiles avec quelques plumes abîmées... (mais qui vont continuer de voler gaiement-je-le-veux, avec quelques vols planés pour se reposer de temps en temps. Tout de même).

Et je dois assumer la réponse à mes prières : que ma descendance fasse de bons choix dans leur vie. Une vie avec Dieu. Qu'Ils vivent pour Lui. Car la vie, ce n'est pas qu'ici, sur cette terre. Si non, ça n'vaut pas l'coup. Et pis c'est court. Et pis ça passe vite. Jésus a payé de Sa vie pour que notre vie ait un but et qu'elle duuuuuuuuuuuure au-delà de quelques vols ici-bas...

En fait. Je dois dire MERCI. C'est tout.

L'Éternel est ma force et mon bouclier; En lui mon coeur se confie, et je suis secouru; J'ai de l'allégresse dans le coeur, Et je le loue par mes chants.
Psaumes 28:7


Une histoire de plumes encore : même si cocotte 1ère sera loin de moi, Quelqu'un avec de belles énormes plumes super méga géantes bien plus efficaces s'en occupera :

Celui qui demeure sous l'abri du Très Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant. 
Je dis à l'Éternel: Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie! 
Car c'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur, De la peste et de ses ravages. 
Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. 
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
Psaumes 91:1