La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...



MON NOUVEAU SITE : WWW.SARAHSIMONIN.COM

vendredi 22 mars 2019

Mon 2e livre sort le 1er avril !

Ma tribu, les chaussettes, moi 
   et Dieu dans tout ça ?

Voilà le titre de mon deuxième livre, qui regroupe 50 chroniques issues de mon blog (03.2015 à 09.2017), remaniées, corrigées, complétées donc, j'espère, améliorées... et illustrées par des photos en couleur.

Il a failli ne pas sortir... deux maisons d'édition m'ayant essuyé un refus.

J'ai failli tout laisser tomber.

Mais s'il est là, maintenant, prêt à venir chez vous, c'est grâce à vous :
Oui, grâce à vos encouragements, vos retours positifs, vos petits mots jolis, vos rires aussi, et votre question récurrente : alors, quand sort-il, ton 2e livre ???

Ben voilà. Prise d'une énergie subite venue forcément d'En-Haut, et d'une imprimerie qui m'a tout de suite prise dans ses filets douillets (si si) et m'a mise à l'aise face à ce nouveau défi, bref, dès le tout début du mois de janvier je me suis lancée dans la mise en page de mon 2e livre, mise en page qui a duré plusieurs semaines d'intense travail fait et re-fait ! 
Oufff. Quelle looooongue phrase.

Je suis trop heureuse du résultat. Il n'est pas parfait, mais il me ressemble (donc il n'est vraiment pas parfait). 
370 grammes & 344 pages, 14,8x14,8 cm
J'aime son petit format carré, sa prise en main, et même sa douceur au toucher. Pour ce qui est de l'intérieur, ce sera à vous de me donner votre avis !

Alors, comment l'obtenir ?
Les précommandes sont ouvertes !

Vous pouvez m'écrire ici sarahsimonin@bluemail.ch et me donner vos coordonnées. Si vous me le demandez, je vous ferai une petite dédicace ! (j'ai pas une écriture fabuleuse mais je me donnerai de la peine, promis)

Pour la Suisse, j'enverrai les commandes pour que vous le receviez tout début avril.

Possible de le commander depuis la France : je le posterai depuis votre pays durant la première moitié d'avril dès que j'ai assez de commandes, cela limitera vos frais de port. Dites-moi juste quelles sont vos possibilités pour payer : PayPal (le plus pratique, via mon adresse mail ci-dessus), par compte bancaire, ou... par courrier postal (mais là il faudra être discret)...

MAIS J'OUBLIE LE PRIX ! 
25 frs + 7 frs de port pour les Helvètes, 20€ + 6€ pour la France  ! 
Pour les autres pays, me contacter.


Voilà !

Je me réjouis que ce livre parte à votre rencontre !

A bientôt ! 

Sarah


jeudi 21 mars 2019

Félicitations grand-mère !

Oye Gente dame  !

Mais alors, toutes mes félicitations moyenâgeuses de moi-même pour la nouvelle grand-mère !
Alooooooors, tu t'es mise au tricot ?

Merci pour le compte-rendu de ce weekend si épuisant pour toi.... franchement, ce n'est que le début ! J'en entends des coeurs de grand-mères qui s'épanchent lors de mes voyages ferroviaires ! Celles qui ne voient pas assez leurs petits-enfants, celles qui sont épuisées de les garder tout le temps, celles qui sont désespérées de les voir toujours derrière les écrans, celles qui sont en souci car ils ne sont pas assez sainement nourris, mais celles aussi, toutes fières, de leur avoir tricoté un beau pull avec de jolis dessins de tresses, puis tellement frustrées qu'ils ne les mettent jamais... ou se doutant qu'ils les mettent juste quand elle les rencontre (et forcés par leur maman) !

Excuse-moi, gente dame, je m'emporte... à force de rencontrer des gens pas très heureux, j'en oublie que la vie n'est pas faite que de malheurs. J'en oublie de voir la beauté des nombreux paysages que je traverse, la beauté d'un sourire qui m'est adressé, la beauté d'une naissance, la beauté d'une larme de joie, la beauté d'un rire, la beauté de l'amour et de l'amitié... je sais que j'en oublie de m'en réjouir. Car si le malheur me fait mal et me révolte, j'en oublie que la beauté de la vie est cadeau. Qu'on ne la mérite pas. Ou si peu... reste à savoir s'Il y a un Dieu derrière tout ça comme toi, tu le crois... c'est une autre histoire.

J'essaie, par mon écoute, d'écouter les coeurs blessés, pour apaiser leurs craintes, leur tristesse,...
Et voilà, je reparle de moi... en même temps, personne ne m'écoute, moi, en général.

Félicitations gente dame Sarah ! Tu me montreras une fois ce que tu as tricoté à P'titenana (quel drôle de prénom tout de même !).

J'attends ton prochain courrier (presque) avec impatience.

Je te laisse.

A la revoyure ! (oui, oui, ça se dit comme ça à mon époque)

Porte-toi bien !

Ta dévouée servante,

                                                                 Cunégonde



PS : voilà une pelote que j'ai trouvée sous un siège, j'ai pensé à toi, cela pourrait te rendre service à présent, je te l'envoie.

jeudi 14 mars 2019

Un weekend épuisant

Ma chère Cunégonde !

Oh, je n'y croyais plus. Je commençais même à douter de t'avoir réellement croisée un jour. Parfois ma mémoire me joue des tours... mais oui, ta lettre m'a confirmé non seulement que tu existes mais aussi que je n'ai pas complètement perdu la tête ! Quel soulagement !

Oui, je suis grand-mère ! Mon changement de statut s'est fait il y a 10 jours, mais non sans mal ! Ah oui, ça a été bien compliqué, éprouvant pour mes nerfs... Ahhh, je ne sais que te dire, mais parfois je regrette un peu mon époque (ouhhhh là, première symptôme de mon état vieillissant) sans smartphone, sans infos à la seconde. Bref.

Je vais te narrer en grande ligne, pour ne pas te prendre trop de ton temps (j'ai bien compris que tu n'avais pas que moi à penser), ce weekend qui m'a fait changer de statut.

Déjà nous avons eu une chance inouïe : Fiston 1er nous a tenu au courant du déroulement  de l'accouchement durant plus de 24 heures. Depuis le vendredi soir, nous avons su quand les choses avançaient, ou non, quand ils ont pu dormir un petit moment (nous en avons profité aussi), nous avons aussi appris quand il n'en pouvait plus de voir sa femme souffrir et de ne pouvoir l'aider, mais aussi quand il était plein d'admiration de sa façon de gérer durant des heures la souffrance...  (ahhh, les femmes, c'est du solide !). Durant les heures où nous n'avions pas de nouvelles, les futures grands-mères nous appelions pour exprimer nos émotions, entre inquiétude et espoir... par moment nous n'en pouvions plus. Les 4 futurs grands-parents dans l'attente essayions de se changer les idées chacun d'une manière différente : bricolage, abruttissage derrière nos smartphones, shopping, triage, sport à la TV... longue trop longue journée... Oui ! C'était nous qui étions à plaindre !!! (je ne vais quand même pas écrire ça).
Puis le deuxième soir est arrivé... nous n'avions plus de nouvelles depuis un certain temps et nous n'en pouvions plus de fatigue (la première nuit avait déjà été dure)...
Pour finir, je me suis dit que ce serait probablement le premier bébé qui ne sortirait jamais, il grandirait là, dans ce ventre où il se sentait si bien. Ben voilà. Jamais je ne connaitrais ce bébé. Jamais. 
Allons nous coucher.

Chère Cunégonde, j'ai dormi quelques heures l'oreille quasi collée à mon smartphone... Un peu avant minuit, je me réveille : toujours rien, l'angoisse montait quelque peu chez les grands-mères, puis à minuit 14, contre toute attente, une photo du plus merveilleux bébé du monde entier (je t'assure, je t'assure !!!),  né 10 minutes auparavant s'est pointée au même moment sur les 4 smartphones des 4 grands-parents ! Nous découvrîmes son prénom : Ptitenana (joli, non ?). Bouffée d'émotion, difficulté à y croire, larmes, excitation, reconnaissance, montée ultra-rapide des escaliers (tellement que j'aurais presque pu revenir dans le passé), pour annoncer la nouvelle aux tonton-tantes tout neufs et réveillés en sursaut. Quelques photos, un skype de quelques mini minutes pour découvrir Ptitenana et quelques heures plus tard, lorsque l'adrénaline enfin redescendit un peu... nous nous endormirent. Heureux. 
Au taquet et réveillés tôt, nous avons dû patienter 10h (pffff) pour découvrir cette merveille et des parents tout neufs rayonnants de bonheur !

Et j'ai contrôlé : 10 doigts, avec les phalanges-phalangines-phalangettes pour la plupart sauf pour les pouces (normal). 10 orteils, les gros-les petits tous au bon endroit. Le nez au milieu du visage (avec les deux trous bien visibles et bien positionnés), la bouche en dessous, les yeux en-dessus du nez et de chaque côté, les sourcils au bon endroit, un intestin qui fonctionne déjà, des cheveux sur la tête et pas ailleurs, bref,  le plus beau miracle : une nouvelle vie ! Ptitenana est parfaite, rien ne lui manque. Et en te lisant l'autre jour, toi qui mentionnais que tu doutais de l'existence de Dieu, pour ma part, voir un nouveau-né me prouve qu'il y a quelqu'un derrière tout ça : et quelqu'un qui doit aimer l'ordre, la beauté, qui fait les choses avec amour, et qui sait compter. Un artiste aimant ce qu'il fait. Tu sais je pense, que le nouveau-né lorsqu'il tète sa maman... démarre un mécanisme qui remet en place l'utérus de la maman... moi je trouve ça fou. Cet artiste doit aimer aussi la mécanique. 
Le hasard, j'y crois pas. Il faut trop de foi pour ça.
Bref, je te laisse cette réflexion en passant. 

Je voulais faire court, mais je n'y arrive pas. Je me remémore ces moments, l'impatience de Fiston 1er et Belnana 1ère de nous faire découvrir leur trésor. Leur joie, leur tendresse, leur amour envers ce petit être fraîchement né. Tellement si beau. Comme tu le disais, ça fait du bien de voir du beau dans ce monde de brutes. Elle est née. Elle va bien. 

Deux jours après, nous les avons revus, déjà de retour dans leur maison. Ptitenana encore plus belle... et si calme. Mais j'ai surtout revu Belnana 1ère. Fraîche comme une rose, rayonnante. Pas traumatisée de la longue durée de son accouchement. Moi, je n'avais toujours pas récupéré de ce weekend plein d'émotion mais sans sommeil, les valises sous mes yeux étaient lourdes... la fatigue m'a tenu encore deux jours. L'âge je suppose. 
C'était un weekend épuisant, ça je te dis.

Je crois que je m'arrête là pour le moment. Je te raconterai ce qui se passe quand on mute mémé. C'est très rigolo. Surprenant. Je ne m'y attendais pas.
Mais je te laisse. Tu n'as pas que moi, je sais. Peut-être même que je t'ai déjà perdue. Es-tu là ?

Bon... Cunégonde, encore merci pour ton mot. Bizarre. Pas de timbre ni d'adresse, mais il est arrivé chez moi. Tu utilises quoi comme poste ?

A  la revoyure (ça se dit comme ça ?) !

Sarah la nouvelle grand-mère


PS : un p'tit verset de la Bible sur le sujet que j'aime beaucoup  :
'Tu m’as fait ce que je suis, et tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue  d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse : tu fais des merveilles, et je le reconnais bien. Mon corps n’était pas caché à tes yeux quand, dans le secret, je fus façonné et tissé comme dans les profondeurs de la terre. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tu me voyais et, dans ton registre, se trouvaient déjà inscrits tous les jours  que tu m’avais destinés alors qu’aucun d’eux n’existait encore. ' Psaumes 139:13-16

mercredi 6 mars 2019

Enfin un courrier de Cunégonde !

Gente dame Sarah,

Je suis désolée de ne pas t'avoir répondu plus tôt. Je suis submergée de courriers, de parcours de vie à écouter. Vu que je passe ma vie en train, je croise énormément de gens qui me racontent leur vie, qui ont besoin de s'épancher. Tu n'es pas la seule ! Ni le centre du monde ! Excuse-moi de paraître ric-rac, mais c'est vrai. Par contre tout ce que tu vis m'intéresse follement, comme la vie de chacun. J'aime écouter, analyser, observer ce que les autres vivent, d'autant plus que mon  existence particulière de voyageuse en célibataire ne me permet point de vivre la même chose. Je vis un peu par procuration. Ainsi, j'ai mille vies. 

Bref, tu peux continuer sans autre à m'écrire, je te lirai, c'est sûr, mais te répondrai lorsque le temps me le permet. Je réponds à mes nombreux courriers en général le soir, quand le train est vide et que personne ne vient s'épancher vers moi... 

C'est intéressant de lire tes émotions de toutes sortes, mais je trouve que tu es particulièrement gâtée tout de même, et pas à plaindre. Si tu savais tous les drames que j'entends jour après jour. A désespérer de la vie, à se demander s'il n'y a pas un Dieu là-haut qui pourrait mettre de l'ordre dans tout ça.

Ahhh, un Dieu ! Justement, en te lisant j'ai réalisé que tu croyais en Lui, en son existence, et que même tu lui parlais. Bon, si ça te fait du bien, tant mieux pour toi. Moi j'ai du mal à y croire, je suis plutôt en rogne contre Lui, s'il existe. Encore l'autre jour, le train a dû s'arrêter d'urgence car une personne désespérée s'y était jeté dessous... ça me révolte. 

Bon, je ne vais point te donner encore de quoi déprimer, tu me parais quelque peu sensible. A l'heure où je t'écris j'espère que tu sois enfin devenue grand-mère et que tout se soit bien passé. Un peu de joli dans ce monde de brutes nous fera que du bien. 

Sans autre, écris-moi. Continue. Je te répondrai en temps voulu comme dit plus haut. Ahh, et quand ton livre sortira début avril, envoie-le moi. Je te paierai en écus la prochaine fois qu'on se croisera. 

Porte-toi bien !

Ta dévouée servante, 
                                                                                  Cunégonde



PS : j'ai trouvé cette chaussette dans le train. Je la joins au présent courrier, j'imagine qu'un de tes jeunes l'a perdue.

vendredi 1 mars 2019

Bientôt mémé

Ma chère Cunégonde,

J’attends de tes nouvelles et toujours rien. Tu n’as pas trouvé un moment pour m’écrire ? Franchement, là, je ne comprends pas trop. Es-tu encore de ce monde ? Bien que j'exerce ma patience depuis la naissance de ma descendance, c'est pas encore top, je suis du genre stressée qui veut que tout soit fait de suite. Mais je me sermonne quelque peu et je me dis qu'il n'y a probablement pas que moi qui compte dans ton monde. Et je sais que tout le monde ne fonctionne pas comme moi, je l'apprends chaque jour. 

Bref, je t'écris car j'avais besoin d'épancher toutes ces émotions qui tressaillent à l'intérieur de moi... qui tressaillent ? Plutôt qui explosent. Tu te souviens de ce jeu de l'époque de notre jeunesse avec lequel on jouait quand on allait boire un pot : un flipper ? Eh ben j'ai l'impression que plein de ces boules virevoltent en moi. Il suffit que je pense au sujet du moment pour que je sois toute tourneboulée et que ça s'entrechoque en moi.

Oui, on approche du terme ! Fiston 1er sera papa ces prochains jours ! Oui oui ! Je dois en plus me rappeler que ce bébé qui vient n'est pas le mien, mais à ce jeune couple qui vient de naître ! Parfois je doute d'y arriver. 

S'ils ne répondent pas rapidement à mes messages WhatsApp, mon imagination s'envole, et je les imagine à la maternité, fébriles, elle le monitoring autour du ventre, les yeux fixés sur l'écran guettant la prochaine contraction. Lui, se réjouissant comme un fou mais, au fil des heures voyant sa dulcinée faire quelques grimaces de douleur, qui réfléchit comme la soulager quelque peu... et tombant bien souvent à côté, se faisant fusiller du regard par celle qui lui a promis amour pour l'éternité. Je les imagine alors, en face de la sage-femme qui déclare haut et fort : bon, 8 cm, c'est le moment d'aller en salle d'accouchement ! Puis je l'imagine, ma belle-fille poussant de toutes ses forces et bébé plein de cheveux qui vient au monde, Fiston 1er pleurant d'émotion essayant de couper le cordon (ohhh, c'est plus dur que je ne pensais)... puis bébé dans leurs bras, tout nu-tout gluant, le plus beau bébé du monde...

Et pendant que mon cerveau s'emballe, je tiens toujours mon Smartphone dans mes mains, voilà déjà deux heures et ils ne m'ont pas répondu... non, franchement, ehhhh, n'oubliez pas de m'avertir, hein, quand bébé sera là ! Je les imagine, n'ayant d'yeux que pour bébé, oubliant totalement que les grands-mémés, les tatas, les tontons, et les grands-pépés (ne les oublions pas) existent et trépignent d'impatience !

Tout à coup, un message : oui oui, on était en montagne, c'était top !

Et voilà que je lâche les manettes du flipper, les boules retombent.. Cling–Clang–Clong... en montagne ? Quand ils étaient sensés être en salle d'accouchement ? Non mais, ils se fichent de moi ?

Mon smartphone est collé à moi. Nuit. Jour. C'est mon meilleur ami. Je bats les records d'activation de mon phone. Je ne connais plus le "mode avion". J'angoisse même d'aller à la douche : ils vont forcément m'appeler à ce moment-là pour m'annoncer la grande nouvelle. Mais j'y arrive, je veux être sous un beau jour pour le premier regard de bébé posé sur moi ! 30 secondes et je suis rutilante de propreté !

Il m'arrive de ne plus y penser quelques minutes (si si) mais c'est à ce moment-là que je croise des collègues ou amies qui s'esclaffent : 
Alors, déjà mémé ? alors, comment ça va la future mémé ? C'est pour quand déjà ?
– Mais pour ces jours ! J'en peux plus... je pensais jamais que je deviendrais pareillement gaga, franchement, un truc de fou ! J'en peux pluuuuuuuuus...

Je deviens mémé et je ne sais pas ce que ça va donner. Ça m'inquiète. Je m'inquiète.

Oh, ma chère Cunégonde, j'ai lâché tout le tréfonds de moi, là. Je ne sais pas ce que tu en penses. J'imagine que tu devras bien réfléchir avant de me répondre sagement pour un peu apaiser mes boules de flipper.

Oh oui, je prie, je prie que le Seigneur dirige tout pour l'accouchement, et qu'Il me donne la patience, mais tu as vu, c'est pas gagné. Je repense toujours à cette phrase lue quelque part il y a bien... 20 ans : Seigneur, donne-moi la patience, mais tout de suite ! Ben il n'a pas exaucé ma prière, mais me donne depuis sans arrêt des raisons de m'y exercer... ou c'est sa façon d'exaucer ma prière... (comme par exemple l'attente impatiente de ta réponse, hein). 

Je ne t'écrirai plus avant que tu me répondes, ok ? Et j'espère avoir muté mémé quand je te lirai. 

A bientôt, j'espère !

Sarah


PS : la carte sur laquelle je t'écris, ben euh, que dire... c'est une photo de chez moi. Il était écrit HIVER sur l'ardoise, et comme ma famille (ou ce qui me reste vivant ici) ne voulait plus entendre parler de cette saison, et qu'on n'est pas encore au printemps, j'ai écrit la première chose qui m'est venue à l'esprit. Oui, je sais, ça aggrave mon cas.