La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


samedi 10 juin 2017

Mon Nommamoi n'a rien vu.

Voilà une de ces journées où j'ai particulièrement travaillé dans et pour mon Home si sweet Home. Quand j'y pense je m'impressionne moi-même, et me tapote l'épaule gauche de ma main droite pour me féliciter. Ben ouais .

Je vais vous faire un petit compte-rendu de ce que j'ai fait. Par pour ma gloriole mais pour en avoir une trace dans l'avenir quand j'ai des doutes concernant mon utilité...

Après m'être levée et avoir fait les choses habituelles genre troquer mon pyjama contre des habits qui ne vont pas choquer le facteur, me laver la frimousse et prendre mon p'tit café, sans oublier mon p'tit moment lecture biblique & prière.... mais ce matin-là, beaucoup de peine à me concentrer... mes idées avaient tendance à vagabonder sur mon... programme. Après ce petit moment pas très spirituel, j'ai fini de préparer mon blabla que j'avais à faire pour le culte de dimanche, ce qui m'a pris deux heures. Puis je me suis toute de même accordée quelques minutes à lire le journal avant de préparer le repas de midi. Pour une fois, 4 à table ! Ou plutôt 3, vu que Fiston 2e arrive 45 minutes après, quand nous avons terminé de manger et il bidouillera dans son assiette seul.
Bonnnnn... là, si franchement toutes mes activités du jour ne vous branche pas, vous pouvez directement sauter à l'*. Imaginez juste que j'ai fait plein de trucs supra tops. 

Puis j'ai sauté dans notre voiture pour amener Manana 2e chez Monfrère de la campagne (en fait, j'ai deux frères dans la campagne) là où elle est allé aider quelques heures pour plier le linge de toute la famille. 

Sur le chemin du retour, voyant des sureaux en fleurs, je n'ai pu me retenir de cueillir quelques ombelles pour faire du sirop,  puis n'ai pu résisté de me "cadoter" d'un bouquet de fleurs des champs pour égayer mon Home si sweet Home. Sous l'orage détrempé.

Arrivée à la maison, j'ai préparé mon mélange sucre-fleurs de sureau-acide citrique pour le sirop, qui doit reposer deux jours. C'est toujours un délice, et mes Zados en raffolent. Surtout Fiston 2e.

Pleuvant encore, j'ai profité de nettoyer la vitre encrassée de notre poêle et l'ai vidé de ses cendres . 

Le soleil est revenu. 

J'ai commencé à nettoyer mes fenêtres, voilà des mois qu'on n'y voyait plus à travers.... puis j'ai vite enfilé un vieux short déchiré et un t-shirt tous les deux pleins de peinture (qui choqueront tout le monde et pas seulement le facteur), pour aller planter mon bébé "sureau noir", acheté la veille, à l'arrière du jardin. Il m'a fallu tirer de toutes mes forces pour déraciner l'arbre précédent, quasi mort : déterré d'un coup, j'ai été aspergée de terre des pieds à la tête. J'aime être en symbiose avec la nature ! Puis j'ai dû me battre avec acharnement, pleine de sueur, avec  la terre dure pour agrandir le trou et y planter mon arbrisseau adoré. Que j'ai bichonné caressé humé : 
- "Petit arbre, fais-moi plein de fleurs pour pouvoir faire plein de sureau de sirop (euh, le contraire) l'année prochaine"
Oui le soleil commençait à me taper sur le crâne. Et j'avais soif.

J'étais donc en train de causer avec mon nouveau-né, vêtue comme décrit plus haut, mes pieds dans mes crocs à travers lesquels plein de terre s'était glissée, de la terre dans les cheveux et partout ailleurs... et  c'est à ce moment précis que mon frérot, sapé comme un directeur de multinationale américaine, jeans et ceinture classes, chaussures en cuir vernies et pointues, propre comme un sou neuf, est arrivé dans le fond de mon jardin, accompagné de Manana 2e qui avait fini son boulot, elle. Ils venaient de sortir de son Audi noir classe et sportive, son outil de travail.

Effarée par le contraste entre nous deux (lui habitant un village fermier et moi une petite ville, chercher l'erreur), j'ai été touchée qu'il se soit abaissé à me parler. Puis après avoir blablater un moment, à oser me faire la bise sur une joue terreuse, collante et plus vieille que la sienne, juste avant de remonter dans son bolide noir du boulot au moteur tout-puissant. 
Quelle humilité.  Mon frérot est incroyable. 

Puis, requinquée par cette bise, j'ai encore réussi à faire un cake avant le retour de mon Nommamoi. Et en plus à préparer une soupe maison qui, aurais-je voulu pouvoir dire, a fait la joie de toute la maisonnée ! Comme d'hab, ils auraient préféré une grillade. C'est une idée fixe chez les mâles de la maison dès que le soleil brille. Cela sera un autre sujet de post. Moi, j'étais fière de ma soupe. J'ai dit, toute motivée, que chez ma grand-mère, quand j'étais petite, on mangeait ça. Fiston 2e n'a pas trouver fabuleux mon essai de pub pour ma soupe. 
PUB : Retournez comme dans l'temps, sans wifi, sans internet, et sans smartphone, et mangez des soupes bios préparées par une maman en sueur et pleine de terre !

*Bref... à l'arrivée de mon Nommamoi je m'empresse à lui faire la liste de tout ce que j'ai fait dans ma journée. Il faut dire qu'il bosse tellement pour moi, pour nos Zenfants, que j'aimerais pas qu'il croie que je ne fais rien à la maison. Oui je sais mon orgueil y est probablement pour quelque chose. 
Mais j'aimerais qu'il sache qu'il m'arrive tout de même d'être une bonne femme... de ménage. 

Mais à ce moment-là, il y a une chose que je me retiens de lui dire, car je trouve, perso, que ça se voit, clair comme mon nez au milieu de ma figure. Il est assis sur le canapé et juste à 2 mètres à sa droite trône fièrement notre poêle, rutilant de propreté. Ça en jette, car c'est rare !

Je lui demande, joueuse-testeuse : "Alors tu as vu ce qui a changé ?" 

Le pauvre, je le sens stressé tout à coup. Et j'imagine ce qui se trame dans son esprit....et son coeur qui bat plus vite : Je dois trouver ce que ma femme a fait, suis obligé, sinon aïe aïe aïe !  
Il faut dire que mon Nommamoi n'est pas supra observateur. Parfois cela peut être franchement pratique, surtout quand j'ai dépensé un peu trop en déco. Mais souvent, c'est un truc qui m'irrite. Nouveau vêtement, nouvelle coupe, ... niet. Alors oui, là, je voulais voir s'il avait progressé. Ben en tout cas, pour le moment, il tourne la tête dans tous les sens et dit :
 - Non, franchement, non, quoi ? Cette déco ? Mais non, ça y était déjà ?! Alors, ça ? Euh, non ! Mais j'sais pas, qu'il me dit tout-doux. 

Bon, allez, en bonne joueuse je lui lance : 
- Regarde à ta droite (à part le poêle il n'y a pas grand chose) !
Mais ça n'aide pas. 
Il est en hypertension, sûre. Bon, allez, je retourne dans ma cuisine, faire ce qu'il y a à faire, pour que sa pression baisse, en n'oubliant pas de lui lancer en partant : 
- Je ne vais pas te dire, quand même, j'ai bossé tout l'après-midi, trouve !... 
Mais le voilà déjà concentré sur son match de tennis, là, sur l'écran, en face de lui. A sa droite, le poêle me fait une grimace, l'air de dire : c'est pas gagné. Je suis assez d'accord avec lui. Soupir.
Mon Nommamoi a l'air crevé, une de ces journées de fou après une semaine folle de boulot. Et lui qui croyait pouvoir se décontracter dans son Home si pas sweet Home.

Dans mes casseroles, j'en oublie presque ma question. Mais une heure plus tard, je vois Manana 2e qui passe, et je nargue mon Nommamoi : 
- Je vais testé si Manana 2e trouve plus vite que toi ! Ok ? (oh, mais ce que je peux être terrible !)

Pas le temps de l'appeler, mon Nommamoi se réveille de sa torpeur, tourne la tête à droite, et me lance, victorieux et plein d'assurance :
- Là, le poêle, tout propre ! Tu l'as nettoyé !
Il en danserait presque. Même qu'il aime pas ça.
Yessss ! Mon Nommamoi est heureux d'avoir réussi, sa pression est tout à fait normale à présent, ça se voit, ça se sent... J'essaie de retenir le fait qu'il a trouvé, et pas la lenteur de l'arrivée de la bonne réponse. 
Voilà. 
Ah, mince, j'ai oublié de le féliciter comme il se doit, avec des bravos, des holas et une bonne grillade pour fêter ça. Femme indigne. 

Le p'tit mot spi :
il y a un verset qui me remet un peu à l'ordre. Bon, juste pour spécifier, je ne suis pas l'esclave de mon Nommamoi. Je me sens parfois l'esclave de mes Zenfants, il est vrai. Mais pas de mon Nommamoi. 

Esclaves, obéissez en tout à vos maîtres terrestres, et pas seulement sous leurs yeux, comme le feraient des êtres désireux de plaire aux hommes, mais avec sincérité de cœur, dans la crainte de Dieu. Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur un héritage pour récompense. 
                                                                    Colossiens 3 : 22-24

Oui, je sais, ce qui compte, c'est de faire le mieux que je peux, même si personne ne le voit. 
Ce qui compte, c'est de faire tout pour Dieu. Lui, le voit, sûre. Tout. Il sait même mes intentions du coeur, pourquoi je le fais. Et c'est ça le plus important. Par amour pour ma famille ? Pour qu'on me trouve extraordinaire ? Le poêle Il sait que j'ai dû gratter. Avec mon arbre que j'ai sué. Et avec mes fenêtres que j'ai crié quand de grosses larves me tombèrent presque dessus. Mais il sait aussi que ça n'as pas été un après-midi si plein de sacrifices pour moi. J'avais la pêche. J'ai eu du plaisir à brûler plein de calories de cette façon.

Mais un p'tit merci, un p'tit regard d'admiration de ma famillamoi me feraient du bien de temps en temps. Mais moi, moi, est-ce que je trouve normal tout ce que bosse mon Nommamoi pour notre famille ? Est-ce que je lui dis assez merci, est-ce que j'ai souvent ce regard d'admiration envers lui ? Non. A ma honte, non.
 Lui, je ne peux le changer. Mais moi, je peux me changer. Avec l'aide de Dieu.

Manana 1ère m'a offert ce panneau en anglais il y a quelques années, où il est dit :
Personne ne voit ce que je fais, sauf quand je ne le fais pas.

Oui, si j'arrêtais tout, il y aurait probablement une réaction. Mais pas celle que j'aimerais ;-) ! 
Et pis j'ai pas envie d'arrêter tout, moi, en fait !

vendredi 2 juin 2017

Moi, parfois, j'ai peur...

Voilà qu'à nouveau je me retourne dans mon lit, ne trouvant pas le sommeil... et dire qu'il y a quelques heures à peine, je me disais naïvement : "Eh ben maintenant je crois que c'est bon, c'en est fini de ces peurs qui ne reposent sur rien du tout. Je crois qu'enfin j'ai appris à lâcher-prise, à laisser à plus grand que moi mes soucis/problèmes sur lesquels je n'ai aucune prise."

Mais voilà, Fiston 2e se plaint d'un mal de ventre subit, il se tord, il a mal, est nauséeux... un mal de ventre qu'il n'a jamais eu. Et cela ressemble rudement à l'appendicite... j'attends de voir. Il est au lit avec ses douleurs deux étages en-dessus, et je ne suis pas tranquille... je me rappelle l'appendicite que Manana 1ère avait eue il y a quelques années, et je me  dis que franchement, maintenant que c'était plus caaaaalme par chez nous, nous n'avons pas encore besoin de ça... (et je m'imagine la suite des événements : urgences, opération, changement de mon programme, etc.)

Je me suis tout de même endormie, et le lendemain matin, il allait mieux, frais comme une rose. Moi un peu moins. 
Et boum !, voilà que j'ai eu de nouveau, encore et toujours, des soucis pour rien ! Mais que je suis naïve, si j'étais zen la veille, c'est surtout parce que les causes de mes soucis avaient rétrécis sinon disparus, et non pas parce que tout à coup j'étais un exemple de foi incroyable ! haha, je me moque de moi-même. Vaut mieux. On ne m'y reprendra plus. Peut-être.

J'ai lu un roman dernièrement qui m'a beaucoup marqué (Et il me parla de cerisiers, de poussières et d'une montagne, d'Antoine Paje), il raconte l'histoire de quelqu'un qui vit esclave de ses peurs... je m'y suis tellement retrouvée... et j'ai réalisé avec stupeur comme les peurs réglementent ma vie et m'enlève ma joie et ma paix !!! Pendant plusieurs jours j'ai été interpellée à maintes reprises à chaque fois que mes pensées ou mes réactions étaient dictées par la peur  !
Et moi qui croyais être pleine de confiance la plupart du temps...

Voici quelques exemples de peurs que j'ai écrit suite à la lecture de ce livre (liste non exhaustive, j'en trouve toujours de nouvelles au fil de mes journées !)...

Peur des autres 
Peur de demander un service à mes Zenfants
Peur qu'il arrive quelque chose à mes Zenfants 
Peur du regard des autres
Peur de raconter n'importe quoi sur mon blog
Peur de faire faux
Peur des araignées
Peur de ne pas faire bien en tant que maman
Peur de déranger les autres 
Peur de conduire sur l'autoroute
Peur de ne pas donner l'image que les gens attendent de moi...

La plupart du temps mes peurs sont irrationnelles ! La peur est utile quand elle sert à nous protéger, à protéger les autres, autrement elle nous bloque, nous tétanise, nous emprisonne, nous paralyse, nous écrase,... et nous empêche de vivre libre et d'avancer !

Oui, il est possible de mourir sur la route ! Oui, il est possible d'avoir une appendicite qui tourne mal ! Oui, il est possible que les gens me trouvent très bizarre et un peu bête ! Oui, il est possible que je dérange les gens parfois ! Oui, je ferai des erreurs, c'est inévitable ! OHHHHH ! Zennnnnn !

Mais ce qui est méga géant trop bien, c'est que JE SAIS qu'il y a quelqu'un d'infiniment intelligent et plus grand que moi qui coache ma vie ! Qui me garde ! Qui pardonne mes méchancetés ! Qui gère selon son dosage ce que je vis de difficile ou d'heureux, pour que je me rapproche de lui ! Pour que je ne l'oublie surtout pas ! Et comme je l'ai déjà répété X fois, Il ne m'abandonnera pas, quoiqu'il arrive !

Et vous savez la 2e chose trop trop trop bien ? C'est que l'Auteur de la Bible, celui qui en a coaché les  écrivains, parle de la PEUR, de l'INQUIETUDE sans arrêt dans la Bible ! Il nous répète du début à la fin  de ne rien craindre ! Il sait qu'on doit nous le répéter tout le temps ! Il paraîtrait même qu'il nous le répète 366 fois dans la Bible (je n'ai pas contrôlé, autre chose à faire, ces chaussettes, encore) Bref,  Dieu est au courant qu'on est des humains pétris de peur, et cela parce qu'on n'a l'impression d'être des petits dieux et de devoir tout diriger par nous-mêmes (et en même temps si on dirigeait tout nous même le monde ne serait plus qu'un tas de cendre depuis belle lurette)... Mensonge !

La crainte, la peur, est tout simplement un manque de confiance en Dieu... c'est tout simplement ne pas assez bien Le connaître.

Pardon Seigneur, j'ai encore du chemin à faire. 

Depuis lors, Fiston 2e est toujours en pleine forme. 
Et j'essaie de me confier en Dieu. J'ai l'impression tout de même que j'ai fait quelque progrès ces derniers temps. Manana 1ère est repartie quelques jours seule en voyage à Ankara en Turquie (ou elle a passé deux ans), et je n'ai pas eu une once de peur. J'ai prié pour elle, oui. Et je ne crains plus autant quand Fiston 1er est par monts et par vaux et rentre à pas d'heure. Je progresse, et c'est pas fini. D'autres soucis sont là, et me tétanisent par moment, mais je veux essayer de les vivre au jour le jour. Essayer, les yeux fixés sur ce Dieu d'amour.

J'aime bien ces deux phrases :  

S'inquiéter c'est comme attendre qu'il pleuve avec un parapluie ouvert. 
Auteur inconnu

Le bâton de Dieu ne nous frappe pas aussi durement que le bâton de notre propre imagination. 
Spurgeon

Allons, rangeons nos parapluies et nos bâtons...


PS : en fait, mon titre aurait peut-être dû plutôt être : Moi, souvent, j'ai peur


Le p'tit mot spi

Il y a encore une deuxième crainte qui est bonne (en + de celle pour notre protection lorsque sur la route on se retrouve face à une voiture qui vient  contre nous et que nous avons le réflexe salvateur de tourner le volant) : c'est la crainte de l'Eternel : 

Heureux l’homme qui craint l’Eternel, qui trouve un grand plaisir à ses commandements.... Il ne redoute pas les mauvaises nouvelles, son cœur est ferme, plein de confiance dans l’Eternel. Son cœur est affermi, il n’éprouve aucune crainte, au point qu’il regarde ses adversaires (qui peut être la maladie, le manque d'argent, le chômage, la timidité...) en face.

Et voici quelques versets donnés par le Dieu du Ciel à nous pauvres humains craintifs : 

Ne t'ai-je pas ordonné: ‘Fortifie-toi et prends courage’? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles.  Josué 1:9 

Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie? Matthieu 6:27

Car c'est moi, l'Eternel, qui suis ton Dieu, je saisis ta main droite, je te dis : Sois sans crainte, je suis là pour t'aider ! Esaïe 41 : 13 

N'aie pas peur, crois seulement Luc 8 : 50

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jeudi 25 mai 2017

Mes soucis ont bien rétréci.

Ouf. Me voilà en paix. Étalée sur la chaise longue, je regarde avec lassitude mes pieds nus, mais surtout mes ongles non vernis. Pas encore eu le temps. Ni l'énergie. 
Quelles semaines !!!

Manana 1ère s'en est allée définitivement (ou pas) de la maison. On ne m'y reprendra plus. Je m'attends à son retour d'un moment à l'autre. Je ne peux plus être naïve à ce point-là. 
Si vous avez un peu suivi l'histoire ici vous savez que c'est la 3e fois que Manana 1ère quitte le foyer parental définitivement. Et c'est la première fois que je ne la crois pas. L'avenir nous le dira.  

Bref. Me voilà affalée sur ma chaise longue me remémorant les derniers jours. Le re-déménagement de notre fille, la réinstallation dans son ex-chambre de mon bureau pour la 3e fois en 2 ans 9 mois.

Des larmes et des snifs de moi ? Même pas. Un petit reniflement de rien du tout vite oublié au moment où elle a vidé sa chambre de ses cartons pour les mettre dans notre voiture, le sourire aux lèvres.

Ce n'est ni pour deux ans en Turquie (ça, c'est fait), ni pour partir vivre à l'étranger comme elle l'a toujours rêvé. Non, j'y crois pas (et je pense elle non plus), mais c'est pour s'installer à moins de 3 minutes en voiture de chez nous, à 10 minutes à pieds, à 1 km à vol d'oiseau. Si je grimpe sur un escabeau et que je regarde sur la droite par la fenêtre du toit de la chambre de Fiston 1er, j'arrive même à voir son immeuble. Manque de chance, ses fenêtres sont de l'autre côté. Je peux même pas voir s'il y a encore de la lumière chez elle à pas d'heure. (euhhh, avant de finaliser ce post, je suis vite aller contrôler ça au risque de chuter : et ben non, en fait je ne vois juste pas son immeuble... Par contre je le vois depuis mon boulot... mais sans voir ses fenêtres, poisse).
Bref. 
En plus, son chat est encore chez nous - vivre au 6e étage c'est pas top pour un chat habitué à vivre à l'extérieur - Manana 1ère viendra donc "nous" voir souvent. 
Et je vais la croiser au boulot, comme on bosse dans le même établissement. Chouette. 
Jusqu'à maintenant elle me cause toujours autant qu'avant, lorsqu'elle vivait par chez nous. Sur wattsapp.  Ça n'arrête pas. C'est la seule qui m'a interrompue lors de la rédaction de ce post. Et pas qu'une fois.
Je me suis assurée qu'elle a bien compris que la porte de notre Home Sweet Home est toujours ouverte et que le dimanche elle mangera chez nous, sauf programme spécial de part et d'autre.
Voilà.

Mes orteils sont quand même moches sans vernis. 

La maison est donc calme. Fiston 1er est de moins en moins là. Toujours par monts et par vaux. Avec son Namoureuseàlui. C'est chou. Mais je ne suis plus sa seule et unique. Fini. Je suis passée en position n°2 depuis quelques mois. Encore un deuil à faire. 
J'ai toujours le chat pour me consoler. Le chat, de Manana 1ère,  qui m'aime tellement (le chat pas Manana... quoique) -quand il a faim - quand il veut aller dehors -quand il veut rentrer - quand il squatte mon lit...
Voilà les nouvelles de nous. Je suis heureuse et reconnaissante. Mes deux aînés qui ont passé des mois difficiles vont bien. Sont heureux. Du coup la maman-que-je-suis va bien et est heureuse. Bref, je reprends du poil de la bête (ça me fait penser que je dois m'épiler, aussi, tiens !) ! Je suis de nouveau motivée de faire des choses comme du "retapage" de meubles... je croyais que c'était à cause de l'âge que l'envie n'y était plus, mais c'était plutôt les inquiétudes qui pompaient toute mon énergie...

Reste plus qu'à mettre ce vernis et ce sera parfait. 

Je vais avoir à nouveau plus de temps pour écrire . Peut-être. Et je trouverai toujours en tout cas un endroit calme. Dans mon bureau retrouvé. Ça aidera. 

Mais là. Je suis étalée sur ma chaise longue.  Dans mon jardin. Sous le lilas. Amorphe.

Et je zieute mes orteils sans vernis.

Bon. Repos d'abord. 

Voilà 10 mois qu'en tant que famille nous sommes secoués dans tous les sens. Depuis peu, nous vivons une période d'accalmie qui durera ce qu'elle durera. Je sais que d'autres temps difficiles surviendront. C'est inévitable. Mais "présentement" c'est comme si cet orage est derrière et que le beau temps plein de promesses est là. 
La mer (la mère) est calme. Apaisée.   
Je suis reconnaissante en mon Dieu. 
Merci.

Mais rien n'est parfait. 

Je n'ai toujours pas mis ce vernis. Rechaussons mes chaussettes. Plus rapide.

Mes soucis ont bien rétréci. Tout de même. Que j'me dis.
(mais les histoires de chaussettes ne sont jamais bien loin)

Le p'tit mot spi :
Oui, une période vraiment pas facile, des nuits sans sommeil, des larmes et des inquiétudes... mais Dieu mon Sauveur toujours là, à mes/nos côtés. Merci, tellement apaisant. Jamais Il n'a promis que quand nous décidons de faire route avec Lui, notre vie serait facile. Jamais. Mais Il a promit qu'Il serait là. Toujours. Merci. 

L'Eternel sera constamment ton guide, il répondra à tes besoins dans les endroits arides et il redonnera des forces à tes membres. Tu seras pareil à un jardin bien arrosé, à une source dont l’eau n’arrête jamais de couler. Esaïe 58 : 11

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: ...un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, ... Ecclésiaste 3


Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6 : 34

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