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Nouveaux challenges.

Tout change. 
Après un été quelque peu houleux, notre vie ne reprendra plus comme avant... toujours moins de descendance présente à la maison... en temps, en nombre...
Tout a changé. Tout ?

Challenge number 1: se réhabituer à être à deux (fastoche !) 

Cette année, nous voilà, mon Nommamoi et moi, jusqu'à 5x par semaine à se retrouver entre 4 yeux au repas de midi. Quatre yeux égal deux bouches. Donc deux bouches qui l'ouvrent. L'une après l'autre. On peut se reparler sans être interrompu, juste par la fourchette qui amène la nourriture et par le mâchage de l'aliment en question (on ne parle pas la bouche pleine, voyons), pendant ce temps l'autre utilise ses oreilles. Et ses yeux. Parfait.
Mais un soir Fiston 1er a osé nous poser cette question, à moitié hilare, à moitié en souci,  qui nous a assommé tel un coup de massue :
- Alors comment ça fait de se retrouver à deux comme des retraités ?????
Le choc du dernier mot de la question en question nous a laissé cois quelques infimes secondes, tandis que mon cerveau carburait et a trouvé THE réponse à cette méchante question :
- Mmmmmmmh, tu veux plutôt dire comme des jeunes mariés ?
Du coup, c'est lui qui est reste coi toute la soirée.
Et nous ne lui avons toujours pas répondu, en fait. C'est pourquoi il a réitéré cette question plusieurs fois depuis, et ma réponse est toujours la même : une question.
Mmmmh. Vous avez compris mon charabia ?
La réponse ? Vous la voulez, vous ? La vraie réponse que nous n'avons pas osé exprimer ?

- C'est génial de pouvoir se retrouver, de pouvoir parler de TOUT sans devoir censurer quoique ce soit à cause d'oreilles plus jeunes qui traînent. Plus d'avocats-arbitres non engagés présents si nous devons régler quelques différents entre nous (oui, oui, ça nous arrive aussi). C'est génial car n'étant plus que 2 à midi, la maison se salit moins vite, et l'aspirateur est donc moins sollicité. Moins de stress aussi car je cuisine plus vraiment à midi, mais juste le soir. Et ce qui est top aussi, c'est que si je veux partir toute la journée je suis liiiiiiiiiiibre (délivrée, libérée etc) ! Mon Nommamoi est grand, je n'ai pas d'inquiétude à avoir pour qu'il se trouve un mammouth un bout de viande quelque part à croquer. En fait, c'est génial, c'est le bonheur, c'est agréable, pourvu que ça duuuuuuuuuure.

J'ose me réjouir de cela,  d'autant plus que nos Zados, de leur côté ne se gênent pas d'exprimer leur joie d'être plus indépendants, d'avoir leur petit compte bancaire où tirer des p'tits sous pour pouvoir se nourrir de kébab, d'hamburgers, de sandwichs (pour Fiston 2e) et de salades (pour Manana 2e). 

Challenge Number 2 : ne plus donner mon avis sur l'état des chambres de ma descendance !

Mes Zenfants, à présent TOUS sortis de l'école obligatoire, sont en train de se former dans la voie qu'ils ont choisie. J'ai décidé, cette fois VRAIMENT décidé, que c'est EUX et seulement EUX qui rangeraient-époussèteraient-aspireraient leur chambre. Maintenant, ils sont GRANDS, RESPONSABLES (euuuuh, c'est eux qui le disent, pas moi). Donc, que je n'y passerai plus l'aspirateur, que je n'y ramasserai plus les habits-bouteilles-paquetsdebiscuitsvides-sacs-chaussettes-mouchoirs-miettes qui y traînent et que c'est EUX les chefs-of-the-nettoyage-of-leur-room. POINT. Que j'essaierais même de me TAIRE pour que l'idée de ranger-nettoyer vienne d'eux. Je dois dire que cela est le plus difficile à appliquer, mais que j'arrive à espacer mes demandes expresses. Peut-être aussi parce qu'ils ne sont plus là de la journée et que le soir ils sont tellement épuisés qu'à 21h tout est éteint dans leur chambre (ils se lèvent à 5h30 !). Bref, je les vois moins. Presque plus en fait.

Challenge Number 3 : se lever le matin !

Oui, sortir de mon lit douillet quand aucun horaire ne m'y pousse vraiment 2 jours par semaine, il faut le faire. Je ne me lève plus pour ma descendance. Ter-mi-né. A mon âge, se lever à 5h30 serait très mauvais pour ma santé, non ?
Mais sentant la chose venir, je me suis engagée depuis peu comme dame-contact à SOS Futures mamans. Ce n'est pas par gloriole que je vous raconte ça, mais pour que vous connaissiez cette association super chouette, qui s'occupe d'accompagner les jeunes familles avec enfant jusqu'à 2 ans en difficulté financière. Nous leur procurons du lait, des couches et éventuellement une aide financière ponctuelle. Je suis (du verbe suivre, pour moi-même une famille me suffit n'est-ce-point, vous imagineriez le nombre de chaussettes à ramasser par jour ?) donc 8 familles. Et franchement, il y a de la misère dans ce monde. Je découvre des choses que je ne savais pas exister en Suisse en aussi grand nombre. Je me sens d'autant plus gâtée, incroyablement reconnaissante de la vie que j'ai. Ne comprenant pas pourquoi moi, nous, sommes autant gâtés, et pourquoi eux ne le sont pas. Pourquoi ? Il n'y a pas forcément de logique humaine et ça donne une tonne d'humilité...
Du coup ça, entre autre, me pousse à me lever à 7h le matin au plus tard. Quand même ;-)

Challenge Number 4 : accepter le départ de notre sweet home de Manana 1ère !

Manana 1ère est revenue à la maison quelque temps et à présent se met gentiment en colocation avec une amie. Gentiment (?), mmmmh, c'est-à-dire que plus de la moitié du temps elle vit déjà dans son futur appart. J'avais un peu oublié qu'en deux ans elle avait grandi, et qu'en plus, elle m'avait avertie qu'elle ne vivrait plus à la maison. Mon esprit comprend. Mais mes tripes de mère furent à nouveau toutes tiraillées. A présent, elles commencent gentiment à se remettre dans leur état normal. Manana 1ère est par là. Heureuse. En sécurité. Et continue de digérer gentiment tout son vécu. Ça ira. 

Voili.


PS : le plus dur du plus dur du plus dur challenge est le Number.... 2 (vous êtes étonnés ?)

Le p'tit mot spi :
Oui, la vie change. Tout change. Les changements ne sont pas toujours faciles à gérer, même s'ils sont positifs. Et oui, il y a des malheurs, des souffrances incompréhensibles sur cette terre, et nous essayons toujours de comprendre le pourquoi du comment. Et c'est pas nouveau.
Voilà ci-dessous quelques paroles de l'Ecclésiaste qui avait les mêmes préoccupations que nous, il y a de cela quelques millénaires donc, oui, tout change, mais à grande échelle, rien ne change :

Il y a un moment pour tout et un temps pour toute activité sous le ciel:un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher ce qui a été planté, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour construire,un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour lancer des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s’éloigner des embrassades, un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour garder et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour détester, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Ecclésiaste 3 : 1-8

J'ai vu que l'homme ne peut pas comprendre l’œuvre qui est accomplie sous le soleil. Il a beau se fatiguer à chercher, il n’y parvient pas, et même si un sage prétend avoir cette connaissance, il est incapable d’y parvenir. Ecclésiaste 8 : 17

J'ai encore vu, sous le soleil, que la course n'est pas réservée aux plus rapides, ni la guerre aux hommes vaillants, ni même le pain aux sages, la richesse aux intelligents ou la faveur à ceux qui ont de la connaissance. En effet, ils dépendent tous des circonstances, favorables ou non. Ecclésiaste 9 : 11

Commentaires

Anonyme a dit…
Bravo, le passage ne doit pas être évident quand même !! Et le number 2 je suis loin d'y arriver ;-)
gros bisous à tous
Caroline Cremona

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