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P'tit coup d'blues.

Petit coup de blues hier soir. Là, assise seule au milieu d'un grand public pour un super spectacle (www.adonia.ch/suisseromande). J'ai fait le taxi pour mes trois grands pour qu'ils puissent retrouver leurs supers amis d'un super méga camp auxquels ils ont participé la semaine dernière, et me voilà pour la 3e fois devant le même spectacle (les deux précédentes, c'était lors du spectacle avec mes enfants). 
Oui, petit coup d'blues. Ils deviennent grands. Me voilà juste bonne à présent à faire le taxi. Ou à répondre à leurs SMS de désespoir. Ou à faire leur linge. Ou à écouter leurs malheurs. Leurs bobos. Ou à faire office de Bancomat. On essaie de continuer d'être à la page concernant leurs préférences musicales, leurs amis, leurs emplois du temps... mais on devient de plus en plus largués... Voilà tout ce qui me traversait l'esprit. Là. Sur ma chaise. J'étais donc en mode blues.
A l'époque où j'étais encore tout pour mes 2 grands...
Voilà des années que ma vie est plus ou moins mise de côté pour... eux. Mon emploi du temps, c'est eux qui le gèrent : mes nuits, ce sont eux, mes journées, encore eux. Notre budget : eux. Notre voiture, c'est eux. Nos soucis, ben... eux. La poussière dans l'appart, c'est eux. Remplir le frigo ? Pour eux. Ikea ? Pour eux (oui... bon)... Oui, nous les avons voulus, nous les aimons tellement ! Quels cadeaux les enfants (un peu empoisonnés, mais cadeau quand même !). Quelle merveilleuse aventure !
Et voilà. Me voilà assise, seule, là, au milieu du public. Pendant que mes 3 grands sont assis tout derrière, rayonnants de joie en compagnie de leurs amis avec qui ils ont vécus tellement de moments forts.
P'tit coup d'blues. Ohhhh, ne vous trompez pas ! Je suis heureuse, tellement heureuse pour eux ! Ils grandissent. Bien. J'aime tellement les voir devenir des adultes. Passionnant. Ils ont de chouettes amis. Ils ont compris je crois le sens de leur existence. Ils aiment le Seigneur. Ils ont plein de projets dans leur vie. Des projets qui me font peur (partir loin de moi ? Quelle idée !). Mais des projets sains, saints aussi (à part pour le saut à l'élastique. Entre autres.).
P'tit coup d'blues quand même. Je me souviens des moments où ils sautaient dans mes bras, joyeux de me revoir. Des moments où ils avaient besoin de moi, où ils ne pouvaient vivre sans moi. Où ils aimaient être à la maison. Avoir un câlin. Regarder un dessin animé, un livre avec papa-maman. Dessiner avec papa-maman. Faire de la pâte à modeler avec papa-maman
Les temps changent. Si vite. C'est fou. On m'avait pourtant averti que demain nous ne serions plus le centre de la vie de nos chérubins. Et on s'disait : "ohhhhh, on a bien l'temps. Cause toujours. Ils sont à peine nés". Et voilà... pfuuuuuuiiiiiittttt... les années filent, de plus en plus vite... et nous y sommes.

Mais j'y pense. Je suis bien pareille. Avec mes parents. Avant aussi ils étaient le centre du monde pour moi. Et maintenant, pardonnez-moi mes chers géniteurs à moi que j'aime, mais ce sont nos enfants qui le sont devenus, notre centre ! Et le piiiiiire, j'en suis sûre... c'est que pour nos parents, nous sommes et resterons toujours leurs "petits". Pour eux, rien ne change.

Je pensais à tout ça ce matin dans mon lit. Réveillée aux aurores par mes deux grands qui m'ont déjà laissé aller au lit un peu tard hier soir (oui, ne vous réjouissez pas trop vite que vos bébés passent leurs nuits, car il n'y a qu'un petit laps de temps de bon... après, c'est d'nouveau cuit !), bref, réveillée à 6h, car (quelle mouche les a piqué ?) mes deux grands sont partis seuls en train pour être au zoo à 8h. AU ZOO !!!!! A 8H !!!!! BON.
Bref. Je pensais à tout ça dans mon lit ce matin. Moui. Et je me disais que Dieu, oui, Dieu Lui aussi nous a voulu. Tellement. Sur cette terre. Il voulait que TOI tu y sois. TOI, tel-le que tu es, et personne d'autre. Il t'a façonné-e.  Il veut tellement le meilleur pour TOI, MOI, qu'Il a décidé d'offrir SON fils Jésus en sacrifice pour sa Création que TU es, que JE suis ! FOU !  Et nous on fait quoi ? On lui fait des p'tites prières-SMS quand on est mal, on aimerait juste qu'Il nous rende un service-TAXI quand on en a besoin... et pis après.... on l'ignore. Jusqu'au prochain coup dur. Mais notre Père nous dit : "JE TE VEUX dans MON équipe" (ça me rappelle un peu THE VOICE, émission de téléréalité), Il veut être ton COACH. PLEIN D'AMOUR. NON-STOP. (Il ne nous largue JAMAIS, Lui, Il nous garde précieusement dans SON équipe, même si on chante mal ☺, si on est imparfait, heureusement).
Je suis sûre que DIEU a aussi un p'tit ou même gros coup d'blues,  quand Il nous fait des coucous et qu'on l'ignore, où qu'on mette cela sur le compte du hasard. Il aimerait qu'on aie une relation avec Lui. Une relation, donc qu'on lui dise nos joies, mais aussi nos colères. Allez-y, je suis sûre que vous avez des trucs à Lui dire !
Mes enfants ne m'ont pas - encore - reniée comme mère, même si imparfaite, OUF. 
Acceptons aussi DIEU comme PERE, comme COACH, ça vaut l'coup 
(voilà bientôt 25 ans que je l'ai fait !) et Il n'attend que ça. 
Il veut t'aider, pour mettre un grand + dans ta vie.

Commentaires

Je viens de lire ton dernier post sur les enfants et le temps qui passe et te semble t'éloigner d'eux... J'aime toujours autant te lire : ton naturel, ton parler-vrai, tes ressentis si sincères... Je ne reviens qu'aujourd'hui, ayant traversé un vrai désert durant ce Carême très difficile. Je ne m'épancherai pas, comme tu le dis, la vie est parfois en rose mais aussi en gris et en noir... Il nous faut l'accepter. Je ne m'y attendais pas, ça m'est tombé dessus, carrément. Et ça m'a fracassée un moment. Aujourd'hui, je relève doucement la tête, grâce à Dieu, et je reviens timidement ouvrir la porte de certains blogs dont, évidemment, tu fais partie. Je découvre aussi que tu as participé à un recueil et là, tu vois, je n'ai pas pris le temps d'y jeter un oeil, voire deux, mais je me promets de le faire, prochainement. Tout n'est pas encore réglé, rien n'est "sûr", il me faut de la patience, du courage, de la force et de la persévérance. Le Seigneur est là depuis le début, Il me porte. Sans Lui, je ne suis rien. Je m'en rends compte. Je lui offre toute ma faiblesse, ma petitesse. Je suis démunie. Je m'en remets à Lui. J'ai perdu mon ARROGANCE. Tu peux me croire, j'en avais une bonne dose... Je me laisse décaper par le Seigneur... Il le faut. Merci pour ton message auquel je ne crois pas avoir répondu... Merci de prier pour mon mari et moi. Je t'embrasse, à bientôt, Marie-Jo
Evi a dit…
Aïe aïe aïe, les larmes me sont venue en te lisant, mais heureusement que tu n'as pas terminé sur un blues. Merci, merci, merci... ! Sara, je t'assure, dans ce sens je "blues" avec toi! Mais merci au divin chef d'orchestre pour la partition qu'Il a soigneusement écrite pour chacune :)
Anne a dit…
En tout cas, ca m'encourage à moins râler quand des fois j'ai envie que mes loulous me laissent un peu d'air... Ca va pas durer, et après, comme toi, j'aurais le blues de ces moments là! ;-)
Allison a dit…
Alors ça, je le comprends. Pause café oblige. Je viens début mai, c'est certain. :)

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