La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


mercredi 30 septembre 2015

Réflexions sur... le destin.

Voilà quelques petites phrases ci-dessous, entendues autour de moi, énoncées avec foi par des personnes qui ne croient pas forcément en... Dieu. Etonnant non ?
Mais alors... foi en quoi ? Là est ma question.

En italique ci-dessous, j'ai écrit la pensée qui me vient quand j'entends les dites phrases.

Je crois au destin.
- Ahhhhhh bon.... Et ?

On est guidé. 
- Mais par QUI penses-tu être guidé ? Quelle puissance intelligente ?

Ca a été guidé.
- Oui, super, mais par QUI ? Un être supérieur ?

Il faut avoir confiance, tout se passera bien.
- Confiance, OK, mais en quoi ? En la vie ? La vie est-elle douée d'intelligence ? Et la vie n'est de loin pas toujours rose, ce me semble.
Le hasard fait bien les choses.
- Ah bon, le hasard est doué de réflexion ?

C'était son destin.
- Ah bon, et là derrière, c'est QUI qui décide si sagement (ou pas, selon nous) de ce qui lui arrive  ?

C'était son heure.
- Ok, mais QUI l'a décidé ?

Ça devait aller comme ça. 
- Ben oui, mais QUI QUI décide de ça ?

J'attends le moment avec impatience, de pouvoir, avoir l'occasion, de demander à ces personnes, à brûle pourpoint, avec courage, naturel, gentillesse et beaucoup de curiosité : 
- Ahhhh, et pour vous c'est quoi/qui le destin ? Pouvez-vous me le décrire, ce destin qui décide de tant de choses  ?

Oui, moi je trouve, perso, franchement, en voyant la Création telle qu'elle est, réglée, superbe (wouah la lune orange !), et toutes les belles choses de la vie, qu'
Il faut beaucoup de foi pour être athée.
Moi j'dis. Et de loin pas qu'moi en fait. 
(oui, je sais, il y a énormément de trucs moches aussi. Mais sans Dieu, le monde ne serait plus, grâce à nous les supers-humains qui croyons pouvoir le gérer tout seul, sans Lui... tu parles !).

J'aime beaucoup cette phrase de notre cher ami Albert (Einstein) :
Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito.

 PS : et j'ai même pas nommé la super phrase "Touchons du bois"... - Hein ? Quoi ? Et après ? Le bois il arrive à faire que tout se passe bien, et comment ? Quel bois fonctionne le mieux ?

Le p'tit mot encore plus spi :

La Bible le dit, le destin n'est pas le... destin mais c'est Dieu le Créateur :


Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve est le Seigneur du ciel et de la terre, et il n'habite pas dans des temples faits par la main de l'homme. Il n'est pas servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et toute chose. Il a fait en sorte que tous les peuples, issus d'un seul homme, habitent sur toute la surface de la terre, et il a déterminé la durée des temps et les limites de leur lieu d’habitation. Il a voulu qu'ils cherchent le Seigneur et qu'ils s'efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous. En effet, c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être, comme l’ont aussi dit quelques-uns de vos poètes: ‘Nous sommes aussi de sa race.’ Ainsi donc, puisque nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité ressemble à de l'or, à de l'argent ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'imagination de l’être humain...
Actes 17 : 24-29 et suivant....

Donc je dis oui il y a une puissance supérieure, qui agit intelligemment, sans jouer au dés, et qui le fait de manière à ce qu'on le trouve... sans nous forcer, car Il veut que ça vienne de nous.

Et un verset de l'ancien testament, quand le monde était sous l'ancienne alliance, donc avant la venue de Jésus sur terre et sa résurrection  (c'est pourquoi il est quelque peu sanglant),  qui montre que cette croyance au destin ne date pas d'hier, et que pour Dieu c'est comme l'ignorer totalement, donc que c'est mal (c'est Lui qui le dit) :

Quant à vous qui abandonnez l'Eternel, qui oubliez ma montagne sainte, qui dressez une table pour le dieu de la chance et remplissez une coupe pour le dieu du destin,je vous destine à l'épée et vous devrez tous vous agenouiller pour être égorgés. En effet, j'ai appelé et vous n'avez pas répondu, j'ai parlé et vous n'avez pas écouté. Au contraire, vous avez fait ce qui est mal à mes yeux et vous avez choisi ce qui ne me plaît pas. 
Esaïe 65 :11
  • Toi, qui crois au cadeau du pardon de Jésus, qui t'a donné une nouvelle vie pleine d'espoir malgré les difficultés, comment réagis-tu lorsque tu entends ces phrases dites autour de toi ? (je le dis pour moi d'abord... oui oui)
  • Et toi, qui ne crois pas en Lui, que fais-tu de mes quelques petites réflexions, énoncées par une mère au foyer n'ayant jamais fait d'études théologiques, mais convaincue de l'existence de ce Dieu d'amour et qu'une relation avec Lui est la seule possibilité pour vivre réellement pleinement, maintenant et après ? 
Oui, Dieu te veut dans Son équipe. Impatiemment Il t'attend.

jeudi 17 septembre 2015

Moi. Faim. Dit-il.

Mon Nommamoi aime manger. 
Mais comment, comment tu sais ça, toi ? devez-vous vous demander, curieu/x/ses.

Voilà ci-dessous quelques indices que j'ai pu collecter au fil des années vécues avec lui (21 ans déjà) :

- Le (contenu du) frigo l'attire tel un aimant, à toute heure du jour (et de la nuit quand il dort pas)
- Si je lui demande comment s'est passé sa journée, il va probablement me raconter tout d'abord ce qu'il a mangé et ne saura plus que dire après.... (véridique)
- Sur notre groupe wattsapp family, les seuls photos qu'il poste sont celles des différents plats qu'il mange lorsqu'il est au restaurant (pour partager sa joie ET faire envie aux deux autres mâles de la famille, nous les filles cela nous laisse totalement de marbre).
- Il reluquera la viande qui est dans les assiettes des autres personnes assises à sa table, tout en mangeant la sienne (de viande, pas d'assiette, il n'en est pas encore là), en espérant que les dites personnes exprimeront un trop plein, il pourra donc proposer ses services pour les aider dans cette lourde tâche qui est de finir la viande. 
- Au restaurant, il choisira en général le plus gros morceau de viande, saignant de préférence, 200g : non, 300 g : oui, pourquoi pas, 500 g (si sa femme ne risque pas d'être au courant : il ne postera donc pas de photo sur wattsapp, ou seulement quand plus de la moitié a déjà été ingurgitée)
- Juste le temps de faire une photo et voilà que le contenu de l'assiette a disparu. Là, c'est en général le plus dangereux pour vous si vous êtes près de lui à savourer votre repas, surveillez-le, enlevez tout instrument culinaire à ses côtés, attachez-le (bâillonnez-le éventuellement pour avoir 0 risque), et ne quittez pas votre assiette des yeux (oui, c'est stressant et du coup pas très agréable pour vous, mais bon, vous aimeriez pas avoir encore faim en sortant de table, si ?).
- Il lui arrive, soudainement stressé, le soir au lit, de me demander ce qu'on va manger le lendemain soir. 
- Il lui arrive, soudainement stressé, en sortant de table, de me demander ce qu'on va manger le lendemain soir. 
- Il lui arrive, l'air de rien (il le croit), de me demander quand j'ira bientôt faire des courses (j'y suis allé le matin même)
- Ces yeux s'illuminent quand il m'averti qu'il a un apéro au boulot
- Il saute de joie, en m'annonçant qu'il ira manger au resto avec le boulot (2 fois par semaine en moyenne)
- Il trépigne d'impatience quand il a son souper de boite annuel
- Et quand il veut faire une sortie en famille, c'est forcément on va manger au resto... et on va marcher, /à l'Europa Park/faire des mags/on retourne manger au resto/...
- Lors des départs tôt le matin pour une course, un voyage en famille, cela passe forcément par un arrêt dans une boulangerie pour acheter 2 croissants par personne (il faut se nourrir, la route est longue), tout en sachant que la plupart n'en mangera qu'un. Il devra terminer ce qui reste. Le pauvre. 
- Un p'tit moment doux en couple, passera FORCEMENT par un bon repas. Sinon, ce n'est pas un p'tit moment doux en couple (pour lui, donc).
- Le grand avantage (pour moi !), c'est qu'il mange tout et n'importe quoi. Il mange des criquets (en Afrique !), des intestins (en Afrique !), des endives gratinées froides (en Suisse !), des restes limites (en Suisse !)...
- Sa pensée préférée est "Mange rapidement, tu ne sais pas quand la fin du monde surviendra. Et si tu n'avais pas le temps de finir ton assiette ?"
- Son dessert préféré est MéringueS et DOUBLE crème de Gruyère en été (avec quelques framboises dessus) et Marrons et DOUBLE crème de Gruyère en hiver (sans framboises).
- A tous les coups, après un bon repas, il poussera cette phrase mytique en se tenant le ventre : Arggggh, j'ai trop mangé. Mais disons qu'au fil des années, mes yeux revolvers le font taire dès qu'il ouvre la bouche. Des choix. Des conséquences. 
- Sa diététicienne est au bord de la crise de nerf (ben oui, du coup il en a eu besoin)
- Et tout de même il aime aussi les légumes et les fruits (j'ai le devoir d'équilibrer la vérité).
- Et il se soigne (de temps en temps s'il n'y a pas de repas particulier de prévu)

Est-ce que ça vous suffit comme réponseS ?
J'en suis sûre, il manque un M à HOME.

Pour confirmer, s'il en est besoin, mes propos, voici la dernière petite expérience vécue avec mon Nommamoi sur le sujet : 

On se retrouve à deux, tous nos enfants ont quelque chose ce jour-là. Donc, il me propose , tout content de sa bonne idée (j'avais pas envie de faire à manger...) :
- On pourrait aller manger à Venise (bon, j'ai changé le nom. En fait, comme Venise, c'est une belle ville de par chez nous, pleine de charme). Je connais un endroit où c'est trop bon et pas cher. Je devrais aller voir un chantier par là-bas (on était samedi...).
Bon, il faut bien qu'on fasse un p'tit truc à deux. Et comme il a l'air trop enthousiaste, ok, j'accepte. Bien que l'idée d'aller vers un chantier me refroidisse quelque peu. Mais à l'idée d'aller se manger , à Venise, un p'tit truc sympa sur une belle terrasse pleine de charme en amoureux ça me branche. En plus, je pourrai faire quelques photos pour mettre sur Instagram. Trop bien. Et me voilà, qui en imagine l'atmosphère, l'endroit, top.
Nous partons. Pour que l'on soit pile à midi pour manger. C'est mon Nomme qui a calculé. Son estomac  n'attend pas. 
Je suis totale en confiance. Chouette. Venise. 
AVANT Venise, nous bifurquons. 
- Mais on va où ? que je demande.
- Ben, manger, qu'il répond (ahhhh oui, j'avais oublié !)
On approche. C'est quoi, ça, une patinoire ? Non. J'y crois pas.
- Ici ?
- Oui, c'est trop bon, tu verras. Et mon chantier est juste derrière. (trop pratiiiiiique)
- Hein ? 
La déception m'étouffe presque à la vue de l'endroit. Gris. Avec du béton. Du goudron. Du plastique. 
J'ouvre la porte de la voiture... Et j'entends le bruit des patins, des cannes, du puck des beaux hockeyeurs (qu'on ne verra même pas donc peut-être qu'ils sont même pas beaux), sur la glace. Cela crie. Je n'ai jamais aimé le sport. Et ce sport me fait penser à l'hiver. Et moi j'aime l'été. Je traîne un peu la patte. La bouche à l'envers. 

On s'installe. Sur la terrasse. Avec des tables et chaises (quand même !). Et les poubelles juste à côté. Et quelques plantes chétives pour faire oublier la grisaille de l'endroit. Les photos des menus sont affichés... sur le mur du bâtiment. J'aime rien. J'ai presque envie de pleurer, que je lui dis car je n'arrive tout simplement que rarement à me la boucler. Il me regarde, étonné, et je lui dis :
- Mais je croyais qu'on serait à Venise !
- Mais on y est !
- Mais non, à Venise, dans la vieille ville, belle, tranquille, romantique ! 
- Mais c'est bon tu verras. Et pas cher. J'ai jamais aussi bien mangé qu'ici !
- Mais pour moi ce n'est pas ça qui compte, c'est l'endroit en premier ! Mais tu as vu ça, et les poubelles là, même pas cachées ? Et là, le nom de ce menu, les brochettes de l'Enfer, mais c'est horrible ! (aucun de nous deux n'a mangé ce menu-là... ça aurait fondu la glace)
Bon. Mon Nommamoi devient tout malheureux. Je décide alors d'essayer de voir l'humour de la situation. Petit à petit j'y arrive. Bon. 
On commande. 
Pas de musique, mais toujours le bruit de l'entraînement de hockey. Puis des footballeurs viennent s'entraîner juste à côté. Si si. Je déteste le foot. Et j'ai peur de recevoir la balle sur la tête. 
C'est l'endroit de rêve pour mon Nomme : ses chantiers tout près, ses sports préférés (il manque juste le tennis), et un bon repas en perspective. En plus, avec sa si douce moitié rayonnante de bonheur (j'y travaille en tout cas, c'est dur).

On doit attendre une heure pour être servi. Mon Nommamoi à faim. Moi aussi. (cela m'arrive, si si).
Le plat arrive. Mon Nommamoi l'immortalise et le poste sur Wattsapp devant mes yeux blasés.
Le repas est très bon. Et pas cher. Il avait raison. Comme il me le souligne, il ne m'avait rien promis d'autre qu'un bon repas. C'est vrai. C'est juste mon imagination qui a fait le reste.
Venise, ce sera pour une prochaine fois. Peut-être. 

Pour terminer en beauté ce petit moment à deux, nous allons nous balader sur un de ses futurs chantiers.  J'ai donc l'occasion de faire une photo de dessous une autoroute pour mettre sur Instagram. Moui. Le pire c'est qu'elle a même du succès cette photo.  Cela change un peu de celles de nature, de fleurs, et de beaux vieux bâtiments plein de charme que je poste habituellement. 
Et pis, ce petit moment m'a permis d'écrire ce billet. 
Et pis, notre aventure, rigolote tout de même, et qui confirme encore et encore que nous sommes différents (mais complémentaires), m'aura appris à me méfier et à demander plus d'infos lors de nos prochaines sorties à deux. Et de me méfier de mon imagination.

Maintenant, j'en ris franchement. 
Merci mon Nommamoi, ça m'a permis de voir un peu ce que tu vis durant la semaine (et de ne pas t'envier en plus).

PS : Ce qui précède à été lu et approuvé par mon Nommamoi avant publication. Avec juste un petit bémol de sa part pour la première partie : certaines choses sont quelque peu exagérées. Il a raison. Mais pas tout. Et gardez svp à l'esprit cette phrase pleine de sagesse : Il n'y a pas de fumée sans feu. 
PS 2 : Merci mon Nommamoi de m'avoir permis de partager cela. C'est courageux ☺, tel le gladiateur dans Gladiator. (Film que je n'ai pas vu, mais je pense que dans Gladiator il y a un gladiateur.)

Le p'tit mot spi  :
La Bible... et les bons plats :

L'Apôtre Paul a dit que, s'il n'y avait aucune espérance après cette vie, ce serait logique d'en profiter au max  :

Si les morts ne ressuscitent pas, alors, comme le dit le proverbe : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » 1 Corinthiens 15 : 32


Les bons plats sont un cadeau de Dieu : 

Le seul bonheur pour les êtres humains, c’est de manger, de boire (c'est un homme qui l'a écrit...) de profiter des résultats de leur travail. J’ai constaté que c’est Dieu qui donne ce bonheur. En effet, qui peut manger et profiter de la vie si Dieu ne le permet pas ? 

Ecclésiaste 2 : 24-25

Faisons gaffe à savoir nous limiter quand nous mangeons : 

Si tu as trouvé du miel, mange seulement ce qui t’est nécessaire. Si tu en prends trop, tu le vomiras. Proverbes 25 : 16


Attention, à force d'être trop gâté dans la vie, nous pourrions oublier le principal : 
Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour (lorsque Jésus reviendra) vous surprendra tout à coup. Luc 21 : 34 suite ici

Comme quoi. Faisons gaffe aux excès en tout genre. Que ça soit la nourriture, l'imagination sans borne,  l'achat de déco,... même si c'est beau/bon et pas cher. 

A bon entendeur. Salut. 

samedi 12 septembre 2015

Bla-bla de (pré-)ados avec maman.

Voici quelques phrases cueillies abattues sur moi par mes plus jeunes Zados au rythme de 2 par semaine environ, parfois plus, parfois moins.  La liste n'est de loin pas exhaustive. Mais elle vous met au parfum, de ce qui vous arrivera dans quelques temps à vous les mamans-de-mignons-petits-Zenfants-qui-voient-leur-maman-d'amour-parfaite-et-la-plus-belle-telle-une-princesse. 

- C'est moche ta coupe, disent-ils avec des sourires narquois
- Vous êtes adorables... répondis-je, l'air de rien.

- Oh, mais c'est horrible tes yeux, ils vont chacun dans un autre sens, on dirait que tu louches ! dit-il, terrorisé, en me regardant (j'ai toujours pas compris ce qu'il avait vu et j'ai préféré ne pas demander)
- Et tu crois pouvoir supporter de jouer à des jeux pour + de 18 ans ?, m'exclamais-je, intouchable.

- Tu es vieille, dit-elle rayonnante
- Je t'aime aussi, répondis-je

Un jour où je lui demande gentiment ce qu'il a fait durant les 24 dernières heures où il est parti avec son groupe de jeunes, il me dit sérieusement :
- Regarde-moi pas comme ça tu me fais peur !
- ....

- Tu seras morte avant moi, dit-il avec un sourire pensif
- J'espère bien ! que j'réponds

- Mais, tu peux pas comprendre de toute façon, clame-t-il, sûr de lui
- C'est vrai, j'ai encore rien vécu, acquiesçais-je.

- Tu attends avant de manger, stp ! dis-je en voyant Fiston 2e se jeter sur la nourriture avant que tout le monde soit à table.
- Je goutte pour savoir si c'est mangeable, qu'il répond. (mais qu'il est gentil de prendre soin de nous...)

Il me regarde arriver vers lui et ouvre grand les yeux en me lançant, choqué :
- Ohhhh, maman, franchement, si tu mets tes cheveux derrière les oreilles, mets-les des deux côtés ou pas du tout, mais pas seulement d'un côté !
Tellement surprise de sa remarque. Je me tais. Depuis quand a-t-il un avis sur un détail pareil ????

Et, le plus souvent...
- Tu oublies tout ! Tu n'as pas de mémoire, je t'ai déjà parlé de ce groupe de musique, ce film, cette chanson, cette star, ce copain, ce prof...
- Ahhhhhhhh, ça me dit vaguement quelque chose..., dis-je fouillant fébrilement dans ma mémoire surchargée.
Oui oui, ça c'était juste il y a quelques petites années....

J'admire le franc parlé de mes enfants... Enfin, j'admire. Quel culot incommensurable, plutôt ! Disons qu'ils se permettent de ces choses parfois, que je n'osais même pas penser à leur âge à l'encontre de mes parents. Quoique. Bref. (certains en déduiront peut-être que je suis une moins bonne mère que ma maman-à-moi donc que c'est logique. Non, mais, quel toupet, vous me faites penser à mes Zados !)

Oui, à leurs yeux, ils ont le droit de tout nous dire, sans que nous sourcillions un brin. Oui, quoiqu'ils fassent, ils trouvent normal que nous continuions de tomber en amour paisiblement devant leur joli minois gras-moustachus-pointillé mais nous on leur dit pas parce que c'est toujours les plus beaux. En même temps ils ont raison (sur le fait qu'on les aime quoiqu'ils fassent !). Mais attention, il ne faut surtout pas que nous agissions à leur encontre comme ils le font envers nous. Ce serait un outrage total. Des portes claqueraient et nous serions la pire des mères (à leurs yeux toujours).

L'autre dimanche nous avions une rencontre inter-églises. A la fin, impatient de rentrer-à-la-maison/jouer-sur-son-ordinateur, et nous voyant, son Papaalui et moi, ne pas arrêter de blablater avec les gens autour de nous, Fiston me demande, interrompant mon bla-bla, la clé de notre sweet-home-si-sweet pour rentrer de suite. Je la lui donne. 
- Tiens, Fiston, je t'aime. 
- Je t'aime aussi.
Il part.

Il a dit QUOI ? Il a dit je t'aime ? A moi ? Devant témoin ? A moi ? Devant témoin ? Pour m'embêter ? Pour me faire un gag ? Il veut encore quelque chose ? Des sous ? Il m'a dit je t'aime ? Devant témoin ? Y a quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Il a dit je t'aime à MOI ?

La témoin en question, me voyant et m'entendant tergiverser, complètement tourneboulée-pas-préparée-à-çà-que-j'étais -Quoi ? Il a dit je t'aime ? A MOI ? Mon-ado-de-presque-15-ans m'a dit JE T'AIME ? J'essaie de me zénifier moi-même Stooooooooooop-chhhuuuuut, respire, 1-2, respire 1-2, pousse (euhhh non, rien à voir)....- Bref, qu'est-ce que je racontais ? Ahhh oui...elle me dit, calmement, pleine d'une sagesse de mère de 4 ex-ados, adultes maintenant :
- Prends, oui, prends. Ne réfléchis pas. Prends.
J'ai pris.

Heureusement qu'elle était là. J'aurais cru que j'avais rêvé. Mais quoi ? Il m'a dit je t'aime? Hein ? A MOI ?

Qu'il est doux d'être maman d'ados.


Le p'tit mot spi :

Jésus m'aime. Et pourtant Il connait mes défauts, tous mes mauvais penchants (mes Zados n'en connaissent qu'une partie !). IL sait quand je m'énerve. Il connait mes pensées pas toujours glorieuses. Il s'en fiche si j'ai les cheveux seulement derrière une oreille ou que mes yeux vont dans tous les sens pas en même temps (ouf !). Il regarde à mon coeur. A mes dispositions de coeur. Il sait qu'un jour, j'ai décidé de vivre en duo avec Lui. Il m'arrive bien souvent d'essayer de me débrouiller seule,... mais Lui attend, à mes côtés, que je lui donne la main pour avancer. Parfois je ne comprends pas qu'Il puisse continuer de m'aimer, sachant comme je suis loin de la perfectitude ! 
Il me remet à l'ordre bien plus doucement, avec plus de psychologie, et incommensurablement plus d'amour, que mes Zados envers moi ou que moi envers mes Zados-mon Nommamoi. Et Il me connait pourtant entièrement. Merci Seigneur. 

Quelle plus grande preuve d'amour que celle-ci (vous pouvez mettre votre prénom à la place de le monde-tous ceux-ils ):
Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et quils aient la vie éternelle. 
Jean 3 : 16

Pour lire la suite, la Bible c'est ici