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Un héros chez moi

J'ai un héros chez moi.
Qui m'a déjà sauvé la vie tant de fois. Encore et encore.
Qui arrive en courant à chaque cri. A chacun de mes appels à l'aide.
En roulant les mécaniques. Sûr qu'il va pouvoir, encore une fois, me sortir de la terreur.

Il est vrai que j'ai quelques "serial killer" chez moi : je retrouve dans mon jardin, des corps vivants amochés, des cadavres, ou des morceaux de cadavres plus ou moins vieux, plus ou moins odorants, plus ou moins jolis à voir. Musaraignes, mulots, chauve-souris, grenouilles, oiseaux... Merci Chatnana et Chatmec. C'est pas drôle et ça fait mal au coeur.  J'ai même retrouvé un dinosaure se délectant d'une tête de souris. J'ai parlé de ma tortue. Dégueu.

Non, je n'ai pas peur de ces "serial killer". Ils sont même plutôt sympas, même s'ils ont tendance à miauler pour rien et à ne pas comprendre qu'ils n'ont pas besoin de pleurnicher derrière la fenêtre pour rentrer si la porte à 2 mètres est ouverte. Passons.

Bref. Je disais quoi déjà ?
Ah oui, un héros. Qui gagne toutes les guerres. Qui sauve sa princesse des monstres hideux à multiples pattes.
Les araignées.
Les grosses araignées.
Black.
Epaisses.
Velues.
A crochets.
Au moins 6-8 cm de diamètre.
Chaque année, avec le réchauffement climatique, elles grossissent et sont plus agressives. Rien que par leur regard, leur attitude, leur pose, leur démarche.
Je commence à les entendre marcher.

Là dans mon pot à eau, là dans ma corbeille à linge, là sur le mur de ma chambre, là sur les escaliers, là dans l'évier de la buanderie, là sur le mur de la cuisine, là dans la cabane du jardin...

Seule à la maison face à ces monstres ?
Je hurle. Je les ébouillantes. Je les aspire. Ou je leur dis : bouge pas ! Et je cours ailleurs en attendant un sauveteur. Tant qu'elles ne bougent pas, je gère assez bien.
Non, je n'arrive pas user de la chaussure. Si je les tue, autant le faire proprement.

Si je sais que mon héros n'est pas loin :
Je hurle. Je m'éloigne. Je lui décris l'endroit. C'est là qu'il commence à rouler des mécaniques, affiche un sourire narquois de macho ahhh, ces femmes !, se fait craquer les doigts, imaginez à cet instant la musique de Mission Impossible qui rempli notre foyer, avance d'un pas nonchalant et... va se munir de quelques feuilles de papier de WC (oui, ça casse totalement le truc, je sais).

Parfois, il est lui-même impressionné de la bestiole et, sadique, avant d'achever la vie du monstre, il l'immortalise pour l'envoyer sur notre groupe WhatsApp familial, photo que je m'empresse d'effacer de mon phone.

Tu ne l'écrases pas sur le mur, hein !?! dernière recommandation de moi, loin de la zone du combat, dernière parole humaine qu'araignée entendra.
Toujours. Mon héros a toujours eu le dessus.

Merci mon héros. Merci.

Là,  je vous entends me critiquer, vous tous, les protecteurs de la nature. Mais je sais bien qu'on devrait pas, rooooooon ! 

Article trouvé sur le net, qui ne changera en rien mon attitude :

"Sachez par ailleurs que les araignées de maison que l'on trouve dans notre pays fuient les endroits trop confinés, trop chauds ou trop humides. Si elles s'installent chez vous, c'est donc signe que votre maison est un lieu de vie plutôt sain.Pourtant, les araignées s'avèrent bien utiles dans nos jardins, et pour nos maisons... Prédateurs hors pair, elles captureraient au moins une tonne d'insectes par an et par hectare.L’araignée est signe de maison saine. Ainsi, moins un jardin est pollué, plus il attire les araignées, friandes de biodiversité. Quant à votre intérieur, ces petites bêtes sauront les nettoyer des mouches, moustiques ou autres cafards et blattes. Une bonne affaire !
Essayez de ne pas mettre les araignées dehors. Si certains d'entre vous sont tentés de rendre les araignées trouvées dans leur domicile à la nature, peut-être devraient-ils y réfléchir à deux fois, car, pour certaines d'entre elles, le geste équivaut à une condamnation à mort. Les araignées sont en effet adaptées à des conditions de vie bien précises. Certaines espèces ne se trouvent ainsi plus dans la nature, mais seulement dans nos maisons.
Alors, si les araignées vous gênent, mais que vous ne voulez pas les tuer, déplacez-les plutôt dans un endroit de votre maison -- comme le garage ou la cave -- où elles pourront vivre leur vie suffisamment loin de vous."


Le p'tit mot spi :

Si seulement je n'avais que ces bestioles à pattes à combattre dans ma vie ! Mais elles ne sont rien, face à mes attitudes égoïstes, mon manque de confiance en Dieu, mon envie d'avoir le dernier mot, mes peurs qui ne servent à rien. Dans l'article ci-dessus,  nous apprenons que plus notre maison est saine, plus il y a d'araignées (Yehhh).... et si, dans nos vies, c'était un peu le même principe : plus nous grandissons, plus nous nous approchons de Dieu, plus y a de luttes (il y en a un qui n'est pas content !) ? Mais avec Jésus, et seulement avec Jésus, nous arrivons à avoir le dessus sur tout ce qui peut nous décourager dans notre vie : les épreuves diverses, notre caractère qui nous décourage encore une fois, nos mauvaises pensées, la crainte de l'avenir...

Jésus a dit :  Sans moi, vous ne pouvez rien faire.  Jean 15:5

Cependant, l'Eternel est avec moi, pareil à un héros redoutable. C'est pourquoi mes persécuteurs trébucheront, ils ne seront pas les plus forts. Leur honte sera grande car ils ne réussiront pas, ils seront déshonorés pour toujours, et cela ne s'oubliera pas. Jérémie 20:11

Ayons l'humilité et le réflexe, devant nos luttes de chaque jour, de hurler (oui on peut !)  à Dieu, notre héros redoutable : le Persécuteur-Accusateur- Satan, devant Lui notre Dieu vainqueur à la Croix, n'est rien. Juste une araignée à écraser avec du papier WC.
Rappelons-nous-en.

A lire aussi : Ephésiens 6 : 10-18

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