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J'sais mieux. Moi.

Pas simple de vivre au quotidien avec 4 ados-adultes. De les voir vivre d'une façon que tu sais n'être pas idéale pour eux. De les voir se plaindre d'une certaine chose, de savoir ce qu'il faudrait faire pour améliorer la chose, de savoir qu'ils savent comment l'améliorer (ils ne sont pas idiots tout de même),  et de les voir continuer de même. 

Pas simple. J'vous dis. 
Encore cette histoire de lâcher-prise. Et je réalise de plus en plus que je dois apprendre à lâcher prise sur le fait que toute ma vie je devrai, en tant que maman, apprendre à lâcher-prise. Donc tout le temps qu'il me reste à vivre. Vous suivez ?
Et je réalise qu'avec le temps qui passe cet apprentissage a pris un rythme plus soutenu. Il faut suivre, et je n'arrive pas toujours. Et il faut que je prenne un jour après l'autre car vu l'âge qu'ils ont, ça risque d'être encore plus sport à l'avenir... 

Des exemples ? Vous aimeriez des exemples ?

- Vouloir son permis de conduire au plus vite, être désespéré car ça va super long, mais ne pas vouloir conduire dès qu'il y a la possibilité. 

- Etre déprimé car souvent seul, et ne pas prendre son courage à deux mains pour y remédier.

- En avoir marre d'avoir toujours le nez qui coule et toujours oublier de prendre les médicaments prescrits par le médecin, et réclamer de retourner pour une consultation. Non mais !?!

- Ne pas  se coucher le soir à des heures raisonnables car envie de faire plein de trucs, puis se plaindre de se traîner de plus en plus, de dormir de moins en moins bien, et d'être pas bien dans ses baskets (trouées).

- Etre désespéré de n'avoir pas/plus assez d'argent, mais ne pas vouloir travailler plus. Ou dépenser un peu  trop. 

-... 

Voilà, oui, c'est logique, vous aussi savez comment remédier aux petits tracas ci-dessus.

Cette histoire me turlupine et il m'arrive même de me poser des questions sur mes manques en tant que maman : qu'ai-je fait de faux ? Les ai-je trop gâtés ? Est-ce que je ne leur ai pas appris à faire des efforts ? Quel exemple suis-je ?

Oui, en tant que maman, il faut les regarder vivre, les écouter, les consoler, les encourager, essayer de leur glisser tout gentiment notre avis... il faut de la patience (quand, mais quand vont-ils devenir sages comme moi ?), beaucoup de prières (Seigneur, un p'tit gros miracle, maintenant ! Ou sinon donne-moi la patience, mais tout de suite !), de la confiance (oui Seigneur, je sais, tu t'en occupes, mais mais...plus vite, plus vite !)...

Et après je réalise qu'il m'arrive tout de même assez souvent d'être pareille (j'y crois pas, moi  ?)

Quand je râle pendant plusieurs jours parce qu'il y a de la terre dans l'entrée... mais ne m'arme pas de mon aspirateur ou de ma ramassoire (= balayette), juste un p'tit effort de 2 minutes...
Quand je me plains car je n'ai pas d'aide mais que je ne la demande jamais...
Quand je suis triste car j'aimerais voir plus souvent une amie et que je ne prends pas le temps pour la rencontrer... 
Quand j'aimerais tellement faire quelque chose et que j'attends qu'on me le propose... au lieu de tenter le coup...

Donc oui... il m'arrive de me plaindre, d'agir toujours la même chose (en me plaignant, en rêvant, ou en priant seulement par crainte d'agir...) en espérant que le résultat soit différent... ou que la chose me tombe du ciel... 

Notre cher ami à moustache qui n'allait pas souvent chez le coiffeur, je parle d'Albert bien sûr, avait réalisé la même chose (quelle intelligence !)

La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. 
Albert Einstein

Conclusion : nous sommes une famille de fou. Merci Albert, de l'avoir souligné. (je n'ai rien contre ta coupe de cheveux pourtant, celle de mes Fistons n'est pas mieux)

Le p'tit mot spi :
Moi, je sais. 
Tu parles. Je crois savoir plutôt. Je crois savoir que ce serait mieux que ma descendance m'écoute et agisse comme je le pense (et vite !). Et si c'était bien plus enrichissant pour eux qu'ils fassent leurs propres expériences et découvrent certaines vérités par eux-mêmes ? Et s'il s'avérait que ça soit aussi bien mieux pour moi, ainsi j'apprends encore et toujours le lâcher-prise et la confiance en Celui qui tient tout dans sa main ? Et peut-être dois-je encore apprendre que bien que mère ayant donné la vie, je suis limitée et imparfaite ?
Moi, je sais.
Mais qui suis-je, moi ? Une humaine qui ne connait que partiellement mes enfants. Quelqu'un les connait complètement car Il les a voulu et créé tels qu'ils sont. Alors mon rôle est juste de donner quelques conseils, et après qu'ils fassent comme ils le veulent. Ils verront bien. Ils ont grandis. Une bonne moitié de ma descendance est majeure. Je ne peux plus la sangler à son lit pour qu'elle ait son compte de sommeil tout de même. Il n'y a pas de sac de couchage grandeur adulte qu'on peut attacher au matelas. Soupir. Nostalgie. Re-soupir.

Un Seul sait : 
Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer. Jérémie 29 : 11 (FRC97)

Ok, Seigneur, je veux bien te faire confiance. De toute façon je n'ai pas tellement le choix. 

Mais il faut dire que j'aime bien ce verset aussi : 
La connaissance commence par la crainte de l'Eternel. Il faut être fou pour mépriser la sagesse et l'instruction. Mon fils, écoute l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère! En effet, ce sera une couronne de grâce pour ta tête et un collier pour ton cou.
Proverbe 1 : 7-9

Bref, à partir d'un certain âge nos enfants sont responsables de leur choix... et des conséquences qui s'ensuivent... reste plus qu'à les regarder vivre, les entourer et à prier pour eux. 

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