La vie est belle...

La vie est belle...
Cela ne veut pas dire qu'elle soit rose...
Toutes les couleurs y interviennent, et le gris et aussi le noir...
Mais qu'importent les tons ?
C'est l'éclairage qui est tout, et l'éclairage nous vient du ciel...


jeudi 25 mai 2017

Mes soucis ont bien rétréci.

Ouf. Me voilà en paix. Étalée sur la chaise longue, je regarde avec lassitude mes pieds nus, mais surtout mes ongles non vernis. Pas encore eu le temps. Ni l'énergie. 
Quelles semaines !!!

Manana 1ère s'en est allée définitivement (ou pas) de la maison. On ne m'y reprendra plus. Je m'attends à son retour d'un moment à l'autre. Je ne peux plus être naïve à ce point-là. 
Si vous avez un peu suivi l'histoire ici vous savez que c'est la 3e fois que Manana 1ère quitte le foyer parental définitivement. Et c'est la première fois que je ne la crois pas. L'avenir nous le dira.  

Bref. Me voilà affalée sur ma chaise longue me remémorant les derniers jours. Le re-déménagement de notre fille, la réinstallation dans son ex-chambre de mon bureau pour la 3e fois en 2 ans 9 mois.

Des larmes et des snifs de moi ? Même pas. Un petit reniflement de rien du tout vite oublié au moment où elle a vidé sa chambre de ses cartons pour les mettre dans notre voiture, le sourire aux lèvres.

Ce n'est ni pour deux ans en Turquie (ça, c'est fait), ni pour partir vivre à l'étranger comme elle l'a toujours rêvé. Non, j'y crois pas (et je pense elle non plus), mais c'est pour s'installer à moins de 3 minutes en voiture de chez nous, à 10 minutes à pieds, à 1 km à vol d'oiseau. Si je grimpe sur un escabeau et que je regarde sur la droite par la fenêtre du toit de la chambre de Fiston 1er, j'arrive même à voir son immeuble. Manque de chance, ses fenêtres sont de l'autre côté. Je peux même pas voir s'il y a encore de la lumière chez elle à pas d'heure. (euhhh, avant de finaliser ce post, je suis vite aller contrôler ça au risque de chuter : et ben non, en fait je ne vois juste pas son immeuble... Par contre je le vois depuis mon boulot... mais sans voir ses fenêtres, poisse).
Bref. 
En plus, son chat est encore chez nous - vivre au 6e étage c'est pas top pour un chat habitué à vivre à l'extérieur - Manana 1ère viendra donc "nous" voir souvent. 
Et je vais la croiser au boulot, comme on bosse dans le même établissement. Chouette. 
Jusqu'à maintenant elle me cause toujours autant qu'avant, lorsqu'elle vivait par chez nous. Sur wattsapp.  Ça n'arrête pas. C'est la seule qui m'a interrompue lors de la rédaction de ce post. Et pas qu'une fois.
Je me suis assurée qu'elle a bien compris que la porte de notre Home Sweet Home est toujours ouverte et que le dimanche elle mangera chez nous, sauf programme spécial de part et d'autre.
Voilà.

Mes orteils sont quand même moches sans vernis. 

La maison est donc calme. Fiston 1er est de moins en moins là. Toujours par monts et par vaux. Avec son Namoureuseàlui. C'est chou. Mais je ne suis plus sa seule et unique. Fini. Je suis passée en position n°2 depuis quelques mois. Encore un deuil à faire. 
J'ai toujours le chat pour me consoler. Le chat, de Manana 1ère,  qui m'aime tellement (le chat pas Manana... quoique) -quand il a faim - quand il veut aller dehors -quand il veut rentrer - quand il squatte mon lit...
Voilà les nouvelles de nous. Je suis heureuse et reconnaissante. Mes deux aînés qui ont passé des mois difficiles vont bien. Sont heureux. Du coup la maman-que-je-suis va bien et est heureuse. Bref, je reprends du poil de la bête (ça me fait penser que je dois m'épiler, aussi, tiens !) ! Je suis de nouveau motivée de faire des choses comme du "retapage" de meubles... je croyais que c'était à cause de l'âge que l'envie n'y était plus, mais c'était plutôt les inquiétudes qui pompaient toute mon énergie...

Reste plus qu'à mettre ce vernis et ce sera parfait. 

Je vais avoir à nouveau plus de temps pour écrire . Peut-être. Et je trouverai toujours en tout cas un endroit calme. Dans mon bureau retrouvé. Ça aidera. 

Mais là. Je suis étalée sur ma chaise longue.  Dans mon jardin. Sous le lilas. Amorphe.

Et je zieute mes orteils sans vernis.

Bon. Repos d'abord. 

Voilà 10 mois qu'en tant que famille nous sommes secoués dans tous les sens. Depuis peu, nous vivons une période d'accalmie qui durera ce qu'elle durera. Je sais que d'autres temps difficiles surviendront. C'est inévitable. Mais "présentement" c'est comme si cet orage est derrière et que le beau temps plein de promesses est là. 
La mer (la mère) est calme. Apaisée.   
Je suis reconnaissante en mon Dieu. 
Merci.

Mais rien n'est parfait. 

Je n'ai toujours pas mis ce vernis. Rechaussons mes chaussettes. Plus rapide.

Mes soucis ont bien rétréci. Tout de même. Que j'me dis.
(mais les histoires de chaussettes ne sont jamais bien loin)

Le p'tit mot spi :
Oui, une période vraiment pas facile, des nuits sans sommeil, des larmes et des inquiétudes... mais Dieu mon Sauveur toujours là, à mes/nos côtés. Merci, tellement apaisant. Jamais Il n'a promit que quand nous décidons de faire route avec Lui, notre vie serait facile. Jamais. Mais Il a promit qu'Il serait là. Toujours. Merci. 

L'Eternel sera constamment ton guide, il répondra à tes besoins dans les endroits arides et il redonnera des forces à tes membres. Tu seras pareil à un jardin bien arrosé, à une source dont l’eau n’arrête jamais de couler. Esaïe 58 : 11

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel: ...un temps pour démolir et un temps pour construire, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, ... Ecclésiaste 3

Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. Matthieu 6 : 34

Nouveau ! vous pouvez me suivre sur Instagram sous le nom : blogmelimelodemoi 

samedi 6 mai 2017

Jour de lessive.

C'est lundi. Journée de poutze et de lessive (désolée, je reparle de nouveau de ce genre de sujet, mais il est vrai que malgré moi ça prend pas mal de place dans ma vie, pis en même temps vous n'êtes pas obligés de lire... hein).

Depuis que Manana 1ère est revenue à la maison il y a maintenant plus de 6 mois, et qu'on est à nouveau 6 dans ma "family d'amour", ben cela a troublé quelque peu mon équilibre lessivaire un peu précaire : une fois par semaine ne suffit plus, n'ayant pas assez de mètres de corde à linge (et comme dans notre pays il neige en mai, non je ne râle pas, il est difficile de suspendre dehors). Du coup,  je m'y attelle à présent deux fois par semaine.

Justement, ce lundi, je me lève vaillante et pleine d'espoir que je pourrai nettoyer ma maison en temps record ce matin, peu interrompue par le chargement de la machine à laver/ suspension du linge, car ayant vraiment bien pris de l'avance ces derniers jours, les deux paniers à linge sales sont quasi vides. Une petite à 40°C qui dure 20 minutes et celle à 60 °C qui dure 1h05 devraient suffire. 
Confiante Naïve je fus.

Je charge rapidement la petite à 40°C et m'en vais prendre mon café indispensable et tant apprécié du matin. Tranquillos. Puis, après avoir passé mon p'tit moment seule avec Dieu (je lis dans ma Bible ce qu'Il a à me dire puis je lui parle de ce qui m'inquiète actuellement et lui dis de s'en occuper car j'arrive pas vraiment), je démarre ma journée, outils au point : spray anti-calcaire, torchon, brosse (à WC)... Frottage, décapage, grignotage... Ordres donnés à Mesnanas qui traînent par là pour qu'une aspire, et que l'autre fasse briller une des salles de bain. J'avance.... Je récupère les six gros linges (serviettes de bain pour les français) qui rejoindront le reste pour leur bain d'une heure à 60°C... 

J'ouvre ma machine à laver... OHHHH NOOOOON !!!! Quelqu'un a oublié de nouveau un mouchoir dans ses pooooooooooches !!! GRRRRRR !! C'est qui de nouveau qui a fait ça... c'est qui qui a le rhume ces temps ? Mais franchement, ils pourraient contrôler leurs poches ! 
J'entends vaguement une petite voix qui me souffle 
- Toi aussi tu pourrais contrôler les poches des pantalons... 
- Non, je ne suis pas d'accord, ils peuvent quand même penser à ça ou bien, déjà que je leur fais trop ! ?! 
Tout en discutant avec moi-même (discussion passionnante), je secoue les habits (de couleur foncée, forcément) en-dessus de l'évier, arrache méchamment les restes de mouchoirs un peu partout, 
Et....
- Pas le choix, que je dis à moi-même, je dois relaver le tout... et de préférence comme une grosse machine à 40°C pour que tout ça parte bien... Franchement. 

Durant la semaine je m'interdis (par égard pour moi-même) de rentrer dans la chambre de mes ZenfantsZadorés, mais le lundi, il faut tout de même que je jette un oeil pour limiter les dégâts genre café froid moisi, gobelet de yogourt quasi vide mais dont l'odeur se répand dans la pièce mélangée à la douce odeur bio des chaussettes sales végétant sur le sol poussiéreux... (bon, j'ai à peine exagéré). Donc ce fameux lundi, je monte dans les chambres et... ohhhhh, mes yeux s'arrêtent avec surprise sur  ce qui jonche le sol... un pantalon retourné avec ceinture pendante, des chaussettes en boule, 2-3 t-shirt à moitié à l'envers, le linge propre de la semaine précédente traînant encore sur le bureau poisseux, un t-shirt plutôt gris (qui était noir dans mes souvenirs) encore plié-repassé mais traînant dans la poussière... - Chose positive à souligner : Fiston 2e n'avait pas l'unihockey cette semaine, son linge (serviette de bain pour les français... pffff, vous pouvez pas parler suisse ? En même temps vous avez d'autres soucis...) mouillé à l'odeur moisissante, je l'ai déjà sorti de son sac de sport la semaine passée.- Bref,  dépitée, je ramasse le tout. Ce qui remplira au moins une grosse machine à 40°C... 
Mes filles m'entendant marmonner,  s'exclament (quel courage, je vous dis, quel courage !) : 
- Ahhhh oui, j'ai du linge encore dans ma chambre ! 
En m'étranglant presque, découragée et ramollie de partout, je leur demande d'aller le poser à la buanderie...

Je descends les escaliers, les bras chargés de linge malodorant que je m'empresse d'éloigner de mon instrument olfactif et de mon corps arrivée à bon port... D'un oeil découragé mais connaisseur, visualisant l'aspect de la pièce me rappelant les alpes, j'estime le nombre d'heures d'effort à venir pour ma machine à laver : - Ohhhhh... disons 2 grandes à 40°C, 1 grande à 60°C, plus celle qui est en train de tourner pour effacer les dernières traces de mouchoir en papier... quasiment 4h... (j'étais partie avec 1h20...)

Savez-vous une des choses frustrantes de notre job de maman ? C'est que seule une maman/notre maman peut comprendre réellement les aléas de nos journées. A ce moment-là, si j'avais eu une collègue maman juste à côté de moi, j'aurais pu pleurer dans ses bras compréhensifs (oui les bras le sont parfois) et entre deux sanglots exprimer mon trop-plein de tout : 
- Pourtant ma descendance savait où était le panier de linge sale avant, snif, la preuve quand ils étaient petits ils avaient même la force de soulever le couvercle - snif - et d'y mettre leur linge. Maintenant, ils n'ont même plus l'énergie de faire quelques mètres pour s'en approcher -snif. Il faut que je leur donne des vitamines ? Tu crois quoi ? - snif- Que je leur interdise le Mc Do et les kebabs ? C'est mauvais ça pour la santé, non ?-sniiiiiiif- Mais que s'est-il passé avec mes Zenfants d'alors ? WHAT ? Mais qu'est-ce que j'ai raté ??? -snifffff
Elle me tendrait un mouchoir bienveillant (oui, parfois un mouchoir l'est) et je pourrais me moucher bruyamment. Elle me le reprendrait pour le mettre soigneusement à la poubelle (et non dans sa poche). Veux ma mamaaaaaaaaannnnnn !!!!! (en même temps si c'est ma maman, elle ne pourrait s'empêcher de sourire et de penser : "Enfin elle comprend, elle vit ce qu'elle m'a fait vivre... et toc !" et ça gâcherait un peu le moment...)

Non, moi, quand je raconte ma matinée totalement désorganisée lors du repas suivant en famille et leur demande gentiment (ou pas) de faire quand même un peu plus d'efforts (je n'arrive pas à leur interdire le Mc Do et les kebabs, mère indigne), soit ils n'écoutent pas vraiment : 1. ne voyant pas trop le problème 2. ne se sentant pas forcément concernés 3. il n'y a pas de quoi fouetter un chat, ou commentent haut et fort : 
- Il faut que tu contrôles les poches avant... 
- C'est pas moi, j'ai pas l'rhume... 
- Ben tu n'as pas besoin d'aller dans ma chambre... c'est ma chambre c'est moi qui gère !!! (c'est la réponse la plus courante)
- Roooon mais bon c'est pas grave... rooooon. 
- Merci
(Quoi, quelqu'un m'a dit merci ? Où où ? J'ai rêvé ? Si ? Non ? Non ! ohhhhhhhhh)

Bref.
Pour les mamans d'ados en devenir (ou pas)
En lessive, toujours se méfier de la pointe de l'iceberg. Toujours. 

PS : je ne sais pas si je dois vous le dire. Je ne sais pas. Mais bon euhhhh, hier, j'ai enfilé un de mes pantalon... noir... il y avait un mouchoir en papier en milles morceaux tout propres dans ma poche... oui. bon. ok. J'aurais eu mieux fait de me taire. 

Le p'tit mot spi :
Etre maman est un don de soi, imparfait. Donner de son temps, de son énergie, sacrifier des heures de sommeil (et cela à tout âge, expérimentation faite), donner en y croyant fort mais sans garantie que ça marche... Notre salaire ? Réaliser que tous nos efforts n'ont pas été vains, que tout ce qu'on a pu donner jusqu'à l'épuisement physique et/ou psychique porte du fruit. Mais il y a des périodes où on se demande si on a fait fausse route, on a l'impression d'avoir louper un truc, le découragement est là... bref, on ne comprend juste pas... Mais il suffit d'un sourire de notre petiot qui nous est adressé, de voir la joie sur leur visage, leur gentillesse envers quelqu'un, un éclair de sagesse, d'un temps rigolo en famille, d'un merci nous étant adressé.... cela change tout... et nous rempli d'un coup, de force renouvelée... jusqu'à la prochaine fois...

Quelqu'un d'autre a tout donné parfaitement... sa Vie (et sans râler, lui !). Par amour total et parfait. Dans d'atroces souffrances en plus. Sans garantie que ça marche avec tout le monde puisqu'on est libre. Jésus homme-Dieu parfait acceptant d'être puni à notre place à la croix pour nos multiples péchés (= ce qui ne plait pas dans notre vie à Dieu-le Créateur-Sauveur)... sans savoir si on ferait cas de ce cadeau qu'est son pardon... bref, si nous sommes ok que Jésus nous sauve de l'éternité sans Dieu.

"Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés.
 Lui le juste, il a souffert pour des injustes (moi, toi) afin de vous conduire à Dieu. 
Il a souffert une mort humaine, mais il a été rendu à la vie par l'Esprit. "
                                                                   1 Pierre 3 : 18

Il n'attend que ça, qu'on l'accepte et qu'on recommence une nouvelle vie avec Lui à nos côtés. Il se réjouira de nos mercis, de nos sourires, de voir la joie sur notre visage même dans les temps pas évidents, de nos actes d'amour envers l'autre sans espérer un retour, de nos éclairs de sagesse (ça peut arrive !) et de nous accompagner sur notre chemin de vie... qui ne finira jamais !

mardi 11 avril 2017

J'sais mieux. Moi.

Pas simple de vivre au quotidien avec 4 ados-adultes. De les voir vivre d'une façon que tu sais n'être pas idéale pour eux. De les voir se plaindre d'une certaine chose, de savoir ce qu'il faudrait faire pour améliorer la chose, de savoir qu'ils savent comment l'améliorer (ils ne sont pas idiots tout de même),  et de les voir continuer de même. 

Pas simple. J'vous dis. 
Encore cette histoire de lâcher-prise. Et je réalise de plus en plus que je dois apprendre à lâcher prise sur le fait que toute ma vie je devrai, en tant que maman, apprendre à lâcher-prise. Donc tout le temps qu'il me reste à vivre. Vous suivez ?
Et je réalise qu'avec le temps qui passe cet apprentissage a pris un rythme plus soutenu. Il faut suivre, et je n'arrive pas toujours. Et il faut que je prenne un jour après l'autre car vu l'âge qu'ils ont, ça risque d'être encore plus sport à l'avenir... 

Des exemples ? Vous aimeriez des exemples ?

- Vouloir son permis de conduire au plus vite, être désespéré car ça va super long, mais ne pas vouloir conduire dès qu'il y a la possibilité. 

- Etre déprimé car souvent seul, et ne pas prendre son courage à deux mains pour y remédier.

- En avoir marre d'avoir toujours le nez qui coule et toujours oublier de prendre les médicaments prescrits par le médecin, et réclamer de retourner pour une consultation. Non mais !?!

- Ne pas  se coucher le soir à des heures raisonnables car envie de faire plein de trucs, puis se plaindre de se traîner de plus en plus, de dormir de moins en moins bien, et d'être pas bien dans ses baskets (trouées).

- Etre désespéré de n'avoir pas/plus assez d'argent, mais ne pas vouloir travailler plus. Ou dépenser un peu  trop. 

-... 

Voilà, oui, c'est logique, vous aussi savez comment remédier aux petits tracas ci-dessus.

Cette histoire me turlupine et il m'arrive même de me poser des questions sur mes manques en tant que maman : qu'ai-je fait de faux ? Les ai-je trop gâtés ? Est-ce que je ne leur ai pas appris à faire des efforts ? Quel exemple suis-je ?

Oui, en tant que maman, il faut les regarder vivre, les écouter, les consoler, les encourager, essayer de leur glisser tout gentiment notre avis... il faut de la patience (quand, mais quand vont-ils devenir sages comme moi ?), beaucoup de prières (Seigneur, un p'tit gros miracle, maintenant ! Ou sinon donne-moi la patience, mais tout de suite !), de la confiance (oui Seigneur, je sais, tu t'en occupes, mais mais...plus vite, plus vite !)...

Et après je réalise qu'il m'arrive tout de même assez souvent d'être pareille (j'y crois pas, moi  ?)

Quand je râle pendant plusieurs jours parce qu'il y a de la terre dans l'entrée... mais ne m'arme pas de mon aspirateur ou de ma ramassoire (= balayette), juste un p'tit effort de 2 minutes...
Quand je me plains car je n'ai pas d'aide mais que je ne la demande jamais...
Quand je suis triste car j'aimerais voir plus souvent une amie et que je ne prends pas le temps pour la rencontrer... 
Quand j'aimerais tellement faire quelque chose et que j'attends qu'on me le propose... au lieu de tenter le coup...

Donc oui... il m'arrive de me plaindre, d'agir toujours la même chose (en me plaignant, en rêvant, ou en priant seulement par crainte d'agir...) en espérant que le résultat soit différent... ou que la chose me tombe du ciel... 

Notre cher ami à moustache qui n'allait pas souvent chez le coiffeur, je parle d'Albert bien sûr, avait réalisé la même chose (quelle intelligence !)

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. 
Albert Einstein

Conclusion : nous sommes une famille de fou. Merci Albert, de l'avoir souligné. (je n'ai rien contre ta coupe de cheveux pourtant, celle de mes Fistons n'est pas mieux)

Le p'tit mot spi :
Moi, je sais. 
Tu parles. Je crois savoir plutôt. Je crois savoir que ce serait mieux que ma descendance m'écoute et agisse comme je le pense (et vite !). Et si c'était bien plus enrichissant pour eux qu'ils fassent leurs propres expériences et découvrent certaines vérités par eux-mêmes ? Et s'il s'avérait que ça soit aussi bien mieux pour moi, ainsi j'apprends encore et toujours le lâcher-prise et la confiance en Celui qui tient tout dans sa main ? Et peut-être dois-je encore apprendre que bien que mère ayant donné la vie, je suis limitée et imparfaite ?
Moi, je sais.
Mais qui suis-je, moi ? Une humaine qui ne connait que partiellement mes enfants. Quelqu'un les connait complètement car Il les a voulu et créé tels qu'ils sont. Alors mon rôle est juste de donner quelques conseils, et après qu'ils fassent comme ils le veulent. Ils verront bien. Ils ont grandis. Une bonne moitié de ma descendance est majeure. Je ne peux plus la sangler à son lit pour qu'elle ait son compte de sommeil tout de même. Il n'y a pas de sac de couchage grandeur adulte qu'on peut attacher au matelas. Soupir. Nostalgie. Re-soupir.

Un Seul sait : 
Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. Jérémie 29 : 11 (FRC97)

Ok, Seigneur, je veux bien te faire confiance. De toute façon je n'ai pas tellement le choix. 

Mais il faut dire que j'aime bien ce verset aussi : 
La connaissance commence par la crainte de l'Eternel. Il faut être fou pour mépriser la sagesse et l'instruction. Mon fils, écoute l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère! En effet, ce sera une couronne de grâce pour ta tête et un collier pour ton cou.
Proverbe 1 : 7-9

Bref, à partir d'un certain âge nos enfants sont responsables de leur choix... et des conséquences qui s'ensuivent... reste plus qu'à les regarder vivre, les entourer et à prier pour eux.