La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


lundi 25 juillet 2011

Plus qu'UN !

Sur quatre, il ne m’en reste plus qu’... UN. De bébé, de p’tit schtroumpf. 
A part ça, j’ai que des mutants.
Une qui a terminé. Un qui est en pleine transformation rapide, on dirait un film en accéléré (il ne pense plus qu’à « bouffer » de la « bonne » viande à toute heure du jour et de la nuit, même mon mari se sent dépassé), on ne suit plus. Une autre mute moins rapidement mais, quand je la regarde, j’ai de la peine à croire que c’est cette toute petite schtroumpfette que je suis allée chercher il y a 7 ans en Afrique !
UN. Un p’tit gars. Sans corps qui se transforme. Avec des petits pieds encore presque adorables et presque dodus, je dis bien presque, il faut quand même de l'imagination (du 35 quand même). Un enfant encore. Un vrai. Qui aime faire des câlins à maman. Qui aime les massages de maman. Qui ne se moque pas (trop) de maman. Qui ne prend pas maman de haut si elle n'arrive pas à faire un truc que lui arrive. Qui n’a même pas encore besoin de déo.
Oh là là !! Il faut que j’en profiiiiite ! Là, tout à coup, ça va trop viiiiiite ! J’en ai la chair de poule… j’ai l’impression d’être au début d’un grand huit qui n'en finira pas d'si vite !!!!
Cette moustache qui apparait, là, d’un jour à l’autre ou presque sur le visage de Simon et qui a remplacé la moustache de lait du matin,  ces pieds qui n’en arrêtent pas de pousser, ce rayon Migros que je ne nommerai pas vous-devinerez-tout-seuls-puisque-votre-mutation-à-vous-est-loin-derrière, que je dévalise pour le truc mensuel de quelques membres féminins de ma famille lors des actions… (lorsque je vois des yeux écarquillés contempler le contenu de mon caddie, j’aimerais juste pouvoir leur souligner que ce n’est pas que pour moi, hein, mais je ne dis rien.) .Bon. Enfin. Vous voyez quoi.
3 paires de tongs d'ados contre 1 d'enfant
Heureusement, j’en suis pas encore à profiter trop des actions de mousse à raser, ni d’After Shave…. Mais je sens que ça risque d’arriver plus vite que je ne le crois. 
Vu comme se passent les choses. N’est-ce point.

Plus qu’UN. Mon p’tit schtroumpf à moi. J’vous dis pas, mais moi, ça me fait trop bizarre. Une période se termine. Une autre s’ouvre et autant je m’en réjouissais, autant parfois, dans mes heures sombres (eh oui, ça m’arrive), ça me fait peur… que vont devenir mes p’tits z’enfants à moi ?
Pour mon homme, pas d’souci. Non, pour lui c’est top. Que du bonheur en perspective. Il voit déjà une nouvelle ère s’ouvrir pour nous deux, où nous serons libres d’aller par monts et par vaux. Sans s’en faire pour nos z’enfants si grands. Si mûrs. Si sages. Moi, euhhh.
Je suis mitigée quand je vois mon grand soupirer après une moto, une voiture de sport (une Mustang, il  vient de me dire que ce n'est pas une voiture de sport, ignare que je suis), des voyages sac au dos dans le monde entier -et pas forcément dans des pays dit civilisés. Il en piaffe déjà d’impatience. Je suis bien tourneboulée aussi, quand ma fille rêve de séjours plus ou moins long, ou même à vie, dans des pays dits « civilisés » : USA, Australie… Mon homme ne voit  que la liberté devant nous. Moi, j’imagine déjà facilement mon cœur de mère mis à mal, les boyaux de mon abdomen à moi tendus par le souci.
Mais  attention, ne faites pas des conclusions trop rapides : je suis à 100% POUR que mes enfants fassent des voyages, découvrent le monde même au prix de mes peurs ! J’en serai même fière, quelque part. Je pense. Sous la trouille. Hi Hi Hi.
Là, heureusement, je sais que si je n’aurai plus le regard sur eux. Quelqu’un l’a,ura Lui, comme toujours. Et, heureusement qu’Il est patient et à notre écoute, toujours. Car je vais en faire des prières. Un humain en aurait les oreilles douloureuses !
Plus qu’UN. Oui, il faut absolument que je me rappelle, que mes enfants ne sont pas à moi. Qu’ils me sont confiés pour un temps. Puis, ils feront leur vie. Bye bye mes schtroumpfs. Faites de sages choix.

Ah oui ! Celles qui n’ont pas encore d’enfants, réfléchissez bien. Car à peine le test de grossesse positif, votre vie est changée. A jamais. Pas pour 20 ans comme je l’ai cru longtemps. Mais à jamais. Sans possibilité de retour. Fertig. Schluss.Trop tard pour moi.
A part durant de rares petites secondes lorsque mes schtroumpfs m'énervent à outrance (ce qui arrive, oui oui), je ne le regrette même pas. Bizarre, hein ? Le SDMI je pense (syndrome de maman inexpliquable).
PFFFF. Allez, j’vous laisse. Mon p’tit der m'interrompt. Il a urgemment besoin que je l’écoute sur ses expériences de pêche de crabes.
PFFF. Vivement qu’il grandisse !!! 

mercredi 13 juillet 2011

Loi des séries

Beurk ! C'est quoi cette odeur et ce bruit bizarre ? Je cours... et je crie à ma fille qui regarde les yeux écarquillés l'aspirateur, les bras ne sachant que faire : "Stooooooop !!!! Arrête cet aspiiiiiiiiiiii !!!!"
Grillé, il est grillé.... mais ça sent pas vraiment la bonne grillade qui fait circuler les soirs d'été mes 3 gars salivant le nez en l'air à la suite des effluves des bonnes odeurs de viande en plein rôtissage dans le quartier et implorant de leurs yeux un p'tit morceau, juste un p'tit morceau (ouf... vous voyez... quoi). Non, c'est pas "droit" ça. Je démonte l'aspi, regarde s'il y a quelque chose qui l'a bouché genre stylo, chaussette ou autre.... RIEN. Je réessaie... bruit très étrange, pas d'aspiration et... ça re-pue ! 
PLUS D'ASPI. MORT. Ooooooh non. La chambre de ma fifille est encore pleine de sciure. Elle vient de laver la cage de son hamster. On dirait presque que maintenant, c'est sa chambre, le paradis du hamster. BON. Vive les voisins pour le prêt rapide de leur engin indispensable. Puis je file vers mon Mac, cherche le meilleur prix pour un aspi. Je suis plutôt Dyson, ça j'vous dis. Une adepte. Mais le prix. Uhm. Bref. Il faut être convaincue pour en acheter un. C'est deux jours plus tard, après grande réflexion rapide car la poussière recommençait impitoyablement à s'amasser chez moi (et si ce n'était QUE la poussière...), que je me suis procurée, SVP, le DYSON dB DC29 Origin. Gris (nuages avant l'orage), avec un beau couvercle jaune (poussin, canari, passage pour piétons helvétique ou soleil de midi). Top. Du coup, c'est avec une joie renouvelée que je combats jour après jour à nouveau toutes traces de... ben... de saleté, de miettes de toutes origines (mais pas de chaussettes, non non) et d'une main SVP, car le manche de ce Dyson est muni d'une poignée... C'est trop géniaaaaaaaaaal !!! ☺
Passer l'aspi avec une main, une expérience à vivre.
Eh ben, c'est pas tout ça. Mais quelques jours après cet épisode qui finit merveilleusement bien (si ce n'est le trou dans le budget), je décide de continuer un autre combat que je connais bien : l'é-pi-la-tion. Et oui. C'est l'été. Et puis, moi perso, je dois être persévérante et pleine d'espérance malgré tout dans ce combat sans fin. Je m'installe (vous passe les détails), me munis de mon arme fatale, l'enclenche et.... un bruit inconnu, tel un râle des derniers instants, me donne des sueurs froides. Là, derrière les oreilles. Bon. Cahin caha, clopin clopan, couçi-couça mon épilateur tourne... et montre des signes évidents d'épuisement. Dé-pri-mant. Je ne sens pas les picotis habituels qui confirme l'arrachement de chaque poil. Le résultat de la  chasse est très très maigre. 
J'abandonne pour une fois et me rends à cette douloureuse évidence.
PLUS D'EPILATEUR. NIET. Et je refile sur mon ordi. Chercher au meilleur prix, un épilateur plein de vigueur, de force et d'énergie... et convaincu de l'utilité de son travail, même s'il faut à chaque fois recommencer... indéfiniment (j'ai appris tout de même une super nouvelle dernièrement, c'est qu'à la ménopause, on devient moins poilues ! Si si ! Et si c'est faux, merci de ne pas me le dire, je préfère croire à une chose positive pour cette période). Voilà voilà. J'ai l'impression d'avoir trouvé un bon appareil au meilleur prix. Commande passée. Payée. Y a plus qu'à attendre la livraison. (qui ne doit pas être trop tardive, sinon l'épilateur en question va avoir un Burn-Out dès son arrivée).
La commande n'était pas encore partie, que... comme au moins une fois par jour, je fais aller mon lave-vaisselle. Si si. Il n'a pas l'air de vouloir fonctionner. Je bidouille les boutons. Crie au secours à ma moitié. Le laisse encore bidouiller des trucs. Le filtre n'a pas l'air bouché. Voilà, après un dernier effort, il se met en marche (je parle du lave-vaisselle). Que de bruits bizarres. Et pas d'eau. Re-essai. De l'eau, mais toujours un bruit bizarre. Impossible de regarder la TV (non, non, notre écran va très bien, mais comme le lave-vaisselle hurlait à la mort... ben...). A la fin, moins de bruit. Toutes les lumières de mon lave-vaisselle clignotent pour nous avertir que ça ne va pas. Mais pas du tout. C'est vrai. Il a mauvaise mine. Ma vaisselle aussi. Beurk. On est vendredi soir. Bien sûr. 
PLUS DE LAVE-VAISSELLE. FERTIG. Et mes enfants sont dé-pri-més. Ils doivent essuyer la vaisselle "comme dans l'temps" qu'ils disent. Je leur souligne que "dans l'temps" c'était il y a 15 ans. On n'avait pas de lave-vaisselle dans notre premier appartement, lors de la naissance de notre aînée. On est si vieux qu'ça ?
Lundi matin 7h30, je téléphone au réparateur. Rendez-vous est pris, supra précis comme d'hab, comme j'aime ☹ (...pas du tout) : mercredi entre 8h et 12h. Pour faire durer le suspense et me coincer tout le matin,  il viendra sûrement à 11h30 comme les fois précédentes. Mais vaut mieux se réveiller tôt au cas où. Aujourd'hui : 7h30 réveil. 7h35 nourrir les chats supra impatients. 7h37 se laver les ch'veux.7h40 s'habiller. 7h43 : ding dong !!!! Arggghhhh, j'ai encore mon linge bleu sur la tête !!! Tant pis. Il n'avait qu'à venir à 8h. Après analyses, notre appareil lave-assiettes a besoin de toute urgence d'une transplantation cardiaque : oui, sa pompe est hors-circuit. Vu mon amour pour lui tout à fait désintéressé bien sûr (pas pour le réparateur mais pour le lave-vaisselle, OK ?), j'accepte cette opération à hauts risques... pour notre portemonnaie.
Ouf. Maintenant, mon lave-vaisselle tourne à nouveau de son bruit doux et paisible, je sais que mon aspi n'attend qu'une chose, d'être utilisé (et il ne va pas attendre longtemps, le chanceux), et mon épilateur est en route vers son premier... (et dernier) emploi (même s'il aura envie de fuir dès son arrivée, il ne pourra pas. Ha Ha Ha). Très vite, il va avoir d'énooooormes responsabilités : Epilateur es pelage of Sara. C'est pas rien.
Voilà, on dit jamais 2 sans 3. Alors, je pense que j'en ai fini pour cette série-ci. Qui a duré une semaine. Et qui a fait un énorme trou dans notre budget. Oups.
(mais bon, passer l'aspi avec une main... c'est trop tooooop ☺)

vendredi 8 juillet 2011

Chat y est !

Ou devrais-je écrire plutôt. Ça y est ! Nous l'avons notre petit minou minou ! Après des votations régulières qui donnaient toujours le même résultat depuis bientôt 5 ans (5 contre 1), le membre familial qui empêchait de faire l'unanimité et que je ne nommerai pas par égard pour sa personne, a décidé de laisser, pour cette fois, la démocratie prendre le dessus... Yehhhh !
Oui, notre chatte vieillissante, Coquine, de 11 ans, ne pouvant plus mettre bas depuis quelques années, nous avions eu l'idée, mes enfants et moi-même, d'en prendre une deuxième pour vivre à nouveau cette expérience trop chouette : la naichanche naissance de petits chatons chez nous. Notre nouvelle voisine ayant eu 8 chatons en même temps (enfin, pas la voisine, mais deux de ses chattes), nous avons eu pitié d'elle et nous l'avons débarrassée il y a quelques semaines d'une jolie p'tite chatte rousse... choisie par mes 4 gugusses qui, pour une fois... ohhhhhh ! miracle phénoménalissime chat j'vous dis, furent d'accord et pour le choix de la bête en question, et pour le prénom de la nouvelle membre de notre famille : Tinga (nom qui vient du campement où nous étions en Afrique cet hiver lors de notre safari). Wouahhhhhh !
Adorable, non ?

Depuis que Tinga est parmi nous, nous rigolons de ses bêtises, nous craquons devant sa bouille adorable, nos enfants ont des traces de griffures partout et ne s'en plaignent même pas. Ils essaient de ne pas mettre de côté notre "vieille" et lui font des câlins pour qu'elle ne jalouse pas la dernière arrivée et ne se sente pas abandonnée (bon, j'ai bien l'impression qu'elle s'en fiche, tant qu'elle a à manger !)!
Un chaton, ch'est génial ! Ch'est vrai ! Les enfants laichent traîner plein d'choses chympas par terre dans mon chalon à moi pour qu'elle puiche ch'amuser : bouts de papier en boule, alu, fichelle, cheinture (chi chi !!!), chauchettes (elle adore cha, che barrer avec des chauchettes châles !), boite en carton, etchetera. Même moi, che ne râle pas trop de tout che ch'nil qui traîne. Bon, chi cha vous dérange pas, che vais écrire normalement maintenant. Fini de parler chat !
Et ce qui est formidable c'est, comme je l'ai déjà dit à mes amies : elle ne fait aucun dégât ! C'est vrai ! Elle n'a plus fait de ti-pipis sur mon duvet depuis que je ferme la porte de notre chambre, elle ne grimpe plus aux rideaux depuis qu'ils sont attachés bien haut, elle n'effiloche plus trop le canapé, car elle l'a déjà fait juste avant.  En plus elle n'a vomit qu'une fois car elle avait trop vite mangé, et le caca au milieu de notre terrasse est déjà nettoyé. Et il suffit de la mettre par terre quand elle veut venir à table en même temps que nous. TOP. Que du bonheur.
Non, je ne regrette rien. Elle est trop chouette. Quand je regarde ces petites bêtes, je me dis qu'on doit en prendre de la graine, nous, humains trop stressés : 


Fatigué ? On s'couche. Où on est, que ça soit dans l'herbe, dans le linge tout propre, dans le chapeau qui traîne, sous le rayon chaleureux du soleil, où sur les premiers genoux venus. 

Envie de s'amuser ou de rigoler un bon coup ? On joue. De tout. On grimpe les arbres (qu'on ne peut plus redescendre.... mais bon), ou les premiers dos ou jambes venues, le dossier des chaises (toutes griffes dehors, bien entendu...), on essaie d'attraper les mouches, on fait les fous avec un casque de vélo (moi perso, j'ai jamais essayé, ce serait un truc à tenter tiens...) 
Faim ? On mange sur la table, ce qui y traîne, même si c'est de la salade. Ou on lèche le bec du berlingot de lait. Ou la glace que l'humain tient, là, à côté. Ou on grignote le p'tit scarabée sympa qui n'a rien vu venir. Le pauvre. Ou, s'il n'y a rien à notre portée, on râle, jusqu'à ce qu'on nous serve, et ce qu'on veut. SVP. Pas n'importe quoi. Voyons. Et malgré ça, on nous aimerait toujours toujours... mais vraiment toujours tellement on est craquant !
Oui, ils savent apprécier la vie, le moment présent...
 J'ai toujours dit. Si j'étais un animal. Je serais ça. Chat donc... 
No comment
Ah ? Vous aimeriez savoir ce qu'en pense la personne qui avait voté contre l'acquisition du chat ? Si elle supporte cette vie avec elle ? Si elle craque aussi sur ce petit être touffu et plein de vie ? Ben, comme elle me l'a dit un matin tout en "sériosité" : "J'suis pas convaincu qu'on a eu raison de prendre un 2e chat". Voilà. Puis elle part au boulot. Quelques minutes après, je suis très étonnée de la voir, cette personne dont est tellement loin de moi l'idée de la nommer,  toujours derrière notre porte-fenêtre, courbée en deux, le doigt qui tape sur la vitre... pendant que Tinga, à l'intérieur, essaie de l'attraper. Mouais. 
On ne les r'fera pas. Ces hommes. 
Oupch, minche, ch'ai vendu la mèche.