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M-a-n-q-u-é

Loupé. Manqué. Oublié.
Passoire que je suis.
En rogne je suis. GRRRRRRR. Fâchée moi.
Contre moi, qui en avait tant besoin pourtant.
Honte.
A moi aussi, ça arrive.

Mais quoi, mais quoi ? 

J'ai manqué un rendez-vous.
Chaque mois j'y vais. Régulièrement, pourtant.
Mais là j'ai totalement zappé.
Pour la deuxième fois en moins d'une année.
Honte.

C'est en même temps pas si grave. Franchement. Il y a pire douleurs en ce monde que se promener avec  tous ces poils sur la figure. Ces poils contre lesquels je mène une guerre perdue d'avance depuis mon adolescence.
Je dois probablement m'épuiser. A force. Et j'oublie. J'oublie l'heure du combat. L'heure de l'éradication. Car je sais que la victoire ne dure pas. Mes ennemis ont toujours le dessus.
C'est un peu comme les chaussettes, en fait.

Oui, à moi aussi ça arrive de zapper un rendez-vous. Comme à mes patients. Les places sont chères et précieuses là où je travaille. Et ça m'énerve quand quelqu'un manque à l'appel. Et que voilà une place libre, cela aurait pu rendre tellement service à quelqu'un d'autre ! GRRRR.
Pffff.

Et TOC.
Un p'tit brin d'humilité.
Et PAF, une bonne baffe. I'm not perfect. Me too.

Moui. J'ai quelques excuses tout de même. Très vagues. Car ce matin j'avais bien vu ce rendez-vous noté dans mon agenda. Mais ma tête est pleine des futures émotions en tout genre que je devrais vivre les 10 prochains jours : visite express de Manana 1ère en Helvétie. Joie sans nom de la voir réapparaître sur nos terres après 20 mois d'absence. Top chrono. Tristesse de la voir repartir pour les derniers mois. Craintes à nouveau que mes tripes soient piétinées par les événements. Coeur de mère noyé sous mes larmes. Je devrais m'en remettre. Si si !

L'autre jour, j'ai clamé à mon Nommamoi, qui lui vit par son cerveau et non ses tripes (comment il fait mais comment il fait ?) : Ohh ce que j'aimerais être papa ! Voilà, je l'ai dit.
Mais je n'ai pas tenu 20 secondes à l'idée. Non, en fait, maman c'est trop bien.
Supra dur. Mais trop bien. Trop trop trop bien.
Maso que je suis.

Et j'en oublie ma guerre poilante. Pas poilante du tout.
Toutes mes excuses les plus "tripeuses" à mon esthéticienne préférée (c'est pas très joliment dit mais disons que ce sont des excuses du plus profond de mes tripes... je ne sais comment les exprimer mieux).
Bon.
Demain j'ai rendez-vous chez ma coiffeuse. Je me suis mis des alarmes. Partout.

Le p'tit mot spi :

Toi donc, qui que tu sois, qui condamnes ces comportements, tu n’as donc aucune excuse, car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui les juges, tu te conduis comme eux.

OK OK.  J'ai compris.
Attention à nos critiques, nos agacements, nos jugements !
Bien souvent nous oublions qu'il nous arrive d'agir pareillement !

Commentaires

Marie-Jo Tardif a dit…
Au poil ton billet ! Jeu de mots facile... Comme je fais le même travail que toi, je m'agace aussi souvent quand quelqu'un ne vient pas au rendez-vous qui aurait pu être proposé à quelqu'un qui attend et qui en a besoin rapidement ! Mais ça nous arrive à tous, la preuve... La mémoire nous joue des tours, nous ne sommes qu'humains ! Sachons le reconnaître et être indulgents avec nos contemporains même si ce n'est pas toujours facile. Quant aux poils, je mène le même combat que toi mais à la maison. On m'a offert un appareil à cire qui me permet de faire moi-même les éradications ! Sur le visage, il n'y a rien de plus facile. Cire qui chauffe, sans bandelettes, qu'on enlève à la main. Super pratique ! Pardon pour ce commentaire très girly mais pas très spi ! Bon dimanche de Pentecôte ! Bises, Marie-Jo

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