La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


dimanche 26 décembre 2010

Premières impressions

L'homme au sac de hockey, c'est le mien ;)
Après 4 jours d'Afrique, je pose cette question à ma descendance :
Est-ce que vous reviendrez une fois au Tchad ?
Nathan : ben, j'sais pas, peut-être, ou bien un autre pays d'Afrique…
Simon : ah, oui, sûr !
Ema : ouiii !
Salomé : NON !
Voilà voilà… il ne me reste plus qu'à développer tout ça… mais nous
vivons tellement de choses en très peu de temps, que ça sera bien
difficile de vous expliquer le pourquoi du comment… je vais tenter,
tout d'même !!
Salomé, c'est clair, n'a pas envie de revenir… elle n'avait pas envie de venir non plus. Le manque de confort, la poussière qui colle à la transpiration, les douches froides, la nourriture, toutes les mains que l'on doit serrer et qui n'ont pas une propreté helvétique (elle en utilise du désinfectant !), les odeurs pas formidables de toutes
sortes… Et les Mc Drive qui manquent sur les routes. Sans parler des petites bêtes : en arrivant de l'aéroport à 2h du matin, la première chose qu'elle s'est tout d'abord assurée, c'est qu'il n'y ait aucune araignée… et ce qui n'arrive JAMAIS arriva : une araignée de 1,5 cm de diamètre est tombée des cheveux de Simon… elle a fait une crise de nerf… (avec tout ce qu'elle imaginait de l'Afrique plus les deux nuits précédentes sans dormir, ça n'a pas aidé !)… L'araignée, on l'a tuée, mais dormir sans moustiquaire n'a pas rassuré ma fille. C'est la plus grande araignée qu'on a vu… Par contre, elle fond devant les canetons,ânons, chiens, poussins, chevreaux (pas ceux qui sont dans les assiettes !) et tous les animaux qu'on peut apercevoir en brousse.
Notre fille va au-delà de ses possibilités, elle est admirable, vraiment. D'être ici lui demande énormément ! Après visite de l'hôpital de la mission dans un village (un hôpital reconnu dans ce pays) et particulièrement de la salle d'hop et du service de chirurgie, elle est heu-reu-se d'avoir été opérée en Suisse…impressionnée de voir dans quels conditions ils sont hospitalisés. Le premier jour, le fait d'être regardée, appelée, embêtée dans les rues vu sa couleur de peau la dérangeait beaucoup… puis, elle s'est dit qu'en fait, on vivait un peu ce que vivent les stars !
Je suppose que Nathan ne sais pas trop parce… ben… il a manqué Noël avec sa famille… c'est lui qui en parle le plus. Il a un peu l'ennui.Mais autrement, le match de foot avec des enfants de ce village où nous étions 2 jours, les animaux, son p'tit copain "Avocat" de 10 ans qui l'a invité chez lui un moment, et qui a un… crocodile domestique d'un mètre, dans un bassin d'1,10 mètre de long… tout ça lui a plu. Ce même copain lui a offert quelques taros de son jardin (racines qui se mangent comme des pommes de terre). Avocat était aussi très content de jouer avec l'appareil photo de Nathan. A la capitale, mon fils trouve les ronds-points très "bourges". C'est vrai que ces ronds-points apparus il y a 2-3 ans et qui sillonnent la ville un peu partout, sont
de vrais jardins, avec bancs, fontaines, jolies petits lampadaires comme dans le premier film de Narnia. La ville se transforme, c'est effarant ! Nathan ne comprend non plus pas pourquoi on ne peut pas donner à tous ces gens par exemple souffrant de polio, qui viennent demander des sous, pour réparer par exemple leur "vélo", leur chaise roulante qu'ils déplacent en "pédalant" avec leurs mains… Il a aussi vu que nos restes de limonades que nous n'avons pas pu finir, on été distribué par le monsieur a qui appartient le "resto" où nous nous sommes arrêté sur la route du sud, à de pauvres enfants avec leurs gamelles.
Pour Ema, ce pays, c'est son pays d'origine. Donc, son cœur lui appartient. Un peu. Mais le premier jour, de voir cette ville, toutes ces choses (pauvreté, saleté, animation, circulation…) qui nous frappent, nous, venant de l'Europe, l'a fait éclater en sanglot. Elle n'a pas pu expliquer le pourquoi. Le lendemain, la rencontre avec sa famille d'origine, lui a fait un bien fou, elle a vu d'où elle venait…beaucoup d'émotion… même si ici les gestes d'affection sont quasi inexistants à nos yeux d'européen. Ce fut quelques heures merveilleuses. Nous avons été reçus comme des rois, avons eu l'honneur de manger une chèvre tuée exprès pour nous. Nous avons même pu manger à table, avec fourchettes et cuillères, dans des assiettes… et eu des bananes et du café pour le dessert. Même Salomé a mangé. C'est dire. Ema depuis, me semble plus apaisée. Contente.
Mais le fait d'être la seule noire de la famille, n'est pas trop facile. Au village, un africain m'a interpellé à sa manière en medemandant "Celle-là, elle vient aussi de Suisse ?" J'ai répondu oui, que c'était ma fille ! Il a répondu "Ah, c'est bien c'est bien". Mais Ema n'a pas apprécié ça. De se faire remarquer ainsi. Pas évident pourelle. Qu'elle aille n'importe où, ça sera comme ça.
Pour Simon, l'Afrique l'attirait déjà. Je sens bien que ce sera un voyageur plus tard… j'en suis contente pour lui… mais là, au fond de moi, je sens déjà une petite crainte. Moui, mon cœur de mère. J'ai
quand même quelques années devant moi jusque là. En brousse, dans ce village à 5-6 heures de route de la capitale, Simon a beaucoup joué au foot… d'abord avec la balle en plastique un peu dégonflée de ses nouveaux amis d'ici. Difficile de savoir qui joue avec qui… mais bien vite, ce sport international les a liés…. le
problème, c'est qu'eux, ils jouent toujours au foot. Pas comme mes fistons, qui jouent sûrement plus au foot sur la Play-station que pour de vrai, à part en été. Donc, il a fallu bien lutter pour avoir de temps en temps la balle. A pieds nus dans la poussière… et parfois dans les ronces (aïe ! on n'a pas des plantes de pieds à la peau dure et tannée, nous !). Les enfants parlaient français, mais un français presque incompréhensible pour nous. Mon fils, il disait souvent "désolé" en jouant. Du coup, tous les enfants ont commencé à dire désolé pour un oui ou pour un non… c'était marrant. Là, au but, se tenait un gars de 14 ans, avec un bandeau IKEA autour de la tête (maintenant vous savez à quoi peuvent servir les poignées des gros sacs bleus ikea)… il était grâce à cela facilement reconnaissable (pas évident de différencier tous ces noirs aux cheveux frisés !) ! Le
lendemain, mes gars ont amené une bonne balle de foot ramenée de Suisse. A la fin, comme c'était le 25, et la dernière journée pour nous dans ce village, mon fils a dit que c'était KDO de Noël pour eux ! Cela a beaucoup palabré, presqu'une guerre, jusqu'à ce qu'ils reviennent vers lui et lui demande si c'était juste à celui à qui il l'avait donné ou pour tout le monde : Simon a dit que c'était pour tous et qu'il fallait qu'ils la prennent chacun leur tour chez eux ! Ils lui ont tous fait un signe d'appréciation, ils étaient contents ! Je n'étais pas là, à ce moment là, c'est mon fiston qui m'a raconté ! Très difficile de faire plaisir, sans faire de jaloux !
Voilà, nous sommes à présent de retour sur la capitale pour 3 jours avant un autre voyge. Simon trouvait que c'était un super KDO de Noël de revenir ici le 25. Oui, quand même, la maison est plus confortable ici, par contre plus difficile d'avoir des contacts avec les gens du pays, contrairement à nos 2 jours en brousse. En même temps, c'est bien de vivre à nouveau plus à l'européenne, pour digérer tout le vécu…
Ah ! Et c'est vrai, c'était Noël l'autre jour ! Il faut quand même que
je vous souhaite de bonnes fêtes ! J'ai un p'tit peu réalisé que cela,
lorsqu'un homme tenant un sapin artificiel d'un mètre décoré TRES kitchement de boules et de guirlandes de toutes les couleurs et bien brillantes, et le visage presque caché par les multiples guirlandes colorées et brillantes autour de son cou, s'est approché de notre voiture pour nous vendre son produit !
Alors voilà, je vous souhaite encore de bonnes fêtes ! Ici, les nuits
sont fraîches (autour des 20°C, un peu moins le matin), les journées
environ 35°C. Et c'est la saison froide. Heureusement qu'on est venu à
cette période !
Pas d'électricité toute la journée ! Enfin, après avoir enclenché le groupe électrogène, je peux vous poster ça !

mercredi 22 décembre 2010

Comme prévu

 
Comme prévu, dimanche, au petit matin dans la nuit, nous sommes partis sur les routes enneigées en direction de l'aéroport, pour y arriver à l'heure... prévue.
Et notre programme rôdé... a commencé à "foirer". Plutôt bien même.

Petit extrait de notre voyage :
1er jour :
12h d'attente dans l'aéroport helvétique, 3 enregistrements de nos plus de 130 kg de bagages, pour 3 vols différents... dont 2 annulés, et 1 où nous étions en liste d'attente. Pas trop d'espoir qu'on nous avait donné, la liste était longue. On se voyait déjà rentrer à la maison ce soir-là. On en avait pas envie. Puis enfin, place dans un vol à 21h30, mais sur Orly, et non sur Charles de Gaule (ne faisons pas les difficiles !). Vieux, l'avion. Bruit, tremble de partout. Première fois que j'étais aussi peu rassurée. Arrivés à Paris, nous avons cherché la neige... ça aussi c'était pas prévu.Il y avait bien quelques petits tas par ci par là d'une dizaine de cm. Mais à part ça...?!!
Vers minuit, après une course effrénée dans une navette folle (nous nous attendions presque à décoller !) sur les routes givrées(on a attaché notre ceinture, sans qu'on nous le dise !)  dont le "pilote", givré (!) lui aussi, freinait juste avant les radars , chargés de plus de 200 kg de bagages, nous sommes arrivés dans l'aéroport prévu à la base. Soulagement.
Puis, nous avons cherché un endroit, dans ce lieu plein de courants d'air, pour reposer nos corps fatigués d'avoir attendu et espéré toute la journée, car bien sûr, notre correspondance pour l'Afrique, partie 3h après l'heure prévue, était déjà bien loin de ces soucis glacés. Mais toutes les places intéressantes(bancs et coins abrités), étaient déjà squattées.
Là, un ange (!), s'est approché de nous, et nous a dit discrètement de le suivre... car les familles, paumées comme nous, avaient droit à un super endroit pour dormir. Nous nous sommes attendus pendant quelques minutes à aller à l'hôtel(que nous savions pourtant pleins à ras bord) ... Je m'imaginais déjà une bonne douche, un bon lit et du chaud.  Jusqu'à ce que nous nous retrouvions au bout de l'aéroport dans une salle sans courants d'air, tapissée où nous avons reçu couverture, matelas de sol, une bouteille d'eau et 2 biscuits chacun. Presque sous l'oeil d'une caméra de la TV. Reconnaissants que nous étions (qu'ils nous avaient pas filmé entre autre). 15 minutes avant nous n'arrivions pas à nous imaginer dormir sur le sol glacé et pas vraiment propre de l'aéroport. Et c'est entourés d'une bonne centaine de personnes, de toutes couleurs, de toute cultures, ronfleurs ou non, bébés perturbés et l'exprimant très fort, que nous nous sommes mis en position horizontale, barricadés derrière nos bagages. Ema s'est très vite endormie. Nathan a difficilement trouvé le sommeil, Simon a dormi à même le tapis (son matelas n'était plus là au matin), Salomé a fait nuit blanche, ma moitié et moi avons dormi 3h à peine... et pas d'une traite.
2e jour : réveillés vers 6h,courbaturés et pas reposés, nous avons pu admirer la tempête de neige se déroulant là, sous nos yeux, à travers les fenêtres. Moui. Au lieu de nous retrouver les pieds dans le sable chaud. Difficile de se trouver à manger. Les fils y sont longues. Mais on a le temps. C'est le 2e jour que nous mangeons petits pains en chocolat, chips ou autre. Nous qui n'avions RIEN mais vraiment RIEN pris à grignoter. Croyant être nourris dans l'avion. Encore faut-il y être  ! Mon homme était sur la liste d'attente pour le vol vers l'autre continent. Juste pour lui, il n'y avait pas de place. Il fallait confirmer encore nos billets pour ce changement. il a réussi à confirmer notre vol en "zappant" la fil d'attente de plusieurs heures devant Air France (certains avaient attendu plus de 6h la veille !!!). Il a juste posé la question à un autre ange, n'étant pas sûr s'il devait vraiment confirmer. Et il a dû le suivre directement pour le faire. Et ouf, il y avait assez de place pour lui sur ce vol. C'est vers 13h seulement, que nous avons eu confirmation que l'avion partirait vraiment ce jour-là (mais jusqu'à la dernière minute, nous en avons douté !). Après une quinzaine d'heures à tirer nos 200 kg de bagages, nous avons pu enfin les enregistrer. Et être allégé de 130 kg. J'vous promets que cette cure d'amaigrissement expresse nous a fait du bien.
Vol prévu à 16h15. Repoussé à 18h15. Dégivrage de l'avion (pas du pilote, c'était celui de la navette qui était givré, pas celui de l'avion). Décollage 18h45. Difficile décollage, sur ces pistes enneigées, d'après les pilotes qui en ont parlé à mes 3 plus jeunes veinards qui ont été invités dans le cockpit.
Après un bon repas chaud que j'ai dévoré, le film que j'aurais voulu voir, nous sommes tombés... au pays des rêves. Mon homme a enfin senti la fatigue... jusque là, l'adrénaline le maintenait.
Et nos enfants ont été FORMIDABLES !!!! IMPRESSIONNANTS de patience ! Comme je ne l'aurais jamais prévu ! Le plus dur a été les dernières heures avant l'enregistrement de nos bagages... C'est moi qui n'en pouvait plus. Une deuxième nuit comme ça, non. Une 3e journée d'attente ? Non merci. Démoralisée que j'étais. Ema aussi, peur de ne pouvoir voir son pays d'origine.
Et MOI, qui avait tellement soucis des aléas de la vie en terre africaine ! L'aventure a commencé bien avant ! Comme quoi, la vie ne se déroule jamais comme prévu ! Et que nos soucis ne servent à rien (bon, je le savais déjà bien avant !). Super expérience que ça a été, et je suis super fière de ma progéniture.
Et je ne suis pas triste d'avoir quitté la neige, tiens !

mercredi 15 décembre 2010

Voyage rime avec... bagages.


Et cela à mon GRAND désespoir. Pfffff. Et je dirais même plus : GRAND voyage rime avec GRANDS bagages ! Et j'en suis accablée. Je suis stressée, je me réveille la nuit en pensant à l'une ou l'autre chose à ne pas oublier depuis 1 semaine. Me voici donc le matin, avec des valises sous les yeux... j'ai beau faire rouler mon roll-on à la caféine dessus, elles prennent racine. Suspendues. Là. Une de chaque côté de mon appareil olfactif. 
Bon, elles pourront toujours servir, on en manque.

Plus de 200 kg qu'on peut prendre. En tout. Pour toute la famille. 6 x 35 kg. Et plus de la moitié n'est pas pour nous. Nous voyagerons donc (très) léger au retour, car nous aurons laissé plus de la moitié du chargement là-bas... et nous aurons perdus du poids, moins de la moitié j'espère.
Et cela grâce à la tourista. Entre autre. 90% de malchance qu'on la chope j'ai lu. Et franchement, je n'ose pas trop m'attarder à l'idée. Car... supposons que nous ne l'ayons pas en même temps. Cela dure en moyenne 3 jours. Symptômes : fièvre parfois, vomissement, bien sûr diarrhée où et quand on veut pas (les toilettes publiques c'est pas l'top là-bas, disons que c'est au bord la route. Voilà.), et faiblesse à garder le lit. Nous sommes 6. 3x6 = 18. En général, ça commence le 3e jour. Nous restons 20 jours là-bas. Vous comprenez mon angoisse ?(du coup, je prends une cargaison de Carbo-Levure en prévention avec nous en espérant que ça marche... le pharmacien a dit que ça peut. Pas trop convaincu le pharmacien). Mais je sais aussi que j'ai tendance à penser que le pire va arriver, alors j'ai décidé de m'imaginer que le meilleur pourrait se réaliser (je sais que Georges Clooney est déjà allé dans ce pays, peut-être vais-je le croiser... et je profiterai de lui demander un rabais sur les capsules, dont je suis un peu accro).
BREF ! Tout ça, on verra dans les prochaines semaines ! De toute façon, c'est jamais comme on l'imagine. (Adieu Georges ! Et voilà que mon pessimisme reprend le d'ssus...Je VAIS le voir, Georges ! Oui ! A la TV au moins... et voilà, ça recommence).

Une partie de ce qui est pour nous

Ah ! Oui ! Les bagages. Les listes, j'aime. Mais celle qui date de 10 ans et remise à jour chaque année ne suffit pas (je me souviens du soulagement, à chaque fois que j'enlevais biberon, p'tit lit bébé, couche, doudou, puis petit à petit remplacés par lunettes, un enfant en plus, MP3, maquillage, tous les habits de l'armoire de mon aînée, euh on gagne pas vraiment au change...). Bon, au premier coup d'oeil, j'étais contente. Ski : pas besoin, bob pas besoin, pantoufles, non. Grill : non. Bonnet, gants et bateau-gonflable-avec-les-rames : chouette, j'peux tracer. Oui, plus des 2/3 de ma liste a été éliminée allégrement. Il faut juste 2 paires de chaussettes, un pull au cas où, une brosse à dents, quelques t-shirts... et quelques pagnes. Et des tongs. Fastoche et vite fait !
Puis, après "cumulation" de la liste familiale avec la liste "voyage en Afrique noire"... uhm. Que dire. Mon soulagement a fondu comme neige au soleil d'Afrique à midi.
Une partie de ce qui est pour eux

Se sont rajoutés : quelques réserves alimentaires (barres de céréales, condiments, chocolat), des médicaments (toute la pharmacie au cas où), nos produits de douche (on risque de les utiliser 1-2 fois là-bas), crème solaire (mais oui ! J'vous fait envie ? 37°C qu'il fait aujourd'hui !), maillots de bain (peut-être les utiliserons-nous mais même pas sûr et je suis sérieuse pour une fois), quelques trucs pour aromatiser l'eau pour cacher le goût de Javel, ou autre..., quelques petits cadeaux de Noël pour mes schtroumpfs (et mon homme mais chuuut, il ne le sait pas encore !)... Des ordinateurs portables, des vêtements, mes bouquins, des cadeaux à distribuer là-bas à nos connaissances africaines et européennes (fondues, chocolat, agendas, casquettes, vernis à ongles...) du courrier... Sans parler des occupations pour les enfants : DS, livres, livres, livres, crayons et papiers, balles de foot. Car là-bas, peu d'écrans. Adieu PS2, DVD, TV. Et si écran il y a, il faut de l'électricité. On pourra parfois avoir cette chance. J'espère.
Alors voilà que maintenant, dans quelques coins de l'appartement, s'entasse un bric-à-brac de toutes sortes. Et c'est que moi qui sait OÙ est QUOI. Gare à celui ou celle qui va y mettre le nez ou pire... les mains !
Et dans moins d'une heure, mon mari arrivera avec le sien (filtres à eau, ordinateurs...) et il va essayer de caser tout ça dans les sacs & valises que nous avons ! Je veillerai au grain, que je retrouve nos multiples affaires à notre arrivée (il est trop fort pour ranger le maximum de choses dans le minimum d'espace, mais moi ce que j'aime pas, c'est que ben... tout sera déplié, mélangé, arrangé de manière à remplir chaque recoin de vide. J'ai décidé de ne pas dire trop mon avis, ce soir. On verra si je tiens. Car c'est pas parce que je décide, que j'y arrive. Sinon je serais quasi parfaite. J'vous dis.)
Il reste 4 nuits. Et nous partons. A l'aventure. A 4000 km. Au Sud. Un pays qui vit de SI. On est un peu fou. Tant pis. On ne peut plus reculer. Et c'est bien de foncer malgré les craintes. Sinon on ne ferait rien. Et c'est un rêve qui va se réaliser. Mais ça ne sera pas toujours le rêve. J'espère que ça ne sera pas le cauchemar. Je sais aussi que Dieu est là. Que tout est dans Sa main. Qu'Il nous aidera dans les moments pas évidents, comme Il l'a toujours fait.
Alors mon désir est que  SI tout fonctionne comme JE l'ai prévu (uhm uhm) je continuerai mon blog pour vous envoyer un peu de chaleur. J'ai bidouillé un ordinateur Second Hand qui profite de notre voyage pour finir sa vie outre-mer, afin que j'ai la possibilité d'écrire sans être toujours connectée. Il y a déjà un problème. La batterie tient 15 min. 
Là, maintenant, je ne désire qu'une chose, avoir TERMINE cet empaquetage. Etre dimanche matin à 7h30, et partir.... LOIN ! Loin du froid, de la grisaille, du stress... 
Nous voici, AFRIQUE !
A bientôt de là-bas et SI jusque là, je n'ai pas la possibilité de le faire,
 je vous souhaite de bonnes fêtes !

mercredi 8 décembre 2010

Nous ? Une famille parfaite ?

Je suis un peu gênée ces derniers temps pour une raison bien précise. Ben oui. Nous avons envoyé une lettre de nouvelle familiale à des connaissances proches ou perdues de vue depuis longtemps, avec les plus belles photos prises durant l'année (j'vais pas mettre des moches quand même, n'est-ce pas) et un résumé de notre vécu annuel. Nous avons eu quelques réactions sympas en retour. Mais celles qui me rendent bien songeuse, c'est celles du style dites avec emphase et sourire extasié : "Quelle belle famille !!". Moui, je ne sais pas s'ils le pensent vraiment. Si oui, c'est que nos news n'étaient pas représentatives de la réalité...
Alors voici, ci-dessous, quelques petites anecdotes pour remettre les choses à leur juste place. Car loin de moi l'idée de faire croire que notre vie est irréprochable.
Tout d'abord, mmhhh, mon mari... et moi. Non, nous ne sommes pas un couple de contes de fées se souriant sans arrêt avec les yeux brillants d'amour malgré nos avis, caractères, goûts divergents. Parfois, il m'irrite. Si si ! (et j'ai cru comprendre que moi aussi, je peux l'exaspérer aussi, sans grands efforts... j'ai toujours pas compris pourquoi. Ah ! ben c'est p't'être parce que... ?). Par exemple, la semaine passée, mon mari, ayant oublié quelque chose sur la terrasse a osé sortir, sous mon regard choqué en... chaussettes. Vous vous souvenez ? Ca n'était déjà plus l'été, le froid, de la neige partout. Même sur notre terrasse couverte. Le voyant ouvrir la porte, puis s'engager sur les pavés enneigés, ma réaction ne s'est pas faite attendre (je suis plutôt du genre à parler puis à réfléchir après) : "Mais !?! Pas en chaussettes !!! Il y a de la neige ! Elles seront trempées, tu vas mouiller partout dedans !". Et non, je ne me suis pas exprimée avec un coeur rempli d'amour (juste pour mon sol). Du coup mon mari m'a répondu sur le même ton (genre GRRRRRR) qu'il n'était pas bête et qu'il a visé (il était fort en tir quand il faisait l'armée) les pavés secs et sans neige (en regardant bien, uhm, j'ai vu qu'il n'y avait pas tant de neige que ça). Bref, je me suis tue... moui, il ne va quand même pas aller en chaussettes dans la neige, quelle idée !
Pour continuer  sur le thème "chaussettes" : parfois, j'en laisse traîner.... oui ! Il est vrai que la légende vieille de l'Age de la chaussette (après l'âge de la pierre quand même) veut que ça soit l'Homme, le Mâle, le Vrai, qui laisse exprès n'importe où ses effets pour que sa (toujours) tendre et douce épouse ait l'extrême privilège d'en prendre grand soin avec grâce et joie infinie. Ben le mien, il ne les laisse pas traîner. Snif ! C'est plutôt moi qui, chaque soir, enfile des chaussettes (il faut dire que mon mari n'aime pas que je mette mes pieds glacés vers lui pour me réchauffer, donc je n'ai pas le choix) pour avoir assez chaud aux pieds pour m'endormir... et la nuit je me réveille tellement j'ai chaud aux pieds, et du coup je les enlève et les jette dans le noir... parfois, le lendemain, je dois faire des recherches dignes de Columbo pour remettre la main dessus. Je pourrais continuer sur le sujet... vous pouvez toujours voir mon autre post sur ce thème ici .
Mes enfants aussi ne sont pas toujours sages et plein d'amour entre eux. Ben oui. Les chats font... les chats (parole pleine de sagesse qui sort souvent de la bouche de ma maman, allez savoir pourquoi !).Voilà que l'autre soir, nous étions à la fin d'un spectacle et j'étais en pleine discussion avec quelqu'un. Quand, tout à coup, je vois Ema et Nathan courir. Puis Ema tape plusieurs fois son frère sur la tête, sous nos yeux. Donc, je lui dis d'arrêter, en merveilleuse maman que je suis. Et vous savez ce qu'elle me répond ? "Mais c'est Nathan !". Ben oui. Évident.  Là, j'ai quand même dû rire. Mais je sais aussi que mes garçons ont la fâcheuse tendance d'enquiquiner leurs soeurs, tout en discrétion... et que souvent ce que je vois ou/et j'entends, c'est la pointe de l'iceberg !
Non, c'est pas toujours le paradis chez nous !
Autre chose, que je dois vous avouer. La pire je suppose. Tous les dimanches ou presque, nous allons à l'église. Et c'est mieux d'arriver à l'heure. On est en Suisse. Et le dimanche, personne n'aime trop se lever tôt. Notre cerveau est réglé sur "weekend". Le culte est à 10h. Malgré cela, c'est bien fini de déjeuner tous ensemble ce jour-là (c'était pas prévu dans mes rêves de jeune maman ça). On est 6, on a 2 salles de bain. Certains dimanches, ça va. Tout roule à peu près et nous arrivons à l'heure sans trop d'accrocs. C'est tout juste si on ne chante pas dans la voiture (ça n'est pas arrivé souvent en fait). Mais en général, c'est le stress. Et on ne peut pas dire que nous nous préparons dans une bonne et sainte (!) humeur.  La maman que je suis fait une remarque aux enfants qui  ont renfilé leurs vêtements qu'ils ont mis plusieurs jours, alors je vais farfouiller dans leurs armoires pour trouver quelque chose à leur et à mon goût. Ou à l'aîné qui a les cheveux crades je lui dis de filer illico presto à la douche. Il a l'âge où plus personne n'a le droit d'aller en même temps que lui dans la salle de bain, donc la grande soeur (par exemple, selon les dimanches) est en train de l'enjoindre de se dépêcher en tapant sur la porte. Certains doivent se laver les dents mais refusent d'entrer dans l'autre salle de bain où règnent des odeurs de centrale nucléaire prête à exploser. Enfin, vous voyez un peu non ? En même temps que je donne mes ordres, je suis devant mon armoire à me rechanger pour la 5e fois et à hésiter : "Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ?"(va faire un tour chez C&A comme disait la pub, mais 1. j'aime pas ce magasin, 2. c'est dimanche 3. euh pas l'temps), mais comme l'heure file, je ne me casse pas la tête, et je m'habille comme chaque jour, ou presque (viiite un collier pour faire un peu plus "dimanche"). Quand je vois mon fils sortir de sa douche, les cheveux longs dégoulinants (sur mon fameux sol !) je lui demande de les sécher avec le sèche-cheveux (par -10°C, vaut mieux). Et non, au risque de vous décevoir, il ne me répond pas en souriant : "Oui, ma maman chérie !" en se précipitant sur l'objet en question.
Quand, enfin, comme d'hab, la dernière arrivée (moi ! car jusque là, je n'ai pas réussi à me préparer !) est dans la voiture (customisée par moi, mais ça c'est une autre histoire ici ), nous essayons de nous décontracter durant les 5 minutes de trajet (parfois j'aimerais franchement avoir une église plus éloignée). De changer d'état d'esprit. De calmer celle qui n'est pas motivée du tout mais alors pas du tout à aller au culte (ma grande n'y a plus d'amies, et c'est le désespoir). Moi (je n'y arrive pas toujours !) de me retenir de faire une remarque à mon fils aux cheveux toujours trempés, et à mon autre fils qui a mis ses vieilles chaussures, et à mon mari qui, franchement aurait pu mettre une autre chemise... Nous essayons d'arriver calmes et sereins à l'église de mettre un sourire sur nos visages stressés et énervés, et SURTOUT dans notre coeur, le plus VERY important. Moi qui déteste l'hypocrisie...
Ouf. Et c'est assise au culte, que parfois je sens une main venant du banc derrière moi  (enfin... d'une humaine assise à l'arrière pour être plus précise) qui remet en place une ou plusieurs étiquettes qui dépassent du col de mon pull ou de mon t-shirt ! Hihihi !
 Alors voilà. Maintenant, vous savez que nous ne sommes pas une famille parfaite, c'est dit.
En plus, ça n'existe pas. J'espère au moins. Sinon, je serai découragée, à tout jamais.
Mais ma famille, je l'aime, j'en suis fière, c'est la mienne. Et bizarrement, toujours encore et malgré tout, j'ai ce rêve que les relations y deviennent presque idéales. C'est avec nos tout proches qu'on apprend le plus. C'est parfois dur, parfois génial. Désespérant ou passionnant.
Je ne m'en passerais pas.
Merci Seigneur, pour ma/la famille !

mercredi 1 décembre 2010

Mon fils se sent viril !

Mais pourquoi ça ? A peine 13 ans ou presque, et il se sent déjà un Homme, avec un grand H. Un vrai aventurier ayant traversé des moments d'intenses difficultés et en partie grâce à moi quand même. Comme vous le verrez ci-dessous. Oui, il a des stigmates de durs combats vécus. Il en est fier, un vrai mec. Même que c'est pas vrai.
Oui, mon fiston a des cicatrices. Un peu partout. Les urgences, il connaît. Plus que ses frère et soeurs il est vrai, mais pas tant que ça non plus. Bon mais... qu'a-t-il subi comme "épreuves" pour en arriver là ?
Mmmmh, parlons de la première. Celle-là, il faut que je l'avoue une fois quand même par écrit. J'espère que vous ne serez pas choqués ! Alors mon fils a environ 3 ans quand... ben, étant assis tous les 3 par terre (donc avec Salomé, 5 ans), je leur raconte une histoire, avec force gestes dans tous les sens (je devais être particulièrement en forme cette fois-là). Mes ongles ne devaient pas être très courts. Pas très longs non plus. Mais suffisamment pour faire, sur la douce joue de peau de bébé intacte de mon futur ado (j'imaginais pas à cette période qu'il y arriverait si vite !), une belle griffure assez profonde ! Je précise tout de suite aux personnes outrées que je n'ai quand même pas dû aller aux urgences pour ça. Mais ça a eu de la peine à cicatriser. Des semaines, des mois et.... des années, puisqu'encore maintenant, on la voit (mais il faut le savoir quand même). Bref, je me souviens de ce matin à la Migros, où la caissière, voyant cette balafre bien rouge digne d'un pirate, a demandé avec intense compassion à mon bout d'chou assis dans le caddie :"Mais dis donc, qu'est-ce que t'as fait à la joue ?" Et lui, de répondre trop clairement à mon goût  : " C'est ma maman !". J'ai bafouillé quelque chose, je ne sais pas si elle m'a cru. Mais bon, ils m'acceptent toujours à la Migros (faut dire que j'y dépense beaucoup).
Et de une !
Il devait avoir 5 ans quand, en faisant le "fou" avec un copain, il heurte un radiateur avec sa tête. Directement aux urgences que nous sommes allés. Mais la colle a suffit  (mais oui, je ne savais pas que ça existait) !
Je me souviens aussi, comme le copain s'est reproché la blessure de mon fiston, et il n'y était pour rien ! Je sais que sa maman lit mes posts... alors voilà ! J'espère qu'il s'en est remit depuis ?
Et de deux !
Ouh, là. L'histoire du couteau suisse. Celle-là, je ne l'aime pas. Mais alors pas du tout. Rien qu'en y repensant j'en ai la chair de poule. Voilà que vers 7 ans je pense, son rêve était de non seulement avoir un couteau suisse, mais en plus de le manipuler !!! Non, mais ?!!  J'ai beau être une mère géniale et pleine de confiance en tout temps (non ?), mais là, franchement, moi je ne le sentais pas. J'ai déjà la trouille de tout ce qui coupe un peu trop. Alors, à force de l'entendre insister, on a décidé avec mon mari qu'on devait d'abord lui apprendre (quelle sagesse n'est-ce pas ?), et qu'il devait l'utiliser seulement en présence d'un adulte, tout tout proche l'adulte...(moi j'aurais même dit que c'est l'adulte qui devait tout faire). Je ne devais donc pas être la formatrice en question, car je déteste ces trucs et ça me stresse. Il devait le ranger à la cuisine, et le demander quand il le voulait (et pas à la mère que je suis, car je lui aurais répondu non de toute façon, hein). Bon, un jour il va chez son grand-père avec son papa, et je ne sais plus comment ça se fait, mais il était avec ce couteau tentant dans sa poche. Puis, assis dans le jardin, il a commencé à le manipuler, à l'ouvrir. Puis l'a fermé.Trop vite. Sur sa main.... ARGGGGGGGGHHHHHHH  !
Il n'a pas osé le dire tout de suite, car il a réalisé à ce moment-là qu'il n'avait pas suivi les règles !!! Mais bon, le sang coulant  euh... voilà quoi... Son grand-père lui a mit comme à la vieille époque sa main dans une bassine d'eau (!!). Rouge est devenue l'eau (après coup, on m'a raconté que la génération encore en-dessus, aurait fait pipi sur la blessure, donc que dire à part...ouf ?).Ayant reçu un téléphone de ces hommes un peu affolés, j'ai pris mon fils et sa main en main (sans la bassine !!!) et nous avons filés aux urgences. Il a eu plusieurs points, en était quitte pour aller à la piscine un bon bout de temps, et... un tendon n'a tout juste pas été sectionné. Du coup, je peux vous dire que c'est seulement l'année passée, qu'il a recommencé à manipuler un couteau suisse. Et maintenant, j'ai  confiance, il a le bon âge. Et l'expérience lui a servi !
Et de trois !
Voilà... d'autres petites cicatrices (qui n'en a pas ?) aux genoux et ailleurs, suite à ses exploits sportifs, à sa glissade sur les pavés autour de la piscine communale (là, en fait, son genou aurait mérité un point ou l'autre, mais on n'est même pas allé aux urgences).
4-5-6-7... lui seule en connaît le nombre, et encore !
Et la dernière, la dernière il y a moins d'un mois. La plus belle. La plus fun. Et qui lui met assurément une énorme touche "virile" pour le restant de ses jours. Il a subi une ablation d'un os, qui ne poussait pas du tout où il devait (franchement, il a osé !), sur le fémur, près du genou. De la grandeur d'un pouce, l'os. Le bistouri du chirurgien a dû couper en deux un tendon pour enlever cet intrus inutile et gênant. Puis, 6 points pour fermer la plaie ! Il a dû passer une nuit à l'hôpital pour ça.

Deux cicatrices : à la main et au genou !


Et voilà le résultat, il en est fier !
A l'heure où les dames (et les hommes !) essaient d'effacer les signes du temps par des produits miracles ou de la chirurgie, mon fiston, lui, est tout fier d'être balafré, rayé et abîmé de partout !

samedi 27 novembre 2010

Gâtés, pourris... et la reconnaissance alors ?

Je le suis... ils le sont. Mais eux, (oui, eux, ma descendance à moi) j'ai l'impression qu'ils ne le réalisent même pas. Et ça m'énerve. Cela me rend triste aussi. Je pense à ces enfants, qui seraient déjà tellement heureux d'avoir bien moins que ce que les miens possèdent. Et non, pour eux, c'est naturel. Désespérément naturel d'avoir TOUT ce qu'ils veulent, ou presque.
Pourtant, j'vous promets, j'avais pas prévu ça. Mes enfants à moi devaient être calmes, souriants, pleins de compassion, d'égards pour autrui (particulièrement envers leurs frères et soeurs bien sûr) et... satisfaits en tout temps. Comme moi (uhm uhm).
J'avais oublié un détail un peu embêtant : ils ont aussi mes gènes...
Ben voilà qu'un jour, Nathan se fâche car je ne veux pas qu'il utilise le vélo de sa soeur. Nathan a 2 vélos. D'après lui je suis terriblement injuste. Enfin, c'est ce qu'il me fait croire en tout cas. Oui, je sais, il n'a pas encore eu de vélo neuf (ah, être le p'tit der !). L'un il l'a "hérité" de son grand frère. En super état qu'il est (le vélo et le grand frère). Et l'autre, c'est un BMX acheté d'occase 100 frs, 4-5x moins qu'il valait neuf. Et il est beau en plus. Mon fiston en était si fier quand il l'a reçu pour son anniversaire... il y a à peine plus d'un mois !!! Et maintenant ben, voilà ce qui m'a fait bondir, puis rugir : "Maman, ils sont nuls mes vélos, celui d'Ema il a des suspensions, il est beaucoup mieux, et puis, elle l'utilise même pas !".  "Non non et non ! que je réponds à nouveau c'est exclu ! Tu as deux vélos, tu vas sur un des tiens GRRRRRRRR". Là me revient à l'esprit tout ce qu'on a fait pour trouver un BMX à moindre prix et valable, déjà qu'on était pas trop convaincu qu'il ait besoin d'un 2e vélo (vous avez déjà vu quelqu'un aller sur 2 vélos en même temps vous ?!). Des semaines que ça a duré, de discussions, de recherches sur internet, dans les magasins... Nous avons même prié pour qu'on trouve le chouette BMX à moindre prix qui satisfasse et les parents, et le quémandeur en question. Ce qui s'est réellement passé en plus. Au moins pour un temps.
Parlons de mon autre gars qui a économisé pour avoir lui aussi un super vélo, et sur lequel on l'a entendu discourir durant plusieurs semaines matin-midi-soir-depuis sa douche-pendant les repas-devant la TV- pendant ses devoirs-au téléphone et dans ses rêves (auparavant c'était pour une 3e guitare, mais bon, il a réalisé que jouer avec 3 guitares en même temps...). Il a disserté en long et en large sur ses doutes concernant son choix de couleur, de marque, ou de magasin. Parfois, il faut que je l'avoue humblement, j'en avais un peu disons... marre. Le  chapitre vélo s'est terminé au moment où il l'a payé et enfourché, tout sourire. Et, pendant 2 jours, il a exprimé sa joie de l'avoir, comme il était super, et qu'il avait de supers suspensions...(indispensables, les suspensions) .Wouah, on a profité au max de ce laps de temps où nos oreilles et notre esprit ont pu un peu se reposer. Ça n'a pas duré. Ouf, le vélo est resté super à ses yeux (encore heureux !), mais il (pas le vélo, mon fils) a commencé à nous parler de ceci : "Maman, c'est possible que j'installe un studio d'enregistrement dans ma chambre ? Regarde, là, sur ce site, il est 200 frs." Oui, bon, là je passe sur ma réponse, qui est réellement sans intérêt... uhm... juste du genre, que je ne voulais pas entendre parler de choses de cet ordre pour le moment. SOIT CONTENT DE CE QUE TU AS SANS DÉSIRER TOUJOURS PLUS !!! Oui, lui c'est le spécialiste des grandes dépenses après économie de ses petits sous, recherche de petits travaux pour amasser au plus vite (ça c'est tout à son honneur !), ne pas dépenser son argent de poche, et savoir 6 mois à l'avance ce qu'il va faire avec l'argent qu'il recevra à Noël et à son anniversaire. Par exemple en début d'année, il a économisé pour une PSP (Traduction : Play-Station Portable). TOUS ses copains en ont une, il nous a bien dit TOUS. Six mois après il l'a revendait. Il y avait joué 10-20x. Et je passe  sur la vieille époque "avion télécommandé". Bon. Sachez que mon fils se calme. Maintenant comptent pour lui la guitare, et le vélo ! Et ça dure depuis plusieurs années pour la guitare, une bonne année pour le vélo. Et je trouve que ce sont de bons choix. Tout d'même. J'ai juste quelques sueurs froides quand il me parle de sa future moto. Quand il s'ra grand. Passons.
Ma grande, elle, c'est plutôt  achats de musique & vêtements.... à peine son argent de poche elle a, à peine disparu il est. Elle se dit "accro au shopping". Elle l'assume. L'accepte. Le vit très bien. Mais, elle réfléchit beaucoup avant un achat. Maintenant qu'elle fait parfois du baby-sitting, ça lui arrive même d'avoir une réserve durant un certain temps. Progrès il y a. Dans son porte-monnaie elle avait mis ce texte : "Ma volonté est forte, mon porte-monnaie est fermé, je n'ai aucune envie d'acheter..." (Texte repris du film "L'accro au shopping"). Cela la faisait résister un moment... mais le t-shirt en question par exemple la poursuivait assidûment, et à la première occasion, le voilà entre ses mains. L'avantage, c'est qu'on ne lui achète quasi plus de vêtements !
Ma p'tite par contre achète peu. Très peu. Rarement. Mais si quelque chose lui plaît vraiment. C'est vite décidé, elle en fait l'acquisition.
Bref, je m'éloigne je m'éloigne... Nathan, outre utiliser le vélo de sa soeur, a d'autres rêves comme la PS3 (imaginez, on a la vieille PS2, une vraie pièce de musée), le nouvel i-pod, et... essaie de convaincre son papa d'acheter le nouvel ordi d'Apple. Il a bon goût mon fils. Mais il n'y arrivera pas.
Voilà voilà. C'est fou le monde qu'on est. Dans l'temps, quand j'étais jeune, il y a bien bien longtemps donc, au temps des dinosaures, on était pas comme ça. Bien sûr, on avait des souhaits, mais on ne voulait pas toujours le dernier truc sorti, le dernier truc à la mode, et  de marque. Il me semble en tout cas. J'aime pas me dire aussi que ben... c'est peut-être à cause de moi qu'ils sont comme ça. Car moi aussi je suis une privilégiée. Et souvent, j'ai ce que je veux. Presque tout.
Mais ce que j'aimerais vraiment, c'est que mes schtroumpfs deviennent conscients que nous faisons partie des 20% des humains les plus favorisés de la terre. 
Et qu'ils puissent en être réellement RE-CON-NAIS-SANTS. Et apprennent à partager.
Qu'ils réalisent aussi, que toutes ces bonnes choses dont nous profitons, que nous pensons "normal" d'avoir, sont un cadeau de Dieu. Un des multiples signes de son Amour pour nous. Que nous ne méritons pas en plus.
Tout simplement.

Et que jamais, moi aussi, je ne l'oublie.
Alors MERCI !
Et par rapport à cela, j'aime beaucoup ce texte : ici

vendredi 26 novembre 2010

Prière du matin

Aujourd'hui je vais en voir, des visages :
anonymes, étrangers pour la plupart.
On se croisera.
Certains vont saluer, parader.
Bien intentionnés ou non, ils iront plus loin, et puis...
tout sera de nouveau comme avant.
A moins que...

A moins que tu m'aides, Seigneur,
à mettre un sourire là où vient le cafard;
Un mot là où a germé la solitude;
Une étincelle de soleil là où n'est plus
qu'un coeur de cendres.
Et peut-être qu'après tout, c'est un peu dans ton coeur
et dans tes yeux
que je les aurai mis, Seigneur.

Qu'en toi ma journée soit bénie !

Auteur inconnu

mardi 16 novembre 2010

Voyage voyage...

Tiens ! Ces deux mots l'un après l'autre me rappellent une chanson d'un autre temps. Les vieux (comme moi) s'en souviennent, j'en suis sûre ;)
Mais ce n'est pas pour épiloguer là-dessus que j'ai choisi ce titre, vous vous en doutez bien (quoique). Je pense que ceux qui me suivent en VRAI ou sur ce blog, ont pu décrypter quelques indices concernant un éventuel voyage nous concernant. BEN BRAVO C'EST VRAI ! Vous êtes trop forts !
Depuis des années, nous mettons nos petits sous de côtés pour faire LE voyage FAMILIAL vite avant que... ben... on se retrouve tous les deux, ma moitié et moi-même, tous seuls. Et fatigués. Après avoir vécu plusieurs années avec 4 ados. Oui. Sûr. Le dernier moment, c'est maintenant. Avant que nos oisillons chéris commencent à quitter notre doux nid (fait de poils et non de plumes. La preuve ici). Que c'est joli.
DONC, pour en revenir à nos oiseaux (euh, à nos moutons cette fois-ci), voilà plus d'un an que nous avions décidé que cet hiver-ci serait le bon. Oui, nous retournerons dans le pays où nous avons vécu 3 ans, et d'où nous sommes revenus il y a 11 ans déjà. Trois semaines. Notre rêve c'est d'y aller en famille, pour que notre descendance voie, réalise, que le monde ne se limite pas à notre chère Helvétie, riche, sans accroc, sans péripétie particulière à vivre, où tout roule presque sans problème et où nous sommes gâtés, que dis-je... pourris. Bref, en tant que parents, nous avons envie de remettre leurs pendules à l'heure. Pour que dans le futur, ils réalisent et soient vraiment reconnaissants par l'extrême chance qu'ils ont. Pour ne pas oublier. Et nous non plus (!). Si possible.
Cette fois j'en reviens à mes oisillons. Et aux responsables du nid. Cet avant-voyage, nous le vivons chacun différemment. Selon notre caractère. Intéressant.
Voyez plutôt :
- Pour Nathan : il est heureux, même s'il a peur des animaux enragés depuis notre passage chez le médecin. Il n'est jamais allé ni en avion, ni en Afrique. Il est curieux de découvrir ce pays, et de montrer sa DS aux petits africains. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. A voir sur place.
- Pour Ema : elle est contente, tout en ayant des craintes de ce qu'elle va y (re)découvrir, car pour elle, c'est un retour au source, pays où elle a vécu les 5 premières années de sa vie. Elle y redécouvrira ses origines, sa famille biologique. Émotions en tout genre en perspective.
- Pour Simon : lui, il se réjouit à 100% et réalise la chance qu'il a d'y aller. Voyager l'attire. Il a déjà mit de côté des maillots de foot qu'il n'utilise plus pour les donner là-bas. Il s'imagine y jouer du foot avec les enfants des quartiers. Dans ces bagages : plusieurs balles prévues... qu'il ne ramènera pas.
- Pour Salomé : aïe aïe... Disons que  l'impatience la taraude. Mais d'être de retour. Rien qu'à l'idée de toutes ces ÉNORMES araignées qui pullulent là-bas et qui vont lui courir après en hurlant (les araignées hurlent, oui), c'est l'angoisse. La chose qui fait à peine la balance pour équilibrer tout ça (mais qui n'équilibrent rien du tout en fait), c'est l'idée de zapper l'hiver, le froid, la grisaille.
- Pour mon mari : il a un peu souci que nos enfants ne mangent pas tout ce qu'on nous présentera lorsque nous seront invités (criquets, chèvre ou bouillie de riz au petit déjeuner, marara = intestins en sauce). Et moi alors ? Franchement, à part ça tout le reste est bon là-bas. Ou presque. Il faut juste désinfecter le tout. Pour nos intestins sensibles. D'européens.
- Pour moi : je commence vraiment à me réjouir. Tout d'abord zapper le stress du Noël helvétique (on le vivra au rythme africain cette fois-ci). Puis à la pensée de passer 3 semaines au chaud et au soleil. Waouh ! Et vivre en direct les réactions de mes enfants à la découverte d'un autre monde. Le top ! Mais parfois, j'ai souci en pensant aux problèmes intestinaux. A Ema. Aux routes. Aux scorpions. Aux serpents. Aux rebelles. Merci de prier pour nous. Quand même. Car je sais que ça ne sera pas toujours facile.
Au programme. Découverte pour nos enfants des projets de la mission dans laquelle mon mari travaille, des centaines et des centaines de kilomètres de route, et un safari de 2 jours pour couronner le tout. Sans parler de pleins de choses qu'on vous racontera après. Si on le veut bien.
Les préparatifs. On est en plein dedans. Les passeports sont faits : un vrai sport. Déjà, ne pas sourire sur la photo, pour Nathan. Dur. Et la semaine passée, nous avons eu, pour 5, une consultation d'1h30.13 vaccins ont été administrés. J'en ai reçu un. Nos enfants le reste. Faites le compte. Ils rayonnaient.  Non. J'exagère. Mais... ils ont été supers. Autant les motivés que les moins motivés à partir au loin.
Et à l'heure où les helvètes auront remisé bien loin leurs vêtements d'été, nous les remettrons avec joie ! Moins de cinq semaines qu'il reste. Chouette. Cacahouète.
SAPERLIPOPETTE !!!

mercredi 10 novembre 2010

Les hommes ne croient plus au diable !

Les hommes ne croient plus au diable, c'est vieux jeux;
Plus question de pieds fourchus, ni dards enflammés,
Ainsi en a décidé le monde.
Mais qui donc alors met des entraves et tend des pièges aux hommes de bonne volonté ?
Qui donc s'empresse de semer l'ivraie dès que Dieu a semé le bon grain ?
Puisqu'ils ont décidé que ce n'est pas le diable, il faut les croire,
Mais qui donc alors fait le travail que lui seul faisait jusqu'ici ?
Il n'est plus, nous dit-on, le lion rugissant cherchant qui il dévorera,
Mais alors pourquoi ces querelles incessantes
Dans les familles, dans les églises, dans les gouvernements et entre les états ?
De grâce, que quelqu'un se présente et nous explique enfin
Comment tant de violence et tant de crimes se commettent chaque jour.
Le diable est hors de cause, on a voté qu'il n'existait pas !
Mais nous, les simples, nous voudrions savoir, qui donc l'a remplacé ?
Alfred J.Hough

mardi 9 novembre 2010

J'aime pas être malade :'-(

Ou plutôt je dé-tes-te. J'exècre même dirais-je. De tout mon être. Je ne parle pas là des p'tits rhumes ou toux qui me gênent et me pompent un peu d'énergie et de la joie de vivre, ni des hyper graves maladies... je ne peux en juger, jusqu'à maintenant, j'y ai échappé. Mais de ces virus ou bactéries (ces bébêtes minuscules et même ridicules), qui sont capables, moi, de m'écraser, de me laisser pantelante, nauséeuse, déprimée, grelottante, dégoulinante, fatiguée et incapable de faire quoique ce soit.
Plusieurs jours qu'il m'a fallu, depuis mercredi, pour me retrouver à me dire que là, ouais, je crois qu'il y a une amélioration. Tout à coup je me suis dis : "Tiens, où sont mes nausées et mon mal de tête ?"
En tant que maman, quand je suis malade ben... je continue mon boulot de maman ! Ben oui ! Pas possible d'avoir un congé maladie payé, et pas payé non plus en fait ! Personne ne peut me remplacer (enfin, c'est plus une croyance qu'un fait certain). Surtout si c'est la semaine et que les autres membres de la famille travaillent.
Le top, d'être à la Migros, nauséeuse et sans force, regrettant que le caddie n'ait pas de moteur pour me traîner, en train d'essayer de trouver une idée pour nourrir les 5 autres membres de la famille. Déjà que c'est difficile quand on a des sensations de faim, mais là, quand chaque odeur nous... ben. Voilà.
Génial aussi, de commencer de préparer le repas de midi le matin avant d'aller travailler, quand, ben, je tiens vaguement sur mes jambes et que rien que l'idée de manger me rend... beurk.
Oui, même si l'envie me ronge de me coucher et de disparaître aux yeux des autres (oubliez-moi quelque temps, je n'existe plus !), il faut souvent continuer d'assurer. Au moins un peu. Essayer de contrôler l'usage des écrans même si là, je lâche un peu plus (surtout si je me suis endormie). Faire les devoirs quand même, affalée au salon en dictant le vocabulaire de sous une couverture. Essayer d'assurer un semblant d'ordre avec une petite voix faiblarde et sans autorité. Convaincre ma progéniture qu'aller jouer dehors leur fera le plus grand bien (et que j'aurai un peu la paix. Chuuuut).
Je déteste être malade. Impossible dans cet état, de me projeter à nouveau en forme. Je déteste que mes enfants ne puissent presque plus s'appuyer sur moi. Rien que cette réalité me rend encore plus malade. 
Ce weekend, le programme pour moi a été TRÈS varié (!) : j'ai été à l'horizontal et j'ai dormi. Samedi, mon mari étant absent toute la journée pour le travail, je me suis forcée à manger,  à essayer de me remettre sur pieds, malgré les nausées. Inutile.
Dimanche matin, tout est ressorti ;) (oui, bon, j'vous passe les détails), et j'ai été patraque cette fois pour de bon. Déprimée. MAIS QUAND ÇA VA FINIR ET J'AI QUOI A LA FIN ? Je déteste (encore ! Oui, j'avais la hargne) ne pas savoir ce que j'ai ! Normalement, une p'tite gastro c'est 2-3 jours, mais là, je suis malade depuis plus de 5 jours, et surtout demain JE BOSSE (ah, oui, ça c'est une nouvelle réalité et je l'ai choisie !)!
Un truc que je ne dois surtout pas faire quand je suis patraque, c'est me regarder dans la glace. Oui, ça aide pas pour le moral. Les cheveux en pétard ou raplapla (ou en pêtard d'un côté et raplapla de l'autre), les cernes, les yeux vitreux, l'air livide... peut-être juste le teint un peu plus uniforme que d'habitude. Blanc. Je peux imaginer facilement la tête que j'aurai quand je serai (arrière-)grand-mère. Et le look vieux pyjama ou vieux training dépareillé. Bof.
Bon, après que le feu de la révolte aie bien grondé en moi (et les bébêtes ne se sentaient même pas concernées j'parie), je me suis mise à me sermonner personnellement, en me disant que je n'étais pas à plaindre, et franchement, ehhhhh, il y a pire dans la vie, et j'en peux rien si je ne peux pas aller bosser, c'est comme ça ! OK, ma vieille (la vieille c'est moi, pas vous les lectrices, je n'oserais pas et en plus je ne sais même pas votre âge) !! Gâtée comme je suis, je me plains dès qu'il y a un p'tit bug dans ma vie. Honte à moi !
Alors voilà. Fini de lutter, de chercher le pourquoi du comment. J'ai des nausées ? J'me nourris pas. Et pis toc. J'suis fatiguée ? Dodo. Laisse ton corps se battre contre ces bestioles à ta place, que j'me suis dit. J'ai laissé mon mari gérer la famille, personne n'avait l'air d'en souffrir (fou, non ?), ils ont tous bien mangé... et moi, j'étais trop bien dans mon lit à dormir tout l'après-midi. Merci ma moitié !
Et le soir, pour terminer cette journée avec une note positive, le 3e épisode de Desperate Housewives Saison 7, regardé en streaming, version originale sous-titrée (oui, là, vous saurez tout, j'vous mets même le site, tiens ! ici), avec ma grande, sous la couette, a fini de me mettre un peu de baume au coeur.
Et quand je suis sortie de mon cocon douillet et que j'ai fait quelques remarques  à gauche à droite sur les diverses choses qui traînaient par ci par là à haute et intelligible voix, mon grand a osé dire : "Ah, je crois que maman va mieux, c'est un signe !". Bon. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Hier matin, je me suis réveillée (ouf !). Sans force. 16 cornflakes au sucre sans lait. Un p'tit café. Avalés. Un exploit. Suis partie bosser. C'est bien allé. Remise sur pieds. Plus ou moins. Ça fait du bien.
La santé, c'est quand même top. Chaque fois que je me remets d'une période difficile psychologiquement ou physiquement je me dis qu'il faut que je me souvienne comme quoi la santé est un énorme CADEAU et que je n'oublie pas de remercier Celui qui me la donne.
Mais... après quelques temps. Je trouve une autre raison de ma plaindre !
Nous les humains, sommes quand même des êtres plutôt compliqués et insatiables. NON ?
 Ou il n'y a que moi ?

jeudi 4 novembre 2010

Cette fois, ça y est !

J'y suis, j'ai commencé. Fini pour moi de m'organiser toujours ou presque comme je veux. Cette fois, les choses "sérieuses" ont commencé. Juste une première constatation après 3 demi-jour de boulot, faire les devoirs, c'est plus fatigant que de travailler à l'extérieur. Pour moi.
Bon, maintenant que vous savez la chose qui résume le tout, je vais, uhm... vous décrire mes premiers jours de travail rémunéré.
C'est pas la nuit précédent la reprise de mon travail que j'ai le mieux dormi. Etrange. Ma nuit a été mouvementée. J'ai rêvé que mon 30% était un 50%, et que je devrais faire la cuisine durant ce nouveau travail, bien que je criais (toujours dans mon rêve, ou cauchemar dirais-je) que "Je n'aime pas faire la cuisine, moi !!!". Et je me suis réveillée de temps en temps en ne pouvant plus me rendormir. Pas vraiment reposant.
Voilà, j'y vais, je démarre, je pars 15 minutes avant le départ de mes enfants à l'école... Dernières recommandations : fermer à clé, fermer les fenêtres, éteindre les lumières, être sages, ne pas oublier les 10h, ni les affaires de gym, cacher la clé où il se doit pour que l'ado qui rentre avant puisse rentrer à la maison pour commencer le dîner (que je n'aime pas faire).
J'arrive au boulot. Ma cheffe collègue me tend directement mon timbre pour timbrer. A peine arrivée donc, je refile en vitesse à l'entrée pour... timbrer (assez fait de travail non rémunéré !). Puis, à peine de retour, le pire arrive (euh, à ce moment-là, je CROYAIS que c'était le pire). Ma collègue me promène dans l'hôpital pour présenter la p'tite nouvelle aux secrétaires et assistantes médicales. J'ai beau essayé de me cacher, je ne peux pas. Par chance, j'ai déjà travaillé là, et donc j'en connais la plupart. Par chance aussi, on me redit leurs prénoms, car c'est le genre de truc que j'oublie. Mais par malchance, j'en ai déjà oublié une bonne partie quelque temps après. Moui.
Puis c'est la pause. Alors, c'est vrai que, à cet instant, je trouve que c'est pas mal cool, le boulot. Tiens, je vois là celui qui a opéré ma fille (ici), celui qui opérera bientôt mon fils. Sympa.
Voilà, cette fois, je m'arme de mon bloc, de mon stylo, et de mes dernières cellules cérébrales en état de marche, en espérant qu'elles donnent à d'autres l'envie de s'y mettre aussi. J'observe, j'écris. Des choses que je ne comprends pas toujours. Mais j'écris. Ça devrait rentrer une fois toutes ces infos. Cela me parait énorme ! Mais je ne suis pas découragée. Des remplacements, j'en ai fait plusieurs. Je sais que c'est comme ça au début. Mais là, tout de même, il y a possibilité à remplir ma matière grise.
Voilà, première matinée terminée. Je suis contente. C'était sympa. Je sens juste  mon cerveau à l'étroit dans mon crâne.  Viiiiiite un peu de ménage avant le retour des enfants... A 16h, j'ai oublié jusqu'à mon prénom. Ahhh, quand même, ça m'a fatigué cette matinée.
Le lendemain matin, j'y retourne. Et là, ça court dans tous les sens. C'est le jour des consultations. Et à peine arrivée, mon patron me demande si j'ai été présentée aux... chirurgiens. "Oui... hum... non, disons que..." j'essaie d'articuler que je les connais déjà un peu de vue, mais ça n'a pas l'air de le convaincre. Il veut me présenter. Ok, bon. Pas le temps de dire ouf. Je le suis, m'imaginant passer de bureau en bureau pour saluer les chirurgiens. Même pas l'temps d'avoir des sueurs froides. Tiens, il ne se dirige pas vers les bureaux. Mais vers la salle de colloque. Il ouvre la porte. 15 têtes se tournent (Je les ais comptées pour que je reste plantée là et que j'ai l'air concentré et intelligent. Un truc pour ne pas s'enfuir). Je suppose qu'ils ont dû se demander qu'est-ce que c'était que cette lumière rouge qui apparaissait. C'était moi (le rouge plus que la lumière). Et c'est là, qu'il me présente, devant les chirurgiens et les médecins-assistant/es. Bon, je sais bien, nous sommes tous pareils en ce monde, chaque être humain à la même valeur, même ceux qui ont la vie d'autres gens entre leurs mains. Mais bon, là, je me sens assez mal à l'aise, j'ai un sourire disons... euh, crispé.  J'ai même repris mon patron, qui a annoncé à tout le monde que je ferais un 40% ! "Un 30% !" que je dis ! Très sympas, ils me souhaitent la bienvenue. Et là, je file. Il m'a fallu une bonne dizaine de minutes avant de reprendre ma couleur normale.
Voilà, là, j'ai vécu le pire... Enfin, j'espère !
Et voilà, mon stylo recommence à griffonner. Je noircis des feuilles... et mon cerveau se sent de plus en plus à l'étroit. Je rentre à la maison et remets tout ça au propre. De faire ça, ma cervelle reprend sa forme initiale, ou presque.
Le lendemain, jour entier à la maison. Mais quelle poisse, moi qui suis rarement malade, je me retrouve à lézarder tout le jour. Je fais mes commissions, mon dîner (que je ne mange pas), les devoirs... tout ça en traînant la patte. Et à 18h, je suis au lit avec des frissons, et un peu de fièvre... je dors 12h. Et au réveil, heureusement, l'énergie revient un peu. Je me dope et... redépart.
Ce matin au boulot, j'ai commencé à faire des choses concrètes. Je suis contente. J'ai ma place à cet endroit : j'ai maintenant une adresse mail, une section sur l'ordinateur, et même un endroit où mettre mes Crocs. Et ce qui est super, c'est que ma collègue a aussi un I-phone. Euh... mais on a ni le temps ni le droit de s'amuser avec.
Et je suis contente car chaque matin où je travaille, j'ai un des grands qui  peut préparer un repas. Ils apprennent à se dépatouiller, à n'avoir pas toujours maman derrière le dos.
Cet après-midi, les devoirs se sont supers bien passés. Rien que le fait d'avoir d'autres choses dans la tête que seulement le foyer, m'empêchent peut-être de faire une fixation dessus. D'être plus zen. On peut toujours rêver. On verra sur la durée.
Encore une chose, mes enfants le vivent très bien. Ils sont 30 minutes seuls 3x par semaine depuis que je travaille. Leur condition ? Ne pas aller à la crèche ! C'était leur hantise !
Et vous savez pourquoi j'ai eu le temps de faire ce post maintenant ? Ema m'a dit : "Mam, on va à la crèche ! " Moi : "Hein ?". Elle : "On va jouer avec Jules et Zoé qui jouent dehors !"
(sous la responsabilité de la crèche !)
Ah... ces gosses !

jeudi 28 octobre 2010

Les devoirs scolaires. Point.

Chez moi, j'ai tout d'sortes...
1. Une ado qui a de la facilité à l'école et fait rapidement ses devoirs (seule) et n'oublie jamais rien. Elle se prend en charge, confiance quasi totale.
2. Un ado qui a moyennement de la facilité à l'école, qui n'oublie plus rien depuis quelques années (heureusement, car j'vous dis pas les premières années, on mettait plus de temps à chercher le matériel pour faire les devoirs scolaires, qu'à les faire), mais qui a besoin d'un peu plus de temps pour mémoriser et comprendre (presque toujours seul !). Les résultats sont moins bons que l'ado citée au point 1 qui prendra moins longtemps pour les faire (vous avez compris ?). Mais un ado un peu tendu aussi et qui se met la pression, qui calcule ses moyennes toutes les semaines ou presque pour savoir si elles montent !
3. Un autre enfant qui a de la facilité à l'école, qui mémorise tout sans problème, qui fait vite ses devoirs (mais encore avec moi). Qui oublie parfois ses affaires tout d'même.
4. Et une pré-ado qui transpire, qui passe 1h30 à 2h à faire ses devoirs chaque jour (avec la maman que je suis), qui trime, s'énerve, efface plus qu'elle n'écrit et souffre (souvent, on a l'impression de faire du sur place et de ne rien avancer = patinage dans la mélasse : une énergie énorme pour arriver à peu).  Dont les résultats sont justes acceptables. Si tout va bien. Parfois avec de bonnes surprises. Et elle observe  ses frères et soeur qui ne bossent presque pas à la maison et qui ramènent de bonnes ou moyennes notes très acceptables sans grands efforts. Décourageant au possible pour elle ! Juste pour vous dire,  une des dernières semaines... on a fait des devoirs pendant plus de 8h30 en 4 jours ! A 11 ans tout juste !
Quadruple rentrée d'école. Uhm uhm... Mon aînée file dans sa chambre et fait ses devoirs qui durent moins d'une heure. Seule. Rare que ça aie dépassé l'heure depuis sa première année scolaire. Mon grand revient de l'école et je le vois manger en vitesse ses 16h et se changer et repartir dehors... "Euhhhhh, STOP, fils, tu as des devoirs ???" "Non, j'ai tout fini à l'école" ou "Non, j'ai rien pour demain", ou "Oui, mais j'sais tout, on a un test mais j'ai tout compris". Parfois la confiance règne, parfois, je lui demande de jeter un oeil sur son carnet... ouais. Et ça se confirme. RIEN. Ou un misérable truc. A se demander s'ils apprennent quelque chose.
Suis-je bête. Je me rappelle à l'instant comme j'en rêve parfois,de ne pas avoir de devoirs à faire avec mes gugusses. Et si les devoirs n'existaient pas ? Si la seule relation conflictuelle qu'on aurait avec nos enfants seraient juste, euh... l'éducation et l'instruction de la vie, et non l'apprentissage de l'allemand et du passé composé, hein ? Et du vocabulaire ? Wouahhhhh !
Paf. Aïe ! Là, je viens de me taper la tête. Ca me réveille d'un coup.
Me revoilà dans la réalité de ma, de nos vies.
Bon. Suite. Mes deux cadets sont en plein dans l'apprentissage du vaste, énorme vocabulaire français si logique.  Disons que l'orthographe des mots ne m'a jamais paru si étrange, que depuis que j'ai un enfant qui a des difficultés. Comment lui expliquer logiquement que le mot intérêt, par exemple, ben, il y a un circonflexe et un T, hein ? Peut-être qu'il faudrait que je lui explique l'étymologie latine !?!  Que dame s'écrit avec un M ? Que femme avec un E et deux M ? Moui, je vous l'demande ? Oui, j'aurais pu peut-être dire que femme, vient de femelle, mais le problème, c'est que là il n'y a qu'un M ! Ma pauvre pauvre fille...
J'ai beau lui dire qu'elle est la meilleure pour retrouver les choses que nous avons perdues dans l'appartement (même sa maîtresse qui est un peu désordre profite des recherches de ma fille), et qu'elle aurait plein de 6 si on lui mettait une note là-dessus...  c'est tout de même désespérant.
Ma fille n'est plus motivée. Durant les devoirs nous nous énervons en choeur, des jours plus que d'autres. Je les crains ces moments.  Et le pire... c'est que les résultats ne sont pas merveilleux. Dur.
Les devoirs sont terminés. Enfin. Ma fille retrouve sa bonne humeur. Direct. Comme ça. Moi par contre, je suis en général sur les nerfs. Vidée de toute ma substance énergétique. Après avoir tenté d'expliquer le plus calmement de mes possibilités de l'instant (!), l'art du vocabulaire ou des mathématiques à un enfant qui n'en peut, qui n'en veut plus. Et rebelotte le lendemain. Sur les mêmes mots. Les mêmes difficultés. 
Je pense que dans l'avenir, il faudra trouver un/e étudiant/e pour la soutenir dans ses devoirs. Si on trouve la perle rare. Ce serait merveilleux. Au moins pour me décharger 1-2 fois par semaine, et j'en suis sûre que ma fifille ferait des progrès.
Ah ! la vie de maman, pas toujours facile, hein ?
 (mais qui a dit que ce serait facile ?)
Et vous savez quoi, je me dis que j'apprends énormément avec ma fille. Outre l'apprentissage indispensable de la patience, maintenant, je comprends les mamans qui sont dans le même cas que moi. "Yaka" peut ne pas suffire.

mercredi 27 octobre 2010

Le jour a été épuisant, Seigneur

Le jour a été épuisant, Seigneur
Je m'arrête un instant et me demande
Si tu apposerais une sainte signature au terme de cette journée de stress ?
Ou bien ai-je agi avec précipitation ?
Ai-je tenté de résoudre des problèmes qui, en fait, ne me concernaient pas ?
Esprit Saint, je t'en prie, montre-moi
Comment je peux travailler d'une façon détendue,
Comment je peux te présenter chaque tâche comme une offrande de foi,
Comment chaque interruption peut devenir une opportunité de service.
Comment je peux reconnaître en chacun/e un maître d'apprentissage spirituel.
Au nom de Celui qui a toujours travaillé sans précipitation.
 Amen
Auteur inconnu

lundi 18 octobre 2010

Petite ballade "shoppingienne"

L'autre jour, mon mari et mes enfants vaquant à leurs activités et profitant de ce superbe automne, je décide de partir avec notre nouvelle voiture customisée par mes soins (juste pour souligner) dans la ville d'à côté pour faire quelques menus achats de ma liste. Encore une (de liste, eh oui) !
 Alors voilà, je file pour 2h maximum.
Bon, franchement, c'est pas si rare que je pars faire du shopping. Disons que ces temps, entre les multiples anniversaires et la saison froide qui commence, ma liste d'achat s'aggrandit (qui figure sur mon IPhone bien sûr comme ça je l'ai toujours sous la main au cas où tout à coup je me retrouve dans un magasin sans l'avoir prévu. Oui, ça arrive).
Voilà, je mets le CD de Yannick Noah, et je m'en vais sur les routes jurassiennes... goûtant au caaaaalme qui règne dans ma voiture... bien différent des va-et-vient présents dans notre appart durant le temps des vacances.
Ça y est, j'y suis, je parque. Mets le disque zone bleue avec concentration. Je préfère m'acheter un truc que payer une amende.
Bon, il faut que j'aille voir s'il y a une veste pour moi, là. Ben non, rien, des couleurs qui ne me plaisent pas. J'aime le noir, je veux du noir, ou gris foncé. Alors le bleu ciel, bof, c'est salissant et j'ai l'air malade avec.
Bon, uhm ! Ahhhh tiens, des draps housses en action ! Justement, j'en cherchais pour l'Afrique... (oui, je dois vous avouer encore ça, cette année nous zapperons tous les 6 le Noël helvétique, nous irons 3 semaines où nous avons vécu il y a plus de 11 ans... et d'où vient notre fille couleur chocolat...). Il faut plutôt du foncé, là aussi, car sinon, avec la poussière et tout et tout, ça devient vite moche ! Chouette, ça c'est une bonne action (moins chers j'entends ! pas une BA, ok ?) ! Il faudra que je revienne peut-être encore en acheter.
Et je me ballade, "beuille" un peu partout, j'ai le temps... Pas traces de matériel pour scoubidous, ma fille en cherche depuis son camp, où elle a perfectionné ses connaissances en la matière.
Tiens, il y a déjà toute la déco de Noël ! C'est fou quand même. Qui pense déjà à décorer sa maison pour Noël, j'vous l'demande ? Je jette juste un vague coup d'oeil de loin. Pour moi cette année, j'en ai déjà averti ma p'tite famille, je ne ferai ni calendrier de l'Avent, ni achat de déco de Noël, les enfants auront un mini-cadeau qu'on prendra dans nos valises. Et pour les autres de la famille élargie je ferai simple. A la place, je prendrai du temps pour préparer plein  de choses pour notre grand voyage. Bref, quoi, je ne vois pas du tout l'intérêt d'aller voir cette déco... Et je déambule vers toute la panoplie de jouets en tout genre, pour une fois en cette période de l'année, l'esprit reposé et caaaaaalme. J'échapperai à tout ça pour une fois. Sûr. Et je suis fière et je savoure... Sentiment rare.
Mais j'approche dangereusement de la déco de Noël ! Sans le vouloir en plus. Oups, mon regard est accroché par quelques beaux articles qui ne font pas trop Noël et qu'ils ont mit là exprès j'en suis sûre ! Ah, tiens, je vais quand même allé juste jeter un oeil. Wouah, c'est beau ce vase. Oh!! Pis ça c'est trop chou !!!  Non, je résiste. Bon, j'y vais  j'ai encore 2-3 trucs à voir ! Mais !?
WOUAH WOUAH !!! C'est quoi ce super truc en bois comme j'aime ? Combien ça coûte ??? 9.90 frs ! Seulement ? Je prends ! Et j'écoute pas du tout  la p'tite voix qui me dit que depuis un bout d'temps j'avais décidé.... CHUUUUUUUUUTTTT !!! Bon, promis, ce sera ma seule déco de l'Avent.
Ça fait pas trop Noël ou bien ? Si ?!!
Mon caddie est rempli de draps-housses, d'une p'tite déco (toute p'tite la déco, même pas besoin de la mentionner en fait), et je m'attarde et farfouille vers les actions. Tiens, des lacets en cuir comme je mettais quand j'étais jeune autour du poignet. Je vais en acheter pour mes gars, j'aime bien. Et en plus bientôt je travaille alors... il faut quand même que je profite d'encore dépenser les sous de mon mari. Voilà, je fais encore quelques mags. Je trouve un p'tit cadeau pour l'anniversaire de Simon. Chouette.
Terminé. Lorsque je sors de ma place de parc avec ma voiture customisée par moi-même, un chauffard en voiture noire, arrive à toute vitesse contre moi, en klaxonnant. En toute discrétion bien sûr. Bonjour tout l'monde qui se retourne pour voir qui est la bécasse qui est sortie de sa place de parc sans regarder... et c'est même pas vrai ! Moi, par contre je n'ai même pas tourné les yeux vers ce fameux engin à 4 roues. Ça ne m'a pas stressé la moindre. Je savais sans le voir (ou juste du coin de l'oeil) qui c'était. Puis en voyant la face hilare de mon petit neveu à la place du passager, j'ai su que j'avais raison. Mon frère était au volant. Pffff. Basique le gag.
Voilà, je suis sur la route du retour, et je patiente dans une file d'une bonne dizaine de voitures... Bon, j'suis pas vraiment pressée mais c'est un peu longuet quand même... Ah, tiens, c'est cette bonne vieille 2 ch'vaux devant. Je comprends bien. Quelle idée de rouler avec ça et d'embêter tout le monde... Pfffff ! Hein ? La 2 ch'vaux a en plus une remorque ??? Eh ben... certains aiment faire des expériences. Oui bon peut-être n'ont-ils pas le choix non plus.
Pour finir, je suis quand même arrivée chez moi. Avec un gros souci. Où pourrais-je bien placer ma super déco de Noël ?
C'est juste ce que je voulais vous raconter en ce jour. Vous dévoiler comment mes bonnes résolutions peuvent tenir sur la durée. C'est bô.

vendredi 15 octobre 2010

Un bond de 60 ans en avant !

Voilà ce que je m'apprête à faire.
Il faut que je vous avoue ce truc. Là. Tout d'suite. Un truc de fou. Stupéfiant. Faramineux. Invraisemblable. Sur moi. Yehhh.
Ma vie va changer. Après 15 ans. Le compte à rebours a commencé. Moins 2 semaines. Et je muterai. D'un coup. Ma vie ancienne ne sera plus que du passé. Ou presque. Je ne vais plus vivre selon le modèle marital des années 50 (voir ancien post Je suis une rareté 16 août). Oui, je vais devenir une vraie femme de ce monde européen. Une femme nor-ma-le. A la question "Et tu travailles ?" Je pourrai enfin répondre un vrai et franc "Oui". Oui, mon travail sera reconnu, car des p'tits sous tomberont sur un compte. A moi en plus.  Juste pour ça (oui, bon, là faut pas que je m'étale car je risque de m'énerver).  Une femme qui pourra contribuer aux dépenses familiales, qui pourra s'acheter elle-même ses coups de coeur, sans devoir mendier à  sa moitié (bon, je devais pas trop mendier quand même, je prenais. Point.). Une femme qui pourra acheter des cadeaux avec ses sous à elle. Et pas offrir un cadeau à son homme, en lui "volant" les sous d'abord sur son compte. La Vraie femme du 21e siècle. Moi. ENFIN.
Mais comment, comment ??!! Devez-vous vous demander ardemment ? Oui, comment en suis-je arrivée là ? Moi pour qui ma vie de mère au foyer m'a vraiment satisfaite durant plus de 12 ans ? Ben voilà 2 ans et demi que gentiment, imperceptiblement et simplement le besoin financier + personnel de moi (!) s'est fait sentir, toujours plus. Mais sachez-le, jamais je ne regretterai d'être restée au foyer durant ces années. Ce n'était pas un sacrifice. Car ça m'a plu. Et je voyais du monde, et j'avais des activités en dehors de ma famille qui me plaisaient, qui me satisfaisaient (et me satisfont encore pour certaines).
Puis, je me suis lancée et j'ai envoyé des postulations dans ma ville, en juin 2008 :
 A quoi bon pleurnicher, agissons !
Dans ma tête (et sur une liste sur mon ordi aussi), plusieurs conditions (j'adore les listes) :
- 20-30% maximum
- ne pas avoir besoin de faire de trajets
- pouvoir rentrer dîner (j'aime tellement faire la cuisine !)
- ne commencer qu'à 8h
- pas plus d'un après-midi par semaine, et si oui, que le vendredi (pas de devoirs le vendredi, et comme j'adoooooore faire les devoirs avec mes enfants, ben, j'veux pas louper ça quand même pour les autres jours !!!)
-pas travailler le mercredi car 2x par mois, j'ai une rencontre de Partage avec une dizaine de copines et j'y tiens !
- Et si possible à l'hôpital (je pourrais aussi dans un cabinet médical, mais les places s'y font rares) 
(je pourrais ajouter que je ne voulais pas devoir demander à gauche à droite pour garder mes enfants. Seulement mon mari ou moi. Point. Euh, mais ça ferait un peu trop demander non ?)
Bon. Je ne suis pas exigeante du tout (!) ni irréaliste. Ah, vous imaginiez le contraire ? Moui, disons que je sais ce que je veux, et ce que je veux pour ma famille.
Après ça j'ai pu faire 2 remplacements à l'hôpital, un 40% durant 4 mois (je travaillais 2 matin & 2 après-midi, et j'ai pu voir que les conditions de ma liste ci-dessus n'étaient pas si mauvaises, ça a été trop pour moi, pour la famille, mais j'ai accepté ce boulot pour avoir un pied dans l'hôpital !), un 30% durant 6 semaines (parfait pour moi !). 1 remplacement dans un cabinet médical d'un mois à environ 30%-40%, en décembre passé. Puis, j'attendais, j'espérais. Imaginant LA place idéale, voyant les amies de mon âge qui petit à petit retrouvaient toutes un emploi. Et pas moi. 
Il ne faut pas rêver. Un 30%, c'est rare. Qu'on m'avait dit à l'hôpital. Alors, uhm, ne rêvons pas.
Pendant ce laps de temps, parfois je me sentais bien à la maison, pourquoi travailler me disais-je ? ( jamais cette question me venait à l'esprit  lors du jour des paiements !), mais la plupart du temps, je sentais comme un besoin de neuf, de reboostage de vie & de cerveau (c'est-à-dire apprendre !), d'envie de voir autre chose. Tout ça, je le sais, Dieu le connaissait, Il connaissait mes envies, mes besoins, mieux que moi-même. Je savais aussi qu'Il tenait TOUT dans Sa main. Et qu'Il sait ce qui est le mieux pour moi. Mais bon. Parfois le doute était là ! Et c'était long. Et n'étais-je pas un peu trop exigeante ?
En février, j'ai réécrit un mail de rappel à l'hôpital, que j'étais toujours intéressée au cas où. Et Bla Bla Bla. Un mail de retour m'a averti qu'il y aurait sûrement une super possibilité mais que je devais patienter pour en savoir plus. J'ai tellement espéré. Pendant plus d'un mois... mais c'est tombé à l'eau.  En mai. Ça a été dur. J'ai fait un trait sur l'hôpital. Ne passais plus devant car ça me faisait mal !
En juin, j'ai commencé mon blog. Ça m'a fait du bien, un nouveau challenge ! Quel étonnement de voir que certaines personnes me lisaient !(disons que ça m'étonne encore toujours !)
Fin août. Je me parle à moi-même : "Cette fois c'est sûr, je fais un trait définitif sur mon idée d'un travail rémunéré. Regarde ma vieille, c'est une  chance incroyable de pouvoir rester à la maison et de presque m'y ennuyer parfois (là, je suis quasi arrivée à m'en convaincre !)." Ben ce jour-là, vers 18 heures, sans crier gare, je reçois un mail : Pourriez-vous me confirmer que vous êtes toujours disponible à venir travailler à l’hôpital au taux de 30 % ? Bla Bla Bla. Une opportunité très sérieuse.. Bla bla bla.. OUI ! Et tout s'est enchaîné ! Rapidement ! Après quelques jours j'étais engagée ! Le rêve, une place formid, un travail extra, une ambiance super. Ce que je voulais. En mieux ! Je peux mettre une coche sur chaque chose de ma liste. Encore un hasarD ! Merci Seigneur !
Depuis, j'ai l'impression que je suis prête à accoucher, ou presque. Le ventre en moins. Vous savez, les quelques jours avant, quand on sent que c'est pour tout bientôt. Cette envie de tout retourner, de faire tout ce qu'on croit ne plus pouvoir faire de notre vie ? Ben là j'y suis. En pleine nidification. Je nettoie, je trie, je fais tout ce qui traîne depuis des mois. Et je trace avec joie sur ma liste (une autre liste celle-là !) tout ce qui est fait. Coudre ça. Ok. Trier photos. Ok. Remettre de l'ordre dans le réduit. Ok. Amener ça à la brocante. Ok. Ne pas râler. Euh. Finir ces bouquins. Ok. ... Et j'arrive au bout. Mais j'ai été hyper stressée depuis 2 mois. Mes journées n'étaient pas assez longues. A me demander comment je vais faire pour travailler (avec rémunération !) 3 matins ! J'ai l'impression qu'après, après mon saut de 60 années en avant (1950-2010), quand je serai une Femme je ne pourrai plus RIEN faire à part ben... l'urgent. L'indispensable urgence.
Bon, le 1er novembre, je serai une autre. Vous n'allez plus me reconnaître. J'aurai d'autres sujets de conversation. Je saurai enfin ce que ça fait d'être une femme de mon époque. Les débuts seront sûrement difficiles, mais passionnants. Et j'aurai plein de nouvelles choses à raconter à table en famille. D'autres histoires que la façon dont j'ai nettoyé les WC ou de quelles actions j'ai pu profiter à la Migros ou encore de telle chaussette que j'ai retrouvé dans une poubelle. Ou de cette tache de gras sur un pull que je m'apprêtais à finir de repasser. Et de raconter à tout le monde que j'ai changé les lits, aujourd'hui. Juste pour qu'ils le réalisent. Au cas où.
Et avoir quelque chose à moi, pour me préparer au départ de nos enfants de notre Sweet Home. Déjà qu'ils ont moins besoin de moi.
 J'espère juste un truc. Que ça m'aidera pour lâcher-prise. Sur le ménage, les enfants. 
 J'ai une chance vous croyez ?