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Les devoirs scolaires. Point.

Chez moi, j'ai tout d'sortes...
1. Une ado qui a de la facilité à l'école et fait rapidement ses devoirs (seule) et n'oublie jamais rien. Elle se prend en charge, confiance quasi totale.
2. Un ado qui a moyennement de la facilité à l'école, qui n'oublie plus rien depuis quelques années (heureusement, car j'vous dis pas les premières années, on mettait plus de temps à chercher le matériel pour faire les devoirs scolaires, qu'à les faire), mais qui a besoin d'un peu plus de temps pour mémoriser et comprendre (presque toujours seul !). Les résultats sont moins bons que l'ado citée au point 1 qui prendra moins longtemps pour les faire (vous avez compris ?). Mais un ado un peu tendu aussi et qui se met la pression, qui calcule ses moyennes toutes les semaines ou presque pour savoir si elles montent !
3. Un autre enfant qui a de la facilité à l'école, qui mémorise tout sans problème, qui fait vite ses devoirs (mais encore avec moi). Qui oublie parfois ses affaires tout d'même.
4. Et une pré-ado qui transpire, qui passe 1h30 à 2h à faire ses devoirs chaque jour (avec la maman que je suis), qui trime, s'énerve, efface plus qu'elle n'écrit et souffre (souvent, on a l'impression de faire du sur place et de ne rien avancer = patinage dans la mélasse : une énergie énorme pour arriver à peu).  Dont les résultats sont justes acceptables. Si tout va bien. Parfois avec de bonnes surprises. Et elle observe  ses frères et soeur qui ne bossent presque pas à la maison et qui ramènent de bonnes ou moyennes notes très acceptables sans grands efforts. Décourageant au possible pour elle ! Juste pour vous dire,  une des dernières semaines... on a fait des devoirs pendant plus de 8h30 en 4 jours ! A 11 ans tout juste !
Quadruple rentrée d'école. Uhm uhm... Mon aînée file dans sa chambre et fait ses devoirs qui durent moins d'une heure. Seule. Rare que ça aie dépassé l'heure depuis sa première année scolaire. Mon grand revient de l'école et je le vois manger en vitesse ses 16h et se changer et repartir dehors... "Euhhhhh, STOP, fils, tu as des devoirs ???" "Non, j'ai tout fini à l'école" ou "Non, j'ai rien pour demain", ou "Oui, mais j'sais tout, on a un test mais j'ai tout compris". Parfois la confiance règne, parfois, je lui demande de jeter un oeil sur son carnet... ouais. Et ça se confirme. RIEN. Ou un misérable truc. A se demander s'ils apprennent quelque chose.
Suis-je bête. Je me rappelle à l'instant comme j'en rêve parfois,de ne pas avoir de devoirs à faire avec mes gugusses. Et si les devoirs n'existaient pas ? Si la seule relation conflictuelle qu'on aurait avec nos enfants seraient juste, euh... l'éducation et l'instruction de la vie, et non l'apprentissage de l'allemand et du passé composé, hein ? Et du vocabulaire ? Wouahhhhh !
Paf. Aïe ! Là, je viens de me taper la tête. Ca me réveille d'un coup.
Me revoilà dans la réalité de ma, de nos vies.
Bon. Suite. Mes deux cadets sont en plein dans l'apprentissage du vaste, énorme vocabulaire français si logique.  Disons que l'orthographe des mots ne m'a jamais paru si étrange, que depuis que j'ai un enfant qui a des difficultés. Comment lui expliquer logiquement que le mot intérêt, par exemple, ben, il y a un circonflexe et un T, hein ? Peut-être qu'il faudrait que je lui explique l'étymologie latine !?!  Que dame s'écrit avec un M ? Que femme avec un E et deux M ? Moui, je vous l'demande ? Oui, j'aurais pu peut-être dire que femme, vient de femelle, mais le problème, c'est que là il n'y a qu'un M ! Ma pauvre pauvre fille...
J'ai beau lui dire qu'elle est la meilleure pour retrouver les choses que nous avons perdues dans l'appartement (même sa maîtresse qui est un peu désordre profite des recherches de ma fille), et qu'elle aurait plein de 6 si on lui mettait une note là-dessus...  c'est tout de même désespérant.
Ma fille n'est plus motivée. Durant les devoirs nous nous énervons en choeur, des jours plus que d'autres. Je les crains ces moments.  Et le pire... c'est que les résultats ne sont pas merveilleux. Dur.
Les devoirs sont terminés. Enfin. Ma fille retrouve sa bonne humeur. Direct. Comme ça. Moi par contre, je suis en général sur les nerfs. Vidée de toute ma substance énergétique. Après avoir tenté d'expliquer le plus calmement de mes possibilités de l'instant (!), l'art du vocabulaire ou des mathématiques à un enfant qui n'en peut, qui n'en veut plus. Et rebelotte le lendemain. Sur les mêmes mots. Les mêmes difficultés. 
Je pense que dans l'avenir, il faudra trouver un/e étudiant/e pour la soutenir dans ses devoirs. Si on trouve la perle rare. Ce serait merveilleux. Au moins pour me décharger 1-2 fois par semaine, et j'en suis sûre que ma fifille ferait des progrès.
Ah ! la vie de maman, pas toujours facile, hein ?
 (mais qui a dit que ce serait facile ?)
Et vous savez quoi, je me dis que j'apprends énormément avec ma fille. Outre l'apprentissage indispensable de la patience, maintenant, je comprends les mamans qui sont dans le même cas que moi. "Yaka" peut ne pas suffire.

Commentaires

Anonyme a dit…
J'ai beau être instit...je vote direct pour une école sans devoir!!! Je déteste les devoirs...quelle prise de tête avec ceux qui détestent les faire...! Comme tu dis...y aurait moins de conflit...Mais en même temps, faire réviser du voc allemand ou expliquer certaines choses...ça permet de comprendre enfin...ça a été le cas pour moi...Ne perds pas espoir...le jour où ils seront tous loin de la maison, peut-être regrettera-t-on ce charmant temps des devoirs, qui sait? Bisous!!! Sab
Evi a dit…
L'autre soir, j'ai inévitablement dû penser à toi, Sarah! J'étais é p u i s é e, v i d é e, v a n n é e ! Un temps je pensais que j'étais la seule à subir celà ; ) Merci, merci, de partager.

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