La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 26 septembre 2013

S'attendre au miracle. A l'incroyable.

Voili voilà. Ce post pour remercier mon Nommamoi de ses efforts et prises de tête pour me faire plaisir.

Nous avons déjà 19 ans de mariage bien sonnés. 
19 ans de mariage, donc au moins 19 St-Valentin, 19 anniversaires,  17 fêtes des mères, sans parler des 19 Noël... Donc au moins 100 occasions de STRESS, d'ANGOISSE,  de MENINGES QUI FUMENT. Pour ma moitié. Oui. Il est encore en vie. 

C'est vrai qu'après toutes ces années, on est sensé BIEN se connaître. Mon Nommamoi devrait être plus ou moins au point pour choisir les cadeaux pour moi, et commencer à tomber juste (dans mes rêves les plus fous). Quand même. Mais bon, les années passant. Ben... voilà. Je crois que je deviens autant stressée que lui à l'approche d'un cadeau venant de sa part.
Il est vrai que je suis devenue au fil des années un peu plus compliquée à satisfaire (j'ai tout !). Même moi, bien souvent, je ne sais même pas ce que je souhaiterais.
OUI, parfois, je lui suggère d'une façon plus ou moins claire ce que j'aimerais (de plus en plus clairement avec les années, car quand c'est pas clairement, ça fonctionne pas), ou je passe par mes enfants... mais du coup, ce n'est pas comme dans les films. Vous voyez : le resto, la surprise en voyant la p'tite boite, la bague, le sourire à travers les larmes de joie, les baisers langoureux au-dessus des plats que même l'amoureux transi en oublie leur contenu (incroyable)... bon, en plus, moi pis les bagues à gros diamants ça ne me transporte pas d'allégresse... mais-bon-c'est-con (ça rime, mais c'est pas beau), mais j'aimerais ressentir tous ces sentiments fabuleux quand je reçois un cadeau de sa part. C'est pas gagné. Dans la vraie vie. Bon. Allez, redescends sur terre ma vieille ! (c'est à moi que je parle, pas à vous... je n'oserais pas, en plus, je ne sais même pas si vous êtes vieille. Bon)
OUI, il m'est arrivé de lui souffler qu'un p'tit cadeau de rien du tout hors des jours de fêtes, ça me f'rait bien plaisir... je ne sais pas moi... euhhhh, un truc qui lui fait penser à moi. Non, non, pas des fleurs, mais un... je sais pas moi... euhhhhhh... un truc sympa quoi, simple, pas cher !
Bon, j'ai reçu UNE fois au tout début de notre vie à deux un bouquet de 7 énormes roses à 10 frs LA rose, qu'il a transporté pendant plus d'une heure dans un train bondé (il n'a tout juste pas dû payer le trajet pour elles). Ben oui, il SAVAIT que TOUTES les femmes adorent recevoir sans raison un bouquet (le problème majeur, qu'il ne connaissait pas à cette époque, c'est que j'aime surtout les bouquets de fleurs des champs, ceux qui coûtent rien, qui sont gratos et faits avec amour et simplicité)... j'ai dû feindre la joie en les recevant... je crois même qu'il y a eu un problème de vase assez grand à trouver... elles n'ont pas tenu deux jours. Bon. Ça m'avait touchée quand j'ai su tout le ramdam qu'il avait fait pour ça. Encore maintenant quand je m'en rappelle... c'était en fait comme dans les films (et je n'ai pas apprécié le geste à sa juste valeur... regrets).
Je pense que c'est plus ou moins à cette époque que l'angoisse de mon Nommamoi à l'approche de mes fêtes à moi est monté en flèche.
Depuis, il arrive qu'il m'achète très occasionnellement sans raison, un bouquet d'une bonne vingtaines de petites roses du supermarché où je l'ai envoyé faire des coms. Le bouquet est forcément à moitié prix  (ceux qu'ils liquident juste avant le dimanche). Moui. Je dois dire que je les aime bien. Il sait même choisir la couleur qui me convient. C'est pas très original, ça ne se voit pas dans les films (les bouquets en liquidation),  mais en même temps ils durent souvent plus de deux jours et je les trouve vraiment beaux. Je ne suis pas si difficile, n'est-ce pas (tiens, ça fait un moment qu'j'en n'ai pas reçu ! Il faudra que je l'envoie faire des coms !).
Et voilà-t'y-pas que nous avons eu 19 ans de mariage. Soirée incroyable. Les enfants rentraient assez tard ce soir-là... et sans crier gare, ça a presque été comme dans un film !
Auparavant le matin même, je suis allée acheté ce qu'il fallait pour un bon p'tit repas à deux, et là, j'ai pas pensé à mes goûts et mes états d'âme : j'ai acheté entre autres un bon morceau de viande de .... poulain pour fêter ça (j'en pleure rien que d'y penser mais bon). Quelle joie, quelle illumination s'est lue sur le visage de mon Nommamoi en voyant ce qu'on allait manger, à deux en plus, sans devoir partager avec 4 enfants... incroyable, comme dans les films. 
Incroyable, lui était revenu de sa journée de boulot au loin, avec un cadeau joliment emballé et pas du tout d'un magasin du coin où il sait que ça marche presque à tous les coups. Il a été original. Je ne savais même pas à quoi m'attendre ! Incroyable j'vous dis. Surpriiiiiise !
Mais, franchement, à ce moment-là je stressais tout de même, n'est-ce pas, et tout tournait dans ma tête : Est-ce que ça va me plaire ? Et si non, je fais quelle tête ? Je lui dis ? Je lui dis pas ? Pfff, je lui dis, de toute façon il sait lire en moi rien qu'en me r'gardant. Bon. 
Je déballe et wouahhhhhhh, comme dans les films ! Si si !!!! 
Sauf que dans les films on voit jamais quelqu'un qui a la larme à l'oeil quand il reçoit des.... tasses !!!!! 

Oui, je suis définitivement bizarre. Peut-être bien. Faut qu'j'y réfléchisse.
Un cadeau simple, réfléchi, "droit" pour moi, chou. C'est FOU ce que ça m'a fait plaisir. Et encore maintenant, presque 3 mois plus, tard, le plaisir perdure chaque fois que je jette un oeil dessus (elles traînent sur mon bar, et non, je ne m'émotionne plus trop en les regardant.)

DONC :
Tant qu'il y a d'la vie, y a d'l'espoir.
Toujours s'attendre au miracle.
De la part de Dieu, dans notre vie. Surtout là. Car tout ce qui est beau, bon, ne peut venir que de Lui.

"Ne perds pas l'occasion de voir quelque chose de beau. La beauté, c'est la Signature de Dieu"
Charles Kingsley
Voili.



PS : je dois tout de même souligner pour casser la perfectitude du moment incroyable vécu que ce n'était pas tout à fait comme dans les films, outre les tasses. Car mon homme n'a pas DU TOUT oublié le contenu de son assiette. On f'ra mieux la prochaine fois.

lundi 9 septembre 2013

J'étais à un festival.

Voilà. C'était le moment à mon âge. Une première. Les concerts, j'en ai fait pas mal. Mais pas de festival. J'ai donc embarqué mari, fiston 1er, manana 1ère et une de ses amies sous le bras, sans réticence aucune de leur part. J'voulais voir ça.

Et ça a bien commencé. J'étais pas la plus vieille. Ouf.

Voilà, mes impressions, qui ne manqueront pas de surprendre, peut-être, les habitués des festivaux -ls  :

Ce qui m'a fortement intriguée :


Recevoir des coups sur la tête bien inoffensifs au milieu d'un concert par de très très joyeux lurons, la bière reçue sur mes pantalons, le vomi arrivé subitement sur les chaussures de mon fils (il était au mauvais endroit au mauvais moment), les préservatifs aériens, le soutien-gorges atterrissant sur la scène et restant suspendu le restant du concert au pied du micro (c'était pas les miens, de soutien-gorges et de micro),  le snifage malgré nous de fumée de toutes sortes surtout celle pas vraiment permise par la loi n'est-ce-point, la chaussure à haut talon abandonnée toute seule au milieu du chemin, les jeunes vomissant dans les poubelles à 22h déjà, les litres d'alcool vendus et bus, les regards des gens pas si heureux que ça malgré ce festival qu'ils attendaient avec impatience.

Nous avons eu droit aussi à des cours gratuits que je n'avais pas demandé : comment rouler des pétards par terre au calme ou dans une foule en délire (jvous dis pas comme ça me démangeait là de lui faire une tape au dos de la main quand il était supra concentré pour préparé son joint, bousculé par les gens autour de lui. Fiston 1er, plein d'une sagesse digne de sa mère que je suis, qui l'avait perdue juste 1/4 de seconde, m'en a dissuadé en me disant que je risquais de me faire taper... Après réflexion je me suis dit que c'était clairement possible qu'il n'ait pas le même sens de l'humour que moi. C'est vrai. Le monsieur est devenu inoffensif peu après, dormant à moitié mais réussissant par je ne sais quel tour de force, à s'en refaire un quelque temps plus tard ! Moui. Epatée je fus.). J'ai aussi suivi des yeux quelqu'un qui transportait sur un mini plateau 8 bières, dans la même foule, zigzaguant entre les danseurs de toutes sortes sans renverser une goutte... et moi qui imaginait déjà la catastrophe... doué, va.



Je ne savais plus où regarder à travers les effluves de fumée : toutes sortes de gens, d'âge, de style différents. Du rappeur aux "woodstoquiens", bien vieux ceux-là. En passant par des rastas et des gens comme ma family. Quand même. Un bébé de quelques mois (dans ce bruit !!!). Des enfants de moins de dix ans qui avaient l'air de s'ennuyer ferme.

Après un concert.  
Ah oui. Accessoirement il y avait de la musique. De tous styles. Pour vieux pour jeunes. Mais surtout pas de classique. Fort fort la musique. Incompréhensible ce que les artistes racontaient au micro, même en français. Moi qui aime comprendre les paroles. Ce qu'on m'dit. C'était frustrant. Bon. J'ai tout de même apprécié beaucoup un groupe que manana 1ère aime bien. Contre toute attente. Justement le groupe du soutien-gorges. Bon. On a dansé, on a rigolé, on a crié pour se raconter des trucs et de temps en temps on se bouchait le nez pour garder notre esprit le plus clair possible, à l'abri des brumes qui nous encerclaient... 

Mais alors, est-ce que j'ai apprécié cette soirée, hein, devez-vous vous demander vous ? Oui, pour deux choses : 

1. la découverte d'une autre culture, d'un monde à part. Sans prendre l'avion. Intéressant. 
2. les bons moments de franche rigolade en famille. Rigolo. Ben ouais.


Est-ce que j'y retournerai ? C'est possible. Mais j'irai cette fois non pour observer la culture presque inconnue de moi mais pour écouter un groupe que j'aime tout en observant à nouveau cette culture presque inconnue de moi


Je pourrais aussi aller pour faire de la prévention. Tiens. Parce que ces jeunes, je les aime. Moi. Et c'est vrai que je ne vois pas l'intérêt à devoir endormir nos facultés pour arriver à faire la fête. Ou peut-être qu'ils croulent sous les difficultés, sous l'angoisse. Ou bien veulent-ils juste bien rigoler. Et vomir et être malade après. Mouais. Et après se souvenir de rien. Top. Bref, je ne comprends pas tout cet alcool. Et le reste.


C'est ici la journée que l'Eternel a faite, vivons-la dans la joie, exultons d'allégresse !

Psaume 118 : 24

Avec Dieu, je peux me réjouir chaque jour, c'est un effort à faire, c'est sûr. J'ai besoin de Son aide ! Mais sachant qu'Il tient tout dans Sa main : notre monde, ma vie, c'est plus facile. Ma confiance en Lui apporte la Paix en moi : ça enlève mes peurs quand je pense à l'avenir : Quelqu'un de plus grand que moi gère ce que je ne peux gérer, et comme il y aura forcément des moments difficiles dans ma vie, je sais qu'Il me donnera de la force pour les traverser.
Et pis en plus, je peux rire, m'amuser... Il aime nous voir heureux ! Il ne nous interdit pas de faire la fête, Il y met juste un cadre. Que nous restions maître de nous-mêmes. Pour notre bien.

mercredi 4 septembre 2013

GEEK. L'insulte suprême. Chez moi.


- Geek. T'es un geek !
Le summum de l'insulte. Actuelle. A la mode. Dans mon entourage proche. Très proche.
- Geek. Geek. Geek.
Quand je montre à mon frère mes trouvailles très pratiques sur l'iTruc.
- C'est qu'un gros geek.
Quand mon fils parle d'un pote qui est un gros fan des jeux en ligne.
- T'es qu'une geek.
Quand je n'écoute qu'à moitié un de mes enfants car je suis en train de lire mes mails.
- Arrête un peu de geeker !
Quand je dis pour la Xe fois à fiston d'arrêter de jouer à Minecraft car il est tard et que pour la Xe fois il me dit "j'finis vite un truc".
- Quel geek !
Fiston 1er à Fiston 2e quand enfin il arrive à table après avoir fini "vite un truc"... et là ça part souvent en vrille, en pas-mamours fraternels du tout...
- Toi, t'arrêtes pas de geeker !
Quand Fiston 1er, 2e, Manana 1ère, 2e, voient leur père affalé sur le canapé après une journée de boulot "affalante" en train de lire avidement les résultats sportifs du jour pour se dé-con-trac-ter.
- Oh, mais t'arrête une fois de geeker !
Quand j'amorce un gros dodo réparateur sous les plumes et que mon homme-à-moi-le-même-qui-lit-les-résultats- sportifs-après-une-journée-de-boulot et tatati et tatata... vient de faire tinter son iTruc sous les mêmes plumes en regardant les derniers mails du jour.
- Ohhh, mais j'en ai marre, vous êtes toujours en train de geeker !

Quand Manana 1ère n'avait pas encore d'iTruc et qu'elle nous regardait le matin à déjeuner lire les nouvelles sur le journal notre iTruc... et oui, Manana, les temps changent, il faut te mettre à la page !
- Ohhhh, mais toi aussi tu geeks tôt le matin !
Quand moi-maman voit Manana 1ère voir les dernières images d'Instagram sur son iTruc apparues durant la nuit car ses abonnés de ce côté-là de la terre ils vivent quand on dort.... quelle idée.

Voilà ce qui se passait chez nous, tout le temps. Le nom le plus utilisé dans notre famille était un geek. Le verbe, geeker.  Et ça n'arrêtait pas.
Et ça se jaugeait, et ça se jugeait (le dire très vite, à haute voix, un exercice de prononciation sympa si vous vous ennuyez à lire tout mon char-à-bia geek !). Et ça se mettait des notes. Toi, tu es plus geek que moi. Lui plus qu'elle, elle plus que lui. Et même, mes neveux commençait à s'y mettre (quelle idée de me traiter de geek quand je réponds à un sms de Fiston 1er)... ça commençait gentiment à déborder de ma family de geeks. Et ça s'énervait. Et ça se vexait.
C'était à-qui-était-le-moins-geek-il-avait-gagné. 

MARRE DE MARRE. J'EN AI EU MARRE !!!!
D'abord j'ai essayé de défendre un peu l'utilisation que j'/nous en fais-ais/ions de nos écrans. En général, c'est question pratique. On en a besoin. Pour tout ! Pour se renseigner sur l'actualité, pour sauvegarder nos méninges de l'Alzheimer (rien de tel qu'essayer de battre un membre de notre famille élargie de geeks au Scrabble, en l'occurrence mon père, quel challenge), envoyer une liste de choses "à faire" par email à son mari (vu que ça lui arrive de lire ses mails, qui sait si l'envie lui prend de poncer une table pendant que je dors !), faire un sms par wattsapp à ses enfants par le groupe "family" pour qu'ils viennent à table...(ou stopper le wifi ça marche à tous les coups, il y a tout à coup des signes de vie un peu partout !!!!) faire les paiements, donner des nouvelles, organiser des pique-niques, faire des photos pour nos vieux jours, customiser les dites photos pour Instagram,  voir les derniers potins sur FB, faire son blog, répondre à une invitation, deleter les multiples pubs reçues, voir la dernière vidéo de Cyprien (poussés par notre descendance mais ça vaut l'coup en général), trouver la réponse à la question "Dis, maman, comment est mort Hitler ?"... BREF !!!! L'écran, la toile fait partie de nos vies à présent. C'est notre cerveau. Notre mémoire. Notre entraîneur de mémoire. Une partie de notre vie sociale. Un moyen de communication phénoménal. Bref. J'ai dit. Voilà.

Mes n'enfants à moâ. Mon n'homme à moâ. Maintenant on arrête de se traiter de GEEK ! 

Soit, on ne l'est pas : sens de base : ceux qui ne peuvent se décoller de l'écran, même pour ses besoins élémentaires genre : se nourrir-dormir-aller faire ce qu'il y a à faire aux WC- remplir le frigo-putzer sa maison-aller travailler- vider sa boite aux lettres-avoir une vie sociale...

Soit, on l'est tous : dans notre coin de pays très rikiki qu'est notre family, GEEKER c'est simplement utiliser un appareil qui a un écran. 
Donc, on est tous des GEEKS. Point. 

Alors voilà. Depuis. Le calme est revenu. On ne se traite plus de geek. Puisqu'on l'est tous. C'est tout. 

Il nous arrive même de nous parler sans écran interposé. 
Comme dans l'temps. C'est vintage (heureusement, le vintage est à la mode !). 

C'est le bonheur. Alors là on sait qu'on n'est pas des vrais de vrais. De geek. Yess.

Bon. Bande de geeks, vous avez fini de fixer votre écran ? Qu'est-ce que vous attendez ? Occupez-vous de votre famille, de votre voisin, de votre chat... ils n'attendent que ça (à moins qu'ils soient en train de geeker, là, il vaudrait mieux que vous les laissiez en paix).

Very important !  
Je suis pour : un bon livre, une balade au soleil, un moment de méditation avec ma Bible, un café entre amies, un bla-bla sympa avec mon ado, une soirée en amoureux. 
Oh ! Que c'est bon de savoir mettre les écrans de côté !