La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 7 novembre 2013

Une pause s'impose.

Je quitte pour un temps indéterminé le monde de la blogosphère... 

...pour passer plus de temps sur la terrosphère. 

J'ai déjà l'ennui...

Donc je reviendrai (DV)...

Peut-être différemment...

A voir...


Alors jusque là je nous souhaite un Noël où nous nous n'oublierons pas QUI nous fêtons,  et de franchir une nouvelle année avec cette envie de vivre heureux, de donner, d'aimer, de sourire, de rire.
 Bref pleins de ce sens de Noël... que nous aurons médité. 
Et malgré tout ce qui pourrait nous en empêcher 
(chaussettes qui traînent, descendance qui nous confond avec un bancomat, vomi de chat à nettoyer...).

A la prochaine et merci merci de me lire toujours et encore 
(même sans que je n'en sache rien, les coquins !)!

Moi



PS : pour ceux qui ne savent pas ce que veut dire DV : Dieu Voulant ☺

vendredi 1 novembre 2013

Peurs, angoisses, etc.

Est-ce que je suis la seule à connaître ces moments où la peur, l'angoisse, une certaine forme de stress, l'imagination me terrasse ? Ce laps de temps où je ne peux plus me raisonner, ou presque, malgré que je sache pertinemment, en plus, que l'origine de cette peur est parfois absurde, que c'est bien souvent QUE mon imagination qui se joue de mes nerfs ?

Voilà quelques exemples de situations où la peur peut facilement me submerger :

  • Etre sur une moto, à l'arrière. Devant, mon frère. Il fait au moins du 60 km/h. L'horreur. Mon réflexe : sauter. De la moto. C'était il y a une vingtaine d'années. Je n'y suis plus retournée (et j'ai réussi de me retenir de sauter, c'est pour ça que je suis encore là, en fait).
  • Moi, petite assistante médicale, devoir faire une prise de sang aux grands chefs chirurgiens ou médecins. Ou à leurs épouses. Mais pourquoi, j'vous demande, pourquoi stresser pour ça ?? Je stresse tellement que j'en perds mes moyens ! Dans cette situation, qui arrive heureusement rarement, je suis très fâchée contre... moi-même. Très fâchée. Qu'est-ce que je suis tarte que j'me dis ! GRRRR : j'en fais sans arrêt des prises de sang... je suis au point tout de même ! 
  • Partir seule à Paris avec ma fille. Donc je suis la responsable de ne pas nous perdre. Ce fut un challenge. Ne pas écouter mes peurs. Réussi. 
  • Accompagner au piano les chants à l'église... arghhhh. Une semaine de stress intensif de préparation, plus de l'angoisse ingérable parfois le matin même.. Je suis trop exigeante avec moi-même : je ne peux jouer comme une pro. Je dois l'accepter. Point.
  • L'angoisse aussi avant le mariage : c'est l'bon, c'est pas l'bon ? J'me trompe, ou pas ? Le pauvre, mon futur Nommamoi, à bien souffert avant que nous nous passions la bague au doigt ! C'est bon, j'ai fait le bon choix ! Après 19 ans je peux le dire ! (même si c'est pas le conte de fée... non-stop... je ne suis pas une princesse pleine de douceur  moi).
  • Une certaine forme de peur me submerge parfois quand j'ai posté un post. C'était pas trop si, c'était pas trop ça ?... et j'ai écrit des bêtises ! et si c'était compris comme ça... comme ci..? Est-ce que je me suis trop livrée ? Enfin voilà quoi.
  • Les armes. Les armes m'angoissent franchement. Ce qui coupe. Ce qui explose. Ce qui... Bon, il y a des raisons tout d'même. Hein.
  • Une bonne grosse araignée bien dodue bien poilue qui me grimpe dessus (on l'entend même marcher, j'vous dis)... heureusement, c'est jamais arrivé. J'crois.
  • Etre près d'un danger potentiel avec mes enfants (précipices, autoroute ici, éléphants ici, les voir partir nager un peu loin en mer...) : je les vois déjà éclaffés, écrasés, noyés, enfin, vous voyez quoi... (comme Tom dans Tom & Jerry, genre. Ou Coyotte dans Bip-Bip&.... Coyotte. Mais sans 2e vie et plus. Ben ouais).
  • Si mes enfants, mon mari ont un retard inhabituel... j'ai beau me sermonner moi-même, impossible de tenir en place dès 5 minutes de retard parfois. Surtout si j'entends l'ambulance au même moment. Accident ? Enlèvement ? Cela n'arrive pas qu'aux autres que j'me dis ! Mais quand ils rentrent enfin, après 6 minutes de retard (!), l'air de rien, et que tout s'explique si simplement... un gros OUF explose en moi.
Quelques minutes de retard, et c'est parti mon kiki !  Pffff.
Mais merci de retenir ceci de ce post : je ne suis pas complètement une chochotte :
  • J'adore accoucher, sans anesthésie aucune... ça fait mal, mais ça passe ! (tandis que les 20 ans suivants, c'est une autre paire de manche !)
  • Partir en Afrique noire, j'aime ça ! J'ai fait le voyage plusieurs fois seule, y compris il y a 9 ans pour aller chercher notre Nana 3e. Alors... (mais je réalise qu'avec l'âge, c'est toujours plus difficile de faire ce genre d'exploit)
  • J'aime faire en famille l'aventurière dans les arbres. J'adore ça. Tellement que j'arrive à ne pas rester fixée sur mon tout p'tit dernier, pas assuré durant quelques secondes sur une mini esplanade à 15 mètres du sol ! (j'suis gaga ou quoi ??!!!)
  • Je ne me souviens pas avoir eu peur avant un examen; même si j'ai râté deux fois mon permis de conduire pratique...chuuuuut. (pourtant, ce serait plus rationnel d'avoir peur de ça ?!!) 
  • Ni avant de commencer un nouveau boulot...
Bon. Je profite de remercier mon Nommamoi qui a tué cette énorme arachnoïde tout à l'heure. J'avais pas le courage de suspendre mon linge, avec cette bestiole black pleine de pattes qui prenait toute la place au plafond de ma lessiverie. Beurk. Imaginez qu'elle tombe sur ma tête ?! Hein ? 
Ne venez pas me surprendre avec des gilli-gillis dans le cou maintenant. 
J'vous en suis reconnaissante.

Le p'tit mot spi : 
Je suis tellement reconnaissante, tellement soulagée de savoir qu'il y a quelqu'Un de plus haut, plus grand, plus puissant que moi, qui gère le monde, mon monde, ma famille bien mieux que moi. Tout dans Sa main. Tout. Et quand j'y pense, mes peurs s'éloignent. Car dans ce monde rien n'est hasard. Rien n'est aléatoire. Tout est réglé. Même si souvent on a l'impression que non. On ne peut de toute façon pas tout comprendre. On n'est QUE humain.

PS : pis s'il l'avait pas tuée, l'araignée. En fait. Je lui ai pas demandé s'il l'avait fait. Et... j'ai pas vu son corps. Elle se cache peut-être... Ne venez pas me surprendre avec des gilli-gillis dans le cou maintenant. Bis.
PS 2 : et le sujet post n'a rien à voir avec la période actuelle. Car je dirais : Halloween ? Non merci ! Non au morbide, à l'horreur et au satanique. Oui à la vie et aux valeurs positives ! (pas d'moi, lu sur FB).

jeudi 24 octobre 2013

Paris. En pratique.

Nous sommes de retour. A l'heure. Crevées. Abîmées des orteils aux cuisses, mais entières. 

Et fières. Yehhhh.
- On ne s'est pas perdues dans les dédales souterrains du métro, tels une fourmilière, comme l'a surnommé ma fille.
- On n'a pas loupé notre TGV de retour
- On nous a souvent demandé le chemin, en pleine ville. (Bon, on n'a pas pu les renseigner, mais ça veut dire qu'on avait pas l'air de... touristes !!!)
- On a appris plein plein de choses sur Paris, son histoire, lors de la visite guidée à vélo. C'était trop trop bien (www.parisvelosympa.com) !
- On a pu se débrouiller avec la langue (oui, bon, c'est vrai, c'est francophone aussi)
- On a presque rien acheté (incroyable mais vrai, on a quasi rien ramené à part des chaussettes pour Manana 1ère et des gants pour moi !)

On a bien rigolé :
- Au spectacle Cher Trésor avec Gérard Jugnot
- Lorsqu'un petit Ken (comme l'a surnommé ma fille) d'une quarantaine d'année, dans le métro, se repeignant dans vitre, à tout à coup fait quelques pas rapides de danse juste à mes pieds, surpris qu'il a été d'un mouvement brusque... Comme il l'a si bien dit en rigolant après coup : "J'ai failli atterrir sur vos genoux !".
- Lorsqu'au premier étage des Galeries Lafayette, on s'est retrouvée d'un coup au Japon... A part les articles, bien de notre coin de pays, TOUS les humains étaient asiatiques (vendeuses et acheteurs), fou.

On a été touchées :
- Par les quémandeurs d'argent
- Par la petite mendiante toute voilée de noire, de 13-14 ans, là, dans l'métro
- Par les personnes qui n'ont plus qu'à griller du maïs sur un caddie pour gagner leur vie !
- Bref, par la misère qu'il y a, dans cette ville Lumière

On a été impressionnées :
- Par la richesse historique, par le nombre des bâtiments plein d'histoire...
- De rencontrer un de mes groupes préférés vu dans l'émission de X-Factor, à Montmartre, qui jouait... on a échangé 2-3 mots, on leur a acheté un CD (les Presteej). Super sympa.
- Par le fait que les comédiens qui jouaient dans la pièce, nous les connaissions quasi tous (mais pas l'inverse, malheureusement ☺), les ayant vu jouer dans des films.
- Comme on est proche de Paris : 3h de TGV depuis Bâle, c'est rien du tout.

On n'a pas aimé :
- Les courants d'air dans le métro
- Puis la chaleur dans l'métro
- Nos habits imprégnés par l'odeur du métro
- Le quartier pas très rassurant du marché aux Puces de St-Ouen, nous y sommes arrivées trop vite, juste à l'ouverture, nous y étions aussi les seules européennes, ou presque.
- Le musée Grevin. Cher. Pour ce que c'est.
- Mes cloques aux orteils... aïe aïe aïe
- La crypte du Sacré-Coeur. Angoissant.
- Le bruit incessant

On a super aimé :
- La rue Montorgueil et ses cafés
- Le quartier de Montmartre et monter dans la coupole du Sacré-Coeur
- Se retrouver comme ça, par hasard, sur les Champs-Elysées
- Mes deux applis mentionnées dans le poste précédent. Indispensables.
- Le Marais
- Le Louvre et la Joconde (et les japonais)
- La crypte du Panthéon
- La FNAC, comme d'hab.
- Le calme du foyer tout simple où on a logé
- Le quartier juif et ses écritures en hébreux
- L'ambiance super sympa de notre balade guidée à vélo dans Paris... TOP !
- Les paninis, les paninis, et les paninis.
- Et vivre ça ensemble, mère et fille. Vivre ça bien. Cadeau.
-.....

C'était quasi parfait. Comme peut l'être parfois la vie. Mais une fois, énervée un peu contre ma fille qui rangeait toujours trop bien à mon goût son billet de métro au lieu de le mettre dans sa poche comme moi (oui, il m'arrive de m'énerver pour quasi rien. C'est bizarre. D'autant plus que je m'énerve en général parce que mes enfants ne rangent PAS ASSEZ bien... ?!!), on a pris le métro dans le mauvais sens. Une fois. Une seule. Et on a vite corrigé ça. Comme des pros.
Merci Seigneur pour ces bons moments !


PS : et ceux qui sont restés à la maison ? Ils se sont débrouillés comme des pros eux aussi !!! Par contre, ils n'ont pas mangé QUE des paninis. Eux. Et mon mari est fier. Il a fait la lessive. Comme un pro. Comme quoi. On pourra continuer parfois d'échanger les rôles !

mercredi 16 octobre 2013

Paris. En théorie.

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de fiston 2ème et je pars à Paris. Sans lui. 

Me voilà donc présentement dans le TGV où je vis une totale new expérience : écrire un billet sur les rails à 300km/h. Non, c'est pas juste pour vivre ça que je m'en vais à Paris. J'y vais avec Manana 1ère qui fête ses 18 ans dans quelques jours. Nous voilà donc en partance pour la ville Lumière pour vivre pleins d'expériences inédites durant 4 jours. Tourisme à vélo, à pieds. Musées, spectacle(s), shopping, flâneries dans les rues, cryptes, tombeaux des stars d'antan... (qui ne sera j'espère pas notre tombeau... ;0b. Si on zappe l'heure de fermeture on est mal).

Tout ça SANS homme ! Sans mon Nommamoi qui normalement, outre me soutenir moralement et me tenir la main, fait office de GPS, de guide... Bref voilà 20 ans que dans mes voyages hors d'Helvétie, je me repose entièrement sur lui. Mais là, inversion totale des rôles  : je l'ai laissé à la maison où il s'occupera de gérer nos 3 descendants restants. De gérer même la fête de l'anniversaire des 13 ans de fiston que j'ai abandonné en ce jour, avec une certaine culpabilité que j'essaie de taire en moi (Il a osé dire en rigolant que c'était un cadeau que je parte !!! J'ai préféré ne pas savoir si c'était du lard ou du cochon. Parfois, vaut mieux se protéger. N'est-ce point.).
Voilà donc que depuis des semaines j'étudie cartes, guide, applications GPS, fonctionnement du métro. Car si j'avais écouté mes craintes, je ne serais pas partie, alors autant en savoir le max. Voilà des semaines que je réserve et achète via internet des billets de théâtre, de musée, que j'ai dégoté un endroit où dormir à moindre prix, que je me renseigne sur les dangers de la ville, que je lis des guides. J'en rêve la nuit. J'y pense le jour. Je ne parle plus que de ça avec Manana 1ère. À en barber les autres membres de la famille. Bref, me voilà imbattable à présent et en THÉORIE sur les endroits à voir et où ils se trouvent et comment y arriver, où avoir du wifi (indispensable pour les geeks que nous sommes), sur les meilleures applis (Pocket Paris & Paris métro) pour remplacer mon GPS de mari. Le montant des frais déjà prévus est calculé (aïe !). La dernière version de notre programme est tiré, distribué à mon Nommamoi qu'il puisse aussi nous suivre à distance. Ma fille se repose entièrement sur moi. Mon mari nous a rendu service pour le tirage au sort du théâtre que nous irons voir, nous étions dans l'impossibilité de faire un choix : et la main innocente de mon Nommamoi à tiré  : Cher trésor avec Gérard Jugnot (Mince, on aurait presque préféré l'autre !).
Bref tous ces préparatifs pour être au top, pour ne pas perdre du temps inutilement, pour profiter au maxxx de ce temps pour découvrir le mieux possible cette ville. 

Notre challenge pour ces quelques jours : ne pas avoir l'air de touristes ! Je sais tellement bien ma théorie que ça devrait jouer non ?
Je vous tiendrai au courant du comment nous avons vécu le côté pratique dans quelques jours. 

Petite appli spi : j'ai préparé dans les moindre détails ce voyage de quelques jours, j'ai réfléchi, soupesé, écouté les conseils, les recommandations des gens plus expérimentés que moi, essayé d'accomplir les vœux de ma bientôt majeure de fille, tout ça dans les limites de notre budget. Est-ce que j'en fait autant pour ma vie ? Quels sont mes buts ? Mes rêves ? Est-ce que la peur m'arrête pour accomplir mes rêves ? Qu'est-ce que j'aimerais accomplir dans ma vie pour n'avoir aucun regret plus tard ? Est-ce que j'écoute les paroles de sagesse des personnes plus expérimentées que moi pour réussir le mieux possible mon voyage sur cette terre ? Ou est-ce que je ne veux pas penser à cette fin inéluctable qui nous attend tous ? Est-ce que je vis comme je le veux sans penser aux implications pour plus tard ? Oui, nous avons quelques années à vivre ici-bas. Avec l'aide de Dieu, sur Les conseils de Sa Parole, vivons-les le mieux possible ! 

lundi 14 octobre 2013

Un bouquin : Vous avez dit oui à quoi ?

J'ai lu un bouquin très chouette dernièrement sur un sujet qui intéresse bien du monde... le mariage !

Le voici : 

Pour vous en mettre l'eau à la bouche, en voici quelques extraits :

  • Un mariage basé sur le romantisme s'attache à un mensonge idéalisé  (l'amour passion) et rompt ensuite avec la réalité, dès qu'elle apparaît. Un mariage basé sur Jésus-Christ nous invite à rompre avec le mensonge (l'image idéalisée de notre conjoint) pour épouser la réalité (deux individus pécheurs qui luttent pour préserver un engagement à vie). Le défi n'est pas de continuer à aimer la personne que nous pensions avoir épousée, mais d'aimer la personne que nous avons réellement épousée.
  • Quand nous comprenons que les êtres humains ne pourront jamais nous apporter tout l'amour dont nous avons envie et besoin, le mariage est là pour nous rappeler notre besoin de Dieu.
  • Le christianisme ne nous ordonne pas de rechercher la bonne personne, il nous demande de le devenir.
  • Le mariage limite la quantité de ce que nous pouvons accomplir, mais il augmente notre potentiel de transformation intérieure.
  • Si de nombreux mariages se soldent par un divorce, c'est peut-être en grande partie parce que l'un des partenaires, sinon les deux, fuyait au moins autant la révélation de ses propres faiblesses que celles de son conjoint. Les couples échouent généralement par manque de repentance bien plus que par manque d'amour. Le péché, les mauvaises dispositions de coeur et les manquements que l'on n'a pas osé regarder en face, tout ceci sape lentement la relation. Les grandes promesses faites du temps de la passion sont attaquées et finissent par se briser.
  • Le mariage est l'une des dimensions les plus altruistes dans lesquelles un chrétien peut entrer. Nous mourrons à nos attentes, nos exigences et nos craintes. Nous ressuscitons pour les compromis, le service et le courage.
  • Comment un mari ou une femme peut-il utiliser son temps ou son argent, non pour manipuler ou dominer l'autre, mais pour le servir ? En appréciant le conjoint et en cherchant à le comprendre, en s'oubliant soi-même et en refusant de supposer que son propre travail, son temps et ses besoins ressentis sont plus importants que tout.
  • Ne soyons pas naïf au point de penser que le mariage serait un havre de paix protégé des effets de la chute... les luttes les plus intenses de la vie auront lieu au sein de la relation prioritairement affectée par la Chute : le mariage.
  • Maris, vous êtes mariés à une femme déchue dans un monde déchu. Femmes, vous êtes mariées à un homme pécheur dans un monde pécheur. Il ne fait aucun doute que votre conjoint péchera contre vous, vous décevra, et aura des limites physiologiques qui seront pour vous sources de frustration et de tristesse. Votre mari peut rentrer à la maison plein de bonnes intentions et se mettre en colère malgré tout. Votre femme peut être remplie de désir mais n'avoir plus d'énergie.
  • Jamais vous ne trouverez de conjoint qui ne soit affecté d'une manière ou d'une autre par la réalité de la Chute. Si vous ne parvenez pas à respecter ce conjoint parce qu'il est sujet à certaines faiblesses, vous ne pourrez jamais respecter aucun conjoint.

Voili ! J'ai aimé cette façon de voir un peu différente de beaucoup de bouquins que j'ai pu lire sur le sujet ! Je vous conseille donc expressément de le lire en entier si vous ne vivez pas un conte de fée constant dans votre couple ! ☺

A bientôt !

mercredi 2 octobre 2013

Ding Dong Ding Dong !!!


Lundi 
Ding dong ding dong  !!! C'est l'facteur qui sonne !!!
Tiens un paquet. Ahhhh, pas c'que j'espérais. Ça c'est les médicaments pour Mon Nommamoi.

Mardi 
Ding dong ding dong !!! C'est l'facteur qui sonne !!!
Oups. Le café. De Georges. Merci l'facteur. Je lui souris. C'était vite là, j'l'ai commandé hier.

Mercredi 
Ding dong ding dong !!! C'est l'facteur qui sonne !!! Qui va ouvriiiiiir ?
Manana 1ère : - J'y vais ! C'est p'têtre mon paquet, c'est p'têtre mon paquet...
Tiens maman, un paquet d'LaPedoute... Grrr, pas encore reçu ma nouvelle coque iphone trop belle des USA.

Jeudi 
Ding dong ding dong !!!! C'est l'facteur qui sooooooonnne !!!! Pffff. Encore ?
Mais où est l'facteur ? Ahhhh, derrière ces paquets !!!! Je le découvre, avec un sourire... ahhhhhh, je vois pourquoi : il s'attend à ça :
- HIIIIIIIIIIIIIII !!!! Ce sont les chaussuuuuuuuuuuuuuures !!!!!!!! (ne pas oublier de crier dans ces cas-là, d'autant plus que cet énorme carton en contient 8 paires. A l'essai bien sûr. Port gratuit, on en profite !)
Non, ça c'étais dans mon imagination. A la place, j'ai un sourire crispé de ma part au facteur. Mal à l'aise, que je suis. Il me tend un paquet après l'autre. Ting. Je signe. Ting. Je resigne. Ting. Je reresigne. Et je distribue. 1 paquet Salando dans la chambre de Manana1ère. 1 énorme paquet Salando pour certains pieds de la famille. Un gros sachet LaPedoute pour relooker mon fils (non, je l'habille pas en sachet, mais il y avait quelque chose dedans). Et mes bouquins tant attendus d'Anazon.

Vendredi 
Ding dong ding dong !!!! C'est l'facteur qui sooooooonnne !!!! Je n'y vais pas, je n'y vais pas !!! Non non, je me cache, c'est trop la honte !!!!
- Vas-y Manana 2e, et tu sais signer.  Si si, tu sais. Elle y va.... Ting. Ting. Ting. La porte claque.  C'est bon, il est loin ? Quoi ? Encore un paquet de Salando pour Manana 1ère ? Et ça, c'est quoi ? Ahhhh, oui le cadeau pour fiston 2e. Pfffff. Ah oui... mon nouvel aspirateur. Ça c'est chouette.
Mais c'est décidé. Je ne commande plus rien pour un moment.

Bon, profitez bien de votre weekend m'sieur l'facteur !!!

Le pire, le pire c'est qu'on les retourne presque complètement pleins. Tout ça pour rien. Ou presque.
Mon cher facteur,

Je me sens dans l'obligation expresse de vous écrire concernant mes faits et gestes.

Je sais. Je sais que vous connaissez TROP bien le chemin pour venir chez nous. Et les prénoms de certains de ses habitants. Certaines surtout. Oui, vous êtes bien gentil car vous ne nous faites pas la tête. En tout cas c'est pas visible. Il faut dire que je n'ai pas trop l'temps de vous regarder durant les quelques secondes que je vous vois car je dois vous débarrasser de tous nos achats, et signer avec ce stylo qui n'en est pas un sur votre appareil de facteur  (j'ai toujours pas compris comment ils peuvent avoir confiance dans les hiéroglyphes qui apparaissent sur votre écran en guise de signature. Bref.). Mais voilà. Ne croyez surtout pas que je suis une dépensière inconsidérée.  Et puis là, c'est l'automne. Et les anniversaires commencent. Et mes enfants ont grandis pendant les chaleurs de l'été et ont besoin d'avoir des habits à leur taille. Je travaille pas mal et n'aime plus trop aller en ville faire les magasins pour habiller toute ma smala. Je préfère occuper mon temps à écrire des trucs sur mon blog par exemple, ou à nettoyer les WC de la maison, ou même à ramasser les trognons de pommes pourries dans les poubelles de mes descendants et surtout à voir mes amies. Bref. Voilà pourquoi vous n'arrêtez pas de venir chez nous, encombré comme pas possible. 
Comme vous avez toujours une mine assez joviale, je me dis peut-être que vous êtes reconnaissants envers nous, car ainsi vous n'êtes pas prêt à perdre votre travail. Peut-être qu'en fait vous croyez qu'on fait une BA. Ça ce serait top. Je dois avouer tout de même que parfois j'espace un peu mes commandes, pour que vous ayez du répit. Et moi aussi. Mais c'est malheureusement  dans cet espace-temps où je résiste et me dis que si mon fils n'a plus de jeans, ça peut attendre, que Manana 1ère découvre quelque chose d'indispensable et d'urgent sur internet, ou que mon homme arrive au bout de ses médicaments. Ou moi du café. Et pis là. Ben voilà. On s'revoit quoi.

Alors, mon cher facteur, merci de continuer de nous livrer. Sans faire la tête. Ça nous simplifie la vie. Mais sachez que je ne viendrai jamais 3 jours de suite vous ouvrir. 2 c'est assez. 3 c'est la honte. Tout de même. Et pis ne vous en faites pas, là, j'ai bientôt tout pour affronter l'hiver.
Tout d'bonne matinée. Et à tout à l'heure.Probablement.
                                                                     
                                                                          La dame aux paquets.

Une p'tite appli spi :
Pas de honte à avoir. On peut sans arrêt "déranger" Dieu. Il est là. Toujours. Il livre 7j/7j, 24h/24h. Mais juste ce dont nous avons besoin. On peut faire des commandes, exposer nos besoins, mais bon, on recevra juste ce qu'il nous faut. Ni plus. Ni moins. Il fait ça avec amour. Lui. Pas pour être payé. Pas pour qu'on l'aime. Mais parce qu'Il nous aime. Non stop. Comme de bons parents. En plus, ça sert à rien de se cacher. Car Il nous voit. Ça ne sert à rien de cacher quoique ce soit de nous. Car il sait tout. Nos besoins. Nos hontes. Même nos dépenses inconsidérées. Bon.

Ding dong ding dong !!!! C'est l'facteur qui sooooooonnne !!!! Allez. J'vous laisssse !!!!

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jeudi 26 septembre 2013

S'attendre au miracle. A l'incroyable.

Voili voilà. Ce post pour remercier mon Nommamoi de ses efforts et prises de tête pour me faire plaisir.

Nous avons déjà 19 ans de mariage bien sonnés. 
19 ans de mariage, donc au moins 19 St-Valentin, 19 anniversaires,  17 fêtes des mères, sans parler des 19 Noël... Donc au moins 100 occasions de STRESS, d'ANGOISSE,  de MENINGES QUI FUMENT. Pour ma moitié. Oui. Il est encore en vie. 

C'est vrai qu'après toutes ces années, on est sensé BIEN se connaître. Mon Nommamoi devrait être plus ou moins au point pour choisir les cadeaux pour moi, et commencer à tomber juste (dans mes rêves les plus fous). Quand même. Mais bon, les années passant. Ben... voilà. Je crois que je deviens autant stressée que lui à l'approche d'un cadeau venant de sa part.
Il est vrai que je suis devenue au fil des années un peu plus compliquée à satisfaire (j'ai tout !). Même moi, bien souvent, je ne sais même pas ce que je souhaiterais.
OUI, parfois, je lui suggère d'une façon plus ou moins claire ce que j'aimerais (de plus en plus clairement avec les années, car quand c'est pas clairement, ça fonctionne pas), ou je passe par mes enfants... mais du coup, ce n'est pas comme dans les films. Vous voyez : le resto, la surprise en voyant la p'tite boite, la bague, le sourire à travers les larmes de joie, les baisers langoureux au-dessus des plats que même l'amoureux transi en oublie leur contenu (incroyable)... bon, en plus, moi pis les bagues à gros diamants ça ne me transporte pas d'allégresse... mais-bon-c'est-con (ça rime, mais c'est pas beau), mais j'aimerais ressentir tous ces sentiments fabuleux quand je reçois un cadeau de sa part. C'est pas gagné. Dans la vraie vie. Bon. Allez, redescends sur terre ma vieille ! (c'est à moi que je parle, pas à vous... je n'oserais pas, en plus, je ne sais même pas si vous êtes vieille. Bon)
OUI, il m'est arrivé de lui souffler qu'un p'tit cadeau de rien du tout hors des jours de fêtes, ça me f'rait bien plaisir... je ne sais pas moi... euhhhh, un truc qui lui fait penser à moi. Non, non, pas des fleurs, mais un... je sais pas moi... euhhhhhh... un truc sympa quoi, simple, pas cher !
Bon, j'ai reçu UNE fois au tout début de notre vie à deux un bouquet de 7 énormes roses à 10 frs LA rose, qu'il a transporté pendant plus d'une heure dans un train bondé (il n'a tout juste pas dû payer le trajet pour elles). Ben oui, il SAVAIT que TOUTES les femmes adorent recevoir sans raison un bouquet (le problème majeur, qu'il ne connaissait pas à cette époque, c'est que j'aime surtout les bouquets de fleurs des champs, ceux qui coûtent rien, qui sont gratos et faits avec amour et simplicité)... j'ai dû feindre la joie en les recevant... je crois même qu'il y a eu un problème de vase assez grand à trouver... elles n'ont pas tenu deux jours. Bon. Ça m'avait touchée quand j'ai su tout le ramdam qu'il avait fait pour ça. Encore maintenant quand je m'en rappelle... c'était en fait comme dans les films (et je n'ai pas apprécié le geste à sa juste valeur... regrets).
Je pense que c'est plus ou moins à cette époque que l'angoisse de mon Nommamoi à l'approche de mes fêtes à moi est monté en flèche.
Depuis, il arrive qu'il m'achète très occasionnellement sans raison, un bouquet d'une bonne vingtaines de petites roses du supermarché où je l'ai envoyé faire des coms. Le bouquet est forcément à moitié prix  (ceux qu'ils liquident juste avant le dimanche). Moui. Je dois dire que je les aime bien. Il sait même choisir la couleur qui me convient. C'est pas très original, ça ne se voit pas dans les films (les bouquets en liquidation),  mais en même temps ils durent souvent plus de deux jours et je les trouve vraiment beaux. Je ne suis pas si difficile, n'est-ce pas (tiens, ça fait un moment qu'j'en n'ai pas reçu ! Il faudra que je l'envoie faire des coms !).
Et voilà-t'y-pas que nous avons eu 19 ans de mariage. Soirée incroyable. Les enfants rentraient assez tard ce soir-là... et sans crier gare, ça a presque été comme dans un film !
Auparavant le matin même, je suis allée acheté ce qu'il fallait pour un bon p'tit repas à deux, et là, j'ai pas pensé à mes goûts et mes états d'âme : j'ai acheté entre autres un bon morceau de viande de .... poulain pour fêter ça (j'en pleure rien que d'y penser mais bon). Quelle joie, quelle illumination s'est lue sur le visage de mon Nommamoi en voyant ce qu'on allait manger, à deux en plus, sans devoir partager avec 4 enfants... incroyable, comme dans les films. 
Incroyable, lui était revenu de sa journée de boulot au loin, avec un cadeau joliment emballé et pas du tout d'un magasin du coin où il sait que ça marche presque à tous les coups. Il a été original. Je ne savais même pas à quoi m'attendre ! Incroyable j'vous dis. Surpriiiiiise !
Mais, franchement, à ce moment-là je stressais tout de même, n'est-ce pas, et tout tournait dans ma tête : Est-ce que ça va me plaire ? Et si non, je fais quelle tête ? Je lui dis ? Je lui dis pas ? Pfff, je lui dis, de toute façon il sait lire en moi rien qu'en me r'gardant. Bon. 
Je déballe et wouahhhhhhh, comme dans les films ! Si si !!!! 
Sauf que dans les films on voit jamais quelqu'un qui a la larme à l'oeil quand il reçoit des.... tasses !!!!! 

Oui, je suis définitivement bizarre. Peut-être bien. Faut qu'j'y réfléchisse.
Un cadeau simple, réfléchi, "droit" pour moi, chou. C'est FOU ce que ça m'a fait plaisir. Et encore maintenant, presque 3 mois plus, tard, le plaisir perdure chaque fois que je jette un oeil dessus (elles traînent sur mon bar, et non, je ne m'émotionne plus trop en les regardant.)

DONC :
Tant qu'il y a d'la vie, y a d'l'espoir.
Toujours s'attendre au miracle.
De la part de Dieu, dans notre vie. Surtout là. Car tout ce qui est beau, bon, ne peut venir que de Lui.

"Ne perds pas l'occasion de voir quelque chose de beau. La beauté, c'est la Signature de Dieu"
Charles Kingsley
Voili.



PS : je dois tout de même souligner pour casser la perfectitude du moment incroyable vécu que ce n'était pas tout à fait comme dans les films, outre les tasses. Car mon homme n'a pas DU TOUT oublié le contenu de son assiette. On f'ra mieux la prochaine fois.

lundi 9 septembre 2013

J'étais à un festival.

Voilà. C'était le moment à mon âge. Une première. Les concerts, j'en ai fait pas mal. Mais pas de festival. J'ai donc embarqué mari, fiston 1er, manana 1ère et une de ses amies sous le bras, sans réticence aucune de leur part. J'voulais voir ça.

Et ça a bien commencé. J'étais pas la plus vieille. Ouf.

Voilà, mes impressions, qui ne manqueront pas de surprendre, peut-être, les habitués des festivaux -ls  :

Ce qui m'a fortement intriguée :


Recevoir des coups sur la tête bien inoffensifs au milieu d'un concert par de très très joyeux lurons, la bière reçue sur mes pantalons, le vomi arrivé subitement sur les chaussures de mon fils (il était au mauvais endroit au mauvais moment), les préservatifs aériens, le soutien-gorges atterrissant sur la scène et restant suspendu le restant du concert au pied du micro (c'était pas les miens, de soutien-gorges et de micro),  le snifage malgré nous de fumée de toutes sortes surtout celle pas vraiment permise par la loi n'est-ce-point, la chaussure à haut talon abandonnée toute seule au milieu du chemin, les jeunes vomissant dans les poubelles à 22h déjà, les litres d'alcool vendus et bus, les regards des gens pas si heureux que ça malgré ce festival qu'ils attendaient avec impatience.

Nous avons eu droit aussi à des cours gratuits que je n'avais pas demandé : comment rouler des pétards par terre au calme ou dans une foule en délire (jvous dis pas comme ça me démangeait là de lui faire une tape au dos de la main quand il était supra concentré pour préparé son joint, bousculé par les gens autour de lui. Fiston 1er, plein d'une sagesse digne de sa mère que je suis, qui l'avait perdue juste 1/4 de seconde, m'en a dissuadé en me disant que je risquais de me faire taper... Après réflexion je me suis dit que c'était clairement possible qu'il n'ait pas le même sens de l'humour que moi. C'est vrai. Le monsieur est devenu inoffensif peu après, dormant à moitié mais réussissant par je ne sais quel tour de force, à s'en refaire un quelque temps plus tard ! Moui. Epatée je fus.). J'ai aussi suivi des yeux quelqu'un qui transportait sur un mini plateau 8 bières, dans la même foule, zigzaguant entre les danseurs de toutes sortes sans renverser une goutte... et moi qui imaginait déjà la catastrophe... doué, va.



Je ne savais plus où regarder à travers les effluves de fumée : toutes sortes de gens, d'âge, de style différents. Du rappeur aux "woodstoquiens", bien vieux ceux-là. En passant par des rastas et des gens comme ma family. Quand même. Un bébé de quelques mois (dans ce bruit !!!). Des enfants de moins de dix ans qui avaient l'air de s'ennuyer ferme.

Après un concert.  
Ah oui. Accessoirement il y avait de la musique. De tous styles. Pour vieux pour jeunes. Mais surtout pas de classique. Fort fort la musique. Incompréhensible ce que les artistes racontaient au micro, même en français. Moi qui aime comprendre les paroles. Ce qu'on m'dit. C'était frustrant. Bon. J'ai tout de même apprécié beaucoup un groupe que manana 1ère aime bien. Contre toute attente. Justement le groupe du soutien-gorges. Bon. On a dansé, on a rigolé, on a crié pour se raconter des trucs et de temps en temps on se bouchait le nez pour garder notre esprit le plus clair possible, à l'abri des brumes qui nous encerclaient... 

Mais alors, est-ce que j'ai apprécié cette soirée, hein, devez-vous vous demander vous ? Oui, pour deux choses : 

1. la découverte d'une autre culture, d'un monde à part. Sans prendre l'avion. Intéressant. 
2. les bons moments de franche rigolade en famille. Rigolo. Ben ouais.


Est-ce que j'y retournerai ? C'est possible. Mais j'irai cette fois non pour observer la culture presque inconnue de moi mais pour écouter un groupe que j'aime tout en observant à nouveau cette culture presque inconnue de moi


Je pourrais aussi aller pour faire de la prévention. Tiens. Parce que ces jeunes, je les aime. Moi. Et c'est vrai que je ne vois pas l'intérêt à devoir endormir nos facultés pour arriver à faire la fête. Ou peut-être qu'ils croulent sous les difficultés, sous l'angoisse. Ou bien veulent-ils juste bien rigoler. Et vomir et être malade après. Mouais. Et après se souvenir de rien. Top. Bref, je ne comprends pas tout cet alcool. Et le reste.


C'est ici la journée que l'Eternel a faite, vivons-la dans la joie, exultons d'allégresse !

Psaume 118 : 24

Avec Dieu, je peux me réjouir chaque jour, c'est un effort à faire, c'est sûr. J'ai besoin de Son aide ! Mais sachant qu'Il tient tout dans Sa main : notre monde, ma vie, c'est plus facile. Ma confiance en Lui apporte la Paix en moi : ça enlève mes peurs quand je pense à l'avenir : Quelqu'un de plus grand que moi gère ce que je ne peux gérer, et comme il y aura forcément des moments difficiles dans ma vie, je sais qu'Il me donnera de la force pour les traverser.
Et pis en plus, je peux rire, m'amuser... Il aime nous voir heureux ! Il ne nous interdit pas de faire la fête, Il y met juste un cadre. Que nous restions maître de nous-mêmes. Pour notre bien.

mercredi 4 septembre 2013

GEEK. L'insulte suprême. Chez moi.


- Geek. T'es un geek !
Le summum de l'insulte. Actuelle. A la mode. Dans mon entourage proche. Très proche.
- Geek. Geek. Geek.
Quand je montre à mon frère mes trouvailles très pratiques sur l'iTruc.
- C'est qu'un gros geek.
Quand mon fils parle d'un pote qui est un gros fan des jeux en ligne.
- T'es qu'une geek.
Quand je n'écoute qu'à moitié un de mes enfants car je suis en train de lire mes mails.
- Arrête un peu de geeker !
Quand je dis pour la Xe fois à fiston d'arrêter de jouer à Minecraft car il est tard et que pour la Xe fois il me dit "j'finis vite un truc".
- Quel geek !
Fiston 1er à Fiston 2e quand enfin il arrive à table après avoir fini "vite un truc"... et là ça part souvent en vrille, en pas-mamours fraternels du tout...
- Toi, t'arrêtes pas de geeker !
Quand Fiston 1er, 2e, Manana 1ère, 2e, voient leur père affalé sur le canapé après une journée de boulot "affalante" en train de lire avidement les résultats sportifs du jour pour se dé-con-trac-ter.
- Oh, mais t'arrête une fois de geeker !
Quand j'amorce un gros dodo réparateur sous les plumes et que mon homme-à-moi-le-même-qui-lit-les-résultats- sportifs-après-une-journée-de-boulot et tatati et tatata... vient de faire tinter son iTruc sous les mêmes plumes en regardant les derniers mails du jour.
- Ohhh, mais j'en ai marre, vous êtes toujours en train de geeker !

Quand Manana 1ère n'avait pas encore d'iTruc et qu'elle nous regardait le matin à déjeuner lire les nouvelles sur le journal notre iTruc... et oui, Manana, les temps changent, il faut te mettre à la page !
- Ohhhh, mais toi aussi tu geeks tôt le matin !
Quand moi-maman voit Manana 1ère voir les dernières images d'Instagram sur son iTruc apparues durant la nuit car ses abonnés de ce côté-là de la terre ils vivent quand on dort.... quelle idée.

Voilà ce qui se passait chez nous, tout le temps. Le nom le plus utilisé dans notre famille était un geek. Le verbe, geeker.  Et ça n'arrêtait pas.
Et ça se jaugeait, et ça se jugeait (le dire très vite, à haute voix, un exercice de prononciation sympa si vous vous ennuyez à lire tout mon char-à-bia geek !). Et ça se mettait des notes. Toi, tu es plus geek que moi. Lui plus qu'elle, elle plus que lui. Et même, mes neveux commençait à s'y mettre (quelle idée de me traiter de geek quand je réponds à un sms de Fiston 1er)... ça commençait gentiment à déborder de ma family de geeks. Et ça s'énervait. Et ça se vexait.
C'était à-qui-était-le-moins-geek-il-avait-gagné. 

MARRE DE MARRE. J'EN AI EU MARRE !!!!
D'abord j'ai essayé de défendre un peu l'utilisation que j'/nous en fais-ais/ions de nos écrans. En général, c'est question pratique. On en a besoin. Pour tout ! Pour se renseigner sur l'actualité, pour sauvegarder nos méninges de l'Alzheimer (rien de tel qu'essayer de battre un membre de notre famille élargie de geeks au Scrabble, en l'occurrence mon père, quel challenge), envoyer une liste de choses "à faire" par email à son mari (vu que ça lui arrive de lire ses mails, qui sait si l'envie lui prend de poncer une table pendant que je dors !), faire un sms par wattsapp à ses enfants par le groupe "family" pour qu'ils viennent à table...(ou stopper le wifi ça marche à tous les coups, il y a tout à coup des signes de vie un peu partout !!!!) faire les paiements, donner des nouvelles, organiser des pique-niques, faire des photos pour nos vieux jours, customiser les dites photos pour Instagram,  voir les derniers potins sur FB, faire son blog, répondre à une invitation, deleter les multiples pubs reçues, voir la dernière vidéo de Cyprien (poussés par notre descendance mais ça vaut l'coup en général), trouver la réponse à la question "Dis, maman, comment est mort Hitler ?"... BREF !!!! L'écran, la toile fait partie de nos vies à présent. C'est notre cerveau. Notre mémoire. Notre entraîneur de mémoire. Une partie de notre vie sociale. Un moyen de communication phénoménal. Bref. J'ai dit. Voilà.

Mes n'enfants à moâ. Mon n'homme à moâ. Maintenant on arrête de se traiter de GEEK ! 

Soit, on ne l'est pas : sens de base : ceux qui ne peuvent se décoller de l'écran, même pour ses besoins élémentaires genre : se nourrir-dormir-aller faire ce qu'il y a à faire aux WC- remplir le frigo-putzer sa maison-aller travailler- vider sa boite aux lettres-avoir une vie sociale...

Soit, on l'est tous : dans notre coin de pays très rikiki qu'est notre family, GEEKER c'est simplement utiliser un appareil qui a un écran. 
Donc, on est tous des GEEKS. Point. 

Alors voilà. Depuis. Le calme est revenu. On ne se traite plus de geek. Puisqu'on l'est tous. C'est tout. 

Il nous arrive même de nous parler sans écran interposé. 
Comme dans l'temps. C'est vintage (heureusement, le vintage est à la mode !). 

C'est le bonheur. Alors là on sait qu'on n'est pas des vrais de vrais. De geek. Yess.

Bon. Bande de geeks, vous avez fini de fixer votre écran ? Qu'est-ce que vous attendez ? Occupez-vous de votre famille, de votre voisin, de votre chat... ils n'attendent que ça (à moins qu'ils soient en train de geeker, là, il vaudrait mieux que vous les laissiez en paix).

Very important !  
Je suis pour : un bon livre, une balade au soleil, un moment de méditation avec ma Bible, un café entre amies, un bla-bla sympa avec mon ado, une soirée en amoureux. 
Oh ! Que c'est bon de savoir mettre les écrans de côté !

jeudi 22 août 2013

Il s'en est fallu de peu...

Je ne sais pas si vous avez eu le courage de lire tout mon post précédent... pas très positif au premier abord disons... Pour ceux qui ne l'ont pas lu, je parlais de la vie qui est si courte. Trop courte. Et qui peut s'arrêter brutalement, ou non. Tout ça je vous le racontais sur un petit air de vacances. Je me souviens que tout en écrivant ces mots, je pensais que ça pourrait aussi nous arriver à nous. Bientôt. Qu'est-ce qu'on en sait. Personne ne sait de quoi son avenir sera fait.

Je ne pensais pas si bien penser. Oui. Il s'en est fallu de peu que, pour nous aussi, notre vie s'abrège cet été. Ou qu'au moins nous vivions un gros drame.

Le retour de camping s'est très bien passé. Le temps de rester 3 jours à la maison,avec au programme de la lessive et les bagages... pour partir à 5 cette fois, et pas à 6 (nous laissions Manana 1ère s'occuper de la maison, des plantes et des chats), à une Convention à 3h de route d'ici, dans le pays d'à côté. Voiture pas trop chargée, peu de bagages pour juste 4 jours, mais quand même les deux guitares de fiston 1er et son ampli. Y faut c'qui faut.

15h. Pile à mi-chemin. Sur l'autoroute. A 3 voies. Sans voie d'arrêt d'urgence. Circulation moyenne avec beaucoup de camions. Nous sommes sur la voie "lente", à 130 km/h, tout à droite. D'un instant à l'autre, sans avertissement, mon homme à beau mettre les gaz, le moteur ne réagit plus. Tout en roulant de plus en plus lentement,  il réessaie plusieurs fois de remettre le moteur en marche. Rien. A part un bruit de moteur qui se met en marche sans se mettre en marche. 
On continue de rouler sur notre élan. L'autoroute est en pente, ça monte. Nous sommes dans un contour. On ne dit rien dans la voiture. Mon mari pense à tous les camions qui nous arrivent derrière. Nous ralentissons de plus en plus en haut de la pente, à la fin du contour. Les secondes sont longues.
Comme un mirage,  un "refuge" d'arrêt d'urgence apparait sous nos yeux :
- "Va-z-y, ne freine pas, là, tu peux t'arrêter !!!" que j'dis en sage que je suis.
On y arrive juste, avec les derniers sursauts de vie de notre véhicule. OUF.
Repérage de la borne pour savoir où on est.

Pendant que mon homme fait 1000 téléphones pour organiser notre dépannage, tout ça dans le silence (après coup j'ai su que ça turbinait à mort dans sa tête, si j'avais été plus attentive j'aurais vu la fumée sortir de ces oreilles), moi j'agis en mère-et-épouse-poule, me rappelant toutes les histoires de personnes fauchées sur l'autoroute. Les camions, les voitures, roulent à toute vitesse tout près de nous à notre gauche, à en donner le vertige. Je dis aux gosses de ne pas sortir, de ne pas ouvrir leurs portes, ni leurs fenêtres... Les minutes sont longues. D'autant plus que la chaleur tape sur la voiture avec passé 30°C dehors. On n'enlève la clim car on pense que c'est la batterie qui est au bout. J'ouvre les fenêtres. A ma droite (on sais jamais si une voiture rentre par la fenêtre de gauche...). On a presque plus d'eau.  Bon. Les enfants sont de mauvais poil en s'imaginant retourner à la maison. Moi, je suis à cran en imaginant tout ce qui peut arriver et en l'exprimant à haute voix, et mon mari que je crois à ce moment-là relativement zen, stresse à fond. En silence. Bon.

15h25. C'est fait. Les secours sont avertis. 45 minutes d'attente. Nous avons reçu l'ordre de sortir de la voiture où nous ne sommes pas tant en sécurité que ça en fait (même si les fenêtres sont fermées côté circulation), de sauter par-dessus la barrière de sécurité, après avoir enfilé nos gilets orange ou jaune vif et pris quelques affaires perso. Arrivés vivant dans les champs,  (à 2 mètres de la voiture, il a fallu tout de même les franchir, hein !)... nous buvons nos dernières gouttes d'eau, les gars profitent de faire un p'tit tour au p'tit coin bio du coin, arrosant des herbes assoiffées comme nous. Je stresse. Continue mon rôle de mère poule voulant réunir ses petiots sous ses ailes. Maintenant que tout est organisé. On se relâche. La tension monte.  Mes poussins s'énervent, me disent d'arrêter avec mes directives. Mon coq aussi. Les enfants ont peur de ne pouvoir aller à la Convention, ils en rêvaient tellement. Mon mari stresse à fond, vu que c'est le chef es family et qu'il sait qu'il aura pas mal de décisions à prendre dans les prochaines heures. Et moi je crains pour la vie de mon coq et de mes poussins et continue mes recommandations : 
- N'allez pas si près de la barrière, rester vers moi, non, pas besoin d'aller mettre le triangle sur l'autouroute, c'est trop dangereux... ohhhhhh ?!!!.... 
- Grrrrrr... fzrueidffffff
- Mais j'vous aime, je préfère vous donner trop de recommandations que pas assez et que notre famille soit amputée d'un membre ou plus !!!"
Joie, joie, mon coeur est plein de joie !

Il fait chaud. On transpire, on sue. J'en profite pour parfaire mon bronzage beige foncé. Chaque camion qui passe nous klaxonne un petit "pouet" d'encouragement. Ça fait du bien. Ça nous redonne le moral.  Le sourire revient sur nos visages. Ou presque. On leur fait des signes. Il fait chaud. Encore. Les minutes s'écoulent. Lentement.  Là, je me sens déjà plus en sécurité. Pas possible de nous faire écraser par un camion. Peut-être de mourir desséchés. C'est tout. 
Notre sauveteur !

15h45 : ohhhhhhh, notre sauveteur arrive déjà ! Tout sérieux. Concentré.  J'ai pas pu me retenir je me suis exclamé : 
- "Ohhhhhhh ! Merci merci notre sauveteur !!! "
Il m'a regardé un peu bizarrement (il a encore eu de la chance que je ne lui saute pas dans les bras). Mais bon. 
Presque en sécurité

Nous montons au milieu du camion, puisqu'à l'arrière c'est la place de notre voiture. Je suis heureuse. Supra soulagée. On est en vie. Tant pis pour la voiture. Mon coq, mes poussins. Tous sont en vie. Même s'ils ont la bouche à l'envers. Je fais un reportage photo de notre sauvetage. Ca énerve mes poussins. Je remercie Dieu pour cette place d'arrêt d'urgence juste au bon endroit. 

La fin de l'histoire, qui serait tout de même un peu longue à raconter dans les détails, c'est que c'est en train sans clim que nous avons fait le reste du voyage. Avec tous nos bagages. Heureusement, nos poussins, tels leur maman-poule adorée, sont musclés, ils ont bien pu aider.  Nous n'avons eu que 3-4 heures de retard. Puis nous avons eu une voiture de remplacement, puis une autre. En ce moment, notre voiture est encore hospitalisée. Arrivée en Suisse 1 semaine après nous. C'est la courroie du moteur qui a cassé. Et qui aurait dû être changée au dernier service. Mais le garagiste a reconnu ses tords.  Et l'erreur est humaine. Qui n'en fait jamais ? Mais ça n'empêche que je m'en serais bien passée !!! Reste que maintenant je suis impatiente de retrouver ma voiture. Ca j'vous dis. Car celle qu'on a en remplacement gratuitement, à part qu'elle roule (contrairement à la nôtre), n'est pas le modèle idéal pour notre famille (et pour un voyage chez Ikea).

Bref. Après coup, on a réalisé qu'on a eu vraiment chaud. Très CHAUD. Enfin. Chaud au propre on l'avait déjà remarqué. Au figuré j'entends. N'est-ce pas. Juste après un contour. A l'arrêt. Sur l'autoroute. Une collision en chaîne aurait bien pu se produire.

Cette expérience m'a permis de réaliser clairement que TOUTE notre vie est entre les mains du Seigneur. Que rien ne nous arrive qu'Il ne l'ait décidé. Que nous sommes gardés, incroyablement protégés. Là, pour nous, c'était net mais combien de fois nous le sommes et nous ne le réalisons pas ? Si c'est pas notre moment de quitter cette terre, ben, on ne la quittera pas. Là, je sais que Dieu veut encore nous laisser ici pour une raison... nous avons un rôle à jouer. Il veut probablement nous laisser encore un petit moment pour apprendre à le connaître et/ou le servir avec de petites comme de grandes choses. 

A présent, je peux faire mien ce verset de l'apôtre Paul, et chacun de nous peuvent le dire, j'en suis convaincue  : "Mais, grâce au secours de Dieu, j’ai subsisté jusqu’à ce jour,..." Actes 26 : 22

mercredi 31 juillet 2013

Camping

Notre monde n'est-il pas un vaste camping ?


Je suis en vacances. Me sentant démunie après avoir lu avec avidité 7 merveilleux livres, j'ai commencé à observer où j'étais. C'était le moment. J'étais donc dans un camping. J'avais réservé moi-même, donc c'est sans surprise que j'ai réalisé que nous logions dans un bungalow. 33 m2. Pour 7 personnes (on est complètement fou en vacances, pensais-je... quitter notre confort pour ça). J'ai réalisé aussi que le ciel était bleu, que le soleil était là. Et qu'il faisait chaud. Très chaud. Voilà pourquoi j'étais collante. Ok. Et j'ai commencé à regarder autour de moi.

Tentes. Mobylhomes. Bungalows. Tous logés différemment nous nous côtoyons. Quelques jours. Dans les petites ruelles ça circule. Départ à la plage. Retour de la plage.  Là, je vois des jeunes fraîchement arrivés qui ont beaucoup de peine à monter leur tente. Sans aucune compassion, je ris. Là, de ma chaise longue. Eux n'ont pas l'air de trouver ça marrant. Il y a des mots plus hauts que d'autres. Hum. J'entends la grand-maman d'à côté sermonner sa petite-fille qui est insupportable apparemment, et qu'elle menace de ne plus reprendre l'année suivante. Là passe le jeune aux cheveux longs qui ressemble à une star (selon les dires de fiston 1er) anciennement révérée par mon aînée. Entre mes lectures, je me rends à la mer, au tir à l'arc, ou au petit marché (tout ça à pieds pour que je me fatigue un peu quand même), nous croisons du monde. Tiens là, un a-dul-te avec une coupe-bol (!)... j'avais jamais vu. Je le repérerai facilement celui là. Comme ce gars qui a l'air de passer ses vacances torse nu à pédaler nonchalamment sur son vélo : son coup de soleil devient d'un rouge plus intense au fil des jours. Effroyable. J'attends de voir les cloques. Mon mari me rapporte la discussion de gars se plaignant de leurs femmes, pénibles en vacances. Pas possible. Les femmes sont toujours faciles à vivre. Je regarde les plaques des voitures : tiens des belges. Là des suisses allemands. Là des vô-dois. Ohhh, des bernois. On croise le club des enfants, à pédaler à 7 sur leur rosalie à toute vitesse : on ne risque pas d'être écrasé, ils circulent avec la musique à fond et ça crie, ça rit, y a de l'ambiance. Bref. On voit de tout. Des jeunes familles, des couples âgés, des gros, des minces, des sportifs, des allemands, des gens venus en avion, des blancs (qui viennent d'arriver), des bronzés (qui partiront sûrement bientôt-faut-pas-abuser-quand-même-hein-déjà-qu'ils-sont-déjà-trop-bruns-bref), des rouges (qui se sont mal tartinés à la crème solaire ou qui n'avaient pas de femmes pénibles pour le leur rappeler), d'autres avec leur caravane, ou avec leurs chiens, ceux qui font des connaissances et viennent dans ce but (y qu'à regarder les  ados !), des lectrices-dont-je-suis, des cyclistes qui rougissent, ceux qui adoooooorent passer leurs vacances comme ci. D'autres plutôt comme ça. Ben ouais, y a pas à aller bien loin pour vérifier : mon mari avec mes p'tits gars courent de la piscine à la plage, du court de tennis à la table de ping-pong et du gril au marché. Moi je lis. Fais trempette. Et je lis encore après avoir fait trempette. Avec mes filles.

Chaque jour il y a des arrivées. Mais aussi des départs. Parfois, d'un moment à l'autre la place de camping est vide. On y a rien vu. D'autres fois on observe la veille que ça bouge sur une parcelle, surtout ceux qui ont des caravanes. Quel boulot ! C'est le branle-bas-de-combat (ça s'écrit comme ça ?). Ça balaye, ça plie, ça remet le frigo (!), le micro-onde (!) dans la caravane (ils étaient dehors durant toutes leurs vacances. Fou). Puis c'est le départ. Pas simple de sortir une caravane ou un mobile home de certains endroits exigus ! Mais quand c'est fait, c'est comme si les habitants du lieu se seraient volatilisés. D'un coup.
Un bungalow qui attend ses prochains vacanciers.

La tranquillité est revenue. La place de camping est inhabitée. Ou le bungalow est en stand by. Là où il y avait tant de vie...c'est mort. C'est étrange ce moment là. C'est caaaalme. Etrangement caaaaaalme. Beaucoup trop caaaaalme.

Rapidement, les employés du camping viennent effacer toutes traces des précédents locataires. Peut-être resteront-ils encore un peu dans nos mémoires. Un tout petit peu. Surtout les adultes à la coupe-bol. Et pourtant, ce sont des vacances qui auront marqué leurs vies. Qui auront compté pour eux.

L'après-midi même, d'autres prennent leur place. C'était qui déjà avant ???

Et ça recommence. Inlassablement. Des arrivées. Des départs.

Puis c'est notre tour. Tiens, déjà ? Les vacances tant attendues sont déjà terminées. Et oui, on y passe tous. Tôt ou tard. Snif.

Notre monde n'est-il pas un vaste camping ? On est de passage sur terre. On vit, on rit, on pleure. Puis c'est fini. Sans crier gare parfois (comme les 9 noyés du weekend passé au Sud de la France). Ou on a parfois le temps de plier bagages, de se préparer, de dire adieu. Mais vite, on est oublié. Les gens vivant autour de nous reprennent leur vie où ils l'ont laissée. La plupart du temps. 100 ans après, à moins d'avoir découvert l'Amérique (pis-c'est-d'jà-fait- donc-c'est-râpé), personne sur cette terre ne se souviendra même seulement de notre nom. Déprimant.

Profitons-en donc de cette vie. C'est pas si long. Utilisons ce temps de la meilleure manière possible. Selon nos possibilités. Qu'on soit en bungalow. Sous tente. Ou en luxueux mobile home. Pas pour qu'on se souvienne de nous dans 100 ans. Ça, il faut l'oublier. Mais  pour réfléchir où on ira après, hein, ça pourrait être utile. Parce qu'après, c'est plus long. Même plus long qu'être au boulot quand on attend les vacances. Vous voyez, quoi.


C'est dans la Bible (je suis pas d'une humeur "ecclésiastique" et loin de moi l'idée de vous donner le cafard dans ces beaux jours d'été, mais lisez toujours car c'est bien vrai et ça a le mérite de nous faire réfléchir, même pendant les vacances) :
"En effet, le souvenir que l'on garde du sage n'est pas plus durable que celui que l'on garde de l'homme stupide, puisque, dès les jours suivants, tout est oublié. Comment se fait-il que le sage meure tout comme l'homme stupide ?" Ecclésiaste 2 : 16
"J'ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains. Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin. J'ai reconnu que leur seul bonheur consiste à se réjouir et à bien agir pendant leur vie, et que, si un homme mange, boit et prend du plaisir dans tout son travail, c'est un cadeau de Dieu. J'ai reconnu que tout ce que Dieu fait durera toujours, sans qu’on puisse ajouter ou enlever quoi que ce soit, et que Dieu agit de cette manière afin qu'on éprouve de la crainte devant lui." Ecclésiaste 3 : 12-14
"Une bonne réputation vaut mieux qu’un bon parfum, et le jour de la mort que le jour de la naissance. Mieux vaut se rendre dans une maison de deuil que dans une maison de festin, car telle est la fin de tout homme, et celui qui est en vie peut ainsi se mettre à réfléchir." Ecclésiaste 7 :1

vendredi 12 juillet 2013

Les 14 commandements de mon été à moi

 (un pour chaque jour de mes vacances)
Petit exercice pratique de 2 minutes avant de le faire en vrai !


1. La plage, les vagues et le sable j'apprécierai 

Ah ben oui... en pensant 1/4 de seconde à ceux qui continuent de bosser

2. Dans la mer m'y baignerai 

Entièrement même si c'est en-dessous de 25°C

3. Chaque poil traquerai 

Je parle des miens seulement... bien sûr

4. Ma Bible je méditerai 

Même si c'est bizarrement plus difficile de prendre le temps en vacances...

5. Aux écrans me désintoxiquerai 

I-Phone éteint. Point. Aïe. Challenge.

6. L'heure qui tourne oublierai 

Petit truc, ne pas mettre ma montre. Na.

7. Grasse matinée je ferai
Jusqu'à 9h = grass mat !

8. Le temps pour ma famille je prendrai

Pour jouer à des jeux de société, rigoler, faire la folle et glander

9. Sur le ménage mes yeux fermerai

Ou je mettrai les enfants sur le coup

10. Photos de famille je ferai 

Matin-soir à la plage, en gérant les récalcitrants-râleurs-pas-motivés-qui-seront-obligés-de -faire-un-sourire-de-toute-façon-même-s'ils-sont-pas-contents...

11. Mes orteils en éventail mettrai 

Dès que possible 

12. A chaque moment mon 
mari admirerai
Quand il achètera la viande, déballera la viande, grillera la viande, mangera le viande. Voir ici

13. Mes 5 livres sur ma chaise-longue lirai
Ca, c'est la Décontraction avec un grand D

14. Au soleil même absent je croirai
Il est là, toujours, même derrière les nuages.

Et pour tout ça, reconnaissante envers Dieu je serai


dimanche 7 juillet 2013

Moi : boulot. Eux : vacances. Ou : une histoire de mammouths.

Me voilà tiraillée. Ecartelée. Dans les tripes. Là. Bien au fond. Dans le tréfonds de moi. 
C'est les vacances. Tant attendues. Mais pas les miennes. Juste celles de mes enfants. De mes trois petiots. Mon aînée, pas de vacances. Mon mari, pas de vacances. Moi, pas de vacances. Bien au contraire. Déjà que ça m'était dur de laisser mes petiots seuls 1 heure ou 2 à la maison quand je travaille et quand ils ont l'école (mais je m'y suis fait voyant leur joie d'être... sans moi), là je les laisserai seuls, quand moi je remplacerai en partie une collègue qui a bien besoin de ses vacances (après, c'est moi. Na). Ce qui augmentera mon taux d'absence de la maison de 2 à 3 jours par semaine. Eh oui, dans un hôpital, y a toujours du boulot. C'est comme ça.

Me voilà donc écartelée. Tiraillée. Pas bien dans moi. Et j'analyse. J'analyse ce fait. Pourquoi, moi, je le suis ? Et pas mon homme, laissant seuls lui aussi ses, tout-autant-les-siens-que-les-miens-je-peux-vous-l'assurer, petiots ?

Il m'arrive de réfléchir. Parfois. Et mon esprit s'en va dans des temps éloignés. Anciens. Très. Au tant des... Cro-Magnons. Là est peut-être l'explication. Ben ouais. Il fallait tout de même y penser. Hein ? Oui. Il m'arrive de réfléchir.

Pour Môsieur Cro-Magnon (est-ce qu'ils s'appelaient Môsieur entre eux, j'en doute), sa vie se limite à la chasse. A préparer ses outils. Pour la chasse. A se lever à l'aurore. Pour la chasse. Du mammouth. Tout ça pour nourrir sa famille. Sans oublier de remplir son estomac à lui. Bien sûr. Voilà son but, sa raison de vivre : maintenir les siens dans le meilleur état possible. Donc aussi à défendre son clan. Contre des autres chasseurs qui se permettent de chasser eux aussi des mammouths (et oui, pour le mâle, depuis la nuit des temps-la preuve- plus grand est le steak, mieux c'est. Ben ouais.). Il doit se concentrer, chasser la bête. Bête animale ou humaine. Perfectionner ses outils. Ramener à l'aide de ses collègues-chasseurs des mammouths, et encore des mammouths (on se demande du coup plus pourquoi y en a plus). Et  ses journées se passent ainsi, restant concentré sur une chose à la fois soit : 1. Trouver la bête 2. Tuer la bête 3. Ramener la bête (il peut marcher des heures avec son mammouth sur le dos en ne pensant qu'à ça)  4. En arrivant, il s'attend, parfois en vain malheureusement, aux exclamations d'admiration de sa moitié devant le plus beau gros obèse de mammouth qu'il lui apporte. 5. Puis très rapidement, point 4 ou non s'étant réalisé  : à quelle sauce va être mangée la bête (LA chose la plus importante pour LE mâle. LE vrai)... Oui, tout ça grâce à Madame Cro-Magnon, car Il le sait au tréfonds de lui dans ses tripes, qu'elle s'occupe parfaitement bien de la caverne et de ce qu'elle contient (enfants, peaux de mammouths, outre en peaux de mammouths, vêtements en peaux de mammouths, etc. Pas d'angoisse pour lui à l'époque car la carte Visa n'existait tout simplement pas...). Lui, il se concentre donc, au-risque-de-me-répéter-mais-comme-ça-je-suis-sûre-que-vous-avez-compris, sur la chasse. C'est son job. Point.

Pour Madame Cro-Magnon... comme vous l'avez deviné sûrement, ses journées se passent à la caverne attendant son fier mâle-chasseur de mammouth (le meilleur et le plus beau du clan bien sûr, c'est-à-dire le plus poilu). Elle cherche du bois pour le feu. A la source, elle remplit d'eau ses outres de cuir de mammouth. Tout ça enceinte jusqu'aux yeux. Surveillant de ses 5 sens ses marmots : les p'tits mâles jouant à... vous l'aurez deviné, chasser le mammouth, les p'tites filles (non non, je n'écrirai pas femelles) s'amusant gaiement avec des restes de peaux de mammouths faisant office de poupées. Bref, Madame CM, attend son chasseur de mari tout en balayant sa caverne (rêvant déjà à un Dyson, je puis vous l'assurer), accouchant dans la douleur (tout en imaginant déjà la péridurale), et se demandant QUAND son CM d'homme reviendra enfin (les enfants crèvent de faim, là, ils pleurent, et moi j'suis en train d'accoucher et l'eau bout sur le feu). Et oui... c'est en ce temps-là, qui l'aurait cru, que dans l'esprit de ces illustres femmes,  germait déjà l'idée qu'un morceau d'écorce contenant quelques infos serait pratique : et oui, les prémices de l'Iphone et de son appli Mes Amis (déjà mentionnée dans le post précédent) étaient nés. Madame donc, fourmille d'idées de toutes sortes, pense à tout ce qu'elle dira à son CM-chéri dès qu'il rentrera fatigué-épuisé-plein de sang de mammouth sur la figure-pensant qu'à manger et pas à se doucher.  Elle lui expliquera ce qu'il pourrait faire pour améliorer leur caverne genre : pourquoi ne pas avoir deux peaux de mammouth pour dormir, au lieu d'une, ce serait pas mieux, dit, pour moins s'énerver tous les deux la nuit ? (et pressée de lui partager toutes ses idées en oubliera d'être émerveillée face au super mammouth ramené à la caverne... bon du coup, il faut dire que c'est serré-serré là-dedans)

Retour en 2013. Me voilà rassurée. Depuis la nuit des temps donc, nous, femmes, sommes formatées pour nous occuper de notre foyer en attendant notre moitié. C'est pourquoi, nous, on cul-pa-bi-li-se si on y est pas. On se sent supra responsables de nos petiots. On pense à tout ce qui pourrait leur arriver genre se brûler dans le feu (voir n'importe quoi sur internet), se blesser avec le silex (le couteau de la cuisine quand ils rangent le lave-vaisselle), être attaqué par une bande de mammouths (des voleurs dans notre maison), ou de chasseurs de l'autre clan (des enfants pas très sympas, etc). Nos hommes, eux, sont satisfaits s'ils peuvent amener à leur famille ce qu'il leur faut pour vivre. Pour vivre le mieux possible. Tout en sachant bien sûr, que leur épouse si parfaite s'occupe de toute façon de tout dans son foyer. Même si elle y est absente (!?!). Tout en nous assurant dans nos moments de culpabilite aiguë que... ben, on a pas de souci à nous faire. Ils sont déjà grands nos petiots. Voyons. Grands et forts. Bien sûr. Comme leur géniteur (mais ils ont besoin de moââââ qu'on pense dans nos tripes, même si personne ne le réalise !).

Eh oui. Je ne suis pas une féministe.  Je suis juste convaincue de nos rôles respectifs. Complémentaires. Notre culture européenne actuelle prône l'interchangeabilité des rôles masculin-féminin. Nous, femmes, baignant dans tout ça, devenons plus exigeantes face à nos mâles qui sont pourtant hommes. Non, nous ne serons jamais tout à fait comme eux. Ni eux tout à fait comme nous. On voudrait même pas. Les voir nous piquer notre mascara. Beurk. Voilà.



PS : comme vous l'aurez probablement remarqué, j'y connais pas grand chose aux Cro-Magnons. J'ai même pas contrôlé la véracité de mes propos. Je suis tout de même quasi sûre que leur vie était un chouia moins confortable que pour nous et qu'ils n'avaient pas d'Iphone. Ni le Dyson. En fait.