La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


vendredi 7 septembre 2018

Un été pas comme les autres.

L'été a toujours été synonyme pour moi de vacances en famille au soleil, de ressourcement, de bouquins lus à la chaîne, ... Je n'avais jamais imaginé que la période estivale puisse être différente. Je me reposais sur cet acquis, cette certitude : à la fin de l'été, à la reprise du train-train quotidien, comme chaque année je serai fit, motivée et pleine d'énergie... Yehhh.

Ben cet été n'a pas été pareil.
Cet été, j'ai un peu perdu pied.

Je m'étais préparée depuis de longs mois que mon Nommamoi aurait un énorme chantier tout l'été à gérer... ça oui. Qu'il serait très occupé.  Et que les vacances en famille il fallait oublier. 
Mais je ne m'étais pas préparée... au retour de Manana 1ère à la maison (le combientième retour déjà ?), au fait qu'elle a dû faire travailler sa matière grise à fond pour des examens fin août, ce qui fait qu'il a fallu l'accompagner dans ces hauts et bas émotionnels.
Je ne m'étais pas préparée au fait que Fiston 2e travaillerait d'arrache-pied 1 mois en usine, qu'il rentrerait sentant l'huile mais heureux, sachant qu'il était en train de se faire un petit pécule pour enfin s'acheter ce qui le rendrait plus heureux. Pensait-il. Mais Google Home ne range pas ta chambre, mon fils ! 
Je ne m'étais pas préparée au fait que déjà début juillet Manana 2e commencerait déjà une nouvelle formation. Tellement reconnaissants nous sommes, qu'elle ait trouvé une place d'apprentissage  dans un endroit où elle se sent bien. 
Je ne m'étais pas préparée au fait que le mariage de Fiston 1er me prendrait autant d'énergie, surtout pour la recherche de LA robe. Ou les robes devrais-je dire, de Mesnanas aussi. Sans parler des noeuds papillons, vestes de costume, chemises, sacs, chaussures.... Le facteur a frôlé le burn-out. Lui aussi pensait qu'en été, les gens avaient tendance à moins craquer sur le net... Presque chaque jour, nous le voyions chargé de plusieurs cartons... ces cernes toujours plus profonds et son sourire de plus en plus crispé... 
Je ne m'étais pas préparée au fait que sur deux jours où j'ai pu m'échapper dans la nature de mon quotidien tourneboulé, au 2e jour je me suis fait une entorse de la cheville, qui m'a handicapée quelques semaines...
Je ne m'étais pas préparée au fait que l'on me découvre un strabisme, et que je dise adieu à mes verres de contact que j'avais depuis 30 ans et que je devrais rechausser lunettes sur mon nez... seule solution pour que je puisse continuer de conduire sans voir deux entrées de tunnel quand il n'y en a qu'un. 
Je ne m'étais pas préparée à tous les changements dans notre vie familiale, au retour, au départ, aux déménagements d'une chambre à une autre, au squatage de mon bureau, de passer de 3-4 puis 2 Zenfants à la maison...
Je ne m'étais pas préparée au fait... on va s'arrêter là pour le moment. Ok ?

Pour conclure cette liste de loin non exhaustive, je ne m'étais pas préparée au fait que tout l'été, je n'ai pu vraiment me décontracter... Des inquiétudes, surprises en tout genre, des couacs, des frustrations, des choses à digérer, de belles choses à venir qui ouvrent de nouveaux chapitres dans nos vies de parents, l'état émotionnel des uns qui me touche particulièrement,... et du coup un sommeil pas toujours facile à trouver... ou à garder...

Cette période mouvementée, émotionnellement surtout, sans repos pour nos corps fatigués, c'est terminée en beauté, comme dans un rêve... par la réussite des examens de Manana 1ère (l'université lui ouvre les portes à présent !) et deux jours après par le superbe mariage digne d'un conte de fée de Fiston 1er  et  Belnana 1ère. Qu'ils étaient beaux. Et heureux. Tellement fière. 
Me voilà belle-mère. Et fière de l'être. Que Fiston 1er a bon goût. Reconnaissante. 

Me reviennent ces versets reçus dans la tempête lors de mes moments-Bible : 
L'Eternel demeure aussi avec l'homme accablé, à l'esprit abattu, pour ranimer la vie de qui a l'esprit abattu et vivifier le coeur des hommes accablés. Esaïe 57 : 15

Le soir arrive les pleurs et le matin l'allégresse. Psaume 30 : 6

Etre maman, c'est parfois bien difficile.

Oui, cet été, j'ai un peu perdu pied.  Un énorme chapitre s'est tourné. Et me voilà bien fatiguée. Mais cet été, qui s'est terminé en apothéose !, est aussi à présent derrière. De belles choses nous attendent. Des vacances. Un train-train quotidien retrouvé (je rêve comme jamais de monotonie quotidienne ! haha) et...
... la suite dans un tout prochain post !

La p'tite appli spi
Comme souvent lorsque la vie est plus difficile, où je ne comprends pas les circonstances, où je me sens parfois incomprise dans mes sentiments, le Seigneur (qui m'a faite et qui me connaît mieux que moi-même !) m'a accompagnée, soutenue, encouragée. 

Ce qui m'aide vraiment quand émotionnellement c'est difficile, c'est partir marcher dans la nature, seule, avec mon Créateur. M'épancher devant Lui m'aide à relativiser, à déposer mes soucis (au moins pour un temps !) et je rentre en paix. Mais lorsque j'en ai eu le plus besoin cet été, cette entorse m'en a empêchée. La frustration était énorme par moment. 

Un jour où j'étais particulièrement découragée, lors de ma lecture quotidienne Habakuk 3 : 19 m'a interpellée : 
L'Eternel, le Seigneur, est ma force : il rend mes pieds semblables à ceux des biches et il me fait marcher sur mes hauteurs. 
Oui, un jour je pourrai aller marcher à nouveau, mais même sans cela, c'est l'Eternel qui est ma force dans les difficultés. Il est là.

Ta compassion, ta grâce, ta proximité dans ces temps compliqués m'ont touchées, Seigneur. 
Merci pour ton amour infini pour moi telle que je suis. 

jeudi 7 juin 2018

Avant de parler...

Me revoilà.
Presque deux mois ont passé depuis la dernière fois que je me suis retrouvée ici ! Cela me fait tout bizarre. Je ne sais plus trop comment je faisais, en fait. Comment l'inspiration me venait. 
Ces deux mois ont été remplis. Dans ma tête. Pas forcément en temps. Plein de choses s'entrechoquaient dans mon cerveau, presque tout est encore d'actualité mais il me semble retrouver un petit coin de matière grise dispo pour travailler pour un post.

Période de soucis. Extérieur à ma famille. Ou pas. Période de chamboulement aussi (vous vous souvenez ? Je me métamorphose rapidement en belle-mère, dans 3 mois la transformation sera complète). Et j'essaie d'apprendre. D'apprendre à me taire. D'apprendre à réfléchir avant de parler. Plutôt qu'après.

Oui, cela m'interpelle particulièrement ces derniers temps. En général, quand je suis à l'aise avec les gens, je suis un peu trop encline à exprimer pensées, sentiments, état d'âme, questionnement, avis sur tout et n'importe quoi. Surtout chez moi : j'ai déjà réalisé quelques fois de nombreuses fois, que mon Nommamoi, bien qu'acquiesçant régulièrement à ce que je lui raconte avec emphase, ne sait en fait pas vraiment de quoi je parle. Il m'est arrivé  d'oser le faire :  au milieu de ma phrase je le vois en train de fixer l'écran devant lui (le grand, le p'tit ou les deux), les yeux dans le vague, et je dis sur le même ton que le reste : en fait je te quitte, ciao, j'vais faire mes bagages... (en fait, c'est nul, ce n'est pas à conseiller, encore une preuve que je ne réfléchis pas forcément avant de parler, mais c'est un bon test de son écoute attentive, ou pas...) Mon Nommamoi est quand même trop fort car après 3 secondes il réagit quand même, se secoue, revient à moi,  et lance "rrrrooooonnnnnn".

Je le noie donc bien souvent sous mon flot de paroles... (Pourtant, je vous assure, ce n'est pas lui qui a dévoilé : "Je ne parle plus à ma femme depuis 1 an, je n'aime pas l'interrompre"), à sa place, je décrocherais aussi parfois.

Bref. Pourquoi je dis ça, moi. Ah oui. Juste pour vous dire que quand un de nos Zados est en crise, comme m'a raconté une maman, il faudrait tourner 7x sa langue dans sa bouche** avant de lui parler... elle m'a écrit qu'elle le faisait ! Eh ben moi je suis admirative car je n'arrive jamais jusqu'à 7.

Mais il est vrai que je prie souvent pour que le Seigneur mette un garde à mes lèvres dans des situations sensibles comme :
- une ado sur les nerfs qui a besoin d'être recadrée
- une ado en plein Syndrome PréMenstruel (ou pas)
- quand je suis moi-même en plein SPM (voir ci-dessus, j'en peux rien c'est les hormones)
- un/e de nos jeunes adultes qu'on n'approuve pas forcément mais qui doit faire ses expériences
- une envie de raconter un truc négatif sur quelqu'un, ou un racontar quelconque 
- une envie de raconter un secret, un truc qu'on m'a dit entre 4 yeux  (non non un secret n'est pas quelque chose qu'on dit à une personne à la fois)
- ton ado qui est en train de faire son xe record à son jeu à l'ordi au même moment où tu découvres son repaire sans dessus-dessous
- à son Nommamoi qui rentre d'une journée de 12 heures de boulot intensif et que tu découvres qu'il  a ses chaussettes trouées (les mêmes que la veille)... ben voilà, je viens de raconter un truc négatif sur quelqu'un... ahhh, pour le transformer en positif, son excuse c'est qu'il ne voulait pas me réveiller en cherchant d'autres chaussettes en partant au boulot. Merciiiiii... mais ces chaussettes, quand même...
- ...

Oui, j'ai vécu différentes situations ces derniers temps qui m'écrasaient, pour lesquelles j'essayais de trouver une solution par moi-même en allant causer à certaines personnes, mais j'ai dû me rendre à l'évidence, le lâcher-prise c'était la seule solution envisageable. Surtout quand, clairement, j'ai reçu plusieurs fois ce verset dans mes lectures bibliques (si si, Dieu nous parle par la Bible, Il peut le faire pour vous, il suffit de l'ouvrir !)  : 

     'C’est l'Eternel qui combattra pour vous. Quant à vous, gardez le silence!» ' 
Exode 14:14

- Arrête ma vieille. Arrête de vouloir que tes Zenfants, ton Nommamoi ou n'importe qui d'autre agisse comme tu l'aimerais. Et toi as-tu été meilleure dans ce cas-là ? Euh, non, pas forcément. Alors lâche. Remets ton souci à Dieu. C'est tout. Toi tu ne peux rien faire en plus. Alors arrête de te rendre malade, là. C'est pas le but, me dis-je à moi-même.

Je suis une perfectionniste. Pour moi. Mais bien souvent encore plus pour les autres, pour les êtres que j'aime le plus ! Le Seigneur ne nous demande pas d'être parfaits. Il sait de quoi nous sommes faits ! Oui mes Zenfants, mon Nommamoi,  même les personnes qui aiment le Seigneur à fond, tous nous resterons imparfaits ! L'humain me décevra encore, et moi-même je me déçois chaque jour. 
Il faut juste que je me rappelle que :

'Personne n'est saint comme l'Eternel. 

Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, il n'y a pas de rocher pareil à notre Dieu. ' 
1 Samuel 2:2 

Si je me rappelle ça, je pourrai mieux tenir ma langue. Un peu mieux. Un peu moins de commérages. Un peu moins de remarques constructives. Un peu plus de compassion. Un peu plus de compréhension.
'Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, 
mais celui qui met un frein à ses lèvres est un homme avisé. ' 
Proverbes 10:19 

C'est pourquoi ma prière est : 
'Eternel, garde ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres! ' 
Psaumes 141:3


Des versets sur la langue, cet instrument si petit mais qui peut faire tant de mal ? Il y en a plein. J'aime particulièrement ce passage : Jacques 3 : 1-10


**c’est une imaaaaaaaaage bien sûr !!! (imaginez sinon...)

PS : mmmhhh, vu l'époque que nous vivons,  il me semble que nous devrions si possible connecter
nos doigts avec notre cerveau avant de taper sur un clavier ....
PS 2 : Réflexion ! " Nous sommes toujours maîtres des paroles que nous n’avons pas dites " Proverbe arabe. Mais une fois parties, plus moyen de les rattraper…




mercredi 11 avril 2018

Vivants !

Nous sommes rentrés.
Vivants.
De la péninsule du Sinaï.
Aucun djihadiste. Aucune bombe. Aucune chute d'avion. Aucun requin ni aucune autre bestiole venimeuse a stoppé notre programme de vacances. 

J'ai pu poster sur Instagram des photos parfaites de :
- nos sourires
- notre joie
- palmiers devant les belles montagnes du Sinaï
- la Mer Rouge
- nos vêtements légers = chaleur estivale et soleil
- nos repas colorés
- balades à l'arrière des taxis-pick-up ou jeep
- notre journée en bateau
- notre balade à dromadaire menant à une oasis en plein désert
- ...

Tout pour faire envie aux personnes jetant un oeil dessus. Tout pour faire croire aux gens que notre famille a une vie parfaite, avec une entente parfaite. Tout pour montrer que oui, le paradis sur terre, ça existe !

Mais... je n'ai pas posté....
- Fiston 2e fiévreux au lit les 3 premiers jours de notre séjour... il a pu profiter des 3 derniers
- le souci que j'avais pour Fiston 2e
- les grincements, agacements, coup de gueule des uns et des autres
- tous les coins moins jolis 
- les femmes qui fouillaient dans les poubelles
- ma tourista du dernier jour (vaut mieux pour vous)
- ma frustration de ne pouvoir causer qu'en anglais ou en arabe quand je ne parle aucune des deux langues
- le vent qui a un peu gâché notre journée en bateau
- les journées où nous ne pouvions pas faire de PMT (palme-masque-tuba) dans notre coin préféré car il y avait trop de vagues
- les jeunes tout fous en quads qui faisaient peur aux dromadaires sur lesquels nous étions (enfin, plutôt les quads qui me faisaient peur car j'avais peur qu'ils fassent peur à nos montures et que nos montures s'emballent et que nous tombassions sur le sol dur, que nos montures nous piétinassent d'angoisse et que nous devions être rapatriés d'urgence en p'tits morceaux et que nous restions handicapés à vie, au mieux (désolée, je me suis perdue dans les temps des verbes))
-...

Oui, notre famille est normale. Nos vacances furent normales. Imparfaites. 

Je me suis sentie vraiment en sécurité. Totalement en sécurité.  A se demander ce que nous bassinent les médias ? Allez-y, le Sinaï du Sud est sans danger ! Ou plutôt n'a pas plus de danger qu'ailleurs (Nice, Carcassonne ou je ne sais où !) !!! Et les Egyptiens sont accueillants et sympathiques ! Si, si !

Deux choses m'ont tout de même fait peur : 
- la façon de conduire de certains "pilotes" de taxi ! Vive le klaxon ! Les enfants jouant sur les routes, les voitures roulant au milieu de la route jusqu'à ce qu'il y ait une voiture à croiser, mais on klaxonne d'abord espérant que ça soit l'autre qui fasse de la place, et vraiment s'il ne veut pas ok au dernier moment pour se mettre un peu plus à droite !! Les chèvres n'ont qu'à se pousser, ce n'est surtout pas le taxi qui va freiner ! C'était une aventure à chaque fois ! On a bien rigolé ! (après)
- et sur mon dromadaire (ah vous aviez déjà réalisé ?!?) ! Déjà qu'il a dû se reprendre à deux fois pour se mettre sur ses pattes avec moi sur son dos, il a basculé la première fois et j'ai dû faire un écart pour qu'il ne m'écrase pas ! 

C'était l'aventure ! Un total dépaysement pour nous ! Et vous savez quoi ? Il est fort probable qu'on y retourne, car cela nous a plu et qu'il y a encore un tas de chose à faire là-bas (mais le dromadaire j'ai donné, ils ont une tête sympa mais bon) ! 

Le p'tit mot spi :
Encore à nouveau, je réalise que mon imagination est traitre... qu'elle me terrorise bien plus que la réalité ! J'aimerais à chaque fois en retenir la leçon, mais je tombe encore et toujours dans le panneau ! Je suis désespérante.
Le bâton de Dieu ne nous frappe pas aussi durement que le bâton de notre propre imagination.
Spurgeon
'Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie? ' Matthieu 6:27

Et ne prêtez surtout pas trop d'importances aux photos que vos "amis" partagent sur les réseaux sociaux ! Qui partageraient les mauvais côtés de ce qu'ils vivent ? Tout ce qui est moche ? Personne ! Nous privilégions tous le beau, le sympa, et tant mieux ! Mais n'oubliez pas que ce n'est pas la réalité ! L'envie, la jalousie à leur vue peut nous happer et gâcher nos journées ! Ces partages ne résument jamais totalement la réalité ! On voit une belle photo, un sourire, et on brode autour, s'imaginant que cette famille est toujours heureuse; ou un palmier et on s'imagine que c'est un paradis, mais peut-être bien que juste hors du cadrage il y a des ruines et des plages sales.  C'est pour cela parfois que je suis mal à l'aise en partageant mes photos parfaites... ! Et que de temps en temps je tombe moi aussi dans le panneau de l'envie en admirant les photos de mes amis... 
Car tous, tous tels que nous sommes nous cherchons, espérons ce paradis perdu. Patience. 

Rien n'est parfait en ce monde, on vit tous des difficultés, des défis, mais aussi des moments de joie, oui oui !

'Mais l'Eternel dit à Samuel: «Ne prête pas attention à son apparence et à sa grande taille, car je l'ai rejeté. En effet, l’Eternel n’a pas le même regard que l’homme: l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Eternel regarde au cœur.» ' 1 Samuel 16:7
Merci Seigneur, d'être ce grand Dieu et Père qui prend soin de moi, de nous, pardon pour toutes les fois où je manque de confiance en toi ! 
Tellement souvent, tellement ! 
Et merci pour ces vacances, telles qu'elles étaient, avec ses défis et ses joies ! 
Merci pour tous ces cadeaux que je ne mérite pas !